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LUMIÈRES, PROJECTEURS, EN SCÈNE.

Le défiler allait commencer dans la seconde, les filles étaient en place, les hommes attendaient en coulisse, la foule s'impatientait. L'événement avait été organisé pour un organisme de charité et les plus gros noms d'Ariesten y étaient en plus de la plupart de la population de l'île. Flonne reprisait une robe rapidement, donnant ses ordres à ses employés du soir alors que la musique se faisait entendre et que la passerelle était éclairée de toutes sortes de couleurs. Et c'était partit : la première fille s'élançait d'un pas sur, la tête haute, sa robe flottant autour d'elle de façon vaporeuse, donnant l'impression que ses pieds frôlaient à peine la surface sur laquelle elle marchait. Une pose, puis retour à l'arrière scène pour laisser place à sa collègue qui s'élançait à son tour. La glace était brisée, l'événement lancé et la réaction de la foule était plus qu'encourageante pour la jeune créatrice qui tendait le vêtement reprisé au mannequin qui venait de quitter la scène pour se changer. Nerveuse, fébrile, à bouts de nerfs, Flonne se dit qu'elle s'était embarquée dans de beaux draps en acceptant de marcher elle-même sur la scène pour clore le défilé. Prenant une grande respiration, la jeune femme passa en retouche pour son maquillage puis enfila la pièce de résistance du défilé, une robe de mariée digne d'une princesse avec son dos lassé, ses broderies et perles qui décoraient le corsage et le bas de la robe ainsi que sa traîne qui n'en finissait plus. Celle-ci devrait être portée par deux fillettes qui marcheraient derrière la couturière jusqu'à ce qu'elle atteigne le bout de la passerelle, puis elles feraient une pose pour montrer leur robe avant de repartir et de laisser la couturière seule à poser. Comme finale, tous les mannequins remonteraient sur scène. Les filles porteraient des robes de demoiselles d'honneur et les hommes des costumes de garçon d'honneur.

La foule semblait apprécier de plus en plus le spectacle, l'ambiance se réchauffait alors que Flonne enfilait ses chaussures. Les hommes avaient commencer à monter sur scène ce qui signifiait que son tour arrivait rapidement, ils n'avaient qu'un changement de costume pour la final eux. Le cœur battant, Flonne gravit les escaliers pour monter sur la passerelle, puis attendit que le dernier mannequin sorte de scène et que la musique ainsi que l'éclairage ne changent, annonçant la finale. La couturière ferma les yeux quelques secondes avant de faire les premiers pas de sa démarche assurée, la tête haute comme toutes les autres qui étaient passées avant elle. Les deux gamines suivirent sans mal, leurs délicates mains gantées tenant la précieuse traîne alors que le trio s'avançait vers le bout de la passerelle. Les trois demoiselles posèrent, puis les deux cadettes s'éclipsèrent, laissant Flonne seule sous les projecteurs, celle-ci priant intérieurement pour que tout se termine rapidement et sans encombre. Les autres mannequins montèrent sur scène, puis tous firent un salut sous les applaudissement de la foule et la présentation de la couturière et de ses créations. Flonne risqua un sourire, baissant les yeux sur la foule pour voir les réaction des gens. Elle avait des papillons dans le ventre, le cœur léger, puis son corps se figea et son regard se fixa sur une tête blonde. Il lui sembla pendant un instant que tout devenait silencieux autour d'elle, qu'il n'y avait plus rien, plus personne, son regard avec croisé celui du jeune homme autour duquel semblait briller une aura dorée, comme un appel divin. C'est une main sur l'épaule de la jeune femme qui sortit celle-ci de sa transe, la ramenant à la réalité. Détournant avec peine le regard du jeune homme, Flonne posa les yeux sur la main qu'un mannequin lui tendait pour galamment la raccompagner en coulisse, les deux gamines ayant repris sa traine en main, prêtes à les suivre. Le retour en coulisse se fit rapidement, du moins c'est l'impression qu'eut Flonne, comme si elle avait perdu contact avec la réalité et qu'elle était dans une bulle. On la débarrassa de la robe encombrante et elle se changea machinalement, enfilant sa robe de soirée et ses chaussures pour retourner dans la salle sous les applaudissements. Sonnée elle fit une révérence et sourit alors que la foule se dispersait. Elle vit un homme s'approcher d'elle, mais son attention était ailleurs. Elle devait le retrouver. Elle ne pouvait pas laisser passer une telle occasion, une telle perle rare. Cherchant autour d'elle, Flonne scruta attentivement les environs, ignorant ceux qui venaient la voir. Puis elle le vit, un peu plus loin, discutant avec une autre femme. Elle voulut avancer, mais ses pieds étaient cloués au sol. Qu'allait-elle lui dire au juste… Elle était incapable de détacher son regard de lui, il faudrait bien qu'elle bouge un jour !


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C'est un de ces jours banals, il fait bon vivre au-dehors et il y a un peu de soleil qui perce au travers des nuages. Moi qui suis plutôt casanier d'habitude, j'ai très envie de sortir. J'aurais presque dit "pour me changer les idées", mais je ne broie même pas spécialement du noir, je suis juste pensif.

Ça me fait tout bizarre de ne plus me lever le matin pour travailler, de ne plus sentir les odeurs de la ville, ne plus saluer les petits commerçants de la rue où l'horlogerie se situe. Ça fait quoi, un mois maintenant que j'ai été licencié par le nouveau patron ? Oui c'est ça, un mois. J'ai tout tenté pour m'occuper, j'ai relu mes encyclopédies, reclassé mes livres, rangé ma chambre, fait du tri dans mes affaires... et pourtant, ça me laisse un arrière-goût amer.

Ce petit boulot de 25h/semaine, c'était uniquement pour gagner un peu d'argent "en attendant de trouver ma voie", moi qui ne savais pas où m'orienter après mon premier diplôme. Je me passionne pour plein de choses pourtant, je suis intelligent et cultivé... mais choisir ses études, c'est quand même choisir son métier. Et c'est un poids qui m'a peut-être un poil trop pesé, je ne sais pas, mais je n'ai pas eu la force ni l'envie de me confronter à ce choix. Et je me sens présentement vide, las, presque déçu de ce que je suis en train de faire de ma vie. J'ai envie d'entreprendre. J'ai envie de créer, d'exister, de faire partie de cette société où tout est calé au millimètre près.

Je n'ai jamais été rassuré par les conventions sociales, les rapports humains et je crève d'envie d'y retourner, de trouver ma place quelque part au milieu des autres.

Je soupire, et me regarde dans le miroir en pied de ma chambre. Aujourd'hui, je fais un tour en ville et un effort vestimentaire pour l'occasion. Traîner en pyjama m'a assez pourri l'image que j'avais de moi-même jusque-là, il est grand temps de regagner un peu confiance en mon apparence.

Je détaille ma peau livide, pâle. Malgré la malbouffe dont je me nourris ces derniers temps, je n'ai pas un seul bouton à sa surface -je peux bénir ma mère pour ça. Mes cheveux blond platine, un peu en bataille mais toujours si lisses, encadrent délicatement mon visage renfrogné. Je fais une moue dubitative : voir tout le temps cette tête, c'est lassant, et je ne suis pas convaincu par ma dégaine.

J'enfile un débardeur en coton violet, un pantalon noir effet cuir, et me regarde à nouveau dans la glace. Je pose un peu, un sourire se dessine sur mon visage. Le pantalon est slim et assez court pour laisser mes chevilles visibles ; je décide d'enfiler mes creepers préférées avec, violettes à imprimés léopard. Un collier ras-du-cou vient agrémenter le tout, et je me regarde encore, satisfait. Je dessine un trait fin d'eyeliner au-dessus de mes yeux, ça faisait longtemps que je ne m'étais plus maquillé pour sortir, et ça me manque un poil. J'aime travailler ce côté androgyne que j'ai, je me plais comme ça. Je sors du placard ma plus grosse moumoute, et l'enfile une manche après l'autre. C'est un manteau de fausse fourrure, blanc-argenté, très volumineux et presque imposant. C'est parfait pour me donner un peu plus d'assurance.

Je n'ai pas défait mon sac depuis la dernière fois (celui en cuir synthétique noir, clouté, offert par ma sœur), alors je le prends en l'état et m'en vais silencieusement, sans prévenir personne de mon départ. Un peu de shopping me ferait du bien, ou une promenade dans un parc, je ne sais pas encore.

Après un quart d'heure de marche, je me retrouve dans l'allée commerçante comme prévu ; mais une foule immense s'étale dans toute l'avenue. Intrigué et ne demandant qu'un peu d'agitation, je m'approche doucement, me frayant un chemin jusqu'au premier rang en jouant des coudes. Qu'importe si l'on me trouve malpoli, je veux voir ce qu'il se passe ici.

Mes yeux se fixent sur le podium, l'ambiance est magique. Les pièces présentées sont raffinées, ont ce petit truc en plus qui dégagent une vraie personnalité. Je suis impressionné par certains mannequins, dont l'attitude mêle élégance, pudeur, et parfois quand même une once de provocation. J'aime leurs démarches, leur assurance, le tissu dansant derrière leurs pas. La pièce finale, une robe de mariée, me fait belle impression alors que tout le monde applaudit bruyamment.

Je ne réagis pas, les yeux rivés sur la prestation. Ses cheveux longs et bleus intenses me font un drôle d'effet ; j'ai l'impression qu'elle me dévisage. Elle est impressionnante. La robe me plaît un peu moins que d'autres, parce que je ne suis pas très fan des tenues trop précieuses, mais je dois reconnaître que l'effort y a forcément été mis, et que dans sa catégorie, elle est surprenante et délicate. C'est une belle robe de princesse, pas assez audacieuse pour moi mais je crois que ce n'est pas son rôle en tant que robe de mariée. Je la regarde s'en aller doucement de la scène, alors que la foule se disperse un peu autour de moi.

Emporté par le courant, je dérive un peu. De toute façon, le spectacle semble fini, je peux vaquer à mes occupations et reprendre la programme initial de ma sortie.

Mais... n'était-ce pas ce que j'attendais un peu plus tôt, qu'on perturbe ma journée ? Ne suis-je pas sorti pour ça, au début ? Pour "me changer les idées"... ?

Je retourne sur mes pas comme je peux, alors à contre-courant. Je me bats à nouveau, essuyant les coups de coudes et les regards mauvais, et retourne doucement près de la scène. J'aperçois sa chevelure colorée au pied de celle-ci, entourée de beau monde. Est-ce que je peux l'aborder ? Lui demander la nature de son travail, des détails sur sa manière de concevoir les pièces ? Est-ce que moi, individu sans nom à leurs yeux, je peux m'aventurer si près ?

Une personne se cale soudain dans mon champ de vision. Elle me parle. Une jeune femme assez apprêtée et plutôt jolie, se trouve tout sourire devant moi, avec l'envie de me faire la discussion visiblement. Elle me complimente sur ma tenue, me demande ce que je fais là, si je m'intéresse de près à la mode, quel âge j'ai, si je suis étudiant... Je suis un peu perdu dans son flot de questions mais je lui réponds poliment, le plus justement possible, essayant de rester succinct. J'apprends qu'elle étudie dans la mode dans un établissement non loin, et elle m'invite à boire un verre.

Je ne peux m'empêcher de douter de la suite des événements. Quel élément perturbateur serait le plus intéressant ? "Emilie" comme elle se présente m'a l'air d'être hyper sympathique et motivée à faire ma connaissance. Honnêtement, elle me plaît beaucoup dans sa manière chantante de parler, dans son attitude irrésistible et assurée. Je jette un coup d’œil dans la direction de la couturière, hésitant encore un peu. Aah, je n'ai pas envie de la jeter, mais c'est plus fort que moi.

- Excuse-moi Emilie, je voulais juste parler à la couturière...

Je pose ma main sur son épaule pour l'écarter gentiment de mon chemin, et reprend ma trajectoire initiale. Ça y est, je suis tout près ; mais est-ce que j'ai quelque chose à lui dire qui ne fasse pas ridicule ? Je détaille un peu son visage, et m'aperçois qu'elle est en fait assez jeune, peut-être de mon âge. Je suis un peu plus rassuré, et décide de me forcer à lui parler. Au pire, ce ne serait pas la première fois que j'aurais eu l'air ridicule, et au mieux, j'arriverai à lui transmettre mes ressentis, lui dire que sa collection m'a beaucoup parlé. C'est mieux que de se taire, non ?

J'ose une main, à peine posée sur son épaule.

- Excusez-moi, je... Je marque une pause nécessaire pour trouver mes mots, l'émotion me nouant un peu la gorge. J'ai vraiment adoré votre prestation. Vos tenues étaient impressionnantes d'élégance et d'audace. Je tenais à vous le dire.

Je sens un petit sourire étirer mes lèvres. J'espère que ma sincérité la touchera ?
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Elle n'avait pas réussit à bouger d'un pouce, pas d'une poussière ! Dès qu'elle essayait d'initier un mouvement, quelqu'un la coinçait et se mettait à lui parler, la complimentait, la touchait, lui donnait envie de vomir et de se braquer en courant. Levant les yeux en afficahnt un sourire plastique, Flonne avait chercher le jeune homme à l'apparence captivante du regard, mais il avait disparu. PUTAIN !!! Passablement irritée par tout ce monde et par le fait d'avoir perdu la trace de celui à qui elle tenait à parler, Flonne se passa une main dans les cheveux en soupirant et en regardant le bas de sa robe qui traînait sur le sol sale. Son humeur s'envenima lorsque quelqu'un marcha sur l'arrière de sa robe, puis lorsqu’on tira accidentellement sur ses boucles bleutés. Au bord de la crise, la jeune femme se tendit comme un piquet lorsqu'une main se posa sur son épaule, un contact étrange qui lui arracha un frisson avant qu'elle ne se retourne vivement pour envoyer une réplique cinglante à la énième personne qui osait la toucher et l'aborder de trop près. Lancée dans son mouvement, elle se stoppa net en rencontrant le regard qui lui faisait face. La bouche ouverte sur ce qu'elle allait dire, elle cligna plusieurs fois des yeux, muette comme une carpe.

Il était là, devant elle tel une apparition divine. Cet ange aux cheveux blonds la touchait de sa main légère, ses lèvres s'ouvrant sur des compliments qui firent chaud au coeur de la jeune couturière qui le pris comme une fleur et se sentit rougir alors qu'elle n'avait pas fait mouche aux compliments des autres. Se sentant comme une abrutie de première, la jeune femme referma la bouche et déglutit avec difficulté avant d'incliner la tête sans lâcher le beau jeune homme des yeux. Quel âge pouvait-il avoir ? Il avait l'air jeune, mais dégageait une certaine maturité.

- Je... m..merci c'est...flatteur de...

Elle en perdait ses mots. Que lui arrivait-il enfin ?! Tentant de se ressaisir unb peu alors que les gens s'étaient éloignés d'eux et les observaient de loin, comme s'ils avaient sentit quelque chose entre eux, ce lien invisible qui venait de se former, cette aura de contemplation qui se dégageait des deux jeunes gens, quasi figés l'un devant l'autre.

- Pardon... je dois aller me changer en vitesse, cette robe m'étouffe, souhaitez-vous,..m'accompagner ? J'aimerais... vous parler un peu plus.

Elle esquissa un sourire maladroit en bougeant dans sa robe qui comprimait sa poitrine , elle était tout aussi inconfortable que la robe de mariée au final et tendit une main vers le jeune homme pour l'inviter à la suivre, priant qu'il accepte sans trop poser de question. Elle ne souhaitait plus qu'une chose : Disparaître de sous les regards indiscrets et se retrouver seule avec cet ange qui se tenait tout près d'elle.

Pressée, Flonne n'attendit pas réellement de réponse et pris la main délicate du jeune homme dans la sienne, réprimant un nouveau frisson avant de s'échapper et de l’entraîner vers les coulisses qui étaient désertes et beaucoup plus silencieuses à ce moment de la soirée. Laissant échapper un soupir de soulagement, la couturière se détendis quelque peut et lâcha la main qu'elle tenait, rougissant en se rendant compte du contact qu'elle avait avec le jeune inconnu.

- Pardon... toute cette foule commençait à me donner le tournis... Je... Enchantée... Flonne Hokusai, couturière...

Elle lui tendit de nouveau la main pour se présenter, plus calme, mais tout aussi captivée par la beauté du blond.



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Je la vois s'incliner devant moi, timide, presque paniquée. Je ne comprends pas trop ; elle avait l'air si assurée il y a de ça quelques instants à peine, lorsqu'elle défilait sur l'estrade. Est-ce que j'ai fait quelque chose ? Est-ce que la discussion qu'elle menait jusqu'à mon arrivée s'est mal passée ? Est-elle... stressée ? Evidemment, lorsqu'on organise un événement pareil, ça doit vider à petit feu toute ton énergie. Si j'étais à sa place, je crois que je serais au bord de la crise de nerfs...

Elle me remercie brièvement, ses mots entrecoupés comme si elle peinait à les trouver. Elle me propose de l'accompagner alors qu'elle exprimer son besoin de changer de vêtement, je ne sais pas trop comment le prendre mais avant que je puisse m'exprimer ou ne serait-ce qu'y réfléchir, elle m'entraîne par la main à l'arrière de la scène. Sa main est douce, son toucher me paraît familier et c'est étrange, mais pas désagréable. Ce n'est qu'une fois à l'abri des regards que je vois son visage se dénouer un peu ; elle me tend alors une main joviale, et se présente assez formellement, glissant au passage que la foule l'usait doucement.

Je fixe sa main quelques instants, comme pour y lire quelque chose, et me décide soudain à m'en saisir, relevant les yeux pour les planter dans les siens. Mon visage est fermé, je suis un peu suspicieux et pas très à l'aise, et j'ai sans doute l'air froid comme souvent. J'ai l'impression de sourire, mais je crois que mon visage tendu n'esquisse pas la moindre courbe sur mes lèvres. Pourtant, je crois bien que j'apprécie cette rencontre. Je lâche sa main doucement, et nos peaux glissent l'une contre l'autre alors qu'elle s'extirpe de ce contact purement conventionnel. Mes yeux dérivent sur sa chevelure tape à l’œil, et je ne peux m'empêcher de me questionner. Est-ce uniquement pour le défilé, ou les porte-t-elle continuellement de cette belle couleur ? Son visage est délicat, elle a de longs cils mais je n'arrive pas à savoir si ce sont des extensions ou ses vrais. Après tout, elle est probablement maquillée pour l'occasion. Elle a un petit air de poupée en porcelaine, étrange et comme figée, mais douce.

Pourquoi je divague comme ça ? C'est stupide. J'ai vraiment le chic pour détailler et qualifier bizarrement les personnes que je rencontre.

- Appelez-moi Sven. Je suis...

Je marque une pause. Que suis-je au juste ? Pas un étudiant, pas un employé, je n'ai pas de passion notable ni de carrière entamée. Pourquoi suis-je sorti au juste ?

- Je suis...

Je ferme la bouche que je gardais un peu bêtement entrouverte. Pendant un court instant, je me sens à nouveau perdu, faible, insignifiant et inutile. Dans cette société, tout tourne autour des étiquettes et je ne trouve pas la mienne. Alors, comment me présenter, comment me faire ma place ?

Ah... Si, il y a ça. Il y a ce truc, ce tout petit truc que je ne pensais pas important, mais qui me titille toujours au fond. Ce truc qui m'a donné envie de soigner mon apparence, ce même truc qui m'a poussé à regarder le défilé, alors que je passais juste. Au final, pourquoi suis-je sorti ? Je ne sais même plus, ça n'a plus d'importance. Je suis perdu dans ma vie, mais ce n'est pas tout. Je ne suis pas rien, oh non, loin de là.

- Je suis féru de mode, particulièrement de looks un peu décalés et underground. Encore une fois, superbe défilé !

Je force un sourire, le plus sincère et rassurant possible pour essayer de mieux briser la glace, et mets les mains dans mes poches, travaillant une attitude plus décontractée, pour essayer de calmer ma nervosité.

- Et à vrai dire, moi non plus la foule ce n'est pas mon truc, dis-je pour la rassurer. Vous allez un peu mieux ?

Qu'est-ce que je fais là, en backstage avec la couturière ? Que vais-je bien pouvoir lui dire ? Je ne me sens absolument pas à ma place et pourtant, je suis curieux d'en apprendre plus sur elle et sur le milieu. Une espèce d'étincelle s'est allumée dans ma poitrine, mon intérêt piqué à vif.
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Un frisson l'avait parcourue lorsque leur peau s'était touchée, puis lorsqu'ils s'étaient lachés. Elle aurait aimer prolonger le contact, mais ça aurait été déplacé, surtout qu'ils ne se connaissaient pas. Sven… Court, joli, pratique… efficace. Il semblait gêné, nerveux. Probablement tout aussi nerveuse qu'elle. Elle fut heureuse de l'entendre dire qu'il était fan de mode, de voir son enthousiasme. Elle le voyait déjà dans ses créations, faire la première des magasines… Emballée, elle était partie dans ses pensées, jusqu'à ce qu'il s'inquiète de son état.

- Oh… je.. Oui pardon j'était un peu ailleurs… Elle cligna des yeux plusieurs fois, le dévisageant de nouveau.

- Tu… Tu travail ? Tu va à l'école ? Je… Pardon d'être si intrusive à notre première rencontre… c'est un peu embarrassant…

Nerveusement, elle replaça une mèche de cheveux bleus derrière son oreille.

- Si ça t'intéresse, tu... peux passer à ma boutique, je te montrerai mon attelier... j'ai toujours.. besoin d'un peu d'aide pour garder la boutique en ordre et... hmm...

Elle se racla la gorge doucement en regardant ailleurs.

- Je... j'ai aussi besoin de visages pour..porter mes vêtements et...me faire un peu de publicités...


Avec ce joli minois portant ses vêtements, il était évident qu'ils allaient être remarqués et que les gens se les arracheraient. Il était tellement... tellement... angélique...



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Ah, c'est vraiment une sensation étrange, entre le malaise et l'admiration. Elle me pose quelques questions, toute aussi nerveuse que moi, et je la dévisage un peu lourdement alors qu'elle s'est mise à me tutoyer tout naturellement. Quel âge a-t-elle ? Ça me perturbe, je n'arrive pas à savoir. Est-ce que c'est si important, d'ailleurs ? Pourquoi est-ce que j'ai besoin de connaître cette donnée parmi tant d'autres, qui en diraient plus sur elle ? Est-ce que ça me rassurerait qu'elle soit plus jeune, de mon âge, plus âgée ? Je l'ignore. Et ça me perturbe.

D'elle-même, elle s'excuse de sa curiosité appuyée. Mais je ne réponds pas immédiatement, je suis toujours ailleurs et bien que j'aie entendu sa phrase et ses questions, le déclic ne s'est pas fait. Je ne sais pas comment se font les connexions dans mon cerveau, mais peut-être devrais-je m'en inquiéter.

- Oh, euh, ce n'est rien. Dis-je finalement, essayant de la calmer et moi avec. J'ai arrêté les études et j'ai travaillé un temps dans une horlogerie qui vient de se faire racheter haha, rien de bien passionnant. Je cherche encore quoi faire.

Me proposant ensuite de passer à sa boutique, elle se montre soudain plus audacieuse. Elle a besoin de quelqu'un pour l'aider à tenir le lieu, apparemment. Elle reprend, un peu plus précise :

- Je... j'ai aussi besoin de visages pour..porter mes vêtements et...me faire un peu de publicité...

Je me gratte l'arrière de la tête. Pourquoi elle m'en parle à moi ? Voyons voir, j'ai peut-être dans mes contacts de lycée quelqu'un qui serait intéressé pour devenir modèle, ou qui aurait entamé une carrière là-dedans. Ça me demanderait un peu de recherche, mais je peux toujours faire remonter l'annonce, ça rendrait service aux deux parties probablement... Je hausse les épaules. Pour la boutique, j'aurais pu m'en charger mais honnêtement, gérer des clients je sais maintenant que je n'aime pas ça, et que c'est un poste qui me sied très mal. Je ne m'épanouirai pas ainsi, et après cette fermeture anticipée de mon poste à l'horlogerie, je n'ai pas envie de me retrouver à faire la même chose en attendant que la vie se passe. Je veux découvrir un job, me trouver une passion pour quelque chose, aller plus loin et ENFIN trouver ma voie. Ça, ce serait le pied.

Oh, mais attends. Est-ce que... Peut-être que... ?

Je me racle la gorge. Je suis absolument nul en sous-entendus, et j'ai très peur d'avoir mal compris et me montrer trop présomptueux. Mais j'ai envie de tenter cette expérience bien plus particulière, bien plus personnelle et enclin de me plaire.

- Hm... le job de mannequin me tenterait bien, je te l'accorde. Si, bien sûr, tu acceptes un débutant...

Je tousse un peu, gêné. Le rouge me monte un peu aux joues malgré moi, de peur de m'enfoncer et qu'elle me rie au nez. Pourquoi ai-je pensé qu'elle me proposait ça ? Je me trompe sûrement-

- Évidemment, si tu préfères quelqu'un qui a déjà posé et défilé, je peux voir si j'ai ça dans mes contacts, si j'ai mal compris je suis désolé haha !

Je regarde ailleurs, n'osant pas poser sur yeux sur elle et découvrir son expression. Allez, il faut que je m'oblige à risquer les choses parfois. Entreprendre, ça m'irait bien mieux que me traîner comme je le fais actuellement. Non ?
 
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