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 Challenge me so far - Diosa

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Challenge me so far


Le soleil tombe sur la ville dans une sorte de ronde sexy et lascive dont on ne peut admirer la beauté que depuis la hauteur des toits. L’odeur de l’air change comme un ciel de tempête, sur Ariesten. Un coup il est savoureux, aussi délicat qu'une caresse d’amant, un coup il est vif et tranchant comme un couteau. Il n’y a pas de demi-mesure, malgré le soin qu’y met Ying pour ses fidèles habitants. Dans un soupir, tu lèves les mains en l’air en grognant. Ce simple étirement te procure mille sensations et la plus élémentaire des satisfactions. Ici aussi, le monde est chaos. Dans une moindre mesure, tout s’équilibre aussi, même si c’est au profit du calme placide du Dieu blanc. Mais le monde est chaos et pour toi, c’est de loin la notion la plus importante que ce soit sur terre ferme ou sur ce bout de caillou volant. Tu tournes vivement la tête, puis le buste et souris en écoutant ta colonne vertébrale craquer dans un crescendo de picotements. Tu te laisses tomber en arrière, courbant ton dos de façon peu naturelle, jusqu’à finalement t’arrêter, paumes contre tuiles. Tu testes tes appuis et, d’un mouvement sec, tu fais basculer ton corps à la verticale avant de te donner une impulsion bienvenue dans les avant-bras.

Ta routine, aussi souple et étrange qu’elle soit, te fait atterrir au bord de ton toit. Personne ne lève vraiment le nez, sur Ariesten. Personne n’observe personne, personne n’apprend de personne. Tout ici est noyé dans une sorte de moment conjoint mais unique en même temps. Tu adores ça, quelque part. Tu remarques tout, sans être inquiétée par garde ou héros à trois franc six sous. Ces gens ne cachent rien et semble même ne pas en comprendre le concept. Mais en même temps, ça t’ennui profondément. Tu as beau essayer de te singer toi-même, le vol avec effraction est bien loin de l’excitation capricieuse de la chasse, bien loin de cette poussée d’adrénaline à laquelle tu te piques à chaque fois qu’une queue de papatte - comme tu les appelles – te frôle, bien loin de cette omniprésence du risque de mourir, à la moindre erreur. Faute de challenge, tu trouves que tu t’encroute et ça te déplait au plus haut point. Faune aussi, aurait désapprouvé ta pseudo placidité mentale qui a suivi l’absence monstrueuse de défi à relever. La nostalgie te prend, alors que ton regard balaye la foule à la recherche de ton pigeon du jour. L’absence de ton jumeau te marque toujours au fer rouge, chaque fois que tu as le malheur d’y songer.

C’est au bout de longue minute à te frotter les poignets avec force que tes deux prunelles émeraude croisent l’éclat de son masque. Ouvragé, il t’offre la jolie perspective d’une prime rondelette en le donnant à qui de droit. Quoi de plus facile, pour toi, que de te faire passer pour une artisane qui vend ses créations aux cupides bijoutiers ? Quoi de plus aisée que le recel, dans un monde-bulle ou personne n’a appris à se méfier des autres ? Tu crochettes le bord du toit et te laisse glisser le long de la gouttière. Ta cible est si lente, voire même très perdue, que tu n’éprouves pas le besoin de te presser. Peut-être même pourrais-tu user d’un peu de sympathie pour te faire payer le repas, qui sait ?

Un pas, puis deux, et tu te propulses dans la rue. Tu la repères aisément, elle et sa chevelure blonde, elle et son comportement craintif, au milieu d’une foule préoccupée par ses propres affaires. Furtivement, tu te glisses dans la file face à elle, le nez en l’air, et, avec presque avec autant de maladresse naturelle que tu veux le faire croire, vous vous heurtez de plein fouet.
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 Challenge me so far - Diosa

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Praesidium's mind :

Il fait froid dans ce nouveau monde. Sens-tu la brise à travers ce masque. Une brise douce mais si froide. Est-ce réellement à l'extérieur qu'il fait aussi froid ou bien est-ce ce sentiment étrange... De perdre un être cher à ton cœur ? Celui qui t'a donné ce prénom... Oui, Dios te manque, tu y penses malgré qu'il y a tant à découvrir ici. Es-tu devenue aussi froide que le métal sur le bout de ton nez ? Malgré ce masque de fer qui t'emprisonne la vue, tu peux ressentir les choses. Mettre ce masque ne mettras pas tes pensées dans le noir. Tu ne peux me voir mais je reste présent, je resterai toujours à tes côtés. « L'Or-Evoir » comme tu l'appelles est arrivée. Penseras-tu à observer le monde ? Arriveras-tu à tourner cette page ? Dios n'est plus, voilà des semaines que tu es en deuil. Tu ne comprendras jamais que les gens meurent. Ils disparaissent seulement ? Encore une idée de ta jolie petite bouille.

Praesidium - « Debout, découvrons le monde. »

Comme d'habitude, tu ne parles pas beaucoup. Ce nouveau monde, n'était-ce pas ce que tu voulais voir depuis ton enfance ? Tant de bruits, tant de gens. Tu te plongeais dans le noir. Encore une fois. Pourtant « l'Or-Evoir » est le seul moment où tu peux enlever ton fardeau. Tu te plonges donc dans le noir. Le regard des gens te fait toujours aussi peur. Tu es craintive face à tout ça, les bruits des gens qui rigolent, qui parlent, qui pleurent. Tu dois te fondre dans la masse, mais avec ce truc sur ton visage, ce n'est pas facile. Tu sens le regard des gens, tu le sens comme si quelqu'un te rongeait les os constamment. Peut-être est-ce finalement le temps de changer de vie ? J'espère pour autant que tu ne m'oublieras pas si jamais tu décides de faire cela. Une larme coule sur ta joue. Découvrons le monde, changeons nos esprits. Partons sur une note joyeuse, ce soir.

Tu avais une autre vision de ce monde. Vision que tu as décidé de t'enlever par déception. Tu pensais à un monde calme, un monde comme sur la photo que t'avais offert Dios. De l'herbe à perte de vue, le ciel d'un bleu que tu ne peux imaginer. Des gens souriant. Mais où es-tu ? Tu ressens et adsorbes le stresse des gens. Les gens qui n'ont pas le temps, ils courent, ils hurlent, eux. Personne ne regarde jamais son voisin, il n'est pas rare de se faire bousculer. Tu te fais souvent bousculé, tu dis même « pardon » pour cela. Comme si tu prenais toute la place dans ce monde. Au fond, tu étais juste une personne parmi tant d'autres et cela te rendait craintive. Tu dois écouter ma voix, croire en ma voix. Je suis tes yeux durant l'heure d'Or. Te souviens-tu ? Tu rêvais d'un monde calme. Un monde comme l'ancien chez-toi.

Tu ne peux pas le voir mais tout le monde te regarde de travers, cet air de dégoût sur leur visages me laisse un goût amer dans la bouche. Tu ne marches pas droit. Tu trébuches tout les deux-cent mètres. Une vraie maladroite. Tu te sers mieux d'un crayon que de tes pieds. Je voulais te voir heureuse et finalement je suis à côté d'une fille craintive. Tu vas probablement t'habituer à ces regards. Assumer ce côté qui te donne un petit charme, après tout.

Praesidium - « Écoute ma voix. Reste calme. Tout va bien. »

Malgré mes mots, tu restes à penser au pire. Je le sais, je suis dans ta tête après tout. Je t'entends hurler à l'aide, j'entends tes appels. Tu marches au milieu de la rue, sans but. Tu marches, tu marches. Rien ne semble t'arrêter. Par la peur, tu marches un peu trop vite, peut-être. Tu n'écoutes rien, tu ne m'écoutes pas. Dois-je être vexé ? Non, je ne suis que le fruit de ton imagination, après tout. Que puis-je y faire ? Rien, exactement.

Praesidium - « ATTEN..... »

Une blonde. Elle vient de te rentrer dedans. Peut-être que tu aurais pu anticiper cela, sans ton masque ? Non. Cette maladresse venait d'elle. La peur t'arrache le cœur. Tu as peur, oui. Tu ne sais pas ce qu'il se passe. Tu as l'impression d'être la fautive à tout ceci. Tu t'excuses mille fois, dans ta tête. Peut-être serait-il temps de parler, Diosa ? Tu étais au sol, tu n'arrivais pas à te lever. Tu étais crispée. La peur t'avait figé les muscles. Une crise de tétanie.. Sérieux ? C'est malin, ça ! Je reste à tes côtés, je te rassure. Après une ou deux minutes assise sur le sol, tout le monde ayant les yeux rivés sur toi. Tu semblais bête. Tu étais craintive de base, maintenant c'est pire. Ton masque restait en place ? Tu t'en assurais. Tes mains étaient accrochées à celui-ci. Comme un lion à sa proie. Tu ne voulais pas le lâcher. Ton cœur me demandait si tu pouvais parler ou même t'excuser. Bien que je pense que dire 'désolée' était un peu trop... Je t'autorise à parler.

Diosa - « Déso..désolée... Je n'avais pas vu.. ! »

C'est bien la meilleure, tu te plains de ne pas avoir vu le coup venir alors que tu es plongée dans le noir. Je t'avais pourtant dit d'enlever celui-ci avant de partir. Ça t'apprendras à mieux m'écouter, la prochaine fois.

Diosa - « Arrête de me dire cela, Prae ! J'ai dit être désolée c'est l'important ! De toute façon la personne devait déjà être partie avant même que je m'excuse. »

C'est là que tu te trompes, la personne restait bien et bel ici. En face de toi. Tu ne sens juste pas sa présence, pas encore. Tu n'es pas habituée à être dans le noir le plus complet. Tu avais toujours ta bougie avec toi, avant. Maintenant tu dois t'habituer à quelque chose de nouveau. C'est difficile.

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Quelque chose déconne. A l’instant où ton cul se pose sur le pavé, tu saisis qu’un truc cloche. Ton plan, aussi parfait et clair que de l’eau de roche, vient de s’heurter à une faille. Tu lis la panique en elle comme on lit un livre de conte pour enfant. Le masque définitivement plaqué sur sa frimousse avec autant de force que la panique, tu vois tes chances qui s’amenuisent à une vitesse folle. Ni une ni deux, tu attrapes sa main pour la tirer à l’écart de la rue sans prévenir. A l’ombre entre deux magasins, tu la dévisages avec plus de curiosité que de mauvaise intention.

« Prae ? C’est qui, Prae ? » tes chaussures claquent sur le sol alors que tu tournes autour de la jeune femme en soulevant les pans de sa cape à la recherche de Prae. Puis tu cesses, plissant les yeux avec une attention toute neuve. Qui qu’elle soit, elle ne roule pas sur l’or. Ses vêtements sont à la limite du monacal et, ton seul objet d’intérêt reste ce masque au saphir. Ton doigt se pose dessus, doucement. « C’est lui, Prae ? »

Bras croisés sur la poitrine, tu es perplexe. Pourquoi ce drôle d’oiseau se déplace avec un truc pareil sur le nez ? Est-ce qu’elle a peur de voir ? Mais qui est Prae, bon sang ? Tu sautilles en arrière, pour la laisser respirer, pendant qu’elle t’explique. T’y comprends pas tout, juste vaguement qu’il est là, mais que tu ne le vois pas. Ta tête se penche sur le côté. Ton regard divague d’un coin à l’autre de la rue, puis reviens vers elle. Tu n’es pas à cours d’idée, pour lui prendre ce masque, mais t’as l’étrange sensation que, comme ça, c’est déloyal. Comme si tu volais la sucette d’un des mômes de la galerie marchande. Tu l’analyses comme tu peux. Tu remarques ses genoux mal à l’aise, sa main qui tremble alors qu’elle te cherche de son regard aveugle. Cette expression de terreur, tu ne l’aimes pas. Tu n’aimes même pas la voir, sur tes papattes, mais sur un humain, c’est pire. Faune t’a toujours dit d’aider les gens comme ça et, toi qui l’as été pendant tes jeunes années, tu comprends. Ni une ni deux, ta main entoure la sienne et tu la fais basculer sur ton épaule. Elle n’est pas bien lourde, à peine plus que toi.

« Tu sais quoi ? Ici, ça craint. Trop de gens. » Et sans plus d’explication, tu emmènes ton paquet dans un autre coin de la ville. Silencieusement, tu grimpes à droite, à gauche, jusqu’à trouver ton bonheur dans une de ces vieilles bicoques qui t’ont servi de pied à terre le temps d’une nuit. Une petite tape sur la tête et tu l’abandonnes sur le parquet un peu poussiéreux des lieux avant de t’asseoir à même le sol. Tu reprends la parole. « La paix. Y’a plus que moi. » Tu touches ton visage, pour lui dire d’enlever son truc, puis tu te sens stupide. Elle ne peut pas te voir. « Ton masque. C’est pas très pratique, pour marcher. » Long silence. Tu te sens obligée de meubler. « Et pour ne pas paniquer, aussi. »

Bras autour des genoux, tu retombes dans ton mutisme habituel et tu l’observes évoluer. Il y a quelque chose d’étrange, pour toi, dans ses mouvements. Elle te rappelle ses bébés papattes que vous récupériez pour en faire des animaux de compagnie. Des bestioles dont les mouvements patauds et désordonnés faisait fondre jusqu’aux parents qui venaient accompagner leur progéniture pour assister au dressage et caresser les nouveaux venus pour les sociabiliser. Cependant, la blonde devant toi n’avait pas besoin d’être sociabilisée mais plutôt apaisée. Tu troubles à nouveau le silence, de ta voix à la fois trop douce et pas assez chaleureuse. Faune s’en plaignait souvent. Cela se voit, rien qu’à ta voix, que tu réfléchis trop, sans arrêt, disait-il.

« Sinon, moi, c’est Fauve. »



Dernière édition par Fauve E. Wood le Ven 19 Mai - 21:07, édité 1 fois
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Praesidium's mind :

Cette femme pense que je suis ton masque. Étrange de mon point de vue mais compréhensible du sien. Personne ne me voit. Personne ne veut y croire à ton délire d'ami imaginaire, Diosa. Quelque chose qui peut te toucher droit au cœur, mais dans la foule tu n'entends pas ce qu'elle dit une première fois. Toi qui pensait qu'elle était partie, te voilà un peu gênée. Tu sens ton masque appuyer sur ton front. Tu sais qu'elle a posé son doigt dessus. Je dois dire que je me sens un peu brusqué. Elle te fonce dessus et voilà qu'elle hurle au grand jour ce qu'elle veut vraiment. Mais tu es trop naïve pour comprendre cela. J'aurais même envie de t'interdire de lui parler mais puisque j'ai déjà dit le contraire avant ça... Je ne peux rompre mes mots de la sorte. Je suis probablement trop susceptible... Vas-y, écoute bien cette dame et explique lui « Qui est Prae ».

Diosa - « Bah non ! Ce n'est qu'un masque en fer, hahaha ! »

Tu pointes ton doigt vers moi, comme si tu avais oublié que personne ne pouvait me voir réellement. Tu fais cela sans gêne et en souriant, tu t'exclames que j'étais là. À tes côtés. La mémoire te revient peu à peu et cette honte te monte aux joues. La honte devient rouge. Tu rougis. Tu fais de ton mieux pour oublier cette maladresse mais cette fois, ton interlocutrice avait probablement senti que tu es différente des autres. Tu respires un grand coup. Comme pour expirer cette honte qui reste sur ta peau.

C'est bien la première fois que quelqu'un te parle dans ce nouveau Monde. T'en rends-tu compte ? Malgré cette rencontre maladroite, elle veut bien te parler... Brièvement, certes, mais c'est déjà un bon début. Peut-être ai-je mal interprété ses propos... Tu lui expliques qui je suis.

Le soleil continue de taper sur ta peau. Le soleil est vraiment beau aujourd'hui, tu ne pourras jamais le voir réellement mais comme je ne suis qu'un fantôme aux yeux de tous. Je peux tout à fait le regarder. La brise continue de faire balancer tes cheveux pas très bien arrangé dans ta tresse. Ceux qui se sont défaits durant la chute. Tu le ressens bien, la personne veut quelque chose de ta part. Tu peux sentir cette excitation rien qu'en restant à ses côtés. Tu sens sa main tenir la tienne durant un court instant. Tu bascules. Tu deviens nerveuse. Allais-tu tomber de nouveau ? Que faisait-elle ? Tu ne pouvais rien voir et la panique te prenait après la honte. Elle te met sur son épaule comme un vulgaire sac à patates.

Tu ne sais pas où tu vas. Tu n'oses pas demander. Tu ne dis rien, tu restes silencieuse tout le long du trajet. Un petit voyage à « dos de dame. » C'est marrant d'y penser, pas vrai Diosa ? Tu pensais bien qu'elle était fine, mais tu ne peux expliquer comment elle puisse te porter ainsi. Comme si pour elle, tu n'étais que le poids d'une plume. D'où vient cette force ? Tu écoutes ses pas. Tu écoutes marcher, grimper courir pour une mystérieuse destination. Blondy doit bien connaître la ville pour s'aventurer avec autant d'aisance. D'une manière, cela te fascine un peu.

Elle te pose que un parquet. Bien poussérieux mais c'est toujours mieux que de tomber dans le vide.. N'est-ce pas ? La chute était un peu brutale pour toi, tu ne savais pas quoi faire ou comment réagir. Tu te posais beaucoup de questions sur cet endroit. Tu avais de la poussière sur les mains. Tu avais pu sentir que ce lieu était en hauteur. L'air avait changé, il était plus frais. Reprends tes esprits était un tantinet long. Mais tu y arrives sans problème. Elle te parle, elle juge ton masque que tu aimes tant. Ce fardeau que moi je déteste. Si seulement tu pouvais la voir ! Elle fait des gestes bien bizarres.. On dirait même qu'elle tente de communiquer avec toi via les mimes. Mimer à une aveugle... Qu'est-ce que c'est spécial !

Fauve - « Ton masque.. C'est pas très pratique pour marcher ! »

Tu hésites à répondre. Tu as peur de « où » elle t'a amené et surtout cette fameuse question te taraude l'esprit. « Qu'est-ce qu'elle va faire de moi ici ? ». C'est probablement une réaction tout à faire normale de ta peur. Après tout, c'est original d'être aussi confiant pour envoyer une personne dans un bâtiment tel que.. celui-ci. Tu devrais en apprendre un peu malgré tout, Diosa ! Tu pourrais prendre un peu plus de confiance, comme cette demoiselle !

Elle continue de te parler après ce silence que tu as laissé. Tu oses à peine bouger, tu te familiarises avec le sol poussiéreux. Tu sens la poussière te monter dans le nez. Cet endroit est-il pire que le nôtre ? Pourquoi tant de poussière ? Est-ce que... par hasard.. la personne en face de toi ne se lave pas ? Tu touches à tout. Tout ce qu'il y a autour de toi, sans trop réfléchir à quoi répondre. À comment agir, surtout. Tu es comme un animal qui vient de naître, tu cherches tes marques. Tu es vraiment perdue ici.

Fauve, c'est donc cela son prénom. Je peux enfin mettre un visage sur cette blonde ! Et toi, tu peux enfin mettre un nom à cette voix qui est chaleureuse. Tu l'aimes beaucoup, son prénom. Il te fait penser à lorsque tu voulais sortir dehors juste pour voir les arbres et entendre le bruit du vent sur les feuilles. Cela n'a aucun rapport réel mais toi tu pensais juste à cela. Durant un court moment, tu penses à ne pas répondre. Tu te dis que de toute façon, tu l'avais déjà dit avant. Mais tu es une petite maladroite à la mémoire courte. Tu ne fais donc pas attention à ce que tu dis ? Tu avais prononcé mon prénom. Normalement, tu es attentive mais je dois dire qu'aujourd'hui tu as l'air bien fatiguée. Mais ça doit être la surprise.

Praesidium - « Présente-toi »
Diosa - « Ah oui... Moi c'est Diosa ! J'aime beaucoup ton prénom ! »

Bingo ! Tu pouvais parler normalement, enfin. Tu étais honnête. Tu te lèves un peu et tente d'aller là où la voix te guidait. Pour l'instant, Fauve n'est qu'une voix. Tu n'oses pas te défaire de ce masque. Tu avais trop peur de l'inconnu pour le faire. Ta voix en tremblait même lorsque tu te présentais. La peur doit se ressentir. Il faut que tu prennes confiance en toi et que tu te mettes à l'aise par ici, même si c'est difficile, Diosa.

Diosa - « Mhm.. C'est ton chez-toi ici ? C'est ta pièce ? Tu as l'air de connaître la ville... Tu peux m'en dire plus sur ce monde ? Tu peux m'en dire plus sur toi ? »

Après ça, tu restais dans le silence. Tu es curieuse. Tu t’assoies sur une commode en pensant que c'est une chaise. Comme une enfant, tu veux entendre toutes les merveilles de ce monde. Tu attends que Fauve te réponde comme si c'était ton papa. Comme si c'était Dios. Tu étais bien attentive à tout cela. Tu te préparais à entendre le pire comme le meilleur. C'était une nouvelle surprise pour toi.
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T’as un sourire en coin, un peu coquin, un peu moqueur. Tu as conscience, que pour les gens d’en haut, c’est dur d’appréhender ton petit manège chaotique. C’est difficile à concevoir, quand on ne connait rien de dehors, qu’on puisse s’introduire chez quelqu’un temporairement et n’y laisser comme souvenir, qu’une trace de cul dans la poussière et quelques boites de gâteau atterries dans la poubelle. Tu pourrais dégrader, vandaliser, détruire même, mais quel intérêt ? Les gens ne signalent pas les gentils squatteurs. Ils s’estiment heureux que rien de valeur ne se soit volatilisé, que rien n’a été endommagé. Ils préviennent leur entourage, bien sûr mais jamais, au grand jamais, ils ne font remonter ces petits incidents jusqu’à la police, ou la garde. Et faut avouer que ça fait bien ton business.

« On peut dire ça. Tu m’excuseras, si je ne suis pas très ménage, par contre. » T’éludes donc la question, haussant un sourcil sur la question suivante. En dire plus ? Soit, mais quoi ? « C’est vaste, comme question. » Là encore, tu réponds et tu éludes. Tu ne sais pas si tu répondras à tout. Tu feras sans doute ta tambouille, avec un savoureux mélange de vérité-mensonge pour que tout prenne forme sans être bancale. Puis t’as un éclair de génie. Ce genre de petite idée folle et un peu stupide qui peuple ton quotidien, quand il s’agit de ton don. « Est-ce que tu sais comment ça chante, un oiseau ? »

Sans lui laisser le temps de répondre, tu fonds sous le lit. Tu soulèves un énorme nuage de poussière  dans ton sillage, t’en mettant un peu sur le coin du nez et en travers des joues. En ressortant, avec ton grand sourire d’enfant, ça te donne un air polisson. Ce fameux air de sale gosse qui plaisait tant à Faune, quand il était encore à te courir après pendant la chasse. Fièrement, tu déballes une plume de moineau et tu te la tresse dans les cheveux. Le tatouage de ton don te chatouille la gorge, dessinant à toute vitesse le motif de l’animal au niveau de tes cordes vocales. Tu as un nouveau sourire, en l’écoutant parler et tu lui réponds tout de go. Mais point de mot intelligible ne s’élève de ta bouche. Juste le gazouillis joyeux et joueur de l’oiseau fraichement tombé du nid. D’un pas, tu rejoins la fenêtre que tu avais fermée pour la rouvrir en grand, avec un sourire. La maison, tu l’as choisie parce qu’elle n’est pas trop loin du parc. Dans le parc, il y a tout plein de petite bête mignonne et fragile, que tu n’as jamais vu sur terre pour la plus élémentaire des raisons. La chaine alimentaire d’en bas, ne pardonne personne et surtout pas les papattes fragiles comme eux.

Tu gazouilles encore, t’éloignant du rebord pour guider Diosa vers la fenêtre. En cumulant tes cuicuis et ceux de la forêt proche, on dirait que tu chantes et que les animaux te répondent. Ça te plait. Tu continues encore un peu, jusqu’à ce que le tatouage s’envole cinq minutes plus tard et que tes amis à plume rappliquent en grand chaos de battement d’aile. Ils se posent partout, sur la fenêtre, le lit, la commode. Partout tant qu’ils ont l’occasion de découvrir ce qu’on leur a décrit comme un réservoir de bouffe gratuite et facile à trouver. Ça gazouille de partout et, dans un joli méli-mélo de brouhaha divers, tu t’élances dans l’espoir d’attraper un spécimen pour le mettre dans les mains de l’aveugle. Tout ce met à piailler et s’envole dans un chaos indescriptible. Tu entends des gens s’étonner dehors, mais tu n’en as cure. Dans tes mains, un petit corps tout chaud se secoue avec vigueur sans te quitter du regard. C’est un autre moineau que tu viens d’attraper au vol, dans la cohue. Il se débat un peu, vaillamment, puis dépose les armes. Sa respiration et son petit cœur panique, malgré tes chuchotements  pour l’apaiser. Visiblement, tu es trop fauve pour cette frêle créature. Il te rappelle un peu Diosa, quelque part. A pas lent, tu te rapproches d’elle jusqu’à t’accroupir

« J’en ai attrapé un. Tends la main devant toi, il est tout prêt. » Tu suis son mouvement, lent et craintif, et glisse le dos du petit oiseau sous ses doigts. Le moineau fait mine de se débattre, quelques instants, puis cesse à nouveau. Tu souris. Il te fait penser à vous autres, terriens, au milieu de la faune dangereuse et griffues d’en bas. « Fais doucement, sans être brusque. » Tu la laisses découvrir l’animal tout son saoul, guettant malgré tout une rebuffade pour l’écarter à temps juste au cas où. « Quand tu as finis, je le laisse repartir. »

Le temps s’écoule lentement, l’attention partagée entre les réactions de Diosa et du pauvre moineau, et tu en oublies de répondre quand elle te demande des choses. Ce n’est que lorsqu’elle décide qu’enfin  le petit oiseau est libre, que tu te lèves en ouvrant bien grand les doigts. Tu tentes bien de saisir une plume au passage, mais sans succès. Le moineau se rue dehors en piaillant d’indignation et de colère, mais bel et bien sain et sauf, pendant que tu te retournes pour t’assoir cul contre poussière.

« Tu veux bien répéter ? Je n’ai pas tout retenu. »


Dernière édition par Fauve E. Wood le Ven 19 Mai - 21:07, édité 3 fois
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Tu as mal au crâne. Comme souvent depuis notre venue dans ce nouveau monde. Ton crâne hurle de douleur. Tu ne laisses rien transparaître mais la chute de plus tôt et le bruit de la foule a probablement accentué ce maux. Ce silence que tu laisses après chaques phrases que Fauve prononce te torture l'esprit également. Tu te sens un peu faiblarde. Fautive. Fautive de ne pas avoir répondu. Pourquoi ? Tu peux parler, je te l'ai autorisé plusieurs fois aujourd'hui alors pourquoi restes-tu muette ? Est-ce la timidité qui te prend ? Tu ne sais pas forcément ce que c'est mais ce sentiment te gêne. Y penser ravive ton mal, d'ailleurs. On pourrait trouver une excuse au froid, mais ce froid n'a rien à voir avec cela, non. Ce froid, non seulement il y est à l'extérieur mais tu le portes aussi dans ton cœur. Je te parle souvent du cœur puisque comme tu le sais, je pense que c'est la meilleure chose dans ce monde. Bon ou mauvais, le cœur porte les blessures physique et moraux. C'est ce que je pense, en tout cas... C'est également ce que tu crois. Tant mieux.

Ce froid, tu ne l'avais jamais senti avant de sortir de ta pièce. Ta bougie, ta petite flamme te tenait chaud. Ça ne semble rien, une simple bougie.. Pourtant, c'était une de tes principales sources de chaleurs. Tu adores les bougies, tu en as plein chez toi à présent. Mais cette pièce, tu ressens qu'il n'y a que la lumière de « l'Or » qui l'éclair. Cela refroidit la pièce. Te glace un peu le sens. Tu le sais bien, cette pièce est sombre. Cet endroit n'a pas vu la vraie lumière depuis longtemps. La poussière, l'obscurité. Tout porte à croire que cet endroit est... étrange. Maudit ? Non, pas jusqu'à là. Juste vraiment étrange.

La voix de Fauve te ramène à penser à son physique. Cela te fascine en quelque sorte. Tu peux l'imaginer comme tu veux, au final, ce que tu penses d'elle n'est pas. Tu penses à quelqu'un de la même couleur que Dios.. donc brun. Mais non, tu as faux. Tu n'oses pas lui demander à quoi elle ressemble par peur qu'elle te demande tout de suite d'enlever ton masque. Tu veux attendre un peu pour ça. Tu ne veux pas précipiter « la surprise ». Naïvement, tu penses que : parce que tu ne peux pas la voir, elle ne peut pas te voir non plus. Ton masque ne te couvre pas totalement, Diosa. Elle peut tout à fait te voir comme je te vois. Blonde avec une tresse totalement défaite. La seule question qu'elle peut se poser sur ton physique ce serait.. à la limite, tes yeux. En même temps, c'est dommage de ne pas les voir. Un sentiment serait plus concret si tu te montrais un peu plus. Ce n'est pas comme si la lumière d'Or allait t'aveugler pour l'instant. Ce serait bien qu'elle puisse voir tes beaux yeux bleus.

Elle n'a pas répondu à ta précédente question. Un manque d'inspiration ? Une question trop vaste, probablement. Que dire sur sa vie, après tout. « Elle n'est pas née hier. D'ailleurs... Où est-elle née ? Est-ce qu'il y a un autre monde qu'Ariesten.. Comme Papa le disait ? » Tu te poses cette question depuis déjà plus de cinq minutes. Tu laisses le blanc glacial envahir la pièce. Après tout, tu n'es pas la plus grande des pipelettes. Tu hésites à dire cette petite phrase pourtant si simple à dire dans ta tête. Tu en souries rien que d'y penser. Imagine ! Elle ne vient pas d'ici... Arrêtons deux secondes, tu sais très bien que ce serait vraiment improbable. La première personne que tu rencontres dans ce monde pourrait venir du monde perdu qui te fascine ? Ridicule d'y penser ! Tu restes donc muette, en plus d'aveugle. Je dois dire avoir une part de responsabilité dans ton mutisme. Si je reste aussi pessimiste, aucune chance que tu t'épanouisses.. Navré.

Diosa - « Tu... tu es née ici ? À Ariesten ? »

Tu entends un bruit, quelque chose change dans la pièce.. Tu ne sais pas quoi. La chaleur humaine qui régnait sur le froid change. Comme si, durant une seconde le monde s'était coupé. Tu ne sentais plus de vie dans la pièce. Plus personne ne bougeait, plus personne n'émettait un son. Le temps qu'il t'a fallut pour te glacer le dos.

Fauve - « Est-ce que tu sais comment ça chante, un oiseau ? »

Soudain, tu entends un chant. Ce chant, tu le connais... Malheureusement tu ne te souviens plus d'où. Tu n'as pas capté le dernier mot que Fauve a dit. « Oiseau » avait été gobé par ton oreille pour ressortir par l'autre sans même être passé par ton cerveau. Malgré tout... Il te transperce le cœur, ce chant. D'une façon positive. Ce son, tu sais que Dios t'en avait parlé. Tu l'avais déjà entendu. Dans ton ancien monde. Une larme coule sans que tu le saches. Tu adorais ce petit bruit.

Diosa - « Qu'est-ce que c'est... Ce chant ? »

Elle ne te réponds pas. Mais ce chant continue... Ce chant était aussi beau qu'une musique au violon. Avec le bruit du parc, à l'extérieur c'était une mélodieuse symphonie à tes oreilles. Tu rigoles, tu es heureuse rien qu'en écoutant ça. Tu peux écouter ce petit gazouillis longtemps, ça ne te dérange pas. Tu l'adores. Le conte que Dios te racontait jadis revient petit à petit dans ta tête. L'histoire d'un petit oiseau. Oui... Ce mot te revient, ce bruit provient de l'oiseau. Tu avais déjà entendu ce bruit lorsque Dios t'avait autorisé à sortir dehors de ta pièce une fois. Il te marque, ce gazouillis. Ce conte, quelqu'un te le cite en tête. Encore une fois.

Tu marches vers la fenêtre, tu sens le danger. Tu as peur de tomber de là où tu es monté. Tu sais que « la pièce sombre » est en hauteur. Si tu tombes, tu « disparais ». Comme Dios a fait. La panique te pique le nez. Il n'y a pas de raison de paniquer mais tu es de nature craintive. Paniquer c'est ta seconde vie, il faut croire. Un petit bruit d'oiseau est plus proche. Fauve te prend délicatement la main pour la déposer sur le dos de celui-ci. Ce conte, que tu pensais faux était pourtant... purement véridique. Il existe vraiment des oiseaux, et en plus ça « vole » ! Pourtant, celui-ci est sur la main de Fauve et malgré quelques petits gazouillis, il reste calme. La texture de cette plume est bizarre. Tu avais déjà senti cette texture dans un de tes crayons pour ton vieux journal. Dios utilisait donc des plumes d'oiseaux pour ses crayons ? C'est... monstrueux ! Cet oiseau semble tout petit. D'ailleurs, tu les imaginais plus grand, plus majestueux. Celui-ci tient dans une main... Mais ça le rend mignon. Le temps s'est arrêté en touchant les plumes du petit « voleur » ! Fauve t'a dit de faire attention, alors autant s'y tenir. Tu restes calme, c'est comme si la bonne humeur de cet oiseau t'avait été transmise. Il est temps de le laisser partir.

Diosa - « Au revoir petit chanteur ! »

Comme toi, il s'était envolé. Lui, dans son monde. Toi, dans un nouveau. Fauve te demande de répéter ce que tu chuchotais quelques minutes avant ça, lors du chant. Maladroite, tu as tout oublié. Tu savais que c'était quelque chose qui te tenait à cœur et pourtant, tu avais zappé. Bravo, Diosa ! T'es une championne. Mais des questions pour contrer cette maladresse. Tu hésites, laquelle peux-tu poser pour que Fauve réponde, enfin ? Tu aimerais en apprendre plus sur elle. Elle qui est si mystérieuse.

Praesidium - « Tu pourrais lui demander pour son pouvoir, au moins... Non ? Elle te chantait comme un oiseau, quand même. Bien que ce soit beau, c'est un miracle. »
Diosa - « Oui tu as raison... Fauve.. Tu as un pouvoir ? Tu peux faire de la magie ? »

La pièce, tu la connais un peu à présent, tu as entendu Fauve se mettre par terre alors tu en fais de même. Tu poses ta main sur ton masque, tu te demandes si elle voudrait que tu la vois également. Tu te sens un peu malpolie, mal à l'aise à présent avec ce fardeau sur tes yeux. Tu essuies les quelques poussières devant toi comme pour balayer le vent. Tu souris à Fauve.
black pumpkin
 
Challenge me so far - Diosa
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