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Champagne in this fading light ✕ King.
Invité
Dim 2 Avr - 16:52
Champagne in this fading light.
La ville hurlait. Elle hurlait de toute sa masse, de tout ce béton, toute cette ferraille, tout ce plexiglas, toutes ces matières imbriquées les unes aux autres qui formaient la fourmilière la plus grouillante de l'archipel. Parmi elles, un dôme d'or et de vices rugissait. Des clients par nombre incalculable, de l'alcool vous piquant à vif le palais, des femmes dont les courbes faisaient oublier les cartes, et de la musique vous secouant jusqu'à l'aube. Sans ses fidèles, sans cette extraordinaire énergie qui alimentait ses veines, ce titan gigantesque ne serait rien, rien de plus que le squelette sec et décharné d'une créature légendaire. Ce casino avait une âme. Ce casino était empli de démons. Les démons que les hommes eux-mêmes abritaient en eux, refusant de reconnaitre leur présence, les conservant bien cachés, bien emmitouflés au creux de leur petit cœur fragile, les nourrissant de tout ce qu'ils pouvaient trouver. La haine, la cupidité également. Et puis toutes ces choses matérielles sans importance. Futiles. L'alcool, le tabac, les drogues et les jeux.

Une fente dans sa jupe dévoilait sa cuisse laiteuse. Les jambes croisées sous une table gorgée d'hommes turfistes, Athéna dominait une partie de blackjack. Les mises enflaient au cœur du tapis et les prunelles mutines de la rousse devinaient qu'elle les raclerait. Comme à chaque fois, d'ailleurs. Le rouge à lèvres couleur sang frais de la Banshee s'accordait avec le vin, liqueur dionysiaque, qui flottait dans le calice. Son doigt vint dessiner une courbe imaginaire sur le rebord de cristal, laissant s'élever dans l'air, des notes argentines. Autour d'elle, des créatures sorties tout droit des enfers, des hommes dont leur quasi-nudité allait presque de pair avec la pâleur chaude des lumières. Les divans de cuir semblaient confortables à en voir ces vieillards affalés en train de caresser des cuisses dénudées. La musique était forte, une odeur chargée de senteurs différentes plongeait l'atmosphère dans une lourdeur entêtante. La main du croupier flancha face à Athéna, qui laissa retomber silencieusement ses 21 cartes contre le tissu vert. Ses bras se déployèrent sur la table pour amasser les jetons minutieusement rangés. La victoire avait un arrière-goût plus savoureux que cet élixir bordeaux.

ATHÉNAMessieurs.

Ses lèvres souriantes semblaient avoir le goût des sept enfers, du démon, des péchés, de la fatalité, du venin. La rousse s'éloignait de la table dépouillée, ses boucles effleurant son coccyx à chacun de ses pas. Comme un renard sournois, elle s’immisçait au travers de tous les jeux pour en retirer les plus gros gains. Mais à l'instant présent, autre chose venait bouleverser ses sens. Les murs autour d'elle empestaient la mort et son esprit la poussait à emprunter les escaliers pour découvrir les ténèbres du casino.

Elle redressa ses iris améthystes pour rentrer une silhouette démoniaque, qui de sa position, dominait l’entièreté de la salle. Sa crinière bleue cassait les teintes monocordes et classiques du territoire. Il avait dans les yeux, ces étincelles, ces braises ardentes qui vous brûlaient quand ils avaient le plaisir de se poser sur vous. Ce sourire carnassier qui lui rappelait celui des grands prédateurs, tourmentant leur proie dans une course effrénée. Toujours, ils plantaient leur croc puissants dans la chair tendre et innocente de leur pauvres victimes. Toujours, elles s'affaissaient sous leur pattes, impuissantes. Ses traits anguleux, digne d'une chimère rusée, étaient une invitation à la décadence, une sortie complètement déviante au droit chemin. Une invitation à danser dans les flammes. La tête d'Athéna se mit à tourner ; pendant un court instant, ses veines s'étaient gelées dans la chaleur étouffante de la salle, son cœur s'était glacé dans effervescence enflammée. L'odeur du sang la rendit saoule. Ivre de couleurs. Ivre d'arômes. A travers le verre que la Banshee avait en main, elle le regardait comme un chasseur admire son butin. Elle avait trouvé la cause des ténèbres qui auréolaient les lieux.

Avançant vers les escaliers personnels de cet homme, deux cerbères en costume vinrent stopper son épopée. Athéna approcha ses lèvres de leurs oreilles, susurrant quelque chose, et sa voix avait le son d'un couteau qu'on aiguise, d'un rideau de velours qu'on froisse, du souffle d'un vent qui murmurait à son oreille. Tant d'éléments hétéroclites qui faisaient d'elle une créature surnaturelle, une entité au-dessus de toute humanité. Les corps se poussèrent doucement pour lui créer une ouverture suffisante pour que ses talons sombres foulent les premières marches.

ATHÉNABonsoir. Vous êtes l'homme à féliciter pour ce cocktail de vie ?

Le dernier mot avait été choisis avec cette pointe de sarcasme. Ses lèvres rencontrèrent la mystérieuse boisson qui fermentait au cœur du cristal. Elle lui brûla la gorge, mais lui procura un plaisir intense. Athéna connaissait bien ces liquides corrosifs pour le foie mais envoûtants pour le palais.

Champagne in this fading light ✕ King.
Invité
Dim 2 Avr - 23:23

Pas si vite foxy ...
King & Athéna.



Un délicieux nectar rougeâtre au bord des lèvres sous des lumières tamisées et une musique beaucoup trop forte. Des bouteilles vides éparpillées au sol et des tâches de sang d'une tumulte récente. Un grand chesterfield charbon sur une moquette rouge et de la chaire fraiche, douce et pâle au regard fatigué qui en a terminé pour aujourd'hui. Un homme, grand et au regard froid, énervé qui se lève pour rattacher les derniers boutons de sa chemise avant d'aller se percher sur le grand balcon surplombant tous ces fous, ces addicts. De grandes machines à sous, des roulettes à en perte de vue, des tables et des cartes à n'en plus finir. Des jeux aussi diversifié les uns que les autres surplombe son regard. Des bruits distinctifs et toutes sortes de voix parviennent à ses oreilles. Un casino attire toutes sortes de personnes et certainement les plus malsaines d'entre-elles. Toutes attirées par une seule et unique chose : Le gros lot. Lorsqu'elles le remportent, elles espèrent gagner plus et finissent par perdre tout. Vraiment tout. Ce corbeau est là pour ça. Tout prendre. Leur argent, leur vie et même leur âme.

« C'est bon, tu peux t'en aller. » Dit-il, toujours accoudé à son balcon. Il ne s'était pas retourné mais savait qu'elle s'en était allée. C'était toujours ainsi de toute façon. Elles s'en allaient au moindre mot. Il valait d'ailleurs mieux qu'elle fasse ainsi, sans insister. Les sous-sols pouvaient abriter nombres de cadavres de plus. D'ailleurs, il ne se souvenait pas du tout de la tête de sa dernière victime. Un intrus non désiré qu'il avait jeté dans la forêt voisine pour brouiller les pistes. Tuer pour le plaisir, tuer pour la vengeance. Cinq années déjà et même si c'était d'une réjouissance sans fin de nettoyer ce sol d'un des protégé de Ying, il commençait à s'habituer à ce petit peuple naïf. Un sourire carnassier ornait son visage tandis qu'il se remémorait ses vingt années passées sur terre. Une vie bien différente de celle qu'il vit actuellement. Une vie où frôler la mort était fréquente et où chaque minute pouvait être la dernière. Le temps où il pouvait dominer par la force n'est plus et il devait désormais être ce rusé renard au sein même des propres murs de sa bâtisse.

D'un demi-tour là où des odeurs de débauche et d'alcool s'entremêlaient, il attrapa sa cravate pour rapidement la renouer à son cou et descendre les escaliers. Un colimaçon en or, une extravagance démesurée qui déterminait très clairement le maître de ces lieux. Une marche après l'autre, il reprenait ses esprits. C'est presque arrivé en bas de tout ce bordel qu'il la vit pour la première fois. Une première impression qui lui donna un goût amer de déjà vu. Cette impression qui ne cesse de nous tourner dans la tête mais sur laquelle on ne peut mettre le doigt. Mémoire ingrate. Un cuivré parfait, des traits fins et une silhouette aguichante. C'est déjà la suivante ? C'était la première chose qu'il s'était dit en la voyant mais non. Jamais il n'aurait embauché une donzelle aussi jeune pour ce genre de tâche. Une victime innocente à jeter dans un coin sombre des sous-sol après un petit séjour sur la chaise de torture ? Peut-être.

« T'emballes pas trop vite foxy. » D'un mouvement léger, il la ramena au bas des escaliers pour emprunter les salles de jeux. « Je respire la joie de vivre ? C'est ça que tu veux dire ma petite ? » Ce sourire carnassier et moqueur dont il a le secret. Il l'emmenait avec lui avec une certaine prudence. Ses pupilles avaient besoin d'un changement. Une dose pure pour le remettre d'aplomb. Poche gauche ... vide. Poche droite ... Voilà le remède. Une gorge qui déglutit et une renaissance au programme. Les gens crient, de joie et de peine. Des mécontent et des victorieux. Le casino, oh cette ambiance particulière qui vous pousse vers un nouveau vous-même.

D'une poigne plus ferme cette fois-ci, il força la jeune rouquine à s'asseoir à une table et s'assit en face d'elle tandis qu'un homme en blanc leur servi deux coupes de champagne. Une ambiance étrange s'installait autour d'eux. Il ne savait pas qui elle était mais cette putain d'impression de déjà vu le rongeait de l'intérieur. Les jeux dénouaient les liasses et l'alcool dénouait les langues. Je ne sais pas à quoi tu joues p'tite rouquine mais tu vas découvrir King.

Champagne in this fading light ✕ King.
Invité
Dim 9 Avr - 10:21
Champagne in this fading light.
Le cyan se mêla au miel dans un cocktail envoûtant. Leurs regards étaient maintenus, aucun des deux ne voulant baisser les yeux. Les prunelles en amandes de l'homme, débordantes d'émotions macabres et amalgames d'une créature des enfers, cherchaient à dominer et ravager les perles panachées d'Athéna dont les lèvres pourlechaient le contour sucré de son cristal. Le loup venait de tomber sur le renard et semblait vouloir en faire une seule et unique bouchée. Sa grande main s'abattit sur elle, portée d'une étrange douceur, pour la mener au bas du colimaçon doré. Durant ses quelques secondes, la Banshee ressentit l'hybridation des effluves : du sang, du sexe, de l'alcool et la mort. Ces murs empestaient le vice, mais bien moins que cet être qui tentait de l'éloigner de la source même de ces ressentis. Son pouce effleurait une mèche rousse dans sa nuque, et exerçait inconsciemment une pression à chaque pas, appuyant son épiderme comme une lourde patte qui cherche à maintenir sa proie. Ses genoux s'abandonnèrent sous une énième domination, cette fois-ci pour être accueillis sur une chaise en marbre et face à une table de bois noble. L'acajou fut soumis à deux coupes de champagne, généreusement remplies d'une nappe veloutée et crémeuse qui séduisait les iris de l'étudiante.

ATHÉNAVotre col.

Son ongle pointa le bout de tissu souillé d'une trace de rouge à lèvre amarante, à la forme charnue qui semblait chercher encore à le dévorer. Il sentait le musc et le boisé, un parfum masculin qui venait envelopper son cou consumé par les succubes avec qui il avait dû passer des heures de lubricités... Ou de cruauté. Son sourire était une invitation à danser dans les flammes, une invitation à nager dans un Styx dont elle était revenue, noir de masse et rouge de sang, de passions entremêlées, enchevêtrées les unes au travers des autres. Leurs corps luisaient à la lumière tamisée, qui oscillait entre l'écarlate et le vermillon. Une palette de rouges agressait le rosé de son champagne, le noyant dans un enivrant bordeaux, tanguait à la lueur bourgogne et suffoquait dans une mer aux nuances de grenat. Elle avait l'impression de boire du sang pur.

ATHÉNAVous invitez souvent vos joueurs à votre table ? Peut-être un moyen intelligent de les restreindre au jeu et de les remplir d'ivresse...

Athéna avait ce rictus sarcastique sur les lèvres tandis qu'avec rythme, ses doigts tapotaient sur le calice. Certes, elle se trouvait dans la gueule du lion, du loup, du diable, que sais-je, mais les femmes rivalisent aisément avec les démons les plus perfides. Autour d'eux, le temps s'était arrêté, comme suspendu au bout d'une épingle. Les ombres tapissaient les cloisons rubis, se mêlaient au décor, sans pouvoir atteindre les deux protagonistes qui se toisaient derrière leurs flûtes. Sa bouche vint s'abreuver de la mixture de bulles qui pétillaient sur son palais et ses doigts reposèrent le cristal sur l'ébène, observant le reflet de l'homme qui miroitait dans la liqueur champagne.

Les mélodies carillonnaient sur le verre des plafonniers, emportant les pensées de la Banshee vers d'autres horizons lointains. Ce casino la titillait et réveillait les prémices de souvenirs de polichinelle. Un voile recouvrit son regard, qui se fit vide. Elle pénétrait dans un autre monde. Les mémoires d'un temps révolu, parti en fumée la saisirent. Ici, il y avait ce quelqu'un. Ce quelqu'un qui l'avait sauvagement arraché de son humanité. Ce quelqu'un qui n'avait laissé aucune trace, hormis quelques éléments qui confirmaient le sort fatidique qu'il avait octroyé à Athéna. Il lui vint à l'esprit l'image d'une masse ensanglantée, rampante au sol, dont les cheveux fauves trop longs s'entremêlaient pour former un tas lourd et informe. C'était elle, elle était morte et le stigmate sur son poignet venait claquer la réalité à son visage.

Mais une part d'elle avait cherché à vivre, dans un tout petit recoin d'elle-même. Un petit recoin que les brumes de l'alcool avaient envahi, pénétrant sous la porte entrebâillée. Son échine prit appui sur le dossier de la chaise redoutablement confortable. Si confortable qu'elle aurait fermé les yeux et se serait laissée partir dans les crachins ivres, dans la volupté la plus absolue, alors que ses pensées divaguaient vers des destinations qui lui étaient inconnues.

ATHÉNAIl est rare de rencontrer deux fois le même visage ici. Comme si les habitués finissaient par être dévorés, un jour ou un autre, par leurs propres démons.

La rousse referma ses bras sur sa poitrine ornée d'un rubis.

ATHÉNAOu ceux qui habitent ce casino.

Elle passea ses doigts dans sa propre chevelure de velours, opérant un lent mouvement de recul, dans une position qui invitait ouvertement à la confrontation.

Champagne in this fading light ✕ King.
Invité
Lun 10 Avr - 18:46

Pas si vite foxy ...
King & Athéna.



Des bulles aux formes parfaites et un rosé hypnotique. Un champagne pétillant qui fait frémir les papilles. King s'abreuvait non seulement de ce nectar de choix mais également du sarcasme de son interlocutrice. Ce petit renard rusé en savait beaucoup plus qu'elle n'y laissait paraître et cette fichue impression de déjà vu l'obsédait plus que tout. Les gains qu'elle avait pu gagner dans ses quelques parties de cartes un peu plus tôt, ne lui intéressait aucunement. Durant un long moment, il ne dit rien, observant le faciès du démon cuivré. Des grands yeux, un regard vide. Et pourtant si agressive. Il avait bien du mal à la cerner. D'un mouvement lasse, il fit basculer sa coupe de champagne ;dont il n'en restait qu'un fond; au sol. Le bruit du verre qui éclate au sol. Un son si doux. « Ouppss. » Dit-il, un large sourire sur les lèvres. Elle qui voulait jouer, elle allait être servie. Le jeu pouvait enfin commencé. « Pourquoi restreindre ... La vie est un jeu ! Et j'aime la vie ! Toi aussi n'est-ce pas !? » Un ton audacieux et un sourire narquois. De son index, il vint étaler la trace de de rouge à lèvre inscrite sur son col.

Lorsque le serveur passa à côté de la table, le jeune homme attrapa la bouteille entre ses mains avant de la poser sur sa propre table. Qu'allait-on lui dire pour ça ? Rien. Tu ne réprimanderas point celui qui te paie. Un whisky, une bonne entrée de gamme. Portant la bouteille à ses lèvres, un léger goût boisé pénétra sa gorge. Cette merde est déjà plus goûteuse. Lorsque la demoiselle reposa sa coupe sur la table en marbre, le maitre des lieux vida le reste de son contenue au sol. Les personnes aux alentours le dévisageait avec dégoût. Des nouveaux, des têtes fraiches. Les habitués, eux, détournèrent rapidement le regard. Tel le connard qu'il parait être, il souriait montrant à tous la blancheur de ses dents. Un homme peu charmant mais un dieu ici-haut.

« Les habitués finissent dévorés. » Il confirmait les dires de la rouquine. « Beaucoup autour de toi, sont prêts à troquer leurs organes pour davantage de temps de jeu. Gagner une grosse sommes ? Inutile, ils la joue aussitôt. Et toi ma petite, quelle joueuse es-tu ? À quoi es-tu prête pour de l'argent ? » D'un quart de tour, ce jeune homme aux odeurs d'outrance se leva lentement en prenant le temps de replacer son fauteuil correctement. S'approchant de sa proie, il l'invita à le suivre d'une main délicate. Partout où il passait, même le plus ivre des fous s'écartait à son passage. Lorsqu'une personne n'était pas apte à le faire, un croupier ou un autre homme vêtu de noir et de blanc s'en chargeait. La musique beaucoup trop forte, le bruit des jeux et du vaste monde étouffait les petites voix dans sa tête. Tue les. Tue les tous. Ce sont tous des fichus protégés. Ils n'ont pas souffert eux ! Ils ne sont pas comme nous ! Son regard devint plus noir et son sourire disparut avant de renaître aussitôt.

Passant de nombreuses allées aussi animées les unes que les autres, ils approchaient de leur destination. Une petite dizaine de mètres , cinq ... deux ... Une porte gardée par deux hommes baraqués se pousse et l'extravagance prend vie. Du velours violet à n'en plus finir, des fauteuils en cuir noirâtres et de gigantesques lustres en cristal. La salle VIP, une salle de jeu beaucoup plus luxueuse où le service est au summum et où les gains sont incommensurables. De nombreux employés gardent ces murs et de nombreuses escortes se baladent entre les tables prêtes à assouvir les désirs des hôtes.

« Vient ... découvre par toi-même qui sont les démons en ces lieux. » Il lui déposa la bouteille de whisky entre les doigts, un large sourire aux lèvres. Si tu veux connaître les secrets de ces murs dorés, tu vas devoir jouer. Il la tira rapidement sur l'une des plus grandes tablsde la pièce, là où une dizaine d'hommes étaient déjà en train de jouer. Une roulette. Des numéros, des couleurs, le hasard le plus absolu. Fouillant dans sa poche après quelques billets, il n'y trouva qu'une clé. Les clés du casino. Ce qu'elles foutaient dans sa poche et non dans sa chambre, il n'en avait aucune idée. Dans cette salle, les jetons n'étaient pas d'application. Seuls les billets étaient acceptés et bien sûr les actes de propriétés et d'autres objets de grandes valeurs. Déposant les clés sur la table, elles en faisaient parties. « Le 6. » Dit-il d'un ton ferme. La croupière fut d'abord surprise de la voir ici mais encore plus de le voir miser son propre domaine. Et ce fut d'un geste hésitant qu'elle tourna la roue ... 6 ! De la chance ? Quand bien même elle n'aurait pas été là, il aurait suffit de manger toutes les personnes à la table, croupière y compris. D'un léger sourire satisfait, il tourna le visage vers la jolie rouquine.

Champagne in this fading light ✕ King.
Invité
Mer 19 Avr - 15:12
Champagne in this fading light.
Dans un basculement volontaire, la coupe se brisa au sol pour l'écorcher de ses mille éclats. Les fragments de verres effleurèrent la cheville dénudée de la jeune femme dont le visage restait impassible tandis qu'un flot incolore inonda le bois. Autour d'eux, les regards et les voix bourdonnaient, le personnel s’affairant promptement à faire disparaître ce geste capricieux. Ils étaient tous ses pions, des cavaliers impuissants qu'il s'amusait à déplacer sur son échiquier. Il était le maître, dont la solitude se comblait par des pantins maintenus en ficelle. Athéna était actrice elle aussi, de cet étonnant mécanisme. Elle était une fourmi, un globule rouge, un petit rouage indispensable à la matrice. Sa crinière de feu était parcourue par ces lumières aveuglantes qui faisaient de l'ombre aux serveuses aguicheuse et aux clients futiles. Au-dessus de sa tête s'élevaient des géants de d'or, immortels, ancrés dans le parquet souillé de fluides. Ce lieu n'avait rien de réel ; un fourre-tout de l'enfer, de l'alcool, des jeux, un monde qui éveillait nos pêchés pour les montrer au grand public. Un monde où tout le monde était porteur d'un masque. Des faux sourires, des paroles charmeuses et veloutées d'un miel aussi trompeur que le venin d'un serpent. Et à la tête de cet empire infernal : deux prunelles félines cyans et un rictus machiavélique. Les machines à sous retentissaient à l'arrière-plan, les pièces offrant un carillonnement cupide aux oreilles intéressées de tous ces vautours. Appuyés aux rambardes, affalés dans les divans, accoudés au zinc du bar, ils envahissaient l'espace.

La Banshee ne l'écoutait plus que d'une oreille. Elle s'éveilla de sa torpeur lorsqu'un élixir ambré remplit son cristal.

ATHÉNAUC.

La suite arrive bientôt. :3

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