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e.t.c : end of thinking capacity [Laulu]
Invité
Lun 27 Mar - 19:00
Un long, très long bâillement. T'aurais pu devenir une rame de métro, à force. T'étais là, planté derrière eux, tapotant longuement leurs épaules de ton index, ton autre main toujours devant ta bouche. Quand allaient-ils te remarquer ? Ça devait bien faire un lustre que t'étais là, à faire le sapin de Noël en baillant le plus bruyamment possible. Finalement l'un de tes chers protagonistes se retournait, papiers en mains avant d'arquer un sourcil, une moue surprise. Tu étirais un sourire gamin avant de prendre tes jambes à ton cou, les saluant d'un large signe du bras. Et voici qu'ils vociféraient, te poursuivant, t'insultant de tous les noms possibles et imaginables. Tu prenais la porte le plus naturellement du monde, sous les regards interloqués des occupants de la pièce. Où étais-tu ? Oh, encore en cellule.

Tu t'étais laissé attraper pour encore t'évader et faire qu'ils te courent après. C'était ton petit jeu à toi. Tu sifflotais, les bras écartés, un large sourire aux lèvres, les appelant à mettre plus d'entrain pour te poursuivre. Ah, tu les adorais ces journées là. T'étais un vrai con. T'y gagnais quoi ? A remplir ton casier judiciaire ? Rien. Juste de l'action, du plaisir, de la rigolade. T'avais un souci avec le trente-six millième degré. Le sérieux, tu ne connaissais pas. T'avais dû le bouffer plus jeune. Mensonge. C'était juste une façon d'oublier. Une façon de fuir ton angoisse permanente du quotidien. Faire des vols, des effractions, tout faire pour que les autorités t'attrapent. Et tout faire pour sortir les bras croisés, ni vu ni connu comme si ça t'était dû. T'avais jamais su d'où te venait cette extraordinaire capacité à t'évader de n'importe quel lieu. T'avais jamais trouvé un qui puisse te retenir. Tu le cherchais encore, en fait.

Alors tu t'amusais. Tu sortais de ta cellule, discutait avec les gardiens qui te bottaient le cul et t'y remettaient dedans pour venir leur demander un café. Ainsi de suite. Une teigne. T'étais vraiment un ver, toi ? Une teigne t'aurait bien mieux collé. Tu augmentais la cadence, loin d'être épuisé, chantant à tue-tête, les visages des passants te suivant des yeux pour ensuite se stopper sur les deux uniformes qui te poursuivaient, rouspétant. Tu les connaissais, eux. C'était tes préférés. T'adorais leur faire la misère. Oui, t'avais tes têtes dans le commissariat. A force d'y aller, tu connaissais un peu tout le monde ! On avait du mal à croire que tu puisses être pourtant un coursier et voleur de renom derrière tes conneries répétées. Quand il s'agissait d'une commande ou d'un travail, ce n'était plus Emrys le con qui s'en occupait mais Emrs le sérieux.

Celui qui aimerait avoir des sous pour ne pas crever la dalle les mois qui suivent. Discret. Discret au point que ces mêmes autorités en venaient à ingnorer que tu étais ces deux personnes. Le gamin insupportable qui se fait attraper pour les embêter et le voleur sûr de lui qui ne cause aucun tord si ce n'est que de dérober des objets de valeur et de disparaître sans laisser de trace. Un fantôme. Un fantôme à deux facettes, voilà ce que tu étais. Tu prenais une ruelle parallèle, sautant agilement de mur en mur pour grimper sur un petit toit de taule et atterrir de l'autre côté. T'étais aussi un ninja. T'avais de la marge. Tu connaissais cette ville comme ta poche et tu savais qu'ils en auraient pour un moment à faire le tour. Tu descendais alors agilement, habitué, au point que tu ne regardais pas où tu atterrissais. Et quoi de mieux que de sauter d'un toit et d’atterrir… Sur quelqu'un ?

Ta chute s'était faite lourde, tête la première. Tu restais un instant écrasé sur la personne sur qui tu venais d'atterrir, un peu perturbé, avant de secouer la tête, agitant les mains pour t'excuser naturellement, te décalant d'elle. Une jeune fille. Aux cheveux ébènes. Tu te plaquais contre le mur, mettant ton index devant tes lèvres, sifflant, un sourire amusé aux lèvres :

« Ssssh… Pas un mot, tu ne m'as pas vu, je n'existe pas… Je suis un fantôme…Bouuuh… ~ »

Tu agitais les bras, mimant des vagues de ceux-ci, les joues gonflées. Le sérieux, c'est quoi ça ? Ça se mange ? Quel boulet tu es, Emrys.
Follow your brain, your heart is stupid as shit.

©endlesslove.
e.t.c : end of thinking capacity [Laulu]
Invité
Lun 27 Mar - 19:25
end of thinking capacity
Du blanc. De la clarté.
Le blanc... mais qu'est-ce que c'est beau quand même... C'est doux. Apaisant. Calme. Pur.
Le regard sur le plafond, je fixe la couleur. Pur. Est-ce que tout ce qui est dit pur l'est vraiment ? Suis-je réellement pure dans ce cas ? Si le blanc lui-même n'est pas aussi pur qu'il n'y paraît. Je fixe les légères et presque imperceptible veines du plafond. Même le blanc n'est pas pur.

Je ferme les yeux. Quand me vient ce genre d'idées pas très claires, c'est que j'ai besoin de me changer les idées. Quoi de mieux que rêver ?
Je place mes bras le long de mon corps. Je respire avec calme. Gênée par ma posture, je déplace mes bras sur mon ventre et entrecroise mes doigts.

<< J'ai l'impression d'être une morte dans son cercueil... >>
Cette seule pensée venant me percer l'esprit, je me relève brusquement et saute du lit. Je me laisse glisser contre le mur et laisse glisser quelques larmes sur mes joues.
Réalisant mon accès de faiblesse, je m'essuie précipitamment les pommettes, et je me relève, le souffle court. Je secoue la tête, désespérée de me sentir aussi perdue alors que voilà déjà quelques mois que je suis ombre et seule. Il faut que je m'habitue, et plus vite. Sinon je ne tiendrai pas longtemps comme ça.

Je sors dehors, pour véritablement me changer les idées. Je décide de ne plus penser à rien. Je tourne par là, puis là, là, ici, de ce côté, de l'autre. Jusqu'à tomber sur un cul de sac. J'ai envie de faire demi-tour, mais sans que je sache pour quoi, les forces me manquent. Je me sens lasse. Je m'adosse un peu contre le mur, et je n'ai pas le temps de reprendre mes esprits qu'une personne s'écrase sur moi. Que..je... quoi ?

Je m'écroule au sol, mon épaule frappe le bitume, et je grimace en sentant un douleur lancinante traverser mon dos. Je sens l'étau oppresser ma poitrine, puis la légèreté revient, et j'inspire longuement. Je me relève aussi vite que possible, bien qu'un peu vite, car la douleur traverse à nouveau mon corps. Je gémis malgré moi et jette un regard à celui qui vient de littéralement s'écraser sur moi.

    << « Ssssh… Pas un mot, tu ne m'as pas vu, je n'existe pas… Je suis un fantôme…Bouuuh… ~ » >>


Je penche la tête sur le côté, le regardant d'un œil intrigué, pendant qu'il danse tel un fantôme dans les ombres de la nuit.



    << Difficile de ne pas te voir, tu m'as comme qui dirait...>>



Je fronce les sourcils. Je l'observe. Je ferme les yeux. Non. Non. Non et non. Pas-po-ssi-ble. J'ouvre les yeux et recule, comme frappée par le foudre. Je me prends la tête entre les mains, dévoilant la petite croix sur mon poignet à qui voulait bien la voir en murmurant, enfin, dans mon idée, à moi-même.

    << Oh pitié non... Non... Non...>>


Je tremble. Je veux. Je-veux. Je veux avoir mal vu... Je lève la tête vers lui, mais impossible de ne pas le reconnaître. Mais pourquoi lui, pourquoi maintenant...

    << Oh la la la Emrys...>>


Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
e.t.c : end of thinking capacity [Laulu]
Invité
Mar 28 Mar - 14:30
Tu surveillais le ciel grisâtre, suivant le trajet des nuages patiemment avant de revenir à ton tapis d’atterrissage. Visiblement t'étais plus lourd que tu le pensais. T'avais réussi à l'égratigner. Et t'avais rien sur toi pour l'aider. Pas le genre de truc que tu pensais à traîner. Tu restais collé au mur, fuyant les rayons du soleil. Tu ressemblais à une fresque égyptienne mouvante, qui bougeait au gré des rayons de l'astre qui voulaient absolument t'atteindre. Tu t'étais couvert comme toujours, pour supporter un minimum la lumière du dehors. Le jour t'étais fortement défavorable, tu le savais. Et tu sentais déjà que ta peau s'était fragilisée pour une simple course. Un simple jeu. Elle murmurait quelque chose, la tête jais. Crotte. Ton numéro de fantôme n'avait pas fonctionné ! Elle t'avais découvert ! Tu gardais tes pupilles dorées plantées dans ses noirâtres, pensif.

Pourquoi te défigurait-elle ainsi ? Tu avais une paire de couilles qui t'avait poussée sur le front et tu étais devenu une licorne ? Pourquoi ce sentiment si… Incongru s'emparait de toi au fur et à mesure que vos regards ne se quittaient pas ? Comme une impression de déjà vu. De déjà vécu. Ton cœur se serrait légèrement. Tu avais dû la croiser dans la rue. Tu vagabondais partout, tu avais forcément dû la croiser et non lui tomber dessus comme là. Ce ne pouvait qu'être cela. Non, ce ne pouvait être cela. T'étais pas gland, aussi. Sa réaction était tout sauf naturelle et normale. Pourquoi elle s'affolait ainsi ? Tu t'en regardais, supposant instantanément que ton hybridité avait pointé le bout de son nez. Il n'en était rien. Alors quoi ? Pourquoi… ? Croix. Cette croix. Tu arrondissais doucement tes prunelles, tiquant celle-ci, sur son poignet. Tu en avais déjà vu.

Exactement les mêmes, au même endroit. C'était quoi ? Une mode ? Un gang ? Une mafia ? Tu gardais ton sourire enfantin, ton esprit carburant à cent à l’heure derrière. Qui était-elle ? Pitié de… ? Tu ne montres rien de ton questionnement. Tu ne montres rien de cette angoisse montante. Emrys. Elle te connaît. Elle a dit ton prénom. Tu clignes des yeux, soudain fermé, le souffle court. Comment te connaît-elle ? Une cliente ? Des coursiers rivaux ? Les autorités ? Une mafia… ? T'allais y croire avec cette croix… Tu te décales lentement, scrutant du regard les points de fuite qui s'offrent à toi.

« Qui es-tu ? Une cliente ? Les autorités ? Si c'est le cas, vous vous êtes vachement amélioré pour me retrouver aussi vite ! »

Tu riais, lui tirant la langue avant de te faufiler agilement derrière elle, grimpant sur le mur qui se tenait dans son dos. Tu t'asseyais, en hauteur, la toisant, sifflotant.

« C'est quoi cette croix que tu portes ? J'ai vu tout un tas de gens qui ont les mêmes ? Vous êtes quoi, une secte ? Ou une espèce cachée ? Une mafia, soyons fous ? »

Tu réprimais un gloussement, te mettant en tailleurs, mains posées au creux de tes jambes. Une espèce… Tu y avais pensé. Et pourquoi pas ? Le monde… Était vide pour toi. Beaucoup d'années de ton existence te manquaient dans celui-ci. Beaucoup de connaissances et informations s'étaient fait la malle. Et elle… ? Une connaissance ? Qui est-elle… ? Tu peinais à cacher ton tumulte intérieur. Tu restais assis dans l'ombre, ne la perdant pas des yeux.

« Ou alors je t'ai déjà croisé… Mais où… ? »

Tu levais le visage, pensif, index sous le menton. Sait-on jamais.
Follow your brain, your heart is stupid as shit.

©endlesslove.
e.t.c : end of thinking capacity [Laulu]
Invité
Mar 28 Mar - 20:13
end of thinking capacity
Il me fixait. Toujours. Ses billes dorées dans les miennes.
Je le voyais dans ses yeux : il se demandait ce qui était en train de se passer dans ma tête. Je lisais le questionnement dans son regard, ces petites batailles intérieures pour savoir quoi penser d'une personne face à nous.
Et moi, que devais-je penser d'Emrys ?

Ses pupilles s'arrondirent lentement, ce qui ne m'échappa pas. Je cherchais du coin de l’œil la raison de cette réaction, et c'est finalement avec évidence que je compris que son regard se fixait sur la petite croix. Qu'en pensait-il alors ? Il savait forcément ce qu'elle représentait, alors que pensait-il de moi désormais ?

Au final, il finit par reculer, observant tout autour de lui, comme s'il mourait d'enive de partir, et vite. Mon cœur se serra.



    « Qui es-tu ? Une cliente ? Les autorités ? Si c'est le cas, vous vous êtes vachement amélioré pour me retrouver aussi vite ! » >>



Mes mains glissèrent sur mon visage, cachant mes yeux qui se remplissaient peu à peu de larmes.
Sa présence se fit ressentir derrière moi et sa voix me parvint d'un point plus élevé.



    « C'est quoi cette croix que tu portes ? J'ai vu tout un tas de gens qui ont les mêmes ? Vous êtes quoi, une secte ? Ou une espèce cachée ? Une mafia, soyons fous ? »



Je sursaute. Il ne sait pas à quoi correspond cette croix ? Impossible. Tout le monde sait. Enfin, je le pensais jusqu'à maintenant.



    « Ou alors je t'ai déjà croisé… Mais où… ? »



Je m'appuie contre le mur, tremblante, en poussant un gémissement de désespoir. Je me laisse glisser jusqu'au sol avant de déclarer d'une voix étouffée de chagrin.



    << Tu n'te souviens plus... Hein ? Tu ne sais plus qui je suis...>>



C'est tellement douloureux. Moi qui rêvais de ne jamais la ressentir... J'aurais dû me douter qu'un jour comme celui-ci arriverait.



    << Tu as tout oublié de moi ?... Même mon nom ?>>



Les larmes dévalent mes jouent. Je le sais pourtant, que tous ceux ayant pour connaissance une personne devenue ombre l'oublient. Je ne pensais pas que ça me ferait vraiment autant souffrir...

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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