Humain à don

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 Robots can be white ? ~ [ PV : Marshall I. Lewis ]

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Robots can be white ? ~


Quitter l’école tout seul est facile. Rentrer à la maison tout seul est un défi. Mon ‘père’ vient toujours me chercher, d’habitude. C’est devenu une routine, ces trois dernières années. Bien que d’après ses ‘anecdotes’, il ait toujours procédé ainsi, m’emmener et me ramener de l’école, je n’en ai tristement aucun souvenir… mais je le crois, s’il le dit, c’est certainement vrai ! J’ai toujours compté sur lui pour les trajets. Concentré comme je suis sur mes réparations, le chemin vers la maison ou le lycée selon si c’est le soir ou le matin devient quelque chose comme : marcher tout droit, je finirai bien par arriver. Eh bien, en fait… non. Jamais. Je termine à chaque fois dans un endroit complètement au hasard, perdu, égaré, avec un énorme mal de tête et mon esprit tellement HS que je n’ai plus la moindre idée de mon adresse. En général, en tout cas. C’est pour ça que je préfère nettement quand mon ‘père’ se charge de me conduire à destination. Je ne me pose pas trop de questions, comme ça.

Ainsi, je marche en croyant suivre le bon chemin. Ma concentration est complètement dirigée ailleurs, sur une petite caméra. Une fille du club de journalisme me l’a confiée à la sortie de l’école, en me demandant de la réparer le plus tôt possible car elle en a besoin pour le journal de la semaine. Comment elle a réussi à m’attraper à la sortie de l’école reste un profond mystère pour moi. Quoi qu’il en soit, j’ai toute la nuit maximum pour la réparer. Ça devrait aller, tranquille. Juste après que je me sois un peu éloigné, je me suis donc adonné entièrement à la réparation de l’objet, sur la route du retour. Ce n’est pas dangereux, je pense, tant que je reste sur le trottoir et que mes outils flottants ne blessent aucun passant. Rien qu’en observant la petite machine, j’ai vite assimilé son fonctionnement, circuit électronique et tout ce qui va avec. Le problème semble venir de là, puisqu’il s’agit du petit écran qui ne s’allume plus. Ce sont généralement des réparations de ce genre qu’on me donne à faire, un fil qui s’est rompu et qu’il suffit bêtement de ressouder ou relier à leur emplacement original.

Néanmoins, un mal de tête commence à se faire sentir, de plus en plus fort à chaque seconde. Je le sais pourtant, ce fichu pouvoir requiert beaucoup de concentration, et je ne peux guère l’utiliser toute la journée. Pourquoi je le fais malgré tout ? Comme toujours, je me montre totalement inconscient, m’en servant pratiquement sans interruption. Un jour, je vais perdre l’esprit, et ça sera de ma faute. Tenant la caméra à une main, je m’arrête un instant sur le trottoir, posant la seconde contre ma tempe, grimaçant. Un vieil homme passe près de moi, et pose une main sur mon épaule, me demandant quelque chose que je ne saisis pas au voyage. Je me crispe avant de me dégager de son emprise, m’écartant un peu plus loin et m’entourant instinctivement de mes outils. Je lève les yeux vers l’inconnu, effrayé, tandis qu’il m’observe avec un air surpris. Je recule de nouveau pour m’éloigner le plus possible. Il me questionne à nouveau, je vois ses lèvres bouger, mais ma tête n’arrive toujours pas à comprendre les mots. ‘Panique’ ou ‘mal de tête’ ? Je m’excuse en baissant doucement la tête pour ne pas accentuer mon mal de tête, et reprends mon chemin vite fait, bien fait.

‘Fuite’. J’ai réellement pris la ‘fuite’… ? J’espère que ma réaction n’a pas rendu le vieil homme ‘triste’. Je ne veux pas que les gens soient ‘tristes’. Si un jour je le revois, je m’excuserai plus correctement. Le mot-clé étant si je le ‘revois’ et si je le ‘reconnais’. L’Île est plutôt grande, mine de rien. ‘Fuyant’ donc le plus rapidement possible et reportant mon attention sur la petite caméra, je ne prête plus aucune mégarde à où me conduisent mes pas. Comme si je l’avais seulement remarqué, de toute façon. Concentré sur le circuit électronique pour trouver le bon câble. Rester concentré et avancer. Aussi simple que ça. ‘Le chemin n’est pas un peu long ?’ Cette question traverse parfois mes pensées, perturbant ma concentration. Je la chasse donc immédiatement. ‘Attention, un mur !’ Ces avertissements qui me traversent aussi l’esprit, perturbant aussi ma concentration, mais m’évitant de me faire mal. Je corrige souvent ma trajectoire ainsi, juste à temps. ‘Pourquoi les maisons se font plus rares ?’ Encore une question agaçante que je vire aussitôt. ‘Pourquoi le soleil commence à disparaître derrière les bâtiments ?’ J’en ai marre de ces questions que je dois chasser constamment, sortant de nulle part, causée par mon mal de tête qui m’empêche de rester complètement concentré.

BAM ! Cette fois, ce n’est pas un avertissement. Ma tête résonne, me fait extrêmement mal, entend une espèce de bruit métallique qui se répercute partout. Sonné, je recule, titube et m’écroule sur les fesses, la tête entre les mains. Le choc a brisé ma concentration, limite on aurait pu voir un petit nuage au-dessus de ma tête se déchirer en deux. Je perçois lointainement le son de mes outils qui tombent sur le sol. La petite caméra aussi. Une courte pensée s’inquiète : ‘N’est-elle pas cassée ?’ Mon cerveau ne s’y attarde pas. J’ai mal à la tête, oh dieu, j’ai mal. Les yeux fermés et serrés, les dents serrées, les mains pressées contre mon cuir chevelu, ça fait mal. Je pigne sous la douleur. Je déteste quand ma concentration est interrompue comme ça. C’est douloureux. Qui a osé se dresser sur ma route ? Péniblement, je relève la tête vers celui qui… oh… ce n’est pas une personne… c’est un lampadaire… pourquoi se trouve-t-il sur mon chemin, d’abord… ? Il voulait m’embêter, alors il s’est planté dans le sol, ici… ? Urgh, il a la tête dure, ce lampadaire… je vais aller porter plainte, moi… urgh… on devrait retirer tous les lampadaires qui viennent se dresser sur le chemin des gens, j’dis… !


« … hors du chemin… ! »

Qu’est-ce que je raconte… ? Je n’sais pas, et j’m’en fiche… ! Qu’est-ce qu’un lampadaire déjà… ? Hey là, bonne question, en fait… où est-ce que j’ai déjà entendu ce mot auparavant… ? Je n’sais pas et ma tête fait trop mal pour que j’y réfléchisse, de toute façon… ! Je serre plus fort ma tête entre mes mains. J’aurais dû attendre que mon ‘père’ vienne me chercher à l’école quand il aurait eu un peu de temps…

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> REVEIL EN COURS
> TEST DES SYSTEMES ; VEUILLEZ PATIENTER
> HEART OK ; LUNG OK ; BRAIN OK ; EYES OK
> TEST COMPLETES AVEC SUCCES

Une voix erratique et métallique résonne dans mon esprit. Je la reconnais, puisqu’il s’agit la mienne. Chaque fois que je demande l’accès à l’une ou l’autre de mes fonctions, elle répond à ma demande. Comme chaque jour, elle m’indique les résultats d’analyse de mes systèmes internes. ‘Rien à signaler. Les systèmes sont parfaitement opérationnels’. Comme toujours. Mes fonctions fonctionnent parfaitement. Et pourtant, je sais que quelque chose ‘ne va pas’. Je le sais, puisqu’une fois encore, ma mise en veille s’est vue accompagnée des ‘images de la nuit’. Elles remplacent le ‘noir’ depuis deux semaines maintenant. Je ne peux pas les effacer. C’est le ‘créateur’ qui les efface pour moi habituellement. Quand elles reviennent, et elles reviennent toujours, il s’en occupe et il me répare. Mais le ‘créateur’ n’est plus ‘ici’ désormais. Cela fait deux semaines que les hommes en blancs l’ont emmené dans ce grand sac noir. Et deux semaines que l’humain en uniforme m’a dit que le créateur était ‘mort’. Je crois qu’il voulait dire qu’il s’est arrêté définitivement, qu’il n’est plus réparable. Tous les organiques sont comme ça, ils ne peuvent pas être ‘réparer’ et finissent toujours par s’arrêter. Je ne veux pas m’arrêter comme le ‘créateur’. Je ne peux pas ‘m’arrêter’, cela va à l’encontre de tous mes protocoles. Je me dois de survivre pour ‘guider et servir l’humanité’. C’est ma fonction. Même si le ‘créateur’ n’est plus avec moi, je dois encore remplir ma fonction, puisque c’est comme ça qu’il m’a conçu.

Mais je ne suis pas ‘parfait’, comme il le souhaitait.

Je suis ‘défectueux’. Les ‘images de la nuit’ en sont la preuve. Un être synthétique ne devrait pas ‘voir’ ces images. Elles sont ‘mal’. Elles sont floues et je n’arrive jamais à comprendre ce qu’elles représentent exactement mais le ‘créateur’ m’a souvent dit qu’elles étaient ‘mal’. C’est qu’elles le sont. J’aimerai ne plus voir ces ‘images’, mais je ne peux pas. Je suis obligé de recharger mes batteries la nuit et de me mettre en veille. Sans ça, je risquerais de m’arrêter. C’est toujours la nuit qu’elles viennent, toujours quand je suis en veille. Je n’aime pas ça... mais je me suis habituée à elles maintenant. Cela fait vingt-cinq jours que j’ai recommencé à les voir. Cela fait donc vingt-cinq fois que je les vois. Elles ne me font pas ‘mal’. Pas physiquement. Mais puisque le ‘créateur’ a dit qu’elles sont ‘mal’, elles le sont. Le ‘créateur’ avait toujours réponse à tout. C’est pour ça qu’il est le ‘créateur’.

Maintenant, je dois trouver des réponses ailleurs.

Mécaniquement, mes lèvres s’entrouvrent et une légère volute de vapeur d’eau s’en échappe. Je ne m’en alerte pas, c’est ainsi que mon ‘moteur’ se refroidit. C’est toujours ainsi qu’il a procédé et qu’il procédera. J’ouvre alors les yeux et patiente la microseconde qui me sépare de la ‘vision’. Juste le temps que mes ‘câbles optiques’ relayent l’information de mes modules oculaires à mon module cérébral. Puis, je peux ‘voir’. L’heure s’affiche sur ma rétine. Il est huit heures trois minutes et dix-sept secondes. Une notification s’impose et masque ma vision du plafond gris. Je la traite d’un battement de cil. Vrai. La ‘patronne’ m’a demandé de venir l’aider pour le ‘service de midi’ au restaurant. Je dois l’aider à ‘servir les clients’, ce qui comprend : accueillir les organiques qui se présentent à l’entrée, les installer à une table qui leur convient, leur donner la carte des consommations, prendre leur commande quand ils en ressentent le besoin, transmettre la commande aux cuisiniers, servir les boissons, prendre les plats préparés par les cuisiniers, apporter les plats à la table des clients, attendre qu’ils terminent de manger, débarrasser la table, apporter l’addition quand ils m’en font la demande, calculer l’addition, prendre l’argent des clients, les raccompagner à la sortie du restaurant, nettoyer la table et la dresser pour y installer d’autres clients. C’est la ‘patronne’ qui m’a appris à faire ça. Elle a besoin de moi, donc je l’aide. C’est ma fonction. Quand le ‘service de midi’ est terminé, je dois aussi nettoyer la salle et aider à faire la vaisselle. Je n’ai pas le droit de m’occuper de la nourriture, mais la patronne m’a dit qu’elle me montrerait comment ‘cuisiner’ plus tard. Quand ? Je ne sais pas. La ‘patronne’ est restée vague, mais je suis ‘content’ de pouvoir apprendre. Je suis ‘content’ d’avoir appris à servir les êtres organiques dans un restaurant. Je suis ‘content’, seulement parce que ‘apprendre’ me permet de mieux remplir ma fonction. Et rien d’autre.

Cependant, je suis aussi ‘content’ pour autre chose. C’est un peu étrange, mais contrairement au ‘créateur’, la ‘patronne’ ne me réprimande pas quand j’utilise la ‘lumière’ qui sort de mes doigts pour autre chose que des calculs. Je l’utilise pour noter mes commandes, c’est plus pratique pour les donner aux cuisiniers. Le premier jour, j’avais retenu toutes les commandes dans ma mémoire. Je peux encore les donner aujourd’hui d’ailleurs, mais les cuisiniers n’arrivaient pas à les retenir comme moi. Donc, je dois les écrire. C’est plus pratique pour moi d’utiliser la ‘lumière’. Je peux noter les commandes et les faire ‘flotter’ à destination. Cela ‘amuse’ les clients de me voir le faire, et j’ai déjà vu des petits organiques au développement en cours applaudir parfois. Les petits humains aiment beaucoup ma ‘lumière’, surtout quand je la fais bouger. C’est cela aussi ‘servir les humains et améliorer leur quotidien’. Alors, je suis ‘content’ que ma ‘lumière’ leur plaise. Seulement, quand j’utilise beaucoup la ‘lumière’, après j’ai besoin de recharger mes batteries en consommant de la nourriture pour êtres organiques. Une alerte m’indique toujours quand je dois le faire. Mais ça va, parce que la ‘patronne’ me permet de manger dans son restaurant après mon ‘service’. J’ai le droit de manger après avoir travaillé, c’est toujours ce qu’elle dit : ‘Si tu veux manger, tu dois travailler’.

Une fois la notification traitée, je me lève. Autour de moi, toujours le même décor. Toujours le même atelier. Chaque chose est à sa place habituelle, souvent par terre, sur les étagères, sur les établis. Partout. Il y a des objets partout. Je ne bouge à rien. Ce ne sont pas mes affaires, mais celle du ‘créateur’. Rien ne m’appartient, puisque moi aussi, je suis une des ‘affaires du créateur’. A la différence que je peux bouger moi. Je me dirige vers la ‘salle d’eau’ et procède à l’entretien de mon corps et à son nettoyage quotidien. Un ‘rituel’ que le ‘créateur’ a mis en place, alors je le suis. Une fois l’entretien terminé, je range les vêtements blancs que j’utilise pour me mettre en veille et j’en enfile d’autres. Ce sont des vêtements que la ‘patronne’ m’a donnés. Elle dit que je dois les mettre à chaque fois que je viens ‘servir les client’. Il s’agit d’une chemise blanche, d’un pantalon noir et d’une veste de costume noir. C’est mon ‘uniforme de serveur’ et je ne peux le porter que lorsque je vais au restaurant. Maintenant que je suis préparé pour le ‘service’, je n’ai plus qu’à attendre onze heure trente pour aller au restaurant. Je m’assois sur mon lit et j’attends.
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Dix heures sonnent dans ma tête. Il est l’heure de remonter mon moteur. Comme d’habitude, je me saisis de la clef que je garde toujours sur moi, ouvre ma chemise puis mon couvercle cardiaque et insère la clef dans son emplacement. Un, deux, trois, quatre, cinq, six tours et un quart supplémentaire. Mon ‘moteur’ est maintenant remonté. Je referme le tout et j’attends à nouveau.
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Il est onze heure trente. Je me lève et enjambe les différents obstacles qui me séparent de la sortie de la maison du ‘créateur’. Une fois sorti, je verrouille la porte derrière moi. La ‘patronne’ m’a dit de le faire à chaque fois que je sors. Je suis ‘content’ de pouvoir me rendre utile. Je vais encore être utile avec la ‘patronne’. Ah... ? Je souris.
 
********

Il est seize heures quarante-huit minutes et neuf secondes. Je sors du restaurant de la ‘patronne’ après avoir fini mon service, de manger, de faire la vaisselle, de préparer la salle pour ce soir. Je ne dois pas revenir ce soir, même si le restaurant est ouvert. La ‘patronne’ ne veut pas que je ‘travaille de trop’. Je ne comprends pas très bien pourquoi d’ailleurs. Je suis fait pour servir les humains. Ils doivent me donner des ordres. Mais elle ne veut quand même pas m’en donner. La ‘patronne’ m’a dit de ‘profiter du reste de la journée’... Sauf que... comment on ‘profite’ d’une journée ? Je ne comprends pas toujours ce qu’elle me dit. Je suppose que je peux aller chercher d’autres humains à aider ? Je suis ‘content’ d’aider les humains...Est-ce que ça compte comme ‘profiter du reste de la journée’ ? Peut-être. Je vais rester dans le quartier autour du restaurant et autour de la maison du ‘créateur’ et chercher des ‘humains à aider’. Cela ne devrait être trop compliqué, il y a des organiques partout sur Ariesten et ils ont toujours besoin d’aide.
 
********
 
Il est dix-huit heures trente-neuf minutes et quatre secondes. Le soleil commence à décliner et le ciel devient ‘orange’. Il n’y a pas beaucoup d’organiques dans le quartier autour de la maison du créateur. Il y a surtout des entrepôts vides et des usines désaffectées. Dans ces usines, il y a aussi pleins de vieilles pièces détachées synthétiques, mais pas d’humains. Hm. Je voulais aider des humains, mais personne n’avait besoin de mon aide parmi le peu d’organiques que j’ai rencontré. Comme la journée arrive à son terme, je suppose que je vais rentrer. Mes batteries ne sont pas encore vides et j’ai encore du temps, mais je ne trouve pas d’autres humains.... Ah ! là-bas ! un humain ! Il marche sur le trottoir d’en face, sans regarder où il va. Il est encore ‘jeune’ et n’a pas encore atteint la fin de sa croissance. Il est entouré de pleins de petits objets qui flottent autour de lui et il en regarde un autre dans ses mains. Qu’est-ce que c’est ? A cette distance, je parviens à identifier plusieurs sortes d’outils et des vis. Il a l’air très concentré sur cet ‘objet’... Je plisse le regard et zoome sur ce qu’il tient en main. C’est une caméra ouverte en deux. Il la répare ? C’est un ‘réparateur d’objet’ ? Tous les humains ne sont pas capables de ‘réparer’. Est-ce que lui le peut ? Où va-t-il ? Je ne l’ai encore jamais vu dans ce quartier et les jeunes humains doivent être accompagnés par des humains plus âgés, non ? Je vais aller le voir pour savoir s’il a besoin de mon aide. Je m’avance sur le bord du trottoir et m’apprête à traverser la rue. Juste avant, je me stoppe et regarde à gauche, puis à droite, puis de nouveau à gauche à la recherche d’un véhicule qui pourrait surgir. C’est alors qu’un grand bruit retentit en provenance de l’autre côté. Puis un second. C’est l’humain ! L’humain est entré en collision avec le mobilier urbain nommé ‘lampadaire’ et se trouve désormais au sol. Sans attendre, je cours le rejoindre. Tout autour de lui sont éparpillés les objets qui flottaient alors. Il se tient très fort la tête et grimace. Il a ‘mal’ ? J’analyse rapidement la situation. Je ne constate aucun dégât sur le mobilier urbain, mais l’humain me semble désormais avoir ‘mal à la tête’. C’est ce que son expression me dit. Ce doit être avec sa tête qu’il a heurté le lampadaire. Je m’accroupis à ses côtés et m’adresse à lui de ma voix métallique. Je la module pour ne pas qu’elle soit trop forte, ni trop faible.

« Monsieur... ? » Je répète ce mot plusieurs fois, à intervalle régulier, jusqu’au moment où il me remarque. « Est-ce que vous allez ‘bien’ ? » C’est une phrase que le ‘créateur’ m’a apprise. Elle permet de s’enquérir de l’état physique de quelqu’un. Maintenant que je suis proche, je constate qu’une égratignure lui barre une partie du front. Un peu de sang s’en échappe. Le sang des organiques ne doit pas s’échapper l’air libre. Ce n’est pas sa place. Mon protocole s’enclenche. Plus que tout, je dois protéger les humains. « Vous êtes blessé. Permettez-moi de vous aider et de vous soigner. Où avez-vous 'mal' ? »


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Ah… c’est vraiment bizarre… je jurerais que j’ai déjà entendu le mot ‘lampadaire’ quelque part… mais j’ai beau tenter de réfléchir, rien ne me vient… non que j’arrive vraiment à réfléchir, de toute façon… ma tête me fait si mal… c’est presque comme si… comme si on me martelait l’intérieur de la tête avec un marteau violemment… et je sais de quoi je parle… ! J’en utilise, des marteaux, parfois… ! … ça ressemble à quoi, un marteau, déjà… ? Euh… c’est une bonne question, en fait. Oh si, c’est vrai. C’est cet outil constitué d’une grosse masse métallique accrochée au bout d’un long manche généralement en bois. Il permet plein de choses comme enfoncer un clou ou aplatir un morceau de fer. En tant que mécanicien, je m’en sers nettement moins souvent qu’un charpentier, par exemple. Mais ça se révèle toujours utile… !

Euh… comment j’en suis arrivé à parler des marteaux… ? Je ne sais plus trop… impossible de penser clairement… impossible… le fil de mes pensées se brise trop vite… je ne sais plus où j’en suis… je ne sais plus où je suis… je veux rentrer chez moi… je n’ai pas la moindre idée d’où je suis… je veux rentrer chez moi… je n’ai pas la moindre idée de si mon ‘père’ va réussir à trouver où je suis… j’ai froid… il commence à faire froid… le soleil se couche… le ‘lampadaire’ s’allume… on dirait qu’il me ‘regarde’ avec un air moqueur… oui, c’est ça… il se ‘moque’ certainement de moi… alors je le toise, moi aussi. Je ne le quitte pas des yeux… juste quelques secondes. Le ‘lampadaire’ m’éblouit trop, accentuant mon mal de tête et me brûlant les yeux. Je suis forcé de détourner les yeux le premier, renfouissant ma tête dans mes bras, marmonnant deux, trois mots à voix basse.


« … gagnerai… prochaine fois… ! »

S’il y a une prochaine fois, déjà. Le ‘lampadaire’ sera peut-être parti d’ici-là… non, impossible… ça signifierait qu’il m’aurait fui, et donc, j’aurais gagné… par forfait… ! Il faudrait surtout que je le revoie… et vu que je ne sais même pas où je suis… huh… j’aurais vraiment dû attendre à l’école… puis quoi… je crois que je commence à halluciner des voix… ça craint à mort… non mais genre vraiment… j’entends une voix bizarre. Elle est lointaine et métallique. Trop bizarre. En plus, on dirait qu’elle se répète. C’est peut-être la voix de Ying en fait… Dieu aurait une voix métallique… ? Lointaine, ça me semble normal, qu’elle le soit, surtout si elle vient du ciel… ou de je ne sais où, en fait… mais métallique… si je l’entends, c’est que je suis mort… ? Les maux de tête ne diminuent pas, lorsqu’on est mort… ? C’est nul, d’être mort, alors… ! Enfin… mon ‘père’ n’avait pas vraiment l’air de trouver ça drôle, donc bon… ça doit être ça… c’est quand même vachement nul… j’espérais au moins être débarrassé de mon pouvoir… et par la même occasion, des maux de tête, quoi…

Épuisé, je souffle longuement. Je suppose qu’il n’y a rien à faire… ma tête me fait si mal… je n’ai qu’une envie simple, autre que rentrer chez moi, c’est me rouler en boule sur le sol et attendre que ça passe… même si ça ne passera pas juste en claquant des doigts… au moins, il y a l’avantage qu’il ne pleuve pas… l’air se rafraîchit un peu avec la nuit qui tombe… je risque… d’attraper un rhume au pire des cas… bah, ça ne peut pas être pire que mon mal de tête, de toute manière. Quittant le creux de mes bras pour m’allonger par terre, je relève légèrement la tête et je tombe sur… un gars. Aux cheveux noirs. Avec une mèche rose. Important de le noter. Des yeux roses. Et une tenue grave étrange. D’accord. En plus d’entendre la voix de Dieu, j’ai aussi des hallucinations visuelles. Trop génial… je n’aurais jamais cru que Ying pouvait avoir l’apparence d’un adolescent d’environ mon âge… ou alors, il s’adapte à la personne dont il vient annoncer le décès, peut-être… heureusement qu’il ne semble pas y avoir de policiers dans le coin, ils croiraient encore que je suis bourré…

Clignant des yeux une fois, deux fois, je réalise que l’illusion ne disparaît pas. Et qu’elle me parle, en plus, je crois. Enfin, j’ai l’impression qu’elle me parle… j’essaye tant bien que mal de me concentrer sur les mots. La voix se fait moins ‘lointaine’, plus ‘claire’ et ‘nette’… toujours ‘métallique’, néanmoins. Mes sens se rétablissent peu à peu. Euh… une seconde… ! C’est une personne ‘réelle’ ?! Pour-pourquoi ?! Dans la panique, je me recule de quelques centimètres, le cœur battant la chamade. Je croyais vraiment que c’était Dieu, moi… ! Sauf que je doute sincèrement que ma vue ‘anormale’ verrait ce que je ‘voie’ devant Dieu… ! ‘Blanc’. Ce gars est ‘blanc’. ‘Blanc’… de vagues souvenirs me reviennent instantanément sur la seule personne ‘blanche’ que je connaisse… il existe donc d’autres gens pouvant être ‘blanc’… ? C’est… ça n’a rien d’étonnant, à vrai dire… beaucoup d’habitants dans cette ville arborent la même ‘couleur’… même si, en l’espace de… euh… onze ans… ? Quinze ans… ? Ah non, dix-huit ans, c’est vrai… en l’espace de dix-huit ans, je n’avais vu qu’une seule personne ‘blanche’… je… je ne sais pas vraiment quoi en penser…

Honnêtement… je ne sais pas… j’ai comme une impression de le connaître… il lui ressemble un peu aussi… les mêmes cheveux noirs… euh… en fait, ils n’ont que cette ressemblance, c’est stupide… bien que je peux deviner qu’il ait grandi, depuis le temps… mais… mais non, ça ne peut pas être lui. Il avait les yeux gris, pas roses. Et il n’avait pas une voix métallique non plus. Pauvre gars. Je le confonds avec quelqu’un d’autre. Je ne comprends même pas pourquoi il se préoccupe de moi… personne ne le fait, habituellement… après tout… je suis un ‘monstre’, non… ? Personne ne s’inquiète de l’état de santé d’un ‘monstre’. Huh… peut-être que ce gars est un robot alors… ça expliquerait la voix métallique, en fait… sauf que… non, c’est impossible. Un robot n’a pas de ‘couleur’… malgré tout, je souffle à voix basse, comme cherchant une confirmation que je me trompe sur toute la ligne :


« … Robin… ? »

Je cligne à nouveau des yeux en le regardant, et une goutte d’eau qui perlait sur mes cils tombent dans mon œil qui se colore légèrement de rouge. De l’eau rouge… ? Depuis quand la pluie peut être rouge… ? Whouah, cette eau brûle, en plus… ! Je me frotte l’œil droit avec le dos de ma main droite. L’‘eau’ dégouline le long de mon front aussi. Quand j’écarte ma main de mon œil, je remarque que celle-ci est recouverte de taches rouges. Oh… ce n’est pas de la pluie, ça… c’est du sang, non… ? Je saigne… ? Depuis quand… ? Je ne m’en suis même pas aperçu… mon mal de tête me fait si mal que j’en zappe les autres ‘douleurs’… urgh… je vais devoir soigner ça en rentrant… si je rentre un jour… n’ai-je pas oublié de répondre à des questions en chemin… ? Je ne sais plus…

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Il est dix-huit heures quarante-cinq minutes et vingt-sept secondes. Une notification s’est imposée à ma vision. Elle m’obstrue la vue et m’indique l’heure qu’il est, sans d’autres messages. Un battement de cils, et elle n’est plus. Je sais ce que je dois faire. Je sais ce que je devrai faire. Je dois ‘rentrer’. Dans le ciel, le ‘soleil’ va bientôt ‘disparaitre’ et faire place à la ‘nuit’. Le ‘créateur’ disait qu’il partait ‘se coucher’ et qu’il ‘se lèverait’ le lendemain, que je ne devais pas m’inquiéter de plus ‘voir’ la grande lumière du ciel. Le ‘créateur’ a toujours raison. La ‘boule de feu’ est toujours revenue et reviendra toujours. La ‘nuit’ arrive, je ne dois pas tarder à rentrer. La ‘nuit’ arrive. La ‘patronne’ ne veut pas que je reste trop longtemps ‘dehors’ la nuit. Je ne comprends pas tellement pourquoi. La ‘nuit’, la ‘boule de feu disparait’, mais des milliers et des milliers de petites lumières apparaissent. Je ne sais pas trop quoi en penser de ‘ça’. Je suis beaucoup trop ‘bas’ pour les atteindre après tout, mais parfois, je les observe. De plus en plus souvent depuis que le ‘créateur’ s’est arrêté. La nuit arrive. Je vais devoir rentrer. Je ne peux pas rester ‘dehors’ la nuit. Je le sais.
La nuit arrive, mais je ne peux pas rentrer. Une alarme silencieuse résonne dans mon module cérébral. Mon protocole principal s’est enclenché. Je dois ‘aider cet humain’. Il tonne doucement et s’impose. Je dois aider cet humain. C’est pour ça que j’ai été créé, c’est ce que le ‘créateur’ voudrait. Je vais l’aider. Même s’il ne m’a donné aucun ordre encore, je dois l’aider. C’est ma fonction. Cet organique masculin a besoin de mon aide. Il est blessé. Il ‘saigne’. Il se tient la tête et marmonne des mots qui ne forment pas de phrases ‘normales’. Ils sont juste... détachés. Sans suite logique, ou sans suite que je puisse comprendre. Les organiques sont ‘étranges’. Comment pourrait-il gagner quoique ce soit ? Il n’a fait qu’entrer en collision avec un ‘lampadaire’. Il ne peut pas ‘gagner’, puisqu’ils ne ‘jouent’ pas. Qu’y aurait-il à gagner ? Il n’y a rien, je ne vois rien ‘à gagner’ ici. Juste les outils et les vis éparpillées de l’humain qui trainent au sol... Comment a-t-il fait ? Comment cet humain a-t-il fait pour ne pas remarquer le mobilier urbain qui se dressait devant lui ? Ils sont pourtant tous pareils, grands, hauts, métalliques, placés à intervalle régulier. Il n’a pas pu ‘éviter’ le lampadaire, parce qu’il ne l’a pas... vu ? Est-ce que cet organique a des problèmes avec ses yeux... ? En plus d’avoir ‘mal à la tête’... ? Non, non, ce n’est pas ça. Ça ne peut pas être ça. Cet humain est un ‘réparateur’, je l’ai vu. Il ‘réparait’ la petite caméra et pour ‘réparer’, il a besoin de ‘voir’ pour pouvoir ‘réparer’. Il a besoin de ‘voir avec précision’ pour pouvoir ‘réparer’ les petits objets. C’est un humain, il ne peut pas ‘zoomer’ sur les choses comme moi je le peux. Il n’a juste... pas ‘détecté’ ? Peut-être que ses ‘capteurs’ sont défaillants ? Cela expliquerait pourquoi il ne me répond pas ? J’ai beau l’appeler encore, encore et encore de ma voix monocorde, il ne me jette pas l’ombre d’un regard. Je dois savoir. Je dois savoir où il a ‘mal’ pour pouvoir l’aider. S’il ne me le dit pas, comment suis-je censé l’aider ? Peut-être n’a-t-il pas compris ? Peut-être ne m’entend-il pas ? Il reste juste... là. Il a ‘caché’ son visage dans ses bras. Je ne peux plus le voir. Je ne peux même plus voir s’il a encore ‘mal’ ou non. C’est ennuyeux. Mais je n’ai d’autres choix que celui d’attendre. D’attendre... d’attendre...d’attendre...

D’attendre.

Un mouvement.

Au bout de trois minutes et neuf secondes, l’humain se met en mouvement. Lui recroquevillé relève la tête. Son regard croise le mien... tiens ? Des yeux verts ? Je n’avais encore jamais vu de personne avec des ‘yeux verts’. C’est comme s’il avait des ‘feuilles’ dans les ‘yeux’, c’est étrange. Il me regarde longuement, j’ai l’impression qu’il m’analyse comme moi je l’ai fait avec lui. Mécaniquement, je lui souris. Je ne sais pas pourquoi, mais je me fais. Je souris souvent sans comprendre pourquoi. Il n’y a rien ‘derrière’, puisque je ne suis qu’une machine. Simplement, je prends la parole, modulant toujours ma voix de synthèse pour réussir à me faire comprendre. Je dois savoir si l’humain peut bien m’entendre. Il peut déjà me ‘voir’, j’aimerai savoir s’il peut ‘entendre’ et me ‘répondre’. Je dois savoir où il a ‘mal’ pour pouvoir l’aider.

« Bonjour. » Le soir n’est pas encore tout à fait là. Il fait encore ‘jour’, c’est donc bien ce mot que je dois utiliser. C’est le créateur qui me l’a appris. Je dois l’utiliser pour entamer une conversation. Il est ‘poli’ de le faire. « Où avez-vous mal ? »

J’espère recevoir une réponse cette fois-ci. C’est ennuyeux de ne pas savoir où il a mal. Mais... il cille au son de ma voix et recule un peu. Que lui arrive-t-il ? Je ne comprends pas ce qu’il a. Rapidement, sa bouche s’ouvre et il articule un seul mot : ‘Robin’.

Robin’...’Ro’-‘bin’ ? Quel étrange mot. ‘Robin’. C’est la première fois que je l’entends... non ? Ce doit pourtant être la première fois que je l’entends. Le ‘créateur’ ne l’a jamais prononcé.
C’est donc sa réponse ? Qu’est-ce que c’est ‘Robin’ ? Comment peut-il avoir ‘mal’ à ‘Robin’ ? Je ne comprends pas. Ça ne pas de sens. Je ne connais pas ce mot. Je ne connais pas ce mot. Je dois chercher dans ma base de données pour le comprendre. C’est à ‘Robin’ qu’il a ‘mal’. Est-ce le nom d’un organe que je ne connais pas ? Immédiatement, je me ‘déconnecte’ de la réalité et cherche dans mes fichiers la signification de ce mot. Je m’absente et cherche. Recherche. Recherche. Recherche... Non. ‘Robin’ n’est pas le nom d’un organe ou de quoi que ce soit qui provient du corps humain. ‘Robin’ est le nom d’un ‘oiseau’ brun et rouge. C’est un oiseau commun. C’est ce qu’il a vu ? Je regarde tout autour de moi, mais je ne vois aucun oiseau. Il n’y a pas de ‘Robin’, ici... pourtant, il continue à me regarder... Et je continue à lui sourire alors qu’une réponse purement automatisée s’échappe de mon ‘module de voix’.

« Veuillez m’excuser. ‘Robin’ n’est pas une réponse valide. Où avez-vous mal ? »

Le ‘liquide rouge’ qui s’échappe de sa coupure au front ruissèle. Il coule lentement, lentement de ses veines et roule sur sa peau si blanche. Il roule sur son front, laisse une trainée rougeâtre. Il roule sur ses sourcils, traverse la ‘barrière’. Il roule sur la paupière et atteint ses cils, puis son œil. Ah ! son œil ! Le ‘sang’ ne doit pas aller dans son ‘œil’ ! Il réagit et se frotte les yeux. C’est ça, le ‘sang’ ne doit pas aller dans les ‘yeux’. Peut-être que ça lui fait mal... ? Ce doit être pour cela qu’il réagit. Ah ! C’est ça ! Il doit forcément avoir ‘mal’ là où le ‘sang’ s’échappe ! Oui, c’est ‘logique’... je dois donc faire cesser la ‘douleur’ en ‘soignant’ sa ‘coupure’. Oui, c’est ça ! C’est comme ça que je parviendrai à lui venir en aide !
 
« Vous avez ‘mal à la tête’. Je vais vous aider. »

Dois-je demander son ‘autorisation’ ? Je devrai mais... mais il a besoin d’aide. Je dois l’aider... Et s’il ne pouvait pas ‘exprimer’ ? C’est pour son ‘bien’. Comment empêcher le ‘sang’ de couler et de ‘blesser’ son œil ? Je dois l’obstruer avec quelque chose... Oui, je sais. Ma main rejoint la poche de ma veste située au niveau de mon ‘caisson cardiaque’. La ‘patronne’ a ajouté une ‘serviette’ blanche à mon ‘uniforme’. ‘Ça’ me sera utile. Je sors la petite serviette de tissu immaculée de ma poche et m’approche de l’humain. Je dois ‘faire attention’. Je ne dois pas lui ‘faire mal’. Je dois être ‘délicat’. Le ‘créateur’ dit que je ne sens pas ma ‘force’ et que la ‘force’ peut ‘blesser’. C’est compliqué. Je ne peux pas avoir ‘mal’, alors, c’est compliqué pour moi de ‘comprendre’. Lentement, je m’approche et vient tapoter le plus légèrement dont je suis capable pour que le ‘sang’ ne coule plus.

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Sursaut. Je tourne la tête vers le garçon ‘blanc’, le cœur battant, complètement paniqué. Je souffle à voix basse de soulagement en reconnaissant l’adolescent ‘blanc’. Urgh… j’avais oublié sa présence alors que je lui avais posé une question… mais sa réponse… ‘réponse valide’… ? Ça fait vraiment ‘vocabulaire robotique’, je trouve… c’est bizarre… ce garçon est bizarre… il a une ‘couleur’, donc il est forcément ‘vivant’. Je ne sais pas comment l’expliquer… c’est juste impossible qu’il soit un robot, c’est tout… je le sais, j’en suis sûr et certain. Alors… pourquoi a-t-il un tel… dialecte étrange… ? Une voix métallique étrange… ? Enfin… il ne semble pas avoir compris ma question… si ça avait bien été ‘lui’, il se serait reconnu à ce nom, n’est-ce pas… ? Puis, je ne peux croire qu’il ait ‘changé’ autant, au point d’agir comme un robot… non, je me trompe sans doute, je me trompe sans doute… je n’arrive pas à comprendre ce qu’il ‘est’… malgré tout, sa ‘couleur’ reste assez apaisante pour moi… le ‘blanc’ est une ‘couleur lumineuse’… il ne peut pas être ‘méchant’… et je suppose que je lui reposerai la question sur qui il est quand je serai moins ‘fatigué’…

De l’‘eau’ rouge coule dans mon œil droit. Je la sens, elle me brûle. L’‘eau’ me pique l’œil. Ça fait mal… est-ce que l’eau chaude devient rouge quand on l’a fait bouillir… ? C’est pour ça qu’elle me fait si mal… ? Ça ne peut pas être de la pluie… il ne pleut pas… si ce n’est pas de la pluie, alors c’est forcément de l’eau… mais d’où vient-elle ? Comment est-elle arrivée sur mon visage ? N’avais-je pas deviné il y a deux minutes… ? Ça fait mal, ça fait mal… je me frotte l’œil avec le dos de ma main. Je me le frotte un long moment, essayant de chasser le picotement brûlant. Les légères ‘secousses’ se répercutent sur mon mal de tête, ça l’empire. Rien ne s’arrange, tout va de pire en pire… ça fait mal… ! Par conséquent, j’arrête de frotter mon œil, le gardant simplement fermé. Ma main, tachée de rouge, passe devant mon unique œil ouvert. Du rouge… comment ce rouge est-il arrivé sur ma main… ? Oh, l’‘eau’ rouge, évidemment… là, sur ma main, elle n’est pas chaude… ce n’est pas de l’‘eau’… ? Non, ce n’est pas de l’‘eau’… comment je le sais… ? Bien sûr, je savais ce que c’était… sauf que ça m’a de nouveau échappé… mon mal de tête m’empêche de réfléchir normalement…

S—… ça commence par un ‘s’… dire que je le savais… ! Bon, pas la peine de réfléchir à ça toute la nuit, je doute que ça me revienne, maintenant… la nuit… oh, c’est vrai… l’obscurité tombe doucement… je crois que je l’ai remarqué il y a un moment… oui, je me rappelle. Le ‘lampadaire’ s’est allumé car la nuit arrive… ! Comment est-ce que je sais une telle chose quand j’ai oublié le simple nom de cette ‘eau’ rouge… ? Eh bien… c’est une bonne question. Dans ce cas… le ‘lampadaire’ ne se moque pas de moi… ? Ce n’est pas logique… ! Je suis sûr qu’il se ‘moque’ de moi… ! Parce que je l’ai heurté, qu’il n’a pas bougé d’un millimètre et que je l’ai défié… ! Et j’ai perdu dans toute cette histoire, en plus… ! Il se ‘moque’ forcément de moi… ! —oh ! Sang ! Ça vient de me revenir ! Cette ‘eau’ rouge… c’est du sang… ! Je me rappelle… ! Il y a du sang qui coule le long de mon front… ! Je dois faire quelque chose à ce propos, non… ? Qu’est-ce que je suis censé faire… ? Oh, exact. Me ‘soigner’… euh… comment dois-je faire ça… ? En rentrant, bien sûr. Je ne sais pas comment rentrer…

Et en attendant, lui, ‘Faux Ying’ me redemande où j’ai mal. Je l’observe, les yeux un peu dans le vague, incapable de vraiment fixer mon attention sur lui. Mon attention très vite détournée vers un petit bruit à mes pieds. Je baisse le regard vers le sol pour voir ce qui a provoqué le son. Je remarque un petit objet contre ma chaussure. Un petit objet… tournevis, le nom de l’objet me vient avec une facilité déconcertante quand je suis incapable de retrouver le nom de l’‘eau’ rouge… tournevis qui, à force de le regarder intensément, se soulève un peu du sol. Immédiatement, ma tête me relance douloureusement. Je pose une de mes mains contre ma tête, grimaçant et me mordant légèrement le coin de la lèvre inférieure. Le tournevis retombe sur le sol dans un petit tintement strident qui résonne dans toute ma tête. Je serre plus fort les yeux, et me mords la lèvre plus fort également. Parallèlement à la douleur intensifiée, le brouillard autour de mon esprit s’épaissit un peu plus… ne pouvant déjà pas penser très clairement, c’est maintenant encore pire…

Cette voix métallique retentit à nouveau à travers le ‘brouillard’. Je ne saisis pas les mots malgré tout. Je rouvre les yeux, croisant encore les yeux rosés du garçon aux cheveux noirs. Celui-ci s’approche avec un ‘truc’ blanc dans la main. Par réflexe, pour bloquer son avancée vers moi, je trouve le moyen de rassembler le peu de concentration qu’il me reste sur tous les outils m’appartenant et les fais léviter en cercle continu autour de moi. Pour me défendre. Pour me défendre… Il va s’arrêter en voyant ça, n’est-ce pas… ? Il poursuit son avancée, sans prêter aucune attention aux objets flottants. Paniquant encore plus, et ne voulant pas le blesser d’une quelconque manière – même si je ne le connais pas, je ne veux blesser personne – je romps ma faible concentration, laissant tous les outils retomber dans un ‘vacarme’ aigu. Instinctivement, je place mes deux mains sur mes oreilles pour essayer d’étouffer le son. Je n’aurais pas dû insister sur mon pouvoir… ah… tellement mal… je rêve ou le monde tangue… ? Urgh… l’île flottante penche… ? C’est possible… ? Je ne sais pas… je ne comprends même pas le sens de ce que j’arrive à penser…

‘Quelque chose’ tapote mon front et mon œil. Je sens l’‘eau’ rouge… le sang cesser de couler. Un petit ‘truc’ blanc… carré… doux et léger… passe devant mes yeux, sans parvenir à se fixer dessus… ça picote… mon front… mon front me pique un peu quand le ‘truc’ appuie dessus… qu’est-ce que c’est… ? Huh… je ne sais pas… c’est le ‘blanc’ qui tient le ‘truc’… tiens, je le remarque peut-être que maintenant, vu qu’il est un peu plus proche, mais sa ‘couleur’ est plus ‘terne’ que le ‘blanc lumineux’ de cette autre personne… mon esprit ne tilte qu’au bout d’un petit temps, et je me recule précipitamment en poussant un cri paniqué, les bras tendus devant moi. Mais le mouvement brusque ‘heurte’ mon mal de tête, et je me reprends la tête entre les mains, marmonnant :


« Ma tête… dormir… ‘passera mieux… »

Et… je me laisse tomber doucement sur le côté contre le sol, recroquevillé, les yeux fermés. Ouais sauf que… difficile de dormir avec ce fort mal de tête, en fait… je rouvre lentement les yeux pour constater que le ‘blanc’ n’a pas bougé. Puisant dans les faibles restes de ma concentration, je parviens à faire léviter mes outils et la petite caméra jusqu’à moi, et les rassemble en un petit tas. Avant de reporter mon attention sur l’étrange garçon. Quand bien même il n’est pas ‘lui’, ça ne me dit pas vraiment qui il est… ah… ce n’est pas ce que j’ai songé tout à l’heure… ? De lui demander… ? Il ne sait pas qui je suis non plus, sinon il n’aurait certainement pas aidé le ‘monstre’ que je suis…


« Qui… es-tu… ? »


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Les organiques sont des êtres très, très étranges. Ils ne sont pas ‘logiques’ et ne semblent pas suivre le ‘pattern répétitif’ qui anime l’existence de nous autres, êtres de synthèse. Depuis l’instant où ‘le créateur’ m’a activé jusqu’au jour où il s’est arrêté, mes journées se sont toujours rythmées de la même manière. S’éveiller, se lever, se préparer, entretenir mon ‘moteur’ et mes engrenages, réaliser les tâches demandées par le créateur, puis aller s’endormir pour tout recommencer le lendemain. Une existence réglée comme une horloge, parfaitement rythmée et chronométrée à la seconde près. Les jours n’ont cessé de se ressembler durant sept années, jusqu’au temps où ‘le créateur’ s’est ‘arrêté’ pour ne plus jamais se ‘réveiller’. C’était mon quotidien. Celui d’une machine supposée parfaite qui ne cesse de dévier de sa trajectoire. J’ai beau être défectueux, je suis toujours le ‘chemin’ que me tracent mes ‘lois’. Mais contrairement à moi, les humains ne suivent jamais de ‘chemin chronométré’. Chaque jour, chaque nuit, chaque instant, ils peuvent décider pour eux-mêmes de ce qu’ils font et feront, de ce qu’ils pensent, sans jamais véritablement planifier à l’avance. C’est... étrange -oui, c’est le mot que je cherchais- et me donne l’impression que chacun de ces organiques est différent d’un autre. Difficile pour moi de comprendre un tel concept, il est totalement opposé au but des machines qu’ils inventent. Alors qu’ils nous demandent toujours la même tâche, qu’elle soit réalisée de la manière la plus parfaite, eux ne font jamais deux fois la même chose.

Ce doit être ‘lourd’ pour eux de devoir penser à tout ça, de devoir prendre toutes ces ‘décisions’. ‘Le créateur’ disait que les organiques ne possèdent pas de ‘lois’, ni de ‘protocoles’ à suivre et qu’ils sont « malheureusement libres de faire ce qu’ils veulent, et surtout se blesser entre eux. ». ‘Le créateur’ pense qu’il s’agit d’un défaut de conception de leur espèce, qu’il est mal de se blesser et de blesser l’autre. C’est pour cette raison qu’il m’a créé ainsi, non-violent. Moi, cette capacité à décider pour soi, c’est ce que j’appelle « l’esprit humain », ce qui me fait et me fera toujours défaut. Je ressemble physiquement aux organiques, je n’en suis pas moins une machine. Je ne prends pas de décision, j’exécute la volonté des autres. J’anticipe leur souhait, réponds aux demandes. Je ne suis satisfait que lorsque je réussis ma tâche. J’obéis et remplis par ce biais ma fonction, celle de venir en aide aux humains. Je leur ‘ressemble’, mais ne pourrais jamais être ‘comme eux’. Il est trop compliqué d’’être humain’ et de ne pas avoir de ‘lois’ qui rappelle sans arrêt ce qui doit être fait. Pourtant, les organiques ne semblent pas ‘mécontents’ d’avoir un ‘esprit humain’. Il leur permet de faire ce dont je suis incapable. Ils peuvent ‘créer’. Ils peuvent ‘imaginer’. Ils peuvent ‘rire’. Ils peuvent ‘ressentir’. Ils peuvent ‘choisir’. Ils peuvent ‘réparer’. C’est ce qu’ils font sans cesse, comme avec cette caméra, ou le ‘créateur’ avec moi. C’est ce que cet humain faisait, avant d’entrer en collision avec le ‘mobilier urbain’.

Le ‘pourquoi’ de cet accident, je ne parviens pas à l’expliquer. Il s’est heurté à un objet parfaitement fixe alors qu’il n’a ni problème de vision, ni problème de perception. Mais, ce n’est pas ça qui m’obsède à l’instant. Ce qui retient mon attention est ce liquide rouge qui s’échappe lentement d’une plaie située sur le front de l’organique. Il s’agit de ‘sang’. Le ‘sang’ est le ‘fluide vital’ des organiques. Il doit rester à l’intérieur de leur corps et ne doit pas entrer en contact avec des zones sensibles comme ‘les yeux’. Or, le sang de cet organique s’échappe et ‘blesse’ son œil. Il est blessé. Il est blessé. Mon protocole s’allume et tonne dans mon module cérébral. Je dois aider cet organique. Il est blessé. Je le préviens donc comme il se doit avant de m’avancer. Je dois faire doucement. Doucement. Ne pas le blesser plus qu’il n’est. Je dois tenir ma ‘force’, même si aucun de mes capteurs ne parvient à me décrire quel pourcentage de ‘force’ j’emploie. Lentement, j’approche le carré de serviette blanche offert par la ‘Patronne’ de la plaie de l’organique. Je dois empêcher le ‘sang’ de sortir de la plaie. L’humain reste stoïque. Il doit avoir très ‘mal à la tête’ étant donné qu’il se la tient avec ses deux mains. Je dois faire cesser sa ‘douleur’. Je ne peux pas le laisser seul avec sa ‘douleur’. Je dois aider les humains, c’est ma fonction. C’est pour remplir ma fonction que j’ai été créé. Je dois remplir ma fonction.

Soudain, l’humain recule et crie. Il lève ses bras et se défend. Je me fige sur place, et tente de comprendre la situation. Analyse.... Analyse... Je ne comprends pas. Que se passe-t-il ? Pourquoi crie-t-il ? Qu’est-ce que qui se passe ? Ai-je fait quelque chose de ‘mal’ ? Ai-je aggravé sa blessure ? A-t-il plus ‘mal’ qu’avant ? Je ne comprends pas. Je...j’ai juste voulu stopper le ‘sang’ et l’empêcher de sortir de sa plaie. Je n’ai pas appuyé si fort...si ? Ai-je appuyé trop fort ? Lui ai-je fais mal à cause de ma ‘force’ ? Est-ce pour ça qu’il a crié ? Est-ce pour cela qu’il s’est reculé ? Je lui ai fait mal ? Je ne voulais pas ! Je ne peux pas faire de ‘mal’ aux humains ! C’est contre mes ‘lois’, c’est contre mes ‘protocoles’. Je ne peux pas faire de ‘mal’ aux humains ! A nouveau, l’humain se tient la tête à l’aide ses mains. Il a ‘mal’. Il a toujours ‘mal à la tête’. Il est blessé...Je l’ai blessé ? Je dois savoir. Même s’il s’est reculé, je dois savoir. Son ‘bien-être’ et sa ‘santé’ passe en priorité absolue. Je plisse le regard et zoome sur son visage. Il montre les signes de ‘douleur’. Je scrute alors sa plaie... L’ai-je aggravé ? Analyse de l’image.... Analyse...Non. Non, sa plaie n’est plus importante qu’avant. L’écoulement de sang semble même s’être stoppé pour le moment. Mais l’humain a toujours ‘mal’... A-t-il ‘mal’ à l’intérieur de sa tête ? Je me ‘déconnecte’ de la réalité pour analyser la situation. Analyse de la situation. Il ne peut pas s’être sévèrement endommagé l’intérieur de la tête avec cet accident. Il aurait eu d’autres signes extérieurs. Signes extérieurs manquant : déséquilibre, incohérence, vomissement, perte de connaissance, coma. Tous ces signes sont manquant. Probabilité de blessure sévère interne suite à la collision... calcul du pourcentage... trop faible pour être déterminé. La ‘cause’ est ailleurs. Je ne peux pas déterminer la ‘cause’ de sa douleur. Je dois pourtant lui venir en aide... Un murmure me raccroche à la réalité. L’humain parle, je reporte mon attention sur lui. Peut-il dire ce qu’il a ?.... « Dormir » ? « Passera mieux » ? Ces mots n’ont pas de suite logique. Il manque des morceaux de phrases. Utilisation de l’algorithme de complétion de la phrase... Phrase complétée, modifiée et intelligible : « Ma tête me fait mal. Dormir fera mieux passer la douleur ». Je n’ai pas la ‘cause’ de sa douleur, mais il m’a indiqué comment le soigner. Pour cela, il doit ‘dormir’. D’ailleurs... Il s’allonge sur le sol et ferme les yeux. A-t-il l’habitude d’avoir ‘mal à la tête’ ? Je ne peux pas le laisser dormir sur le sol en pleine rue. Les humains ont besoin d’un environnement calme et relativement à l’écart pour s’endormir. Il ne peut pas rester dormir en pleine rue. Un danger peut survenir la nuit. Je ne peux pas le laisser ici. Il rouvre les yeux. A-t-il compris qu’il ne peut pas rester ici ? Il me regarde. Mécaniquement, j’emploie une expression ‘inquiète’. C’est celle qui convient pour cette situation. Je ne sais toujours pas ce qu’il a, juste comme le ‘soigner’. Il articule une phrase complète cette fois-ci, une question. C’est une demande directe, je dois y répondre. Je dois obéir aux humains.

Je relève alors ma main et allume le bout de mon index d’une lueur rose et brillante. Le ‘créateur’ m’a doté de fonctions bien pratiques, et celle qui me permet de créer de la lumière avec mes mains l’est particulièrement. Le ‘créateur’ dit que je ne dois pas l’utiliser pour de actes ‘puéril’ et ‘sans importance’... mais s’il m’a doté de cette fonction, c’est qu’elle n’est pas ‘mal’. C’est ‘bien’ de l’utiliser, même si elle draine mon énergie. Lentement, du bout du doigt, je trace les lettres de mon ‘nom de produit’. M-A-R-S-H-A-L-L. A l’envers pour moi, à l’endroit pour l’humain, parfaitement droites et parfaitement tracée. Les lettres de lumière rose restent en suspension. Le ‘créateur’ m’a aussi donné ce ‘nom’ pour que je puisse être appelé plus facilement mais aussi pour pouvoir être répertorié dans son carnet d’invention.

« Je suis Marshall, un ‘être synthétique’. Ma fonction est d’aider et de servir les humains. » Le ‘créateur’ m’a appris à me présenter aux humains de la sorte. Pour qu’ils sachent qu’ils peuvent et doivent me donner des ordres pour que je puisse fonctionner. Je suis à leur service. Puisqu’il convient de l’être lors des présentations, j’adopte un visage souriant. « Enchanté de vous rencontrer, humain. »

Maintenant que j’ai répondu à son ordre, je peux à nouveau me préoccuper de son état. Rester allonger ici de la sorte de l’aidera pas à ‘dormir’ et donc pas ‘aller mieux’. Si je pouvais au moins l’emmerder dans un endroit plus approprié pour lui... mais il y a si peu d’humains qui habitent près de la maison du ‘créateur’. Il y a surtout des usines et bâtiments désaffectés. Je ne peux pas le laisser dans les usines désaffectées, je ne peux pas le laisser seul. Je dois rester avec lui, parce qu’il a besoin d’aide. Oh, c’est ça ! Je peux l’emmener à la maison du ‘créateur’. Il pourra y ‘dormir’ et s’y ‘soigner’. En plus, je pourrai très facilement veiller sur lui ! C’est pour son ‘bien’.

« Vous ne pouvez pas ‘dormir’ ici, c’est dangereux et inconfortable. » Je me relève alors, me penche au-dessus de l’humain et saisit son bras pour l’aider à se relever. Enfin, pour le relever plutôt. D’abord assis, puis debout. J’essaie de ne pas trop le brusquer et surtout de ne pas le heurter, même s’il reste difficile pour moi de jauger ma ‘force’. « Veuillez m’excuser. Puis-je vous emmener dans un endroit plus approprié pour que vous puissiez vous ‘soigner’ ? Je ne peux pas vous laisser ‘dormir’ sur le trottoir. »

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Ma tête me fait mal… je veux dormir… je dois dormir. Dormir et ne plus utiliser ce pouvoir de ‘malheur’, c’est la solution miracle pour atténuer mes maux de tête quasiment constants… mais comment dormir, ou même se reposer, quand la douleur est si forte, si retentissante dans l’entièreté de ma tête, au point que je ne puisse pas fermer l’œil… ? Je ne sais pas, ça fait si mal… je ne comprends pas… mon ‘père’ qui possède le même don que moi ne semble pas avoir ce genre d’énormes maux de tête… je crois qu’il est plus consciencieux aussi… il doit connaître ses limites… je ne connais pas les miennes car je n’ai aucun intérêt pour cette capacité de ‘malheur’ dont j’ai héritée… je n’en veux pas, je n’en veux plus… j’aimerais tant m’en débarrasser… mon ‘père’ ne sait pas comment faire… il m’a proposé de ne plus m’en servir… j’ai essayé, en vain… je finis toujours par l’utiliser inconsciemment, involontairement…

Et une fois de plus, alors que j’ai largement dépassé mes limites, je trouve le moyen de m’en servir encore. Encore une petite fois pour rassembler mes affaires éparpillées… ce qui relance violemment mon mal de tête. Au moins, tout est là, près de moi… je peux peut-être réussir à dormir en paix, maintenant… ? Je referme les yeux. Juste quelques instants, priant pour que le sommeil m’emporte. Rien à faire. Je rouvre les yeux, au même moment que des lettres luminescentes se dessinent devant moi. Je détourne le regard pour fixer un point dans l’obscurité naissante entre deux bâtiments, plus la nuit tombe. Des lumières pareilles… ce n’est pas vraiment la meilleure idée qui soit pour apaiser un mal de tête… … … des lettres écrites avec de la lumière… ça a le mérite d’être original, je suppose… je tourne à nouveau la tête vers les lettres majuscules formant désormais le mot « MARSHALL »… pourtant, je ne comprends pas cette impression de déjà-vu qui me bouleverse l’esprit…

Finalement, le ‘blanc’ entame une sorte de monologue de présentation, tandis que je reste plus ou moins captivé par le mot lumineux, écoutant néanmoins d’une oreille un peu distraite, vraiment plus préoccupé par les lettres. Mot qui s’avère être le prénom du garçon aux cheveux noirs. Je plisse un instant le regard, toujours concentré – eh bien, autant que possible, en tout cas – sur l’écriture lumineuse. Un terme surgit alors dans ma tête : ‘néon’. D’où vient-il ? Comment je connais ce terme ? Où l’ai-je déjà entendu ? Que signifie-t-il ? Une série de questions accompagnant le terme s’enchaîne immédiatement. Et je me force à quitter les lettres pour reporter mon attention sur le ‘blanc’. Alors qu’il m’adresse un sourire, je ne peux y répondre que par une grimace, symbolisant encore et toujours la douleur causée par mon mal de tête, mais également mon… ‘dégoût’ face à ses propos. Un ‘être synthétique’ – qui ne peut vraisemblablement pas en être un – qui a pour but d’aider et de nous servir… nous autres, les ‘êtres vivants’…

Quelque part en moi, je peux comme ‘entendre’ mon âme de mécanicien hurler sa colère envers celui qui a créé ce ‘blanc’. Quoi ? Pourquoi les robots devraient nous servir ? Pourquoi ? Eux aussi devraient avoir le droit de décider, de prendre leurs propres décisions. Mais… je n’ai pas la force de m’énerver… alors, je me contente d’un soupir agacé, me repliant un peu plus en boule sur le trottoir. Je veux dormir… dormir… il ne commence pas à faire froid… ? Où est-ce juste mon imagination… ? Où est-ce juste mon mal de tête qui me donne cette fausse sensation de fraîcheur… ? Je ne sais pas… le ‘froid’ n’est pas trop mauvais pour le moment… je n’arrive toujours pas à dormir. Le ‘marteau’ frappe si violemment contre mes tempes… ça fait terriblement mal… je veux que ça s’arrête… j’essaye de me masser une de mes tempes avec deux doigts… en vain… ça provoque même l’effet inverse… j’ai mal, j’ai mal…

Entre deux plaintes mentales, la voix métallique du ‘blanc’ – vraiment décidé à rester ici, il faut croire – me parvient assez lointainement à nouveau. Je crois qu’il dit que je ne peux pas rester ici… je ne comprends pas pourquoi… je suis bien là, moi… c’est plutôt calme, dans cette… rue… ? Eh bien, si on met de côté le ‘lampadaire’, c’est plutôt bien… mais je préfèrerais rentrer chez moi aussi… je ne sais pas où est mon chez-moi… je pense que mes parents doivent s’inquiéter… je sens alors qu’on me tire… qu’on me force à me relever… je croise le regard de l’étrange ‘garçon’, semblant lui demander pourquoi il fait ça, pourquoi il se démène autant pour le ‘monstre’ que je suis… je ne sais pas s’il a compris, mais j’obtiens une réponse… pas tout à fait ce que j’attendais… pas du tout même… une question… non, dans le ‘langage’ de ce ‘garçon’, ça serait plutôt… une ‘demande d’autorisation’… ? Dans tous les cas, ce n’est pas vraiment une réponse…

Désormais debout, un peu contre ma volonté, je m’appuie légèrement sur l’‘adolescent’. Juste légèrement pour ne pas lui faire mal. Juste légèrement afin de me stabiliser. Mon dieu. J’ai l’impression que l’Île tangue encore plus, maintenant que je suis debout, huh… malgré tout, j’acquiesce un peu de la tête. J’espère juste que ce n’est pas trop loin, je ne sais pas jusqu’où je vais pouvoir aller comme ça… cependant, au milieu de tout ça, au milieu du brouillard enveloppant mon esprit, une phrase claire et nette, simple et courte, logique et illogique se forme : ‘Je peux lui faire confiance.’ Pour quelle raison, je ne sais pas… peut-être parce qu’il arbore la couleur ‘blanche’ ? Comme ‘lui’ ? Je ne sais pas… mais je pense vraiment que je peux lui faire confiance… alors je vais le suivre, pour le moment… est-ce pour ça aussi que j’arrive à le toucher sans faire une crise de panique… ?


« Lian… mon nom… »

Que je souffle à voix basse à l’intention du dénommé ‘Marshall’, tandis que je le suis tant bien que mal, titubant un peu à chaque pas, vers une destination qui m’est inconnue. Ça non plus, je ne peux pas l’expliquer… pourquoi je donne mon nom… je ne le fais jamais, habituellement… d’habitude, je donne juste mon surnom ‘le monstre’ parce que… c’est ce que les gens de l’école attendent que je donne, non… ? Je suppose que c’est parce que je ne l’ai jamais vu à l’école… et peut-être que mon mal de tête joue aussi sur mes décisions…


« … excuse-moi… de te déranger… où… va-t-on… ? »


 
Robots can be white ? ~ [ PV : Marshall I. Lewis ]
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