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A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Dim 12 Mar - 18:47
Nuit. Les rares nuages nocturnaux se dégageaient laissant apparaître la robe lunaire de l'astre que tu observais tant de jour. Tu n'arrivais pas à trouver le sommeil. Tu n'étais fatigué. Tu avais pu chasser un peu et voici que tu étais là, perché sur ton toit, le visage au vent, tête dans les étoiles. Perdu dans ton monde intérieur. Tu appréciais la vue que tu avais d'ici. Une danse sombre, déchirée par les rayons de cet astre si lumineux. Tu avais la sensation d'observer une bille géante, si brillante, qu'elle en était presque aveuglante. Tu te sentais petit face à elle. Qu'étais-tu, dans l'immensité de ce monde ? Tu agitais la queue, marquant ton tumulte intérieur avant de soupirer longuement, décollant tes pupilles azurées de l'hypnotique ciel. Et si tu te baladais ? Tu n'avais que cela à faire.

Ton estomac s'était enfin tut et tu comptais profiter de ce moment de tranquillité pour t'offrir une balade dans les cieux. Tu étais usé du paysage urbain de l'île. Et ressentais le besoin de retourner à la nature. A ta nature. De délaisser les pensées humaines que t'avais offertes Drassyr. De te retrouver, juste pour un soir. Pour une seconde fois. L'animal semblait en accord avec cette idée. Tu passais ta langue sur tes lèvres, récupérant les dernières gouttes de sang séchées de ta chasse. Souffle soulagé. Apaisement. Tu acceptais pour la énième fois la douleur de tes ailes, laissant celles-ci éclipser l'astre de leurs plumes jais pour prendre ton envol. Silencieux, gracieux. Discret. Oublié. Tel le vent. Tu te laissais porter, fermant les yeux un court moment.

La forêt. Sur cette autre part de l'île. Tu l'aimais. Tu y allais souvent. Comme ce soir. Un petit rituel à toi. Pour faire face à ce que tu étais. Pour te faire un chemin, une voie. Qui es-tu ? Qu'es-tu ? Tant de questions qui te rongeaient. Battement d'ailes. Tu suivais de tes prunelles bleutées ces plumes qui étaient tiennes. Emportées au loin. Tout comme tu l'étais dans ce monde. Pourquoi étais-tu ici ? Pourquoi n'étais-tu pas resté en bas ? Pourquoi avais-tu vu tant de choses que tu ne comprenais guère encore ? Tu réprimais un grognement agacé à ces pensées, les repoussant d'un revers de la main. Cimes. Les ombres des conifères se dessinaient au loin, tranchant le ciel brumeux. Tu entamais ta descente, décidant de supporter la vague douleur encore un moment.

Être toi-même. Reprendre cette apparence qui a toujours été tienne. Depuis combien de temps, sans compter cette chasse ? Tu ne sais plus. Seulement, force de vol entre les branches des arbres, une habitation faisait son apparition dans ton champ de vision. D'abord étonné, tu te décidais de marquer un arrêt, observant celle-ci de loin, perplexe. Puis ta curiosité naturelle frappa encore. Et voici que tu te rapprochais, arrondissant tes prunelles. Tu n'avais jamais vu cela. Ce genre… de maison ? Était-ce une maison ? Qu'était-ce cela ? Une bâtisse, tout de beau bois, tout en longueur, avec un toit plutôt petit par rapport au premier étage. Celle-ci semblait sortir d'un autre temps. Même d'un livre. Intrigué, tu te décidais à te poser sur le toit, détaillant un peu plus cette nouvelle chose que tu ne connaissais point. Une sorte de temple ?

Fenêtre. Une fenêtre se démarquait du toit, ouverte. Ni une, ni deux, ton corps agissait pour toi et s'y glissait, plantant tes griffes dans le toit pour te suspendre, tête en bas, observant tes alentours. Temple. Cela ressemblait vraiment à un temple ! Des calligraphie, un sol tout de bois, épuré… Apaisant. Cet endroit était si apaisant pour toi. Et si nouveau. Tellement nouveau que tu en oubliais ta prise et desserrais naturellement tes doigts, pour chuter, lourdement, lâchant un grognement surpris, tes ailes se rétractant sous l'émotion. Pas froid ? Le sol n'était pas froid. Loin de là. Tu venais de chuter sur quelque chose. Ou quelqu'un. Immédiatement, tu feulais, montrant les crocs avant de te reculer en position défensive. Que faisait cette personne dans ce drôle de lieu ? Ou plutôt, que faisais-tu, toi, sur un lieu qui n'était point tien ?

Tu zieutais aussitôt, calculant un point de fuite si les choses devaient tourner autrement qu'un affrontement. Tu n'étais pas spécialement d'humeur à arracher la gorge à cet individu. Ni à discuter. Tu voulais juste explorer. Rien de plus.
Nothing ventured, nothing gained.

©endlesslove.
A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Sam 18 Mar - 22:16

 
 

 
Renaissance

 
Celui qui tue doit s'attendre à être tué un jour ou l'autre

 


 

La lumière de la lune venant se refléter dans ses yeux. Cela faisait bien longtemps que Zayd n’avait pas pris le temps d’observer le ciel étoilé. Combien de temps exactement ? Cela lui semble tellement vague, assit tranquillement dans ce bâtiment en bois. Cette bâtisse qu’il chérit depuis plusieurs années, l’endroit où il se sent en sécurité. Sa maison, sa voie. Le choix qu’il avait fait, tous ses souvenirs qui semblent alors si lointain. Un sourire vient doucement naître sur ses lèvres, alors qu’il pense encore et encore. Des souvenirs par ci, par là. Des brides éphémères qui ne cessent de nous hanter. Combien de temps cela allait-il encore durer ? Il n’en avait aucune idée. Il n’était que le témoin, celui qui observe le monde en faisant perdurer son art. L’art qu’il avait appris et qu’il souhaité maintenant transmettre à son tour. Il n’y avait rien d’autre à faire. Parce que le temps efface tout, même ceux qu’il avait connu par le passé.

Au fond de cette forêt, entre la nature et les animaux, il reste calme en écoutant les bruissements des feuilles. Il pourrait tout se passer, se faire attaquer par des animaux ou encore un ennemi. Tout. Mais pourtant il reste parfaitement serein. Presque insouciant. Beaucoup le prendrait pour un fou, c’est d’ailleurs le cas quand on apprend qu’un homme seul vit dans cette forêt. Alors quand en plus de ça on apprend qu’il a un bras en moins, forcément on commence à le prendre pour un fou. Et lui que fait-il ? Il ne fait rien pour arranger la chose. Maladroit, on peut dire qu’il est le pire de cette terre. Alors il ne fait que rire, profiter doucement du courant de la vie. La nature, les animaux, il n’a pas besoin de grand-chose. Tout le reste finira par disparaître, même ceux qui se moquent de lui. A quoi bon se rapprocher des gens dans ce cas ? Brandir ce masque infaillible, incassable. Rien de plus.

Il se redresse doucement, avant de marcher à une allure soutenue, venant ranger le boken avec lequel il s’échauffait il y a encore quelques minutes. Il était maintenant temps pour lui de se poser, rejoignant le milieu de la pièce, il s’assoit à genoux. Son regard se fait alors un peu plus sérieux. Il fait le vide dans son esprit, avant de fermer les yeux. Laissant alors les bruits alentours l’envelopper. Le bruit du vent, le bruit d’un prédateur chassant sa proie. Doucement, doucement avant d’attaquer. Tout devient clair, même plongé dans les ténèbres. Il arrive à tout distinguer. Vraiment tout. Alors… qu’est-ce qui peut bien faire du bruit sur le toit ? Même pas le temps d’y réfléchir que voilà que tout s’écroule. Plus exactement que quelque chose lui tombe sur la tête. C’est bien sa veine. Il entend des oiseaux sonner dans sa tête, avec un tel choc. Il se redresse comme il le peut, lentement, il se frotte le crâne, en râlant légèrement.

Mais que venait-il de se passer. Zayd n’en savait encore rien mais il n’avait pas l’air perturbé pour autant. Il relève les yeux, il l’entend se déplacer, il l’observe encore et encore. Cette personne qui venait de faire irruption chez lui. Un inconnu, et alors ? Zayd se rassoit calmement en tailleur sur le sol en bois. Observant une nouvelle fois l’ombre en face de lui.

« Bienvenue chez moi. »

Il affiche encore une fois ce sourire insouciant.

« Que me vaut une visite aussi tardive ? »



   
 


 


 
codage de whatsername.
A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Dim 19 Mar - 18:16
Pourquoi ? Pourquoi une telle réaction ? Tu restais sur la défensive, montrant toujours les crocs, t'arquant un peu plus. Il était bien trop serein, pour quelqu'un chez qui tu venais de faire irruption. Bien trop calme. Savait-il qu'il ne risquait rien ? Et que tu le mettais uniquement en garde ainsi ? Ou ne mesurait-il pas ? Non, il mesurait. Il dégageait quelque chose. Il était dangereux. Il savait se défendre. Ce n'était pas une simple cible, insouciante de son sort. Cet homme avait une détermination qui s'en ressentait jusqu'ici, te faisant arrondir les yeux. Tu clignais de ceux-ci, laissant peu à peu tomber ta position défensive pour t'asseoir doucement face à lui, la tête penchée. Tu le détaillais. Qu'était-il arrivé à son bras ? C'était la première chose qui te tapait à l’œil. Il semblait aussi bien plus âgé que toi physiquement.

Et aguerri. Il savait ce qu'il faisait avec toi. Tu en étais surpris, dans le fond. Qu'il ne te juge pas. Mais qu'il te jauge. Qu'il cherche à conserver la sérénité de ce lieu. Tu secouais lentement la queue, tortillant de celle-ci, montrant ainsi ton intérêt pour ce drôle d’endroit. Tu laissais tes pupilles cyans parcourir la pièce avant de retourner à cet étrange homme, qui t'adressait la parole, le sourire aux lèvres, l'air tranquille. Tu hésitais un instant, remuant de la queue avant d'ouvrir la bouche, le visage souriant.

« Cet endroit était curieux. Je n'avais jamais rien vu de tel. Je ne pensais même pas que cela puisse être habité. Alors je suis rentré car c'était ouvert. »

Pourquoi mentir ? Tu agissais à l'instinct, comme toujours. Tu te redressais, explorant la salle, découvrant divers panneaux avec des idéogrammes ainsi que plusieurs représentations à l'âme… Philosophique.

« Quel est cet endroit ? Je n'ai jamais vu d'humains ayant un habitat comme le votre. »

Tu riais, ravi de découvrir un lieu méconnu. Tu pointais du doigt les différentes représentations et idéogrammes, posant tes prunelles sur ton interlocuteur.

« Qu’est-ce que cela ? Pourquoi êtes-vous si serein ? Vous ne me fuyez pas comme les autres humains ? »

Il était curieux, cet homme. Il ne t'avait ni menacé ni mis à la porte. Il ne te craignait point. Était-il une sorte d'ermite ? Était-il humain ? Ou autre chose ? Tu ne le comprenais guère. Cet esprit qu'il dégageait. Cet esprit qu'il semblait posséder. Il semblait venir d'une autre époque, d'un autre temps. Tu en avais vécu des siècles, toi. Alors pourquoi n'avais jamais-tu croisé de personnes telles que lui ? Qui était-il ? Qu'était-il ? Tu gloussais, tout enfantin que tu étais, posant doucement ta queue sur le sol, à la texture inconnue. Tout dans cet endroit sortait de l'ordinaire.

« Qu'est-il arrivé à votre bras ? »

Trop franc. Trop curieux. Tu le trouvais si étrange et si… Intéressant. Tu voulais assurément en connaître plus sur lui, ce lieu, cet esprit qu'il avait. Un nouveau monde à explorer.
Nothing ventured, nothing gained.

©endlesslove.
A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Ven 31 Mar - 10:36

 
 

 
Renaissance

 
Celui qui tue doit s'attendre à être tué un jour ou l'autre

 




Dangereux ? Ou pas du tout. Zayd n’en savait strictement rien, il prenait un temps à détailler la personne qui venait de faire irruption dans son dojo. Une queue, des yeux bleus, cela pourrait paraître complètement fou, il aurait pu être surprit de cela et pourtant il reste calme assit au centre de la pièce. Il n’y avait rien à craindre, il était devant un enfant qui découvrait pour la première fois un endroit inconnu. Ce regard curieux, cette envie de découverte. Il n’avait pas à porter attention à son apparence, non. Ce qui est important, c’est ce qu’il dégage. Et à cet instant Zayd ne pouvait que le comparer à un enfant. Quelque chose d’insouciant mais qui est aussi imprévisible. Il aurait pu se faire attaquer, il pourrait faire le mauvais choix. Soit, il avait fait le choix d’accueillir n’importe qui dans l’antre de ses murs. Bon, mauvais. Assassins, Tueurs. Qu’importe, s’ils décident de changer en son contact. Il l’observe encore le sourire aux lèvres avant de détourner le regard, prenant attention de tout ce qui pouvait bien interpeller cet inconnu.

Il prenait un risque, quitter des yeux un adversaire peut être fatale dans un combat, mais c’était aussi une preuve de confiance. Et c’est ainsi qu’il avançait dans la vie, persuadé que tout le monde peut s’entendre. Sourire encore aux lèvres. Il trouve la situation amusante, très intéressante. C’est un divertissement qu’il n’attendait guère à cette heure de la nuit. C’était peut-être le destin qui l’avait mit sur sa route. Bêtise. Il est le seul maître de son destin, c’est maintenant à lui de voir si cette rencontre peut changer une vie ou au contraire ne pas avoir d’incident. Il lâche un petit rire aux questions du jeune homme. C’est vrai qu’il n’y avait que lui pour habiter cette forêt. Il était seul enfoui dans la nature et c’est cela qui était reposant. Il peut  ainsi méditer sans aucun problème et c’est le lieu idéal pour s’entraîner sans le brouhaha de cette ville incessante. Il décide alors de se relever sur ses jambes, reposant ses yeux sur la silhouette.

« C’est ce que l’on appelle un Dojo. C’est l’endroit où je m’entraîne et j’enseigne. Mais c’est aussi l’endroit où je vis. C’est tellement plus agréable de vivre en forêt. »

Mais comme il fallait s’en douter d’un enfant curieux, les questions s’enchainèrent. Il voulait  savoir encore et encore. Et Zayd ne pouvait pas le priver de ce savoir. Mais il n’allait pas lui donner sans avoir en échange. C’est ainsi que fonctionne la vie, un échange équivalent entre des personnes. Surtout quand la question se centre alors sur son bras perdu. Zayd reste un moment à le contempler le sourire aux lèvres avant de se déplacer dans la pièce. Il ne répond pas, il reste muet se déplaçant jusqu’à la terrasse d’où il observait les étoiles quelques minutes plus tôt. Il s’assoit calmement avant de lui faire signe de s’approcher.

« Il est bien impoli de poser autant de questions sans même se présenter. »

Il marque une pause, lui adressant un petit sourire.

« Je te dirai tout ce que tu veux savoir, mais si tu poses une question cela veut dire que je peux faire de même. C’est donc à mon tour. »

Il n’avait pas à craindre de lui, voulant ainsi lever une quelconque crainte. Il lui avait attribué de la confiance, il était temps de voir si cela allait fonctionner.

« Quel est ton nom ? »

 
 


 


 
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A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Ven 31 Mar - 17:29
Dojo ? Enseignement, entraînement… ? Tu penchais la tête, de plus en plus curieux, écoutant chacun de ses mots. Il avait esquivé habilement certaines questions. Ah, tu y reviendrais plus tard. Tu avais tout ton temps et lui aussi visiblement. Tu peinais encore à concevoir qu'un homme puisse t'accueillir de la sorte chez lui, sans sourciller. Dojo… Quel drôle de mot. Tu ne le connaissait point. Tu observais le lieu et la sérénité qu'il dégageait tout comme cet homme la dégageait. Tu te sentais étrangement sécurisé ici. Loin de tout. Coupé de tout. Était-ce ce calme qu'il avait recherché en venant vivre ici ? Il souriait, riait à tes questions, à ton attitude. Rien de méprisant. Rien qui ne juge. Un simple rire, bardé de toutes mauvais intentions. Un homme en paix avec soi-même. C'était ce qui te faisait face. C'était quelque chose qu'il te renvoyait. Tu conservais toi aussi ton sourire curieux et gamin, le suivant lorsqu'il t'invitait à venir s'asseoir à ses côtés sur une terrasse. Immédiatement ton regard azuré partait pour le ciel, lorgnant les étoiles. Apaisant, si apaisant. Tu n'avais pas envie de partir d'ici, n'est-ce-pas ?

« Vrål, c'est mon prénom. Et vous ? »

Lâchais-tu automatiquement, ayant écouté ses mots bien qu'absorbé par les astres qui se jouait de toi dans le ciel. Tu agitais doucement la queue, peinant à retrouver ton interlocuteur des yeux.

« Qu'est-ce qu'un Dojo… ? Et quelles choses y enseignez-vous… ? Je n'ai jamais entendu parler de cela. »

Tu riais, amusé, doux, abandonnant les étoiles pour revenir à lui, tout sourire.

« Je répondrais du mieux que je puisse à vos interrogations, si telle est la règle ici ! Drôle de règle par ailleurs... »

Tu gonflais les joues, perplexe. Était-il humain ? Son monde de vie, fonctionnement… Était si différent de ceux que tu croisais habituellement.

« Vous êtes un drôle d'humain… C'est amusant ! »

Un autre gloussement, plus innocent, alors que tu ramenais tes mains au creux de tes jambes, en tailleurs. Tu étais pendu à ses mots. Toi et ta curiosité...
Nothing ventured, nothing gained.

©endlesslove.
A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Ven 14 Avr - 17:27



Renaissance

Celui qui tue doit s'attendre à être tué un jour ou l'autre





Une sorte d’avancée vers l’inconnu. Encore une fois Zayd tend le bras qu’il lui reste vers un inconnu. N’importe qui le prendrait pour une personne sans cervelle, pas assez méfiante. Mais une rivière calme ne veut pas dire qu’elle ne deviendra jamais un tsunami. Il ne faut pas voir les choses négativement, c’est comme cela qu’il avait décidé de faire. Depuis tant d’années maintenant… Il n’avait qu’une envie c’est de pouvoir continuer sa voie, observer le monde qui l’entoure, voir comment les choses vont se dérouler. Après tout il aurait dû être mort il y a bien longtemps, alors pourquoi devrait-il intervenir. Juste le témoin. Rien de plus. Mais cette personne l’intrigué, cet aspect curieux, craintif. Comment pouvoir résister à ce vice qui est la curiosité ? C’est bien compliquer quand on vient frapper à sa porte en pleine nuit. Mais il sourit simplement, attendant sa réaction et agréablement surprit de voir que l’individu vient dans son sens. Il l’observe s’installer avant de hausser les sourcils. A peine avait-il pu répondre à sa question que de nouvelles venaient de nouveaux faire surface. Enfantin, bien trop curieux. Il venait de comprendre que respecter la règle n’était pas des plus facile pour le nouveau venu. Il laisse alors un petit rire s’échapper d’entre ses lèvres.

« Tu peux m’appeler Zayd. »

Par la suite il reste un moment silencieux, observant simplement le ciel au dessus de leur tête. Il garde pendant un moment le silence, quelques minutes tout au plus. Lui aussi avait bien des questions à poser après tout et c’était à son tour.

« Tu es bien trop pressé. Tu respires bien la jeunesse. » Un nouveau rire enthousiaste sort de sa gorge alors qu’il repose par la suite les yeux sur lui. « Mais comme le dit la règle c’est donc à mon tour. Que fait un jeune homme comme toi en pleine nuit dans la forêt ? »

Il croise alors les bras sur son buste à l’intérieur de son kimono, restant comme cela, droit. C’est vrai que c’était une drôle de règle, il venait d’ailleurs de l’inventer. Après tout c’est bien plus marrant comme cela, un échange équivalent pour un meilleur rendu. On ne peut pas recevoir sans donner en retour, cela déséquilibrerait alors la balance. L’équilibre est important. Dans sa vie tout doit être d’un équilibre parfait, tout comme son esprit qui ne doit jamais basculer.

« Drôle d’humain certes, mais cela à l’air de te plaire vu que tu es encore là. »

Encore un sourire chaleureux. Alors que le petit jeu vient juste de commencer.





codage de whatsername.
A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Dim 16 Avr - 14:43
Zayd… S’il ne l’avait pas prononcé, tu aurais penché pour la lettre Z. Et ton esprit, détendu qu’il était, s’imaginait dès lors tout un tas de choses à propos de cet homme répondant à la lettre Z. Z comme un nom de code ? Comme un agent secret ? Tu partais, encore. Tu soufflais longuement, la queue dansante, attendant patiemment tes réponses. Pour ne pas les avoir. Tu gonflais les joues, dépité, te faisant une raison. Ce dialogue allait affreusement durer et tu aurais difficilement tes réponses dans la minute. Seulement, ta curiosité, bien trop prenante faisait que tu acceptais de jouer à son étrange jeu. Tu étais un joueur, après tout. Et puis… L’endroit ne te déplaisait pas. Cette sensation d’être en retrait de la civilisation te faisait grand bien.

Toi, être qui se forçait à être civilisé. Trop pressé ? Respirer la jeunesse ? Tu arrondissais les yeux avant de subitement rire, manquant de t’étouffer. S’il savait. S’il savait ! Tu devais bien avoir… Dix fois son âge ? Et encore ? Tu ne savais même plus combien de siècles te collaient à l’arrière train. Beaucoup trop, tu avais cessé de compter. Tu inspirais longuement, hochant la tête pour vaguement t’excuser ans pour autant en dire plus. Tu penches doucement la tête à sa question, ta queue marquant une pause dans sa folle danse.

« Huuum… Je m’ennuyais. Je n’aime pas le bruit de la ville, ni la civilisation. Un retour à la nature s’imposait ! Et puis j’avais faim, il fallait que je chasse ! »

Tu pouffais de rire, ne te cachant nullement. Après tout, qu’est-ce qui indiquait sur ton front que ton régime était basé sur l’Homme lui-même ? Rien, nullement. Beaucoup se demandaient ce que tu étais. Un dérivé ? Un hybride ? Un terrien ? Et cela te faisait doucement rire. Tu ne savais guère ce que tu étais. Alors pour leur répondre, c’était coton.

« Pressé, je ne sais guère ! Si je l’étais, je crois que je vous aurais déjà agressé pour avoir mes réponses. Ce n’est pas ma faute si votre chez-vous sort de l’ordinaire ! »

Tu haussais les épaules, un ton amusé.

« Vous êtes intriguant. Vous n’êtes pas comme les autres êtres humains. Votre façon d’être, ce lieu… Je suis un curieux et des êtres comme vous, je n’en avais pas croisé depuis un paquet d’années ! »

Tu souriais, enfantin, tes pupilles azurées ne lâchant guère ton interlocuteur.

« A mon tour ! Alors, c’est quoi cet endroit ? »
Nothing ventured, nothing gained.

©endlesslove.
A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Mer 19 Avr - 14:22
renaissance
Vral x Zayd

Poser sa question puis attendre sa réponse, aussi simple que ça. Comme un jeu qui venait de s’instaurer pour voir qui craquerait le premier. Le premier qui ne voudra pas répondre, celui qui gardera alors le silence devant une dite question. Commencer doucement pour par la suite s’aventurer dans des endroits plus dangereux. Une partie de l’esprit où l’homme ne veut plus aller. Ne veut plus y penser. Zayd savait parfaitement où était sa limite dans ce genre de petit jeu, simplement répondre à la question tout en restant le plus distant possible, ne jamais révéler de choses sur sa vie personnelle, sur sa vie passée. Non, rien. Parce qu’il ne veut pas y penser, parce que les souvenirs sont bien trop précieux. Trop précieux dans son cas. Un petit homme se baladant la nuit dans la forêt, cela n’avait rien de commun. Surtout au vu de son apparence, il était certain que celui qui avait pénétré dans cette demeure avait aussi un très lourd passé. Il est seul, solitaire. Sans personne.

En tout cas ces dire l’intrigue, quand il parle de chasser, de se nourrir mais avant tout du fait qu’il l’intrigue. Un pauvre handicapé dans une forêt tenant un dojo, est-ce si épatant que cela ? Ou même étrange ? Cette nature curieuse, sauvage, comme un petit animal qui essaie de voir s’il peut prendre confiance ou pas. En tout cas si il y avait bien une chose qu’il avait remarqué, c’était que ce jeune homme était bien bavard. Cela pas pour lui déplaire bien sûr, mais c’était rare de parler aussi franchement à une personne que l’on vient à peine de rencontrer. Il lance un petit rire.

« Il ne me semble pas être différent des autres pourtant, tout ce qui change c’est le bras que j’ai en moins. »

Il marque une pause, se moquant lui-même de sa situation. Il n’était pas grand-chose, rien qu’une ombre dans l’horizon qui observe ce qu’il se passe. Rien de rien. Alors dire qu’il était différent, c’était sûrement en partie vrai, il n’était pas comme tous ces gens s’amusant dans ville. Qui dort sur un lit ou encore sort le soir dans les bars. Certes. Mais différent à quel point ?
C’est alors qu’il se fait plus mystérieux, plus sombre. Il se redresse, venant désigner la grande pièce qui se dressait derrière.

« C’est mon lieu de vie, mais aussi mon lieu d’enseignement et d’entraînement. C’est un dojo, l’endroit où le kenjustsu peut perdurer. Un art ancien presque oublié. »

Il lui jette un petit regard, avant de souffler légèrement reprenant sa place après sa petite démonstration.

« Tu ne sais pas ce qu’est le kendo j’imagine ? »

© ASHLING DE LIBRE GRAPH'


A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Jeu 20 Avr - 20:42
Tu le savais, que tu l’intriguais. Que ta curiosité soulevait des questions. Tu le savais, que ce petit jeu prendrait fin quand les questions toucheront vos vécus. Malgré son sourire, son attitude, cet esprit, tu le sentais. Cela était criant de vérité. Il ne parlerait pas de lui-même. Tout comme tu ne parlerais jamais de toi. Ta vie ne regarde que toi. Ton vécu, tes pensées, ne sont que tiennes. Tu n’aimes pas les étaler. Tu sélectionnes avec soin ce que tu laisses transparaître. Dires, mots, tout est ce que tu veux que ce soit pour ta propre personne. Tel ce caméléon que tu es, tu prends la forme la plus adaptée pour ton interlocuteur. Tu conservais ce sourire enfantin, écoutant son rire puis ses mots. Tu observes sa gestuelle, celle-ci parlant pour lui. Pourquoi était-il si dérisoire de sa propre situation ? Te trouvait-il étrange à faire une fixation sur sa personne ?

Tu laissais tes pupilles céruléennes parcourir la pièce. Sa maison ? Elle était rudement géniale sa maison, pensais-tu aussitôt, réprimant une sorte de ronronnement ravi, l’air béat au visage. Tu aimerais bien avoir un tel lieu de vie, non ? Loin de tout, en phase avec toi-même. Toi-même… Tu agitais soudainement la queue, surpris. Kenjutsu… Kendo… Tu penchais doucement la tête, pensif. Tu avais croisé des hommes qui en avait vaguement parlé. Tu avais entendu des informations à propos de cela, bien vagues…

« Huuum… Bras ou pas bras, votre esprit est différent, je vous le jure. Et c’est pour cela que je reste. Vous n’êtes pas aussi plats que tous ces autres humains. »

Tu riais, enfantin, détendant tes bras derrière ta personne, le regard rivé au plafond.

« C’est un bien belle maison… Je me demande si je pourrais posséder la même un jour ! »

Un second rire, plus cristallin et railleur. Pour toi-même. Tu parlais comme un enfant. Tu aimais te faire passer pour ce que tu n’étais point.

« C’est un art du sabre, n’est-ce-pas ? J’en ai vaguement entendu parlé, il y a deçà quelques années. Seulement, les hommes qui pouvaient tant m’en dire sur cela sont morts ! »

Un sourire plus fin prenait place sur tes lèvres, laissant planer le doute et les spéculations. Tu te comprenais très bien, toi.

« Alors, oui et non ! Je suis sûr que c’est un art du sabre, mais rien de plus ! Pourrez-vous m’en dire plus ? »
Nothing ventured, nothing gained.

©endlesslove.
A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Mar 25 Avr - 21:49
renaissance
Vral x Zayd

Assit calmement en bord de cette terrasse. Il ne peut savoir vraiment à qui il a affaire, mais discuter avec ce jeune homme lui faisait le plus grand bien. Il faut dire que depuis bien des années il était seul, il avait fait de lui-même ce choix. Il enseignait bien de temps en temps son art, mais avec le temps cela se faisait de plus en plus rare. Cela peut paraître un peu triste, même s’il ne veut pas avoir d’impact dans la vie des gens, il ne veut tout de même pas disparaître de cette Terre. Non. Parce que s’il avait dû disparaître cela se serait passé ce jour-là. Mais il est encore là, oui comme une ombre. Comme une sorte de châtiment ? Parfois ça lui arrive de ce le demander, est-ce qu’il y a un but précis à son existence bien trop longue ? Il ne le saura sûrement jamais. Mais actuellement devant ce jeune homme il était quelqu’un de spécial, de particulier, qu’il n’avait jamais croisé. Avait-il senti qu’il n’était pas vraiment humain, ou bien qu’il n’était que l’image d’un mort ? Zayd n’est pas du genre à se poser trop de question, non. Il n’y a pas besoin de tout ça, le doute, la crainte, il n’a pas besoin de ça. Simplement de se sentir bien, discuter. Puis quand le mot plat sort de sa bouche, il ne peut s’empêcher d’imaginer un homme aplatit comme une crêpe sur le sol. C’était assez tordant pour le faire rire à pleins poumons. C’était tellement hilarant et sans sens. Mais il ne put se retenir.

On pouvait effectivement dire qu’ils étaient en train de se fendre la poire tous les deux. En même temps. Tout cela en étant assis calmement en bord de cette maison. On pourrait croire qu’ils se connaissaient depuis pas mal de temps. Mais non, juste quelques minutes et les voilà en train de rigoler ensemble. C’est vraiment étrange n’est-ce pas ? Enfin Zayd ne trouve pas vraiment, il a tellement l’habitude de sympathiser de la sorte. Quand bien entendu des gens lui rendent visite. Cela aurait pu durer un temps indéterminé, vraiment, il se voyait bien continuer à rire encore et encore. Mais voilà, le jeune intrus avait décidé de répondre à sa question ce qui pour ainsi dire était complètement normal. Mais sur le coup, il ne put que se stopper. Il reste alors pendu à ses lèvres attendant la suite. Un art du sabre ? Parfaitement. La question était de savoir d’où il détenait cette information. Des gens comme lui. Toute la curiosité de Zayd fut alors en alerte. Il hausse les sourcils, relevant quelques informations un peu intrigantes. Il le regarde un moment une nouvelle fois.

« Attend un peu… Les gens étaient déjà des vieillards quand tu les as rencontré ? Où ils sont morts de maladie c’est ça ? »

Il était en train de se poser tellement de question, il essayait de mettre de l’ordre dans son esprit mais en vain, il était tellement maladroit dans ce genre de cas.

« Je ne savais pas que d’autres comme moi avaient survécu dans cette époque. »

Pensif il se lance alors dans une certaine réflexion, trouvant tout cela étrange.
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'


A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Mer 26 Avr - 21:10
Du rire à la surprise. Il était vraiment intéressant, n’est-ce-pas, Vrål ? Tu gardais ton sourire goguenard, satisfait et d’avoir capté son rire et d’avoir soulevé des questions. Tu sentais bien depuis le début que celui-ci ne voulait pas s’en poser. Tout dans son être, dans ce lieu, laissait croire que l’on devait vivre simplement, sans soucis. Sans rien. Juste un observateur, qui était ici pour être ici. Parce qu’il était cet observateur, aux coutumes si étranges, il avait ton attention. Tu te demandais ce qu’il était. A quelle « race » il appartenait. Etait-il un homme ? Un hybride ? Un être comme toi, qui venait d’en bas ? Ou ces fantômes vivants, dont l’existence faisait encore débat ? Tu te perdais dans tes pensées, ponctuant celles-ci d’un battement de la queue alors que le rire de ton interlocuteur se taisait peu à peu ; laissant place à un étonnement certain.

Tu étirais un sourire fin, presque vicié, à l’entente de ses questions, perdant bien vite cet air innocent et enfantin que tu avais pu montrer jusque-là. Il t’amusait vraiment. Vraiment. Il ne respectait pas sa propre règle et en prime… N’avait pas répondu à ta question. Et toi, tu te devais de répondre ? Oh cela, non, non. Tu gloussais doucement, revenant à lui, noyant tes pupilles bleutées dans les siennes.

« Vous ne m’avez pas répondu, mon cher… Vous enfreignez votre propre règle que j’essaye au mieux de respecter ! »

Tu prenais une moue faussement embêtée avant de rire de manière brève ; quelque peu légère.

« Ah, leur mort… Cela vous intéresse donc autant ? Ils sont morts, voilà tout ! Où est le souci dans cela ? ~ »

Tu te moquais, étirant un sourire innocent à présent.

« Certains sont morts emportés par les poussières de l’âge… D’autres… Dire que j’y aurais contribué serait mal tourné. Alors disons qu’ils sont tout simplement mort par manque de réponses. »

Tu soupirais longuement, haussant les épaules.

« D’autres comme vous, donc ? Vous étiez une famille ? Un peuple qui se transmettait cet art ? Ou est-ce seulement une tradition ? Les seules choses qui revenaient étaient les faits que cela était une sorte… De philosophie je crois ? Et un art, oui… Comprenez que je suis assez ravi de voir quelqu’un comme vous, une fois encore ! Une personne qui pourra peut-être répondre à ces interrogations latentes de quelques siècles… »

Tu gonflais les joues, jetant ton regard dans la pièce.

« Mah ! J’ai fini par vous répondre sans même prêter attention aux règles ! Décidément, nous sommes bien maladroits ! »

Tu riais à nouveau, te perdant dans ton monde, attendant ses réponses. En espérant qu’il réponde.
Nothing ventured, nothing gained.

©endlesslove.
A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Ven 28 Avr - 21:34
renaissance
Vral x Zayd

Un jeu de questions, réponses qui avaient cessé. Ou plutôt Zayd n’avait plus réfléchit à cela. Quelque chose venait de l’interpeler, ce jeune homme venait de révéler son intérêt qui était resté longuement endormi. Et c’est bien cela qui fait qu’il perd de vue sa première règle, à quoi bon ? C’est bien égoïste de la part de Zayd, mais il est comme cela, maladroit, expressif. Il ne peut pas contrôler ce côté de sa personne. L’observateur soudain prit à son propre jeu, le jeune semblait en jubiler, un sourire encore présent sur ses lèvres, il rappela alors la règle. Effectivement il venait de l’enfreindre, il détourna alors le regard l’air de rien, il lança un petit sifflement innocent. Comment rester de marbre après de telles révélations, c’était de l’incitation à questions. Ce n’est pas de se faute voyons. Enfin c’est ce qu’il aimerait se dire, mais il le savait au plus profond que lui, que celui qui menait maintenant le jeu avait l’apparence d’un adolescent. Quelle ironie. Il lui lance un petit sourire, faisant mine de s’excuser, mais voulant quand même avoir la réponse à sa question. Parce que oui, monsieur est du genre gourmand !

« La mort est une chose bien douce. »

Ces quelques mots s’échappent d’entre ses lèvres alors qu’il reste attentif. Il était bien de rigoler un petit peu, mais quand le plus jeune continue de parler, il ne peut que rester sérieux. Il écoute attentivement. Les apparences sont parfois trompeuses, et aux dires de ce petit il en avait vécu des années sûrement plus que lui. Une révélation qui le laissa sans voix, complètement choqué. On aurait l’envie de lui remonter la machoire par pitié. Et là c’est me coup sur la tête. Zayd se laisse lourdement tomber sur le sol, observant un moment le plafond. Après quelques secondes, il se met à rire, il ne peut plus s’arrêter, en plein fou rire. Il lui faut bien quelques minutes pour s’en remettre avant de soupirer, regardant encore le plafond.

« On dirait que je me suis fait avoir… Tu es vraiment surprenant. Je me demande bien lequel de nous deux à le plus d’années sur ce pauvre monde. »

Un jeune en apparence mais qui semble plus sage que lui, plus ancien. C’est bien la dernière chose à laquelle il s’attendait mais soit. Cela n’était que plus intéressant, il ne connaissait pas grand-chose sur le kendo, il pouvait bien lui en dire plus. Après tout, il était certainement une source de savoir plus importante que lui. Malgré son apparence, c’est justement cela qui l’intrigue. Il finit par se redresser doucement. Souriant encore sous la surprise de la révélation. Il s’installe en tailleur sur le sol en bois, venant tapoter de sa seule main son genou.

« C’est un art qui se transmet de maître à élève. Je l’ai moi-même appris de l’enseignement d’un vieil homme. Nous sommes certainement tous différent. »

Il marque une pause avant de soupirer légèrement, reprenant un peu plus sérieux.

« Chacun à sa façon de vivre le kenjustsu, de le transmettre. Mais il faut garder à l’esprit que le kenjutsu reste principalement l’art de tuer. On aura beau dire tous de belles paroles, cela ne changera jamais. »

Il reste un moment pensif. Sérieux. Avant de secouer légèrement la tête.

« Enfin, je préfère voir le côté pacifique de cet art pour ma part. »
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'


A bolt from the blue [Zayd]
Invité
Sam 29 Avr - 19:24
Tu ne pus t’empêcher de tirer un sourire mauvais à ses mots. Oui, la mort état une chose bien douce. Tu en avais connu des morts. Tout un tas, toutes de manières différentes. Que de nouvelles douleurs. Et tu déconnectes. Tu oublies un court moment que tu étais en train de mourir, avant que ton corps ne te rappelle non sans prix que tu ne peux délaisser ce monde. Que tu y es condamné à vivre pour l’éternité. Peut-être mourras-tu avec lui un jour ? La Fin de ce monde. Oh, que tu aimerais la voir. L’écrire et qui sait ? La conter un jour à ceux qui viendront après ? Si l’Homme qui te faisait face était un observateur de son temps, toi tu étais un fantôme du temps. Du passé, du présent, du futur. Peu importe les années, tu serais toujours là, fidèle à toi-même, à regarder le monde évoluer. Changer. Et périr. Pour revivre à nouveau. Comme cet art. Tu restais amusé de ses phrases, l’écoutant attentivement. Un art perdu, oublié du temps et qui pourtant, aujourd’hui-même est l’héritage d’un seul homme.

Un homme qui le fait vivre de nouveau, pour un court moment. Et un jour cet art disparaîtra de nouveau. Et sera ramené par une autre personne. Un cycle qui dure. Tu l’observe chuter, réprimant un petit rire amusé. Il semblait réellement sous le choc d’apprendre en partie ton âge. Tu n’étais pas si vieux, si ? Toi-même, tu ne savais plus. Tes pupilles suivent le moindre de ses mouvements, silencieux. Un rire. Un long rire, soudain. Il semblait se fendre la poire en deux, ton interlocuteur. Tu haussais un sourcil, surpris de cette nouvelle réaction. Il finissait par soupirer lourdement, récupérant ses esprits. Décidément, il était vraiment amusant pour un humain. Ou une ombre, crois-tu ? Ces êtres qui vivent des siècles sans vieillir. Tu supposais, à ses dires.

« Ah, c’est une drôle de question, cela ! J’ai vu ce monde sur lequel nous vivons naître, si je puis dire. Je l’ai même vu monter aux cieux. Cela était fort agréable, pour l’époque. De nos jours, je crois que beaucoup de personnes qui étaient à ma place désapprouvent cet événement… ~ »

Tu riais doucement, ramenant ta queue derrière ton dos, gardant tes prunelles azurées sur ton compagnon de dialogue.

« Et je ne vois pas en quoi je suis surprenant mon cher… Je ne fais que me prêter à votre jeu. Et je trouve cela fort amusant ! »

Tu retrouvais un visage plus innocent, levant à ton tour le regard vers le plafond, faisant fi du Maître du sabre qui s’était rassit.

« Un art de tuer… Etrange. Peu me l’ont chanté sous cet angle. Je n’en avais retenu que ce n’était qu’une philosophie. Une philosophe qui se transmets, donc. L’avez-vous transmise, vous ? Il faudra bien quelqu’un derrière vous pour le faire perdurer, cet art… »

Tu gonflais les joues, perplexe avant de rire, tout sourire.

« Enfin ! Me montreriez-vous ? ♥ »
Nothing ventured, nothing gained.

©endlesslove.
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