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The Children of the Night [Pv Etsu]
Invité
Lun 6 Mar - 15:47
«Make your dreams come true. »

N’est-ce pas la phrase favorite de Laika ? Allez de l’avant et cesser de revenir en arrière pour accomplir ce qui devient réellement important. Effectivement, pourquoi s’attarder sur des détails qui ne sont plus ? En fait… Non, c’était tout l’inverse, la force d’y croire ne le fait pas devenir réalité. Ce passé a forgé l’histoire. Ce passé a forgé cet homme. Chaque souvenir est une séquelle gravée dans la chaire. Chaque souvenir est un stigmate gravé dans la mémoire. L’histoire modélise l’homme à sa guise aussi cruelle peut-elle être. Cette brèche qu’est la vie qui nous emmène dans un tourbillon voluptueux et aléatoire dont on ne sait jamais ce qui va au final en ressortir. Tous ces choses qui provoquent la haine, la compassion, la joie, la tristesse, ne sont au final qu’un malhabile cocktail manipulé par une chienne de vie. Secoué avec ferveur pour nous entraîner dans un monde aux notes monotones. Le cours de ses pensées se suivaient dans un va et vient continu du shaker entre les mains habiles du barman qui servait les différents verres aux personnes assises au comptoir. L’élégance même du lieu semblait indémodable, pouvait-on décrire un bar comme n’étant pas l’habituel attroupement de pauvres dépressifs ivres morts qui se laissaient presque à même le sol afin de finaliser leur soirée avec leur repas régurgité ? Il fallait donc croire qu’il existait des endroits qui se respectaient et mettaient à profit leur dignité dans une ambiance luxueuse et tamisée.

Les bras croisé, adossé au chambranle de la porte d’entrée, il était là posé. Rien ne semblait trahir ce visage impénétrable à la beauté sauvage. L’inquiétude gagnait ceux qui tentaient de lui faire ça. Là était son rôle pour le moins détestable, sa forte carrure de géant était presque effrayante mais comme une statue de marbre, il n’était animé que par l’élévation régulière de son torse en une respiration profonde, et le clignement rare qu’effectuaient ses yeux. Sa présence ne semblait presque que décorative à l’entrée, mais il était partout. Son regard écarlate ne portait attention qu’à l’extérieur sombre, où se dessinaient les ombres de la nuit à travers les néons de la ville. Mais pourtant, tout son être ne voguait qu’à l’intérieur de la bâtisse, ses oreilles étaient partout, rien ne pouvait échapper à son instinct de chasseur. Il ne voyait pas, mais il sentait tout, il entendait tout. Comme une entité propre s’échappait de lui pour voguait entre les tables, le brun était dedans de cet endroit qu’il connaissait par cœur. L’éclatant velours grenat qui épousait les bancs en ébène sombre s’adaptaient telle une osmose avec la lumière dorée qui éclairait avec une tension presque sensuelle l’air ambiant du bar. Un parquet sombre s’étalait sur le sol, et grinçait à chaque pas que l’on amorçait dessus. Alors oui, l’ombre colossale qui se dessinait dans le cadran de la porte.

Habillé dans une tenue sombre et sobre, Laika aurait pu passer inaperçu, mais c’était sans oublier sa taille de géant et son regard écarlate qui se dessinait au milieu de son visage balafré, que l’on apercevait seulement grâce à la luminosité ambiante de la rue pavée. La lassitude marquait ses traits, ce n’était pas son boulot qui le gênait réellement. Il ne pouvait pas dégager cette expression de son visage, qui l’avait presque marqué au fer forgé. Enfermé dans une étreinte douloureuse, il ne semblait pas pouvoir faire tomber ce masque de métal qui s’harmonisait à la perfection avec ce regard. Qui, loin d’être vide, laissait dévaler un torrent d’émotions incompréhensibles, mais qui aurait très bien pu attirer ton esprit dans l’abysse que provoquerait simplement le croisement de vos orbes. Inconsciemment, cet homme dégageait quelque chose de puissant qui ne pouvait pas laisser quiconque de marbre face à lui. Cette aura sauvage et prédatrice qui imposait un respect. Tellement, qu’il fut rare d’avoir le moindre problème au sein de l’établissement. Comme un animal, il avait élu son territoire qu’il protégeait avec ferveur et la hargne d’un tigre sauvage si tel était le besoin. En cas contraire, il ne tenait lieu seulement en tant que plante de décoration.

Il n’empêcha tout de même pas qu’il continue à observer les passages réguliers des passants, chacun portant un signe bien distinctif qu’il prenait soin de mémoriser. Il garda l’œil bien ouvert vers l’extérieur, où la fumée de cigarette agressait son sens olfactif. Cette désagréable odeur ne froissa pourtant pas le masque si bien ancré à sa personne. Il remarqua également que les discussions allaient de bon train aujourd’hui, et il se serait bien passé d’entendre certains détails désobligeants tels que « Lara écarte mieux les cuisses si on l’appâte avait des cadeaux. » ou encore des «  Mon patron a dépecé un rat dans son bureau. ». Sans tirer de conclusions hâtives, il n’était clairement pas possible de se tromper sur le compte des gens, et Ying devait être bien conscient que parfois sa population avait un terriblement grain. Enfin, le masque se craquela lorsque Laika poussa un lourd soupir dépité. Avoir une bonne ouïe n’était pas tous les jours facile même parfois c’était une plaie. Comme un ours mal léché, il reprit sa position initiale, levant les yeux au ciel sans faire le moindre commentaire, non sans y penser très fort en revanche.

La nuit déroulait à l’allure habituelle, d’une lenteur terrible, mais ne dit-on pas que le félin est d’une patience d’ange ? Attendre que la proie soit à portée de patte, puis la saisir par la gorge pour l’achever par asphyxie. Une mort lente, douloureuse et efficace, une fois entre les crocs d’un tigre la victime a peu de change de pouvoir s’en échapper indemne. Là donc n’était pas le sujet, laissons de côté le prédateur et retournons à nos moutons.
En effet, Laika avait donc hérité de cette même patience d’ange et mise à rude épreuve, alors que le bar se vidait lentement et sans effusion de sang, ni violence. Malgré quelques conversations houleuses, rien n’avait perturbé la tranquillité environnante et quotidienne que subissait ce bar. Enfin, le brouhaha permanent cessa pour laisser place au calme qu’appréciait le plus l’albinos, celui qu’il croquait avec le plus de mordant, celui, où enfin, les gens délaissaient les zones publiques, s’en détachaient pour rentrer chez eux. Car enfin, le silence perpétuerait dans l’immensité abyssale que lui procurait cet instant précieux qu’il savourait avec son éternelle bienveillance. Certes la présence marquante qu’avaient instaurée ses deux adorables frères était devenue son quotidien, et il ne pourrait probablement jamais s’en passer. Mais pour rien au monde il ne pourrait délaisser ce silence qu’il s’était habitué à côtoyer régulièrement. Ce moment où les clients se faisaient rares. Ce moment où il pouvait enfin s’enfermer dans son monde. Car le silence était la consolation de sa piètre existence.

« Because you are the Child of The Night… »
The Children of The Nightft. Etsujiro Gotô
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Lun 6 Mar - 17:48

「 The Children of the Night 」

Laika  & Etsujiro  
"Even if you're weak."

C'était ce que je me disais depuis que j'avais décidé de me lancer dans mes études. Au contre gré de mes parents qui me voyaient comme un bureaucrate ou médecin dans une discipline qui m'aurait plus donné l'envie de me suicider rien qu'en d'y repensant. Je me souvenais juste des remarques de ma mère me disait du fait que je n'étais même pas digne d'être un homme déjà par rapport à mon homosexualité mais du fait que j'avais décidé d'être "qu'un enseignant". Une solution bien trop facile de son point de vu, pourquoi  instruire des personnes et perdre du temps de ma misérable vie comme elle disait. J'étais juste faible, parfois je me disais que la mort était peut être mieux pour moi que de voir son visage chaque matin quand je prenais mon bol de céréales. Si j'avais su, je lui aurais craché dessus. Cette femme n'était qu'une personne qui ne devait même pas être catégorisé dans la catégorie être humain. Cette dernière était une personne représentant bien la définition "d'avarice". Je savais qu'elle avait épousé mon père juste pour ses biens financiers. D'ailleurs c'était pour cela que j'étais partis de la maison des mes dix-huit ans. Je n'en pouvais plus d'être enfermé, il fallait que je me batte pour moi, j'avais ce sentiment d'être enchaîne, mais aujourd'hui plus personne n'avait d'emprise sur moi. J'avais fait un nouveau départ qui m'avait accomplit dans ma vie de professeur. J'étais heureux. Enfin... Je crois...?

J'avais terminé mon boulot aujourd'hui un peu plus tôt, je n'avais qu'un cours de maîtrise théorique et je surveillais une salle de classe pendant trois bonnes heures qui d'ailleurs étaient bien énervantes car j'ai du appelé l’accueil de l'école pour qu'ils viennent chercher des élèves congeler. Bah oui, un des protagonistes étaient en train de tricher avec son voisin, ma main a glissé et je me retrouvais avec deux icebergs dans la classe. Bon, les élèves étaient habitués qu'il n'y prêtait même plus attention. Mais bon, il faudrait que je me calme parfois sur mon pouvoir, un jour je vais mourir déshydrater....

J'arrivais chez moi en soupirant avant de me voir dans la glace, cela va bientôt faire 3 ans que j'ai commencé ce travail et je me rendais compte que je ne profitais plus tellement de ma vie sociale... Après j'étais devenu un adulte, s'occupant d'élève. Il fallait ouvrir les yeux, j'avais tourné la page... Mais je ne me disais pas qu'il fallait que j'abandonne et je signe pour le cimetière. Non monsieur, je me demandais qu'il faudrait peut être que je pense à me trouver des amis avec qui discuter de temps en temps ce n'était pas comme si je vivais seul mais bon... Bon d'accord, je vivais seul et alors ? J'ai bien le droit de pensé un peu à moi, sortir, profiter, me lâcher quoi. C'était décidé, je sortais ce soir !

Put*in... Pourquoi j'ai eu cette conn*rie dans ma tête... Je me retrouvais la, dans la rue, avec un gilet long qui m'arrivait juste au dessus de mes genoux ouvrant sur un t-shirt avec un T-shirt noir simple en harmonie avec mon jean qui était couvert de fermeture en or donnant sur mes rangers noir usé qui donnait un stylé que j’affectionnais particulièrement. Je donnais une image d'un lycéen rebelle qui préférait sortir que de se concentrer sur ses études alors que c'était tout le contraire de ce que j'étais et en plus... J'étais prof... Je vous jure... Parfois je devrais me dire de rester chez moi sous ma couette avec une bonne tisane en train de regarder un documentaire sur la reproduction des méduses et je... Non je deviens trop prof la... Allez ! Il faut que je bouge !

Je scrutais les rues aux alentours de la place à la recherche d'un endroit plutôt sympathique pour me poser. Je voyais que les gens s'écartaient de moi ou me regardait de haut en bas. Bon je voulais bien comprendre que j'avais fait un effort question vêtements et c'était que j'étais plutôt grand et assez bien baraqué mais franchement... Je me sentais comme un article mit en promotion sur le marché. J'ai même entendu un sifflement mais je n'étais pas sur... Et franchement si cela m'était vraiment destiné... Je l'aurais congelé sur place avant de le vendre au café du coin en glace pilé pour leurs fabuleux frappucino qui étaient juste divin. D'ailleurs il faudrait que j'y retourne...

Je marchais sans vraiment regardé les façades, j'avais la tête à moitié penché en me laissant porté par mes jambes. J’appréhendais un peu, j'avais peur de sortir, de rencontrer personne... Bref ce genre de chose que l'on ne veut pas avoir lorsqu'on va quelque part pour profiter de la vie, je voulais juste discuté et être heureux quoi, être libéré de cette solitude. Je savais que la vie me tendait les bras, je pouvais aller dans n'importe quel part, prendre le premier gars et passé une nuit dans un hôtel, mais non je sentais à l’intérieur de moi que cela ne servait à rien et surtout que je n'ai jamais eu quelqu'un dans ma vie... Paye le romantisme pardi...

Je sentis quelque chose que je n'avais jamais ressentit auparavant, une sorte d'aura je supposais... Quelque chose...? Non... Plutôt quelqu'un...? Je voyais une personne posé contre un muré devant un bar, c'était le videur je supposais...? Il dégageait quelque chose que je n'avais jamais ressentit, la lumière de la façade l'éclairait à moitié et la nuit ne m'aidait pas à distinguer son visage. D'après l'ombre que je voyais, il était un peu plus grand que moi et plutôt musclé... A vrai dire pour ce métier il fallait mieux être ce genre de personne... Surtout vers les fins de soirée je pense... J'avais vraiment envie de lui parler mais je ne savais pas comment procéder... Ni quoi faire...

Actuellement je ne savais pas si j'avais envie parler à cette personne ou d'aller dans la boite... Son aura était vraiment imposante... Il ne devait pas être humain ou même humain à don... C'était quelque chose d'animal en lui, quelque chose d'imposant je suppose... Je me sentais comme une proie face à lui, un être faible, si je baisais ma garde il me sauterait dessus... Mais je trouvais cela intriguant... Après je n'allais venir le voir en disant :

"Hey salut, je te trouve vraiment attirant par ton aura mystérieuse, tu m’impressionnes. Tu veux boire un verre ?"

Parfois j'étais vraiment c*n... Cependant je décidais d'agir car rester devant ne faisait que d'attirer le regard et donc le sien... Je décidais d'avancer vers la boite cependant... Je ne vis pas le petit trotoir à cause de la pénombre mais aussi je pense à cause de cette personne qui m'intriguait... Ce qui me fit trébuché vers l'avant... devant lui comme la pire des sous m*rde que j'étais actuellement.

"Quel entrée..."

"Rare as is true love, true friendship is rarer."

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The Children of the Night [Pv Etsu]
Invité
Mar 7 Mar - 0:48
« Don’t close your heart… »

Doucereuse émotion qu’est l’amour. Qu’est-il réellement, celui qui emprisonne ton cœur foisonnant en échange de quelques caresses dévorantes ?
Quel triste événement de n’être au final qu’un simple objet bridé par le désir et l’amour d’une autre personne ? Quel choix difficile entre le cœur et la raison pour qu’au final ce soit le premier qui l’emporte sans prendre en compte du plus important.
C’est consciemment et à des risques périlleux que l’on décide d’ouvrir son cœur au risque d’en souffrir. Pourquoi se laisser emporter par de vifs sentiments qui ne sont qu’une bombe à retardement ? Celle qui lorsqu’elle explosera pourrait créer des stigmates irréparables. Pourquoi l’amour est-il aussi doux qu’il est douloureux ? L’amour n’est qu’à un effleurement de la haine. Celui-ci nous entraîne dans un tourbillon confus dont on ne peut s’échapper que par la raison. Celle que nous n’écoutons jamais. Celle qui nous éviterait des tourments. Celle qui t’empêcherait un jour de dire ‘’Je t’aime. ‘’ en toute honnêteté.
Ouvrir son cœur ? Tout ne s’applique pas qu’au caractère indécis d’un amour romantique et baveux entre deux tourtereaux. L’amitié est une forme d’amour. Mais le plus important, et sûrement le plus douloureux, reste celui qui crée tes racines, et te forme. Cet amour inconditionnel, celui qui t’enferme dans une toile destructrice. Celui qui te brisera et qui créera l’irrémédiable cicatrice qui fendra ton cœur. L’affectueuse caresse qui te brisera de ses serres acérés. C’est celle de la famille.

C’était un défilement de pensées, celui qui tenait le jeune homme dans un état précaire. Celui où toute disposition à la réflexion lui semblait annihilée. La situation accablante d’il y a quelques années, lui semblait revenir en mémoire, tandis que ses iris vermillons se portaient vers le ciel comme par habitude dénué de sa constellation éclatante. La pollution lumineuse dévorait chaque étoile pour ne laisser qu’un ciel sombre et vierge, où ne se finissait à la fin qu’un astre voluptueux à l’illusion flamboyante. Les reliefs nuageux rampaient autour d’une lune semi-pleine.
La quiétude de l’espace environnant était reposant, et c’était ainsi qu’il se permettait de laisser ses pensées voguer vers un autre monde. Vers des souvenirs qu’il lui avaient semblé disparus. Des sentiments qu’il avait reflués et qui un jour pareil faisaient à nouveau surface comme une pique douloureuse. Ils reviennent comme un torrent qui engouffre jusqu’au plus profond de son être. Alors il s’était mis à y repenser. Quelque part, peut-être portait-il une rancœur à l’égard de celui qui s’était engagé à l’abandonner. Il comprenait, il était suffisamment intelligent pour ça. Mais une confiance s’était brisée, et se reconstruire avait mis du temps.
Au fond, il s’était dit qu’il n’était pas comme tout le monde, victime de l’ostracisme et de la stupidité sociale, peut-être ne méritait-il pas sa place parmi ce monde presque grossier.

Sa réflexion se brisa une première fois. Le froissement du vent qui se levait composa la mélodie sifflante entre les bâtisses. Des notes hautes, qu’il avait appris à apprécier avec le temps. Il était tard, mais vraisemblablement la nuit n’était pas finie, ni pour lui, ni pour les clients. Ils sillonnaient à  nouveau les rues. Les rires tonitruants et les gloussements factices répondaient à l’écho de la chanson harmonieuse du vent. Sans bouger d’un poil de sa position, il les laissa rentrer à tour de rôle, tous soumis à l’attention pénétrante de l’albinos. Laika provoqua un malaise général, qui ne remarqua que par l’apaisement qui ouvrit ses bras pour étreindre le silence. Il était écrasant, d’un calme presque terrifiant, sa stature droite aurait pu rappeler celle d’un roi. Le tigre ne lui était pas prédestiné, l’erreur commise par la nature. Le lion s’adaptait mieux à sa carrure monstrueuse.
Il ne prêta que peu d’attention à ce groupe de jeunes couples qui lui passait devant le nez, ils animeraient le bar. Danseraient probablement sous la musique diffusée par le jukebox.
Un courant d’air frais souleva les quelques mèches brunes qui reposaient sur son front. Loin de l’instinct animal qui grondait sourdement en lui pendant qu’il essayait de le taire, il n’était devenu qu’un automate agissant comme lui dictait son boulot.

À l’heure générale même de ces temps avancés, la tradition voulait obstinément que Laika ne bouge pas de son coin, et reste droit comme un piquet. Quand bien même une pause lui était dédiée, il ne darda plus que son attention sur ses pensées impénétrables sans quitter son poste inconfortable. Tu es beau Laika, enfermé dans ce rôle de glace, alors qu’un feu ardent brûle en toi. Enfant de la nuit, tu ne t’attireras les foudres.

Il était donc difficile de différencier quand l’albinos travaillait ou non. Mais de par son gabarit, il était inenvisageable de pouvoir installer quelqu’un à sa place, alors ça arrangeait plutôt bien, non ?

Le brun cessa de rêver lorsque son attention fut attirée par un personnage pour le moins atypique. C’est ce qui brisa une seconde fois sa réflexion. Il semblait jeune. Laika ne jugeait pas, mais il avait appris à assimiler d’un simple regard.  Un comportement. Un tic nerveux. Une odeur. Tout portait à croire que ce qu’apportait l’apparence physique était le fond d’une personne. Et nombreux ceux qui se sont brûlés à penser de telles choses. Mais il restait difficile de se convaincre, le premier jugement se fait au premier regard. Tu reflètes ce que tu es, mais ton regard n’est qu’un livre ouvert qui fait éclore ce que tu es en ce que tu vaux.  C’est une leçon fondamentale qu’il avait appris avec le temps en gérant ses infernales pestouilles qui lui servaient de petits frères.

Pourtant faussé, Laika était à un claquement de doigt de lui barrer la route s’il tentait de rentrer dans le bar. Mais lorsque l’étrange énergumène se pointa devant lui bien sérieux, son hésitation s’effondra. Il était bien trop impétueux pour n’être qu’un simple gamin à la recherche de liberté. La liberté, il l’avait déjà.
L’albinos l’observa, il était scruteur. Cet homme n’avait clairement pas froid aux yeux, avait-il seulement remarqué que Laika travaillait ici ? Le silence appuyé du jeune brun allait être finalement rompu. Mais il n’eut pas le temps de s’y attarder.
Un réflexe instinctif, inhumain venait de briser la statue de marbre. Il lui avait fallu une microseconde pour réaliser l’étourderie du jeune homme. Puis un quart de seconde pour qu’il quitte son coin de porte. Le bras en avant, il l’avait retenu de justesse contre sa poitrine. Si Laika n’avait pas été aussi atteint émotionnellement par la grâce divine d’une petite cuillère, l’air hagard de ce garçon l’aurait peut-être fait rire. Mais fidèle à lui-même, l’albinos le reposa face à lui en s’assurant qu’il allait bien.
Quand il se rendit compte qu’il semblait plutôt en bonne forme après cet acte manqué. Il décrocha sa première parole de la nuque. La voix rauque et grondante, appuyée par une note d’inquiétude –son côté papa poule ressort visiblement bien trop aisément.

« Attention à là où tu mets les pieds gamin. »

Son regard se porta avec plus d’attention, ses deux rubis scrutant son vis-à-vis afin de bien vérifier. Voyons Laika, tu devrais le savoir, tu es le premier à te prêter au comportement avant que ce soit celui du physique. Il avait eu tort, cet homme était simplement habillé comme un adolescent, ceux qu’il avait rabroué plusieurs fois. Mais là, c’était bel et bien un adulte.
C’était inconscient mais Laika agissait froidement sans le vouloir. Claquante sa voix paraissait dure et sans appel. Mais c’était le tout quand on ne le connaissait pas.
Ce n’était pas la méchanceté qui appuyait ses propos mais bel et bien son coté honnête. Il n’était pas cassant juste un peu brut de décoffrage.  Puis, comme son rôle le lui affligeait. Ses bras s’entrecroisèrent sur son torse. Il lui permettait de façon détournée de rentrer.

Ne perds pas ta chance jeune enfant de la nuit, ne fait pas cette erreur du premier jugement. Ne crains donc pas, ce rejet n’est qu’un masque fêlé qui n’attend plus que son moment pour s’effondrer.


« You’re not like what you’re showing, my friend. »

The Children of The Nightft. Etsujiro Gotô
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Mar 7 Mar - 6:23

「 The Children of the Night 」

Laika  & Etsujiro  
"...don't let me down"

Je n'avais jamais eu l'occasion de ressentir l'émotion appelé "l'amour", ce sentiment qui m'était inconnu mais que je voyais partout autour de moi. Cependant, je ne savais même pas ce qu'était ce et avec qui je devais le partager. Des amis, ma famille, quelqu'un ? Ne serait-ce point égoïste de le garder qu'avec une personne et non le partager avec le reste du monde. J'étais perdu vis à vis de cela, oui ne pas goûter à ceci alors que j'avais 23 ans... Était-ce pitoyable ? Je ne le savais pas...

Peut être que j'avais peur aussi d'être délaisser comme à fait ma famille, se retrouver à monter seul la montagne du désespoir qui te faisait face. Mais j'avais ressuis à la monter même si c'était avec des difficultés et des abandons, mais j'avais toujours réussit à me relever. Je détestais l'abandon, c'était le choix des faibles, ne pas vaincre le problème sans avoir même essayé, combien de fois j'avais tenu le couteau avant de l'avoir posé,couvert de mes larmes remplit de désespoir que j'essuyais avec un mouchoir pour recommencer chaque jour tel un cercle infini qui n'avait aucun but.
Mais aujourd'hui, j'étais la, dans la rue à chercher un endroit ou me poser, était-ce l'inconscient qui avait encore jouer avec moi, utiliser les dés du destin par rapport à ma misérable vie ? Même si j'étais maître de mon corps, je savais que mon cœur était roi de cela.

A quoi bon me dire qu'il fallait que je cherche une destinée, un but à ma vie. Ce vide que tu ressens en toi quand tu te lèves en te demandent à quoi sert ce que je fais dans ma vie. Peut être que ma pauvre mère avait peut être raison...? Apportais-je quelque chose à cette société ? Instruire était la chose la plus merveilleuse que j'appréciais dans ce monde et Ying savait du ciel ce que je faisais. Je n'avais rien à me reprocher, quelqu'un d'exemplaire n'ayant jamais enfreint l'interdit entre un élève et un professeur, autoriser une sortie en avance et j'en passais... Je respectais les codes appris dans le passé... Ses codes qui m'ont poussés à être ainsi hors de l'école, un être régulier et carré d'esprit qui voulait juste que quelqu'un brise cette glace, cette prison qui l'enfermait. Je n'arrivais pas à casser sa propre glace qui entourait son cœur. N'était-ce pas misérable pour un être maîtrisant la glace...?

J'avais perdu la notion de temps actuellement, je savais qu'il faisait nuit avec cette aura ténébreuse qui nous entourait tous mais éclairer par ses lampadaires qui nous servaient de guide. Cependant, cette nuit la était spécial. Cette être qui était devant ce bar, que j'admirais ou que je craignais... Au final les deux définitions se rapprochaient non ? Je voulais juste savoir qui il était, ne plus être une proie mais un prédateur qui voulait attaquer. Ce sentiment qui était en moi me disait fonce et lance toi, tu n'avais qu'une vie, pourquoi ne pas essayer ? Tu n'avais rien à perdre vu que tu avais déjà tout perdu de toute façon.

C'était vrai, j'avais tout perdu dans mon entourage, amis ou famille, tout était foutaise. Il suffisait que tu choisisses quelque chose qui était différent de la société pour que l'on te regarde d'un mauvais œil. Cette œil remplit de jugement, qui t'observait sur quoi que tu faisais, accompagné de cette bouche qui blâmait tes choix en te critiquant derrière ton dos, ce masque que ses personnes portaient, cela me dégouttait juste. Fausse gentillesse couverte de méchanceté.
Je sentis le vent soufflé dégageant mes cheveux de mon visage, ce visage que j'essayais de cacher. J'avais honte. Honte de ne pas réussir ce que je voulais faire à ce moment présent. Je laissais mes yeux bleus brillais dans la nuit. De base moi qui était si confient, je me retrouvais faible... Pitoyable était ce... Pensais-je avant de fermer les yeux.

Lorsque j'ouvris ses yeux, je remarquais que j'étais dans les bras de cette homme, non cette bête...? Je ne savais pas vraiment... Je me rappelais que j'avais décidé de foncer dans ce bar pour tenter ma chance auprès de ce jeune homme et que je n'avais pas vu ce trottoir... Parfois je me disais que j'étais vraiment maudit... Cependant je réalisais après quelque minutes que j'étais dans ses bras, je sentais son parfum, cette odeur qui avait du caractère, masculine mais discrète. Je me sentais écrasé par sa présence, comme si on appartenait pas à la même catégorie sociale, le roi et le tiers état. Une relation impossible à engendrer par ses deux milieux, cette distinction sociale que je détestais dans ce monde. Je me relevais avec peine avant de le regarder dans les yeux plus en détail. Oui, j'avais décidé de l’affronter, mais pas dans un défi, j'affrontais son aura, je voulais la brisé, lui parlé. Je le désirais.

Ce dernier décidait de parler en premier en me faisait la remarque d'une voix rauque grondante, je me sentais comme son enfant qui avait désobéit à la règle. Après tout j'étais un gamin pour lui, un être faible qui était maladroit. Comment étais-je supposé brisé la glace après cela. Je ne savais même pas si c'était une remarque pour me dire d'aller voir ailleurs si j'étais pas plus mal, cependant je me sentais attiré par cette personne même si j'étais quelqu'un de faible ou d'enfantin, je voulais juste le découvrir.

Je l’observais de haut en bas, je ne voulais point le juger, juste l'admirer. Une carrure écrasante, une cicatrice sur son visage et des yeux de couleur rubis. Je supposais qu'il devait être albinos, un élève avait ce "problème" comme il disait mais pour moi je le voyais comme un don de la nature. Si tu es né avec cela, garde la tête haute et assume ce que tu es. Tu ne pouvais plus faire marche arrière, profites et assumes qui tu étais. C'était ce qui te rendais unique. Je supposais que ce protagoniste avait déjà réussit à briser cette glace appelé "peur". Il était admiratif.

Je me mis à soupirer avant de me secouer un peu devant lui, je souriais en me frottant la tête.

"Merci beaucoup de votre aide."

Que devais-je faire maintenant... Rester avec lui...? Il était peut être de service...? Je ne savais pas comment abordé la chose mais bon... Parfois il fallait se jeter... Je lui attrapais le bout de sa chemise en manquant de trébuché.

"Excusez moi... Est ce que je peux vous payer un verre pour vous remercier...?"

J'y arriverais. Je vais saisir cette chance.

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Petit message HRP:
 
The Children of the Night [Pv Etsu]
Invité
Mer 8 Mar - 16:16
« I missed the last train until the love station. »

C’était ainsi, les étreintes mortelles avaient eu raison des sentiments qui s’emprisonnaient derrière ce cœur glacé. Ce dur monde n’était plus que régi par le rugissement sauvage de l’instinct primaire. Non, ce n’était plus le cas depuis bien longtemps, le petit muscle battant derrière sa cage thoracique s’était définitivement fermé à toute attaque sentimentale. Las, et loin de se battre, Laika était faible. Non pas physiquement, bien au contraire, la masse gigantesque cachait étonnamment bien sensibilité et l’angoisse un jour de se faire poignarder.
Il aimait le monde, c’était le monde qui ne l’aimait pas. Hors de l’entendement commun, et du côté réciproque frôlant le zéro de la situation, l’albinos n’avait plus cherché à s’ouvrir au monde. Seulement deux choses ne comptaient réellement pour lui. Ces deux êtres fragiles qui avaient réanimé les battements chaleureux de sa poitrine lourde et brisée.
Sans le vouloir, ces cristaux précieux avaient ouvert une brèche et s’étaient faufilés en lui pour qu’il n’ait d’yeux qu’à leur égard. Cet amour puissant et dangereux, il ne pouvait s’y soustraire, c’était tellement impossible, trop fort pour qu’il ne puisse le maîtriser. Et contrairement à la vision qu’il s’était fait de l’amour, celui-ci provoquait chez lui un instinct protecteur et enflammait tous mauvais souvenirs qui s’y liaient. Alors dans le tourbillon qui obscurcissait son cœur vers de la rancœur, il y avait une part qui ne pourrait jamais autant remercier cet homme de lui avoir fait découvrir l’amour fraternel.

Tout besoin d’affection l’avait déserté, et ses relations lui avaient paru si fades et sans goût. Il n’en avait pas besoin, tous ces ressentis n’étaient plus rien pour lui. Seul ce besoin protecteur animait ce corps. C’était ainsi qu’il pouvait se sentir et demeurer vivant.
Les quelques corps dansant grotesquement sous le sien avait fini par le satisfaire dans son idée même qu’avoir raté ce train n’avait été que la meilleure chose qui lui soit arrivé.

Baigné dans la lumière sombre de l’éclat nocturne, la peau calcinée du tigre n’était que plus effrayant. Les contrastes de la nuit dessinaient les traits formés sur une expression fermée. Et malgré la balafre qui marquait son visage, Laika ne perdait en rien ce charisme et ce charme qui faisait de lui ce monstre de chaire. Rien ne le touchait, il était imperturbable.
C’est pour cela, lorsque son regard croisa celui de cet homme impétueux, son expression passive ne changea pas d’un poil. Il demeurait cette statue.

Par ailleurs, l’albinos accueillit le remerciement par un grognement peu aimable qui le caractérisait bien comme un ours bien grognon. Aux premiers abords, Laika ne paraissait jamais gentil, il était naturel et distant. Un bouclier défensif, il ne voulait pas.

- Ecoute, je t’ai juste empêché de tomber.

Simple et concis, le refus était catégorique, pas même prononcé, à peine sous-entendu. Mais la voix rauque et impassible de l’albinos était sans appel. Sans s’encombrer de détails, le tigre avait décidé que ces quelques mots suffisaient pleinement à définir l’état négatif de sa demande.
Laika ne voulait pas paraître méchant, ce n’était pas ses intentions, mais ainsi s’était forgé son caractère dur et glacial. Il se doutait que probablement, le jeune homme traînerait tête basse à l’intérieur du bâtiment. Mais il n’y pouvait rien. Premièrement, il était en plein service, et deuxièmement, la discussion n’était accessoirement pas son fort. Passivement, il se contentait simplement d’observer ce monde qui l’entourait.

« Won’t you want to try to get some friends… »

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Mer 8 Mar - 19:13

「 The Children of the Night 」

Laika  & Etsujiro  
"Life is reaching out to me"

Je savais que l'amour était un sentiment incompréhensible vis-à-vis de mon égard, ne pas savoir comment se comporter ni comment agir face à elle. Combien de proposition j'ai eu pour avoir des nuits sans lendemain ? J'avais arrêté de compter, je voulais juste sentir le fait d'être aimé, ce que ma pauvre mère n'a jamais pu faire, oh que Ying savait comment elle était. Et il savait ce que je vivais, après je n'étais pas un enfant à plaindre, j'avais un métier et un toit, je n'étais pas un renard sans domicile mais j'étais seul. L'amitié était quelque chose d'éphémère de mon point de vue. Les personnes qui sont la par ce qu'elles se sentent seul et parent quand elles trouvent leurs muses. Oh combien de personnes j'avais perdu, mais la n'était pas l'occupation de mon esprit.

En effet, j'étais face à un jeune homme ou un adulte, je ne savais pas vraiment même étant un professeur. Sa carrure me donnait seulement envie de m'écraser moi-même et de passer devant lui sans prendre en compte sa présence, faire comme tout le monde, le considéré comme un obstacle à passer avant et après le passage au bar, une frontière. Et actuellement, j'étais coincé à l'entré. Ce regard supérieur qu'il avait par rapport à moi, ce regard qu'avait ma mère, ce regard remplit de pouvoir.
Et mes intuitions étaient bien fondées par la suite, étant donné que je lui avais proposé un verre en tant qu'adulte responsable remplit de gentillesse et ce dernier m'accueillait avec un grognement digne d'une serveuse de taverne du Nord d'Ariesten. Je vous jure ses nordiques... Pour ensuite recevoir dans ma tête.

-Ecoute, je t’ai juste empêché de tomber.

Ce refus était simple et efficace, l'intonation utilisé pour exprimer cette phrase me fit comprendre direct le message. Mon grand laisse tombé passe à autre chose, cependant, je voulais juste le remercier de m'avoir aider. Mais bon il n'avait pas tord. Il m'avait juste "empêché de tomber".

Je soupirais avant de passer devant lui en soupirant la tête basse, j'étais le perdant dans cette bataille. Après tout comme à chaque fois que je décidais ou quand j'entreprenais quelque chose. Cependant je remarquais une chose, il m'a laissé passé ? Pourquoi ? Hm... Au pire il y avait plus important non ? Je me posais devant le comptoir en m'installant sur le siège le plus à gauche pour essayer de paraître inaperçu, cependant pour certaines personnes, cela ne les empêchait pas de me regarder tel un poisson sur le marché d'Ariesten. Je soupirais avant de regarder la carte sans vraiment m'y interesser. Quel c*nnard ce type mine de rien. J'étais gentil avec lui et il a osé me rembaler ainsi. Quel enc*lé !

-Un whisky s'il vous plait.

Je posais mes bras sur la table avant d'y poser ma tête dessus, je repensais à ce type, à vrai dire j'y pensais depuis le début. Pourquoi je n'arrêtais pas d'y penser. Ce type m'énervait, mais je voulais le connaitre... Il dégageait quelque chose... Enfin... Si Ying en a décidé ainsi... Je regardais le plafond en soupirant.

-Vie de merde je te jure...

Je regardais autour de moi, je trouvais qu'il y avait un peu trop de bruit à mon gout. J'espérais que cela n'allait pas dégénéré non plus... Sinon, j'aurais atteint l'apothéose ce soir.

"Nothing in life is promised except death."

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Mer 8 Mar - 23:32
« Your soul is a part of the wind. »

La saveur d’une vie ne se fait qu’en la saisissant dans ses bras pour la croquer à pleines dents aussi vivaces qu’un serpent. Il faut savoir saisir l’opportunité d’un plaisir et ne pas aller à contre courant et se laisser porter lentement. Elle sera celle qui t’aidera à remonter une pente que tu as tenté de gravir par toi-même.

Immunisé aux tourments, Laika n’avait pas fait attention et n’avait surtout pas remarqué qu’il avait blessé le pauvre jeune homme. Pourtant, il avait perçu son désir sous-entendant, il sentait tout, autant les émotions que les odeurs. C’était devenu son quotidien. Mais la déception du jeune homme était totalement passée inaperçue, se mêlant aux émotions bien trop fortes qui se dégageaient sans mal de l’intérieur. Violentes, s’il était maintenant habitué, au début, il avait ressenti de fortes nausées. Et dorénavant, il s’agissait d’un véritable avantage, celui de prévention à toute violence avant qu’elle ne soit provoquée. Généralement, l’albinos agissait de façon posée, celle qui faisait valoir son respect. Mais pour le moment ce qui importait vraiment était resté totalement inaperçu au tigre.

Un sifflement aigu dressa les poils de la nuque de Laika, celui-ci perdu dans ses pensées n’avait pas daigné faire attention à ses collègues, et il se reçut en pleine poire un torchon qui traînait sur le rebord du comptoir. L’odeur humide fronça le nez de la bête qui baissa le chiffon, sans quitter l’air amorphe qu’il avait l’habitude de maintenir sur son visage.

- Eh ! Laik’ ! Arrête de mater et viens me remplacer un peu s’te plaît.

Un grondement échappa au tigre, mais il ne se montra agressif, jamais. C’était ainsi sa façon de s’exprimer. Il n’était juste pas capable de parler comme quelqu’un de normal. Pourtant il fit grâce de finalement quitter son coin, et venir caler sa masse monstrueuse derrière le comptoir. Et malgré son caractère un peu grincheux et sa taille disproportionnée, c’est silencieusement et souplement qu’il fit son arrivée derrière le bois d’ébène.
Ce rôle ne lui était pas spécialement destiné, il ne lui était d’ailleurs pas du tout adapté, mais au moins il était clairement bien placé pour éviter tout problème.
Le petit feignant qui s’enfuyait en laissant le tigre prendre la relève déposa un vif baiser sur sa joue puis partit avec comme seule tirade.

- Hep, merci à demain !

Laika soupira mais hocha la tête. C’était ainsi, il ne pourrait de toute façon pas refuser grand-chose aux personnes qu’il appréciait. Seulement, il reprit sa position initiale derrière le comptoir, droit comme un piquet, attendant à nouveau que le temps passe.
Enfin il tenta de la reprendre, mais une odeur particulièrement agressive retint son attention. Le chasseur derrière son regard écarlate était tapi, reclus derrière cette prison humaine. Il sentait un danger. Le ton montait et les odeurs s’écharpaient.  C’était quelque chose qu’il n’appréciait pas, maintenant qu’il allait enfin peut-être arriver en fin de soirée sans qu’un problème ne se produise, l’éclat commençait sous les hurlements d’un homme bourré.  
Tant qu’ils consomment ils restent.
La grande devise insupportable. Tant qu’il n’avait aucun geste violent il pouvait rester mais ça inquiétait follement le tigre. Ses sens étaient enflammés, surexcités. Non, ça n’allait pas.

Ce fut un réflexe, un verre allait se briser, et pas n’importe où. L’albinos contourna le comptoir assez rapidement pour tirer cet homme qui plus tôt avait tenté de l’aborder. Tandis que le verre se brisa dans un éclat sonore.  La bête rugit dans les orbes rougeoyants de Laika. Trêve de plaisanterie, ça allait définitivement trop loin. Et cet homme lui tenait tête.
Il n’avait pas hésité avec son instinct protecteur à placer sa masse corporelle devant ce garçon dont il ne connaissait pas le nom.
Bien que furieux d’avoir encore à gérer ce problème, sa voix fut posée, rauque et terriblement efficace.

- Tu sors.


L’albinos avait réagi suffisamment vite avant que ça ne dégénère, et l’aura puissante qu’il dégagea à ce moment fit fuir cet abruti bourré.
Enfin, le chat cessa d’hérisser ses poils et laissa tomber ses épaules en soupirant. Evidemment, il était seul pour gérer ce bordel.
Il s’accroupit au sol et commença à ramasser les débris de verres, puis sans jeter un regard au jeune homme, le brun finit par demander.

- Ça va ? Tu n’es pas blessé ?

Rien de mauvais, juste un ton légèrement inquiet.

« You’re not what you look like. »


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Jeu 9 Mar - 9:17

「 The Children of the Night 」

Laika  & Etsujiro  
No dream is ever chased alone.

J'étais posé sur mon trône qui donnait sur la table en marbre du bar, regardant les glaçons dans mon verre, pourquoi je n'étais pas un glaçon qui pouvait seulement se laisser fondre pour devenir de l'eau et ensuite s'évaporer dans le ciel pour ne plus exister sur le ciel. Mon Ying, j'étais stupide à penser cela. Le fait de m'être pris un refus de ce mec ne m'a pas aidé aussi pour être franc, il fallait que j'ouvre les yeux et que je passe à autre chose. Le monde n'était pas toujours merveilleux et remplit de bonne chose après tout.

J'entendais les cris de joie qui me poussait à regarder d'ou cela venait. Je n'aimais pas ce genre de protagoniste qui se pensait les rois dans un lieu public en chantant non en hurlant des "chansons"...? Surtout que ce genre de protagoniste se pensaient rois dans ce genre de lieu, mais ils oubliaient que l'alcool ne durait qu'une nuit et qu'après cette dernière faisait sa référence laissant place au mal de tête et aux vomissements. Je souriais en pensant à cela avant de murmurer :

"Serres les dents tu gardes les meilleurs morceaux..."

Cependant, je n'ai pas eu le temps de terminer ma phrase qu'un des mecs du groupe arriva à côté de moi avant de poser son verre. Je levais les yeux de mon côté gauche pour éviter qu'il voit ma réaction avant de prendre ce genre de masque que je détestais faire devant tout le monde. Après, on l'avait déjà tous fait une fois dans sa vie, j'avais seulement envie de le congeler et de me casser d'ici, en plus ce con sentait un mélange de cigarettes, vodka et rhum. Ce parfum dégageait quelque chose que je n'avais jamais senti auparavant... L'envie de prendre mon verre et de lui enfoncer dans sa bouche. Ce dernier commençait à me regarder avant de commencer à entamer la discussion.

"Dis donc, tu es bien mignon. Je peux t'offrir un verre ? Comment un mec aussi craquant peut-il être seul...?"

Mon dieu, la technique de drague la plus ringarde que j'ai vu de toute ma vie. Surtout qu'ils devaient avoir 30 ans ou même plus, ce genre de "Daddy"' que je craignais le plus. Je souriais avant d'agiter mon verre pour me désaltérer. Je sursautais avant de me tourner vers lui.

"Oh excuse moi, tu me parlais, ce n'est pas que ton odeur m'insupporte mais j'essayais de ne pas prendre en compte ta présence."

"Petit con va..."

Ce con commençait à me prendre la main d'une force que mo-même je ne pensais pas que cela était  possible. Il n'était pas humain, un dérivé ou un hybride, je commençais limite à couiner tel un animal pris dans un piège, ce piege avec des crocs, sauf que la ses crocs étaient ses ongles. Ils s'amusaient à les enfoncer dans ma peau jusqu'à m'en faire saigner. Je cherchais de l'aide autour de moi, mais l'endroit que j'avais choisis donnait très peu de visibilité, je vis le videur derrière le bar, je le cherchais du regard. Putain, regarde moi... Regarde moi !

"Lâche moi... !"

"Oh que non, tu vas voir on va s'amuser dans les toilettes."

Ce con en profitait pour me claquer le verre au-dessus de moi, il devait lui manquer une casse à ce protagoniste et l'alcool n'aidait pas à augmenter son quotient intellectuel qui était de mon point de vue déjà bien bas. Les bouts de verre tombaient de mes cheveux que j'essayais de dégager de ma tête pour éviter de me blesser. Ce mec n'allait pas bien et si cela continuait moi aussi je n'irais pas bien dans les cinq minutes qui allaient suivre... Putain franchement, là, j'avais atteint l'apothéose.

Cependant, à ma grande surprise, je vis la masse corporelle du jeune homme se poser devant moi tel un mur entre moi et ce mec. Je me sentais en sécurité d'un seul coup, comme si j'avais un protecteur, un gardien, un animal. La tension ne montait pas plus que je ne pensais, il lui suffisait de dire deux mots pour que le mec se casse en courant du bar. Je soupirais un long coup avant de regarder mon poignet qui continuait de saigner, putain... J'aidais le jeune homme à ramasser les bouts de verre sur la table par principe avant de lui répondre simplement.

"Plus ou moins."

Sa question était sincère avec un soupçon d'inquiétude. Mais je ne voulais pas éveiller des soupçons ou attirer l'attention. Comme d'habitude je voulais simplement être invisible. Je me levai pour me diriger vers les toilettes, de fermer la porte directe derrière moi avant de me laisser glisser contre cette dernière pour me retrouver au sol. Je regardais mon poignet en le serrant fort, j'avais mal certes mais j'avais peur... Peur de quoi..? Je ne le savais pas, mais je tremblais, j'étais terrifié.

"Putain Etsu... Tu fous quoi..."

Je me levais avec peine en me regardant dans la glace, certes le reflet était ce que je représentais physiquement, un simple mec qui paressait jeune, un adolescent peut être...? Voulant profiter de la nuit et des abus de l'alcool cependant je n'étais pas ce genre de personnage voulant faire ce genre de choses. Profiter d'une liberté, sans être jugé ou regarder par mon entourage. Je regardais mon poignet en soupirant avant d'appliquer de la glace grâce à mon index. Je jurais un peu avant de m'y habituer, j'espérais pas être infecté, on pouvait le dire, c'était une soirée de merde. Je passais un peu d'eau sur mon visage en me tapotant les joues, ce genre de motivation qui sert à te remettre sur les railles du désespoir de mon point de vue, en te rappelant que tu étais sur terre et que tu étais dans la merde.

Je pris soins de baisser la manche de ma chemise pour cacher le spectacle sur mon poignet, cela ne servait à rien de se faire dorloter ou plaindre. Je repris place à mon siège comme si de rien n'était avant de le chercher du regard pour conclure :

"Merci pour tout à l'heure."

Avant de reprendre mon verre entre mes doigts.

"Surround yourself with positive people."



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Ven 10 Mar - 0:18
« Near or far, everytime you think about it. »

Avoir une conscience de la vie putride qui s’étale sous nos pas comme un chemin empoisonné est sûrement le plus douloureux. Se rendre compte que chaque jour, le chemin tracé n’est qu’un poison des plus toxiques qui t’entraîneras vers un fond sombre de terreur.
Et tout comme l’artiste qui s’acharne sur sa toile en provoquant des bavures, la vie ne sera parfaite que si les erreurs chevauchent le parcours douloureux de celle-ci.

Les éclats de verres qui maculaient le sol répondaient à la lueur de la lumière basse comme de petits faisceaux lumineux. Ils jonchaient le sol avec la prétention de bien emmerder leur monde, allant du petit débris à l’énorme morceau tranchant tous n’étaient que des miettes des vestiges d’une bataille stupide. Laika s’était apaisé, mais une tension régnait toujours sur ses larges épaules.
Il allait répliquer au jeune brun qu’il n’avait pas à s’embêter à l’aider, mais une odeur vrilla son cerveau. Un grondement naquit dans sa poitrine. Cette senteur âpre qui virevoltait sous ses narines comme pour le narguer. Ses beaux orbes rubis s’assombrirent alors que machinalement les débris brillants s’entassaient dans sa main dans des tintements aigus.
Une brise légère navigua par la porte entrouverte s’abattant de plein fouet sur le museau déjà trop sensible de l’animal. Frémissant, il reconnut sans peine la trace olfactive du liquide carmin qu’il ne mit que peu de temps à discerner alors qu’il marquait la chaire du jeune homme. Il n’était plus question de rester de marbre face à tout cela. S’il attrapait cet abruti bourré qui avait fui la queue entre les cuisses, celui-ci ne serait pas sûr de s’en sortir avec seulement quelques bleus. Car il était clairement hors de question que quelqu’un finisse blessé sous son toit, sous SA protection.

Le petit tas brillant qui s’étalait dans sa main fut jeté en quelques mouvements dans la poubelle la plus proche, et l’albinos allait s’acquérir de l’état de santé du garçon, mais celui-ci avait détalé aussi vite qu’une bourrasque et maintenant le tigre se retrouvait entouré d’ahuris qui le fixaient encore sous la surprise de l’altercation téméraire. Mais il ne tarda pas à calmer tous les chuchotis qui piaillaient à ses oreilles en commérages insultants. Puis son ouïe fut attirée vers les toilettes où une voix dont il ne doutait en rien de possesseur s’exerçait à émettre des plaintes réprobatrices. Les toilettes empestaient la terreur à plein nez. Et il fronça le nez très peur amateur de ce sentiment bien trop notoire et principalement lié à des souvenirs peu appréciables.

Les ragots de nuit maintenant bien dépassés, Laika avait sorti de sous le comptoir une petite mallette contenant des soins de premiers secours et n’attendit pas que le jeune homme soit prêt à souffler comme un chaton. L’albinos se saisit du bras meurtri pour analyser la plaie. Celle-ci ne semblait pas profonde, et peu inquiétante. Son regard écarlate détailla avec précision et sans un mot les demi-lunes qui s’y dessinaient. Ce foutu crétin n’y était pas allé de main morte.
Un faible soupir s’échappa des lèvres du tigre qui prit soin de panser la contusion gelée, et qui malgré son aspect sauvage, le tout se fit dans une délicatesse improbable.
Puis il se rendit compte de l’étrangeté de la situation. Il l’avait saisi par impulsion, la colère ayant décollé quelques neurones de leur place. Laika se racla machinalement la gorge, puis annonça avec un ton morne qui modelait sa voix.

- Etsu ?

Oui, il avait pu tout entendre au milieu de ce brouhaha incessant, son nom n’était pas un souci qu’il s’embêtait à retenir. L’important qui tenait à ce que la discussion perdure, c’était le besoin de rassurer cet étrange oiseau effrayé qui se tenait entre ses pattes sauvages. Le danger éloigné, le plus dur à gérer restait les mémoires de guerre. Alors il reprit doucement, sans le brusquer.

- Ce n’est pas grave tu ne risques pas grand-chose avec une égratignure pareille.

Peu doué dans la communication, il avait tenté, une petite vanne chez lui tombait régulièrement dans les abysses les plus profonds de la nullité.
Le bandage enfin posé, le tigre se redressa pour plonger son regard dans le sien. Un léger malaise semblait s’y lire, il n’était vraiment pas dans ses maillons quand il s’agissait de réconfort, mais il s’y lança quand même.

- Détends-toi, tu ne crains plus rien. Tu pues la peur à plein nez. Ça ne sert à rien de te cacher dans ton petit coin.

L’albinos remit la petite boîte à sa place. Le brun toujours caché derrière son comptoir, lui fit face, son masque s’effaçant au fur et à mesure qu’il tentait une conversation maladroite avec lui.

- Je pense que le patron ne serait pas contre t’offrir une autre boisson. Si tu veux quelque chose d’autre, n’hésite pas à m’en faire part.

« He guides us to bliss, his gift everlasting…»
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Ven 10 Mar - 7:08

「 The Children of the Night 」

Laika  & Etsujiro  


I asked for help, which is the hardest thing in Ariesten.

Je savais que je ne devais pas m'en faire pour si peu, cela pouvait arriver à n'importe qui d'avoir des cicatrices comme cela sur le bras. Mais, de cette manière,je ne consentais pas à ce genre de choses,  j'aurais pu me décaler ou appeler quelqu'un du staff pour le virer. Mais non, il a fallut que je joue au con en faisant cela, ce genre d'action héroïque qui étaient complètement stupide et qui ne t'apportaient que des emmerdes dans ta misérable vie. La preuve, je me retrouvais actuellement dans des toilettes glauques dans un bar que je ne connaissais même pas ou cela empestait le vieux dissolvant désseché dans lequel j'étais à moitié éfondré par terre. Sinon tout allait bien.

Lorsque je sortis des toilettes, je sentais les regards sur moi, je supposais que j'étais le principal sujet de conversation de tous ses alcoliques qui étaient ici, je détestais cela, ce genre de regard que l'on pouvait avoir en me regardant. Je n'avais rien fait... Je n'étais pas en tort... J'arrivais à ma place en soupirant un peu avant de m'asseoir avec cette gêne autour de moi, ce voile qui t'oppressait t'empêchant de bien respirer ou de profiter de ce lieu insolite. Je regardais mon bras avec peine, j'avais mal mine de rien... Je remarquais par la suite des petites taches rouges sur le tissu... Je vais galérer à nettoyer cela en rentrant, surtout que c'est mon gilet préféré... Putain !

Je remarquais le videur du bar était juste à côté de moi, mais avant que je puisse dire quelque chose ce dernier me saisit le bras d'une force qui me fit basculé en avant. Putain, c'était un peu trop avant de passer à la vitesse supérieur non ? Je le vis soulever le gilet pour montrer ma plaie à ses yeux de couleurs rubis, comment il avait su...? Il n'était pas un simple humain, c'était confirmé. Cependant, je ne disais rien du tout à son action, je l'observais comme si j'étais un enfant se faisant soigner par son père à cause d'une bagarre. Je sentis le souffle de son soupir faire soulever quelques mèches de mes cheveux, c'était apaisant pour être honnête... Il était délicat et précis dans ses gestes ce qui était assez contradictoire par rapport à sa corpulancmême même si cela ne me gênait pas.

Je l'entendis se racler la gorge avant de prononcer mon prénom, enfin plutôt mon surnom, je le regardais avec des yeux écartés montrant mon étonnement. J'avais tellement envie de lui dire mec d'ou tu connais mon prénom ?! Mais je supposais qu'il l'avait entendu dans les toilettes quand je parlais à moi même... C'était très bizarre dit comme cela... Non ?

-Oui Mister X ?

Je ne savais pas son prénom, il fallait bien que je lui demande d'une manière amusante en souriant. Ce dernier en profita pour ajouter par la suite que je ne risquais pas grand chose d'un ton amusant qui me fit sourire. Cependant ce n'était pas le fait que cela soit une égratignure qui me faisait peur, c'était le geste qui était le plus important, heureusement cela s'est bien passé au final. Par la suite, je le vis se redresser pour se plonger dans mon regard, la scène devait étrange... Je me mis à rougir avant de détourner mon regard.

-Merci...

Je remarquais sur son visage que ce n'était pas la même personne la première fois que je l'ai abbordé et à ce moment ci, on aurait dit qu'il était plus ouvert et sensible. Comme si quelque chose s'était brisé ou ouvert...? Lorsque ce dernier rajoutait :

-Détends-toi, tu ne crains plus rien. Tu pues la peur à plein nez. Ça ne sert à rien de te cacher dans ton petit coin.


Je le regardais en me frottant la tête avant de lui répondre :

-Ouai c'est pas faux... Merci en tout cas d'être intervenu.

Je ne pouvais rien répondre d'autre, c'était vrai que j'avais peur ce qui était normal après tout lorsque l'on sort d'une agression... Heureusement le mal était finis. De plus, le videur ajoutait par la suite :

-Je pense que le patron ne serait pas contre t’offrir une autre boisson. Si tu veux quelque chose d’autre, n’hésite pas à m’en faire part.

Ce n'était plus du tout le même homme que j'avais vu, que cela soit dans sa gestuelle ou même dans sa parole, il était plus posé et rassuré. Peut être par ce qu'il me connaissait ou par rapport à l'agression...? Je ne savais pas, je n'étais point dans sa tête. Lorsque j'entendis sa proposition je me mis à sourire avant de lui dire en le regardant dans les yeux.

-D'accord, un whisky s'il te plait. Cependant c'est toi qui le bois. Ma proposition tient toujours.


Il le méritait de toute façon, même si je supposais qu'en travaillant dans ce bar il devait recevoir des verres gratuits de différentes clientes ou même par rapport à sa position dans ce lieu, je voulais juste pour ma part le remercier. Après s'il le prenait dans un autre sens je ne pouvais rien y faire à cela...

"Sometimes the person you fall for isn’t ready to catch you."


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The Children of the Night [Pv Etsu]
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Ven 17 Mar - 4:18
« Infinite in mystery is the gift of the god. »

Lorsqu’enfin tu saisis que ta chance n’est qu’un jeu émis par un dieu mégalomane, tu finis par perdre foi en ce qui tient encore une pauvre carcasse debout. En raflant l’univers de ses doigts égoïstement, on atteint finalement qu’une infime partie de ce que l’on désire égoïstement au fond de soi.  Et même lorsque l’on ne désire pas, cette petite vie misérable qui rappelle à quel point peu de monde connaît véritablement un confort. Dévoré par le mal-être, on apprend à vivre avec le plaisir malsain de savoir que le lendemain sera probablement malheureux et aussi noir que le jour précédant. Enrôlé dans un cercle vicieux, souvent, le seul moyen est de lâcher prise et de laisser tomber ce qu’il reste et sombrer dans le joyeux de la nuit, perdant le rythme frénétique d’un cœur qui ne bat même plus pour soi, et finalement sentir son souffle se perdre, pour qu’il ne reste qu’à la fin, une carcasse traînante, désertée de toute conscience.
La mort… C’est vrai ? Qu’il y a-t-il au final ? Attendons-nous à voir ce beau monde s’effondrer et disparaître dans les méandres de Yang, celui de la discorde qui mènerait l’île à sa perte ?  Cet univers qui comme une pierre précieuse, te garde comme précieusement au creux de sa main, alors que cette immensité se joue de nous d’un regard bienveillant.

Quel dur concept à imaginer, et pourtant c’était un questionnement permanent qui aiguisait les sens de Laika. Prêt à en apprendre plus, en toute circonstance c’était devenu son grand intérêt. Mais outre cela, l’albinos s’était accoudé entre les verres, veillant à ce que la plaie ne recommencerait pas à se gorger de sang. Ses pupilles se focalisèrent sur le jeune homme, le détaillant comme un père le ferait pour son fils, appuyant son regard bienveillant mais dur sur lui. Son inspection ne dura qu’au final quelques poignées de secondes. Les yeux lui étaient presque inutiles.

Peu à peu, il voyait le bar se vider. En catimini, les quelques personnes se faufilaient jusqu’à la sortie, probablement trop heureux de devoir s’échapper de la vigilance de ce monstre à l’aspect d’homme. Laika les avait effrayés, et c’était devenu monnaie courante. C’en était même devenu affligeant qu’il ne savait plus que faire. Son rôle était de dissuader tout comportement à proscrire et non celui de faire échapper la clientèle. Puis quand même bien, son aura puissante était tendue, et elle s’en ressortait comme une tension froide qui alourdissait l’air autour d’eux.

Lorsque revint le moment d’accéder son attention vers le fameux « Etsu », en effet, le tigre réalisa que son nom n’avait pas été donné. Il ne s’arrêtait généralement pas sur ce genre de détails, mais il se sentit un peu bête de ne pas s’en être rendu compte plus tôt. Puis, il annonça d’une voix rauque, presque semblable à un grondement animal.

-Laika.

Habituellement Laika, le minimum, l’essentiel, il ne s’accordait à des discours sophistiqués pour le bon plaisir d’autrui. Ainsi le monde l’avait fait. Lui, pauvre garçon taciturne, le talent d’orateur ne lui était pas destiné et il ne s’en plaignait pas. C’était même très bien ainsi, surtout après avoir utilisé la quasi-totalité de sa salive à tenter de soutenir le jeune « Etsu » pour lui éviter un choc trop important. Et c’était bête, car il était probablement un grand garçon. Sauf que les deux adorables teignes qui lui servent de petits frères semblent à peu près du même âge, et il ne peut s’empêcher de les couver avec la même hargne. Mais quelle gentille peluche que voilà. L’immense bête aux crocs acérés ne semble plus qu’être une bestiole qui agit à tout prix pour le bonheur des autres sans consacrer une once à soi-même. Quel imbécile heureux.

La mâchoire se décrispa, les traits de son visage se défroissèrent au fur et à mesure que le jeune homme fanfaronnait avec plus d’aisance. Un soupir rassuré et inaudible traversa ses lèvres. Puis quand il se saisit du verre qu’il risquait de remplir si le jeune homme lui demandait, il dissimula sa surprise derrière son masque de glace, avant de le fendre d’un sourire discret mais amusé.

-Pendant mon service ? Tu veux me faire congédier ?

Il avait beau dire ça, en observant l’horloge qui tiquait péniblement, il savait que le bar fermerait d’ici vingt minutes et que personne ne se soucierait de ce qu’il pouvait faire. Le bar était vide, débarrassé des derniers clients. L’amusement non feint, il s’empara de la bouteille non loin du comptoir et se servit le fameux verre en question. Puis il se fichait pas mal de ce qu’on pouvait lui dire, il tenait très bien l’alcool, alors ça n’allait pas être pour un simple verre qu’on risquait de l’embêter. Il le souleva poliment dans sa direction pour trinquer.

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Ven 17 Mar - 18:48

「 The Children of the Night 」

Laika  & Etsujiro  


Every day brings new choices.

La mort n'était qu'un sablier laissant passé les grains de sable coulés dans le récipient, montrant ta vie passé tel un film en noir et blanc évoluant vers la couleur. Cette bobine que tu ne pouvais point rembobiner, chaque action que tu avais accomplis était inscrites dessus, tes premiers pas, ta première fois... Bref ce genre de chose qui te fait rappeler comment ta vie avait été merveilleuse mais aussi horrible... Quand tu avais aussi ta première gastro et ta première diarrhée... Ah je m'en rappelais comment j'avais perdu du poids rapidement... Hm... Et dire que j'avais un rendez-vous ce jour la... Ah... Heureusement que je l'avais envoyé chié... Ma vie était vraiment... Spéciale.

Je le voyais m'analyser pendant quelques secondes, ce regard qui était posé sur moi me procurait un sentiment d'oppression à mon égard. Je ne savais pas ce qu'il était en train de faire actuellement, j'étais un enfant peut être pour lui, il avait un côté maternel dans ses gestes. Même si il était monté comme un réfrigérateur, on pouvait voir qu'à l'intérieur de ce dernier, il y avait un pot de glace qui attendait à être dévoré... Putain j'ai faim... Cela faisait longtemps que je n'en avais pas mangé...

Je rouvris les yeux quelques secondes d'un coup du au mouvement autour de nous, était-ce à cause de la petite interaction entre l'ancien protagoniste...? Le jeune videur dégageait aussi quelque chose, j'avais la cage thoracique qui compressait mon cœur, cette envie de vomir et de vertige... Je n'avais juste pas envie de rester avec lui cependant mon âme me disait d'être ici à ce moment "T". Non pas la forme "T" en gymnastique ! La lettre ! Oui il fallait garder le rythme ! Cette personne était vraiment qualifié pour ce travail et au moins la sécurité du bar était assuré... Quoi que... Actuellement, j'ai faillis me faire violer... Je devrais limite porter plainte... Au moins je gagnerais de l'argent... Non je n'étais pas enculé... Quoi que... Non...

Après un long silence, ce dernier me répondit simplement par son prénom, un ton simple, froid et direct, tel un train qui rentrait dans la gare ou une saucisse couverte de ketchup rentrant dans un "Hot-dog"... Cette image était vraiment dégueulasse... Pardon Ying d'avoir eu cette pensée très... rouge... Mais tu peux essaye de me comprendre, j'ai faim... Déjà que je ne pouvais même pas mangé le mot de glace... Je pouvais au moins manger une saucisse ? Bon d'accord... Je mangerais juste le petit pain au lait couvert de ketchup...

Lorsque ce dernier me fit la remarque par rapport à ma proposition du verre, je me mis à sourire avant de jouer avec mon doigt autour de mon verre. Je le trouvais beaucoup plus ouvert à la discutions, peut être qu'il se sentait coupable du fait que j'ai eu des blessures dans le bar qu'il protégeait. Mais je pense de mon point de vu, qu'il voulait juste discuter un peu. Enfin je l’espérais...

"Au moins cela te décoincerait un peu mieux... ~"


Je voyais sur une affiche que l'heure de fermeture était dans un 20 minutes, je lui fis un clin d’œil avant de lever mon verre à son egis avant de boire. Il était sympa au final ce petit con.

"When you think positive, good things happen. "


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Petit message HRP:
 
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Ven 24 Mar - 4:47
« You can’t bring your past back. »

Arrivé à un terme, il n’est plus possible de se lier. Il est même devenu dur d’y croire tandis que les actions s’enchaînent devant le visage passif et inexpressif d’un protagoniste. Ce n’est plus vivre mais devenir spectateur. Il n’est plus nécessaire de s’égosiller en vain et croire qu’enfin il sera possible de saisir l’opportunité offerte, ce mince fil que l’on rêve de serrer d’une poigne ferme, mais qui lâchement n’était en rien capable de soutenir une telle charge. Evoquant comme un abandon, il ne pourrait dès à présent que se contenter de serrer vainement ce qu’il lui reste dans un élan de tendresse. La gymnastique mentale qu’il lui fallait pour comprendre les réactions pour une personne lui semblait être un dur casse-tête à résoudre et régulièrement, il arrivait qu’il se retrouve avec de terribles maux de crâne.

Dans le cas présent, observateur, il avait plus ou moins cerné cet étrange garçon qui était venu se dandiner devant lui, et quelque part, il avait la sensation de se trouver devant l’un de ses frères. Droit, honnête, et à n’en pas douter qui était trop loin de sa personne pour qu’il puisse saisir les quelques piques lancées à son encontre. Il aimait bien ce genre de personne, bien qu’un peu turbulentes pour lui, leur compagnie était agréable et mouvementée, ça changeait des habituels discours qu’il devait tenir face aux rares personnes qui s’étaient habituées à le côtoyer. Laika était une personne aussi facile que difficile à vivre. Gentil et attentionné, il n’est pas rare que l’on s’habitue aux attentions qu’il porte aux autres sans attendre la moindre récompense en échange. Seulement, cette bienveillance à des limites qui se répercute ses émotions qui se rapprochent terriblement d’un zéro absolu. Donc, ça avait ses avantages dans certaines situations, mais dans le cas présent, il sentait surtout un malaise s’installer.

Un sourcil se haussa vraisemblablement au-dessus de son œil. Alors comme ça il paraissait coincé. Apparemment, c’était l’image qu’il reflétait. Bien que celle-ci soit totalement faussée par un jugement de valeur, l’art de Laika n’était pas de remettre en question, car au fond, il se fichait pas mal de ce qu’il donnait l’impression d’être. Son image lui semblait si dérisoire, lui-même n’avait peut-être pas une grande estime de sa personne, et il le savait. Donc, il se contenta de hocher la tête, et une fois les deux verres en contact il l’apporta à ses lèvres, savourant la morsure brûlante qui se fraya dans sa gorge.

« How long is the way until the death ? »
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Lun 27 Mar - 8:37

「 The Children of the Night 」

Laika  & Etsujiro  


Pour moi il n'était que spectateur de se bar, il était juste un employé voulant gagné son salaire. Je sentais qu'il faisait se métier non par conviction mais par le besoin. Il avait peut être une famille à nourrir, une petit amie qui était chiante sur les cadeaux qu'elle désirait. Je ne savais rien, je savais rien du tout sur lui. Il était certes charismatique et imposant mais chiant au plus possible. Je pensais même à un point ou papy était plus drôle sans son dentier et son appareil auditif détraqué. Oui papy même si tu étais mort actuellement, je pensais toujours à toi. De temps en temps... Bon.. Jamais.

Ce qui était le plus bizarre actuellement était le fait que l'on ne discutait même pas ensemble, juste un regard. L'échange de pupille que l'on se croisait tout en essayant de regarder autre chose pour éviter de passer pour un gros stalkeur... Je caressais mes lèvres avec mon lèvre pour nourrir notre conversation de regard ce qui lui fit de même... Franchement, elle était tellement intéressante je ne vous le cacherais pour rien au monde. Je m'en souviendrais jusqu'à ma tombe, mais après j'étais mauvaise langue car il m'avait quand même bien aidé lorsque la personne équipé d'un KJR22351 voulait m'ouvrir la vanne d'eau si vous voyez ce que je veux dire... Je le voyais plus comme un père... Non pas vraiment, plus un frère. Il devait avoir une sœur ou peut être deux... Je ne sais pas trop, mais je sentais de la douceur dans ses gestes, se sentiment qu'il dégageait, tout devait être parfait je pense pour lui. Ce qui n'était pas plus à vrai dire quand on était videur non...?

Je vis sa réaction qui me fit sourire lorsqu'il entendit le fait que je le trouvais "coincé", ce qui était vrai de mon point de vue étant donné qu'il émettait aucun son et qu'il empêchait les personnes de rentré tel un tractopelle dans un magasin de porcelaine. Je souriais lorsque le vis hocher la tête par rapport au présent que je lui offrais, je souriais avant de tirer la langue pour apporter le miens à mes lèvres.

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