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 Sometimes things aren't okay. ~ PV Harry

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.Syrën & Harry.Sometimes things aren't okay.



Cela faisait déjà plusieurs mois que Syrën s'était réveillé sans souvenir de sa vie d'avant. Celle avant sa mort. Le seul événement dont il se souvenait était celui de sa mort. Sinon, c'était le noir total et ça commençait à peser sur ses épaules. Il n'avait eu aucun souvenir entre-temps et il se demandait pourquoi. Ses pas le guidaient vers le parc, un sac de sport sur son épaule. Des lunettes fumées cachaient ses yeux de la forte lumière du soleil. Seulement quelques semaines après son "réveil", Syrën avait été approché par un agence de mannequinat sans se douter une seconde qu'il était déjà mannequin avant sa mort. Aujourd'hui, il se rendait au parc pour une séance photos un peu particulière. D'ordinaire, ils ne faisaient pas ça en extérieur, mais Syrën avait eu envie de mettre un peu de piquant dans tout ça, car il détestait toujours devoir rester enfermé dans un local à poser devant une toile blanche.

Son attention fut attirée par tout le matériel prenant possession d'une partie du parc. Les photographes l'attendaient déjà depuis un certain temps, mais comme Syrën éprouvait quelques difficultés à se retrouver sur l'île, ils n'en faisaient pas trop de cas, heureusement pour lui. Dès qu'il fut à leur hauteur, le jeune homme afficha un immense sourire éblouissant. Dès lors, son bras se lève pour saluer tout le monde de façon totalement enjouée. Aussitôt que Syrën est entouré de gens, sa bonne humeur revient en quelques instants. La solitude n'est pas faite pour lui et cela transparaît toujours dans son comportement et sa façon d'être. La solitude le plonge bien souvent dans un état proche de la dépression, alors que lorsqu'il est avec d'autres personnes, cet état disparaît complètement.

Il pose son sac au sol et enlève ses lunettes de soleil, découvrant ses magnifiques yeux bleus. Il repère tout de suite un petit groupement de techniciens s'approchant de lui avec un draps blancs dans leurs mains. Ils entourent Syrën avec le draps afin qu'il puisse se changer en plein milieu du parc. Le concerné rigola avant d'ouvrir son sac pour se changer. Une fois que ce fut fait, les techniciens s'éloignèrent du jeune homme afin qu'il puisse s'avancer devant les appareils photographiques, le sourire aux lèvres. La séance put commencer et il posa de plusieurs façons différentes. Des plus joyeuses, des plus sensuelles, des plus sérieuses. Tout y passa. Vint l'heure de la pose et un bouteille d'eau fut donné à notre mannequin. Syrën avait envie d'autre chose. Il voulait attirer un passant dans sa séance photos pour son propre plaisir et lorsqu'il le confia aux employés chargés d'immortaliser ses poses, ceux-ci soupirèrent, mais ne l'empêchèrent pas. Tout sourire, le jeune homme regarda aux alentours afin de trouver le candidat idéal. Il avait souvent des caprices de ce genre, mais on ne pouvait rien lui refuser. Puis il repéra LA personne idéale. Un jeune homme à l'air plutôt solitaire avec une chevelure aussi noire que celle de Syrën peut être blanche. C'est ce contraste qu'il l'avait attiré à le choisir pour le reste de la séance. Il s'élança alors vers lui; son contraire le plus total.

- Hey!

Une fois son attention attirée, Syrën lui fait son plus beau sourire et lui empoigne la main pour l'attirer derrière lui vers les photographes. Sans plus de détails pour le pauvre jeune homme qu'il avait entraîné dans sa séance, le mannequin le pousse devant les objectifs. Il vient ensuite le rejoindre en le collant beaucoup trop. Mais Syrën est comme ça; envahissant et collant. Les flashes des caméras commencent alors à les aveugler alors que le mannequin colle son visage contre celui du jeune homme à la chevelure foncée et il sourit.

- Je m'appelle Syrën! Je suis mannequin! Bienvenue dans ma séance photos!

Celui-ci se doutait qu'après quelques petits clichés forcés, le jeune homme protesterait et voudrait partir. Il ne savait pas pourquoi il s'en doutait, c'est juste que l'autre lui donnait cette impression. Il n'avait maintenant plus qu'à attendre la réaction de celui qu'il avait forcé à se faire photographier avec lui en ne le lâchant toutefois pas.
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 Sometimes things aren't okay. ~ PV Harry

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” Bonsoir, vous avez bien rejoint Harry Forester. Je ne suis pas disponible pour l’instant, veuillez laisser un message au son du timbre… Bip !
Oh mon dieu Harry! Tu devineras jamais ce qui m'est arrivé! Devine qui a trouvé la photo indécente de toi en pyjama ? Rappelle moi si tu veux savoir c'est qui, love ya!  … bip… bip… bip”

Beggars can't be choosers

Tu avais largement trop bu. C’était la réflexion qui te courrais d’un bord à l’autre en ce matin ensoleillé. Le corps engourdi sur ton divan, l’écran flamboyant de ta télévision ainsi que la farandole de bouteilles entamées, c’était de moins la deuxième fois en l’espace d’un mois que tu t’avais autant ingurgité d’alcool. Remplié sur ton estomac, c’était la pituite qui coulait dans ta gorge qui t’avais réveillée. Tu avais d’ailleurs sauté, ton estomac qui se retournait dans tous les sens, dans ta chambre de bain afin de cracher ce qui rendait ta gorge acide.

Tu n’avais pas l’habitude de te saouler. En réalité, tu le faisais pour tuer l’ennuie qui ravageait bimensuellement tes tripes. C’était une action qui te semblait mièvre lorsque tu défaisais l'intégralité de ta réserve de liqueur jusqu’à ce que, pour des raisons physiques bien entendu, tu sentais la chair de ton crâne s’enflammer, une sensation résultant de ta brève stupidité. Il te fallut plus d’une heure pour sortir tout ce qui n’avait pas été digéré par ton estomac. L’odeur du dégueulis produisait une étrange cyclicité dans laquelle tu finissais par te sentir plus pitoyable que la minute d’avant. Lorsque le flux sanguin à l’intérieur de tes jambes s’écoula sainement, tu te roulas à l’intérieur de la douche avec le restant du catalogue de tes forces.

Aujourd’hui était une journée qui t’emmerdais. Tu n’avais pas les moyens de sortir, tu n’avais pas la force de sculpter la murmuration de tes amies les poussières et tu n’avais surtout pas envie de perdre ton temps à effectuer des tâches ménagères. À la suite d’une réflexion peu poussée, tu optas pour aller acheter avec ce qui te restait de monnaie de la nourriture. Il était dit que les gens en lendemain de veille se devait impérativement de bien manger. Tu te serais en temps normal moquer de ce conseil s’il n’avait pas été mentionné par ta douce défunte. De courtes projections de son visage s'imbriquèrent dans tes pensées. Tu ne peux t’empêcher de sourire.

Tu décides de passer par l’épicerie la plus proche de ton miteux logis. Sans vraiment être surpris, tout te semble hors de prix. Tu n’as même pas les moyens, ou plutôt l’envie, de t’offrir des délices toxiques tels que des croustilles ou des plats préparés. Tu ne te gênes pas dans le magasin pour clabauder, irrité, le désagrément que tu vis. Humilié par ton manque de décorum, tu quittes l’échoppe en traînant tes pieds. Ne sachant plus quoi faire et l’estomac dénué d’organisme, tu te résous à prendre une marche. Cette dernière semble perdurer et tu atterris, sans même t’en rendre compte, dans le parc de la cité.

Tandis que le barouf de tes pas éclot dans les sentiers, tu constates que le lieu est dominé par une séance de photos. Tu te rends compte, en observant les multiples déplacements des employés, que c’est la première fois que tu vois un tableau dans le style. Les crépitements de l’appareil photo sont si puissants que tu peux facilement les percevoir de la distance où tu es. Tu t’approches, la curiosité forgeant à petit feu un royaume dans ton esprit, tu contournes quelques personnes du personnel et, alors que tu comptais t’esquiver dans le chemin opposant celui de la séance, un dérangé te sautes dessus :

- Hey!

Son interpellation avait été si ardente que tes oreilles sifflèrent désagréablement. Tu ne remarques que sa chevelure neige et un large sourire avant de sentir sa main agripper la tienne et te tirer au milieu de la foule. Tu n’as même pas le temps de respirer que le freak te pousse devant les lumières et les caméras. Une dizaine de regards se posent en ta direction et ton cœur s’enfonce dans ta poitrine. Malgré ton silence inconfortable, le jeune homme à peine plus grand que toi décide de fusionner avec ton corps. Littéralement fusionner. Ton corps se crispe alors que tu sens les faibles courbes du mannequin se glisser contre tes cuisses. Tu frémis alors qu’il appose son visage contre le tien où tu constates ses miroirs quasi transparents :

- Je m’appelle Syrën! Je suis mannequin! Bienvenue dans ma séance photos! Te mentionne-t-il véhément.

Il te faut un certain temps pour analyser la situation. C’est lorsque l’inconnu glisse sa main dans tes cheveux, ne manquant pas de venir frotter sa joue contre la tienne, ses yeux perçants les lentilles de la caméra, que tu te réveilles. Tu le pousses violemment.

- Mais ça ne va pas ?! Hurles-tu, sculptant de ce fait un silence sur l’ensemble du plateau.

Tu te frottes brutalement tes joues, comme si tu cherchais à nettoyer toute trace du malade à tes avants. Furieux, tes poings se serrent et ton visage se pigmente allégrement.

- L’intimité tu connais pas ça ?! Ce n’est pas poli de sauter sur les autres!

Quelques raclements de gorges se font entendre. Malgré ton zoïle, le mannequin ne semble pas affecter par tes propos. Alors que tu pensais rebrousser le pas, une douce odeur de boustifaille se glisse dans tes narines. Tu renifles subtilement tout en cherchant vivement de tes yeux la provenance du parfum avant de constater le buffet pas trop large caché à l’arrière du photographe. Tu déglutis. Et merde. Bien que ta présence suscitait encore un inconfort, tu pris le temps de peser toutes tes options. Ta faim était si grande que, après une longue réflexion, tu t’avances agressivement vers le modèle :

- Comme tu as osé prendre des photos sans ma permission, est-ce que j’ai le droit de prendre un part du buffet ? Dis-tu en essayant d’être menaçant.

La situation était extrêmement humiliante, mais il te fallait survivre. Tu t’haïssais, vraiment.



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Syrën a tendance à être beaucoup trop enthousiaste et en ce moment, c'était le cas. De nature tactile et envahissante, il collait son corps contre celui du jeune homme qu'il avait forcé à se faire photographier. Il alla même jusqu'à frotter sa joue contre la sienne comme un chat le ferait et à passer sa main dans ses cheveux d'un noir aussi profond que le blanc éclatant de sa propre chevelure. Et tout se passa très vite. C'est comme s'il y avait eu un déclic dans la tête de l'inconnu qui n'avait pas réagit jusque-là. Le mannequin se retrouve alors au sol avec une expression de surprise sur le visage. Il était surpris, non pas parce que l'autre l'avait poussé, mais parce qu'il ne s'attendait pas à se retrouver assis sur le sol recouvert d'une légère couverture, afin qu'il ne se salisse pas en prenant ses poses. Son regard pâle fixe le jeune homme qui s'exclame alors.

- Mais ça ne va pas ?!

Le silence tombe sur la petite assemblée massée autour du mannequin et de son invité. Syrën ne bouge pas, ne parle pas. Il ne fait qu'observer le brun se frotter les joues, aucunement choqué, pourtant. Il constate les poings qui se serrent sous le coup de l'émotion et ses yeux remontent vers son visage qui commençait à devenir écarlate. Sa voix énervée s'élève de nouveau dans le silence qui commence à devenir pesant autour d'eux.

- L’intimité tu connais pas ça ?! Ce n’est pas poli de sauter sur les autres!

C'en était trop. Une lueur amusée passe d'abord dans le regard pâle du mannequin, puis il se met à rire. Il ne s'esclaffe pas, mais presque. Il le trouvait bizarrement amusant. En même temps, Syrën trouve tout amusant. Ou presque. Le jeune homme à la chevelure blanchâtre se relève, le sourire toujours aux lèvres. Il se secoue un peu par habitude, même s'il est bien conscient de ne pas être sale. Merci aux techniciens qui pensaient à tout. Il affiche un légère moue déçue alors que son invité commence à vouloir partir, mais se ravise alors qu'il constate que son interlocuteur cherche quelque chose du regard. Intrigué, Syrën tente de savoir ce qu'il cherche des yeux en tournant la tête en direction de son regard, puis en revenant sur son joli visage, et ainsi de suite. Lorsqu'on le regarde, on pourrait croire voir un enfant. Alors que le brun trouve ce qu'il cherche, Syrën plisse légèrement les yeux en détaillant son visage pensif. Il avait l'air d'être pris dans un dilemme. Le mannequin n'a pas le temps d'ouvrir la bouche que celui-ci s'avance agressivement vers sa personne. Légèrement surpris, il fait un pas derrière.

- Comme tu as osé prendre des photos sans ma permission, est-ce que j’ai le droit de prendre une part du buffet ?

Pour seule réponse, il reçoit un rire léger qui fait plisser de bonheur les yeux du mannequin. Alors c'était ça qu'il cherchait aussi vivement tout à l'heure. Il devait avoir sacrément faim, ce qui détruisait sa façade se voulant menaçante. Tournant son beau visage et levant sa main pour maintenir ses courts cheveux blancs sur le côté de son visage fin, Syrën interroge du regard son manager. Celui-ci hocha la tête, légèrement mécontent. Mais le mannequin ne s'en souciait pas. Bien que l'inconnu n'avait pas aimé son contact plus tôt, le modèle empoigne de nouveau sa main pour le tirer, cette fois, vers le petit buffet préparé à l'attention des employés participant à la séance photos ainsi qu'à Syrën.

- Tu peux manger tout ce que tu veux! Et je suis désolé de t'avoir forcé à te faire photographier, mais tu étais le candidat idéal! Mon parfait contraste! Enfin, physiquement, surtout.

Sa voix est claire et enjouée. Ses émotions transparaissaient dans celle-ci.

- Et puis, ce n'est pas du bénévolat, tu sais. Tu seras payé à la fin de la séance!... Si jamais tu ne t'enfuis pas avant.

Syrën lui sourit en fermant ses yeux, accentuant son expression joyeuse. Puis il ouvre le bal en prenant une petite sandwiche sans croûte et se l'enfournant au complet dans la bouche. Nonchalamment, le modèle se retourne vers l'un des photographes qui l'interpelle. Il tenta de lui répondre la bouche pleine, mais rien de compréhensible ne sortit de sa bouche. C'était très peu chic, mais Syrën s'en fiche bien de ce que les autres peuvent penser de lui. Il est tel qu'il est et il ne peut rien changer à ça. Son attention se reporte sur son invité qui a l'air d'hésiter à manger tout ce qu'il voulait. Avalant sa pauvre sandwiche, le mannequin sourit et lui donne une claque sonore sur l'épaule.

- Si tu ne manges pas, je vais me charger de te nourrir! Et je doute que tu sois d'accord avec ça. D'ailleurs, c'est quoi ton nom, mon cher?

Sans s'en rendre compte, le côté charmeur du modèle faisait légèrement surface. Aussi, il le regardait avec un léger sourire étirant ses lèvres fines et invitantes. Son regard était tellement intense qu'on aurait pu croire qu'il pouvait voir à travers son interlocuteur. Sa posture était également nonchalante et élégante, preuve irréfutable que son côté charmeur était beaucoup plus présent dans son caractère qu'on pourrait le croire au premier abord. Même lui ne s'en rendait pas compte.
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” Bonsoir, vous avez bien rejoint Harry Forester. Je ne suis pas disponible pour l’instant, veuillez laisser un message au son du timbre… Bip !
AH! Je vois que tu as essayé de me contacter. C'est juste une photo pas besoin de me crier des bêtises comme ça. Je veux simplement ajouter que tes fesses sont bien visibles. Allez rappelle-moi il faut que je te montre ça! … bip… bip… bip”

When pigs fly

Tu ne savais pas comment exprimer la gentillesse. Depuis ta tendre enfance, tu étais né maladroit. Cela n’avait pas toujours été d’une évidence à tes yeux. Comment, de toutes les manières, alors que tu tentais répétitivement de ton mieux de combler le bonheur des autres, pouvais-tu savoir que les autres percevait ta gentillesse dolente ? Tu te souvenais parfaitement de la dernière fois que tu t’étais alloué de jouer la carte du gentil devant les autres. Les cris hystériques de tes camarades du primaire, te pointant du doigt et les croassements rauques de ta grand-mère circulaient en phase, encore à ce jour, dans ta cochlée.  

Tu n’arrivais de ce fait pas à comprendre comment quelqu’un pouvait respirer à la fois l’étrangeté et la gentillesse. C’était deux couleurs qui, selon toi, ne pouvait coexister sur la même toile. Bien que tu percevais le garçon à tes flancs comme étant un olibrius, les moteurs de ton cerveau roulaient si vite, cherchant à savoir pour quelle raison tu ne te sentais pas entièrement menacé par sa présence. Bien entendu, il t’avait agressé. Mais son rire chaud avait d’une certaine façon adouci ton visage. Tu restais malgré tout sceptique. Tu n’aimais pas le contact avec les gens de ton entourage et surtout encore moins celui de marginaux.

Ton évaporation dans tes pensées se conclût lorsque tu sens une main masculine agripper la tienne et te tirer à l’extérieur du champ de la caméra. La force du mannequin t’épate. Il réussit, sans aucun problème, à te ramener à proximité du buffet étalé sur un madras épais. Tu analyses vivement chacune des victuailles qui traînent sur la petite table tandis que ton ventre pousse un ahan. Croustilles, boissons gazeuses, sandwich au pain blanc, olives, fromages, charcuteries, croutons. Au fur et à mesure que la liste s’élargit, tu sens tes yeux grossir dangereusement. Ton ventre couine, produisant des brûlures douloureuses. Tu ne peux t’empêcher de te caresser la panse.

- Tu peux manger tout ce que tu veux! Et je suis désolé de t'avoir forcé à te faire photographier, mais tu étais le candidat idéal! Mon parfait contraste! Enfin, physiquement, surtout.

Tu esquisses une drôle de mou vis-à-vis sa litanie. Cela ne t’intéressait aucunement les trucs dans le domaine de la mode et de la photographie. Tu trouvais, en effet, que l’art pur qui sortait d’un pinceau trempé dans les bassins de vermillon était une dizaine de fois plus efficace que l’appareil photo. Tu te sentais irrité par son timbre vocal. Comme s’il te forçait à imprégner sa vivacité. Alors que tu croisais tes bras sur ton torse, tu te rends compte que c’est, d’une manière, un compliment que l’on vient de t’adresser. Comme si ton physique était d’assez haut niveau pour paraître dans des ouvrages commerciaux. Meh. Tu t’en foutais complètement.

- Et puis, ce n'est pas du bénévolat, tu sais. Tu seras payé à la fin de la séance!... Si jamais tu ne t'enfuis pas avant.

Le mot « payé » te sonne une cloche si grosse que ton cœur en fait un bond. Tu essayas de te convaincre que tu n’étais pas avare mais tu savais que pour vivre, il fallait survivre. Une expression de curiosité ostensible se glisse sur ton visage tandis que la joie exagérée du dit Sirène, si c’était ça son nom déjà, prend de l’expansion autour de vous deux. Tu ne te sens plus, étrangement, nerveux et colérique. Juste irrité, mais ça, tu l’étais tout le temps. Le mannequin te claque violemment l’épaule avant de mentionner :

- Si tu ne manges pas, je vais me charger de te nourrir! Et je doute que tu sois d'accord avec ça. D'ailleurs, c'est quoi ton nom, mon cher?

Tu grommelles en sentant la claque et sans plus te retenir, tu te jettes sur le banquet en avalant la plus grande quantité de nourriture que tu peux. Tu mastiques si vite la nourriture que des milliers de miettes s’élancent dans tous les sens. Tu t’empiffres si farouchement que tu sens la pituite de ta matinée remonter le long de ton œsophage. Quand tu sens que tu as atteint l’acmé de la gloutonnerie, tu te retournes vers Sirnène (la sonorité te semblait plus juste que tout à l’heure) et remarques le charme qu’il dégage. À cette idée morbide, tu avales de travers ta salive avant de reculer d’un pas et de vivement déblatérer :

- Si je décide de poser avec toi, est-ce que je vais devoir être collé comme tantôt? C’est quoi le salaire d’une séance? Si je fais d’autres photos est-ce que j’aurai le droit à de la nourriture encore? C’est quoi les clauses du contrat ? Est-ce que je vais devoir revenir m’exhiber devant tout le monde? Les photos vont paraître où? J’espère que c’est pas des trucs pervers sinon je te garantis que je vais t’en mettre une Si-…euh, tu hésites pendant un court lapse de temps. Sirmène!

Les mots te semblent si fluides que tu ne te rends même pas compte de l’absurdité du nombre de questions que tu viens de demander. Ton visage sérieux, tu fixes le bout du nez du mannequin avant de marmonner :

- Harry.

Ton nom semble hors contexte. On dirait que tu grognes le prénom de quelqu’un que tu connais bien. Si Élizabeth te voyait en ce moment, elle rirait tellement qu’elle ne pourrait même plus respirer.

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Syrën regarde son invité forcé s'empiffrer dans le buffet parmi la panoplie de nourriture qui lui est offerte. Il ne prend tellement pas le temps de mastiquer correctement que des centaines de miettes s'échappe de sa bouche pour tout salir. Le modèle est amusé par la conduite de l'inconnu. Le simple fait de le regarder est un divertissement. Quoi que ça devrait plutôt être l'inverse quand on y pense. Syrën est de loin un type étrangement trop joyeux. Le mannequin en profite également pour manger à sa faim le temps que la panse de son invité soit bien remplie. Lorsque celui-ci se retourne vers lui, Syrën n'a rien perdu de son charme de tout à l'heure et cela a l'air de rebuter l'inconnu qui recule d'un pas. D'un coup, il semblait nerveux face au modèle, si bien qu'il lâcha plusieurs paroles de façon vive.

- Si je décide de poser avec toi, est-ce que je vais devoir être collé comme tantôt? C’est quoi le salaire d’une séance? Si je fais d’autres photos est-ce que j’aurai le droit à de la nourriture encore? C’est quoi les clauses du contrat ? Est-ce que je vais devoir revenir m’exhiber devant tout le monde? Les photos vont paraître où? J’espère que c’est pas des trucs pervers sinon je te garantis que je vais t’en mettre une Si-…euh, Sirmène!

L'interpellé rigole à la déformation de son prénom. Il ne pouvait simplement pas lui en vouloir, car il lui avait lancé celui-ci alors qu'il le surprenait en l'attirant dans sa séance photos. De plus, les gens avait tendance à ne pas croire qu'il se nommait de la sorte. Même si son prénom était prononcé légèrement différemment à cause du tréma sur le «e». Évidemment, personne ne pouvait savoir comment celui-ci s'écrivait et prononçait donc «Sirène». Bref, le jeune homme de 27 ans sort de son hilarité légère avec son air sérieux.

- Harry.

Son prénom tombe comme une pierre et de façon qui semble totalement hors contexte. Ce qui fait rigoler Syrën encore plus. Son air amusé et son rire légèrement cristallin fait contraste avec l'expression sérieuse du prénommé Harry. Le mannequin enfourne croustille dans sa bouche avant de prendre la parole pour répondre à toutes les questions déblatérées rapidement par son interlocuteur précédemment.

- Si tu décides de poser avec moi, tu ne seras pas obligé d'être collé comme tantôt. Je me suis juste laissé emporter et je suis désolé. Pour le salaire, ça dépend de bien des choses, je crois, mais je crois être capable de te tirer un bon montant puisque je t'ai forcé. Tu auras droit de manger autant que tu veux et même de rapporter ce qu'il restera à la fin de la séance. Les clauses? Euh...

Il dû repenser à la question, affichant un air pensif.

- Je ne sais pas. Mais tu n'es pas obligé de revenir si tu n'en as pas envie. Et si tu ne donnes pas l'accord de publier les photos prises avec toi, elles ne le seront pas. En fait, tu as plein droit sur ce genre de décisions. Je ne pose pas pour des trucs pervers!

Syrën s'était exclamé à moitié choqué par les propos de Harry.

- Je ne suis pas ce genre d'homme. Et mon prénom...

Il cherche du regard un peu autour, puis s'approche de l'un des techniciens pour revenir avec un papier et un crayon. Il gribouille quelque chose dessus et le montre au brun. «Syrën» est ce qui est écrit sur le papier.

- Je me nomme Syrën. Tu peux le prononcer comme si tu parlais d'une sirène, ça ne me dérange pas, mais il ne contient pas ne «m»!

Le modèle affiche un sourire sincère et amusé. Il pensa alors que sa journée se déroulait bien mieux qu'il ne l'avait espéré. Il ne supporte pas d'être seul, ça lui fait peur. Alors pour lui, faire de nouvelles rencontres, qu'elles soient bonnes ou moins bonnes, le rendait plus heureux et calme.

- Sinon, tu peux rester là, à regarder et manger pendant que je termine ma séance si tu tiens à ne pas retourner sous la lumière des objectifs.

Syrën a conscience que son métier peut être stressant même si pour sa part, ça ne l'a jamais rendu nerveux. Il aime avoir de l'attention et en étant mannequin, il en a largement. Le mannequin pose les objets qu'il tient encore sur la table avant de s'approcher un peu trop près afin d'analyser le visage de son invité.

- Mais j'avoue que j'aimerais bien que tu poses encore avec moi. Tu as un beau visage blasé et un peu grincheux. Ou irrité? Je ne sais pas. Alors, tu veux bien?
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” Bonsoir, vous avez bien rejoint Harry Forester. Je ne suis pas disponible pour l’instant, veuillez laisser un message au son du timbre… Bip !
Harryyy! Arrête de hurler c'est pas de ma faute si elles sont tombées sur ces photos. Tu as eu un sacré succès je tiens juste à te dire. Tu es beau mon ami et essaye pas de me dire que c'est pas vrai han! Love ya very much! … bip… bip… bip”

Every cloud has a silver lining

On t’avait déjà dit que l’expressivité chez autrui donnait lieu à des rencontres et des aventures uniques. Cette idée comme quoi les personnes extraverties dirigeaient au bout de leur nez les soumis, les introvertis, n’était qu’un processus naturel chez l’homme et qu’il n’y avait absolument rien à faire pour contrer cette abomination. Bien que tu ne souhaitais en aucun cas être dominé par les éclats dans l’essence d’une autre, tu avais toujours vécu en suivant à la trace ton prochain, ce qui comprenait bien entendu Élizabeth. Ton admiration pour sa vivacité hors du commun t’avais toujours empêché de prendre part aux mouvements, mièvres ou non, des évènements de tes courtes dix-neuf années. Tu avais perdu cette habitude de te laisser aller dans une situation ce qui était normal dans un certain sens contenu du fait que tu n’arrivais pas à mettre les pieds dehors plus d’une heure, parfois même deux.

Par conséquent, tu te sentis attaqué par le rire impétueux du dit Sirmanien – ce nom ne te rentrait définitivement pas dans la tête. Il brillait d’une excentricité que tu trouvais dangereuse. Celle qui faisait guider les plus faibles. Celle qui rendait l’autre confortable même dans les situations les plus embarrassantes. Celle qui pouvait rendre un autre fou d'extase. Tu n’osais pas l’admettre que le mannequin pouvait être tout simplement purement gentil et disons… vivant. Tu avais peur de t’attacher à un parfait inconnu et de lui attribuer ne serait-ce qu’un partiel de ta confiance. Tu te forçais à ne pas l’aimer. Tu essayais de respirer la crainte.

- Si tu décides de poser avec moi, tu ne seras pas obligé d'être collé comme tantôt. Je me suis juste laissé emporter et je suis désolé. Pour le salaire, ça dépend de bien des choses, je crois, mais je crois être capable de te tirer un bon montant puisque je t'ai forcé. Tu auras droit de manger autant que tu veux et même de rapporter ce qu'il restera à la fin de la séance. Les clauses? Euh...

Forcer, oui, c’était le mot qu’il te fallait. Cela te fit esquisser un sourire mesquin sur le bout de tes lèvres alors qu’un léger couinement de ton festin se retournait doucement dans ton estomac. Il avait magouillé quelque chose de mièvre pour les yeux des autres, mais pourtant, c’était suffisant pour le haïr – enfin tenter.

- Je ne sais pas. Mais tu n'es pas obligé de revenir si tu n'en as pas envie. Et si tu ne donnes pas l'accord de publier les photos prises avec toi, elles ne le seront pas. En fait, tu as plein droit sur ce genre de décisions. Je ne pose pas pour des trucs pervers! Te mentionna t-il avec une pointe d’outrance à la fin de sa phrase. Je ne suis pas ce genre d'homme. Et mon prénom...

Il disparût, vraisemblablement à la recherche de quelque chose, bousculant légèrement sur son passage quelques-uns des employés de la séance. Il revint, papier en main en crayonnant un mot, te le pointes vers ton visage en te disant que son nom c’est Sirrine et te parles de créatures fantastiques, etc, etc. Tu n’écoutes pas vraiment puisque tu essayes de décortiquer le trémat sur le « e » du nom du mannequin. Tu plisses les yeux en tentant de te rappeler de tes vieilles règles dans ton cours de langue d’il y a de cela plus de cinq ans. Tu n’as même pas le temps d’observer correctement la feuille qu’il t’annonce que :

- Sinon, tu peux rester là, à regarder et manger pendant que je termine ma séance si tu tiens à ne pas retourner sous la lumière des objectifs.

Il dépose le crayon entre ses mains, étire délicatement son cou, s’approchant de ton visage, à la quasi limite de ton nez, et articules, dessinant sur son visage pâle une mine d’envie :

- Mais j'avoue que j'aimerais bien que tu poses encore avec moi. Tu as un beau visage blasé et un peu grincheux. Ou irrité? Je ne sais pas. Alors, tu veux bien?

Tu ne te rends pas compte que ta bouche est légèrement entrouverte de surprise. Tes joues deviennent plus chaudes et tu sens ton cœur se contracter. L’écornifleur véhément propageait sa douceur dangereusement dans tes os. Tu secoues légèrement la tête en raclant ta gorge. Ce n’était qu’un affect passager. Tu refusais bien sûr de croire qu’au moindre compliment ton cœur s’emballait, mais encore plus de voir que ton visage exaspéré plaisait au mannequin. Tu te sens gêné soudainement. Tu te rends compte pour la première fois que tu as peut-être été un peu brute avec lui. Tu t’avoues que, oui tu n’aimes pas sa façon d’aborder les autres, toutefois, sa confiance te démange. Pouvoir projeter son corps devant les caméras, glisser sa main dans un parfait inconnu et se coller contre la peau d’un jeune âgé de dix-neuf ans, il en fallait de l’audace. Et l’audace était ce qu’il te manquait. Tu observes du coin de l’œil le photographe à vos avants qui attend sagement les bras croisés. Tu te rends compte qu’à lui seul, le mannequin dirige la séance et fait un peu ce qu’il veut. Tu te retournes, pensif vers Sérrien avant de regarder des pieds, et grimaces :

- Oui bon… Quelques clichés je veux bien.

Les mots étaient sortis nerveusement de ta bouche. Tu te répétais que ce n’était que pour les sous que tu le faisais. Mais n’était-ce pas en réalité l’occasion pour toi de rattraper les derniers mois d’activité solitaire dans lesquels tu avais baignés? C’était peut-être le maelstrom dont tu avais besoin, ce courant de confiance qui empalerait violemment ton estime de soi. Tu te grattes la tête, ton visage rouge, avant de mettre tes mains dans tes poches.

- Mais je tiens à voir les photos toute de suite après hein. Je m’y connais pas vraiment dans ce domaine mais j’ai surtout pas envie que la moitié du monde se moque de mon visage si les photos sont douteuses.

Ton identité était restée tamisée dans l’ombre si longtemps que tu craignais les représailles de la publication de ton « beau visage irrité » comme disait ton nouveau collègue.

- D’ailleurs tu ne m’as pas dit où les photos allaient être publiées? Dis-tu avant de réfléchir et d’ajouter : ah et puis en faites je m’en contre fiche du moment que j’ai une paie qui rentre dans mes poches. Et ton nom… C’est bien Sérrien?

Meh. Ça ne risquait pas d’être difficile de poser comme devant les lentilles. Enfin, tu espérais fortement.



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Syrën observe le visage devenu rouge d'Harry et esquisse un sourire. Visiblement, la personnalité extravertie et envahissante du modèle ne le laissait pas indifférent. Il faisait souvent ce genre d'effet aux autres, si bien qu'il trouvait ça divertissant et rafraîchissant. De toute évidence, le brun n'avait pas pour habitude de recevoir des compliments. Ou c'était peut-être le mannequin qui était trop honnête et entreprenant? Qui sait. Tenté par la nourriture, il engouffre plusieurs craquelins toujours en observant son interlocuteur qui a tourné les yeux vers le photographe qui attend patiemment les bras croisés. Syrën ne songe même pas un instant qu'il a le contrôle total de la séance. C'est juste normal pour lui, à ce point. Il n'en fait toujours qu'à sa tête aussi et tous ses caprices y passent. En fait, il est comme un enfant, mais en beaucoup plus mature et intelligent. Il cherche peut-être désespérément quelque chose à quoi se raccrocher, puisque ses souvenirs lui font défauts. Son sourire flétrit alors que ses pensées s'orientent vers son amnésie, mais il revient en force lorsqu'il entend la voix nerveuse de Harry.

- Oui bon… Quelques clichés je veux bien.

Le modèle est tellement heureux que son sourire s'agrandit aux limites du possible. Le brun ne sait pas à quel point il est une source de bonheur pour Syrën en ce moment. Il lui permet de ne pas sombrer dans cette solitude dont il a si peur.

- Mais je tiens à voir les photos toute de suite après hein. Je m’y connais pas vraiment dans ce domaine mais j’ai surtout pas envie que la moitié du monde se moque de mon visage si les photos sont douteuses.
- Évidemment, même si je doute que quiconque se moque de ta beauté évidente.


En fait, il s'en fichait bien de lui montrer, car Syrën était aussi du genre à vouloir voir toutes les photos prises durant la séance. Donc même s'il n'avait pas souhaité les voir, il les lui aurait montré de toute façon.

- D'ailleurs, tu ne m’as pas dit où les photos allaient être publiées? Légère pause. Ah et puis en faites je m’en contre fiche du moment que j’ai une paie qui rentre dans mes poches. Et ton nom… C’est bien Sérrien?

Le visage du mannequin se flétrit un peu à cause de l'agacement occasionné par la déformation de son prénom, mais il ne dit rien. Il se contente d'envoyer un regard éloquent à son nouveau collègue, puis de prendre sa main. Toute trace d'énervement avait disparu aussitôt. Il l'attire donc devant les objectifs tout en se faisant crier après par la maquilleuse. Elle s'occupa rapidement des deux jeunes hommes avant que la séance ne reprenne là où elle avait été laissée. Plusieurs clichés furent emprisonnés dans les appareils. De façon totalement soudaine, Syrën ne vit plus rien. Son pouvoir venait de s'activer. Son sens de l'ouïe se retrouva amplifié et tout lui parvenait tellement clairement. Il pouvait entendre le moindre bruissement de feuilles; le moindre petit murmure; les battements frénétiques du coeur de Harry, mais aussi les siens qui se faisaient de plus en plus rapides. Puis tout devint cacophonique dans sa tête. Surtout lorsqu'un énorme bruit se fit entendre. Un bruit rappelant une détonation. Il ne savait pas d'où ce bruit venait, mais un sentiment d'impuissance l'envahit ainsi que la peur qui lui noua le ventre. Cela lui rappelait le seul souvenir qu'il avait de sa vie antérieure: sa mort. Poussant un cri, il posa ses mains sur ses oreilles dans une tentative vaine de faire taire tout ce boucan. Pourquoi cela devait-il lui arriver maintenant? Syrën se laissa tomber à genoux, les nausées l'assaillant. Il ne les sentait pas, mais des larmes coulaient le long de ses joues en deux rigoles abondantes. C'était l'horreur dans sa tête et il n'arrivait pas à calmer sa panique qui, au contraire, grandissait au fil des secondes.
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"Bonsoir, vous avez bien rejoint Harry Forester. Je ne suis pas disponible pour l’instant, veuillez laisser un message au son du timbre… Bip !
Ricot'... S'il te plait laisse la pas pleurer comme ça. Vous êtes fatigués les deux... Rappelle moi dès que tu peux, d'accord? … bip… bip… bip"

Better at the latter end of a feast, than the beginning of a fray.

Tu n’étais pas du genre menaçant. Enfin, tu faisais peur parfois. Mais la plupart du temps, les gens t’associait à un freak silencieux à la moue close. Alors lorsque tu pointais du doigt quelqu’un, on ne prenait que très rarement tes beuglements au sérieux. Cela avait la fâcheuse tendance à t’énerver plus que ce qu’il ne le fallait.

- Évidemment, même si je doute que quiconque se moque de ta beauté évidente.

Tu bafouilles. Qu-… quoi? Tu venais de proférer des menaces – enfin ce que tu croyais en être, et il te répondait, avec un petit rire, comme s’il n’avait jamais entendu tes mots. Ton visage bouille tellement tu as chaud. Ta beauté évidente? C’était bien la première fois que quelqu’un te disait une telle chose. Et tu ne t’étais pas entendu à entendre ce genre de propos d’un homme. Élizabeth t’aurait répétée qu’un compliment était un compliment et qu’il fallait apprendre à l’accepter peu importe sa provenance. Tu préfères changer de sujet plutôt que de t’attarder à ses louanges.

Le mannequin roule quasiment ses yeux lorsqu’il entend son nom, mais une expression plus douce se peint sur son visage blanchâtre. En guise de réponse, il se contente de prendre ta main et t’entraînes dans la mare de gens. Tu n’as même pas le temps de te débattre qu’une femme hystérique se jette sur toi avec des pinceaux. Quand elle essaye de te taponner le visage avec une poudre à la couleur amande, tu reposes violemment sa main. Elle te fusille du regard et, te sentant très petit dans tes culottes, tu finis par te laisser faire. Elle te touche le visage, tes lèvres gercées ainsi que ta frimousse ébène. Elle t’arrache par la suite la veste qui recouvre tes épaules, te caresse ses dernières et te pousse sur le plateau de tournage.

Ton nouveau collègue se dandine sur le plateau comme s’il était né pour prendre des photos. Tu es profondément inconfortable à ses côtés et ton stoïcisme se fait par ailleurs critiqué par ton nouveau gérant. La bouche, les mains, les yeux, tout semble être dans l’inexactitude. Intimidé par ses rugissements, tu obéis à la suite de chacun des commentaires Tu te rends compte que tu te sens plus confortable lorsque tes mains sont cachées dans les poches de ton pantalon. Ton corps reste crispé et les palpitations anormales de ton cœur vibrent encore, mais les indications diminuent au fur et à mesure. Plus le nombre de clichés augmentent, plus tu as la fâcheuse sensation que l’homme à tes côtés exagère sa présence. Il semble essoufflé et sa passion dangereusement émotive. Alors qu’au tout début tu sentais une drôle de complicité naître entre vous deux, tu constates qu’il se débat maintenant contre toi.

Subitement, tu le vois s’écrouler et poussant un douloureux ahan. Il appose ses paumes contres ses oreilles en le tapant doucement avant de boucher ces dernières. Tu n’as pas le réflexe de te jeter sur lui comme plus de la moitié des employés décide de faire. Ils sont là, autour de lui, tenant chacun des victuailles en lui hurlant dessus. À tes yeux, on aurait dit une bande de bébés hyènes affamées venue s’abreuver chez leur mère épuisée. Plus les choses avancent, plus tu sens que tous se mettent à former une barrière autour du mannequin. Les voix paniquées s’amplifiaient et cela t’irritait. Tu penses à déguerpir. Pourtant, la duplication dangereuse de la peur autour du pauvre mannequin t’irritait. Sans trop réfléchir, tu te faufiles entre deux des employés avant de hurler :

- Mais calmez-vous! Vous voyez pas que ça ne fait qu’empirer les choses?!?

Tous se taise, bouchés bé par le son fort de ta voix. Tu leur jette un regard noir avant de te pencher vers Sérrien - ou Sirène. Tu constates alors que tu avances ta main pour prendre son bras que des larmes s’écoulent sur son visage. Tu bloques. Tu ne t’imaginais pas le voir pleurer. Quelqu’un d’aussi expressif que lui… c’était vachement bizarre. Tu secoues ta tête avant te mettre à son niveau et de lui secouer les épaules.

- Eh…

Il ne semble pas réagir au contact. Tu remarques que les gens autour de vous deux sont toujours là, scrutant le moindre de tes gestes. Tu leur fais signe avec des mains de déguerpir et quelqu’un d’entre eux retourne à leur préoccupation. Tu regardes la pauvre bête paniquée à tes avants. Tu n’étais pas doué pour aider les autres. C’était dans ce genre de situation qu’Élizabeth aurait été mieux placée que toi pour l’aider. Avec sa chaleur et son sourire contagieux, elle lui aurait redonner l’envie d’entendre les sons autour de lui. Mais toi, incapable de comprendre les raisons de cette crise, tu ne te sentais pas en mesure de l’aider. Mollement, tu tires sur ses joues et lui hurles :

- EH OH!

Mais qu’est-ce que tu foutais? Ce n’était pas la meilleure façon de réveiller quelqu’un, particulièrement une personne qui pleurait. Et lui hurler dessus? Tu n’étais pas mieux que les autres. Tu lâches prise des pommettes avant de te mettre à glisser tes paumes contre ses épaules bâtis.

- Syrën…? Syrën!

Et tu lui répètes son nom – correctement par ailleurs, autant de fois qu’il ne le faut jusqu’à ce qu’il réagisse. Tu lui adresse un sourire sincèrement tandis que, patiemment, tu attends qu’il s’ouvre à toi.

 
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