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Death is by your side ! [ PV : Flohung Revelswel ]
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Dim 12 Fév - 17:58




Death is by your side !


Tout le monde connaît l’Île Festive d’Ariesten. Franchement, qui n’a jamais entendu parler de cette grande île à la fois étrange et attractive rattachée à Ariesten par un pont unique attirant un nombre colossal d’habitants ? Impossible, tous les habitants de l’Île s’y sont déjà rendus au moins une fois dans leur vie. C’est amusant dans un sens. Tous ces gens réunis en un seul et même endroit juste pour avoir du plaisir entre eux. C’est le meilleur lieu pour se faire des amis, vous ne trouvez pas ? Pensez-vous vraiment que je n’y suis jamais allé ? Pour quelle raison ne pourrais-je pas m’y rendre comme n’importe qui ? Ma malchance ? Ah, certes, vous n’avez pas tort. Et il y a une bonne liste de choses dites interdites à faire là-bas. Notamment, les attractions en hauteur. Mes parents adoptifs m’y ont emmené, quand j’étais plus petit. Je ne songeais pas encore beaucoup aux conséquences de ma malchance et je les avais suppliés de faire un tour de montagnes russes. Honnêtement, ce ne fut pas… une bonne idée. Vraiment pas. Vers la fin, ma sécurité s’était détachée. Je serais certainement tombé si je n’avais pas eu le réflexe de m’accrocher, et que mon père ne m’avait pas attrapé. À cause de l’incident, l’attraction avait dû fermer plusieurs jours. Mais j’étais le seul à savoir qu’il n’y avait aucune anomalie. Depuis ce jour traumatisant, je n’avais plus remis les pieds sur l’Île Festive. Pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? Eh bien, parce que j’ai décidé de renouer avec le passé.

Bien que nous soyons dimanche, l’Île Festive est ouverte. C’est rare quand elle ferme. Peut-être durant les jours fériés ? Non pas comme si je surveillais ses horaires d’ouverture et de fermeture, de toute façon. Au fond de moi, je restais probablement intrigué par cet espace de jeux, qui sait. En tout cas, dimanche est une bonne journée, parce que je ne travaille pas, ni ne vais en cours. J’ai quartier libre jusqu’à demain matin. Maman m’a proposé de sortir un peu avec elle pour profiter du beau temps pendant que Papa travaille à l’hôpital. Donc, j’ai accepté avec grand plaisir. Cependant, nous sommes à peine arrivés en ville qu’elle a reçu un appel du bureau, lui demandant de venir de toute urgence.

C’est avec tristesse que nous venons de nous séparer, me laissant tout seul dans la ville, non loin du pont menant à l’Île Festive. Je ne peux pas dire si l’appel soudain est aussi un coup de ma malchance. Il arrive que je ne parvienne pas à classer certains évènements comme étant causés par elle ou non. Je soupire légèrement et lève les yeux vers le ciel bleu. Même si nous sommes déjà dans le ciel. Au-dessus des nuages ? Je ne sais pas, je ne me suis jamais approché des bords d’Ariesten, craignant que ma malchance me fasse tomber dans le vide. Apparemment, c’est interdit aussi. Ça m’arrange, au moins. Mais du coup, si nous nous trouvons au-dessus des nuages, ça explique pourquoi le ciel est si bleu et que le soleil semble briller si fort. Je me demande comment c’est, sur Terre. Je devrais sans doute questionner Mehel à ce sujet, un jour. Enfin, s’il daigne y répondre également.

Bon. Ça ne change pas le fait que c’est l’emplacement où m’a laissé ma mère qui m’a convaincu d’aller sur l’Île Festive, crainte ou non. Je ne suis plus un enfant. Je connais et comprends nettement mieux les coups de ma malchance. Je devrais pouvoir gérer plus ou moins, non ? Si j’évite toute attraction potentiellement dangereuse, je peux m’en sortir facilement ! Même s’il arrive que les choses non-dangereuses le deviennent aussi, parfois. Je traverse le pont aussi vite que possible, parce que je suis persuadé que ma malchance aurait pu provoquer un puissant courant d’air, me faisant passer par-dessus bord. Des fois, je crois qu’elle essaye juste de me tuer ! Impossible d’être vraiment sûr, elle ne me parle pas. Comme si elle pouvait, d’abord ! Est-ce qu’elle a même eu le choix « d’habiter » en moi ? Ah, ah ! Voilà que je parle de ma malchance comme une entité vivante, on aura tout entendu ! Je deviens fou ! Je côtoie trop ce Roi ? Il n’a certainement pas une bonne influence, j’en suis sûr ! Mais whatever. Au moins, il ne m’ignore pas, lui !

Une fois sur l’Île Festive en toute sécurité, je me dirige naturellement vers les attractions. Évidemment, il y a pas mal de monde. Une foule très dense circule entre les stands et jeux. Pas easy de passer au milieu d’eux avec une malchance au rendez-vous qui n’hésite pas à me faire trébucher contre le moindre petit caillou ou le pied de quelqu’un. J’essaye d’éviter de me rattraper aux personnes pour ne pas les déranger, sauf que tomber par terre n’est guère mieux. Bien sûr, je m’égratigne les genoux et les mains contre le béton à de nombreuses reprises. Rien de grave, heureusement. Des chewing-gums usagés sont crachés sur le sol, de la barbe-à-papa, des bonbons, des morceaux de gâteau aussi… même si je veux les esquiver, je trouve toujours le moyen de marcher dessus. C’est dégoûtant. Cependant, je peux apercevoir les grandes attractions aériennes en activité, les cris et les fous rires. Malgré que je sois incapable d’y monter, rien ne m’empêche de sourire à leur bonheur. Je dois me contenter de regarder depuis le sol et me réjouir pour eux. Ce n’est pas plus mal, de juste observer.

Pourtant, très vite, les hurlements réveillent mes effroyables souvenirs. Et quand le wagon s’approche de la zone de mon accident, je ferme instinctivement les yeux – mon œil –, les mains devant ceux-ci pour ne pas assister à ce qui pourrait arriver. Derrière mes paupières, la scène de mon propre passé se rejoue à une vitesse hallucinante. Ce jour-là, j’ai failli mourir. Eh bien, faillir est un mot plutôt faible pour le coup. J’étais clairement plus proche de la mort que de la vie. Je prends une profonde inspiration et trouve le courage de rouvrir les yeux. Le wagon s’est arrêté à son point de départ, et tous les participants descendent. Certains ont les cheveux complètement ébouriffés, d’autres pleurent sans doute de soulagement. Quelques uns titubent sûrement à cause du tournis. Quelques autres semblent à deux doigts de vomir leurs tripes. Personnellement, je ne me rappelle pas être descendu. Mes parents m’ont raconté que je m’étais évanoui à l’arrivée. J’expire lentement et poursuis mon chemin au milieu des attractions. Je m’arrête plus tard devant une autre qui dit « La Maison de l’Horreur ». Elle ne fait pas partie de mes souvenirs. Probablement plus récente. Elle ne paraît pas trop dangereuse.

Alors, je décide d’y entrer. Honnêtement, après toutes les terreurs que m’a fait traverser ma malchance, plus grand-chose m’effraye. Le pire, c’est sans doute quand celle-ci provoque des sales coups au moment des apparitions des monstres. Un lanceur de couteaux censé ne pas me viser me frôle de justesse à chaque fois, me coupant des mèches de cheveux. Un faux dragon cracheur de feu qui sort en retard et tente de me roussir les fesses. Des trucs comme ça. Au final, l’attraction me fait plus rire qu’autre chose, tellement je suis habitué, et les pauvres organisateurs s’excusent pour leur maladresse. Rigolera bien qui rigolera le dernier. Je parviens à la sortie de l’attraction lugubre, et un homme armé d’une tronçonneuse surgit de nulle part pour m’effrayer. Parfaite réussite, je sursaute et recule d’un pas. Je dérape sur un caillou, et au même moment, l’homme s’avance pour faire semblant d’abaisser son arme devant moi. Il ne s’attendait clairement pas à ma chute imprévisible, et les bords tranchants de sa tronçonneuse découpent mes vêtements de haut en bas, en travers.

Et encore, si ce n’était que les vêtements, je suppose que ça irait… Une douleur lancinante me parcourt tout le corps. Je tombe sur le dos, une grimace de douleur se dessinant sur mon visage. Instinctivement, je viens serrer mon estomac entre mes bras, pensant que c’est juste la chute et le léger coup qui me font mal. J’avais tort. Je commence à sentir le sang chaud s’amonceler autour de la plaie et s’écouler de celle-ci. Mon tee-shirt blanc se teinte d’une couleur rougeâtre sombre. Zut, zut ! Ça fait mal ! J’appuie fortement sur la plaie pour tenter d’arrêter le saignement, rien à faire, ça l’aggrave, au contraire. Précipitamment, l’homme stoppe sa tronçonneuse et se précipite à côté de moi, me demandant si tout va bien. Je fronce les yeux pour le regarder, avant de me forcer à me redresser et lui sourire, acquiesçant vaguement de la tête, quand celle-ci commence à me tourner terriblement. Je dois vraiment saigner beaucoup si ça me tourne comme ça ! L’homme veut voir ma blessure, et, cette fois, je secoue négativement la tête, signifiant mon refus. Il me dit d’attendre ici, le temps qu’il aille chercher une trousse de secours. Puis, il disparaît dans les murs de l’attraction.

De mon côté, je profite de son éclipse pour rassembler toute mon énergie restante afin de me lever. Tandis que je marche… tandis que je titube, peinant à garder mon équilibre, m’agrippant à tout ce qui me tombe à porter de main, je sens le liquide poisseux couler de plus en plus, laissant quelques taches sanglantes dans mon sillage. Je cache la sombre couleur rouge sur mon tee-shirt avec ma longue veste bleu foncé. Je contourne l’attraction pour me dissimuler et m’asseoir dans un coin, à l’abri des regards indiscrets. Là, je soulève mon tee-shirt anciennement blanc pour examiner l’ampleur de la plaie. Eh bien, elle est plus étendue que je ne le pensais, mais pas trop profonde. Néanmoins, le sang ne s’arrête pas, même quand je tente de l’éponger avec mon tee-shirt déjà souillé, me faisant grimacer un peu plus à chaque fois que j’appuie dessus. Mes forces m’abandonnent peu à peu. L’avantage est que ce n’était pas une vraie tronçonneuse et que donc, elle n’avait pas de chaîne avec des pointes. Je me demande d’ailleurs comment je me suis même encore conscient. Tout mon corps tremble. Fouillant lentement dans ma poche, je sors mon téléphone portable. J’essuie mes doigts recouverts de sang sur mon tee-shirt et envoie un message de type sos à mon père, avant de fermer les yeux. Non ! Tu ne dois pas t’endormir, Niel ! Reste conscient ! Je rouvre les yeux – l’œil – pour observer le ciel. Je sens alors une douceur plumeuse contre ma main. Je baisse les yeux – l’œil – vers l’importun qui pourrait avoir été attiré par l’odeur de pourriture qu’est le sang. Mais ce n’est que Gold, mon compagnon volatile auquel je souris faiblement.
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