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Calm down. Breath. Open your heart. [TERMINÉ♥]
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Jeu 2 Fév - 5:22
Calm down. Breath.
Open your heart.

Ft. Sven Leif


C'est un sourire aux lèvres que tu es rentrée chez toi ce jour-là. Tu étais contente, fière aussi c'est peu dire.

Oui, il y avait eu de grandes complications lors de votre conversation, tu es awkward on y peut rien, mais...! Tout c'était bien terminé non? Tu crois même avoir décelé de l'enthousiasme dans la réponse de Sven. Tu crois, tu n'en es pas certaine. Tu décodes parfois mal ce que les autres te disent alors rien n'est sûre... En fait, c'est tout à fait possible que Sven t'ait trouvé chiante avec tes phrases maladroites, peut-être qu'il t’avait invité que par courtoisie histoire de paraître plus sympathique? Tu sais, il n'y a pas beaucoup de personne qui aime terroriser les autres, il voulait peut-être juste alléger sa conscience...

Mais tu dois rester positive un peu! Alors tu préfères penser que tout s’est fini à merveille, qu’il a aussi hâte de te voir que toi tu as hâte de le voir lui! Tu veux te débarrasser de tout ce stress. Il dit vouloir éclairer les choses; tu te convaincs donc que ce rendez-vous se passera sans anicroches!

En voyant ton air rayonnant lorsque tu es arrivée à la maison, ta sœur et ton frère t’avaient beaucoup taquinée. Ils disaient que tu t’étais fait un petit-ami. Bien entendu, tu as nié avec force: tu n'allais avoir qu’une rencontre plus que banal avec un ancien étudiants! Il n’y avait rien de romantique là-dedans! Tu les avais donc poussés à faire leur devoir à coup de pied  dans le derrière histoire de faire en sorte que l’excuse que tu avais donné à Sven ne soit pas complètement fausse.

…Un rendez-vous… ça te stressais quand même.
» So here I am!

C'est donc avec plein d'énergie que tu t'étais rendu sur le lieu de ce fameux rendez-vous!

Ou pas...

La réalité c’est que tu avais à peine fermé l’œil de la nuit. Tu stressais. Pour faire changement. Tu avais passé la nuit à paranoïer: et s’il n’avait pas envie de te voir, et si, avec ta maladresse, tu allais -encore- installer un climat de malaise, si, dans un élan de détresse, ta bouche se mettait à dire des choses que tu ne pensais pas… ou que tu n’as pas eu le temps de filtrer? Et s'il finissait réellement par te détester? Si… si...

Tout ces « si » t’enrageaient aussi. Pourquoi ne pouvais-tu pas rester positive? Tes amis te décrivent bien comme un personnage plein d’entrain et de bonnes volontés! Pourquoi est-ce qu’il ne t’apprécierait pas?

…M’enfin… au moins tu avais eu la bonne idée de donner ce rendez-vous en après-midi, alors tu as eu tout le temps  qu'il faut pour te reposer pendant la journée et, surtout, le temps de te préparer! Ton discours était clair dans ta tête! Tu savais déjà ce que tu allais lui dire! Tu sais, c’est pas une présentation que tu vas faire hein…

Quelques minutes avant de partir, tu avais troqué ton pyjamas (ton paradis), pour un large t-shirt blanc, sur lequel s'afichait en gros le dessin d’un visage de chat. Sous ton t-shirt tu avais mis  un débardeur noir(parce que le t-shirt avait tendance à descendre sur tes épaules et tu es un peu trop prude pour montrer autant de peau!) puis, finalement, tu avais enfilé des leggings noirs en guise de pantalon... Tu voulais paraitre décontractée, tu espérais que ton look influence un peu ton humeur… on peut bien espérer han...!

Donc... c'est avec un peu de fatigue que tu te pointas au café. 30 minutes d'avances. Ouais... tu voulais analyser l'environnement, trouver la meilleur table, penser et repenser encore à la conversation que tu allais, peut-être, avoir avec Sven. Tu t'installas à une table au fond de la pièce, une place bien discrète où personne n'allait vous déranger... ou plutôt où personne n'allait pouvoir assister aux nombreuses maladresses qui allait venir. Personne sauf Sven.

Tu restes assise, bien droite, toujours bien emmitouflée dans ton manteau; la chaleur te détend, c'est confortable. Puis tu restes là, à fixer le vide droit devant toi et te perds quelque part dans tes pensées. Tout vas bien se passer tu te dis...


C'est bien d'être rêveurs, le temps passe vite!
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Humain à don
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Jeu 2 Fév - 21:12

Je suis rentré glacé de cette mésaventure, et à peine débarrassé de mon manteau, je me suis affalé sur mon lit. Reila m'a entendu rentrer, elle a toqué à ma porte mais je suis resté silencieux. Je n'ai rien dit. Alors que nous sommes proches, avec ma sœur, je n'ai pas eu envie de ressasser la mélasse de confusion coincée dans ma tête. Elle m'aide souvent pourtant, à y voir plus clair, mais je n'ai même pas voulu partager ce moment de ma vie. J'ai eu besoin de le garder pour moi, à demi honteux, à demi fier.

Honteux d'avoir blessé si longuement quelqu'un sans m'en rendre compte ; fier d'avoir réagi correctement, et d'avoir ouvert un dialogue inattendu entre nous.

Bercé entre ces deux extrêmes, il m'a été très, très compliqué de m'endormir. Mon chat Nial s'est lui très vite roulé en boule contre mon torse ; sa chaleur a été salvatrice lorsque mes yeux ne se détachaient plus du plafond, le cerveau en ébullition.

C'était comme si mes pensées étaient trop nombreuses pour l'espace environnant. Elles se cognaient encore et encore contre les murs de ma chambre, j'avais besoin de plus de place ; ou alors de penser moins. Mon cœur battait la chamade, parce que j'appréhendais le rendez-vous du lendemain, mais aussi parce que j'avais hâte d'apprendre à la connaître.

Et son visage me restait en tête, les détails que j'avais aperçus refaisant régulièrement surface comme pour ponctuer et illustrer mes réflexions. Le vent dans ses cheveux, les quelques mèches qui lui avaient balayé le visage en ondulant ; le reflet du soleil sur ses pupilles violettes, perçantes. Impossible de m'en débarrasser. C'est vers 3h du matin que j'ai dû finir par m'endormir, nerveusement épuisé.





L'estomac noué, je n'ai pas réussi à avaler grand-chose ce midi. Je me suis levé tard pour récupérer de ma nuit agitée, et la seule vue de la nourriture m'a offert un dégoût des plus spectaculaires. Seules quelques fourchetées ont trouvé le chemin jusqu'à ma bouche avant que je ne décide de donner ma part à ma sœur, interloquée mais ravie de doubler sa portion.

Cette nervosité-là ne me semble pas habituelle. Il y a un petit pincement des plus étranges dans ma poitrine, pas si douloureux, un drôle de mélange aussi confus que les mots dans ma tête, aussi vif pourtant que les images ne s'effaçant pas devant mes yeux, scène ancrée dans ma mémoire malgré le sommeil lourd que j'ai eu.

Je vais la revoir dans moins d'une heure, mais je préfère être en avance plutôt qu'en retard, alors j'empoigne un livre de ma bibliothèque au hasard, et le range bien au sec dans mon sac à dos, celui à piques, mon favori. C'est avec soin que je me suis préparé. Un pantalon simple et noir s'arrêtant un peu au-dessus de mes chevilles, un sweater avec des chats imprimés en all-over, et une veste dont le col de fausse fourrure me tiendra chaud en cette saison rude. Je sors de chez moi, mes habituelles creepers aux pieds -dont le motif est léopard, je me rends compte que le soleil tape, malgré le vent froid et l'humidité qui me mords les joues. J'enfile mes lunettes de soleil rondes pour y voir quelque chose, et prends la route en direction du centre-ville.

Il est 13h40 lorsque j'arrive sur la place principale, où nous nous sommes donnés rendez-vous dans 20 minutes. "Rendez-vous", je sens à nouveau l'étrange pincement saisissant, qui me sort de ma torpeur. Il m'est toujours impossible d'identifier sa source, je sais juste que c'est profond, mais ça ne vient pas de mes tripes. Pourtant, j'ai l'estomac retourné. Qu'est-ce que c'est ? Je m'assieds sur un banc libre, face au soleil, et je ferme les yeux ; c'est si agréable. La tête glissée dans mon col de fourrure, j'ai cette sensation de chaleur qui me parcourt le corps, un petit sourire se dessine sur mes lèvres. Je n'ai pas moyen de préparer un quelconque discours, puisque c'est surtout elle qui a des choses à me dire, aujourd'hui. J'ai envie de l'écouter. J'ai envie d'apprendre, de comprendre ce qui a cloché, de réparer mes erreurs mais surtout, de briser l'espèce de mur qui nous empêchait de nous voir réellement jusque là. Si on se parle, alors, probablement qu'on s'appréciera. Elle n'aura probablement plus peur. On pourra, dès lors, communiquer.

Et si, pour une fois, je me félicitais d'en être arriver là ? D'avoir su m'exprimer justement, au point qu'elle ait envie de reconsidérer son jugement ? Je chéris ses mots d'hier, j'entends encore son "J'adorerais" réconfortant, lorsque je lui ai proposé de sortir. Je crois que c'est, pour le moment, une petite réussite en terme de communication et d'ouverture. Même des personnes habiles en relationnel auraient pu refuser face à la difficulté de l'épreuve, et j'ai tenu. Et tu as tenu, Faith.

Est-ce qu'on peut dire que l'on a surmonté ça ensemble ? Est-ce que je peux me dire ça ?

Je me redresse à peine, lorsque j'aperçois sa tignasse rouge traverser la place.

Encore un pincement.

Il y avait une chance sur mille pour que mon timing me le permette mais, j'en suis sûr, c'est elle. Elle est à l'heure, quoiqu'un peu en avance mais pas autant que moi, haha... Faith se dirige vers le café, ah, on aurait peut-être dû préciser rendez-vous "au café" plutôt que sur la place, alors... Heureusement que je l'ai aperçue, j'aurais pu attendre longtemps assis sur mon banc.

Je me relève, prends une grande inspiration et me lance à sa suite ; le temps d'arriver dans le café / salon de thé elle s'est visiblement déjà assise quelque part. Je remonte mes lunettes sur mon crâne ; et la détaille du regard alors qu'elle s'installe dans le fond. Elle est venue.

Pincement.

En faisant des efforts pour inspirer et expirer régulièrement dans l'espoir de me calmer, je marche vers la table qu'elle a choisie, chaque pas devient lourd de sens. Je m'approche d'elle. A quoi dois-je m'attendre ? Que va-t-elle m'annoncer ? Que vais-je ressentir ?

Bom-bom.

Bom-bom.

Bom-bom.


Mon cœur bat à toute allure, et je me présente tout penaud devant elle. Pourtant, je ne sais pas si ça se voit. Si mon visage porte l'expression déstabilisée que je ressens, si c'est clair pour elle. Peut-être que je suis le seul à savoir ce que je ressens tant que je ne le dis pas aux autres, après tout, je suis loin d'avoir une tête démonstrative. Je lève la main que je secoue en guise de bonjour, et m'adresse enfin à elle.

Je n'ai même pas eu à faire d'effort pour qu'un sourire s'affiche sur mon visage. Ceci dit, c'était peut-être aussi de la gêne.

- Salut, Faith ! Tu as déjà commandé ?

Je tire la chaise, enlève ma veste et m'apprête à m'asseoir, lorsque je me rends compte que j'ai -encore- mal géré mes salutations.

- Euh, pardonne-moi, d'abord, tu vas bien ?

C'est peut-être, je pense, la seule personne à assister si directement à mon mal-être. C'est peut-être, au final, ma manière d'être franc, ma manière de m'excuser : je me montre complètement à découvert, comme je ne l'ai jamais été. Mes yeux se posent alors sur son t-shirt sur lequel trône la bouille d'un chat.

- Woah, super ton t-shirt ! Nous voilà assortis !

Pas de barrière, je n'ai pas réussi à marquer une pause et garder ce compliment pour plus tard. Je l'ai pensé et aussitôt mes lèvres l'ont énoncé ; alors que j'attends toujours une réponse à mes questions. Je soupire, un peu perdu, j'ai l'impression de mal débuter cette entrevue. Je me sens désolé, j'ai envie de l'écouter mais je fais tout de travers ; je dois la laisser s'exprimer à son tour. J'inspire et me force à me calmer, la regarde plus posément. J'espère qu'elle aura compris mon intention.

Il n'y avait jusque là que moi, qui pouvais saisir ce que je ressentais.
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Sam 4 Fév - 6:04
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Ft. Sven Leif

►Wake up Faith!

Désolée, j’ai l’imagination trop fertile, j’ai de la difficulté à décoder les expressions des gens et pessimiste comme je suis, j’ai tendance à tout dramatiser… voudrais-tu pardonner ma paranoïa?

Des heures de réflexions (et d’insomnie), et tu en es arrivée à cette phrase. Tu aimais le résultat. C’était simple, ça résumait tout et ça n’avait pas l’air trop ridicule… pas trop, juste assez pour que ça te soit supportable alors tu te répétais cette phrase sans cesse depuis que tu t’étais arrêté sur ces choix de mots. Comme une chanson, ces paroles avaient pris un rythme et ne te sortait plus de la tête. Imagination, décoder, pessimiste, dramatiser, paranoïa… Tu avais peur de tout oublier et de te retrouver à bégayer comme la veille. Tu ne tenais pas à revivre ça, tu t'étais suffisamment sentie humiliée.

Tu ne connaissais pas Sven, pas du tout à l’extérieur de ce qu’on t’avais reporté sur son passé et tu avais déjà pu apercevoir qu’il n’était plus le même… Tu aimais donc croire que cette réponse allait le satisfaire. Tu ne m’en voudras pas hein?

Pas beaucoup de temps s’était écoulé depuis que tu t’étais installé quand une masse se dessina devant toi. Tu bâtis des paupières, lentement, comme pour reconnecter tes yeux à ton cerveau. Reconnaissant le nouvel élément qui vient d’apparaître, tu te lèves d’un bon. Sven! On peut voir dans ton visage que tu es stressée, ton grand sourire ne le cache pas. Mais tu es heureuse et ton regard brille d’excitation. Tu restes craintive et à la fois optimiste.

Il te dit quelque chose. Tu n’entends pas encore, trop perdue dans tes pensées... et puis… son sourire tu sens ton cœur manquer un battement en apercevant son sourire : Il est content; tu es extatique.

Redescends sur terre Faith, tu devrais peut-être réactiver ton ouïe aussi! Il s’excuse, te demandes comment tu vas. Tu rougis, heureuse, timide… Tient… il fait chaud tout à coup… tu aimes habituellement avoir chaud, oui, la chaleur te réconforte aussi, mais là, tu suffoques. Tu baisses timidement le regard et réalises seulement à ce moment que tu portes toujours ton manteau. Ah voilà pourquoi tu as si chaud! (Et bien sûr pour aucune autre raison!). Tu le retires rapidement en murmurant un petit merci puis te rassis. Oui, tu vas bien. Très bien même.

Pourquoi es-tu si tendue? Oui d’accord, hier encore tu avais peur de lui, mais aussi étrange que ça puisse paraitre, il avait réussi à balayer (ou du moins alléger) ta crainte avec son invitation.

Il semble tout aussi tendue que toi aussi. Tu pourrais peut-être en rire un peu? Alléger l’atmosphère d’une quelconque façon? Mais rien, tu ne trouves rien à dire et oublies même de lui demander comment lui va. Non pas parce que tu n’en as rien à faire, au contraire même, tu veux qu’il aille bien… mais c’est plutôt que tout se passe si vite, tu en oublies les normes sociales.

Pourtant il t’est habituellement si facile de rire, c'est quelque chose de si naturel pour toi, c’est ton arme secrète pour dédramatiser des situations, camoufler des malaises, cacher des blessures. Mais pour une première fois, ta gêne t’en empêche et bâtit lentement une barricade. Ton cœur se sers alors que tu réalises ce qui se passes. Tu recommences à te renfermer encore, tu n’y arriveras pas.

- Woah, super ton t-shirt ! Nous voilà assortis !

Ça alors. Un compliment! Ton regard s’illumine lentement, avec réticence au début, il est sérieux? Pas de sarcasmes? Puis tu échappes un petit rire en remarquant son t-shirt. Ah, ça y est, c’est revenu, c’est tout ce que ça prenait pour que le muret qui était en train de se bâtir éclate en petits morceaux. Tu es heureuse.

-Ouah! Mon Dieu! C’est vraiment drôle, j’adore ce que tu portes aussi!

Tu arbores un grand sourire enthousiasme alors que ton cerveau fini enfin d’analyser la première chose qu’il t’ait dite en rentrant.

-Oh! Eh... et non, désolée je suis un peu lente parfois, mais non! Je n'ai pas encore commandé, je préférais t’attendre avant de me prendre quelque chose.

Tu vois Faith? Tout va bien, tout ira bien, aucune raisons de s’inquiéter!



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Humain à don
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Lun 6 Fév - 2:18
Faith, je ne sais pas trop, mais ton regard semble s'être allumé d'un coup ; non pas qu'il soit resté éteint jusque-là mais, c'était un peu comme si tu venais de te réveiller. Tu t'es levée d'un coup, et moi, j'ai senti un espèce de frisson remonter le long de mes bras, ce que je commençais à définir comme un pincement prenait soudain plus d'ampleur, gagnait du terrain sur mon corps. Je n'ai pas tout compris, mais je t'ai vue te lever d'un coup, plus enthousiaste, et ça m'a fait plaisir, ça m'a plu.

Mes yeux se lèvent, rencontrent les siens, et je n'ai pas peur cette fois.

- Ouah! Mon Dieu! C’est vraiment drôle, j’adore ce que tu portes aussi !

Son sourire enjoué empêche le mien de s'en aller, je suis pleinement rassuré maintenant. J'ai toujours cet espèce de pincement qui s'étend, plus franchement ; quelques bouffées de chaleur m'atteignent malgré la fraîcheur ambiante. Peut-être est-ce la différence de température entre l'air extérieur et ce café un peu trop chauffé ? J'ai les mains moites, mais je desserre le poing, plus à l'aise.


- Oh! Eh... et non, désolée je suis un peu lente parfois, mais non! Je n'ai pas encore commandé, je préférais t’attendre avant de me prendre quelque chose.

J'opine de la tête, lui signifiant que j'ai pris en compte ses dires, et m'assied enfin sur la chaise que j'ai tirée il y a quelques instants. Je prends vraiment toujours une éternité à faire des choses simples... Je lui réponds, plus calmement.

- J'ai envie de manger un bout... je crois me rappeler que leur tarte à la poire est excellente.

Ah, j'ai le cœur qui bat un peu trop fort. Je me saisit d'une des deux cartes posées sur la table et la rapproche de ma tête, comme pour me plonger dans ma lecture. En fait, j'essaye de ne pas la regarder, mais je suis très intrigué. Remarque-t-elle mon regard au-dessus du bout de papier ?

Je crois la voir coiffée un peu différemment d'hier. Peut-être le manque de vent me donne-t-il l'impression de la voir changée, ou alors est-ce le sourire si franc qu'elle arbore qui me fait quelque chose ?

Je sais très bien pourquoi nous sommes là. C'est un rendez-vous -ah, encore un pincement, un battement de travers, mon coeur fonctionne-t-il correctement aujourd'hui ?- tout simple, on veut simplement mettre au clair la situation initiale, je veux juste comprendre ce qui nous a amenés là. Elle veut probablement juste exprimer les raisons derrière ses craintes. De ce que j'en sais, nous sommes probablement les deux personnes de notre tranche d'âge les plus effrayés par la communication et les conventions sociales du coin. Et pourtant, nous avons décidé de nous exprimer, de comprendre, de se réconcilier avec ce qu'on était. Tous les deux, malgré nos peurs et nos incertitudes, nos incapacités et nos faiblesses, on a réussi à franchir une ligne, faire un pas vers l'autre. Nous avons surmonté nos blocages, et nos faiblesses sont devenues notre force commune.

Regarde Faith, comme l'émulsion de notre rencontre nous a fait agir. Regarde comme nous avons refusé de nous soumettre à nos propres barrières.

Nous sommes là, et nous cherchons juste à communiquer ; ce qui est une simple tâche pour d'autres est visiblement un handicap pour nous deux, et nous refusons de lui céder ce que nous sommes. Nous nous faisons face pour défendre ce que l'on est, et je suis tellement heureux de ne pas avoir cédé. Je suis heureux de lui avoir proposé cette sortie, je suis heureux de l'avoir saluée alors que tout mon corps se refusait à avancer vers elle, hier soir. D'avoir bougé mon cul pour faire un pas vers Faith.

Ce n'était pas en vain. Ca ne l'est peut-être jamais, au final. Peut-être que me forcer est positif. Peut-être que, face à des personnes aussi compréhensives qu'elle, je pourrai finir par m'intégrer un peu ? Je sais bien, tout se passe déjà mille fois mieux depuis le collège, depuis que j'ai rencontré Kerry, depuis que je reçois du soutien. Depuis que mon cadre familial s'est un peu amélioré, aussi.

J'ai passé de belles années au lycée, je crois que j'étais accepté parmi les autres. Je ne pense pas avoir eu de grosses difficultés auxquelles faire face. J'ai eu deux copines très chouettes avec qui j'ai fini par rompre, mais je pense que l'on n'était juste pas faits pour être ensemble, qu'elles ne me voyaient pas réellement, qu'elles n'avaient jamais gratté derrière l'écorce pour comprendre que j'étais, en vérité, encore apeuré par les personnes qui m'entouraient. Que derrière ce cynisme se cachait et se cache toujours un type qui, sensible, fait tout pour se trouver une place parmi les autres.

Je descends alors très franchement la carte des plats que je n'ai même pas vraiment lue, et je la regarde droit dans les yeux. Je le sais, j'ai des larmes qui perlent un peu et mon sourire se fait plus maladroit, crispé ; peut-être que je ne souris même plus du tout.

Mais je me contiens, parce que c'est à elle de parler ; ça ne fait aucun sens de pleurer maintenant alors qu'elle n'a pas pu saisir mon cheminement de pensée. Est-ce que je peux lui expliquer ? Est-ce qu'elle m'écoutera ? Est-ce que je pourrai faire confiance à Faith ?

Le serveur arrive, nous demande si on a fait notre choix ; j'en profite pour calmer mes émotions, et dompter l'humidité en provenance de mes yeux vitreux.

Pas de souci, Sven, ne panique pas. Tu n'as pas de raison de t'en faire, Sven. Je crois que Faith ne te jugera pas.

- Je prendrai un café liégeois et une tarte aux poires s'il vous plaît. Et toi, Faith, tu prends quoi ?

Je la regarde le plus nonchalamment possible, comme si de rien n'était. Ces yeux à peine humides n'ont pas d'importance, là. Moi, je veux la comprendre, je veux savoir comment elle m'a vu tout ce temps, je veux faire disparaître cette mauvaise image qu'elle a de moi.

Mais pourquoi ? Pourquoi ça m'importe tant que ça ? En quoi est-ce que ça mérite d'être devenu ma priorité actuelle ? Est-ce pour elle que je fais ça, ou pour moi ? De quoi ai-je le plus peur, au fond ? Qu'elle ne m'accepte pas, ou que je ne m'accepte pas... ?

Et encore un pincement, entre deux battements de cœur dissonants.
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Mar 7 Fév - 6:03
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Ft. Sven Leif

►It's not that easy to say sorry

Qu'est-ce que tu as à te cacher derrière le menu comme ça Sven? Je me suis montrée trop enthousiaste? Je te fais honte?

Tu te mords la lèvre inférieur un peu comme pour te punir. Arrête de chercher à analyser tout ce que les autres font! Tu ne fais qu'encourager ta paranoïa et ton défaitisme. Il a faim, il veut manger, c'est tout! Tu n'as pas le droit de te dire quoique ce soit d'autre! Tu baisses donc timidement le regard afin d'éviter de chercher à décrypter ses expressions faciales... Tu t'es suffisamment trompé à son sujet alors tu ne veux pas t'y remettre.

-La tarte à la poire? J'avoue que ça m'a l'air tentant! Tu viens de charmer la gourmande en moi!

Tu ris encore un peu. Timide. Et te trémousses discrètement sur ta chaise histoire de passer ton excitation avant qu'il ne te prenne pour une gamine... ce que tu es toujours d'ailleurs... et ce sur plusieurs points!.. mais ça, tu refuses de le voir. Tu attrapes le menu pour regarder ce qui est offert (et occuper ton regard curieux sur autre chose que lui). Tu n'aimes pas le goût du café alors du coup ça élimine déjà beaucoup d'options, mais tu n'arrives pas à faire ton choix... ou même juste à lire. Ton esprit est occupé. Tu te poses beaucoup trop de questions. À propos de toi d'abord - tu n'en fais pas trop? Ne devrais-tu pas te calmer un peu? Est-ce que tu es ennuyante? Puis sur lui ensuite... Comment se sent-il? A-t-il réellement envie de venir te voir? Est-ce que...

Il rabaisse rapidement le menu, tu sursautes surprise par son geste brusque (pour toi), puis le regarde de tes grands yeux curieux. Il te semble terriblement sérieux tout à coup et étrangement... ça ne te fait pas peur. Parce que tu sais ce qu'il attend... Des explications.

Tu ouvres la bouche, prend une grande inspiration... puis fige. Tu rougis. Qu'est-ce que tu voulais dire déjà? Réfléchit un peu Faith... Tu baisses de nouveau le regard sur le menu, timide, puis échappe un petit rire maladroit. Oui, voilà, c'est vrai...

Le serveur se pointe, Sven donne sa commande. Et merde.. ce sera pour plus tard alors. On te regarde par la suite et réalise après une fraction de seconde qu'il serait peut-être une bonne idée de dire ce que tu souhaites avoir... Oh oui, qu'est-ce que tu veux au fait? Tu n'as retenue absolument rien de ce qui était écrit sur le menu... erf...

-Oh! Eh... Je prendrais aussi la tarte et puis un.. thé à.. la pêche?

Tu ignorais s'ils avaient ce thé, tu n'avais que fait un lien; tarte à la poire, poire, pêche, thé à la pêche.. et tu espérais donc qu'ils servaient bel et bien ce thé tout simplement pour ne pas avoir l'air ridicule... Tu lisais bien le menu il y a peu! Par chance, le serveur ne posa pas de questions et partit rapidement après avoir prit la commande. Tu soupires, soulagée.

Bien! Tu inspires, encore, pour te donner du courage puis regarde Sven. Il a l'air terriblement sérieux... Ouais finalement l'idée d'inspirer pour s'encourager ça ne marche pas très bien... Nerveusement, ta main vient jouer avec une mèche de tes cheveux puis tire. Assez fort pour que ça te fasse mal. Allez, parles

-Oui! Donc!...

Tu regardes ton doigt qui se remet à tortiller la mèche de cheveux.

-Désolée, je me sens terriblement ridicule... je...

Tu t'arrêtes complètement; rabaisses tes deux mains sur les genoux, fermes les yeux, inspires, expires, puis recommence. Tu le regardes, plus déterminée.

-Voilà, désolée, c'est par là que je voulais commencer. Je voulais m'excuser parce que les raisons pour lesquelles tu me faisais peur sont tout simplement ridicules et j'ai honte de l'avouer.

Tu fais une pause réalisant que tu parlais assez vite. Tu parles beaucoup trop vite lorsque tu es stressée... et tu ne voulais pas le perde. Mais surtout, tu ne voulais pas céder à la panique en te noyant dans une mer de paroles sans sens. Tes joues te brûlent, tu les frottes rapidement espérant faire disparaitre les rougeurs que tu devinais avoir... puis tu souris, te sentant plus que bête, mais continuant tout de même, sur le même rythme.

-Je suis ridicule parce que je me suis laissée influencer par ce qu'on m'avait raconté à propos de la personne que tu avais été... Aussi parce que j'ai tendance à paranoïer, croire qu'on me déteste pour mes maladresses.. pour...

Tu lèves le regard au plafond. Des larmes commencent à brouiller ta vue.. tu ne veux pas qu'il le remarque. Rapidement, tu bats des paupières pour les faire sécher puis le regarde une dernière fois.

-Je n'avais aucune raison valide pour avoir peur de toi...Tu ris un peu. Je te l'ai dit hier, je suis seulement un peu stupide...


Tu ne pouvais pas juste te contenter de la phrase que tu avais choisie?!
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Humain à don
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Sam 11 Fév - 15:36

Je vois Faith paniquer un peu à l'arrivée du serveur ; on aurait dit qu'elle en avait oublié comment ça marchait dans un café, pour commander. Je la déstabilise à ce point ? Haha, elle est vraiment trop mignonne ; je ne me surprends qu'à moitié en me faisant cette réflexion, un mince sourire attendri se dessinant instinctivement sur mes lèvres.

Je la regarde passer commande le rose aux joues, déterminée dans son indécision. J'aime la manière dont sa voix se pose. J'aime la manière dont ses cheveux se balancent à ses mouvements de tête précipités. Elle soupire ; peut-être avait-elle vraiment eu du mal à l'annoncer, cette commande.

Ou peut-être que, comme moi, son cœur lui déchirait la poitrine de temps en temps, depuis le début de ce... rendez-vous ?

Battement de travers, bouffée de chaleur soudaine.

Mais, qu'est-ce que j'ai avec le mot rendez-vous ? C'est bien comme ça qu'on doit appeler notre entrevue, autant appeler ça un chat un chat... non ? Non, franchement, pourquoi mon cœur sursaute à chaque fois que je mets le mot dessus ?

Mon regard qui s'était planté dans le vide lorsque j'étais dans mes pensées, se redirige vers elle. Je la vois inspirer, prendre son courage à deux mains. Est-ce que ça y est, c'est le moment ? Je suis un peu nerveux à l'idée d'entendre ses explications, et baisse immédiatement la tête pour ne pas croiser son regard. J'ai peur, je suis effrayé. Ai-je vraiment fait quelque chose de mal ? Si je ne me souviens pas d'elle, j'ai pu être en sa compagnie l'être le plus odieux d'Ariesten et je ne le saurais même pas. Et, moi qui pourtant ai appris à m'aimer cynique comme je suis, moi qui pensais m'être totalement accepté, je suis effrayé soudain à l'idée d'avoir pu la blesser. Je n'ai jamais eu cette conscience-là auparavant, du moins pas sous cet angle de vue. Je n'y ai jamais été confronté aussi près. Ce n'est pas de son jugement dont j'ai peur, non.

C'est d'avoir brisé quelque chose avant que ça n'ait commencé. C'est de ne pas pouvoir réparer mes erreurs. C'est de l'avoir marquée au fer rouge.

Je sens tout mon corps s'affoler, j'ai chaud, j'ai les mains qui tremblent sous la table, les doigts entrelacés, je me sens instable. Je sais que je panique, je me connais, peut-être que j'ai peur pour rien ; mais je prends à cœur cette histoire. C'est visiblement... important, pour moi.

J'ose relever la tête, curieux tout de même ; à croire que je préfère m'assurer de son état et que je m'en fiche désormais de la façon dont elle me verra. Puisque ce sont mes émotions que je laisse apparaître, c'est le vrai moi, non ? Il n'y a pas de honte à être comme je suis, et peut-être sera-t-elle rassurée de voir que nous sommes deux à être si nerveux ?

Adorable Faith... stressée, elle entortille une mèche de ses cheveux autour de son doigt, machinalement, pour canaliser son anxiété probablement. J'ai le même genre de réactions, après tout mes mains n'arrêtent pas de gesticuler sous la table, sans trouver une manière simple de s'emboîter l'une dans l'autre.

- Oui ! Donc !...

Je sursaute un peu à l'entente de sa voix, le ton marqué par sa décision de prendre la parole. Elle marque une pause, et reprends un peu plus difficilement :

- Désolée, je me sens terriblement ridicule... je...

Calme-toi Faith, tout va bien, ai-je envie de lui dire. Mais je me contiens, pour ne pas la couper dans son élan et la laisser se recentrer sur son discours. Elle a probablement besoin d'un peu de temps pour être en confiance, c'est normal non ?

- Voilà, désolée, c'est par là que je voulais commencer. Je voulais m'excuser parce que les raisons pour lesquelles tu me faisais peur sont tout simplement ridicules et j'ai honte de l'avouer.

Je sens mon expression s'ouvrir un peu, mes mains se décrispent. "ridicules" ? Est-ce que ça veut dire que ce n'est pas grave ? Enfin, "moins grave". Et ça ne change que peu, à part alléger ma conscience, ça l'a quand même touchée lorsque nous étions au lycée. A quel point est-ce que ça a changé son comportement avec les autres ? Est-ce que cette peur lui a fait voir les choses différemment ? Est-ce que j'ai eu un gros impact négatif dans sa vie ?

Aaaah, je suis mort de trouille. J'ai l'impression que mon cœur va me lâcher.

Mais je suis un peu touché, attendri, rassuré par l'expression de son visage. Il est rare que les traits de quelqu'un m'apaisent, mais son air doux et ses joues écarlates me font quelque chose. Je ne sais pas trop quoi, à croire que quand ce n'est pas autrui que je ne comprends pas, c'est moi-même.

- Je suis ridicule parce que je me suis laissée influencer par ce qu'on m'avait raconté à propos de la personne que tu avais été... Aussi parce que j'ai tendance à paranoïer, croire qu'on me déteste pour mes maladresses.. pour...

Oh Faith, je les vois les petites larmes qui perlent à tes yeux. Ne pleure pas...

- Je n'avais aucune raison valide pour avoir peur de toi... Je l'entends rire doucement. Je te l'ai dit hier, je suis seulement un peu stupide...



C'est à ce moment-là que le serveur arrive ; je me sens déboussolé et je ne calcule pas de suite le café qu'il a déposé en face de moi, ni nos parts de tarte sur la table. J'oublie de le remercier, comme souvent quand je pense à autre chose, bêtement.

Mes yeux se posent sur le breuvage, la commissure des lèvres tirant vers le bas. Je ne sais pas quoi dire, et entame un geste machinal en espérant qu'il éclaircisse mes pensées : j'ouvre la dosette de sucre, la verse dans mon café en prenant soin de faire un trou dans la chantilly d'abord afin que celui-ci se mélange au liquide plutôt que de reposer sur la crème, et je touille un peu. Mon regard doit être un peu éteint.

En fait, je me sens vide.

Je lâche la cuillère, et la regarde. Je ne sais pas à quoi ressemble mon visage, mais je le sais un peu dévasté.

- Faith ! Tu n'as pas à te dire stupide par ma faute, okay ?

Mon regard planté dans le sien se brouille un peu, j'ai chaud.
Mais je la regarde toujours droit dans les yeux, par respect peut-être. Ou simplement, parce que je n'arrive pas à détacher mon regard du sien.

- Je suis rassuré d'apprendre que je ne t'ai pas blessée ou insultée directement. J'ai pas été très correct avec les gens, d'ailleurs je ne le suis toujours pas entièrement. Je...

Ah, je ne la vois presque plus.

- Je m'excuse de t'avoir dérangé. Enfin, excuse-moi, plutôt.

Dans des moments pareils, je me rappelle après coup des formules de politesse. "On ne dit pas "je m'excuse", Sven, on dit "excuse-moi", parce que c'est à l'autre de décider s'il t'en veut ou non !" m'avait dit ma sœur Reila, lorsque je lui avais demandé de l'aide pour m'intégrer un peu mieux.

- Dans tous les c-as... !

Ma voix se brise, j'ai parlé trop fort, trop soudainement pour me maîtriser.

- Je ne veux plus que tu te rabaisses, d'accord ? Tu n'es pas stupide, loin de là, tu as fait des efforts pour venir aujourd'hui, tu as eu la force de m'en parler à cœur ouvert et tu n'es pas stupide. Chacun son seuil, en social, chacun ses limites. Je n'avais pas conscience à l'époque, que tu n'avais pas les mêmes que moi.

Quelque chose glisse le long de mes joues.

- Je sais que ma réputation de bagarreur n'a pas dû aider, mais je tiens à dire que je n'ai jamais lancé le premier coup. Je me suis juste défendu. Et... ça date de la primaire.

Je la rassure d'un petit sourire ; je ne veux plus qu'elle croie être en compagnie d'un voyou acerbe, violent, cynique, qui se contrecarre du bien-être de son entourage. Je n'ai jamais eu autant envie d'expliquer à quelqu'un ce que j'étais au fond. Pas même à Kerry, pas à ce point.

Un goût salé me perturbe un peu, titillant le coin de ma bouche.
Ah... ce sont des larmes, depuis tout à l'heure.
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►I feel bad 'cause you're feeling bad and...

Tu ignores ce qui se passe dans ton corps, on dirait qu’un maelstrom d’émotions se déchaine dans ta poitrine et ça te trouble. Joie, enthousiasme, excitation, tu es plus qu’heureuse de te retrouver avec Sven parce que tu le redécouvres oui, mais aussi pour d’autres raisons qui te sont encore inconnues, tu ne te comprends pas trop encore, mais sa présence te rend folle de joie. Honte, gêne, dégoût, colère… tu t’en veux énormément de t’avoir laissé mener si longtemps par des histoires, des impressions et que Sven l’accepte ou pas ne change pas le fait qu’après avoir découvert que cette histoire de peur était injustifiée… tu te dégoûtes tout simplement, ça t’écœure énormément. Puis il y a cette autre gêne, cette timidité, tu te sens horriblement maladroite (pour faire changement) et tu as peur. Oui c’est ça! Ce doit être le sentiment prédominant dans tout ce fouillis. Tu as peur voilà. Pas de lui! Tu as peur de le blesser avec ce que tu viens de lui dire. Tu as peur qu’il te trouve ridicule aussi, qu’il te rit au nez et qu’il passe le reste de votre rendez-vous -ahah, rendez-vous, c’est bizarre ce mot- à se moquer de toi. Mais surtout, tu as peur de le voir se mettre en colère, qu’il ressente ce dégoût que tu ressens aussi, qu’il ne veuille plus jamais te revoir… ça, tu ne pourrais pas le prendre... et pourtant, vous vous connaissez à peine.

Mais il ne rit pas, il ne t’en veux pas.

Tu surprends quelques-uns de ses sourires, doux, encourageants. Ça t’aide. Ça alimente ta crainte aussi. Ce sourire, il te plait énormément et tu te surprends à penser que tu adorerais le faire sourire ainsi continuellement. Mais aussi, tu as peur de le voir se briser, comme tous les trucs qu’il t’arrive de briser avec tes maladresses. Alors te voilà, les larmes aux yeux à te sentir idiote, à espérer ne rien briser avant que quoi que ce soit ne débute. À espérer que ton idiotie ne le fasse pas fuir.

Tu remarques à peine le serveur passer, ton regard ne quitte plus Sven. C’est étrange. Toi qui fuit habituellement le regard des gens par peur de voir ce qu'ils pensent... Tu veux savoir ce qu'il pense de toi. Ça te torture.

Son sourire se tord, ton cœur aussi. Tu as dit un truc idiot encore. C'est trop dure en fait.. de le regarder encore... tu baisses le regard, prend ta tasse de thé rapidement, le sirotes, te brules... aie oui tiens, ce truc est chaud...

- Faith ! Tu n'as pas à te dire stupide par ma faute, okay ?

Frissons. Tes épaules qui s'étaient voutées sous la gêne se redressent rapidement. Tu le regardes, surprise. Il te sermonnait? Ah... non, au contraire, il semble vouloir te rassurer. Une larme coule, elle t'échappe, alors que toute ton attention est sur Sven. C'est fout comme quelque chose peut faire mal autant qu'il fait du bien. Tu te mords les lèvres, t'empêche de gémir... Hmm... Non ok, c'est bon, tu ne pleures pas.

Tu l'écoutes mais n'arrives pas à le comprendre complètement. Pourquoi te demande-t-il pardon? Il n'a rien fait de mal, c'est toi l'imbé... c'est toi qui est dans le tords, pas lui! Il se montre si gentil avec toi que ça te fais mal de le voir se sentir mal... Puis il se sent mal parce qu'il se sent responsable, alors tu te sent mal puis il se sent mal... Tu sers les poings... Merde, ce cercle infernale t'irrite à un point tel que... que... rah, autant abandonner, tu abandonnes, voilà! Comme un peu plus tôt, lorsque tu t'es lancée dans tes excuses, tu abandonnes. Tu as suffisamment l'air ridicule, rien ne peut empirer.

- Dans tous les c-as... ! Tu sursautes, tes oreilles de panda roux se dressent sur ta tête, tu te réveilles, essuies rapidement la trace qu'a laissé la larme lorsqu'elle est coulée Je ne veux plus que tu te rabaisses, d'accord ? Un frisson, tu te mords la lèvres un peu plus fort, acquiesces. Tu n'es pas stupide, loin de là, tu as fait des efforts pour venir aujourd'hui, tu as eu la force de m'en parler à cœur ouvert et tu n'es pas stupide. Chacun son seuil, en social, chacun ses limites. Je n'avais pas conscience à l'époque, que tu n'avais pas les mêmes que moi.

Tu lui sourit, oui, d'accord, tu vas arrêter de te rabaisser... essayer du moins... Si ça peut l'aider à se sentir mieux.

Attends, il pleure aussi? Non! Tout sauf ça! Il ne peut... tu ne veux... il... Ah ça y est, c'est à ton tour, ça coule.

Tu l'écoutes tout de même te faire ses excuses, attentive. Et alors qu'il t'explique qu'il a changé depuis le primaire, tu échappes un petit rire muet. Ouais, vous être bien deux à avoir changé. Tu le crois, tu le sais, il n'est pas du tout comme l'image que ta paranoïa avait façonné et il n'a pas besoin de te le prouver, tu le vois. Il te sourit, tu lui souris aussi, avant d’éclater de rire, les larmes coulant toujours sur tes joues.

Ce n'est rien de méchant, ce n'est pas de lui que tu ris, mais de vous. La situation te semble si ridicule que tu ne peux t'empêcher d'en rire.

- Par...Pardon...!

Tu dépose ta tasse de thé sur la table et utilise la paume de tes mains pour essuyer tes larmes. Tu te calmes, le regardes et lui sourit encore.

- Dé...désolée, c'est juste que... je nous trouves juste... amusant. Ça me fait rire de nous voir tous les deux stresser comme on le fait. M'enfin... Je ne crois pas que tu aies quoi que ce soit à te faire pardonner... sincèrement, mais si ça peut bien te soulager, je veux bien accepter tes excuses.

Tu baisses un peu le regard, à la recherche de quelque chose à ajouter. Il manque quelque chose... Distraitement, tu prends un bouchée de la tarte à la poirre, fige un moment; ouah, c'est fou comme c'est bon, tu adores, en prend une autre bouchée, puis le regarde timidement.

-Hm... merci...

Merci de m'écouter, merci d'être là, merci de te montrer si gentil avec moi... Tu n'as pas idée à quel point ça me touche.


On peut en rire maintenant?
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Dim 5 Mar - 16:54

C'est étrange, Faith. Je ne sais pas pourquoi, mais, te voir rire si soudainement, au milieu d'une atmosphère si pesante, ne me paraît pas absurde ; au contraire, je la trouve si sincère que j'en ai quelques frissons. Je me sens touché par ces éclats de joie, affichés sur tes lèvres, emplissant de lumière l'espace grisé par nos ressentiments.

Elle s'excuse en bafouillant un peu, gênée. Je ne remarque ses larmes que lorsqu'elle pose alors sa tasse, pour les essuyer d'un revers de la main. C'est un sourire plus qu'apaisé, fort qui rayonne depuis son visage. Ses yeux humides me fixent ; je ressens un battement étrange, encore. Pourquoi ? Le voile a été levé sur nous deux, non ? Alors... pourquoi ce battement que je croyais dû au stress est-il toujours présent, de plus en plus fort dans ma poitrine ?


- Dé...désolée, c'est juste que... je nous trouve juste... amusants. Ça me fait rire de nous voir tous les deux stresser comme on le fait. M'enfin... Je ne crois pas que tu aies quoi que ce soit à te faire pardonner... sincèrement, mais si ça peut bien te soulager, je veux bien accepter tes excuses.

J'acquiesce simplement, je ne sais pas trop quelle expression mon visage affiche actuellement. La peau de mes joues me tire, signe que mes larmes doivent y sécher, le sel usant de son pouvoir déshydratant. J'aime la formulation de sa phrase, qu'elle ait pris le temps de m'expliquer à la fois son point de vue sur le fait que je n'avais rien à me faire pardonner ; et qu'elle ait à la fois bien voulu m'excuser pour que je me sente mieux, parce qu'elle a dû comprendre que j'en avais besoin.

Je ne dis mot, mais à l'intérieur de moi une bouffée de chaleur m'envahit, c'est très agréable. Cette attention me fait très plaisir, j'apprécie beaucoup la personne que m'apparaît être Faith.

Elle attaque doucement sa tarte à la poire, le regard baissé, et me remercie brièvement. Bah, je lui ai simplement conseillé un met que j'aime, c'est tant mieux si elle l'apprécie également...

- Je t'en prie. Content que tu apprécies également cette tarte.

Je sens un soulagement dingue, le poids de ces années semble s'être levé. Comment la remercier d'avoir percé à jour toutes ces histoires ? Je ne savais pas moi-même à quel point j'avais besoin de m'expliquer, ni combien je désirais entendre ces mots. Je pensais jusque là que, si j'enterrais tout ce dont j'avais honte au fond de moi, je serais bien, je n'aurais plus rien à prouver. Si j'avais su tout ce temps, qu'il me suffisait d'être franc...

Non. Il ne suffit pas juste d'être franc ; c'est parce que c'était Faith en face, que tout s'est déroulé si joliment et avec temps de sincérité. Tout le monde n'est pas à même de comprendre ce que je gardais pour moi, je le sais bien, c'est aussi pour ça que je ne l'ai jamais partagé avec qui que ce soit. Je ne savais pas, en croisant Faith au détour de mon chemin, qu'elle serait celle qui m'apporterait tant de soulagement.

Silencieusement, j'attaque ma tarte à la poire, bouchée après bouchée. Je bois une gorgée de mon café, puis lève le regard vers elle alors que me vient une idée un peu folle. Ça vient du fond de moi, ça me brûle, ça me titille et je n'arrive pas à réprimer ce sentiment ; alors que mon cœur s'emballe, je m'empresse de rediriger mon regard vers ma part de tarte.

- Est-ce que... Est-ce qu'on pourrait se revoir, de temps en temps ?

Je m'arrête subitement, ne voulant pas me montrer si intrusif dès le début.

- C'est-à-dire que... maintenant qu'on a fait la lumière sur cette affaire, on pourrait arrêter tout ça. Mais...

Je prends une grande inspiration, des frissons salvateurs remontent le long de mes bras.

- Mais je n'ai pas vraiment... envie qu'on ne se voie plus.

Je relève les yeux, ni confiant ni dubitatif ; j'essaye de ne pas penser, ou peut-être que je n'arrive même plus à penser. Je n'ai plus de contrôle sur ce que je dis.

- Et toi ?

Je me sens un peu trembler à nouveau, je sais qu'il n'en paraît rien sous mes airs froids, mais peut-être le sent-elle maintenant qu'elle sait plus ou moins comment je suis ?

J'ai peur de sa réponse. Mais, j'ai envie d'y croire. J'ai envie de me dire qu'elle aussi aime passer du temps avec moi, j'aime me dire qu'on a tous les deux envie de se découvrir davantage.

Et mon cœur bat fort, fort, si fort...
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Mer 8 Mar - 1:34
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►Nah, c'est pas le thé qui me réchauffe~

Il faisait tout chaud dans ton petit cœur. La douce chaleur se diffusait dans ton corps montant jusque dans tes joues. Cela expliquait  la couleur rosâtre de tes petites pommettes. Tu avais beau t'être montrée maladroite dans ta façon de parler, tu avais beau ne pas t'être exprimée comme tu l'aurais souhaité et t'être sentie bête du début à la fin, reste que tu étais fière de toi, d'avoir affronté ta crainte, de t'être déplacé, d'avoir parlé à cœur ouvert... Surtout, tu sentais un petit quelque chose se bâtir entre Sven et toi,  lentement un pont, un lien se formait (à moins que ce ne soit ici encore qu'un effet parmi tant d'autres de ton imagination un peu trop fertile) et ça t'emplissait d'espérances. Le redécouvrir, sentir cette relation se bâtir lentement t'emplissait de bonheur. D'où cette chaleur. Tu étais heureuse. Tu es heureuse.

Timidement encore, tu regardes la tarte aux poires; elle est belle la tarte, elle a de belles couleurs la tarte. Elle est bonne surtout et la gourmande que tu es adore les desserts. Tu as tendance à manger tes émotions (comme le stress en ce moment, là!) et heureusement, la génétique (et la danse un peu) t’aide à conserver une silhouette svelte. Tu as de la chance, tu en as conscience.

Tu espères seulement ne pas paraître gloutonne alors tu manges prudemment, luttes contre ta gourmandise, te forces à prendre de petites bouchées. Ouais, quand tu aimes un truc, tu as tendances à tout engloutir d'un coup, c'est pas mignon, tu en as conscience. Du coup ça te gène souvent de manger devant les autres, tu as peur de perdre tes manières inconsciemment.

Tu déposes ta fourchette dans l’assiette une fois le dessert terminé puis reprend ta tasse dans tes mains tentant de le boire encore, cette fois sans te brûler. Distraitement, inconsciemment, tu te mets à l’observer. Il te semble concentré et peut-être un peu apaisé aussi. Tu ignores comment recevoir ton pardon pouvait lui faire plaisir, après tout… honnêtement… tu n’es que toi, petite chose sans importance, il pouvait clairement se passer de ton pardon et mener sa vie. Mais penser que… peut être… il t’accorde de l’importance te rend… toute chose. Ça te fait sourire.  

Il quitte son assiette du regard, te regarde; tes joues rosâtres prennent lentement une teinte un peu plus vive.

- Est-ce que... Est-ce qu'on pourrait se revoir, de temps en temps ?

Han? Tu bats lentement des paupières, déstabilisée. Ton cerveau n’arrive pas à assimiler l’information.

- C'est-à-dire que... maintenant qu'on a fait la lumière sur cette affaire, on pourrait arrêter tout ça. Mais... Il inspire Mais je n'ai pas vraiment... envie qu'on ne se voie plus.

Ton cœur s'arrête pendant une fraction de seconde -il est sérieux?- avant de se remette à battre en trombe.

- Et toi?

Ton regard s'illumine. Avec les résidus de larmes qui brûlent toujours un peu tes yeux, il pétille.

- Vrai... vraiment?

Il est sérieux, ce n'est pas une blague? Ton regarde le scrute, tu as de la difficulté à déchiffrer son expression. Jamais tu n'aurais cru entendre cette question... et posée de façon si adorable encore moins. Toi et ta faible estime vous vous trouvez plus que banale, ennuyante même. Tu as même tendance à croire que les gens t'oublient rapidement. Alors tu croyais mal entendre, mais en fait, tu as très bien compris et tu décides de te dire qu'il est franc. Après tout ce que vous venez de vous dire, pourquoi ne serait-il pas sincère?

Réalisant ce que tu venais de dire, tu te reprends, te sentant un peu bête.

- Bien sûre que je veux te revoir! J'adorerais, tu ne sais à quel point!

Tes doigts serrent fermement ta tasse de thé, comprimant ton envie de te lever d'un bond tant tu es enthousiaste et tu essaies de ne pas trop rougir à la dernière partie de ta phrase. "Tu ne sais pas à quel point"... tu aurais pu faire sans, mais c'était sorti seul alors autant essayer de l'assumer un minimum et faire comme si tu n'avais rien ajouté.

- Hm... Tu... tu veux que je te laisses mon numéro?... Que... qu'on puisse se rejoindre si.. jamais?!

Tu baisses alors le regard feignant chercher ton sac du regard alors que tu ne fais que tenter de cacher ta nervosité. Tu te penches pour sortir un crayon de ton sac et te redresse d'un coup. Oui, tu caches très bien ta nervosité Faith. Ton corps qui bouge de façon presque robotique – un coup on se baisse, un coup on tend le bras, un coup, on se redresse – fait tout à fait naturel! Mais tu espère tout de même, naïvement, qu'il ne remarque pas tes bizarreries. Tu t'approches de ta serviette de table pour y laisser d'une écriture, pas des plus fines, mais tout de même soignée, ton nom et ton numéro.

Tout ça te laissa le temps de retrouver tes moyens, un peu. Tu glisses alors le bout de papier dans sa direction, affichant un visage souriant.


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Jeu 9 Mar - 1:05
- Vrai... vraiment?

Sa petite voix que j'ai souvent trouvé hésitante jusque là a soudain marqué le coup. Son enthousiasme me réveille et me communique une certaine impatience ; je me sens en sursis, au-dessus de vide, c'est insoutenable, l'attente m'est si longue et ne dure pourtant que quelques secondes à tout casser. J'en oublie de respirer.

Est-ce que j'ai le droit d'espérer ?

- Bien sûr que je veux te revoir! J'adorerais, tu ne sais à quel point !

Surpris, je lâche la cuillère que je tenais en main jusque-là, titillant la meringue de ma part de tarte pour m'occuper ; et elle tombe dans un éclat strident et métallique, net. Pourtant, cette maladresse de ma part ne semble perturber ni Faith ni moi. Comme si une bulle chaleureuse nous entourait désormais, et nous isolait de tout élément perturbateur. Nous sommes les seuls à communiquer ensemble, à échanger, nous sommes sur un pied d'égalité. J'oserais presque dire que nous sommes en osmose ; des rayons de lumière percent depuis la fenêtre, l'un d'eux se dépose sur son visage et particulièrement sur son nez. Mon regard s'y pose instinctivement.

- Hm... Tu... tu veux que je te laisse mon numéro ?... Que... qu'on puisse se rejoindre si.. jamais ?!

Son débordement d'enthousiasme me paraît normal, tempéré ; je suis probablement dans le même état qu'elle mais je n'arrive même pas à réagir sur le coup, décalé. Que m'arrive-t-il ? Que se passe-t-il ? La situation s'est renversée en même pas 24h. De la peur à une amitié naissante, on se découvre doucement, on apprend à s'apprécier et se connaître.

Mais... c'est un peu différent encore. Cette osmose que l'on semble partager me fait l'effet d'une caresse sur le haut de la tête : c'est doux, agréable et réconfortant. Et j'en viens, je ne sais pas trop comment, à avoir envie de passer la main dans ses cheveux tandis qu'elle griffonne son numéro sur du papier. Je réprime immédiatement ce réflexe sorti de nulle part, laissant ma main en suspension au-dessus de la table. Je la pose délicatement près de mon assiette, me saisis de la cuillère et mange un autre bout de tarte pour essayer d'avoir l'air un peu plus naturel.

Qu'est-ce qui m'a pris ?

J'avale ma bouchée un peu rapidement, encore paniqué ; c'est une ambiance que j'apprécie mais que je ne connais pas du tout. Bien que les réactions de Faith me paraissent familières et m'apaisent, les messages que m'envoient mon propre corps me déconcertent et me laissent penaud.

Elle glisse le papier sur la table en bois, en ma direction. Je m'en saisis avec une infinie délicatesse et lis les chiffres sans les retenir, juste pour les lire ; comme si ce bout d'elle était trop précieux pour que je le tienne. Son écriture est un peu brouillonne. Je souris.

- Super, je garde ça précieusement, merci ! Je m'exclame, trop fort à mon goût, alors que j'empoche le bout de papier.

Un silence un peu gênant s'installe vicieusement entre nous, comme si le fait que je lui réponde avait brisé la belle ambiance dans laquelle je nous sentais baigner. Peut-être était-ce sa voix qui emplissait l'espace autour de nous ? Je crois que c'est ça, je crois que j'ai aimé sa voix. Je crois que j'ai aimé le ton avec lequel elle s'est exprimée.

Ah, je me sens bizarre, je me sens étrange. Je sais que ce n'est pas de ma faute si j’interprète des détails auxquels d'autres ne font pas attention, si j'apprécie des éléments que l'on tait trop souvent. Je sais que ce n'est pas une tare, que ce n'est pas mauvais, mais c'est étrange non ? J'ai l'impression que mes sens ne se posent pas là où ils devraient, mes yeux s'attardent sur des couleurs qui me parlent, mon ouïe aime certaines notes et mélodies chez les gens. Mes sens comprennent les atmosphères et m'y rendent très sensible, je ressens très vivement les émotions des autres quand je les comprends et qu'elles me touchent.

Cette hypersensibilité, je l'aime et je l'estime. Mais au quotidien, elle est parfois encore gênante, bien que je n'irais pas jusqu'à dire en avoir honte. Devant Faith, je ne sais pas encore vraiment quelle attitude adopter. J'ai envie de lui dire, lui confier cette différence que je porte ; et à la fois j'ai juste envie qu'elle ne sache pas. Comprendrait-elle ? Me jugerait-elle ?

Et moi d'abord, pourquoi est-ce que je doute soudain si fort ? Je croyais m'être accepté. De quoi ai-je peur, au juste ? Elle vient de me donner son numéro, et je ne suis plus capable de réagir, à la place mon cerveau s'angoisse et me cloue sur place, gelé.

Fais-toi violence Sven.
C'est ce que tu veux.
Tu veux lui parler, alors vas-y.


C'est tellement plus simple de se cacher derrière un masque de froideur et de cynisme. J'inspire et entame ma phrase en même temps, que je sais d'avance bancale, fait que j'ai décidé d'ignorer.

- Tu as une idée de sortie, peut-être ? Un... film ou je sais pas hein, quoi que ce soit, je sais pas, une sortie à l'aquarium par exemple ça marche aussi ! Ou un concert, un truc...

Je récupère un bout d'ombre de la table, discrètement, car je sais que c'est un des seuls trucs qui me calment vraiment rapidement ; je le matérialise en une petite boule de la texture d'une slime et la presse dans ma main droite, caché sous la table, encore anxieux. Triturer cette matière me canalise et a de gros effets relaxants sur moi. Aussitôt, je me reprends :

- Dis-moi si tu as des idées, ou si tu en as plus tard n'hésites pas à me joindre. On peut aussi simplement faire un tour quelque part, ce sera toujours l'occasion de se revoir et discuter calmement.

Ah, enfin une phrase intelligible et posée, bravo Sven.

Je finis ma part de tarte d'une seule bouchée, et vide mon fond de café crémeux, à peine tiède.

- Il va pas falloir que je tarde, j'ai à faire. Je t'envoie un message dans la semaine, d'accord ?

Je lui offre un sourire, tandis que je me lève tranquillement. Je rends le bout d'ombre subtilisé à la table ni vu ni connu, et remets ma veste sur mes épaules. Je lui tends une main amicale, la plus chaleureuse possible, en guise d'au revoir, et part régler nos deux parts à la caisse (pour me faire pardonner de l'avoir terrorisée toutes ces années peut-être, haha).

Avant de sortir du salon de thé, je me retourne une dernière fois vers elle, toujours bercée dans la lumière du soleil ; elle me paraît éclatante. Je sens mes joues qui me tirent, je comprends qu'un sourire sans doute un peu trop grand au goût de mes muscles, trône depuis un petit moment sur mon visage. Et je laisse la lumière m'engloutir tandis que je franchis la porte de sortie, heureux de cette rencontre. Pour la première fois, j'ai aidé à transformer un sentiment négatif en son parfait opposé, et la joie que ce fait me procure laisse mes yeux un peu humides.

J'ai vraiment aimé partager ce moment avec toi, Faith.
Calm down. Breath. Open your heart. [TERMINÉ♥]
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Avatar: Nishikino Maki - Love life!
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Lun 13 Mar - 0:52
Calm down. Breath.
Open your heart.

Ft. Sven Leif

►I leave you a part of my hope, please, take it and be kind with it

Lentement, tu ramènes ta main vers toi, laissant le petit bout de papier un moment seul, le cœur serré. C'est une toute petite partie de toi que tu abandonnes sur cette immense surface, l'encre qui formait maladroitement ton numéro, découlait de ton espoir et tu appréhendais encore la réaction de Sven avec crainte, tu le dévisages donc, attendant une réaction. Et il le prend, le papier, cette parcelle de toi qui le suppliait de la prendre, il la tient aussi gentiment qu'il t’avait accepté, toi et ta maladresse, depuis le tout début. Tu jubiles.

- Super, je garde ça précieusement, merci !

"Précieusement" il a dit. Bien que tu ne croyais pas cela possible, ton sourire s'agrandit et silencieusement, tu continues de siroter ton thé pour te cacher un peu le visage. Ça te réchauffe, pas le thé. Ce moment à écouter, parler, se faire écouter... Bref, cette conversation que plusieurs qualifieraient de normale, à tes yeux, te semble magique. C'est un moment merveilleux que Sven et toi venez de partager, voilà! Toi qui se fait habituellement si renfermée, t'es ouverte à lui et lui, t'a écouté, tout simplement, avec énormément de gentillesse. Ce moment que vous avez passé ensemble, jamais tu ne veux l'oublier.

- Tu as une idée de sortie, peut-être ? Un... film ou je sais pas hein, quoi que ce soit, je sais pas, une sortie à l'aquarium par exemple ça marche aussi ! Ou un concert, un truc...

Ah....eh... bah ouais... t'en sais rien... Ils font quoi les gens normaux habituellement? Tu te perds, le regarde d'un air déroutée. L’ermite que tu es ne sais pas du tout quoi faire, heureusement, il n'attend pas ta réponse -il aurait attendu vraiment longtemps avant que tu ne retrouves parole- et te propose d'en parler plus tard. Sauvée, tu reviens sur terre et lui sourit de nouveau.

-Je...eh.. ouais! C'est bon! À la semaine prochaine alors!

Tu rougis bêtement à la vue de son sourire et te sens perdre tes moyens à la perspective de le revoir. Heureusement que tu es assise, debout, en plein mouvement, tu aurais probablement trouvé le moyen de te prendre dans tes pieds sous l’excitation et te serait probablement planté au sol... ou aurait entré en collision avec Sven comme au moment de votre première rencontre...

Donc heureuse de ne pas lui offrir une scène de maladresse supplémentaire, tu le regardes s'en aller alors que tu enfiles à ton tours ton manteau, te diriges à la caisse pour payer ta partie et... Manque de t'étouffer quand on t'annonce que Sven avait déjà payé pour toi. Que... han?! Maladroitement, tu remercies alors le serveur qui ne peut s'empêcher de sourire face à ta réaction, puis quitte le café troublée, mais honnêtement touchée... un peu... même si tu disais ne pas aimer qu'on dépense de l'argent pour toi mais bon, tu rentres chez toi, tentant vainement de calmer ton enthousiasme, ne pouvant t'empêcher de sautiller de temps à autre, lorsque tu es persuadée qu'on ne te regarde pas.


Pourquoi tu t’excites tant que ça Faith?~
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