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Meet me in the shadows. ♦ Nessaro
Invité
Mar 3 Jan - 10:36
Meet me in the shadows
« Chase a couple of hearts. We could leave 'em in shreds. »

Un maquillage pourpre ornait mes yeux, il descendait légèrement sur mes joues avant de s'affiner vers mes tempes. J'avais pris les premiers habits se présentant dans ma garde robe, un tee-shirt violet dévoilant mon ventre avec un pantalon patte d'eph' de la même couleur. Avec ça, j'avais des talons aiguilles noirs me rajoutant une dizaine de centimètres. Je pris une courte veste s'arrêtant à mon nombril avant de jeter un plumier et un bloc de feuille dans un petit sac à dos aussi sombre que ma veste. Je comptais dessiner un paysage pour m'exercer, il fallait avouer que ça n'avait jamais été mon fort. Je m'amusais plus à dessiner des portraits ou des nus, c'était vraiment rare que je me mette à dessiner ce qui m'entourait. Je trouvais ça moins intéressant, pourtant quand je voyais ce que certains étaient capable de faire, ça me donnait l'envie d'en faire autant, de faire des toiles aussi belles que celles que je voyais. Je pris mon sac le plaçant sur l'une de mes épaules avant de partir de chez moi.

Le ciel était piqué d'un pourpre mêlé à un bleu aussi sombres que les abysses, quelques cicatrices ocres semblaient fendre certains nuages. Il faisait assez froid, mais j'étais habituée à présent. Je n'avais aucun habit adapté pour l'hiver, donc je faisais sans. Ce n'était pas parce que je n'avais pas les moyens de m'acheter quelques vêtements, mais je ne pouvais simplement pas me voir couverte. Être étouffée dans un gros manteau de fourrure ce n'était pas pour moi, ça ne me mettait pas en valeur et je ne pouvais supporter ça. Au bout de quelques minutes de marche j'arrivais à mon lieu de destination, j'inspectais rapidement les lieux du regard essayant de me décider de quel cadre allais-je dessiner. Je m'assis sur un banc donnant face à une large rue éclairées par les enseignes de plusieurs restaurants et de boutiques en tout genre. J'étais sous la lumière dorée d'un vieux lampadaire clignotant quelque peu. Le décor dans lequel j'étais me plaisait assez pour que commence à le dessiner.

Tout mes coups de crayons étaient très fins et se démarquaient à peine de la teinte blanche de ma feuille. Ma base était assez grossière et il y avait le minimum de détail dessus, Je repassais quelques traits afin qu'ils soient plus nets et plus visibles. J'effaçais les quelques défauts présents sur mon dessin avant de commencer à détailler tout ça. Je vins rapidement à colorier ma base, toujours légèrement au début pour assombrir certains points par la suite. J’estompais par la suite avec mon doigt la globalité de mon dessin pour recommencer à assombrir encore certains endroits. J'étais assez minutieuse et perfectionniste, même si c'était pour m'entraîner j'apportais beaucoup de soin à mon dessin. Le plus compliqué était sans aucun doute les nuances de gris, particulièrement les zones claires située dans l'obscurité. Comme un reflet blanc sur la vitre d'un immeuble n'étant presque pas éclairé. Mon dessin avait bien avancé en peu de temps, j'y avais peut-être passer 30 min... ou peut-être 1h.

Je ne savais pas trop, mais le froid commençait à me déranger. Je croisais mes jambes en examinant ma feuille et cherchant des points à rectifier.  

FEAT. NESSARO
© ASHLING POUR LIBRE GRAPH'


Meet me in the shadows. ♦ Nessaro
Invité
Sam 7 Jan - 14:14



Meet me in the shadows



« On sert pas les gamins ici. »

Il le regarde d'un air noir, ses iris de rubis écarquillés les pupilles rétractés sous un coup de colère. « Je ne suis pas un gosse. », c'est du tac au tac, il répond défensif, la voix assombrie par cet outrage, cette gaffe monumentale que le patron du bar vient de commettre. Les poivrots assis seuls au comptoir le fixent d'une expression qui se veut paternelle ; comme si ils voyaient le gosse qu'ils n'ont pas, réprobateurs. Ce geste est un coup de plus dans le visage du jeune tatoueur, « De toute façon, j'ai plus soif. », il se retourne et prend la sortie en claquant la porte derrière-lui préservant ce qu'il reste d'humain, éviter de perdre la tête et de réagir dans l'impulsion.

Les mains dans les poches il s'élance, démarche nonchalante, le dos recourbé. Il va errer, telle une ombre dans les rues, fantôme qui plane sous les réverbères. Forme cadavérique aux traits tirés par le manque d'un sommeil de plus de rois jours : résultat d'un dessin demandant précision et détails. Mais aussi d'une bagarre où ses mains se sont écorchées, ultime gagnant ayant pris un peu de vitalité à sa victime. Cela ne lui a pas réussi, narcose assaillante et affamée qui se nourrit au creux de son ventre, gouffre sans fin. Une abysse qui ne se termine jamais.  

Ses pantoufles raclent le sol, frôlant les feuilles teintées d'un brun, orangé ou rouge, une texture qui craque sous ses pieds, le froid menaçant, enlaçant son être dans une étreinte piquante. Cela ne le dérange guère, il n'est pas très regardant à ce genre de chose. Terni jusqu'à présent, il observe droit devant lui pour repérer une silhouette féminine. La tête vide et creuse, il s'élance à grandes enjambées, sautant sur le banc proche, s’accrochant au réverbère, pendu dans le vide. Lubrique et curieux il pose ses iris sur la toile, la tête presque à frôler la demoiselle. Il se rapproche de l'oreille, sur un ton doux, froid mais tentateur, « La minutie, preuve d'un perfectionnisme rude. »

Il se relève légèrement, posant son regard sur elle cette fois, contemplant les courbes de ces amandes dévorantes, froides et pourtant avec un fond attirant. Il ne se veut pas menaçant, juste joueur, peut-être un peu moqueur, lui qui n'a pas l'empathie nécessaire pour s'intéresser à l'être humain. Lui qui est mort. Lui qui n'est rien. Il ne peu nier que les coups de crayons sont tracés avec une précision quasi parfaite, ce qu'il devait en déduire qu'elle le faisait depuis longtemps. Il se pend, tête vers le sol, ses cheveux de neige flottant au gré du vent léger qui vient les caresser, voile gelé qui hérisse le duvet, écorchant leur visage dans ses bris de verre. Il lui sourit, se voulant amical, ouvert. Quel jeu d'acteur.


MAOZORA ⚊ 477 mots
Meet me in the shadows. ♦ Nessaro
Invité
Sam 7 Jan - 16:33
Meet me in the shadows
« Chase a couple of hearts. We could leave 'em in shreds. »

J'apportais quelques dernières rectifications à mon dessin, elles étaient certes minimes, mais avait leur importance. J'étais peut-être un peu trop perfectionniste par moment, après tout ce dessin ne devait être qu'un simple exercice. Pourtant je ne pouvais me résoudre à ne pas en être complètement fière. Chaque chose que je devais faire, chacune de mes œuvres devaient être parfaites à mes yeux. Au bout d'un moment je commençais à sentir une présence proche de moi. Je n'eu même pas le temps de me retourner qu'une voix retentit proche de mes oreilles.  
 
« La minutie, preuve d'un perfectionnisme rude. »

J'eu un léger sursaut avant de lever les yeux vers l'inconnu. Il était pendu à un lampadaire, mais ce ne fut pas cette chose qui me choqua le plus, c'était son apparence. Sa peau était aussi pâle que celle d'un mort et plusieurs marques rouges lui parcourait le torse et les bras. Enfaîte je n'étais pas vraiment choquée, mais plutôt intriguée. Il m'affichais un large sourire auquel je répondis. Ses iris étaient semblables à la couleur du sang et ses cheveux étaient d'un blanc éclatant.

« Merci. »

Répondis-je simplement. Je me penchais vers lui le détaillant du regard en me demandant ce qui avait put provoqué ces marques sur son corps. Peut-être qu'il était Terrien, je n'en connaissais aucun personnellement, mais je savais qu'ils étaient connus pour leurs apparences différentes, presque monstrueuses. Cependant je ne le trouvais pas monstrueux ou affreux, loin de là.

« Tu es Terrien ? Comment tu as eu toutes ces marques sur ton corps ? »

Je n'avais entendu que vaguement parler de cette espèce d'Ariesten et ça m'intriguait, je voulais simplement comprendre ce qui avait put lui arriver. J'avais aussi entendu dire que les Terriens étaient les survivants d'une terre infestée. Ils étaient vu comme des êtres démoniaques, mais je n'avais jamais réellement put comprendre pourquoi. En même temps il était bien rare que je juges en fonction de ce qu'on disait des autres. Je me foutais des rumeurs n'en prenant pas compte, généralement j'attendais de me faire mon propre avis. Il m'était déjà arrivé de le regretter,  mais aussi d'être fière de m'avoir comportée ainsi.

« Hum... excuse moi. C'est peut-être trop indiscret. »

Je venais de m'en rendre compte et je ne voulais pas le mettre mal à l'aise.

FEAT. NESSARO
© ASHLING POUR LIBRE GRAPH'


Meet me in the shadows. ♦ Nessaro
Invité
Dim 8 Jan - 1:29



Meet me in the shadows

My freakness is on the loose



Elle le scrute, ses yeux traçant les sentiers suturés de sa peau pâle. Il la laisse faire volontiers, ne laissant rien lui gâcher le plaisir de l'observer. Il n'était pas gêné, il appréciait même cette espèce de proximité. Et puis, elle lui pose la question qui pourrait surprendre. Celle qui outre, dégoûte. Lui, il laisse ses traits se tirer, dévoilant ses dents blanches. Ni vexé, ni fier. Il se balance, petit inconscient qui marche chaque jour sur la corde raide au-dessus du gouffre : comme un funambule suicidaire sans harnais. Il adore la façon dont les autres le surprennent dans leur perspicacité. Il n'a pas vraiment les mêmes traits humains, cela le rend différent en tous points d'eux. Il plonge dans son regard, dans sa voracité, il pourrait tout emporté, lui qui n'est qu'un trou noir au milieu des étoiles. Ses pupilles se dilatent sous l'effet de l'excitation qui vient le consumer de l'intérieur, les lèvres brûlantes. « Tu es très perspicace, tu sais ? », il ne dément rien, il admet même. Cela lui est égal, complètement égal qu'elle le sache ou non. Il s'approche brusquement avant de s'arrêter net, leurs peaux séparés par un mince voile invisible. « J'adore les indiscrets. », il étire son sourire, les traits assombris.

Il se recule finalement, continuant de pendre dans ce vide, les pieds croisés tenant à peine son corps fin. « Ce sont des sutures, », il lui tend le bras, « Tu veux toucher ? » lui demande-t-il, sans malaise. Le timbre de sa voix se dévoile étrangement malsaine, un côté de Nessaro qu'il faut supporter, difficilement lorsque l'on ne le connaît pas assez. Lorsque la compréhension se transforme en confusion.  

Car il les plonge dans une ambiguïté déplaisante, une sensation qui fait frissonner, partagés entre l'inconfort et l'envie de ne pas le prendre au sérieux. Cette manière néfaste, presque morbide n'est guère attirante. Alors on déchante, on dégringole bien vite de l'estime qu'on se faisait de lui. L'être qu'il est se transforme en abjection, véritable caractère révulsif lorsqu'il quitte la scène et se met à nu. Parce qu'en Nessaro, c'est le néant. Les ténèbres voraces du moindre petit espace de vie qui se construit est décimé, aspiré, dévoré.

Nessaro, c'est la toile empoisonnée. Le vin qui se glisse dans la gorge, un goût de fer qui trace l’œsophage et laisse un goût amer. La bile qui remonte à la limite des lèvres. Une fracture mal replacée. Un peu comme une expérience ratée, qui tente d'être celui qu'il n'est pas.

Il se laisse glisser du poteau, retombant les pieds premiers sur le banc, les mains dans les poches, recroquevillé. « Appelle moi Nessaro. », légère révérence, à peine visible, son sourire réapparaît, son regard replongeant dans celui de son interlocutrice.


MAOZORA ⚊ 477 mots
Meet me in the shadows. ♦ Nessaro
Invité
Lun 9 Jan - 18:20
Meet me in the shadows
« Chase a couple of hearts. We could leave 'em in shreds. »


« Tu es très perspicace, tu sais ? »

Il s'approcha brusquement avant de s'arrêter proche de mon visage, je ne reculais pas lui affichant un sourire amusé. Il était spécial, tout autant que son apparence, mais ça ne me déplaisait pas. J'avais toujours été attirée par les personnes qui se démarquaient, celles qu'on ne pouvaient placer dans la classe des gens banals. J'étais moi-même peu commune avec mon maquillage descendant jusqu'à mes joues, la façon dont je pouvais m'habiller par moment. Bien que je n'étais pas la personne la plus extravagante qu'il soit, je pensais l'être assez pour ne pas être insultée de femme ordinaire.  

« J'adore les indiscrets. »

Il étira son rictus, les lumières ocre des lampadaires lui éclairaient que très peu le visage. De ce fait, ses traits étaient assombris lui donnant un air bien plus sombre et peut-être même intimidant pour ceux qui croyaient que les Terriens étaient réellement des êtres diaboliques.

« Ce sont des sutures. Tu veux toucher ? »

Il y avait un certain timbre malsain dans sa voix, mais ça ne me dérangeait pas. Il fallait avouer que j'étais moi-même malsaine par moment et ma sœur l'était également. J'en avais l'habitude.  Il me tendait son bras parcourut de ce fil rouge, je ne me gêna guère pour m'exécuter frôlant à peine les sutures avant de poser mon doigt un peu plus franchement contre sa peau. Je n'appuyais cependant pas au point de lui faire mal, du moins je l'espérais.  En réalité, même s'il ne m'avait pas proposer de toucher les sutures, j'aurai finit par le faire. Quand j'étais intriguée, ma curiosité finissait toujours pas prendre le dessus. Certain trouvait ça mignon, d'autres en était saouler. L'inconnu se laissa glisser du poteau pour atterrir sur le banc.

« Appelle moi Nessaro. »

Je lui rendais son sourire. Nessaro, c'était beau et assez original. Ça changeait de ces prénoms où on connaissait 2-3 personnes appelées de la même manière.

« Darcy. »

C'était bien de savoir qu'ils étaient parcourut de sutures, mais ça ne répondait pas à ma question de départ qui était "comment". Puis, il ne me donnait pas l'impression que mon indiscrétion le gêne. Autant en profiter. J'avais envie de le découvrir et d'apprendre à le connaître. Il m'avait l'air... sympathique.

« Comment tu as pus finir avec tant de sutures ? »
FEAT. NESSARO
© ASHLING POUR LIBRE GRAPH'


Meet me in the shadows. ♦ Nessaro
Invité
Sam 14 Jan - 2:41



Meet me in the shadows



Les gens normaux sont barbants. Il y a toujours quelque chose à découvrir chez les gens qui se démarquent des autres, qui n'ont pas peur de s'afficher tels qu'ils sont sans entrer dans un moule. Nessaro ne fait partie d'aucun moule, il n'entre dans aucune catégorie et cela lui convient très bien. Il s'aperçoit que la demoiselle face à lui est également différente, au lieu d'être rebuté, elle touche ses sutures, et cette sensation il la savoure, la fixant sans retenue poser son geste. Elle exerce même une légère pression, ce qui le fait sourire. Il n'a pas mal, ça a toujours été ainsi d'aussi loin remontent ses souvenirs. Il a hérité de cette nature qui l'enlaidi, cette nature démoniaque de monstre puant.

Nessaro, le zombie.

Sa main libre, il la pose sur le doigt de la demoiselle, poussant lui-même jusqu'à ce que sa peau autour de la pression devienne plus blanche que possible. « N'aie crainte d'appuyer. », il sourit, plongeant dans son regard ; pernicieux. Il est joueur, il est néfaste. Il préfère que les autres s'en rendent compte d'eux même, abusant de leur relation qui deviendra toxique. C'est malfaisant autour de lui. C'est oppressant, c'est maléfique. C'est délicieux et à la fois détestable. Il relâche la pression, retirant sa main de celle de la demoiselle. Il pose ses mains dans ses poches, alors qu'elle se présente à lui, son sourire étirant ses traits.

« Comment tu as pus finir avec tant de sutures ? » il la regarde, plongeant à nouveau dans son regard, bougeant légèrement la tête, relevant un peu le menton les yeux se détachant de leur point d'attache, les dirigeant vers le ciel un instant. Il ne cherchait pas ses mots, il n'en avait jamais parlé en réalité. On ne lui avait jamais demandé non plus. Il revient vers elle, inspirant silencieusement, « C'est pour paraître humain. Au minimum, humain. Ça cache ma forme terrienne. », il lui sourit soulevant ses épaules, « En bas, je me baladais librement. Mais ici, on aurait plutôt l'impression que je sors du cimetière, tu vois. », il ferme les yeux, ses traits se dessinant avec son sourire, « La forme 'est pas agréable à regarder et ne parlons pas de l'odeur. »

Il s'assied sur le dossier du banc, frôlant une mèche de sa frange blanche, un peu distraitement, louchant presque pour l'inspecter. Après un moment perdu sur sa mèche il la souffle, tournant vers Darcy. « T'as pas peur de te faire attaquer, toute seule ici, le soir tombant ? »


MAOZORA ⚊ 425 mots
Meet me in the shadows. ♦ Nessaro
Invité
Dim 15 Jan - 10:57
Meet me in the shadows
« Chase a couple of hearts. We could leave 'em in shreds. »

Il me saisit la main avant de me faire appuyer bien plus franchement contre ses sutures. Sa peau déjà très pâle blanchit encore plus fort sous la pression de mon doigt. Nessaro me dit de n'avoir aucune crainte à appuyer. Le froid continuait de caresser ma peau, mais il ne me dérangeait plus. Sûrement parce qu'on fond je voulais rester avec cet être m'intriguant.

« C'est pour paraître humain. Au minimum, humain. Ça cache ma forme terrienne. En bas, je me baladais librement. Mais ici, on aurait plutôt l'impression que je sors du cimetière, tu vois. La forme 'est pas agréable à regarder et ne parlons pas de l'odeur. »

Exactement comme un zombi. Déjà que cette apparence, que tout ces fils rouges le parcourant son corps pouvaient intimider. Je n'osais à peine imaginer la réaction des autres à la vue d'un homme en pleine décomposition ou du moins, parcourut par de larges entailles qui seraient vite infectée à l'air libre.

« T'as pas peur de te faire attaquer, toute seule ici, le soir tombant ? »

Je traînais souvent dans les rues de la ville le soir, enfaîte c'était même rare lorsque je ne sortais pas. J'étais toujours avec des amis et quand la soirée se terminait il fallait bien que je rentre seule, j'avais l'habitude de l'obscurité et elle ne m'intimidait plus. J'avais même finit par préférer la nuit au jour, me sentant plus à mon aise dans les ténèbres. D'ailleurs je ne pensais même pas avoir déjà éprouvée de la peur vis à vis de la nuit, même enfant je n'en avais nullement peur. L'obscurité c'était bien mon domaine. Je souriais amusée par la question de Nessaro.

« Non, je n'ai jamais éprouvée de la peur pour la nuit. J'ai toujours préféré sortir le soir trouvant l'ambiance bien plus belle. Jamais je ne me suis sentie en danger le soir tombé. »

Les ténèbres c'était mon élément. Je me souviens, gamine avec ma sœur on était incapable de faire des conneries en plein jour. Nous attendions toujours que la nuit tombe pour faire chier les vieux du coin, ensuite on se cachait dans l'endroit le plus sombre se fondant parfaitement à l'obscurité. La nuit avait toujours été mon alliée. Évidemment j'avais déjà eu peur de ce genre de personnes réunies en groupe au milieu d'une ruelle étroite ou dans d'autres coins sombre, mais jamais l'obscurité n'avait renforcée cette peur. Je savais que même en plein jour, je me serais éloignée de ça, intimidée.

« Même gosse quand je sortais, c'était bien souvent le soir. »

Bien j'étais à l'internat, j'avais toujours trouvé un moyen de me faire la belle. Je l'avais toujours regretté parce que les journées étaient un véritable combat contre la fatigue, mais jamais on ne m'avait choppé. C'était le principal.

FEAT. NESSARO
© ASHLING POUR LIBRE GRAPH'


Meet me in the shadows. ♦ Nessaro
Invité
Mar 24 Jan - 2:53



Meet me in the shadows



Il pouvait la comprendre sur ce point, lui qui n’avait pas vraiment connu le plaisir de sortir comme il le voulait depuis qu’il était là. En bas, il traînait la nuit. Il sortait en douce de l’orphelinat – ou ce qui ressemblait à un orphelinat et partait dans les rues sales du quartier. Ce n’était pas aussi ‘clair’ que sur l’île volante; c’était sombre et il régnait une atmosphère très à l’opposé d’Ariesten. Il se rend alors compte qu’il a des similitudes avec la demoiselle. Et ça le fait sourire. « Ah ouais ? Je faisais pareil. Je m’échappais par la fenêtre de ma chambre et j’allais traîner dans les rues jusqu'au matin. Personne ne se doutait de rien. »

Il passait son temps à aller dans des endroits où il avait la paix avant de rentrer, histoire de dessiner en paix. Et puis il trouvait des modèles, il les dessinait, il en éprouvait énormément de satisfaction. Il y trouvait un exutoire, où il pouvait se débarrasser de ce qu’il était l’espace d’un instant. Il n’y avait plus rien qui comptait, juste son dessin et le silence de la nuit.

Il comprenait Darcy. Il la comprenait mieux que quiconque en fait. Parce qu’il l’avait fait lui-même. C’était une sensation étrange qui était montée en lui aussi violemment, comme une claque sans son côté désagréable. En réalité, il était même… content ? Oui, c’était le mot malgré son incompréhension totale de cette sensation. « Cela nous fait une similitude. » il sourit, dévoilant ses dents blanches au travers un rictus un peu tordu à la commissure. Il sort ses mains de ses poches les soulevant légèrement. « T’as pas faim ? Ça te dit un truc à manger ? » il la regarde, attendant sa décision. Il commençait à avoir faim, son estomac lui lançant des torsions de supplication, le réveillant de cet instant si particulier, si rare. Il n’avait pas envie de partir alors qu’ils étaient sur une même longueur d’onde. Pas comme ça. Il n’était pas prêt pour la laisser lui échapper entre ses doigts blancs. Il serait là, jusqu'à ce qu’il se lasse et la laisse. Pour l’instant, il était en bonne compagnie et c’était un paradoxe; il pouvait s’attacher, autant qu’il pourrait se lasser malgré qu’elle lui ressemblait quelque peu.

Il pouvait y voir un potentiel entre eux, quelque chose à exploiter. Il fallait savoir s’y prendre. Nessaro y trouverait son compte et Darcy y trouverait probablement le sien. Il régnait à l’instant une atmosphère autour de lui plutôt agréable, ce qui changeait de son habituelle aura malsaine. Les gens avaient du mal à l’aborder en dehors de son salon de tatouage.

« Tu dois peindre depuis très longtemps pour avoir ce niveau, non ? » il cherche à converser, trouver des points de similarité avec elle. Preuve qu’il s’y intéresse. Preuve qu’elle a gagné toute son attention.


MAOZORA ⚊ 477 mots
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