rang mehel

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 Stop following me ! Creep ! - feat. Cherokee

 :: Alentours :: Le Temple
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Cherokee
« Stop following me ! Creep ! »
It's a beautiful night outside...
Ces êtres ont vraiment des coutumes des plus étranges. Je pense que c’est quelque chose dont on ne peut vraiment se rendre compte, là, tout en bas. Depuis ma royale naissance, un dogme tout particulier m’a été enseigné, inculqué, voire même imposé : celui de haïr ces gens, ceux du monde « d’en haut ». Je n’aime guère que l’on brouille ma perception de mon futur royaume, en croyant naïvement que le ‘jeune âge’ permet de rendre malléable les esprits. Mais mon esprit est des plus brillants, il l’a toujours été, même durant mes jeunes et cruelles années. Il s’agit là d’un fait clair et établi, que mon cher ainé aurait dû prendre en compte avant de voler par-dessus la rambarde de notre demeure de folie. HeeHee... quel doux souvenir. Il me suffit de fermer les yeux pour le revoir lui et son air ahuri, pour entendre de nouveau le bruit sourd de ses os se fracassant sur le sol dur, pour sentir la rouille de son sang venir titiller mes sens. Le rouge est une couleur si envoutante... Jamais il n’aurait cru que je puisse en venir à de telles extrémités avec lui. Il me pensait soumis. Il me pensait faible. Il me pensait craintif. Il me pensait sans défense. Il n’aurait jamais pu envisager être trahi par l’un des siens ou que je puisse posséder une force que le surpasse. Voilà ses fautes. Celles qui l’on conduit vers la mort. Je ne me laisserai jamais sous-estimé, ou rabaissé. C’est depuis cette douce époque de l’enfance que j’ai appris à remettre en cause les apprentissages d’autrui. Douter de tout et de tout le monde, n’accorder sa confiance qu’en soi plus qu’aux autres, voilà la marque des grands souverains. Surtout si l’on veut durer, et mon règne sera éternel, affranchi des carcans de la chair. En venant sur l’Île flottante, j’ai acquis un objectif à la mesure de mes ambitions, celui de soumettre ces brebis galeuses du « faux Dieu » -et ce dernier également- à la loi. J’ai pu me rendre compte en à peine quelques semaines à quel point le portrait d’eux que l’on dépeint en bas est incroyablement faux. Ils sont pires que ça. La vérité a dû être édulcorée par les biens pensantes têtes qui nous dirigent avec une mollesse sans nom, je ne vois que ça. Les choisis de Ying ne sont que paresses et faiblesses. Le moindre incident devient une catastrophe sans nom dans leur misérable existence alors que pour nous autres terriens, il ne s’agit que de peccadilles. Ils sont si faibles, qu’un souffle de vent suffirait à les faire s’envoler, basculer par-dessus bord. Dois-je m’en plaindre ? Le défi est-il trop faible pour une personne de ma stature ? Sans aucun doute. Je ne vois aucune résistance en face et ce n’est pas cette milice ridicule -qui n’est pas foutue de mettre la main sur moi, non que je leur en laisse l’opportunité- qui dira le contraire. La construction de mon règne éternel s’annonce comme plus facile que ce que je l’espérai. Parfait, parfait... j’ai si hâte de me tenir à la tête du monde et de tous les regarder danser dans ma....


« On va fermer, tu peux rentrer chez toi, Mel’. Merci d’être venu m’aider alors que c’est ton jour de repos. »

Qui ose stopper ainsi le fil de mes pensées ?! Devant la soudaineté de ces paroles, devant leur insolence, j’ai failli basculer de ma chaise que je maintiens en équilibre précaire sur les pieds arrière. Oh, évidement. Le vieux. L’homme dont je squatte la boutique de sucrerie depuis mon arrivée. Officiellement, je suis son « employé », un terme tellement vulgaire pour ma gracieuse personne. Officieusement, il me paie à ne rien faire de la journée, si ce n’est manger sa marchandise. Il n’est guère mon patron, puisque je suis son Roi. Etrangement, il semble s’être pris d’une certaine affection pour moi. Allez savoir pourquoi, mais je ne suis plus forcé de lui imposer par ma voix chacune de mes paroles. Je peux le comprendre de la part de ma fratrie, puisque ma simple présence les domine et les écrase de peur mais... Lui n’a pas peur de moi. Etrange vieil homme. Il a même commencé à utiliser ce surnom détestable pour me désigner. J’ai un nom. Je m’appelle « Mehel » et non simplement « Mel’ ». Mais j’ai beau lui ordonner de ne pas en user, il recommence le lendemain. Sa personnalité joyeuse et affectueuse doit contrecarrer mes ordres, il ne me reste plus qu’à m’accommoder de cet état de fait... Ah ! Comme si j’allais laisser passer un truc pareil !

Le vieillard se tient en face de moi, de l’autre côté du comptoir derrière lequel je me retranche pour faire payer les clients. J’arque le sourcil à sa remarque de reconnaissance. Un jour de repos ? Il existe pareille conception parmi ces faibles d’esprits ? Sur Terre, chaque jour est une bataille pour survivre et il n’existe guère de « journée de repos ». La seule que je connaisse est celle de la mort. Si je comprends bien, j’aurai pu ne pas venir de la journée et être quand même payé ? Il est vrai que ce matin, il avait eu l’air surpris de ma venue, mais face à mon ordre de la fermer pour la matinée, il a dû oublier de me le faire remarquer. De toute manière, je choisis mes horaires, je ne me plie pas du tout aux siens. J’ai choisi de venir aujourd’hui à la boutique, et il n’a rien à en redire ou à me remercier pour cela. Sans décrocher une parole dans un premier temps, je déplie mes jambes étendues sur le comptoir et les repose au sol. ‘Toc’. Ma chaise se replace sur ses quatre pieds. Mon regard s’affine, son affront ne peut rester impuni et la glace de mon ton le lui fera comprendre aussi bien que mes ordres.

« C’est.... »

« Mehel, je sais. Mais Mel’ te va comme un gant pourtant ! »

Je me fige. Il vient de me couper la parole, là, non ? Je ne rêve pas. Il m’a coupé la parole ! Tout ça pour déblatérer ses conneries sans fondement ?! Combien de fois vais-je devoir le lui dire avant qu’il le comprenne ?! D’un geste vif, je m’empare de ma canne toujours posée à proximité et pointe son manche sur la gorge de l’imprudent. J’appuie suffisamment pour rendre la sensation des plus désagréables.

« Tu ne me coupes pas quand je parle ! »

Simultanément à mes paroles, son regard fatigué se voile très légèrement, signe que mon don fait effet. Il hoche doucement la tête et s’excuse platement de son affront. Il n’en gardera nulle rancœur, contrairement à moi, puisque mon ordre lui semble naturel. Hmpf, ça suffira pour ce soir, je ne suis pas d’humeur à le maltraiter plus que ça. Je retire ma menace de sa trachée et contourne le comptoir qui me sépare de lui. Je m’empare d’un sachet de petites sucettes colorées que je fourre dans la large poche de ma veste asymétrique. Maigre dédommagement pour son affront. Je me dirige vers la porte d’entrée mais constate, juste avant de sortir, que le vieux est toujours figé à s’excuser devant le mobilier. Quel crétin. Je me retourne vers lui, et claque des doigts pour obtenir son attention.

« Hey ! C’est bon. Ferme la boutique maintenant, j’m’en vais. »

Directement, le marchant de sucreries reprend ses esprits et me décroche un large sourire. Quel benêt, remarque-t-il seulement les ordres que je lui donne ou est-ce que ceux-ci lui ont définitivement grillé la cervelle ?

« Bonne soirée, Mel’ ! Encore merci du coup de main ! »

Comme seulement réponse, je grimace à l’utilisation de ce surnom stupide et peste en sortant de la boutique. Il n’apprendra jamais rien, son cerveau doit être aussi mou que le caramel qu’il vend. Le soir est tombé sur la ville sans vraiment que je ne m’en rende compte. Jour ou nuit, peu m’importe au final, je n’ai peur ni de la clarté, ni de l’obscurité. Je suis à l’aise dans ces deux éléments, puisque je peux m’y déplacer sans crainte. Que faire... ? Je n’ai nullement envie de rentrer à mon hôtel maintenant... Et si... ? Est-ce réellement le moment ? Hmpf, si je le décide, c’est que c’est bel et bien le moment. Mais où est-ce ? Je n’en ai entendu que de vagues mentions par certains clients, sans réelles indications précises. Whatever... je m’approche du premier passant qui a le malheur de croiser ma route. Juste un jeune homme rentrant de son travail. Je lui demande mon chemin avec ma rudesse habituelle. Enfin, je ne demande rien. J’exige.

« Hey, toi, là ! Donne-moi le chemin pour me rendre au temple de Ying ! »

                                                  **********


C’est plus loin que ce que j’aurai imaginé. Bien plus loin. Dire que j’ai dû sortir de la ville pour me rendre à ce bâtiment. J’espère que ça vaut le coup ! Le « temple de Ying » ... est-ce ainsi qu’ils nomment la demeure de ce faux Dieu pour faibles ? ça a l’air d’être un lieu important, et ouvert à tous. A défaut de l’y trouver, je pourrai peut-être m’informer sur lui. Quand j’ai entendu cette mention, j’ai su que je devrai m’y rendre tôt ou tard et il me semble bien que ce soit tard. Tard le soir. Et alors ? Il m’est aisé de me déplacer dans l’obscurité la plus totale, les fluctuations de chaleur que perçoit mon œil gauche me donne les indications nécessaires pour que je puisse me déplacer sans encombre. La demeure de pierre de la prétendue divinité se dévoile enfin. Elle est... plutôt impressionnante, je dois l’admettre, bien que ridicule en comparaison de mon projet de palais royal. Tiens, elle pourrait servir de base ou de fondation à mon ambitieux projet. S’emparer d’un lieu de culte pour asseoir ma magnificence, voilà une idée qui vaut de l’Or. Normal, puisqu’elle est de moi. C’est surtout sa taille qui en impose... peut-être que ce ‘Ying’ a besoin d’espace pour se mouvoir ? Cela ne m’étonnerait guère que sa stature soit importante, qu’il soit si grand qu’il ne peut passer les portes de taille normale. Quand il sera à ma botte, il n’aura plus à se préoccuper de ce genre de considération car je m’occuperai de sa cage comme il se doit. Je roule contre mon palais la sucette au citron qui occupe ma bouche depuis plusieurs minutes déjà. Les goûts fruités font partis de mes préférés, mais il faut dire que du moment que c’est sucré, je ne suis pas bien difficile. Sans vraiment me hâter, ou m’inquiéter du manque flagrant de luminosité ou de gens, je m’avance vers la porte du temple. Une, deux, trois, quatre marches me séparent du succès. Je lève délicatement ma canne et frappe à l’imposante porte de bois. Pas de réponse. Pas de bruits. Voilà qui est hautement impoli ! Faire ainsi attendre ma personne ! Je réitère mes coups sur le bois sec mais ne perçoit que leur résonance. Rien d’autre. Est-ce ainsi que les serviteurs du faux Dieu reçoivent leur Roi ?! Je peste bruyamment et tente de tourner la poignée par moi-même. Ils vont m’entendre ces idiots... Fermé. C’est fermé. C’est une blague ?! Il n’est pas question que je reste à l’extérieur ! Je sens la colère monter en moi et lève un poing rageur. Je frappe cet impertinent obstacle de toutes mes forces, mais il ne bouge guère. Je grimace. Ça fait mal. Puis, je souris. Ça fait délicieusement mal. La douleur se répand dans ma main, mon bras, et se fait décharge dans le reste de mon corps. Hmm, j’aime ça.
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 Stop following me ! Creep ! - feat. Cherokee

 :: Alentours :: Le Temple
C'était une nuit parmi tant d'autres, logée dans une semaine affreusement redondante. Assit sur le bord de son lit, l'obscurité envahissait déjà les rues longeant son appartement miteux.  Encore une journée à dormir, à rien faire sinon à récupérer les précédentes nuits blanche qui avaient écorché son rythme. C'est en frottant longuement ses mains entre elles que le terrien ferma une nouvelle fois les yeux, tâchant de se remémorer quel jour il était, le front un peu moite. Son état proche de la léthargie le rendait grognant, ronchon, désorienté. Il avait l'impression de sortir d'un long hiver ou on l'avait forcé à rester cloîtrer dans son lit, alors que pour une fois, il n'avait passé qu'une maigre journée à dormir comme un loir. Ah, ô combien il se remémorait le bon vieux temps où, complètement vidé d'énergie, il retrouvait sa piaule en traînant ses pieds pour y dormir trois ou quatre jours sans interruption. Faute à son don trop souvent usé jusqu'à la moelle, faisant payer ses dettes en détériorant son hygiène de vie déjà fortement hachée par son travail nocturne au casino. Cherokee se penche donc un peu plus pour se frotter longuement les yeux, tentant de déceler n'y serait-ce qu'un peu de courage. Rien n'y fait, il rouvre une seconde fois ses paupières et n'y voit que d'une image floue danser devant ses pupilles différentes. Vision probablement liée à sa somnolence, il se fit violence pour s'appuyer contre son matelas, soulevant son corps comme s'il était fait en pierre en enchaînant un geste après l'autre. Articulations rouillées, dos en compote, Cherokee souffla comme un vieux moteur avant de se mettre difficilement en marche, traînant sa fatigue jusqu'à son frigo où il espérait trouver un petit remontant digne de ce nom. Mais que pouvait-il espérer à part quelques restes de la veille ? Le solitaire ne savait ni cuisiner, ni acheter consciencieusement à l'avance pour une semaine entière.  Quoi qu'il en retournait, ce n'était pas suffisant. Lui qui ne voulait pas sortir en cette soirée d'hiver, se retrouvait malheureusement contraint à mettre le nez dehors s'il ne voulait pas avoir le ventre vide jusqu'au lendemain. L'oeil presque mort, il ébouriffa donc d'un geste lent sa tignasse déjà bien hérissée par la friction de son oreiller pour enfin tendre le bras vers le minuscule et unique comptoir de la cuisine, y attrapant son portable qui avait du être oublié ici la veille. Zéro message. Même pas de lui. L'albinos passe alors machinalement à l'étape suivante sans se faire de grandes idées, vérifiant l'heure distraitement pour au final, éteindre son écran dans la foulée. Il n'était pas si tard et il savait que la petite échoppe non loin de chez lui fermerait probablement dans une ou deux heures... Chance était que contrairement aux grandes surfaces, ce genre de petits commerces de rue veillait à servir sa clientèle à des heures plus tardives que la norme. Ce qui était parfait pour un Cherokee nocturne comme lui qui, immergeait la plupart du temps dans la fin de journée pour se préparer à aller travailler.

C'est uniquement au bout de dix minutes environs qu'il était devant sa porte pour la fermer à clé. Plus vite il se trouvait sur la route, plus vite il pourrait rentrer pour se ruer sur son canapé. Allons bon, que sa vie était trépidante dernièrement, entre sa routine et sa vie sociable quasiment inexistante. Il fallait croire que ses derniers trémolos émotionnels l'avait appauvrit dans ses interactions. Son masque blanc lui couvrant la moitié de son visage comme s'il était malade, c'est les mains dans les poches qu'il traversa son couloir pour aller vers l’ascenseur, se demandant même un peu trop tard s'il avait prit son porte-monnaie pour payer ses futurs achats. Saluant d'un geste lent de la tête un habitant de l'immeuble qui l'avait rejoint dans la cabine à partir du second étage, il évita d'entamer la conversation, se sentant trop éreinté pour lui tenir un discours sur le beau temps jusqu'au rez de chaussé. Naturellement fort bavard et entretenant d'habitude toujours de bonnes relations avec ses voisins ( peut-être un peu trop, vu la vilaine manie qu'avait sa voisine de palier à venir sonner chez lui pour du sel ou un service à toute heure ) il réserva un bâillement pour le reste du trajet, sortant aussitôt que l’ascenseur eut atteint sa destination.

Pour la suite, c'est avec des soupirs et des mots étouffés qu'il parvint à faire ses petites courses, arrivant comme prévu juste avant que le magasin ne ferme ses portes. Sac plastique pendant à l'un de ses bras, c'est presque avec un poil d'irritation dans le regard que le cassier l'avait dévisagé, sûrement un peu agacé qu'un client vienne rallonger ses heures de travail pendant quelques  minutes encore. Quasiment mit à la porte par la suite, le terrien leva les yeux vers un ciel sans étoiles anormalement dégagé, un frisson d'anticipation lui frôlant l'échine. Bien qu'accoutumé à ce genre de problème, il ne pouvait pas dire qu'il ne prenait jamais de précautions face à ce dernier. Et même s'il ne le voyait pas, l'astre lunaire devait être bel et bien là à le guetter à un tournant, prêt à lui faire fondre la peau pour découvrir son horrible apparence osseuse. Sa véritable apparence. C'est bien plus pressé qu'il attrapa de sa main libre la capuche de sa veste pour l'enfoncer sur son crâne, désirant limiter les dégâts autant que possible pour retourner se cacher dans sa tanière. Tant que les rayons ne touchait pas directement sa chair, il éviterait toute catastrophe inutile.

Et puis, il n'allait pas rester éternellement dehors, potentiellement exposé à un monde qui n'était pas prêt à voir l'horreur qui rôdait sous sa peau.

C'est ce qu'il s'était dit, jusqu'au moment où une silhouette se démarqua dans le coin de son champs de vision alors qu'il était sur le point de partir. Assez pour qu'il puisse relever les yeux, mais aussi assez pour qu'il puisse la dévisager le temps qu'elle trace sa route tout juste devant lui. Étrange impression tout d'abord ; Cherokee eut le temps d'observer l'aspect difforme de sa peau, lorgnant sur ses mèches digne d'un puissant brasier. Rien que quelques secondes et sa curiosité maladive le reprenait déjà. La silhouette incandescente elle, s'était pendant un bref moment arrêtée pour en accoster une autre, ignorant l'observation un peu trop accrue du serpent. C'est pendant ce temps ci qu'il se perd un peu à le scruter sans gêne ni discrétion, ses yeux s'accrochant aussi bien à sa canne qu'a ses vêtements, passant même par sa nuque qu'il détaillait au possible vu la distance les séparant. Le fumeur semble avoir une mince sensation de déjà vu, trop vite coupée par le départ précipité du tableau qu'il contemplait. Une boule de frustration prend naissance au niveau de sa gorge, il scruta donc le moindre de ses mouvements jusqu'à l'instant où sa présence s'évanouissait hors du périmètre que lui autorisait sa vue.

C'est ainsi que, dévoré par l'envie d'en voir un peu plus, il commença à reprendre sa route... Marchant dans la direction où la vision s'était enfuie.  Sa décision avait été si naturelle, si peu réfléchie que c’en était encore plus déroutant.

Le terrien avait un grain pour suivre un jeune homme qu'il ne connaissait pas en plein milieux de la nuit. En dehors de son contexte, l'idée même était tout bonnement terrifiante. Et même s'il n'était pas très net en général, jamais Cherokee ne s'était engagé dans une situation aussi ambiguë du premier coup. Le pire dans tout ça ? C'est qu'il ne semblait pas y voir le moindre mal, tandis qu'il pistait méticuleusement ses pas, prenant toujours soin de ne pas être trop près ni trop loin. De prime abord, c'était comme si il voulait vérifier qu'il avait bien été réel, que ce sentiment de déjà vu avait lui aussi, vraiment existé. Ensuite, ça avait été simplement la curiosité malsaine de savoir où il se rendait. Ce petit jeu avait eut le don tout à côté, d’égayer un peu la journée morne qu'il venait d'avoir ; Sans le savoir,  sa victime avait fait un heureux.

Même sans être un grand pro' de la dissimulation, il pensa que sa petite opération fut un succès. Pas une seule fois le jeune homme s'était retourné de son côté, même quand ils furent tout deux assez écartés pour se retrouver en dehors de la ville. De plus en plus fasciné par ce qu'il devait bien faire, surtout aussi tard, ses idées convergeaient uniquement vers la suite des événements, impatient de voir où est ce que cette aventure allait le mener. Et il ne fut pas déçu lorsqu'il pu voir le temple principal de Ying se dessiner dans l'obscurité. Ralentissant alors volontairement le pas pour regarder le grand établissement se dresser devant lui, il se montrait presque trop austère alors qu'il rendait hommage à une divinité soi-disante bienveillante. L'albinos se priva alors d'y rajouter une quelconque remarque, bien qu'interne, zieutant rapidement les environs pour voir où sa cible s'était rendue.

Évidemment, il s'était rendu là-bas.  Cette fois-ci, il avait prit une certaine avance par rapport à Cherokee qui, lui, était encore tout en bas des marches. S'empressant donc de les monter, il avait ralentit en plein trajet, se retrouvant très vite essoufflé dû à son manque d'énergie. C'est une fois en haut qu'il fut accueillit par des bruits secs. Un dernier pied posé sur une dalle plus grande que les autres et le voilà, derrière cette lanterne qu'il a suivit maladroitement les yeux fermés. Sans se poser de questions. Cherokee ne dit pas un mot, se contente juste  de le regarder à nouveau. Il ne sait pas s'il peut sentir sa présence, si cette fois-ci il a entendu ses pas s'immobiliser derrière lui. Pendant ce temps, le croupier lui, reprends juste son souffle avec une flamme au sein de ses pupilles inégales, dévorant des yeux l'individu qui lui avait trop longtemps tourné le dos. Le mystère se pose là ; On ne sait pas s'il est amusé par la chasse qu'on venait de lui offrir ou bien parce qu'il trouvait la scène cocasse, à le voir tambouriner contre cette grande porte fermée comme ça. Ou bien peut-être avait-il l’excitation de voir enfin son visage de plus près, qui sait. Son sourire dissimulé par son masque, ses yeux cristallins s'appuient fortement contre les omoplates de son futur interlocuteur, laissant échapper un petit rire presque moqueur.

« Tu vas réveiller Ying lui-même, si tu persistes à toquer comme ça. »

Cherokee attrape le masque qui lui couvre les lèvres pour le faire tomber autours de son cou. Il tutoie parce qu'on ne lui a presque jamais apprit à vouvoyer. Et puis, il ne vouvoie que lorsqu'il est à son travail, de toute façon. En dehors de ça, il ne voit pas l'utilité. Rien que de prononcer le nom du 'faux dieu'  en blaguant lui donne une nausée passagère, mais il ne déloge pas son regard pour autant, tout à fait prêt à venir le regarder droit dans les yeux lorsqu'il lui fera volte face. Il n'attends même que ça.

« Tu es si pressé que ça pour venir faire trembler les portes du temple ? Tu aurais oublié quelque chose à l'intérieur  ? »
City and desert coexist

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Dernière édition par Cherokee le Dim 12 Fév - 2:12, édité 2 fois
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 Stop following me ! Creep ! - feat. Cherokee

 :: Alentours :: Le Temple
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Cherokee
« Stop following me ! Creep ! »
Stars are hiding, Shadows are crawling...
Le temple est-il véritablement la demeure d’un Dieu ? De ce faux Dieu de la bonté, créateur d’un peuple des plus faibles, digne d’insectes ? Le bâtiment de pierre est grand, si grand, qu’il me faut me tordre le cou pour en apercevoir le sommet. Non pas à cause de ma taille relativement « petite » comme ces manants sans goût le diraient. Je ne suis pas petit, c’est ce monde qui s’est pas adapté à ma grandeur ! Quand je serai à la tête de celui-ci, quand j’aurai soumis ces soi-disant Dieux pédants, quand j’aurai soumis le monde « d’en bas », je plierai tout et tout le monde à ma volonté. Et rien ni personne n’osera plus jamais énoncer une banalité pareille. De ce que je sais, le ‘Dieu’ Ying n’a jamais été scellé comme son alter-ego ‘malfaisant’. Dois-je comprendre par là qu’il marche parmi les Hommes ? Sans doute. Cela en fait une cible et une proie facile, d’où le fait que je reste dans cette ville minable. En plus, s’il s’est laissé influencer par ses ‘créations’, il en sera d’autant plus faible et misérable. C’est bien pour vérifier ce fait que j’ai daigné quitter la boutique du vieux et embrasser le froid extérieur. Mais ça... c’était la théorie. Et la pratique est loin de ce que j’avais pu imaginer.

Pourquoi la demeure de ce prétentieux m’est-elle interdite d’accès ?! N’est-elle pas censée être emplie de serviteurs, d’esclaves à la solde des coups de leur maitre ?! N’est-elle pas censée s’ouvrir à ma magnificence ? Dire que j’ai daigné ma déplacer en pleine nuit dans ce trou paumé loin de tout ! Ces êtres ont-ils si peu d’éducation pour ainsi me refuser le droit d’entrée dans ce bâtiment ?! Je ne suis pas n’importe qui après tout ! Je suis Roi, et pas n’importe lequel. Je suis le Roi ! L’unique, celui auquel tous doivent obéir ! Et d’ailleurs, tous obéissent !
Tous... ?
Hm, cela me coute de l’admettre, mais l’un de ces insectes ne m’obéit guère. Il n’est ni sourd, ni complètement anarchiste jusqu’à la moelle. Il n’a pas de force de caractère particulière, c’est juste...qu’il ne m’obéit pas. Peu importe que mes ordres soient les plus précis et clairs, peu importe le nombre fois que je lui ordonne, rien ne voile son regard d’or. Impertinent petit déchet d’humain. Mais ce n’est qu’un cas particulier, juste une épine dans mon pied qui bientôt disparaitra. Je suis certain de pouvoir lui imposer ma volonté un jour, ce n’est là qu’une question de temps. Et quand cela sera fait, je serai certain de mettre à genou le monde entier. En attendant, je ne suis toujours pas à l’intérieur, et cette légère douleur grouillant dans mon bras, remontant dans mon épaule pour se perdre dans les fibres de mon cœur ne m’aide pas plus que cela. La sensation est plaisante, comme d’habitude, mais elle n’éteint guère le feu ardent qui me laboure le ventre. Je suis contrarié. Très contrarié. Je veux entrer, par n’importe quel moyen. Et quand je veux quelque chose, je l’obtiens, tout simplement. Peu importe la méthode. Qu’est-ce que... ? J’ai l’impression... Mes cheveux se dressent sur ma nuque, appâtés par...quelque chose ? Non, quelqu’un. Mon instinct me dit qu’un intrus perce mon dos de son regard pervers. Et je me trompe pour ainsi dire jamais. Cet instinct m’a sorti de drôles de situations là, en bas. Je l’ai aiguisé au fil des années, et des tentatives d’atteintes à mon intégrité corporelle. Je roule doucement des épaules. Ce regard est désagréable. Très désagréable. Est-ce que ce sous-Homme sait seulement sur qui son œil baladeur se fixe ? Qui ose encore venir troubler mes plans ? Un garde ? Quelqu’un m’a suivi ? Je n’ai pour ainsi dire rien remarqué en chemin, mais je n’ai pas fait attention. Pourquoi le ferai-je après tout ? Quelqu’un a attendu que je m’isole pour intervenir sur ma personne ? Je ne peux être sûr de rien. Cela peut être un total hasard ou non, mais dans le doute, la méfiance m’a toujours sauvé la mise.

Mon poing toujours crispé contre le bois de la porte scellée se reporte sur le bâton de ma sucette. Presque finie, elle dévoile cependant encore quelques parfums plaisant lorsque je la tourne et la croque. Calme. Il me faut rester calme. Je domine tout, à l’exception d’un impertinent qui doit être rentré dans les jupes de sa mère à l’heure qu’il est. Je ne risque donc rien. Un petit rire s’élève. Un homme, ça, c’est la voix d’un homme, à n’en pas douter. Se moque-t-il de moi ? Ou de ma situation somme toute peu glorieuse ? Qu’il recommence seulement et je lui ferai manger le pavement, littéralement. Une voix s’élève, la sienne, à la fois rauque et légèrement étouffée. Je ne me retourne guère mais je souris légèrement, amusé de sa remarque. C’est exactement ce que je cherche à faire, après tout. M’en prendre à cette divinité pathétique pour la plier à ma voix. Cette douce coïncidence a intérêt d’en être une. Vraiment. En sait-il plus sur ce lieu que ce que je sais ? Peut-être. Je ne sais pour ainsi dire strictement rien ce bout de caillou flottant mollement depuis des siècles. Mais je n’en ai cure. Le peu que j’ai entraperçu suffit à me forger mon opinion : une île à la vie facile remplies de fainéants qui se feraient bouffer en deux minutes s’ils avaient le malheur de poser un pied sur Terre. Thank to the sweets monsters. La voix revient une deuxième fois, plus claire et emplie de banalités comme en déblatèrent mes ‘clients’ à longueur de journée. Croit-il réellement à une excuse aussi stupide ? Ou chercher-t-il vainement à engager la conversation ? S’attend-t-il à une quelconque réponse de ma part ? Je ne m’abaisserai à ça que si j’en ai envie et non pas pour répondre à une espèce de convention sociale stupide. Ah ! Je ne m’attends guère plus qu’à un autre de ces idiots peuplant les environs. Un de plus. Et s’il ne me donne pas ce que je veux, il la fermera et sortira de ma vie pour toujours. J’en ai le pouvoir après tout.

Lentement, je me retourne. Un simple quart de tour et je le scrute de mon œil qui semble mort. Rouge comme la mort. Mais il est bel et bien fonctionnel, juste différent. Perdu au milieu de la gangrène veineuse de la moitié gauche de mon corps, il ‘voit’, il ‘perçoit’ la chaleur des corps. Cette ‘double vision’ n’est pas anodine, mais je ne le suis pas non plus, donc elle me correspond bien. La silhouette du ‘point chaud’ se découpe alors au milieu de la nuit d’hivers. Une silhouette des plus banales qui semble se débattre dans le ‘bleu’ du froid montant des entrailles nocturnes. Je me demande s’il est horrifié de mon apparence, comme les autres. Je ne le vois pas encore. Son visage et ses traits se font abstraits. Juste des touches d’orange et de rouge, un peu de jaune également. Il a dû s’habiller en conséquence pour la nuit. Il fait froid, après tout. C’est ‘normal’, c’est la ‘saison’ qu’ils disent, tous ces crétins qui ne pensent qu’à me faire la conversation pour une raison qui m’échappe. Je ne les écoute guère, quand je ne leur pas simplement d’aller se faire voir. Il fait froid, je n’ai pas besoin de thermomètre pour le savoir, je le sens dans ma chair à vif. Mes veines pulsent et roulent sous ma peau. Elles se contractent pour conserver la chaleur. Je le sais. Ça tire, ça comprime, ça démange, ça fait mal. Pour ainsi dire, toute la partie gauche de mon corps se déchire doucement, comme si elle souhaitait se désolidariser du reste. Ça fait toujours mal quand il fait froid. Mais j’aime avoir mal, non ? Alors, ça ne me dérange pas, que du contraire. Un deuxième quart de tour et me voilà face à face avec mon stalker personnel. Maintenant qu’il est entré entièrement dans mon champ de vision, je peux mieux le détailler. Et il est... étrange. Etrange est le mot. Ce que je remarque un premier est sa pâleur de mort, comme si toute couleur avait depuis longtemps déserté sa personne. Incolore, insipide, mais pas inodore. Il sent la fumée. Une odeur pareille s’accroche toujours partout. Eurk, elle me retournerait presque l’estomac. Une chose est certaine, ce sont bien ces yeux qui m’ont transpercé la colonne. Instinct ou simple constatation, je ne le sais pas. Débraillé est également le mot. L’inélégance de sa tenue serait presque une insulte personnelle. Il y a aussi... autre chose. Définitivement autre chose dans cet homme que je n’arrive pas à définir. Comme une lourde impression de déjà-vu. Une chose est certaine, c’est la première fois que je le rencontre depuis mon arrivée ici. Avant alors... ? Pas impossible. Je ne suis pas le seul à être monté sur l’Île prétentieuse, après tout. Les visiteurs au manoir n’étaient pas des plus courants et tous venaient pour s’entretenir avec ‘père’ quand ils ne le trouvaient nulle part ailleurs. Cette demeure n’est pas son lieu de résidence principal, juste l’endroit où il entasse ses bâtards. Il faut dire qu’avec ma fratrie, nous vivions en quasi vase clos. Les sorties étaient rares. Parfait pour entretenir les rivalités et nous déchiqueter comme des bêtes. Un comportement parfaitement accepté et acceptable, puisqu’il permet la sélection des plus fort. Je ne compte plus les morts qui se sont entassé dans le jardin avec les années. Certains sont devenus des tombes anonymes, ces gens que j’appelais alors ‘frères’ et ‘sœurs’. Tous n’ont pas péri, malheureusement. Sans confirmation, je ne peux dire si cet homme est de ma race ou pas. Cependant, les terriens sont habituellement plus reconnaissables physiquement que ça. Monstres parmi les humains. Il parait que certains de mes pairs masquent leur difformité. Ah ! Quels idiots ! N’ont-ils donc aucune fierté ? S’il l’est, son souvenir est des plus périssables.
Je tourne une dernière fois le bâton de sucette dans ma bouche avant de l’en retirer. Je le pointe nonchalamment, plus ou moins distraitement en direction de mon intrus et prend la parole. En comparaison, mon ton est froid et piquant, presque acéré.

« J’ai plutôt l’impression que c’est toi qui cherche quelque chose ici... Je me trompe ? » Ou quelqu’un ? Mieux vaut jouer la sécurité pour l’instant. Je lâche le bâtonnet désormais dépourvu de sucre. Il s’écrase au sol et devient déchet. Est-ce je souille ce lieu ‘sacré’ ? J’en ai strictement rien à foutre. Un autre ramassera, s’il est si dérangé que ça. Mon regard s’affine, presque menaçant. « Sache que je n’aime pas être interrompu. »

Ou suivi. Mais puisqu’il est là, autant me servir de lui pour obtenir ce que je veux. Soit des informations et surtout comment pénétrer dans ce foutu temple. Mes traits se détendent, sans pour autant se teinter de chaleur. Inutile d’user de mon don pour l’instant. Il n’est pas infini, malheureusement. A moins que mon interlocuteur n’ait la cervelle d’un moineau...ce qui n’est pas une hypothèse à exclure.

« Je cherche bien à entrer en contact avec ce..’Ying’. Pour raisons personnelles. » Et qui ne le regarde pas. Du moins pas encore. Je ne cache pas mon objectif, mais je préfère mieux cerner mon interlocuteur avant. Le nom de ce faux Dieu sonne presque comme une insulte dans ma gorge. Il m’est répugnant de le prononcer à voix haute. « Mais sa demeure est fermée et je veux y entrer»


Je ne me plierai pas à lui demander quoique ce soit. Ma voix est suffisamment impérieuse sans que j’y ajoute mon pouvoir pour faire comprendre ce que je veux. Je veux entrer. Je veux voir cette prétendue divinité.
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 Stop following me ! Creep ! - feat. Cherokee

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Tournes toi, tournes toi. Les pupilles de Cherokee se dilatent un peu plus, son sourire s’agrandit en une grimace  sournoise. Il n'attends que ça, le moment où sa victime se retournerait face à lui pour le dévisager. Le moment où il pourra enfin voir de plus près le visage du pauvre inconscient qui rôde dans la nuit, de celui qui attise la curieuse flamme qui crépite dans son flambeau. Quelle idée, de suivre un jeune homme dans l'obscurité... Quelle idée, et pourtant, elle allait tellement bien à Cherokee. Le terrien était trop instinctif, poussé par ses envies et tourmenté par ses ambitions. Alors il n'était pas si peu étrange de le voir céder à ses coups de tête, voguant de ci de là, son corps mort porté par le vent. Bien sûr ; Il savait les possibles conséquences de ses actes. Et aucunes d'entre elles ne semblaient pour autant le faire se remettre en question. Ses intentions n'étaient pas mauvaises.. Uniquement … Anodines. Uniquement siennes. Les yeux grands ouverts, les phalanges prêtes à se resserrer dans sa poche au moindre mouvement de la part de sa 'proie', l'albinos ne pu contenir un sourire bien plus accentué en le voyant le regarder avec une confiance. Le pouls un peu plus rapide, ses yeux de glace ne se privaient pas de scruter les moindres détails de son petit minois difforme, malmené par une surface visiblement plus à vif, marquée par les nombreuses veines qui se mouvaient sous sa peau diaphane. Et surprise, ô quelle surprise, lorsqu'il pu enfin voir cet œil où le rouge faisant sa loi, où la mort l'accompagnait comme une reine. Plus il persistait, plus Cherokee s'enlisait dans cette observation acharnée, de manière malsaine, délibérément.  Il se sait incessant dans ses coups d'oeil, et il se dit que c'est tant mieux.  Le must aurait été qu'il le remarque, cet étrange interlocuteur au visage à demi tranché par un mal inconnu. Qu'il puisse être déstabilisé ou agacé par sa manière de le dévisager avec indiscrétion.

Comme à son habitude, le terrien était trop inquisiteur du regard. S'il ne pouvait toucher du doigt, il le ferait des yeux. Vivifié par cette rencontre atypique qu'il avait lui-même provoqué, le croupier avait perdu la grisaille qui empestait son cerveau depuis ce début de soirée. Mais plus que ça, son sentiment de déjà vu s'était renforcé depuis qu'il avait croisé son regard aux couleurs irrégulières. Ce n'était pas n'importe quelle impression, non, c'était une sensation qui le prenait au niveau du ventre, poussait sa mémoire à se plonger dans des souvenirs flous sans même se demander si toute cette opération était utile. Car des gens, il en connaissait, Cherokee. Il en croisait tout les jours, que ce soit au boulot ou par le biais 'd'amis' et autres personnes moins importantes;- inutile à ses projets. Et il n'avait jamais été aussi sûr de lui que cette fois-ci. La seule chose qui le titillait, était que le flux de sa mémoire ( qui n'était pas mauvaise, mais pas non plus excellente ) lui faisait défaut. Un bien mauvais moment pour tomber en panne.. Etait-ce l'effet de la lune qui lui tapait dans le dos qui lui faisait perdre son raisonnement ? C'est sur cette idée qu'il descends enfin ses pupilles sur la canne de l'étrange garçon, prenant enfin note de son aspect plus juvénile, mais aussi de ses vêtements extravagants. Passant ce point puisque ce genre de détail lui importait peu, ce même rictus carnassier restait à frapper son visage creusé par la fatigue, rendant son faciès immobile, gravé dans le marbre. Dérangeant.

Intérieurement, ses paroles chatouillait son intérêt. Rien qu'en entendant le ton de sa voix, il pouvait voir se dessiner un certain caractère derrière cette bouille enfantine. Voila donc, le diction qui disait de ne pas se fier aux apparences s'avérait toujours plus ou moins vrai. Cherokee n'avait pas à faire à un minot prêt à trembler sous ses intentions douteuses, juste un individu qui lui répondait de manière égale. Ses yeux s'ouvrant en un peu plus grand à son ton presque autoritaire, il s'était tout juste retenu d'éclater de rire, la mâchoire crispée. S'il n'était pas effrayé par sa présence insolite à cette heure de la nuit, il lui faisait aussi rapidement comprendre qu'il venait presque à le gêner en l'interrompant. Alors, lentement, le serpent se força à tenir son dos plus droit. Lentement, il roula un peu des épaules pour dénouer ses muscles. Il se préparait à la suite de ses paroles, son visage s'abaissant donc vers le bâton de sucette négligemment jeté au sol, autre preuve de son insolence qui n'était cette fois-ci, par tourné dans sa direction. Et plus les choses allaient, plus Cherokee réprimait un affreux ricanement. Parce qu'il le trouvait amusant, mais aussi parce qu'il venait de satisfaire sa nuit seulement en quelques mots. Pour presque rien, il lui offrait un divertissement... Et pas des moindres.

Il n'était sûrement pas un habitant de cette île aux racines pourries. Son visage, mais aussi son attitude le prouvait. Ou alors, mentait-il ? Mais, dans ce cas, pourquoi venir mentir à un inconnu ? Ce garçon était si impertinent qu'il semblait dégouliner de franchise rien qu'au premier coup d'oeil. Et jusqu'alors, il avait rarement vu toutes ces personnes lambda venir se moquer ouvertement de leur dieu protecteur. Et encore moins sur le palier de son temple. Cependant, est-ce que tout ceci avait encore son importance ?...Cherokee ne pouvait être sûr de rien.

« Oh, pourtant... » Il regarde la grande porte se dresser devant eux, imposante, solide. Puis reprends « J'ai déjà trouvé ce que je cherchais. »

Sur ses mots, il lui lance une nouvelle fois un regard, sans faire de sous-entendu. C'était évident qu'il parlait de lui. Relâchant enfin les traits de son visage pour soupirer, une certaine distance s’immisçait dans le coin de ses lèvres, faisant tomber son sourire grimacier.

« Certes, tu m'as l'air... Bien occupé, à essayer de franchir une porte qui ne s'ouvrira pas pour toi. »

Sa voix vient appuyer sur le 'pour toi', tandis qu'il ose faire quelques pas vers l'entrée du temple, toujours résolument close. En y repensant, il n'avait jamais mit les pieds là-dedans. Il n'avait pas envie d'y aller, non plus. Rien que de se tenir près de ce sanctuaire lui donnait de profonds frissons de dégoût. En attendant, Cherokee peine encore à ne pas regarder sa chevelure flamboyante, venant poser l'un de ses pieds contre la grande porte comme pour s'y appuyer un peu... Pour peut-être la pousser, même si c'est inutile.

« Et que comptes-tu faire, jeune homme ? Hurler à la mort jusqu'à que Ying en personne vienne t'ouvrir ? Toquer de nouveau, et demander poliment si tu peux prendre rendez-vous ? Laisse moi entendre ton plan, je t'en prie. » Cette fois, il n'arrive pas à retenir un rire, moqueur. « Qui sait, peut-être qu'il aura pitié de toi. N'est-il pas le grand dieu de la miséricorde ? Celui qui se penche vers son peuple avec bienveillance ? »

Son ton sonnait faux. Sa gorge se tordait. Pour lui, les deux dieux étaient égaux dans ce domaine ; Des entités supérieures foireuses. Néanmoins, il devait avouer que naturellement, son aversion penchait vers Ying. Inconsciemment, son éducation devait continuer à surplomber ses choix et sa manière de penser.

« Foutaises. »

N'ayant aucun problème à blasphémer au devant d'un lieu de culte, sa langue claqua contre son palet. Il appuya une dernière fois fortement contre la porte avec sa semelle, pour remettre ensuite son pied au sol, le visage un peu relevé.
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 Stop following me ! Creep ! - feat. Cherokee

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Cherokee
« Stop following me ! Creep ! »
On nights like these, monsters like us...
Pourquoi faut-il que tout se stoppe dès que la nuit se montre ? Pourquoi faut-il que ‘ce monde’ s’arrête quand le soleil se meurt ? Cette bizarrerie me semble propre à ce bout de terre flottant et à ses prétentieux habitants. Quand le couperet du soir tombe, le temps vient pour ces insectes sans sens de rentrer pour se regrouper dans leurs demeures trop petites. Tout ferme. Même la boutique du vieux. Parce qu’ici, la nuit, les yeux se parent de leurs paupières et le sommeil emporte. Un coma profond de longues heures, dans la ‘quiétude’ et la ‘tranquillité’. Ah ! Ridicule. Savent-ils qu’ils se rendent des plus vulnérables ? Que le moindre assassin de bas étage pourrait se faufiler dans leur forteresse de papier pour en finir avec leur vie ? Qu’il devient si simple pour les bêtes de la nuit de se regrouper pour songer à leur perte ? Non. Bien sûr que non ! Ils ne savent pas ce genre de chose. Trop naïfs. Trop idiots. Trop eux-mêmes. Ils ne connaissent pas la menace d’une lame sous la gorge, pointée contre la carotide palpitant de ses derniers instants. Une plongée sous la peau et la menace du sang se répand, la vie aussi. Ils ne connaissent pas la menace du rire d’un fou prêt à tout pour prendre son pied avec votre carcasse. D’ailleurs, ils ne connaissent pas la sensation d’être profané comme l’on déterre un cadavre, sans la moindre parcelle de respect. Ils ne connaitront jamais les doux bruits nocturnes du monde « d’en bas ». Les hurlements d’humains et de monstres -la frontière est souvent si mince entre ces deux entités-, le grattement de pieds trop proche sur le bois, la sensation constante que dans une seconde, la nuit deviendra éternelle ou qu’au contraire, elle ne sera que le début d’un carnage personnel. Le questionnement, l’instant où l’on se demande si l’éternité de la mort ne sera pas préférable à la glaceur de la vie. La plupart de ces êtres ne tiendraient pas une seule seconde dans le monde d’où je viens... d’où nous venons. Je le sais. La majorité d’entre eux ne feraient que de se recroqueviller sur le sol sale en attendant la mort prochaine. Résigné. Faible. Répugnant. Révulsant. Et dire que je suis censé être le monstre ici.

Ici, la nuit, tout est ‘mort’, livré aux charognards. Et pourtant. C’est la nuit que tout s’éveille, là, dans le monde « d’en-bas ». Le ciel de nos cavernes ne se parent guère d’étoiles, et seule la poix oppressante règne en maitre. Le jour n’existe que pour les faux semblants, alors que la nuit, tous les masques se brisent, dévorés par l’obscurité. Peut-être que moi-même, je reproduis ce schéma séculaire ? Ah ! Idée stupide. Bien sûr que non. Rien ne m’est imposé, même pas cette ‘coutume’. Je suis celui qui impose. Rien ne peut ‘dévorer’ mon masque, puisque je n’en possède aucun. Quel intérêt aurai-je ? Nul ne peut surpasser mes forces, si ce n’est un ‘à peine insecte’, tout juste bon à servir mes intérêts et à la fermer. Ce ne sont que les faibles qui ont besoin de ce genre d’artifice, qu’ils soient originaires de cette île impie ou de la vase qui jaillit en dessous. Je n’ai guère que du mépris pour ceux qui se drapent sous une fausse apparence et de fausses intentions. Ces idiots ne savent pas.
C’est dans la nuit que les ‘monstres’ se tapissent et se rassemblent, toutes griffes dehors. Autant pour s’entredévorer, que pour s’entraider. Ces êtres indignes sous la protection de ce Dieu à leur image ne connaissent pas ‘les monstres’. Du moins, pas encore. Ils ne l’ont pas encore expérimenté dans leur chair, la balafre de la vie ici-bas. Notre temps est venu désormais. Mon temps est venu, celui de mon règne de grandeur. Je règnerai sur chaque être qui respire, sur chacun de ces inférieurs qui n’attendent qu’un alpha de mon espèce pour pouvoir se soumettre. J’ai décidé que mon règne débutera par un acte fort et d’une symbolique sans égale : la soumission du Dieu des faibles, Ying.

A condition de parvenir à l’atteindre.

Mais je ne peux encore poser mon regard sur cette prétendue divinité. Car l’accès m’est refusé.

A condition de n’être dérangé dans ma tâche.

Mais un être sans intérêt a décidé de m’interrompre. A croire que cette soirée n’est faite que de contrariétés envers ma personne. A moi de les prendre, de les déchiqueter et d’assembler les morceaux pour qu’ils me servent. Depuis son arrivée, non que je sache depuis combien de temps il me suit, le périssable me scrute. Son regard se veut perçant. Il se veut vrillant la moelle de mes os et ma cervelle. Il se veut dérangeant, comme ce que cet être semble être. Il se veut inconfortable, déstabilisant. Pense-t-il m’impressionner, avec ces yeux de fumées ? Pense-t-il m’effrayer, moi qui me promène dans mon domaine d’obscurité ? Au mieux peut-il m’arracher un sentiment d’indifférence mêlé à la bile de mon dégoût. Un grand classique de mon ‘espèce’. Qu’il en soit ou non m’importe peu en réalité. Le voir ici, dans cette obscurité qui n’appartient qu’à mon engeance, paré de la blancheur de la mort m’indique qu’il n’est pas des plus nets. En réalité, je me fous bien de ses intentions. Qu’importe qu’il m’ait suivi par curiosité, pour m’agresser, ou pour me proposer une quelconque forme d’aide, le résultat sera le même pour moi : il fera ce que ma voix ordonnera. Comme tous les autres.

Ah ! Bien sûr qu’il m’a suivi moi, et pas un autre. Bien sûr qu’il ne s’agit pas d’un hasard. Est-ce qu’il me connait d’autre part ? Qu’importe, il est périssable. Pas assez intéressant pour que je m’en souvienne. Il ne reste qu’une vague sensation qui écorche tranquillement ma cervelle pour s’y faire une place. Je sais qu’il s’y trouve, là, quelque part, mais je n’ai guère envie de perdre mon temps à l’y chercher. Tch. Mon regard s’affine tandis que mes bras se croisent sur ma poitrine. Je n’apprécie guère ce qu’il sous-entend. Il n’y a là aucun respect, à croire qu’il se prend presque pour mon égal. Alors que nul ne peut m’égaler, moi et ma grandeur. Me croit-il indigne d’entrer dans cette demeure prétentieuse ? Ne sait-il pas qu’il s’adresse à un Roi ? Et pas n’importe lequel. Je suis Son Roi. Né pour régner sur sa carcasse décadente et celles de tous les autres. S’il est trop idiot pour s’en rendre compte seul, je lui inculquerai ce principe basique moi-même. Et mes possibilités sont infinies. Je referme ma prise sur ma canne et ne me décale guère du chemin quand le fantôme ose s’approcher pour rejoindre l’entrée désespérément close. Mes traits se froncent l’espace d’un instant quand la distance s’amenuise. L’odeur lourde de la fumée lui colle à la peau. Elle colle au tissu, elle colle aux cheveux, elle colle et s’incruste partout. A croire qu’il en est constitué. Je déteste cette odeur. C’est à peine si je peux retenir un haut le cœur. Eurk. Il ne mérite même pas que je me perde à le suivre du regard, mais je ne peux pas me détacher de sa silhouette diaphane. Pas par obsession. Pas par capitation. Mais parce que je ne souhaite guère qu’il me plante une lame entre les omoplates. Je suis prudent et surtout méfiant. Des qualités qui me valent le fait d’être encore en vie à l’heure actuelle. Ne jamais tourner le dos à son ennemi, encore moins aux prétendus ‘amis’. Et si je ne peux encore le ranger dans l’une ou l’autre de ces catégories, cela ne saurait tarder. Mon jugement se forme déjà et le couperet de ma sentence également.
L’étranger appuie son pied sur l’imposante porte scellée et continue son petit monologue. Les mots qui sortent de sa gorge me donnent envie de lui faire avaler, de lui faire avaler ce sourire qui me hurle tout l’irrespect que je lui inspire. Me trouve-t-il ridicule ? Me croit-il faible au point de devoir... demander de l’aide ? Et à ce prétendu ‘Dieu’ en plus ?! Il...il se rit de moi ! Ma main se crispe si fort que je peux presque sentir mes articulations s’approcher dangereusement de leur point de rupture. Pas assez... ça ne fait pas assez mal pour me calmer. Je ne sais pas ce qui me retient de lui encastrer le front dans le bois. Je pourrais. Un gros coup sec à l’arrière de la nuque. Je pourrais ensuite le destabiliser et lui imprimer la marque de mes bottes sur sa peau, qu’autre chose de plus intéressant que le blanc s’y imprime. Qu’il comprenne qui il a en face de lui, que nul n’a le droit de me manquer de respect, au risque de subir mon courroux ! Il est certes plus grand que moi, mais je possède les outils pour lui faire payer son insolence ! Qu’est ce qui me retient de faire ça ?!

Sa voix.

C’est sa voix qui me retient.

Non que j’en ai peur, non qu’elle m’impressionne, loin de là. Mais ce sont les mots qu’il emploie, son air moqueur quand il me les jette au visage, sa mise en scène des plus parfaite. Il me ‘le’ rappelle de trop. ‘Lui’ à la parole de serpent, ‘lui’ qui a commis l’erreur de s’en perdre au mauvais ‘frère’, ‘lui’ qui a subi le premier ma froide et implacable colère, ‘lui’ qui a émis un son si doux d’os fracassés contre le parvis du manoir. ‘Lui’ qui n’est plus. ‘Lui’ qui m’a forgé. Et ça m’écœure. Je le sais. J’en suis même persuadé. Il est de mon engeance, bien que cela ne change rien. Il est de mon engeance et il est comme ‘lui’. La parole d’un serpent acérée, qui s’enroule autour de l’esprit de sa cible et se resserre encore, encore et encore. Jusque l’étouffement. Je suis déjà passé trop près de l’asphyxie et a de trop nombreuses fois pour ne pas m’en rendre compte. Le tout combiné à son attitude, et la senteur de fumée, j’en aurai presque la tête qui tourne.

« La ferme. » J’ai articulé ces deux mots sans vraiment m’en rendre compte. Une volute de vapeur les accompagne et s’échappe de ma bouche. Elle me rappelle l’air glacial qui nous entoure. Froid, autoritaire, ma voix n’a pas tremblé en les prononçant. Ils résonnent et s’entrechoquent contre la pierre. Il n’y a que du mépris dans mes traits, dans mon ton, dans mon attitude. Je ne peux m’empêcher d’être crispé sous la colère qui me laboure le ventre. Il est temps que cet insecte sache où se trouve sa véritable place. Au sol. « Tu pues la fumée quand tu parles. C’est désagréable. »

Pour accompagner mes mots, une grimace de dégoût pare mon visage. Je décroise alors les bras tout en balayant le sol du regard. Une idée fort intéressante s’est formée dans mon esprit. Je me recule de quelques pas, non par méfiance, loin de là, et m’abaisse un instant pour me saisir d’une pierre, ni trop légère, ni trop lourde. Sans doute un morceau de façade qui s’est détachée avec les intempéries, on peut presque y déceler les coups de ciseau du tailleur de pierre. Suivant mes mouvements, je garde la parole.

« Les laquais n’ont pas à savoir les détails. Je vais entrer et tu vas m’y aider»

Je n’accepterai aucun refus, car il n’a guère d’avis à me donner. J’ordonne, il obéit, même si je n’use pas encore de ma voix pour l’y contraindre. S’il croit être à mon niveau, je vais le faire descendre de son piédestal. Et la chute sera brutale et douloureuse. Je me déplace simplement face à l’un des vitraux de façade pour avoir un bon angle. J’arme mon lancer et propulse le projectile direction le verre coloré. Crash. Le tout se brise et une pluie d’éclat s’écrase au sol dans un fracas qui tranche avec le silence de la nuit. L’entrée m’est interdite ? Soit, je crée mon entrée alors. Et surtout, je veux voir ce qui va sortir de la coquille de pierre. Satisfait, ma main rejoint la large poche de ma veste asymétrique et en sort une nouvelle sucette. L’emballage finit une fois encore au sol et la sucrerie fait éclater sa saveur sur ma langue. Hmm... framboise. Je la tourne distraitement une ou deux fois tout en contemplant mon œuvre. Puis, comme si je venais de me souvenir de la présence de l’individu diaphane, je reporte mon attention sur lui avant de pointer de la boule sucrée le bâtiment.

« Je dois t’expliquer ou t’as assez de cervelle pour comprendre seul ? Va chercher»
 
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