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YOU'RE WELCOME
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Tu ne t'y étais pas vraiment attendu, à celle-ci. Tu avais commencé ta journée comme n'importe laquelle, te demandant bien ce que tu allais pouvoir faire. Tu avais réfléchis à qui tu aurais pu bien voir, où tu aurais pu aller plus tard. Tu avais fait tout un petit planning mental composé de diverses options, au cas où l'une d'entre elles ne t'enchantaient plus. Alors non, tu ne t'y étais pas attendu. Tu n'avais pas prévu qu'en regardant ton portable, tu allais être devancé dans ta démarche. Mais, après tout, c'était presque normal, étant donné que tu considères Cherokee comme étant un être imprévisible. Parce que oui, se trouvait dans tes SMS non-lus un des siens. Tu ne sais jamais trop à quoi t'attendre, avec ses messages, mais eux au moins ne te mettent pas mal à l'aise. Alors peut-être que oui, parfois, tu oublies. Peut-être que tu as oublié à quel point c'était dérangeant d'être à ses côtés. Peut-être que si tu t'en étais souvenu, tu aurais refusé de le voir, plus tard dans la journée, plutôt que de lui envoyer une réponse chaleureuse accompagnée d'un smiley débile dont tu as le secret. Hélas, tu as dit oui, brisant au passage le petit emploi du temps mental que tu t'étais fait jusqu'alors.

Et tu t'étais dépêché, tout heureux de sortir, à l'île festival, qui plus est. Il faut dire que tu n'es pas non plus l'homme le plus soigné du monde, alors tu n'as pas à passer des heures sur le choix de ta tenue, mais plus à attraper les premiers vêtements qui tombent sous ta main. Heureusement que s'accordent à peu près tous tes habits, d'ailleurs, car il y aurait eu de fortes chances que tu ne ressembles à rien aujourd'hui – et les autres jours aussi – avec le peu de soin que tu y prêtes. De toute façon, tu cacheras tout cela sous des couches de vêtements plus épaisses que l'île, afin de ne pas mourir de froid durant cet hiver.

Tu te retrouves donc à être parti en deux-deux, comme on dit, renvoyant un message à ton … ami – si l'on peut dire cela ainsi – afin de le prévenir de ton avancé, ne sachant pas vraiment si tu arriveras en retard, ou bien à l'avance, ou tout simplement à l'heure. Et aussi parce que tu as cette habitude de raconter un peu ta vie à tout le monde par SMS, alors forcément, tu racontes aussi tes trajets lorsque tu rejoins quelqu'un. Pourtant, tu n'as pas totalement ce réflexe avec Cherokee. Tu lui annonces quand tu pars, et quand tu t'apprêtes à arriver, mais tu ne te retrouves pas à lui narrer tes aventures sur le chemin. Parce qu'il y a ce petit truc, au fond de toi, qui ne te donne pas envie de le faire. Parce que tu te demandes sûrement pourquoi tu y vas, aussi heureux de le voir lui qu'un autre, alors que tu sais pertinemment qu'une fois sur place, tu le regretteras. Tu auras probablement la boule au ventre, les mains qui risqueront de trembler dans tes poches, et, s'il ne faisait pas aussi froid et que la température ne rougissait pas tes joues, tu aurais sûrement eu le visage pâle. Mais c'est bel et bien stupide, cette crainte qui dort en toi, n'est-ce pas ? Après tout, il n'est qu'un autre chanceux, comme tu le dis souvent, un humain qui a la chance de ne pas être juste humain, justement. Alors, tu saches cette pensée négative de ton esprit en accélérant un peu le pas. Tu n'as pas à t'en faire, tentes-tu de te rassurer.

Après un certain temps à avoir marché, tu arrives enfin sur l'île, et tu te retrouves à lui envoyer un message pour prévenir de ton arriver alors que tu traverses le pont, rajoutant un autre smiley stupide, censé représenter quelqu'un en train de faire un clin d’œil en tirant la langue. Mine de rien, la traversée n'est pas très longue, comparée à la route que tu viens de faire pour arriver jusqu'ici. Et maintenant … et maintenant, quoi Kerry ? Tu ne comptes quand même pas rester en plein milieu du passage en l'attendant, tout de même ? Alors tu te mets dans un coin, pour t'adosser un peu au mur, ressortant le téléphone de ta poche afin de lui indiquer ta position, mais ton message se transforme très vite en quelque chose comme « Alors, je suis à l'entrée, là, tu vois, mais pas tout à fait l'entrée. Je suis contre un mur, vers l'entrée. Un des premiers du côté droit, tu vois ? Je ne sais pas si tu es déjà là où pas, en fait. Dans tous les cas, je t'attends; d'accord ? (ノ^ヮ^)ノ*:・゚✧ » Et c'est ce que tu fais, du coup; l'attendre, le nez fourré dans ton écharpe.
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C'est avec le portable logé dans sa main droite que l'albinos eut un sourire honteusement satisfait. Ce qu'il venait de faire était curieux, tellement peu probable que cette idée ne lui aurait sans doute jamais effleuré l'esprit en temps normal. Et tout de même, c'est ce qu'il adorait le plus ; Le fait que ce soit totalement inattendu. Autant pour lui que pour l'autre concerné qui devait être le plus atterré des deux. C'est bien dommage, Cherokee n'aurait pas eut le bonheur de voir son petit minois se décomposer devant sa demande fortuite. Malheureusement, on ne peut pas tout avoir.

Cette drôle d'envie avait commencé à germer en fin de matinée. Alors qu'il se préparait à profiter d'une journée à ne rien faire le jeune homme, avait longuement lorgné des yeux les contacts dans son répertoire téléphonique, priant pour que rien ne dérange son repos bien mérité. Comme ce n'était pas tout les jours que son planning était vide, il est inutile de préciser qu'il comptait en profiter à fond... En essayant de dormir ( si c'était possible ) comme une larve au fond de son canapé décrépit. Cherokee était aussi comme ça, tant qu'on avait pas besoin de lui, il était de ceux qui paressait grossièrement pendant des heures en croupissant dans son propre jus, quitte à scruter le blanc de son plafond tout en divaguant de sujets en sujets. Sa capacité à être inactif dépassait les limites de l'entendement, pour sûr... Dans la catégorie des traînards, Cherokee était un poids lourd, indétrônable dans la section glandeur/branleur. Et si pour d'autres ça pouvait paraître absurde, pour lui c'était salvateur ; C'est en ne fichant rien qu'il pouvait réfléchir à loisir.

Ce fut pendant cette pause que ses yeux glacés passèrent sur un nom en particulier. Un nom... Ou plutôt un surnom, tout en sachant qu'il renommait copieusement tout ses contacts par de petits pseudonymes affectueux. Et bien que le terrien n'avait pas envie de croiser âme qui vive aujourd'hui, son esprit eut un déclic assez fort pour lui faire naître un sourire en biais sur son visage trop pâle. Et aussitôt, un message fut envoyé, sa répulsion primaire à sortir de son appartement étant totalement oubliée. Au début, il s'était dit qu'il refuserait, parce qu'il le sait que trop bien... Le destinataire avait tendance à se montrer tremblant lorsqu'il se tenait à ses côtés. Et parce que Cherokee était assez pourri pour aimer les déboires des autres, c'était ce côté fragile qu'il adorait, qui libérait son côté avide.  C'était pour tester une fois de plus les limites de Kerry qu'il lui avait envoyé cet sms, lui demandant si il avait du temps libre pour qu'ils puissent se voir.

Son correspondant accepta. Ce qui titilla la curiosité du terrien... Les 'retrouvailles' n'en seraient que plus savoureuses, néanmoins. Le vil prédateur qu'il était s'en réjouissait.

Son rendez vous se faisait dans un lieu qu'il connaissait comme sa poche, l'île festive. Plus précisément, son lieu de travail, vu qu'il avait réussit à se dégoter un job de croupier dans un des casinos là-bas. (comme quoi, le fait de savoir bien manier les cartes lui avait été rentable.) Terrain de jeu qu'il appréciait, c'est en se préparant un minimum qu'il zieutait de temps à autre l'heure sur l'écran de son potable afin de ne pas trop arriver en retard. Une fâcheuse manie qui ne le perdait pas, avec l'âge. C'est donc avec la même nonchalance qu'il prit la porte, vêtu simplement comme tout les jours, négligeant au plus haut point cette superficialité qu'était l'apparence. Ne veillant pas non plus à s'habiller chaudement puisqu'il avait rarement, si ce n'est jamais froid. Sa veste bleue habituelle était largement suffisante, tout comme son t-shirt blanc qui était en dessous.

Le ciel était déjà bien sombre, mais tant que la lune ne pointait pas ses rayons abominables, le terrien ne risquait rien. Marche rapide, main attrapant son paquet de cigarette pour finir sur son zippo argenté qu'il coinçait dans son autre menotte, il alluma sa clope aussi vite qu'un cowboy en plein duel, d'un geste un peu trop technique pour que ce soit ponctuel. Il n'imposerait pas son poison, ce serait malpoli pour son rencard... Cherokee avait des limites, quand même. Bon, limites facilement franchies au bout d'une ou deux heures de manque, mais il ferait au moins un tout petit effort.

Par chance, il n'habitait pas si loin que ça de l'île festive. Plutôt pratique et même carrément bien pour Kerry qui devait être déjà arrivé bien avant lui... Le pauvre garçon n'avait pas trop à attendre sa carcasse. Finissant sa barre de nicotine à grandes bouffées, il regarda enfin ses sms, visualisant rapidement l'endroit où il pouvait l'attendre. Amusé, il constatait au passage qu'il semblait bien plus à l'aise à l'écrit qu'en personne, avec ces smiley et ses tournures de phrase. Lançant simplement un 'J'arrive.'  cinq minutes après le dernier sms de l'étudiant, Cherokee comptait encore quelques bonnes minutes de marche pour arriver dans la zone où il devait se trouver. De quoi faire encore patienter son futur interlocuteur dans le froid au vu de sa démarche lente et paresseuse.

Sa destination s'acheva lorsqu'il arriva dans les environs, ou sinon, 'l'entrée pas tout à fait à l'entrée' comme l'avait décrit le jeunot. Cherokee pensant donc qu'il ne devait plus être très loin, il ne s'était pas trompé en apercevant sa silhouette un peu plus loin, prenant un temps d'arrêt pour uniquement l'observer. La fin de sa cigarette jetée au sol, il malmena cette dernière en l'écrabouillant du talon pour l'éteindre complètement dans les secondes qui suivaient, reprenant sa route en fourrant ses mains dans les poches de sa veste. Il était là, juste à quelques mètres devant lui, nez dans son écharpe fuir le froid. Se trouvant drôlement impatient, il passa outre cette constatation, affichant déjà un sourire mi-carnassier mi-taquin propre à lui-même, ne pouvant s'empêcher de lancer alors qu'il s'avançait toujours vers lui.

« Ah, Kerry. Je suis en retard, n'est ce pas ? »

Indéniablement, il l'était. Se permettant de faire encore quelques pas vers lui pour se rapprocher, il chercha son regard pour essayer d'y implanter le sien, ne se voulant pas non plus totalement intrusif dés le début. Au final, Cherokee avait juste l'air d'un type fatigué puant la nicotine à ce moment là, rien de plus. Enfin... Il ne savait pas non plus si sa présence allait tout de suite rendre un poil nerveux le jeune Escobar.

« Je t'ai fait attendre longtemps, hm ? Excuse moi. Ne restons pas là, je vais m'en vouloir si tu attrapes froid par ma faute. Si tu veux bien, on va se trouver un endroit où tu pourras te réchauffer. »

Vrai ou non, difficile de le savoir. Prêt à marcher une nouvelle fois quand Kerry sera lui prêt à le suivre, l'albinos se mit à abaisser lentement son sourire, ses yeux se plissant pour le dévisager un peu plus intensément ;

« … Alors, je t'ai manqué ? »
feat Kerry
   
 

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Dernière édition par Cherokee le Mar 6 Déc - 10:36, édité 3 fois
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Au début, tu attendais patiemment. Tu regardais les gens qui passaient devant toi ainsi que les lieux qui t'entourent. Sauf que ça, ça a duré cinq minutes à peine. Le temps de recevoir son sms, en fait. Et t'as commencé à paniquer. Genre, vraiment. T'as fixé ton écran avec de grands yeux choqués. Et peut-être que tu as ouvert la bouche, mais nul n'a pu le voir, la moitié de ton visage étant caché par ton écharpe. Mais franchement, Kerry, ce n'est pas au moment où le mec te dit qu'il arrive que t'es censé paniquer; tu aurais pu le faire avant, ça. Avant d'accepter de le voir, par exemple. Tu n'as pas vraiment le droit de te plaindre, pour le coup. De toute façon, c'est trop risqué de partir là, maintenant, parce que tu pourrais le croiser sur le chemin, et que de toute façon, ça ne se fait pas. Et puis, tu n'as pas d'autres plans pour cette après-midi. Tu t'es clairement condamné tout seul, félicitations. Du coup, ce n'est plus patiemment que tu l'attendais, mais plus angoissé, car t'as beau aimer les surprises, les trucs qui sortent de la norme, tu ne sais jamais à quoi t'attendre avec Cherokee. Mais bon, après c'est ça quand tu commences à parler avec des inconnus et que tu te retrouves à les harceler quand tu les vois dans la rue – ne nies pas c'est exactement ce que tu as fait.

Parce que de base, c'est un peu ce qu'il est, Cherokee, un inconnu. Tu ne sais pas grands choses de lui, même si tu lui as sûrement raconté une majorité de la tienne sans t'en rendre compte. Tu es pire qu'une fille, en fait, et tu ne sais même pas pourquoi il t'a proposé de le voir, pourquoi il a voulu s'infliger cette peine que de te coltiner pendant quelques probables heures. Toi, tu ne vois pas les choses comme cela. Parce que dans l'histoire, c'est un peu toi qui souffre. C'est toi qui te sent oppressé par sa présence, qui est mal à l'aise et qui a du mal à exprimer clairement à quoi tu penses. Généralement, tu n'as qu'une envie : prendre tes jambes à ton cou et t'enfuir très loin. Un peu comme là, quoi, mais le pire c'est qu'il n'est même pas encore là. Enfin, n'était.

Tu ne t'en étais pas rendu immédiatement compte, qu'il se dirigeait vers toi. Tu as juste réagi au son de sa voix. T'as sursauté, le regard se dirigeant immédiatement vers lui. Et t'as cligné des yeux. Parce que sur le coup, tu n'as pas tout de suite compris ce qu'il disait, trop occupé à te sentir poussé dans tes retranchements à cause de son sourire. Tu l'avais oublié celui-là. Tu sais, celui qui te donne l'impression que tu es une sorte d'animal que l'on voit déjà dans son assiette. Et il se rapproche de toi alors que ses mots s'éclaircissent enfin dans ton esprit, que tu comprends enfin ce qu'il t'a dit. Sauf que tu ne réponds pas tout de suite, bien trop occupé à essayer de comprendre comment tu t'es retrouvé avec son regard plongé dans le tien.

Alors tes yeux fuient son visage, s'abaissent plus bas et oh ! Horreur ! Tu as un petit gémissement de douleur pour lui. Ce que tu vois en ce moment même, Kerry, ce n'est pas qu'il a l'odeur du tabac sur lui, ou bien même que ses goûts vestimentaires sont visiblement semblables aux tiens dans le sens où ça n'existe peut-être pas vraiment … non, ce que tu vois c'est qu'il n'a qu'une veste. Pas de manteau. Pas d'écharpe. Pas de bonnet. Pas de gants. Non, pas même un gant. Et tu as terriblement mal pour lui. Tu as presque cette envie soudaine d'enlever la laine qui entoure ton cou pour entourer le sien de force. Mais tu ne le fais pas. Pas à Cherokee, oh non. Et rêves-tu ou vient-il bel et bien de parler de te réchauffer, comme si lui n'avait strictement rien à faire de mourir gelé.
Et pour le coup, tu comprends encore moins ce qui se passe aujourd'hui.

Tu sors un peu ton visage de la chaleur que tu procures le vulgaire tricot bleu autour de ton cou, et tu oses enfin parler. Enfin, parler, c'est vite dit ça. Tu sens déjà une horrible pression sur tes épaules alors qu'il est ici question uniquement de retard et de temps. Alors, tu tentes de te détendre un peu, faisant semblant d'être à l'aise, haussant les épaules. En retard. Oui. Mais visiblement, ce n'est pas ça. Tu ne sais même pas faire une phrase. Tu ne sais même pas aligner un sujet et un verbe correctement. C'est la catastrophe Kerry, on dirait une adolescente qui perd tous ses moyens devant son coup de cœur; sauf que toi tu n'es pas là à rougir et à bégayer, mais à pâlir et ne plus savoir parler. Tu te gifles mentalement pour ça, d'ailleurs, raclant ta gorge pour essayer de te reprendre avant d'aller plus loin dans cette conversation. C'est bon. Deuxième gifle mentale; ça ne va plus du tout Kerry. Reprends toi immédiatement où ça risque d'être la pire après-midi de ta vie. Non, ne prends pas cette tête de chien battu. Arrêtes d'avoir cet air de victime quand tu es avec Cherokee – tu assumes tes bêtises maintenant. Oui c'est ça, mords toi la lèvre avant de parler plus clairement, avec ta voix qui n'est clairement pas confiante. Enfin, j'veux dire … tu sais … j'ai pas attendu longtemps, quoi … genre … à peine dix minutes … ? Il ne sait pas quand tu es arrivé, tu sais ? Il peut juste s'en douter avec tes messages, mais il ne peut pas savoir clairement. Mais là, tu ressembles à une héroïne d'une histoire de romance, celles que tu lis jamais. Tu es là, à ne pas savoir si c'est une bonne chose ou non qu'il sache que tu l'as attendu. De toute façon, il le sait vu qu'il est arrivé après.
Ton esprit n'a plus de logique, là, Kerry.

Mais ce n'est pas de ta faute, que tu te dis. Ce n'est pas toi qui te surprend tout seul, mais lui qui te surprend toi. Tu ne peux pas t'empêcher de te dire qu'avec ce qu'il dit il essaie de faire attention à toi, comme un ami. Est-ce que vous êtes amis, Kerry ? C'est une très bonne question que le T'as pas froid comme ça ? qui t'échappe brutalement, sans prévenir, alors que tes mains le désigne, comme s'il ne pouvait pas comprendre à quoi tu fais allusion. Et comme pour préciser tes dires, tu ne peux pas t'empêcher de rajouter d'une voix beaucoup plus gênée. J'veux dire … genre … c'est plutôt toi qu'il faudrait réchauffer, non ? Déjà, tu as un 0/20 pour ton choix de mots, pour le coup. On dit qui devrait te réchauffer, pas qu'il faudrait réchauffer. Sauf si tu comptes lui mettre un radiateur ambulant sur le dos, ou risquer d'attraper une pneumonie en enlevant ne serait-ce qu'une de tes couches de vêtements pour lui donner – et qu'en plus de cela ça sente la nicotine après. Mais bon, de toute façon, tu ne t'es sûrement pas rendu compte de ça et ce serait merveilleux si tu pouvais ne pas être le seul à laisser passer cette bourde sans rien dire.

Le problème de toute façon, ce n'est pas ça. Oh non. Ton problème n'est clairement pas là. C'est quand tu oses faire un pas vers lui pour lui montrer que tu le suis. C'est quand tu oses rencontrer de nouveau son regard en relevant les yeux. C'est un peu quand ton cœur loupe un battement et que ton esprit te hurle que ce n'est pas sein. Et le pire, le vrai problème, ce n'est pas tout cela. Le soucis ici, c'est la phrase que tu attends très clairement et que tu ne sais pas comment prendre. Là, tu as littéralement la bouche qui s'est ouverte toute seule alors que tes yeux se sont encore une fois élargis et que, bon sang, tu rougis. De gêne, sûrement, parce que cette phrase plus le regard que tu sens peser sur toi, ce n'est clairement pas quelque chose que tu peux assumer. Toi, tu veux juste te cacher très loin, où ne serait-ce qu'enfouir ton visage entre tes deux mains. Mais tu ne bouges plus vraiment, pour le coup. Peut-être que tu as mal entendu. Peut-être que tu as clairement mal entendu. Tu te dirais bien que c'est impossible, qu'il n'y a aucune raison pour qu'il t'ai dit cela, que vous ne vous parlez pas assez pour cela. Mais merde, Kerry, c'est Cherokee en face de toi; tout est possible avec lui. Alors vas-y, refermes la bouche et déglutis. Vas-y, laisses tes mains dans les airs entre vous. Vas-y, tentes de parler. Je … Non, c'est raté. T'as la voix qui fait un vieux trémolo, qui redescend dans les tons bien trop vite. Et puis de toute façon, qu'est-ce que tu veux lui répondre ? Oui ? Non ? Est-ce qu'il t'a seulement manqué, Kerry ? Peut-être, oui, mais le malaise constant qui l'accompagne, non. Mais purée, tu ne dis pas à quelqu'un à qui tu as dit oui pour passer du temps avec qu'il ne t'a pas manqué; ça ne se fait pas. Alors vas-y, sois poli un peu, arraches toi le cœur en le sortant ce O … ouai … ? que tu aurais pu dire normalement à n'importe qui. C'est dérangeant, n'est-ce pas ? T'as l'impression que tes joues brûlent et peut-être même que tes jambes tremblent un peu. Oui, tu as bien mérité le droit de te passer une main sur le visage, parce que de toute façon elle est tellement froide que tu l'enlèves rapidement. Tu as même le droit de regarder le sol, si tu veux. Sauf que ça, tu ne le fais pas. T'as toujours le regard plongé dans les siens alors que tu tentes vainement de faire comprendre à l'aide de gestes stupides que vous devriez bouger. Hurm … avais-tu commencé pour accompagner le tout. On devrait … on devrait bouger, tu crois pas ?
De toute façon, ici ou ailleurs tu seras toujours aussi mal à l'aise.
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Pauvre enfant. Avec un peu plus de compassion, le terrien aurait lâché prise depuis sa première rencontre avec lui, laissant cette petite boule de vie respirer l'air à plein poumon. Mais non, depuis le tout début, le jeune homme en avait décidé autrement. Il veillait à entretenir la graine qu'il avait planté, l'arrosant à petites doses pour espérer la voir grandir en quelque chose de plus grand... De plus beau, et de plus merveilleux à écraser. Oh que oui, la satisfaction aurait été facile s'il s'était arrêté de jouer avec les états d'âme du brun beaucoup plus tôt... Et la facilité, c'était rédhibitoire pour un chasseur joueur comme l'albinos. Douce torture, agréable supplice à sens unique, l'adulte soumettrait son compagnon à sa manière. Et il le devinait; Kerry avait encore beaucoup de choses à lui offrir derrière son petit visage envahi par la confusion, telles que des terres encore inexplorées où il se devait d'implanter son drapeau perfide.  Au fond, Cherokee voulait qu'il se souvienne de lui dans tout les sens possibles et imaginables, il désirait détruire ce qu'il n'avait jamais possédé... Cette brève innocence, teintée par une joie précaire, aussi douce que chaleureuse. Ce que Kerry semblait receler en dehors de leurs discussions chamboulées par l'anxiété de ce dernier.

Oh que oui, qu'il était triste de voir ce pauvre enfant qui cherchait pas à fuir alors que le loup  se préparait à ouvrir sa gueule béante pour l'engloutir tout entier.

Le voilà, petit animal acculé contre un mur, cerné par une ombre qui tente de se la jouer faussement menaçante. Aujourd'hui il semble plus chétif que d'habitude, tout du moins, c'était peut-être le fait de le voir bien emmitouflé dans des vêtements chauds qui donne cette impression. Sans y mettre de constat, Cherokee le laisse pourtant mijoter volontairement dans le silence, tentant d'accrocher au possible son regard délavé au sien.  Kerry le lui rends, enfonçant à son tour ses prunelles dans ses yeux trop clairs, ce qui donne un échange bien plus parlant qu'un simple 'Salut, tu vas bien'. Cherokee est ravi. Il n'a même pas vraiment l'air de relever son étrange petit bruit après que le jeune Escobar soit venu le reluquer d'un peu plus près.

En retard, oui. Confirma alors le jeune homme au teint halé, épuisant son souffle dans la laine bleue qui trônait autours de son cou. Avant ça, le terrien avait encore prit tout son temps pour le jauger, ce même rictus à la limite du désagréable collé à la face. Il était épatant. A peine venaient-ils de se retrouver que régnait un courant pénible entre eux.  Etait-il arrivé au stade ou seule sa présence le rendait nerveux  ? Ah, le marginal en espérait pas tant ! Son poulain démontrait d'or et déjà des prouesses extraordinaires sans qu'il n'ai eut encore la chance de s'immiscer sous sa peau. Se permettant alors de reprendre sa nonchalance naturelle entre temps, l'aîné réprima de justesse un ricanement censé être un peu idiot, comme pour appuyer ses excuses simplistes. Sincèrement, Cherokee était rarement désolé, et encore moins pour des choses si banales. C'était juste un petit plaisir vicieux que de se faire attendre, même si son compagnon l'attends sagement dans le froid.

Son regard glisse vers ses lèvres quand il se les mordille, inclinant un peu son visage vers la droite. Il se met alors à les fixer, un peu trop longuement. C'est qu'il a la parole courte, aussi. Ce n'est pas très grave, le terrien sera tout à fait capable de parler pour deux si Kerry ne trouve pas ses mots. Fort heureusement, Cherokee aimait parler, parfois sans que son interlocuteur ne cherche à s'introduire dans la conversation, lui donnant l'opportunité de s'expérimenter dans les longs monologues. Mais... Est-ce que cette fois-ci il en avait vraiment envie ? Ne préférait-il pas écouter la voix tremblante de son rencard, essayer de percevoir ses silences coincés dans la gêne ? Fort probable. C'est bien pour ça qu'il n'avait même pas essayé de l'interrompre, l'affligeant avec ce regard un peu curieux. Kerry, mon cher Kerry, tu es un livre ouvert. Cherokee pianote discrètement ses doigts logés dans ses poches, se perdant ensuite dans le fil de sa propre réflexion... Dans sa contemplation. Chemin bien vite bouché par un geste de la part de l'étudiant, le faisant simplement hausser les sourcils du persécuteur.

Froid ? Pour une fois, un simple sourire amusé s'épingla sur son visage trop blanc. Mais il avait disparu dans la minute qui suivait, trop rapide pour qu'il soit vraiment mémorable.  C'était bien trop facile comme perche, et son cafouillage l'avait rendu un tantinet mignon aux yeux de Cherokee. Pas besoin de le réchauffer non, car après tout, les enflures de son genre n'attrapent pas froid.Pourtant, comme pour accentuer la potentielle gêne qui commençait à être trop élevée, il s'était encore fait muet, laissant bien le temps à ce pauvre Kerry de réaliser sa propre 'erreur'. Et malgré tout... Le pire était qu'il s’inquiétait potentiellement pour lui. Si Cherokee ne le devinait pas si bon, il aurait presque cru qu'il se moquait de sa personne. Parce qu'au final, en plus du fait que personne ne se faisait vraiment du mouron pour lui, c'est bel et bien sa petite proie qui venait de contredire pour la première fois cette loi absolue. Celui qu'il s'amusait à titiller, à maltraiter avec des gants de velours. C'était Kerry qui avait franchit le pas, aussi minime puisse t-il être.

Cherokee préféra oublier. Ce genre d'idée a tendance à lui donner la nausée.

Le meilleur était ensuite à venir. Expert dans les phrases à doubles sens, il s'attendait à une réaction vive de la part du plus jeune. Un éclat de gêne, des tremblements, n'importe quoi qui aurait pu le contenter. Puis surtout, il voulait une réponse. Savoir où est-ce que son emprise s'arrêtait sur lui. Lui-même arrêta donc de plisser les yeux avec lentement, prenant le temps nécessaire pour dévisager ce faciès soudainement tant apprécié. Encore une fois, Kerry venait de lui donner ce qu'il voulait, de lui donner accès à une petite brèche par laquelle il pouvait s'introduire plus loin encore. Alors qu'il aurait pu simplement lui dire non, ses pommettes avait prit une couleur rose, son ton se mit à vibrer. Concevant qu'il devait sûrement s'agir de la surprise, il détermina aussi que le garçon ne pouvait pas lui mettre un 'non' devant le nez. Non, Kerry était trop gentil, trop doux. Ou bien, Cherokee lui faisait trop peur. Le terrien ne pouvait pas encore s'imaginer à quel point le pauvre Escobar devait être tourmenté... Mais il voulait le découvrir. L'envie ne lui manquait pas, et ne faisait qu'enfler de plus en plus au fil du temps.

Ses phalanges se figèrent dans sa poche, arrêtant aussi son mécanisme lié à l'attente. Son compagnon voulait bouger, voulant aussi sans doute arrêter ce gros silence que lui offrait l'albinos en retour. Après une telle agitation de sa part, il ne pouvait que comprendre. Le regard de Cherokee fut alors beaucoup moins affûté, pivotant un peu plus pour tourner le dos à son interlocuteur, relevant une main pour se frotter longuement la nuque comme si elle était endolorie.

« Aaaah... Je te taquine, Kerry. Ne t'en fait donc pas autant, ce serait bête de ma part de te mettre mal à l'aise alors que je t'ai demandé de me retrouver. »

Mais Kerry avait bien raison de se sentir mal à l'aise. Le regardant par dessus son épaule, le croupier fit un léger mouvement de la tête pour lui demander une dernière fois de le suivre, se mettant donc à marcher, soupirant de fatigue.

« J'ai l'impression de maltraiter un pauvre petit chiot quand tu me tire cette tête là. Ça me fait de la peine, tu sais ? Je ne vais pas te manger. Enfin... Pas tout de suite. » Son ton devenant sérieux sur ses derniers mot, il s'en suivit un rire plus franc. Il finissait par donner une petite tape dans le dos de Kerry, sans prévenir. « Je te taquine, encore. » Mais il avait été sérieux.

Il lança un coup d'oeil vers le ciel alors que sa démarche, toujours lente à souhait, devait probablement ralentir l'étudiant qui devait marcher près de lui. Affichant un sourire pour lui-même, il s'enivra un peu plus de la foule ambiante avant de zieuter dans les alentours pour chercher un endroit sympa où se poser ; Traîner dehors par un temps pareil ce n'était pas le top.

« Ici, les endroits pour s'amuser, ce n'est pas ce qui manque. C'est la première fois que tu visites, hm ?»

Désirant alors entamer une conversation plus triviale, il se pencha alors un peu plus du côté de Kerry pour le regarder de nouveau. Si ses mots n'étaient pas des sous-entendus, il ne faisait pas non plus d'efforts pour respecter sa bulle privée.

« Tu as envie de quoi, petit chiot ? Comme je travaille dans le coin, je suis un habitué. On peut très bien aller se poser quelque part, ou alors, je peux te montrer les arcades. On peut toujours faire un tour au parc d'attraction, mais j'avoue qu'il doit faire... Un peu frisquet. Mais je pense que ça peut-être toujours amusant, si tu aimes ce genre de chose. Je suis à ta disposition. »

Se redressant pour reprendre son ancienne position, cette fois-ci il passa une main dans ses cheveux décolorés, cherchant à les repousser vers l'arrière pour enlever ses mèches de son champs de vision. Pour ce qui le concernait, Cherokee était facile ; Tout pouvait lui convenir tant qu'il passait cette après-midi à côté de Kerry.
feat Kerry
   
 

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Et une fois de plus, on pourrait bel et bien se demander pourquoi diable tu as accepté de le voir aujourd'hui. Tu es surprenant, à t'infliger toi-même ce genre de misère. Pourtant, tu as beau savoir très clairement que tu détestes cette ambiance étouffante, tu ne peux pas t'empêcher d'y retourner. C'est plus fort que toi. Tu ne comprends pas vraiment pourquoi, d'ailleurs, parce que ce n'est pas censé être une agréable sensation que d'avoir le cœur qui fait de tels bonds, que d'avoir les mots qui se bloquent dans ta gorge ainsi. Et pourtant. Pourtant tu y retournes sans cesse. Toi-même tu ne te comprends pas vraiment; est-ce du à une quelconque adrénaline ? Tu n'en as pas la moindre idée. En fait, tu n'y penses pas vraiment. Tu fais trop de choses en une journée pour avoir le temps de te poser quelques instants pour réfléchir à ce genre de choses. Ce genre de choses. C'est quoi, ce genre de choses, pour toi ? Tu n'arrives même pas à mettre un mot dessus; ce n'est que des ressentis que tu transformes en non-dits. Parce que sinon, tu lui parlerais comme à n'importe qui. Ce n'est pas le cas, là. Tu n'es pas là à le toucher constamment, à la recherche d'un contact. Tu n'es pas là à lui raconter des histoires à dormir debout que tu trouves passionnante. Tu n'es peut-être même là pour le voir avec le même regard que tu portes aux autres humains à don.
Alors dans tout cela, tu es là pour quoi ?

C'est cela que tu ne sais pas, que tu n'arrives pas à comprendre. Est-ce que tu ressens seulement pour lui cette fascination que tu éprouves pour tous ces gens si spéciaux ? Peut-être pas, non, car les autres ne te font pas un tel effet. Ils ne te font pas sursauter lorsque tu les vois. Ils ne te font pas perdre ta langue. Ils ne te donnent pas envie de mourir sur le place. Mais lui, oui. Cherokee, il le fait. Pourtant, tu arrives à lui parler correctement par messages, ce n'est que physiquement qu'il y a un problème. Physiquement ? Oh non, ce n'est pas son physique le problème, parce qu'il n'est pas laid ou rebutant. Non, le problème, il vient de cette ambiance où tu t'étouffes, où tu te noies. Il vient de ses gestes et de sa façon d'être qui ne semble pas seine. Tu ne lui reproches pas la cigarette, oh non. Tu lui reproches de jouer avec ton cœur un peu trop fragile à qui il fait sans cesse faire des bonds. Mais est-ce que c'est vraiment ça, le problème ici ? Si un autre avait fixé tes lèvres de cette manière, tu aurais sûrement blagué dessus, avec un pseudo-ton égocentrique. Mais là, toi, tout ce que tu fais c'est essayer de comprendre, silencieux, ce qui se passe dans ta tête.
Peut-être que tu te fais des films, après tout.

Peut-être qu'il n'a rien à comprendre là-dedans, qu'il n'y a rien à comprendre chez Cherokee. Cela expliquerait peut-être sa tenue horriblement trop légère pour une telle température. Peut-être même que si tu partais sur le principe que c'est juste quelqu'un de malaisant, comme on le dit souvent, alors tu arriverais à passer outre cette lourdeur entre vous deux. Enfin, de toi vers lui. Parce que lui, il n'est pas là à tenter d'aligner quelques mots convenablement. Il n'est pas là à se prendre la tête pour tenter de comprendre des choses qui ne sont peut-être pas à comprendre. Mais toi oui. C'est plus fort que toi, après tout. Et c'est étrange, du coup, car il y a ce côté peureux de toi qui se mélange à cette constante préoccupation d'autrui. Avec tout cela, tu ne vois ni son sourire, ni ta bêtise.

Mais tout cela, ce n'était rien. Oh non, ça ce n'était rien comparée à ta réaction face à ses mots, face à son regard perçant. Et peut-être avais-tu eu envie de pleurer, sur le coup, parce que tu te ne reconnais pas vraiment. Pourtant, tu ne l'as pas fait. Tu avais juste le visage incroyablement chaud et le corps un peu lourd. Juste, oui. Ce n'est pas la fin du monde, de rougir, si ? Tu as déjà eu ce genre de réactions quand tu devais avouer quelque chose de gênant, ou même tenter de déclarer ta flamme à une quelconque personne pour qui tu t'étais amouraché. Le problème, il est peut-être dans la raison du pourquoi tu rougis. Parce que d'habitude, tu te dis que ce n'est pas trop grave, que ce n'est rien. Mais là, Kerry, tu as cette constante impression que tu as une pression énorme sur tes épaules à chacun de tes mots.

Allez, n'y pense plus. N'y pense plus pour l'instant; regarde, il te le dit toi-même, avec ce que tu interprètes comme étant un mouvement gêné, qu'il ne fait pas cela pour te mettre à mal à l'aise. C'est une blague, voilà, oui, c'est ça. Et tu te tentes de te détendre, alors, allant jusqu'à laisser échapper un soupire de soulagement. Je vois. que tu murmures, le nœud toujours coincé dans la gorge. Juste un peu taquin, mais pas vilain. Alors vas-y, détends toi vraiment. Il y a déjà tes joues qui ont bien refroidies, et ton cœur qui bat moins fort. De plus, vous commencez d'or et déjà à marcher; et bien que tu ne connaisses pas votre destination tu te mets à côté plutôt que derrière.

Tu as l'impression que le pique de tension de la journée est passé, d'ailleurs, que rien ne pourra être pire que le moment de tantôt. Peut-être que tu te trompais, d'ailleurs. Est-ce qu'il vient vraiment de te comparer à un chiot ? Mon dieu, il t'a vraiment comparé à un chiot. C'est derechef que tu tournes le visage vers lui, surpris, un bruit qui meurt dans ta gorge. Cela te choque plus que la partie où il t'annonce que tu vas finir mangé – de quelle manière, tu ne sais guère – plus tard. Bon, peut-être autant. Et peut-être qu'il rigole ensuite, oui, peut-être qu'il te taquine, encore, mais toi, tu ne peux t'empêcher de laisser un Quoi ? croasser entre tes lèvres. Vois les choses positivement, au moins, ce n'est pas à un chat. Les chats, tu les laisses à Sven. Toi, tu es clairement une personne à chiens. Mais tu n'es pas un chiot, et se faire comparer à cela est terriblement gênant, soit-disant passant.

Mais reprends toi un peu, Kerry, on te parle là. On te parle en se penchant dangereusement vers toi et tu dois te faire malheur pour ne pas t'écarter brusquement. Dis-toi que c'est quelqu'un d'autre et que ce n'est pas grave, vas-y, ça marchera peut-être. Alors tu te remords les lèvres en hochant négativement la tête. Non, avais-tu réussi à dire correctement, presque par réflexe. Je … hurm, je suis déjà venu. T'aimerais bien lui annoncer que par contre, tu ne connais pas très bien cette île, que généralement, quand tu viens ici, ce sont les autres qui décident ce que vous faites. Mais tu ne le fais pas. T'as pas vraiment le temps avant qu'il réutilise ce surnom de petit chiot. Petit chiot. Il vient vraiment de t'appeler petit chiot ? Cette journée allait décidément être ta dernière.

Tu as un rire gêné qui t'échappe, mais pas le genre gêné mignon, mais plus gêné dérangé. Tu te grattes la nuque, mal à l'aise, cherchant une possible blague à faire pour essayer de montrer que ça y est, c'est bon, tu as compris qu'il te taquine. Sauf que ça ne change rien. Tu as beau essayé de te mettre ça en tête, ça n'aide absolument. Alors, c'est peut-être pitoyable, la façon dont tu dis. Petit chiot … ? Nouveau rire lourd qui s'échappe de tes rires. Je ne glapis pas, pourtant, haha. Purée Kerry, glapir, vraiment ? Certes, les chiots n'aboient pas quand ils sont jeunes, mais si tu avais dit aboyer, il aurait tout aussi bien compris. Ne lui laisses pas de temps, rebondis rapidement sur le reste de sa phrase, vas-y. Tu travailles dans le coin ? Il vient de te le dire, Kerry, alors ta phrase elle donne l'impression que tu ne l'as pas écouté, surtout avec la manière dont tu l'as dites. C'était genre, beaucoup trop rapide à sortir. Pourtant, c'était une vraie surprise qui pouvait s'y attendre. Dans ta tête c'est un mélange de je viens d'apprendre quelque chose sur la vie de Cherokee, youhou et de comment quelqu'un d'aussi imprévisible peut travailler ici. Et peut-être qu'il n'y a que toi qui te sent comme ça à ses côtés, peut-être que tu te fais définitivement des films depuis les premières rencontres. Regardes, au début ça allait plutôt bien, non ? Genre la première que vous avez discuté, tu n'étais pas en train de mourir mentalement.
Alors, qu'est-ce qui a changé depuis ?

Tu n'en as pas la moindre idée. Mais ce n'est pas trop grave; aujourd'hui tu vas tenter de passer outre-mesure. On y croit. T'essaies de lui afficher un sourire, et étrangement, c'est plus facile que ce que tu pensais. Respires un bon coup et parles doucement maintenant. Oublions le parc, oui. Pas mal, pas mal du tout. Tu ne voudrais pas attraper une pneumonie, non ? Oh, tu as même tenté la blague. La blague ? Attends, est-ce que tu étais vraiment inquiet pour lui ? Bien sûr que tu l'es. T'as toujours cette envie de lui passer ton écharpe autour de cou, purée. Est-ce que tu joues avec le bout de celle-ci pour te faire passer cette envie ? Visiblement, ça ne marche pas vraiment, parce que tu sens déjà le froid t'agresser la gorge alors que la chaleur disparaît. Purée, Kerry, mais c'est le nouvel an ou quoi ? Vas-y maintenant tends-l…

Ô, Kerry. Seigneur, Kerry. Tu n'as plus rien pour cacher tes joues écarlates alors que tu as accélérer le pas, à peine assez, pour te retrouver à lui passer ton écharpe autour de sa nuque. Mais qu'est-ce que tu fais. Arrêtes de le materner Kerry, on a dit être à l'aise, pas t'enfoncer encore plus dans une situation de malaise intégrale. Et en plus tu ne dis rien à ce sujet ? Purée, tu crains vraiment pour le quoi. Oui c'est ça, remets tes mains dans tes poches et ralentis à côté de lui pour reprendre son rythme. Vas-y, fais comme si de rien n'était. Mais oui, vas-y, régresses dans tes efforts pour parler normalement, tant qu'on y est ! Tu … tu préférerais quoi, toi ? S'il te demande de choisir, c'est pour que tu choisisses, bon sang. Le truc, c'est que dans le cas, tu sens les situations horribles arriver, alors tu n'as vraiment pas envie de choisir. Je … je te laisse me guider ? J'crois que tu t'y connais mieux que moi … et … que tout me va … donc, fais toi plaisir … ? et tu tentes même d'insérer une touche d'excitation à la fin de ta phrase, même si ça ne sonne pas vraiment comme un gamin à l'approche de Noël.
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Ça y est, le processus était en marche. Encore ce matin, Cherokee s'était promis une journée de repos et finalement, il avait trouvé une idée simplement en triant sa liste de contact. Comme quoi, il suffisait souvent d'un rien, d'une étincelle pour démarrer un incendie. En y pensant, s'il n'avait pas eut le numéro de Kerry dans son répertoire, cette rencontre improvisée au dernier moment ne se serait jamais déroulée. Il serait actuellement entrain d'admirer la peinture de son salon, tout en cherchant ses heures de sommeil qu'on lui avait volé, participant une nouvelle fois à une journée sans profondeur. Une aubaine pour lui, une guigne pour l'humain. Toutefois, il ne fallait pas oublier que pour une fois, c'était Kerry qui s'était presque jeté dans le précipice, pour venir accourir dans ses bras ornés d'épines. Il avait eut le choix de refuser, mais il ne l'avait pas fait. C'était bien pour ça qu'ils se retrouvaient tout les deux ici à présent... Quoi, voulait-il se prouver qu'il était capable de surmonter la tension ? De l'affronter avec un peu plus de courage ? Cherokee avait eut un peu de mal à percevoir ses raisons, même s'il devait en avoir de bien bonnes.  Enfin, c'est ce qu'il croyait, lorsqu'il lui lançait de temps à autre des coups d'oeil discrets en biais.

Il y avait quand même plus fun que Cherokee. Il n'était ni spécialement marrant, ni même un être débordant de bonnes intentions ( tout au contraire, en fait). Alors 'traîner' avec lui  était plus ou moins inexplicable, sauf quand on supportait bien son sarcasme horripilant et qu'on désirait ardemment en avoir plein les oreilles pendant de longues minutes. Pendant que cette question lui trottait dans la tête, le terrien se demanda s'il était avenant de le lui la poser directement. L'harceler de questions était une chose, mais le voir se renfermer comme une huître en était une autre. Il se devait de l'habituer, pas de l'ensevelir sous un torrent de gêne... Bien que le mal était déjà fait. Bon sang Cherokee, tu vas finir par lui faire faire une crise cardiaque, à ce garçon. Sa carrure se voûtant tandis qu'il continuait sa marche, ses phrases restaient un moment suspendues, le temps que l'étudiant puisse lui répondre. Aussi pataud qu'il avait l'air aujourd'hui, le serpent était patient pour ne pas venir s'enrouler précipitamment autours de son petit cou frêle. Son discours était plus intéressant que ses envies perso', pour le coup.

Sa comparaison à un petit chien était justifié, à son humble avis. Avec cette trogne de perdu, Cherokee n'y voyait rien d'autre qu'un petit animal craintif, prêt à déguerpir ou à fondre s'il venait à le frôler de trop près. Mais pas un animal sauvage, non non, plutôt du genre fidèle malgré tout, qui se force à rester au poste malgré la difficulté. Donc oui, résultat ; Kerry était devenu un chiot.  Pas un chien, juste un chiot. Un chiot parce qu'il était un petit être en apprentissage, et parce que Cherokee cherchait à lui mettre un collier pour le rendre encore plus docile... Et peut-être un chouilla à lui. Mais ça, c'était juste dans ses délires fantasmagoriques. Pour le moment, il était juste fort content de voir que son petit surnom avait eut son impact, bien qu'il n'arrivait pas encore à savoir s'il s'agissait de ce dernier ou de sa petite allusion affectueuse. Mangé n'était sûrement pas le bon terme avec Cherokee... Dévoré serait plus exact.... Vu ses projets, il ne comptait pas laisser de restes après son passage.

C'est dommage, Kerry était déjà venu ici. Cherokee ne serait pas son premier guide dans ce monde artificiel. L'albinos lance alors un bref 'Hm hm' comme pour approuver sa réponse, tournant finalement sa tête vers le côté inverse de son compagnon, cachant une déception incompréhensible. Ce n'est qu'une question de temps, à force, tu viendras à apprécier le petit surnom qu'il a pu t'attribuer, Kerry. Le terrien veut s'en persuader, même en captant pleinement le petit rire déréglé qu'il vient d'avoir. C'est tout juste après qu'il se fait inquisiteur, essayant de nier la similitude en ayant comme preuve, les glapissements.  Cherokee était loin d'être un pro' dans les animaux, mais il savait pertinemment que les chiens ne glapissaient pas... Enfin, pas vraiment. Il croyait. Le protagoniste au regard glacé s'apprêtait alors à lui lancer une troisième vague gênante quand il se trouva coupé, les lèvres entrouvertes. Fort bien, une question. Sa première question. Le plus âgé se ravisa alors pendant quelques secondes, ayant certes perdu l'habitude de parler de lui aussi facilement. Il n'avait pas dû dire à l'étudiant ce qu'il faisait dans sa vie, ce qui ne l'étonnait guère en sachant qu'il prônait en toute circonstance une certaine réserve sur le privé.

« Je suis croupier dans un casino. » Est-ce qu'il avait la tête de l'emploi ? Absolument pas, pas avec cette dégaine et ces habits. Dans son quotidien, le pâlot ne dégageait aucune classe... Aucune. Donc le voir dans un endroit supposé un peu plus haut de gamme … C'était comme voir un morceau de puzzle qui ne rentrait pas dans un beau tableau. « Peut-être qu'un jour je te montrerais quelques tours avec les cartes. »

Son ton acide ne changeait pas de d'habitude, et pourtant, il n'avait jamais été plus sincère que sur ses derniers mots. Partager ses tours de prestidigitation avait toujours été un de ses pêchés mignons, tout comme les faire apprendre à quelqu'un d'autre. C'était sûrement la seule chose qui éveillait une envie plus profonde,  plus saine quand il se tournait vers autrui... Une envie qui ne se focalisait pas sur ses penchants continuellement égoïstes. Laissant néanmoins cette proposition s'envoler dans les courants d'air froid, il préféra rajouter ;

« Enfin, si je ne m'ennuie pas, cet après-midi. » Ça y est, il commençait à faire son détestable. Ces piques implicites étaient plus fort que lui, il se sentait obligé de les faire passer sous la porte de Kerry, comme il le faisait avec tout le monde. Il renchérissait, tout sourire ; « Mais je sais que ça n'arrivera pas. Non ?»

Noir plus blanc. Jamais vraiment gris, et encore moins coloré. Sa palette s'exprimait sous des couleurs tantôt ternes, pour finir sur des couleurs impossibles à anticiper, dépeignant son esprit bancal. Pinceau à la main, il se présentait comme un artiste maudit, inconnu du grand public pour ses œuvres sortant de l'ordinaire. Cherokee était Cherokee. Il n'était pas méchant... Juste lui-même. Parfois, il voulait juste tester les plus coléreux, mais cette fois, il voulait juste voir comment le jeune Escobar pouvait réagir après ses sous-entendus beaucoup plus mielleux.

Mais tout ça, ça ne dépassa pas ce geste inattendu, fortement inespéré de la part du jeunot. Pendant qu'il insistait un tantinet sur le froid et la capacité du terrien à encaisser ce dernier, le protagoniste au sourire carnassier étouffa un rire audible. S'il savait... Ô comment les terres d'en bas pouvaient être bien plus froides que celles de l'île volante.  S'il savait comment sa peau, ses os, étaient déjà dominé par un gel immortel, perdurable même dans les saisons chaudes. Il l'aurait su oui, si Cherokee osait toucher la peau de l'humain du bout des doigts, s'il aurait osé franchir le pas qu'aurait été un contact physique bien plus prolongé. Alors non, doux Kerry, Cherokee n'avais pas froid... Il n'avait presque jamais froid. Et il ne méritait pas de ton attention sur le sujet.

Son mot, il n'avait pas eut à le dire. C'est le jeune homme qui s'était empressé de venir enrouler la laine autours de son cou, trop soucieux de le voir si peu habillé. Inexpressif, il venait simplement de lui couper l'herbe sous les talons, au point où il s'en retrouvait muet. Sa marche, elle s'était faite encore plus lente... Jusqu'a s'arrêter entièrement pour uniquement fixer la silhouette de Kerry. Ce plaisantin était de plus en plus surprenant... En venir jusqu'à l'habiller comme on l'aurait fait pour un enfant, ça aussi, ça n'était jamais arrivé. Plus désemparé qu'escompté, Cherokee loucha alors sur le cou à présent dénudé du jeune adulte, pour finalement passer sa propre menotte contre ce bien qui n'était pas le sien. Et même si le basané passait tout à côté pour continuer sa route, le fumeur ne le lâchait pas des yeux. Ses réponses à ses précédentes questions furent au passage, totalement obsolètes. Il haussa alors le ton, presque en l'interpellant;

« Kerry. Pourquoi est-ce que tu as accepté mon invitation ? »

La question interdite. Cherokee restait immobile, la paume toujours contre l'écharpe. Sans le savoir, l'étudiant venait simplement d'ébranler quelques unes de ses certitudes. Alors pour une fois oui, c'était entièrement sous un ton sérieux qu'il lui demanda quelque chose, il ne voulu pas faire passer la pilule en venant le charrier après coup. Et non, bien au contraire, il ne rejetait pas le présent qu'il venait de lui donner, bien qu'il en eut envie de le faire pendant quelques secondes. Ça lui paraissait toujours impensable qu'on puisse s'en faire à son sujet... Mais pour autant, ses muscles se crispaient, l'empêchant d'accomplir ce qu'il voulait faire, sans qu'il puisse y comprendre quoi que ce soit. Ce n'était pas ça le plus important à ses yeux, maintenant. Tout simplement, Kerry agissait de manière de plus en plus intéressante. Et il voulait comprendre.

feat Kerry
   
 

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C'est l'adrénaline. À bien y réfléchir, tu ne vois que cela. C'est pour cette raison que tu y retournes sans cesse, que tu ne réfléchis même pas avant d'accepter ce genre d'invitations. Cela expliquerait aussi ton pouls bien trop élevé et la course que s'amuse à faire ton cœur dans ta propre cage thoracique. Alors oui, elle est sûrement là, la raison du pourquoi tu as dit oui ce matin; elle est là, l'adrénaline. Et peut-être bien que cela défie toutes les logiques du monde, peut-être bien que cela n'a aucun sens, mais c'est un fait. C'est un fait réel et qui arrive et qui arrivera encore, sans doutes. Tu ne te fais pas d'illusions, Kerry, tu accepteras encore et toujours, te roulant toi-même dans cette farine. Mais ce n'est pas trop grave. Ce ne sont que des marques qui disparaissent, non pas des cicatrices qui restent, qu'il te laisse. Ce n'est même pas physique, cela fait à peine mal. Peur, oui, mal, non. Alors subir un peu, c'est quoi au fond ? Ce n'est que quelques picotements qui te traverseront le corps, qui te feront sentir étrange pendant quelques instants. Et après, ça sera d'autres choses, ce genre de petits trucs qui montrent ô combien tu es faible, ô combien tu es peureux. Mais tu n'y peux rien. Ce n'est pas comme si Cherokee était effrayant. C'est autre chose. C'est différent.
Il est différent.

Il choque. Il marque les esprits; à vif, au fer. Et toi, tu le laisses faire. Peut-être que oui. Peut-être qu'en effet, il a raison. Peut-être que tu n'es qu'un chiot qui attend docilement de trouver ses marques, si ce n'est son maître. Tu n'en as pas la moindre idée. Dans ton esprit, tu es juste Kerry. Kerry le vulgaire humaine qui n'a pas grands choses pour lui, si ce n'est ces grands sourires et ces éclats de rire. Mais face à lui, face à cet autre, tu n'as visiblement plus rien – à moins que ce ne soit quelque chose de nouveau ? Cette sensation qu'un mauvais mot et tout se brise, se casse. Parce qu'avec Cherokee, il n'y a aucune caution. Tu l'as compris; c'est un peu tout ou rien. Et toi, tu balances, sans trop savoir. Sans trop savoir si tu es prêt à lui montrer le même Kerry qu'aux autres, ou si tu le préfères cette version qui se sent en danger, agressée. C'est un choix à faire, mais ce mélange de malaise et de politesse ne marche pas. C'est presque contre nature. Impossible pour toi de mêler les deux. Certains pourraient. Toi non. Mais c'est comme cela que tu es. Tu as bien compris que tu ne pouvais pas changer, que tu resteras toute ta vie cet humain qui se sent inutile et qui s'accroche à ce qu'il peut pour ne pas chuter, pour ne pas se noyer dans son propre venin concocté de jalousie maladive. Jalouses-tu Cherokee ? Tu n'as pas le temps pour cela, pas la place dans tes sentiments pour le faire. Tu es trop occupé à chercher comment survivre, à comprendre comment tu fais pour résister aussi longtemps. Alors tu n'as pas vraiment le temps d'y penser, de te demander c'est quoi son don, à lui. Et peut-être, rien que peut-être, cela te fait du bien. As-tu la conscience plus légère ? Probablement, oui. Il s'agit peut-être d'une des autres raisons du pourquoi tu restes, pourquoi tu reviens sans cesse.
Le pourquoi tu y retourneras, encore et encore.

Mais peut-être t'es tu demandé s'il y aurait une prochaine, lorsque tu l'interrogeas et remarqua son hésitation. Et c'est étrange, parce qu'il ne te semble pas l'avoir vu hésité. Jamais. Tu ne sais pas comment prendre cela, comme le voir, comment le lire. Tu te sens un peu mal, d'ailleurs, de t'incruster ainsi dans sa vie privée, et tu as presque envie de ravaler tes paroles, de te taire à tout jamais. Tu t'apprêtes même à t'excuser, mais la réponse arrive enfin. Et tu écarquilles les yeux, une fois de plus, mais d'une surprise de toute autre envergure. Croupier dans un casino. Tu essaies de visualiser le truc. Le métier, tu le vois. Cherokee, tu le vois. Les deux ensembles, tu ne l'as absolument pas. Et tu n'oses pas faire de remarques là-dessus, lui dire que c'est étrange ou autres. Parce que finalement, ça ne l'est peut-être pas tant que ça. Tu le juges à la couverture, là, mais tu ne devrais peut-être pas t'arrêter à la première impression que tu as eu de lui. Et il te propose de te montrer des trucs et tu ne sais pas pourquoi, tu as l'impression qu'il y a ce fossé entre vous qui s'est un peu raccourci. Cela te fait chaud au cœur. Alors tu hoches vivement la tête, et tu t'exclames Ouai ! et cela vient d'une sincérité enfantine, innocente. Sauf que ça ne marche pas comme cela. Cela ne marche jamais ainsi. Il y a tout de suite ce sentiment de froid qui agrippe tes tripes alors qu'il reparle. S'il ne s'ennuie pas. Tu déglutis juste, ton insouciante innocence qui repart si rapidement alors que son sourire réapparaît sur ses lèvres.

Mon dieu, il a le don pour briser ton humeur, pour te faire sentir misérable. Et toi, tu as juste envie de lui dire que non, ça n'arrivera pas, qu'il s'apprêtait à passer le meilleur moment de sa vie en ta compagnie et qu'il te demanderait encore de venir. Mais c'est étrange, comme besoin de s'exprimer à ce sujet. Tu devrais juste laisser passer, laisser couler. Mais non. C'est comme si une main se resserrait autour de ton estomac et te forçait presque à lui hurler au visage alors que ta voix se brisera en milles morceaux. Tu ne le fais pas, bien sûr. Tu ne l'assumerais pas. Mais l'envie, elle est là. L'envie de quoi ? De lui montrer qu'il n'a besoin d'être aussi cynique pour que vous passiez un bon instant ensemble ? Ou l'envie qu'il te redemande de traîner avec lui ? Parce qu'en lisant le message, tu peut-être senti honoré, spécial. Tu te dis qu'on te demandait à toi de sortir, et pas à quelqu'un d'autre. Et peut-être que ça t'avait fait extrêmement plaisir. Et sûrement que tu aimerais en recevoir d'autres, des messages comme celui-là.

Mais à la place de hurler, t'as préféré lui montrer. T'as préféré lui passer ton écharpe au cou pour lui montrer qu'il allait être à l'aise cette après-midi et que toi aussi. C'est un peu une bombe a retardement qui détonne à ce moment. Toi qui fait semblant de rien et qui continue à marcher, gêné et décidé, et lui qui ne parle plus pendant quelques instants. Ne pas se retourner, te persuades-tu. Tu n'es pas prêt à voir son regard te juger, se moquer de cette réaction enfantine. Pourtant, y a sa voix qui t'interpelle. Ce n'est pas le même ton, pas le même son. Et toi, tu t'arrêtes immédiatement, et tu te retournes sans même t'en rendre compte. Lui aussi, ne marche plus. Mais c'est vrai, Kerry, pourquoi as-tu accepté aujourd'hui ? C'est l'adrénaline.
Non.

C'est un mensonge Un mensonge. De ceux qui te rendent aveugles à tes propres pensée, à ton propre raisonnement, à tout sens logique. Alors vas-y, Kerry, expliques lui. Expliques lui pourquoi ta gorge est si serrée, pourquoi tu as dit oui alors que ce serait un fardeau pour toi. Je sais pas. Cela t'échappe. Tu n'as même pas menti, tu n'as même pas utilise d'excuses débiles. Tu ne sais même si tu as envie de lui dire quelque chose de faux, alors qu'il semble si vrai, tellement moins imposant. Tellement plus humain. Putain, Kerry, tu l'as senti ce battement de cœur qui a déconné ? T'as les lèvres sèches et pourtant, ça ne t'empêche pas d'essayer de t'expliquer alors que ta voix se brise déjà. Je sais pas du tout. Je suis comme ça avec tout le monde, moi … Tu le fixes. Tu le dévisages. Et t'as l'impression que … tu ne sais pas quelle impression tu as, tout simplement. Alors … Alors … tu te rapproches de lui d'un pas peut-être brusque, tes yeux qui n'arrivent pas à se décrocher de son visage, coupé du reste de son corps par ton écharpe. Alors tu inspires une fois avant de dire ce qui te passe par la tête, ce qui peut expliquer ton comportement, ce mensonge qui te voile la face. Alors même si des fois … des fois je suis pas à l'aise … c'est pas grave ? C'est pas une raison pour changer ça, si ? Tu n'es même pas confiant de tes propres paroles, de ce que tu racontes. T'es perdu, comme type. T'es paumé, ouai. Mais c'est pas grave.
C'est pas la question, là.

La question c'est pourquoi tu as accepté. Pourquoi tu lui as dit alors que tu aurais pu trouver milles excuses pour échapper à cela; ce que tu n'as pas fait. La vérité, c'est que tu n'en as pas la moindre idée, et que ses yeux ne t'offrent aucune réponse. Cela fait juste trembler tes jambes. Cela fait juste trembler tes mains. Mais cela ne te donne pas de réponse. Aucune. Pourtant, tu les fixes toujours et tu ne sais même pas pourquoi. Peut-être parce que le ton qu'il a utilisé t'a touché. Peut-être que pendant cette phrase, tu t'es senti plus proche de lui. Mais cela ne t'aide pas. Cela ne t'aide en rien. Cela te donne juste envie de pleurer, et ça t'entend alors que tu reprends la parole, alors que ta voix a ce soubresaut en elle. J… j'en sais foutrement rien … Et c'est vrai; t'en as pas la moindre idée. Et c'est vrai aussi, que généralement, t'as parfois envie de pleurer quand tu es à ses côtés. Parce que tu te sens poussé dans tes retranchements, dans tes limites, et que tu ne peux rien y faire. Et tu détestes ça, être faible, alors qu'en face de toi, quelqu'un d'exceptionnel est là. Purée, Kerry, t'as envie de pleurer là. T'as les yeux humide, retiens-toi. Vas-y, déglutis et mord toi la lèvre, oui. Respires un bon coup, tout va bien aller. T'es un bon gamin, Kerry, ça va passer. T'es un si bon gamine, à t'infliger de soutenir son regard alors que tu as l'impression que la pauvre illusion d'une après-midi charmante s'écroule.

T'as même envie de t'excuser, là. T'as envie de t'excuser, parce que maintenant c'est sûr, c'est la dernière fois que tu passes du temps avec lui. Ce n'est pas passer du bon temps que de se retrouver à t'avoir toi, en face, à la limite de chouiner. Pourtant, tu tentes de te reprendre. Tu te fais violence. C'est bruyant, comme inspiration. Pourtant, tu inspires sans gêne, les émotions prêtent à exploser. Mais c'est pas ça qui explose. C'est tes mots qui se jettent hors de toi, qui s'installent dans l'air. Pourquoi tu m'as invité, toi ? Parce que toi aussi, tu as le droit de savoir. Même si ta voix elle donne l'impression que tu vas te briser d'ici peu, tu as le droit de savoir. T'as l'impression qu'il joue avec toi comme ses cartes, qu'il se moque ouvertement. Mais sa question, là, t'es persuadé qu'elle était vraie, sincère. Pourtant, c'est pas de savoir pourquoi tu as accepté, le vrai truc, c'est de savoir pourquoi lui il t'a invité. Pourquoi il t'a invité toi. Et tu crèves pour une réponse, pour cette simple connaissance. Tu ne sais même pas s'il le voit dans tes yeux, à quel point tu veux savoir, à quel point tu veux comprendre. Pourtant, toi tu te perds dans les siens – tu t'en perds tellement que tu envoies ce malaise au diable parce que tout ce mélange de sentiments est bien plus néfaste. Tu t'y perds tellement que tu ne te rends pas compte qu'il y a des gens autour et que plus le temps passe et moins il y a de place. C'est à peine si tu le sens, quand on bouscule – parce que ton regard, lui, reste planté là, alors que ton corps s'écrase contre le sien alors que tu siffles de surprise.

Mais c'est quoi, cette situation, Kerry ? Vos corps l'un contre l'autre alors que tu es tétanisé par ce qui se passe, par ce que tu as dit. Tu t'en rends peut-être enfin compte, que tu viens de placer une bombe à retardement dans tes mots. Tu t'en rends enfin compte, de tout ce que tu viens de dire. Et tu as l'impression que tu n'as plus de pulsations, que c'est fini – que tu meurs. Que ce soit de honte ou de cœur. Pourtant, t'es toujours là. T'es toujours vivant, à le fixer avec tes yeux remplis de surprise, alors que ton estomac se tord et que la gêne revient au galop; que le froid et tes émotions te mordent les joues. Et que tu n'oses pas bouger, parce que tu ne sais pas ce qui est convenable et ce qui ne l'est pas. Tu ne t'excuses même pas, Kerry. Tu restes juste là.
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Au détriment de ce qu'il avait pu dire, Cherokee s'ennuyait plutôt rarement quand il s'agissait des personnes qu'il côtoyait. L'immonde charognard adorait voir tressaillir ses interlocuteurs, qu'ils soient plongés dans la déception ou bien qu'ils flottaient dans le bonheur. Peu importe dans quel état, il se disait qu'il pouvait toujours en ressortir quelque chose de bien, qu'il pouvait en tirer un intérêt. Un intérêt bien subjectif certes, mais la satisfaction n'en restait pas moins importante... Pour lui, en tout cas. Il vivait de ça, sans doute parce qu'au fond, lui-même était devenu un trou béant avec les années. Une abysse sans fin où résonnait de temps à autres des appels à l'aide qui n'auraient jamais été entendus. Oui, c'est ça, Cherokee était vide. Ou tout du moins, il désirait tellement l'être qu'il avait apprit à le devenir au fil du temps, cette revendication étant désormais devenue sa propre malédiction. Ce masque, il ne peut plus l'enlever, il lui colle à la chair comme il lui colle aux os, prenant racines bien trop loin dans sa terre brûlée. Il était trop tard pour l'arracher, trop tard pour y planter ses ongles en espérant égratigner la surface. Dans ses veines ne coule plus le sang, mais un poison désormais éternel, prenant source dans son enfance tristement arrachée. Et bien qu'au début l'ensemble était insupportable, le terrien s'était ensuite trouvé une autre facette bien plus permanente que le reste de son comportement défragmenté ; Sa solidité, cette ironique trouvaille au cœur des ténèbres. C'est vrai Cherokee, quand on ne ressent pas, tout est bien plus facile. On ne peut pas être triste, on ne peut pas être en colère, on ne peut pas aimer, on ne peut pas être vraiment vivant. Et c'est tant mieux.

Depuis il a accepté. Il avait tout accepté. Il a arrêté de lutter, ne s'épuisant plus à fracasser cette coquille trop solide qui étranglait sa sensibilité. Il était mort, ou plutôt, on l'avait tué. Et il avait accepté, parce qu'il n'avait pas eut le choix. Parce que sinon, il lui aurait été difficile d'avancer à une certaine époque de sa vie.

Le monde est cruel. C'est lui qui vient t'assassiner sans que tu puisses avoir l'opportunité de te défendre.

C'est pour ça qu'il n'acceptait pas la mentalité de ce pauvre garçon. Cherokee ne s'était jamais plus demandé s'il était vraiment heureux une fois dépassé un certain âge, mais il avait toujours envié les sourires des autres. Il avait tendance à se demander ' Pourquoi lui et pas moi ?' 'Pourquoi je ne suis plus capable d'aimer ce qu'on veut bien me donner ? ' ' Suis-je si peu méritant ? ' mais c'était trop tard. Il n'était déjà plus capable de quoi que ce soit, sinon de venir intentionnellement asphyxier le bonheur des autres en espérant en grappiller un peu au passage. Cherokee était un nomade assoiffé qui n'hésitait plus à venir chaparder l'eau de ses voisins, voguant d'une âme à une autre pour venir détériorer les oasis qui se dévoilaient à lui, futile peste noire d'un siècle dernier. C'est ainsi que Kerry s'est trouvé sur son chemin ; Trop petit, trop frêle, trop chaleureux, trop friable. Entre ses mains résidait une lumière tant voulue,tant regrettée, autrefois crucifiée pour lui permettre de relancer une dernière fois sa vie miséreuse. D'après le terrien, si on lui interdisait les rayons du soleil ; Les autres n'y avait pas le droit non plus. Son égoïsme ne connaissait pas de limites. L'étudiant n'échappait malheureusement pas à la règle, même s'il venait à le déconcerter comme il l'avait fait précédemment. Chose qui le déstabilisait encore un peu, tandis que ses iris semblaient s'assombrir sous l'orage de ses incertitudes.

Tu n'as pas le droit Kerry. Pas le droit de venir déroger les règles que Cherokee s'était promis de respecter pour le reste de ses jours. Tu ne peux pas arriver comme ça avec son côté lumineux pour venir griller ce qui reste de son cadavre, et tu ne peux encore moins venir essayer de l'émouvoir avec tes mimiques attendrissantes. Tu ne peux pas. Alors, pourquoi est-ce qu'il vient perdre en prestance lorsque tu as osé passer ton écharpe autours de son cou ? Pourquoi il semble perdre de sa superbe en voyant tes yeux briller sous l'arrivée des larmes ? Le squelette sourcille, s'efforce à transparaître comme d'habitude, mais son ton ne trompe pas. Tu viens de lui poser une colle, à venir quand même près de lui alors que tu t'affoles en sa présence. Et en attendant, il se refuse de penser que c'est parce que tu l'apprécie. C'est impossible. Pas quand tu lui fait une tête pareille, pas quand il te fait presque pleurer.


Cherokee attends. Mais les explications ne viennent pas. Elles se tarissent entre les lèvres du pauvre bougre en face de lui. Le croupier ne se détends donc pas, restant prostré dans son questionnement. Voila donc un penchant dans la nature humaine qui lui échappe de nouveau, quelque chose qu'il n'avait pas eut souvent à gérer. Il se demanda alors brièvement si le jeunot aimait se faire souffrir, mais il s'avérait que non... Pas quand il lui montre avec autant de justesse sa confusion. La vérité était là ; Kerry Escobar ne savait pas pourquoi il avait accepté l'invitation de ce brave Cherokee. Il ne savait pas pourquoi il continuait à se tourner vers lui alors qu'il était profondément mort de trouille quand il partageait des moments en sa compagnie, même aussi simples qui soient. Il était tout aussi perdu que lui. C'est une fois de plus dans le silence que Cherokee se fondait, instaurant bien pire qu'une quelconque phrase mal tournée. Si le terrien avait été entièrement désagréable, peut-être que les choses auraient été plus faciles entre eux... Tout aurait été clair, peut-être même trop. Mais au contraire, si Kerry semblait si perdu, c'était sans doute parce que Cherokee ne savait pas non plus véritablement sur quel pied danser avec lui. Assurément, il voulait le dresser comme prévu, mais parfois, il s'en sentait légèrement incapable. Pour peu, il aurait pu dégringoler sur la mauvaise pente, s'il continuait à réagir comme ça.

Ses doigts s'aggripèrent plus violemment à l'échappe du jeune homme. Ah, oh que oui il doutait fortement des mots de son interlocuteur. Il était don relégué au rang de 'tout le monde' ? Possible, vu qu'il n'avait jamais eu l'opportunité de voir le garçon s'épanouir avec autrui. Pourtant, cette idée fit naître un grondement interne au niveau de son ventre. Il était tout le monde pour Kerry. L'albinos n'a pas d'autre choix que d'avoir ce sourire difforme sur les lèvres pour cacher ses remontrances. Tout à côté, il espérait vraiment qu'il lui mentait. Il préférait ça, parce qu'un maître ne doit pas pouvoir être monsieur tout le monde à son animal de compagnie. Il favorisait encore la désobéissance à ce type de comportement, car pour le deuxième de cas, il pouvait toujours sévir à une 'punition' à un certain degré. Là, il était dans l’incapacité de faire quoi que ce soit s'il n'avait aucun impact décisif sur le jeune humain, sauf s'il s'agissait peut-être d'avoir assez de présence pour le laisser terrorisé dans son coin. Au fond, il ne voulait pas que ça. Il voulait plus, toujours et encore de lui.

Le silence. Le jeune homme en rajoute une couche en affirmant qu'il n'en savait véritablement rien. Un autre silence. La terre continue de tourner, sans les attendre. Le terrien veut bien le croire alors, car à force de le regarder droit dans les yeux sans défaillir, les larmes montent de plus en plus dans les perles bleutées de Kerry. La brèche s'agrandissait un peu plus chaque seconde passant, mais cette fois-ci, pas vraiment dans le bon sens. Le plus vieux le sentait ; Le brun craquait de plus en plus sous le poids de la tension, il était prêt à mordre le sol en dessous de lui s'il insistait encore à vouloir le faire plier. Cette fois-ci, il coupa l'insistance de son regard en fermant les paupières, sa menotte s'enlevant donc de la laine présente autours de son cou. Il ne voulait plus la retirer... Pas pour le moment. Peu importe la raison, elle n'était plus qu'un détail qui ne regardait que Cherokee, un fait divers qui n’intéressait que lui. Ce n'est que maintenant qu'il parvient à déceler l'odeur de Kerry sur le vêtement, odeur qui finalement, le changeait vraiment de la cigarette qui l'enveloppe d'habitude. Il se prit à l'apprécier un tantinet inconsciemment, sans parvenir à se l'avouer. De toute façon, elle disparaîtrait bientôt et les circonstances ne se prêteront plus au jeu pour qu'il puisse la sentir une nouvelle fois. Elle deviendra un souvenir, fatalement.

Et au final... Sa question lui était revenue en pleine face. C'était dans son droit de lui la poser, mais c'était aussi dans le droit de Cherokee de ne pas lui répondre. Au contraire de l'humain, le terrien savait bien pourquoi il l'avait invité à passer un moment avec lui. Pourtant, ce n'était pas assez pour qu'il puisse lui dire pourquoi... Et il n'en avait pas l'intention de toute manière. Les bras collés contre le long de son corps, il eut presque l'envie de lui balancer un 'je ne sais pas', écho fastidieux de sa précédente réponse, quitte à le narguer un peu plus encore. Est-ce que ça aurait été assez pour le voir s’effondrer ? Il l'espérait. Il se disait même qu'il pouvait faire pire en feignant un désintérêt profond pour lui. S'apprêtant à essayer de détruire entièrement la pile de confiance qui restait en Kerry, sa chute restait muette, puisque les événements cherchaient encore à la contredire en venant insérer un élément qu'il n'avait pas vu venir.

Il s'étaient tant regardés l'un l'autre que la foule n'avait plus fait attention à eux. Poussé sans ménagement, le jeune Escobar chuta aussitôt contre sa personne, Cherokee stagnant fortement sur ses pieds pour ne pas tomber au sol. Lui qui n'avait pas une carrure chétive n'était pas bien grand non plus, pourtant, il avait été pourtant plutôt facile d'intercepter le garçon contre lui. Le rapprochement s'étant fait brutalement, il eut tout simplement le réflexe de venir l'attraper fermement par les épaules tout en le tenant contre lui, pour éviter un autre débordement non anticipé. Prit par un soupir, le plus grand des deux laissa échapper un petit 'Ah' dépité, ne cherchant même pas à savoir ce qui avait bien pu se passer en quelques secondes bien que son coup d'oeil se promenait rapidement sur les passants autours d'eux. Sûrement un coup d'épaule mal placé. Ses yeux venant se baisser sur le jeune homme bien rattrapé, la pression de ses mains furent un peu moins lourdes, pendant que ses paumes elles, restaient bien en place. Même d'ici, il pouvait ressentir pleinement la chaleur que pouvait dégager l'humanité de Kerry. C'est alors que, tel un insecte de nuit attiré par la lumière vive d'une lampe, il déplaça ses mains pour venir les remonter sur ses joues, encadrant son minois avec la froideur de sa peau. Pire que ça, il bouillonnait. Parfaitement conscient de son geste, il eut comme un arrêt, pensif, preste étrangement intéressé.

« Tu es brûlant. »

Mots murmurés à lui-même, il baissa enfin ses yeux vers ceux de Kerry une nouvelle fois. Il était plus détendu, comme si le contraste de leur peau avait fait fondre ses relents haineux. Elle était bien plus douce qu'il l'imaginait. De ce fait, il crut bon d'assouvir ses envies jusqu'au point où il s'autorisa à passer ses pouces en dessous de ses yeux embués, comme pour appuyer ses prochains mots.

« Tu peux pleurer. En fait, tu devrais. »

Ça y est, il recommençait à épancher son côté psychotique sur une pauvre âme qui n'avait rien demandée. Un sourire mauvais étira ses lippes, tandis que ses caresses s'arrêtaient momentanément. Cette fois-ci, il tenait juste un peu trop visage,contenant quand même son emprise pour ne pas lui faire du mal. Ce serait du gâchis d'abîmer un visage si mignon.

« Kerry. Donne moi. Donne moi tout ce que tu possède. Tes peurs, tes larmes, tes rires. Donne-les moi. Appartiens moi. Laisse moi voir cette flamme que tu tentes d'entretenir depuis des années. »

C'était comme si il ne lui laissait pas le choix. La proximité laissait entrevoir ses véritables envies, malsaines, punissables. Le sourire toujours écorché, le front presque collé au sien, il avait prit soin de retenir ses derniers mots. Pas encore.. Pas tout de suite. Le diable continuerait juste de frapper à la porte pour voir s'il pouvait d'abord rentrer, sans forcer la serrure.

« Je veux tout savoir de toi. »

feat Kerry
   
 

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Rien n'est comparable à cela. Rien ne s'est jamais passé ainsi. C'est unique. C'est la première fois et peut-être, peut-être est-ce la dernière. Mais d'un autre côté, tu as l'impression que cet instant va rester indéfiniment gravé dans le temps, comme s'il n'allait jamais s'arrêter. Et peut-être que tu aimerais cela, au fond, que le temps s'arrête. Que tu puisses réfléchir indéfiniment à ce qu'il se passe, à ce que tu ressens. Prendre le temps, peut-être, d'alléger cette pression qu'est exercée sur ton cœur. Tu as l'impression qu'il y a une main autour de ce dernier, qui presse sans arrêt. Et cela fait mal. Tellement mal. Il t'a posé cette question à laquelle tu ne sais répondre et toi, tout ce que tu trouves à faire, c'est de t'enfoncer encore et toujours, jusqu'à finir dans ta propre tombe. Et est-ce que ton cœur bat ? Tu ne sais pas. Tu ne sais rien. C'est juste une douleur lancinante qui t'étouffe, qui t'agresse. Et toi, tu es tout simplement impuissant.

C'est énervant. C'est toujours la même chose. Tu ne peux rien faire d'autres que de subir ton impuissance, à ne pas savoir quoi faire, quoi dire. À ne jamais savoir comment réagir. Et cela te donne envie de hurler, de frapper contre quelque chose jusqu'à faire saigner ta peau. Tu es si faible, Kerry, que tu te demandes parfois si tu as la place parmi toutes ces personnes. Si tu n'es pas là uniquement pour te prouver quelque chose. Que tu peux rester à côté de lui, le torse bombé, des blagues qui tombent de tes lèvres. Cela n'arrive jamais. Tu es toujours là, à réfléchir sur ce que tu vas dire, ce que tu vas faire. Tu es toujours là, à résister contre l'habitude de toucher les autres. Une main dans des cheveux, une accolade, un coup de coude amical. Tu n'oses rien faire, car un simple contact visuel est si dur. T'autoriserait-il seulement ? Ne te rejetterait-il pas violemment, te laissant plus misérable que jamais, à la limite de te briser ? Est-ce que ce n'est pas ce qu'il a fait, en te questionnant ainsi ? C'est cela qui te met hors de toi. C'est ce sourire difforme qui habille ses lèvres, preuve de … preuve de quoi ? Preuve de rien, si ce n'est ta rage. Trouve t-il tes explications drôles ? Pas toi. Tu les trouves pitoyables, détestables. Elles te donnent la nausée. Cela devrait être lui, pourtant, qui devrait te dégoûter, à se moquer ainsi. Mais non; si tu avais été à sa place, tu aurais peut-être eu la même réaction. Et puis, peut-être te sens-tu incapable de haïr les autres si ce n'est pour leur différence, celle qui les rends uniques.

Et il ose ferme ses paupières alors que ton regard ne bouge pas, comme si tu allais pouvoir voir à travers. Ce n'est pas le cas. C'est juste pitoyable. Tu lui as renvoyé sa question, pourtant, désireux de savoir. Tu lui as répondu si sincèrement, le cœur à la limite de se briser, de se craqueler encore. Tu mérites bien cette réponse, non ? Cette réponse qui pourrait être le coup fatal, celui qui te ferait perdre le pied, qui te ferait craquer. Hurler, pleurer, t'en aller. Tu n'en sais rien. Tu n'en sais rien parce qu'il ne te répond pas. Il ne te répond pas alors que tu t'es crevé le cœur, crevé l'âme pour t'arracher tes mots, te faisant douleur. – Il n'as pas le droit. Pas à toi, en tout cas. Toi qui n'ose rien faire contre lui; n'élevant même pas la voix. Et tu es là, à te faire traiter comme un moins que rien, à te faire ignorer de la pire manière qui soit. S'il ne te voit pas, tu n'es pas . S'il ne te répond pas, alors en cet instant même tu n'es plus rien qu'un ramassis de nerfs, qu'un paquet d'émotions ravageuses. Tu n'es même plus un simple humain, pur ou non, tu es juste rien.

Tu es tellement invisible à ses yeux que tu l'es peut-être aussi aux yeux des autres. C'est pour cette raison qu'on ne s'excusa même pas alors que ton corps rencontre le sien, qu'il te rattrape lorsque tu chutes. Et cela encore, cela fait parti de l'instant sans fin. De celui où tu confonds les minutes et les secondes. De celui qui semble perdre toutes notions, y compris celle du son. Pourtant, il résonne, son bruit de dépit alors que tu es contre lui, alors qu'il ne t'attarde même pas son regard sur toi. Peut-être que cela pousse encore plus le début de tes larmes au coin de tes yeux. Peut-être que cela explique le misérable tremblement de ton corps; désespéré. Tu as envie de le supplier pour qu'il te voit, pour qu'il te remarque. Qu'il te laisse lui parler comme si tu étais quelqu'un d'égal. Mais ça ne sort pas. C'est la honte qui t'en empêche, cette honte de dévoiler cette terrible partie de toi. Alors à la place, tu te noies.

Tu te noies dans cette odeur de nicotine qui vient piquer tes narines, qui est tellement désagréable. Et pourtant, tu la respires. Tu respires si irrégulièrement, d'ailleurs. Trop lentement, trop lourdement. Cela ralenti peut-être ton esprit, te rendant illogique. Parce que là, tout ce que tu veux, c'est enfoncé ton visage contre lui, jusqu'à t'étouffer avec cette odeur. Alors, peut-être qu'il te remarquera. Peut-être qu'il comprendra à quel point c'est injuste, ce qu'il te fait subir, qu'il n'a pas le droit. Tu hoquettes, le souffle qui se coupe dans ta gorge. Tu es à un doigt de lui demander de te regarder, de reconnaître que tu es là. Mais tu ne le fais pas. Parce qu'il y a son regard qui revient sur ton visage. Et cela te fait du bien. Tellement de bien. Tu as déjà l'impression qu'on t'enlève un poids de ton ventre, que t'as respiration peut déjà se calmer, que tu peux te détendre là, collé à cet homme.

Ce n'est pas censé être normal.

Et soudainement, contre tes joues bouillantes se trouve sa peau gelée. Tu frisonnes face à ce contact. C'est peut-être votre premier, peau contre peau, sans rien autour. C'est le premier et il l'a autorisé. Et toi, tu retrouves à serré sa veste dans tes mains. Tu t'accroches vraiment à lui, cette fois-ci. Te rends-tu seulement compte que tu n'es pas tétanisé mais presque rassuré ? Que ton visage se penche pour se serrer contre ses paumes alors qu'il t'annonce que tu es brûlant; que sa froideur t'arrache presque un pénible gémissement. Et son regard retrouve enfin le tien. Ses doigts frottent sous tes yeux et ce qu'il t'annonce retentit comme l'autorisation que tu attendais. C'est pratiquement rien, mais t'as de faibles filons de larmes qui se creusent presque automatiquement. Et tu ne sais pas si c'est de délivrance, de peur ou bien de soulagement. Tu n'en as pas la moindre idée. Tu ne sais même pas si tu veux savoir. Si tu veux savoir si tu t'es remis à être effrayé de ce sourire qui prend place sur ses lèvres, remplaçant le mouvement de ses mains contre ta peau. Et il demande …
Non.

Il t'ordonne. Tu le ressens ainsi. Il t'ordonne de lui donner, donner tout ce que tu as. Pas physiquement, oh non, mais mentalement. Il se croit capable de tout de te prendre, de te faire plier à sa demande. Et toi, tu es prêt. Tu prêt à lui céder tout cela si ça te permet ne serait-ce qu'un instant d'exister. Tu en trembles de tout ton être. Ce n'est pas le froid qui te rend ainsi, mais le sien. C'est sa présence si proche, ses demandes si obsolètes, si malsaines. Car tu le sais, tu l'as compris. Ce n'est pas un saint qui est devant toi, mais bel et bien le mal qui est si proche. Mais tu t'en fiches, c'est de désespoir que tu t'accroches à cela, que tu déglutis mais que tu ne recules pas. Que tes gestes brisent les derniers centimètres entre vos fronts, que tu es frémis encore et que ton regard hurle de demandes, hurle pour de la présence. C'est spontané – cette même spontanéité que tu as eu il y a quelques années en harcelant la sonnette de chez Sven. Mais là, c'est un être que tu as face à toi. C'est un être auquel tes doigts s'accrochent, s'agrippent, à qui tes regards hurlent des choses que tu ne comprends même pas. S'il désirait tout, tu lui donnerais. Tu es déjà là, à quémander de la compréhension. Quelle flamme ? Et il s'entend, ton désespoir, ton besoin de plaire à autrui, d'être plus que juste Kerry le simple humain sans rien. Et t'as le souffle court qui s'écrase probablement contre son visage car vous êtes si prêts, et toi tu es si prêt à tout lui offrir.

Il y a une de tes mains qui s'accroche à ta propre écharpe, là où devrait se trouver sa nuque. Elle est remontée si vite, ta main, que tu ne t'en ai même pas rendu compte. Le remarqueras-tu seulement ? Non. Tu as bien trop de questions qui te taraudent, qui te dérangent et qui te hurlent d'être demandées. Et toi, Kerry, tu as tellement du mal à remettre tes petits morceaux bout à bout, à remettre ta sanité en une seule partie. Car tu dois être fou, pour rester dans ses griffes. Tu dois être fou pour ne pas détester cette température qui s'échappe de lui, qui te glace le sang et qui te ferait presque mal. Tu ne sais même pas si tu arriverais à te rendre de ce que tu fais si quelqu'un t'interpellait, si quelqu'un te demandait de l'accompagner en cet instant. Peut-être resterais-tu ainsi, à t'accrocher à Cherokee comme si ta vie en dépendait.
C'est n'importe quoi.

C'est incompréhensible, insensée. Cela ne veut rien dire, ne possède aucun sens. Et pourtant tu le fais, tout cela. Tu le fais parce que tu as ce pré-sentiment qu'il a peut-être compris le mal qui te rongeait, cette jalousie face aux autres. Qu'il te voit pour qui tu es et non pas comme « un humain pur ». Ta voix se brise. S'il te plaît … S'il te plaît. C'est ce qui te vient à l'esprit, c'est ce que tu supplies. S'il te plaît, dis-moi que tu me vois. S'il te plaît n'importe quoi. S'il te plaît … vais-tu murmuré une nouvelle fois, le cœur au bord du gouffre. Depuis combien de temps gardais-tu cela pour toi, à fond de ton être, à ne rien dire ? Tu ne sais pas, tu ne comptes plus. Cela ne date pas d'hier, pourtant. Mais Cherokee, c'est récent. Cherokee, ça ne fait pas si longtemps que tu lui parles et pourtant, il a déjà brisé tes barrières, tes sourires et votre avenir. Celui d'une amitié qui aurait pu marcher. Parce qu'après être si pitoyable, tu te vois mal faire comme si de rien n'était. Après avoir ainsi quémandé, tu n'arrives pas à décerner où cela peut aller.

Et peut-être que son odeur t'a empoisonné l'esprit.
Peut-être, oui.

Mais tu n'y penses pas, à cela. Tu préfères insisté, tenter de savoir. Dis moi quelle flamme, par pitié ! Tes prises se serrent encore, ton front se plaque plus et peut-être que ta chaleur disparaît un peu alors que son froid te gagne. Mais tu n'en sais rien. Tu as l'impression d'être malade, d'être fiévreux. Après tout, tu n'auras guère fait cela en temps normal. Tu as du attraper une maladie pour te mettre dans cet état là. Au fond, on sait bien que c'est faux. Ce n'est pas pour cela que son nom t'échappe tel un glapissement. Cherokee … C'est parce que tu as ce besoin existentiel de savoir s'il t'a compris, s'il a compris. Mais tu ne comprends pas, Kerry. Tu ne comprends pas que si ce n'est pas le cas, c'est la chute. Que si ce n'est pas le cas, même ton regard ne parlera pas. Tu te retrouveras à prendre tes jambes à ton cou, à courir si loin, t'enfuir. Peut-être même t'enfouir. Te cacher toute ta vie et ne plus ressortir. Parce que tu te donnes en spectacle là; tu offres une facette de toi que d'ordinaire, seul toi vois.
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Sa relation avec Kerry était improbable. S'il n'avait été qu'un spectateur, Cherokee ne l'aurait surement pas réellement comprise; Parce qu'au final, des comme lui, il avait pu en croiser plein. Etait-ce seulement la malchance que ça puisse tomber sur lui en particulier ? Non, parce que Cherokee ne croit pas à ce genre de chose. Si c'était tombé sur lui, c'est parce que le terrien l'avait choisis, et pas autrement. Ce n'était pas dû à un tirage au sort foireux, exécuté à la va vite alors qu'il s'ennuyait. Cherokee, aussi bizarre puisse t'il être, crois sincèrement dans l’authenticité. Si humainement les gens ont tendance à se ressembler, il pensait que tout être était un cas particulier. Kerry était un lui-même l'un de ces cas particuliers, tout comme chaque personne qui venaient à passer à côté d'eux depuis tout à l'heure. Le monde avait beau être cruel, ses habitants restaient des trésors uniques qui ne demandaient qu'a être explorés par des aventuriers un peu téméraire.

Aussi étrange que ça puisse être, le brun lui aussi, possédait une palette étonnante de facettes. Cherokee l'exploitait déjà, n'hésitant pas à creuser un trou béant avec son appétit insatiable afin de découvrir ce monde écorché dont seul lui aurait été l'observateur. Pour finalement, se retrouver à tourner en rond dans son propre piège ? Celui dont il aurait été l'auteur ? A force de papillonner autours de ses envies, le terrien finirait aussi par perdre ses principes de vue. Il avait fortement tendance à entreprendre des projets fastidieux, à s'enflammer un peu trop à cause de sa curiosité pernicieuse. Et pourtant, dieu seul sait s'il savait à quel point son petit jeu était dangereux... Puisque c'est en lui demandant de lui appartenir qu'il avait de fortes chances de le faire lui-même à son tour- Car ce que l'on possède finit par nous posséder. Et rien n’échappe à cette règle lorsqu'elle est appliquée sur la longue durée. Et non, Kerry n'échapperait pas à ce principe, bien loin de là, même. Surtout lui.

Un pas après l'autre, il faisait s'écrouler l'humain d'une tour qu'il estimait de base déjà bien fragile. Mieux raser pour mieux reconstruire. Il continuerait le temps qu'il faut, jusqu'au moment où il le sentira propice à un renouveau. Un renouveau qu'il aurait lui-même élaboré. En attendant, il resterait cette sangsue collée à son cou, aspirant son sang à petites gorgées jusqu'a qu'il titube, puis tombe de fatigue à ses pieds. Jusqu'a qu'il rampe et qu'il s'accroche de toute ses forces à lui, lui servant d'enclume ou bien de bouée de sauvetage dans un vaste océan. Peu importe, l'albinos pouvait endosser ces deux rôles à la perfection, tant qu'il restait important aux yeux de Kerry. Cherokee avait déjà frappé un grand coup tout à l'heure, alors il était surement plus facile de continuer la mascarade au point où Kerry atteindrait la rupture. Laquelle; Ça, il n'en avait cure. De toute façon, l'albinos serait là pour y assister, le réceptionnant si besoin est. Pour le reste, il laissait l'affaire à son acolyte... Il désirait être surprit, donc sa préférence s'installait en tant que spectateur. L'étudiant n'ira pas le décevoir, de toute façon.

Il ne s'échappa pas d'entre ses griffes glacées. Il lui laissait même l'aise de s'installer un peu plus encore contre lui, sans venir lui mettre une quelconque limite. Le fier rapace continuait donc alors à chahuter avec sa proie en fin de vie, la jetant en l'air pour venir la rattraper entre ses serres recourbées. Ce premier contact corporel était arrivé à point nommé ; Bien que purement superficiel au début, Cherokee y voyait une grande opportunité dans un futur proche. De quoi s'instaurer un peu plus à ses côtés, s'il le pouvait. Des sillons humides s'étaient ensuite frayés des chemins sur ses joues, creusant ses pommettes anciennement rougies par la gêne. Kerry exprimant enfin le paroxysme de son mal être par de fines gouttelette salés, comme s'il avait attendu son approbation pour faire couler son embarras. Le visage rapproché, son front dansant contre le sien au point qu'ils ne formaient maintenant plus qu'un, la petite menotte de l'étudiant s'étendait au point où il venait toucher la nuque de Cherokee, se tenant bien plus vigoureusement à lui. Ses doigts bien réchauffés par le contact de son visage, il se doutait que la froideur de ses articulations devaient être une gêne pour son jeune interlocuteur... Cas fort différent du protagoniste qui avait l'air au contraire  de se repaître de sa chaleur corporelle, ressentant de petits frissons d'aise qui s'étalaient jusqu'au bout de ses doigts. C'est ainsi que sans honte aucune, il se demanda si sa peau était aussi chaude ailleurs. Cherokee était comme ça ; Ses pensées aléatoire s'effilaient toujours dans les moments les moins propices. Il était près, mais pas assez à la fois.

Si peu propice, oui. C'est en sentant son souffle contre le sien qu'il avait restreint ses machinations plus hasardeuses, voulant se concentrer sur le pauvre martyrisé. Il touchait presque au but. Il la sentait, la rupture. Elle arrivait tel un fauve trop longtemps gardé en cage, sortant comme un beau diable pour déchiqueter tout sur son passage. Kerry souffrait des dégâts collatéraux, était affligé d'un maux qu'il ne comprenait certainement pas, le dos voûté par la peine. Mais alors que les choses avançaient, le jeune adulte se séparaient lentement de la peur qui lui collait à la peau pour manifester quelque chose de nouveau. Différence minime, il fallait pourtant assez peu pour Cherokee pour comprendre qu'il y avait eut un changement, entre là et avant où il ne s'approchait pas de lui. Il cherchait pertinemment son regard, sa présence, n'importe quoi. Un rien. L'albinos se plia donc un peu plus vers le basané, courbant l'échine, plus attentif à son affolement. Il l'interrogea du regard, se souciant tout d'abord assez peu encore une fois, de la question posée. Il lui prête juste toute son attention, rien que pour une fois.

Sa main remonta alors lentement sur sa joue, faufilant ses doigts dans les mèches brunes qui recouvraient sa tempe. S'y prenant avec tendresse, il voulu flatter un moment sa tignasse, cherchant à remonter de plus en plus sa menotte un peu trop malicieuse, massant avec légèreté son crâne. Ses mots coupent à vif, mais pour autant, Cherokee était extrêmement doux quand il s'agissait des cajoleries. Il avait arrêté son air sévère, jugeant aussi qu'il était bon de laisser le garçon respirer. Il y avait un fait qu'il avait oublié sur le moment ; Kerry était encore jeune. Ses tortures psychiques les plus extrêmes, il les réservaient aux 'élus' enfermés dans le camp secret des terriens, non pas à ce petit animal chétif qui tenait à peine debout quand il était dans les environs. Le briser entièrement serait aussi une belle et grossière erreur de sa part. Ses pupilles s'adoucissant tout aussitôt, il restait là, à la fois de marbre mais bien présent, continuant longuement à le dévisager. Un 's'il te plait' lui avait suffit pour réguler son traitement houleux, tout en le ne faisait pas regretter pour autant ses précédentes paroles. Cherokee regrette rarement ; Il a déjà son passé pour remplir cette tâche.

« Que tu es beau avec ce visage désemparé, Kerry. »

Contemplatif, encore. Il avait été sincère, bien que son compliment soit encore une fois à double tranchant. Ses yeux détourait sans aucune gêne l'ensemble de son visage, traçant aussi la rivière qui s'était formée aux coins de ses yeux. La main qui n'était pas enfouie dans ses cheveux s'échappa à son tour de sa joue brûlante, enroulant son bras autours de sa taille pour se déposer cette fois-ci dans le creux de son dos. Avec lenteur, veillant à ne pas le brusquer dans ses gestes, l'albinos se déplaça assez pour venir caler le plus jeune tout contre lui, appuyant sur l'arrière de sa tête afin qu'il puisse enfouir son visage contre son épaule. Cette fois-ci, il le pressentait bien plus fébrile et petit que jamais, ainsi logé contre lui. De quoi lui donner envie de l'ensevelir encore plus sous sa présence, quitte à le casser en deux.

« Mais... Tu pourrais être bien plus... Bien plus que ça... » Fit-il en chuchotant ses mots , ses lèvres s'approchant de son oreille pour continuer. «  Tu pourrais être plus qu'un simple 'rien'. » Il voulait lui soumettre une idée en arrière plan, comme toujours, mais cette fois-ci il s'y prenait plus progressivement. « Cette flamme... C'est ce que je n'ai pas et ce que je n'aurais jamais. C'est ce que tu possède, ce que je recherche depuis des années. C'est ce qui me rend si froid, Kerry. »

Il inhale longtemps son odeur, ses paupières se fermant. Douce odeur, trop tentatrice pour être réelle. Kerry portait en lui la définition d'agréable, avec cette chaleur et ces vives effluves. Cherokee aurait été capable de se perdre dedans, juste l'espace d'un moment, juste pendant le temps d'une absence. Et puis, il ne le serre pas si fort, même si il le veut. Il n'a pas vraiment peur du rejet non plus, puisqu'il le sent un peu plus sous son ascendance... Les choses sont donc un peu moins risquées désormais. Mais tout était encore possible, qui sait.

« Kerry... » C'est à son tour de susurrer son prénom, avec un ton flottant. Il ne peut pas trop s'empêcher ; Sa main se met à lui caresser son dos, distraitement. « Je prendrais soin de toi. Si seulement tu te donnes à moi. Si seulement tu n'appartiens qu'a moi et à moi seul et pas autrement. Tu comprends ?  »

Pactiser avec lui était une mauvaise idée. Si terrible qu'elle revenait à serrer la main sur un fer brûlant avec toute la volonté du monde, avant d'en ressortir marqué à vie.


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Où est-il passé, le respect que tu avais de toi-même ? Où est-elle passait, cette motivation à paraître rayonnant ? Tu ne ressembles plus à cela, rien de tout cela. Tu n'es que le reste d'un ravage, la bêtise d'un couple humain, les fissures d'un bonheur. Il n'est plus vraiment présent, l'ami infatigable qui ne sait pas comment se taire. Elle n'est plus vraiment présente, ta constante parole, celle qui s'étale sur des heures durant; celle qui se permet tant de choses car tu lui autorises. Il n'y a plus que de brefs mots, entrecoupés de respirations saccadées. Ainsi que ce nuage qui t'embrume l'esprit, cette brume qui te rend aveugle. Aveugle de toutes choses par la raison. Car là est le problème – le seul, le vrai. Elle a disparu, ta raison. Elle s'est envolée, s'est brisée. Il n'y a plus que ce reste de chair, ton corps, qui se morfond dans cette société d'être, se morfondant elle-même sur des restes qu'on leur a offert. Tu te sens comme une branche à la dérive. (((à la dérive))) Tu te laisses couler, noyer dans les profondeurs. La tête sous l'eau, à avaler sans rien faire ces effluves, tous ses mots que tu ne renies pas. Et les tiens, Kerry, les tiens ne sont que des cris, appels au secours muets que tout ton corps hurle. (((hurle à en crever))) Mais dès lors, il ne s'agit guère plus de mots, mais bel et bien de gestes et de regards; silencieuses supplications. Et elles résonnent dans tout ton être, retentissent encore et toujours plus fort, jusqu'à ce que ce bruit casse ce qu'il reste de toi. Des miettes, c'est tout ce qu'il lui reste. C'est qu'il a en face de lui, ce qu'il touche et refroidit. Des miettes qui pourraient s'écraser jusqu'à poussière, retour de l'homme à l'origine de toutes choses. Retour de l'homme à la terre.

Qui diable pourrait bien comprendre tout cela ? Pas ces passants qui peut-être vous observent. Pas ces personnes à qui tu ne dis rien, auxquels tu souris sans cesse. Pourquoi leur dirais-tu ? Pour qu'il te juge par pitié, par une quelconque forme de respect ? Ce n'est pas ce que tu cherches. Tu ne sais même pas ce que tu cherches. Pourtant, tu es sûr que ce ne sont pas ces regards fantômes que tu pourrais presque sentir peser sur tes épaules. Celles qui sont lourdes. Celles qui tremblent. Celles avec lesquelles tu supportes tout ton mal, tout ton poison. Celui que tu refuses. Celui que tu renies. Celui avec lequel tu te retrouves en face à face non négociable, incontrôlable. (((indomptable))) Mais eux ne voient pas toutes ces choses. Ils n'entendent pas tes torts ni même ta coupable jalousie. Ils ne font que voir sans creuser, voir sans chercher. Et toi, tu as enfoui tout cela si profondément, qu'encore personne n'y était arrivé. Pourtant. Pourtant, Kerry, quelqu'un gratte la couche de débris qui protège cet acide sentimental. Il n'a pas eu a creusé, oh non, juste briser. À la racine, aux origines; il y est allé. Et tu ne sais pas comment c'est possible, comment ta stupidité et tes peurs ont ainsi avoir raison de cette coquille que tu ne cessais de protéger. Tes mains ont tellement tremblées, ton estomac tant retourné. Tu t'es fissuré toi-même, lui, il a juste agrandi la brèche. Celle qui fait hurler, qui retourne tous les esprits. Tu l'as laissé faire, docile créature fébrile. Cela en est effrayant.

Effrayant, si ce n'est effroyable. Et tes larmes ont dès lors coulées, roulées. Tu eus même peur qu'elles ne gèlent sur ta peau refroidie par la sienne. Par ses doigts que tu ne connaissais pas, dont la douceur est presque aussi marquante que la douleur que laisse parfois son indifférence. Ô Kerry, Kerry – ils pourraient te blanchir les pommettes que tu n'en aurais rien à faire ! Cela te donne l'impression d'être vivant. (((présent))) Ô Kerry, Kerry – c'est si illogique. Il n'y a plus de cohérence avec ta façon entière d'être avec les autres. Ce n'est plus toi, c'est son effet qui se répercute et qui te rend si faible. Et tu n'as pas honte, non, de te montrer de manière unique sous son regard, de frémir au contact de sa main qui frôle ton visage afin de se perdre dans tes cheveux bruns. Et cette douceur, cette douceur Kerry, est presque insoutenable. Dans ses gestes, dans son regard; tu ne l'as jamais vu ainsi autrefois. Et ses mots, ses mots Kerry, que tu ne pensais jamais entendre d'une bouche comme la sienne. Tu ne remarques même pas leur rudesse. Tu ne sais même s'ils te plaisent. Ils sont là, à s'imprégner en toi.

Son autre main part, te délaisse, et la température naturelle est plus insupportable que le sienne. Tu t'en retrouves à geindre sous cette perte, ta joue cherchant presque instinctivement sa peau. Par besoin. Par nécessité. (((par envie))) À la place, c'est un nouveau contact qu'il t'offre. C'est cette main dans ton dos, qui te colle à lui un peu plus. Tu ne ressens peut-être pas le froid de sa paume à cause de l'épaisseur de ton manteau, mais c'est presque par contraste que tu ressens la chaleur de cette action, presque réconfortante. (((oui))) Tu te laisses faire si docilement alors que ton visage se retrouve contre son épaule, que son odeur t'envahit sans que tu ne puisses rien faire. C'est ton parfum qui se mélange au sien. Étrangement … étrangement, tu te retrouves à penser que tu apprécies. (((que tu aimes))) C'est enivrant. Ton corps entier se déteint sous le moment alors que tu sens son souffle frapper contre ton oreille. Ses promesses, Kerry, ses promesses que tu t'envies. Sa respiration si près de toi, qui te provoque, t'interpelle. Tu te retrouves à définitivement franchir la barrière que tu as toi-même posé autour de son cou, afin que ta main plus chaleureuse que sa peau la rencontre, le touche. (((le brûle))) Et ton autre, celle qui était toujours désespérément accrochée à sa veste, ose enfin se déplacer. Elle remonte jusqu'à son épaule et s'y pose si légèrement. Tu ne l'as jamais vu si doux, si tactile. C'est tout sauf désagréable. Le malaise devient confort, les mots des gestes. Tu as presque l'impression de pouvoir enfin mettre un nom sur cette relation. Amicale. C'est ce que tu veux te dire. C'est ce que tu penses. Mais c'est faux. Ce n'est même pas de l'amitié, mais de l'appartenance; si ce n'est une nécessité. Ce n'est pas pur, tout cela, Kerry. C'est malsain. C'est l'instinct. C'est la même chose qui te rend jaloux et amer, que celle qui te fait sentir si bien en cet instant précis.

Puis vient ton nom, d'une façon dont nul autre ne l'a jamais dit. Et ce mouvement qui s'invite dans ton dos et qui te ferait presque souhaiter qu'il soit direct, sans rien d'autres entre vos peaux. (((incompréhensible))) Te voilà qui te perd sous tant d'attentions, toi qui en recherche toujours. Elles sont présentes, là où tu ne t'y attendais pas. Et hélas, tu en raffoles. Tu en vibres même contre lui, doucement, alors que ta respiration retrouve enfin un rythme correct à l'attente de ses promesses. Elles sont si douces, si belles. Et pourtant. Cette demande qu'il te fait, qu'il te susurre, est étrange. Tu en arrives à hésiter. À dire que peut-être oui, tu pourrais. Car le ton qu'il utilise te détend tellement, alors que ses mots devraient te choquer. N'être qu'à lui. Tu as du mal à cerner sa demande, à comprendre son désire, ce qu'il a voulu dire. Tu as peut-être peur d'être blessé, si tu acceptais. Et cette odeur, cette odeur qui est la sienne, que tu veux tienne. Celle qui devrait te paraître immonde et que tu respires sans cesse. (((qui te monte à la tête)))

Tu essaies de t'y arracher, à cette odeur qui est en train de devenir familière. Tu sais, après tout, qu'ainsi enlacé, tu n'arriveras pas à réfléchir. Alors, tu taches de détourner ton visage vers la foule. Inutile. Futile. Elle est toujours là, s'empreignant sur toi. Et tes doigts qui massent sa nuque, instinctivement. Tu ne sais même pas pourquoi tu fais cela. Tu n'as rien su aujourd'hui, Kerry. Tu es comme un animal qui agit par instinct incompréhensible dès qu'on te propose quelque chose que tu apprécies. Tu es un de ces animaux qui, une fois dompté, n'est plus que ce qu'on désire de lui d'être. Et lui. Lui demande quelque chose. Il te réclame. (((te clame))) Et ta gorgée serrée, nouée, laisse échapper un soupir. De désir ? Tu ne sais pas, mais tes mots suivent bientôt. Comment ? La voix si basse, qui se meurt presque. Doutes-tu seulement, lorsque tu lui demandes ? Penses-tu seulement un seul instant savoir dans quoi tu t'engages ? N'appartenir qu'à lui, Kerry, rien qu'à lui. Il n'y a plus vraiment d'illusions sur ce qu'il te demande. C'est la possession. (((comment))) Comment ne peux-tu appartenir qu'à lui ? (((pourquoi))) Pourquoi es-tu prêt à céder face à cet être don tu ne sais quasiment rien ? – Il t'a proposé d'être plus que rien. Et tu y crois si fort, si dur, même si cela semble irréaliste. Aussi irréaliste que ce parfum agréable bien qu'horrible. Mais il y a cette voix, cette conscience en toi qui hurle tes craintes, qui se manifeste. (((j'ai peur))) Pas de Cherokee lui-même, mais de ce qui arrivera après. Si tu acceptes. Si tu refuses. Si ce que tu fais n'est pas à la hauteur. Tu t'en mords les lèvres, peut-être trop brutalement. Et tes mains se remettent à trembler de nombreuses craintes. J'ai peur … que tu t'arraches du cœur. Tu n'arrives pas à faire de belles phrases tel que lui. Tu n'arrives pas à lui décrire tes désirs, tes envies. Tu as juste peur. Peur de merder, peur qu'il se rend compte que tu es vraiment laid. Mais tu n'en veux pas, de ses craintes. Tu les refuses comme tout ce qui te déplaît. – et si tu ne l'as pas refusé, c'est peut-être qu'il te plaît – Ta joue qui frotte sur le vêtement alors que ton visage se tourne de l'autre côté, vers lui. Et tu inspires, inspires si fortement. Tu prends tout ce qu'on t'autorise, tout ce qu'il te permet. La main sur son épaule se serre. Celle sur sa nuque devient caresse. (((rassures-moi))) Finalement, il ne fait quasiment pas de doutes que tu as accepté, docile humain que tu es.

(((s'il te plaît)))
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Le monstre ébouriffe ses poils de charbon, vrombissant d'horribles bruits capable de faire frémir la terre desséchée en dessous de ses pattes. Il a rodé trop longtemps sur terre, lui, éternel nomade portant ses déboires sur le coin d'une épaule, en quête d'un coin d'ombre où se reposer. Le soleil lui brûle la peau, la lumière impardonnable lui crève les yeux. Il n'est qu'une bête de l'ombre abandonnée dans les dédales de l'enfer, jeté par ses confrères à cause de sa différence. « Tu fais peur » « Ne m'approche pas » « Ne me touche pas, tu portes la peste » Ca fait longtemps, trop longtemps. Si longtemps que le vagabond trapu ne sait plus où il s'est perdu, ayant infiniment emprunté ces longs couloirs sans fin dans l'espoir d'y voir une échappatoire. D'y voir la rédemption, de toucher une utopie vertigineuse. Celle d'être apprécié, d'avoir le droit d'aimer comme il avait toujours eut envie d'aimer. Mais non, le monstre ne peut pas... Il en est incapable. Il est une tâche ignoble, de celle qu'on veut éliminer en tapant fort dessus pour tenter de la soumettre par la violence. Parce qu'elle fait peur, parce qu'elle est anormalement différente parmi une populace déjà amplement disparate. Il est si facile de haïr ce qui ne nous ressemble pas, de venir pointer du doigt la singularité d'un sourire sinistre.  Alors le monstre n'a pas le droit de regarder, de toucher, d'apprécier.  Son contact est poison et ses mots sont des lames de rasoir aiguisés par la méchanceté d'autrui. Réflèxe défensif ; La bête est devenue âcre, hurlant de haine face à ceux qui tentait de l'anéantir pour chercher à les repousser. Le monde était devenu son ennemi, alors peu importe s'il amplifiait cette terreur omniprésente autours de lui. Peu importe s'il cherchait à creuser la frontière entre lui et autrui. Personne ne chercherait à le sauver de toute façon.

La terre ou ici, c'était pareil. Les gens ne changeaient pas et la vie n'était malheureusement pas plus belle une fois en haut. Cherokee n'y avait jamais cru, finalement. C'était même le premier à rire lorsqu'il voyait ses compatriote venir sur l'île volante, plein d'espoir et de haine. Les paysages étaient certes plus beaux, les monstres pullulaient moins qu'en bas, mais la séparation était on ne peut plus minime. Les gens déjà, se ressemblaient beaucoup trop, que ce soit dans leur comportement ou dans leur agissement. La preuve ; Ici encore, Cherokee continuait à être traité comme une bête de foire. Si on ne l'approchait pas, on le craignait, ou bien on s'efforçait à le côtoyer pour une quelconque raison. Et là-bas, oui là-bas sur sa terre natale, c'était la même chose. Les gens le traitait en pestiféré ou dans le pire des cas, venaient flirter avec son anormalité pour flatter leur égo. Ils sont là pour un temps, avant de repartir quand ils se retrouvent rassasiés. Et pour sûr, l'albinos a l'habitude de ces aller et venus, ne se formalisant plus vraiment des véritables attentions de ses pairs.

Est-ce que Kerry aurait été pareil ? Serait-il de ceux qui disparaîtront de sa vue une fois l'objectif atteint ? L'avenir le dira assez tôt. Tout était encore trop frais, ils n'étaient encore que des inconnus l'un pour l'autre. Il y avait tout à apprendre, tout à connaître. Le jeune homme avait encore tout un monde à lui faire découvrir, et le protagoniste avait encore des chaines à lui mettre au cou. Entraves injustes, blessures intentionnellement données pour accomplir ses vices les plus terribles. Je veux que tu me haïsse et m'aime également, parce que ce sont peut-être les sentiments les plus forts au monde. Des sentiments passionnés. Ceux qui se ressemblent le plus, ceux où il la ligne de délimitation est si fine qu'elle en est imperceptible. Et si sa peau s’électrisait contre la sienne, si son souffle lui brouillait ses idées, Cherokee sentait quelque chose de plus gronder dans sa chair. Quelque chose d'un peu moins retord,  quand bien même il se tenait toujours fermement suspendu au dessus du gouffre de l'incertitude. S'il te plaît Kerry, aime moi, aime moi comme tu n'as jamais aimé. Mauvaise idée. Il le serra un peu plus fort contre lui pour tuer ces pensées parasites, celles d'un monstre qui recherche depuis trop longtemps de l'affection. Celui qui n'a pas été aimé ne pourra aimer en retour. Ces choses là, ça s’apprend Cherokee. C'est ce qu'il s'est dit, c'est ce qu'on lui a dit. Lui, il est dépourvu d'amour, il subit une famine encore rare parmi nos rangs. Il manque de compassion.

Quoi qu'il en soit, il lui ferait du mal, il le savait. Même s'il ne le veut pas. Il l'enfermerait à ses côtés, pour toujours s'il le faut. Pour l'éternité et plus encore. Pauvre humain trop fragile, quémandé par un humanoïde aux ambitions égoïstes.  

Il était l'horrible créature désirant kidnapper un compagnon pour ne plus jamais être seul.

N'importe qui aurait refusé, Kerry. L'albinos à sa place, l'aurait aussi fait derechef. Qui, ayant eut assez d'aplomb dans la tête, aurait été capable d'accepter un deal aussi pernicieux ? Personne. Enfin, le terrien l'aurait cru jusqu'à aujourd'hui. Mais il lui avait démontré le contraire, le faisant presque sourire. Le plus jeune l'épatait, ou bien se montrait affreusement inconscient. Se jeter dans ses bras, c'était tout comme se jeter dans des courants sombres sans savoir si on aurait la possibilité de remonter à la surface. Car oui, comme il avait envie d’étouffer ses lèvres, de le tenir fort contre, d'enfoncer ses ongles dans son dos pour le marquer, mais aussi pour l'entendre une nouvelle fois gémir de douleur. Il avait envie de tant, mais pouvait encore si peu. D'humeur lunatique, le désir de le cajoler se tenait toujours cependant, le permettant de le réguler une énième fois.

Sentir sa présence contre lui sonnait comme une brève nécessitée. Comme un besoin urgent, qui devenait impératif plus les secondes s'éternisait contre lui. Elle était bien belle l'excuse du réconfort, mais l'albinos y trouvait aussi son plaisir personnel, l'excitation morbide de sentir un corps chaleureux contre son cadavre à peine en vie. Il se fichait bien de la brûlure, puisque le prix était bien plus attrayant. Ressassant sa question, Cherokee était d'y voir les réponses. Elles étaient inexistantes, encore belles et bien floutées. Difficile d'y répondre, parce qu'il n'y avait pas de 'comment'. L'appartenance ne s'explique pas, elle se sent à fleur de peau et d'esprit. Comme des liens invisibles qui l'obligerait à revenir en tout temps vers lui sans qu'il ne le soumette par l'acte ou la parole. Un lien particulier qu'eux seuls pourraient comprendre, d'un regard. Les yeux toujours clos, le terrien colle sa joue contre la tempe de son tendre torturé pendant qu'il frotte son minois contre son épaule, sa main se permettant donc de prendre un terrain de jeu un peu plus large dans son dos, remontant un peu plus vers ses omoplates pour redescendre une nouvelle fois dans le creux de son dos. Il a peur et il comprends. Lui aussi avait déjà ressenti cette boule s'imprégner et se tordre dans son estomac. Mais plus depuis fort longtemps, néanmoins.

« La peur, c'est ce qui rends vivant. » Formula t'il beaucoup trop aisément, décalant sa joue sur le côté à la fin de sa phrase pour le laisser bouger. Il a oublié de préciser que c'était ce qu'il l'avait rendu vivant, lui. Son cas n'était pas une généralité. « C'est ce qui montre encore une fois ton  humanité. Ce n'est pas un tort, que de ressentir de la crainte. »

Discrètement, des petits massages s'établissaient sur sa nuque. Kerry lui rendait ses cajoleries, celles-ci étant bien plus précieuses que celles que l'albinos avait pu lui donner précédemment ( et qu'il continuait à lui donner encore maintenant) . Il était un homme tactile, appréciant malgré tout les caresses qu'on voulait bien lui faire partager au détriment des apparences. Surtout quand elles venaient de peaux bien plus chaudes que la sienne. Bien heureux des délices que lui octroyait son compagnon, il fallait se résoudre quitter à un moment ou à un autre ce cocon, bien que l'envie lui manquait. Une fois les corps séparés, il allait redevenir froid, froid comme les cendres. Il aurait été consumé par son effervescence, pour finir une fois de plus sur le bas côté, rejeté par la marée. Le croupier n'en avait pas envie.

Mais il se fit violence, nonobstant le fait qu'il avait une folle envie d'enfouir son nez contre ses cheveux pour y inspirer une dernière fois son odeur. Trop tard, il avait entamé le mécanisme inverse. Il veilla à le regarder une nouvelle fois, lui et ses yeux marins sûrement un peu bouffis  à cause des larmes. Il était encore bien près, bien trop près, son visage n'étant qu'a quelques centimètres du sien de nouveau. Sa présence l'aspirait.

« Suis moi comme si j'étais ta unique lumière. Prends ma main et ne la lâche plus. Jamais. C'est moi qui conduirait tes pas lorsque la vie te rendra aveugle, lorsqu'elle te fera souffrir de nouveau. C'est ça, m'appartenir. C'est me remettre tout ce qui te fait encore tenir debout sur cette terre. »

Lui faire confiance.  Son visage s'approche un peu plus près, toujours plus près. De nouveau, il sentit son souffle s'amoindrir contre son visage... Ses lèvres. Lèvres qu'il vola aussitôt après, sans précipitation, sans consentement, y apposant les siennes contre. Cette fois là aussi, il aurait pu fondre sous le contraste de température, sous la douceur, sous le picotement des émotions. Et même si ça paraissait un court instant, le temps s'écoulait trop lentement pour que ce soit réel. Transporté ? Probable. Très probable. Une fois l'affront commit, il se décolla comme il était venu, sans se presser, la peau frissonnante, ornant un sourire presque taquin sur le bout des lèvres.

« C'est désagréable ?... »

feat Kerry
   
 

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C'est la fuite de toutes les logiques, celle qui ne se présente qu'en cas de désespoir, quand on relâche ses propres prises, que l'on brise toutes ses attaches, quitte à se faire du mal. C'est la chute, la grande, celle à laquelle les hommes ont pu penser en créant Babylone. Mais il n'est pas question de construction, non. Cette chute là, tu n'y avais jamais penser, pas même une fois. Tu ne t'étais jamais dit que peut-être, oui, peut-être te retrouverais-tu un jour aussi bas que la terre, que tes barrières seraient si faciles à ébranler. Tu t'étais dit que les hommes étaient tous pareils, qu'ils se contentaient de ce qu'on leur donnait, ou qu'il continuait de tirer sur cette même corde qu'on leur avait montré. Fatale erreur. Lui, t'avait pris à revers, avait remonté toute cette pente dans le seul et unique but de te pousser de l'autre côté; celui de cette faiblesse tant reniée. Et toi, bien trop surpris, tu n'avais pas réagi. Tu n'y avais pas été préparé. Pas à cela. Pas ainsi. (((pas par lui))) Le détester aurait été logique, la haine compréhensible. Tu aurais été tout excusé, tout pardonné. Pourtant, pas un seul instant il n'y avait eu cet élan de rage envers ses mots et son visage. Du respect pour ce qu'il est; du malaise face à qui il est. Mais en aucun cas, il n'y avait eu de la rage, de celle qui fait battre le cœur plus vite, qui ébouillante la raison et parfois même, les passions. Que ce soit pour le quoi ou le qui, le genre ou l'homme. Tu t'étais laissé faire, subissant tes propres failles. Mais le résultat n'était pas si désagréable.

Tu as cette impression que parmi ces gestes et cette déraison, se cache plus. Qu'il y a des mots non-dits, des paroles passées à l'oubli. Les tiens, d'abord. Ils sont nombreux, bien que silencieux. Ils sont là, à demander d'être prononcés. (((d'être pensés))) Rien n'y fait. Ils sont bloqués au fond de toi, et peut-être ne veux-tu tout simplement pas te rendre compte de leur teneur. Les siennes, peut-être. Celles que tu aimerais entendre alors qu'il te serre contre lui et que tu en oublis la douleur de tantôt, la rage de te sentir inexistant. Ce n'est clairement pas de la haine. Ce sont des désirs mutilés au silence, qui ne s'expriment que par des gestes et des regards qui se croisent, se cherchent, puis se perdent et se retrouvent sans cesse. Et peut-être que ton esprit rêve que lorsqu'une de ses rencontres se produit, la distance se brise enfin. Un fantasme onirique sans raison d'être, qui se permet de creuser cette idée dans tes gestes inconscients. Il s'agit ici, de la preuve que dans un sens, tu lui appartiens. Tu y avais déjà penser, à tes lèvres contre celles d'un autre. Cela a même déjà eu lieu par le passé. Mais rien d'aussi étouffant, d'aussi pesant. Rien d'aussi nécessaire.

Ce n'est pas assez, sa joue contre ton crâne, sa main qui s'étale. Ce n'est pas assez, d'avoir cette main contre sa nuque et l'autre qui ne perd pas prise. Et même cette odeur ne comble pas les envies dont tu prends conscience. Il a beau te rassurer, se montrer sous ce jour que tu ne lui connaissais pas, ce n'est pas assez. Tu as l'impression qu'il te ment, que ce n'est pas le peur qui rend vivant mais ses envies incontrôlable que l'homme peut subir chaque jour, sans pouvoir les restreindre et n'osant pourtant pas y accéder.

Et tu ne sais pas. Tu ne sais pas pourquoi il s'éloigne. S'il s'est rendu compte qu'il avait tord, qu'il se prépare à te dénigrer, te rejeter. Une fois de plus, ce sont vos regards qui s'attrapent, tes yeux quelque peu rougis par les larmes de plus tôt. Tu ne dis rien. Pas un son ne t'échappe. C'est à peine si tu oses respirer. De peur. De peur qu'il se rende compte à quel point tu es laid. Et tu ne veux pas. Tu ne veux pas qu'il remarque sa terrible erreur que de t'avoir donné accès à ces quelques instants, corps contre cœur. Alors, tu espères qu'il ne recule pas plus. Pas plus loin. Que vos visages ne se séparent encore. Quelques centimètres et c'est déjà trop. Trop pour tes désirs d'être. Pas assez pour ta raison que tu ignores. Aujourd'hui, tu aurais été capable de te donner au diable, bien que ce ne soit pas ce dernier qui se trouve devant toi. C'est Cherokee. Cherokee qui affole tes sens et ton esprit. Tu n'as pas été assez sur la défensive. Tu aurais du t'éloigner, plutôt que de bafouiller. Tu aurais du refuser, plutôt que de tout accepter. Et peut-être devrais-tu être sourd, plutôt que de continuer à l'écouter. Car ses mots peuvent t'empoisonner l'esprit, sonnant comme de si belles promesses. T'abandonner à lui, sans ne rien d'avoir faire d'autres. Exister dans son regard. Lui offrir ta joie, ton bonheur, tes rires, mais aussi tes pleurs et ces infâmes sentiments que tu n'arrives pas à dissocier de toi. Et ce n'est pas grand-chose de plus, te dis-tu. Tu montres déjà certaines de ces choses aux autres, alors pourquoi ne pas lui offrir le reste ?

Les centimètres n'existent plus. Tu étais bien trop impliqué dans ta contemplation pour te rendre compte qu'ils se réduisaient doucement. Elles se sont rencontrées, vos lèvres. Tu as juste fermé les yeux, comme si ce rêve pourrait se détruire d'un moment ou un autre. Comme si cette froideur était réelle. Elle l'est. Pourtant, tu as peur qu'un unique mouvement ne brise le sort. Alors, tu retiens même ton corps de trembler, ou bien ton visage de suivre le sien alors qu'il s'éloigne de nouveau, ne laissant qu'une présence fantomatique sur tes lèvres. Tes yeux s'ouvrent si lentement, dans le même rythme que cette partie de toi qui vient de se faire voler. (((il est magnifique))) Voir ce sourire collé sur son visage te pince le cœur, et des frissons parcours ton échine. Qu'il te glace encore l'esprit si c'est ainsi, car ce n'était guère désagréable. Nouveau. Inconnu. Addictif. Mais désagréable, non. Cette question est la preuve orale que tu n'as pas rêver de cela, que le contact a bel et bien existé. Et si c'était cela, que de lui appartenir, alors oui, tu acceptais. Peut-être regretteras-tu plus tard. Peut-être que tes mains se remettront à trembler, que tes mots se perdront de nouveau à travers des barrières que tu prendras soin de reconstruire. Mais là, à vif, à nu, cela ne te dérange pas. Non … Cela n'avait pas était désagréable. Ta voix traîne dans l'air, peut-être bien trop calme pour être naturelle.

Ton esprit est ailleurs, après tout. Il est dans cette prise sur sa nuque que tu resserres d'un geste doux, dans cette main que tu poses sur ta laine qui pend devant son cou. Et sur tes pieds. Tes talons qui quittent le sol pour porter ton visage contre le sien, pour briser le vide lorsque tu effleures sa bouche de la tienne, pour finalement leur permettre de se rencontrer de manière plus formelle. Et –  et c'est une explication de temps de choses qui se répercute en toi alors que tu soupires contre ses lèvres et que tes yeux se referment. Tu te perds, une fois de plus, contre lui, par des gestes instinctifs. Ton corps se recolle contre le sien, comme si tu comptais ne faire plus qu'un. Ce n'est pas cela, car tu ne te rends même pas compte de tes agissements. Tout ce à quoi tu penses, ce sont ses lèvres qui sont tiennes pour un instant, un moment. (((enfin))) C'est ce nœud dans ton ventre que tu ne saurais contrôler, et tes mouvements remplis de craintes.

Et tu te sépares, sans pour autant t'éloigner. Tu peux presque les sentir contre les tiennes, de si près. Comme pour imprégner à jamais cette rencontre, ta langue passe nerveusement sur tes lèvres, à la limite de toucher les siennes. Et toi, tu ne le regardes pas, trop occupé à ressentir plutôt qu'à voir. Tu n'ouvres même pas les yeux. Elle est là, l'époque où tu deviens aveugle et qu'il te guide. Elle est là alors que tu ne sais pas à quoi t'attendre de la suite, de l'avenir. Tu colles ton nez contre le sien, tel un animal qui le blottirait contre celui d'un de ses confrères. Et un sourire s'arrache de ton visage, suivi d'un rire lourd. Tu es si stupide, Kerry. Si stupide de chercher à te comprendre alors que tout ce qui passe dans ton esprit est ton besoin de savourer de nouveau le contact inconnu de cet homme. Alors, tu te retrouves à t'excuser pour avoir osé rire dans un moment comme celui-ci. Pardon, je … Ta voix est gênée, mais ce n'est pas pour autant que tu ne termines pas ta phrase. Tu colles de nouveau tes lèvres au sienne, de manière peut-être plus vitale. Il pourrait beau te rejeter après cela, tu y auras déjà goûter trois fois. Peut-être que cela sera suffisant pour te faire passer l'envie d'y retourner, mais tu en doutes si fortement.

Tes doigts sur sa nuque remontent à la naissance de ses cheveux et s'y perdent, alors que ton esprit s'excuse encore. Pourquoi as-tu accepté son invitation, Kerry ? Et la réponse aurait pu être si belle si tu avais pu te dire car je t'aime. Mais ce n'est pas le cas, Kerry. C'est pour cette raison que tu n'arrives pas à mettre de mots sur ce qui se passe dans ton esprit, si ce n'est une tempête de choses. Mais peut-être, peut-être aurais-tu juste pu répondre parce que j'en ai envie.
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Un vol assumé, voilà ce qui en résultait. Cherokee continuait à chaparder ce qui ne lui appartenait pas, sans jamais se repentir par la suite. Il avait le sourire sur les lèvres et l'oeil plus vif que d'habitude, détrônant son air perpétuellement fatigué. Il appréciait tellement ces moments, là où il pouvait en général voir ces regards affolés ainsi que ces mimiques crispées. Oh, ce n'était pas la première fois où il s'était montré si aventureux, mais ce n'était pas pour les mêmes raison, ni avec le même ressentiment surplombant son esprit. Cette fois-ci c'était spécial, un moment fugace mais ravissant dans l’entièreté ses sens. Un moment qu'il n'aurait jamais cru possible. Cherokee cherchait donc à le graver dans le marbre pour le reposer ensuite dans un coin où voltigeaient ses souvenirs, bien à l’abri de l'érosion que pouvait causer sa mémoire défaillante. Retenir son odeur, sa chaleur, l'application de ses doigts contre sa peau, l'envergure de ce baiser dérobé. Remémorer l'instant présent se plaquait à lui comme un besoin rapide, comme s'il se préparait à combler son envie d'affection pour les jours les plus sombres . Ensuite, ce qu'il recherchait, c'était l'émotion qui s'inscrirait dans les traits de son charmant visage. Un tout comme un rien, de la surprise comme de la colère. C'est bien ce qu'il lui avait demandé, non ? Si ça avait été désagréable, si le goût de ses lèvres ne lui avait pas été épineux. Cherokee était celui qui avait été l'auteur de ses larmes, un fait important qui ne fallait pas oublier. Qui sait si Kerry verrait son approche comme mal venue, déclenchant une tempête bien plus puissante entre leurs corps enlacés, brisant une fois pour toute ce contact tant espéré. Mais en aucun cas il désirait que son acte puisse être prit comme de la rigolade, malgré l'air indéniablement taquin caché dans son rictus. Ses relations s’enchaînaient, mais il avait tendance à embrasser peu ses partenaires. Ces choses ne l'attiraient pas, au point où c'était plus particulièrement ses compagnons qui s'avançaient vers lui pour faire le premier pas. Néanmoins, pas cette fois. Pardonne moi, il semblerait que je désire bien plus que ton esprit. Cette fois-ci, le chemin sinueux que traçait son inconsciemment le menait ailleurs, dans un monde bien plus agréable, où l'envie de s'emparer de sa peau pour la faire sienne l'obnubilait.

Non, son baiser était vrai. Égoïste, mais vrai dans toute l'idée qu'il apportait. Pendant un instant, aussi court avait-il été, Kerry avait été l'incarnation même de la tentation, une convoitise improbable pour un prédateur en mal d'affection.

L'épée de Damoclès restait perchée au dessus de sa tête, attendant alors l'ordre futur de son jeune compagnon encore logé dans ses bras. Elle était prête à 'l'achever', le punissant de son attitude venimeuse. Pour lui, c'est une évidence ; Son baiser devait être infect. Le contact de ses lèvres n'était pas rude, mais on lui avait souvent sous-entendu qu'elles étaient trop froides pour qu'elles puissent être un minimum agréables lorsqu'elles se mettaient à glisser sur la peau. Et ceci allait bien avec l'altercation de tout à l'heure, il se doutait d'un quelconque plaisir venant de l'étudiant. Et dans tout ça, toutes ces questions inavouées, Kerry le regardait, seul arbitre dans cette situation factice. L'attente ne fut jamais plus longue que maintenant, car dans un certain sens, il était venu son tour de se temporiser jusqu'à qu'il lui lâche un mot, un geste, n'importe quoi pouvant lui faire comprendre ce qui pouvait traverser son esprit en ce moment même. Il s'accrochait tout aussi bien à ses lèvres par l'attrait physique que par ses mots, s'agaçant de se sentir si soudainement dépendant. Et alors que ça lui paraissait des lustres, la répartie du beau jeune homme fut inopinée, sortie tout droit d'un chapeau.

Dans sa réplique sonnait une bénédiction, cet élan fougueux, bien trop honnête pour ne pas être secoué. Cherokee l'aurait été, si seulement il lui restait encore un éclat de tendresse enfoncé dans son être.

Une drôle de chaleur l'attrapa soudainement à la gorge. Son baiser avait fait état de siège sur l'ensemble de son corps, emprisonnant ses muscles pour les paralyser, l'obligeant à lui faire aussitôt baisser un peu plus la tête pour tout d'abord l'intercepter . Et s'il n'avait pas encore eut une once de retenue, Cherokee aurait été capable de déborder sur les limites qu'il s'était imposé. Sans le savoir, Kerry savait quoi faire pour le repousser dans ses propres retranchements. Il ne l'avait pas dégoûté, avec ses simagrées ? Lui et ses mots coupant comme du verre, lui qui voulait s'imposer en toute conscience comme le tyran de ses pensées ? Au contraire, il rendait ce qu'il lui donnait à chaque fois un peu plus, quémandant aussi bien du bâton que des caresses. Mais normalement Kerry, tu aurais dû encore plus me mépriser. Pourquoi ? Quel être aurait eut envie de frôler ces lèvres dénuées de couleur ? Aussi vil qu'il était, l'envie de lui poser la question s'évaporait comme la buée qui sortait d'entre ses lèvres. C'est vrai, il faisait vraiment froid, aujourd'hui. Cherokee avait presque oublié, vu qu'il partageait la chaleur du jeune étudiant.Une nouvelle fois séparés, le sourire du croupier fut réduit à néant, dissimulé sous son masque habituel. C'était dur... Dur de résister en le voyant ainsi se lécher les lèvres aussi près de son visage. Son innocence devait sûrement le blanchir, mais contrairement à lui, le terrien se tordait sous toutes les idées déplacées qui recommençaient à pulvériser le reste de ses bonnes intentions en petits morceaux. Ce n'était de la faute de personne, si ce n'est de l'esprit malveillant du plus âgé que de s'affranchir de sa morale pour y voir plus loin qu'un simple baiser. Ce petit nez collé contre le sien le fait revenir à la réalité, clignotant nerveusement une ou deux fois ses paupières pour se contraindre à analyser la situation. Il n'est pas préparé pour la suite. Une fraction de seconde ; Voici le temps que ça lui prends pour couper volontairement souffle. Un battement de cœur raté ; Voici ce que ça lui coûte quand son rire parvient jusqu'à ses oreilles, quand son sourire illumine ses yeux fatigués d'un éclat trop gratifiant, trop bon pour lui. Tiens? Un battement de cœur  ? Depuis quand ce vieux muscle poussiéreux se manifeste ? Il lui a fallut vingt-cinq années de sa vie pour qu'il puisse enfin faire acte de présence ? Le chaud lui monte aux joues sans qu'il ne rougisse, ses prunelles ne se détachant pas du rictus si naturel, mais pourtant si extraordinaire du basané. Il aurait aimé croire oui, que ce sourire était pour lui. Il est beau, à rire et à exprimer sa joie aussi spontanément. Peut-être même plus beau que lorsqu'il plongé dans le désespoir. Non, non. Il ne doit pas. Cherokee se renferme, le sang picote toujours ses pommettes. Kerry parvient à jeter une ancre dans l'âme du terrien pour y marquer sa présence, toujours éblouit par l'apparition. Et il a réussit à toucher le fond de ses abysses. Lui aussi, à son tour, est parvenu à ouvrir quelque chose.


Un flux de sentiments, aussi bons que néfastes, valsaient dans un rythme effréné. Ça faisait bien longtemps que la passion ne l'avait pas pas prit par la main pour l'emmener avec elle, le temps de faire un tour sur les lacs asséchés de sa perception. Il goûtait et frissonnait à n'en plus pouvoir, s'attachant à croire qu'il avait été invité à un banquet qui lui avait été dédié. Il inspire, puis sourcille un bref moment en le voyant s'excuser. S'excuser pour mieux recommencer, avec une force plus confiante. C'est la fois de trop, la fois où il craquerait lamentablement pour prendre aussi action dans leur échange. La chair du poule lui gagne un peu alors qu'une bouffée de chaleur s’emmagasine dans les tréfonds de sa gorge, comme si ses ressentiments cherchaient à s’extérioriser par tout les côtés. Il ne peut pas, mais il n'arrive pas à tarir sa propre impétuosité à l'égard du jeune humain. C'est trop pour lui, tellement trop qu'il en oublie complètement qu'ils sont en public et qu'ils risquent sûrement d'attirer les regards indiscrets. Ça lui importe tellement peu, sur le moment. Il appui juste ses lèvres un peu plus fortement contre les siennes en prolongeant le baiser comme pour lui faire comprendre son besoin réciproque de fusionner, soupirant sans réserve contre son visage, frôlant la grâce du bout des doigts, cherchant même mieux à l'atteindre en fermant les yeux. Son cœur pulse à nouveau ; -Il a l'impression de se sentir plus vivant que jamais. L'une de ses mains revient donc sur sa joue, l'autre ne bougeant certainement pas de son dos puisqu'il appose une pression contre ce dernier, ferme et envieux. Dommage qu'il ne puisse pas sentir un peu plus en profondeur son corps, trop dissimulé sous ses vêtements à son goût.

Sa langue passe quand à elle furtivement sur ses lèvres, voulant un contact un peu plus intime, mais ne forçant rien. Justement, c'était peut-être encore un peu trop intime pour le moment. Par conséquent il n'insista pas, même si le crescendo de son ardeur lui chuchotait d'autres plans. La main disposée sur son dos se déplace alors sur l'une des hanches de Kerry, venant l'agripper sous la l'empressement, reculant à peine son visage pour faire une brève séparation. Cherokee respirait un tout petit peu plus bruyamment, les lèvres entrouvertes mais les yeux toujours fermés. Il profitait. Son engouement redevenant rapidement contrôlée, il frotta ses lippes avec les siennes dans un geste se voulant affectueux, faisait des petits gestes de gauche à droite avec son visage pour se faire. « Hm... » Le muscle battant dans sa poitrine s'était apaisé, à son tour. La tempête se calmait pour laisser place à ce qui restait encore debout, c'est à dire Kerry et lui. Il n'y avait qu'eux dans l'esprit cassé de l'albinos, tant et si bien qu'il s'était permit de lui redonner un autre baiser, plus lent mais très doux, veillant à retirer ensuite son visage du sien pour le laisser respirer. Tout deux en avaient certainement besoin.

Il serait comblé... Pour un court moment. C'était le genre de chose qui aurait pu tourner à l'obsession, s'il y pensait bien. Il avait un peu trop aimé ce qui venait de se passer entre eux, partiellement léché par des flammes si douces qu'elles en devenaient agréables à la brûlure. Le regard plus vivant, sa main décrocha difficilement de sa taille pour venir attraper l'une des menottes de son tendre compagnon aux yeux profondément céruléens, l'apportant à sa bouche pour y embrasser ses phalanges, peut-être refroidis par le froid hivernal. Ceci fait, il traça alors une route jusqu'à l'intérieur de sa paume en ne décollant pas ses lèvres pour répéter son geste, descendant encore un peu plus bas pour arriver contre le creux de son poignet. D'ici, il arrêta pour lui lancer un petit regard en biais plus prenant, le baiser s'ancrant toujours dans son épiderme. Non pas de ceux qui lui avait déjà lancé, non, un regard plus... Envieux, désireux de bien plus.

feat Kerry
   
 

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Ce n'était pas logique que ton cœur gonfle d'une satisfaction jamais ressentie auparavant. Ce n'était pas normal. Ce n'était pas censé marcher ainsi, entre vous. Ce n'était même pas censé marcher, tout simplement. C'était bien trop étrange pour pouvoir apporter quoi que ce soit entre vous, ou ne serait-ce que pour toi. Et pourtant. Ce dérapage incontrôlé était tellement apprécié. Tu ne regrettais pas la première fois que ses lèvres se sont posées sur les tiennes, imperturbables face au temps. Tu ne pouvais même pas renier le fait qu'elles semblaient si harmonieuses, bien que contrastées. Et ce que tu pouvais encore moins dénigré, c'est que cet arrière goût d'interdit était ô combien désirable; et tu en redemandes, encore, encore et encore. Jamais tel contact ne t'avait fait autant d'effet. Jamais tu n'avais autant aimé. L'ironie de la vie, c'est que ce soit avec lui. Tu aurais pu passer à côté de cela sans jamais savoir ce que tu aurais louper. Tu aurais pu ne jamais lui adresser la parole, si ce n'est le recroisé. Tu aurais pu ne pas venir, aujourd'hui, et ne pas craquer ainsi. Et pourtant, tout cela s'est produit et tu ne regrettes rien. Après tout, ce touché si intime a presque de quoi envoyer tous les autres en enfer. Cela n'avait pas été un échange comme ceux que l'on connaît plus jeune, mais bel et bien quelque chose qui transcende toute connaissances et tout souvenirs. C'était inexplicable, envoûtant, mais désiré. (((partagé))) Tu pourrais fermer les yeux et y repenser encore, à la première de cette rencontre. Et si tu laissais tes paupières closes assez longtemps, alors peut-être que viendrait le second, puis le troisième, sans oublier ce qui viennent. Car trois n'avaient guère étaient suffisants. Trois ce n'était pas assez. C'est à se demander si ce désir est insatiable, s'il peut être comblé. C'est une chose dont tu oses douter.

Si un jour on t'avait annoncé cette situation, tu aurais ris. Tu aurais trouvé cela improbable, si ce n'est impossible. Tu n'étais jamais imaginé ta vie future, bien trop occupé à vivre au jour le jour. Alors, à l'époque cela aurait pu te paraître étrange. Encore aujourd'hui, en cet instant précis, tu n'arrives pas à mettre de réels mots. L'instant présent semble ne pas te décevoir, t'apportant ce sentiment que peu importe le nombre de fois où vos visages se rencontreront, ce ne sera pas suffisant. (((jamais))) C'est un bien étrange sortilège qu'il t'a lancé là, avec ses lèvres, et il est bien trop tôt pour regretter d'avoir goûter à ce poison de l'être. Celui qui s’immisce dans l'esprit et qui réclame à tout prix. Celui qui chasse toutes les pensées cohérentes et ne laisse que l'impulsif instinct. Et toi, tu es celui qui en redemande. Tu es celui qui déposa passionnément tes babines sur les siennes lors de ce troisième contact entre elles. C'est toi qui lui vole ce soupir que tu espères de bien être, d'aisance. Et c'est lui, lui qui colle un peu plus vos êtres par lèvres, qui te fait frémir et qui t'arrache un gémissement de satisfaction, qui éclate dans ta gorge pour mieux s'éparpiller à même sa peau durant votre rencontre. Et tu es ravi. Ravi lorsque sa main revient se pauser sur ta joue, là où tu espères qu'elle soit toujours. Pourtant, tu ne colles pas ta peau contre sa paume, bien trop occupé à profiter des moindres des détails de ce fruit interdit. Et sa langue frôle l'entrée et, seigneur, tu te retrouves à frémir contre lui. Tu es même prêt à écarter tes lèvres, mais elle disparaît bien trop vite, tel un rêve.

Les mouvements de ses mains sont pour toi pareils à des délices, mais ce dernier te donne une impression de pas assez. En soit, elle est parfaite, cette main venue s'accrocher à ta hanche, mais elle a apporté avec elle cette séparation bien trop brutale à ton goût. Et cette proximité toujours constante te nargue. Te rends-tu compte que ta respiration n'est plus que désordre ? Il n'y a plus de rythme constant et elle est bien lourde. (((lourde de sens))) Et lorsqu'il hume contre tes lèvres, lorsqu'il frotte les siennes contre les tiennes dans un geste de tendresse; c'est un réel soulagement. Un de ceux qui t'allège le cœur et l'esprit, qui enlève les doutes. C'est si agréable, d'une nature presque comparable aux gestes de tantôt. Tu te demandes comment tout cela est possible. Comment peux-tu prendre goût aussi rapidement à ses gestes que tu considères presque comme de l'affection ? Tu ne sais pas, mais tu en crèves. Tu te perds dans ce quatrième baiser d'une lenteur qui te fait violence, d'une douceur incroyable, et d'une durée bien trop brève. (((reviens-moi))) Tu serais prêt à supplier pour un autre, si ta respiration te le permettait. Tu serais prêt à supplier pour quelque chose dont tu ne connais pas le sens. Toutes ces personnes autour de vous pourraient vous juger que tu n'en aurais que faire pour un autre, pour retrouver cette sensation de multiples picotements qui traversent ton corps. Pour retrouver la froideur la plus agréable du monde. Et lorsque tu rouvres les yeux de manière exaltée, peut-être que ton regard hurle une chose; reviens-moi.

Que ce soit ces lèvres déjà bien trop absentes, ou bien cette main qui quitte ta hanche afin de récupérer cette main perdue entre vous. Et – Merde. Ton cœur rate un battement, si ce n'est deux, alors que tes yeux s'écarquillent et que le rouge monte à tes joues. (((merde))) Sa bouche sur ta peau semble te marquer au fer rouge, et bien plus qu'une sensation de froideur contre tes doigts désormais gelés, c'est un contraste entre ses lèvres fraîches et la chaleur qu'elles te prodiguent et qui se diffusent dans tout ton être. Ta main sur sa nuque se crispe, incontrôlable, marquant probablement sa peau de la présence de tes ongles. Tu n'y peux rien. Tu te retiens de gesticuler contre son corps, de cacher ton visage au creux de son épaule, de laisser échapper de ta gorge des sons qui pourraient être considérés comme indécent. Alors, à la place, tu restes à le fixer de tes yeux surpris, le visage cramoisi. Il marque un habile chemin sur ta peau, s'infiltre dans tes veines, et tes jambes commencent à trembler légèrement. Personne ne t'avait prévenu. Personne ne t'avait dit qu'il y aurait un jour, dans ta vie, la présence d'une telle intensité, comparable à un big bang émotionnel. Il s'agit d'une bien agréable surprise. Peut-être trop agréable. Lorsque ses yeux accrochent les tiens sans mal, tu as l'impression que tes jambes ne vont pas tarder à lâcher sous ton poids. Il doit trouver face à lui, un visage brûlé par sa propre chaleur, les yeux remplis d'une multitude de choses que l'on ne peut citer, que tu ne peux comprendre.

Ta respiration se coupe une nouvelle fois alors que ta main tremble sous ses baisers. Tu tentes de respirer, inspirant profondément sans oser briser le contact visuel où tu te perds, perds sans cesse. (((noyé))) Je … Les mots se bloquent dans ta poitrine. Tu quoi, Kerry ? Tu as beau réfléchir, tu ne sais pas ce que tu allais dire. Tu te laisses porter par cette ambiance si fortuite aux aveux, mais aussi aux marques de tendresse. Et tu en raffoles. Tu raffoles de tout contact avec autrui, de toutes paroles avec les autres. Mais là. Là, c'est encore autre chose. Il s'agit de ton esprit mis à mal par cet homme et par le froid qui te gèle. Tu sens ta gorge glacée et pourtant, ce n'est pas ce qui semble te déranger, pas plus que tes mains frigorifiées. Y a t-il au moins quelque chose qui te pose problème ? (((non))) Pendant un cours instant, il y a un mot qui retentit dans ton esprit. Tu n'oses y penser, ni même le murmurer. Ce simple terme est effrayant, mais peut-être, peut-être qu'il est vrai. Parfait. Comme ses lèvres sur les tiennes, son souffle contre ta peau, les frissons qui te parcourent et cette délicatesse inhumaine. J'aime ta douceur. Et son odeur. Cette vérité s'arrache à toi sans difficulté, sans même t'avoir demandé. Elle fut prononcée sur un ton d'aveu, si bas afin que lui seul puisse l'entendre, et qu'elle échappe à ses oreilles indiscrètes qui se promènent autour de vous. Car vous n'êtes pas seuls, là-dehors, bien que votre cocon puisse vous le faire croire. Il ne vous protège pas des regards, ni même du froid. Ce froid qui te mord le corps, qui s'enroule autour de ta gorge dénudée et qui te gêne un tantinet. Ce n'est pas le froid lui-même, qui te dérange, mais sa provenance. Instinctivement, tu aimerais que tout ce qui te glace soit de lui et de lui seul. Que ce soit lui qui te morde la chair plutôt que le vent. Qu'il te marque, te clame et que tu arbores les signes de d'appartenance; car cette idée malsaine n'est pas déplaisante. Si le monde savait que tu lui as appartenu ne serait-ce qu'un instant, tu n'y verrais là aucun problème, si ce n'est une fierté incontrôlée, maladive. À lui. (((à lui seul))) Et cela doit se lire dans ton regard, dans ta respiration qui ne se retrouve pas dans ce labyrinthe, dans cette façon que ton corps a de se coller au sien, se retenant de glisser au sol face aux émotions bouleversantes. Et le corps entier à l’affût, tes dents s'enfoncent de nouveau dans tes lèvres, le cœur qui ne cesse de ralentir d'anticipation.
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Il pouvait presque sentir sa pulsation sanguine contre ses lèvres. Sentir l'écoulement de cette petite vie entre ses doigts figés sur sa main, emprisonné sous la délicatesse de sa poigne. Elle était rapide, un peu trop forte pour annoncer un poul régulier. Kerry devait vivre une toute autre sorte d'excitation, beaucoup moins liée à la peur qui lui avait rongé vilainement ses émotions. Non, Cherokee pouvait le voir dans ses yeux ; Le jeune homme cédait à une gêne différente, coincée entre les tempêtes de neige que préparait le terrien, visant à l'aveugler dans un sentiment de confort pour mieux l'étriquer. Tout du moins, c'est ce que se disait l'albinos après coup, cherchant aussi bien à éponger ses précédents déboires avec une maladresse dont il n'avait jamais fait preuve. Il n'assumait pas à quel point il avait été transporté lorsqu'il avait calqué ses lèvres contre les siennes, présumant ses actions comme étant une simple réponse stratégique dans le développement de leur future relation. Mais il se mentait. Comme il se mentait sur beaucoup de chose en général. C'était par simple plaisir qu'il lui avait répondu avec autant de vigueur, s'il avait frissonné de haut en  bas en entendant son soupire s’égarer contre son visage. Il se mentait, en niant la possible compatibilité physique qui régnait entre eux depuis qu'ils s'était frôlés, enlacés dans une étreinte bien trop puissante pour qu'elles puissent seulement aboutir à un 'j'avais tout anticipé.' Alors non, Cherokee n'avait rien prévu à l'avance, loin de là. Il s'était juste un peu plus embourbé dans une attraction qui le dépassait un peu plus à chaque coup d'oeil. On l'avait poussé... Kerry l'avait poussé tout en bas d'une colline en pente douce. Cependant, à force de renier sa confusion sous-jacente à sa fierté, il se retrouvait de plus en plus loin du sommet, s'agglutinant à des sentiments trop pompeux pour lui. Des sentiments qui ne lui ressemblaient pas. Car il en était certain ; Ce n'avait pas été lui. Le roi des mensonges était devenu un sot qui au lieu de tromper son peuple, tentait désespérément de s’illusionner tout seul.

Sa main le laissa alors s'échapper, le retour lui faisant l'effet d'une belle claque. Il s'était encore perdu à le regarder, entre son visage trop teinté et ses mirettes reflétant tout un tas d'émotion dont il se croyait lui-même dépossédé. C'est peut-être toi qui déteint toutes mes émotions depuis le début. J'en ai trop peu, et toi tu en déborde. Il est l'étendu d'un lac faisant miroiter les différentes saisons qui passent, faisant batifoler la tiédeur du printemps avec la canicule de l'été. Si ses yeux n'exprimait qu'une teinte basique, ils paraissaient comme étant des perles multicolores pour Cherokee, même si elles étaient intouchables, cependant. Au travers de ces derniers, il voulait voir un ciel festif où les étoiles filantes s'y faisaient la course, laissant derrière elles de gros traits de craie. Et à force, l'ignoble menteur aurait pu se trouver à sourire inconsciemment devant ce tableau trop mirifique, partageant encore un peu la chaleur de sa paume tout près de sa joue. Il avait presque envie de lui formuler un remerciement laconique pour lui avoir fait voir cette peinture extraordinaire, mais il savait que Kerry ne comprendrait pas et n'aurait sans doute jamais comprit pourquoi.  Le jeune homme au teint blafard non plus ne comprenait plus ses débordement contemplatifs, ni même ses fabulations lorsqu'il détaillait la courbe que faisait son cou. Cette peau où il voulait enfoncer ses crocs pour sceller son territoire. Il ne se doutait même pas que plus tard, il s'en mordrait les doigts, ironiquement.

Le contact se rompait et l'inconscient de Cherokee criait au scandale. Une déchirure s'imprégna en lui, bien pire que toutes les questions posées pour remettre en ordre sa conduite auprès du brun au visage si mignonnet. Quelque chose était de crever sa carapace d'acier à grand coups d'épée, et il arrivait à le ressentir, sa respiration s'effilochant lorsqu'il recula d'un pas du corps de son compagnon. Ces coups cognaient ardemment contre sa carapace, infatigables attaques venant lui faire front dans les limbes de son existence. Ça faisait mal sans être douloureux. La pire des douleurs. Il croyait juste pendant quelques secondes qu'on venait de lui prendre une petite boule de chaleur, la seule qui lui restait, la seule qu'il avait aimé. L'albinos redevenait froid, mort, un cadavre ambulant qui tenait d'une manière gauche sur ses talons tout en espérant avancer à travers une vie maussade. Il se privait tout seul d'un grand bien pour se faire un grand mal, pour ne pas devenir addict à une autre drogue que la nicotine, cette drogue qui lui réduisait autant ses poumons que sa vie en cendres. C'était peut-être sa manière de se flageller pour cette douceur qui avait été anormalement trop longue. Il se punissait, et punissait probablement Kerry qui avait eut l'air d'apprécier le refuge que lui avait procuré ses bras autours de sa taille. Cette pensée rempluma vivement son égo, apaisant un peu la cassure qu'il venait de faire naître entre eux. Ça y est, cette fois-ci, un pas l'éloignait de sa chère et tendre proie. Ils ne formait plus un, mais deux entités différentes. Cette idée lui déplaisait au plus haut point. J'ai juste envie de te tenir une dernière fois contre moi.

Ses mains, il était presque à les remettre dans ses poches. Sa remarque l'avait fait rire intérieurement, d'un rire railleur. Pas contre le garçon, mais contre lui-même. L'effet de dualité qui résidait en lui se disputait encore, l'un se moquant ouvertement du comportement de l'autre. Regarde Cherokee, il te trouve doux. Doux. Tu ne trouve pas ça amusant ? Que dis-je, troublant ? Un dérangé comme toi, ce n'est pas souvent associé à la notion de tendresse. C'est pourtant bien ce que tu avais fait en venant le rassurer avec tes mots à double sens, à venir stimuler le contact entre vous. Tu as été doux. Et pire, il a aimé ça. C'est peu courant, d'accepter l'amour d'un monstre, de venir jusqu'à l'apprécier. Ça y est, ses idées lui donne encore de la fièvre. Mais au fond, c'était aussi une bonne chose qu'il puisse apprécier ses gestes... C'était comme s'il venait de lui donner une autorisation à recommencer plus tard. Rien que pour ça, il décrispa un peu son visage pour paraître toujours aussi alerte, haussant un bref moment les épaules avant de venir placer l'une de ses mains contre son propres front, esquissant un sourire légèrement filou tout en lui accordant un petit clin d'oeil.

« Il faut bien que je donne de la tendresse à mon chiot. Je ne veux pas qu'il se sente délaissé.»

Encore ce surnom. Cherokee n'avait pourtant toujours pas vraiment envie de casser l'atmosphère, mais s'il s'embarquait plus loin, qui sait s'il arriverait encore à se tenir aux parois de la falaise pour ne pas tomber. Déjà qu'il était tombé de haut, la géhenne qui d'habitude se faisait discrète jouait implicitement avec ses nerfs. Sa carrure se voûtant, reprenant sa place de solitaire, le blanc s'autorisa alors une autre familiarité avec le plus jeune, s'empressant de venir tendre sa main pour toucher le bas de sa lèvre avec son index, la tête penchée vers le côté. Le voir se mordre ainsi les lèvres lui donnait envie de l'embrasser encore et encore. Tant qu'il voulait l'empêcher de parler, de respirer, pour enfin avaler le surplus d'affection qu'il pouvait lui donner.

« Ne les abîme pas, sinon je vais me fâcher. »

Ceci étant dit sur le ton de plaisanterie, le croupier baissa alors sa menotte pour venir la cacher dans la poche de sa veste, comme avant. Seule l'odeur de Kerry restait encore sur l'écharpe qui était toujours autours de son cou. Il avait dans l'idée de lui la voler à la fin du rendez-vous, sans qu'il n'ai l'occasion d'avoir son mot à dire.  Puis enfin... Cherokee décolla furtivement son regard de la présence obnubilante du basané, se faisait une énième fois violence, jusqu'à serrer un peu des poings dans le creux de ses poches. Ça suffit, il fallait qu'il garde ses pulsions animales pour lui, à vouloir lui sauter dessus. Ne sachant pas combien de temps il s'était écoulé depuis, il jeta un œil avisé vers le ciel juste au cas ou, réprimant un déglutis qui se voulait bruyant au premier abord. Quoi dire, quoi faire ? Est-ce que seulement Kerry arriverait à passer un moment en sa compagnie ? C'était à se demander s'il ne fallait pas abréger cette rencontre pour le bien de tous. Oui de tous, même pour lui. Même s'il ne le voulait pas. Même s'il voulait encore s’enivrer de sa présence.

« Kerry... Tu veux qu'on en arrête là pour aujourd'hui ? Je peux te libérer si c'est trop pour toi. Sinon … »

Le voilà encore, avec ses fausses bonnes intentions. Fausses ? Peut-être pas tant que ça, au final. Ils pouvaient toujours passer un moment ensemble, mais il avait bien peur de ne plus vraiment savoir se comporter avec lui tout à côté. De ne pas vouloir l'embrasser de nouveau, par exemple. La phrase en suspend, il avait juste dégagé l'une de ses mains pour la tendre vers lui, son sourire carnassier reprenant place sur son visage affable. La paume offerte, il réclamait potentiellement la sienne.

« Tu peux toujours venir avec moi, comme prévu. »

feat Kerry
   
 

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YOU'RE WELCOME
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Jamais tu n'avais connu quoi que ce soit de semblable. Il s'agit d'un fait que tu ne peux pas nier. Tu n'avais jamais imaginé à quel point ses lèvres pourraient être délicieuses contre les tiennes; à quel point ton esprit réclamerait d'autres attentions; à quel point il pourrait dévoiler cette facette de lui que tu ne connaissais pas. (((cherokee))) Tu n'avais jamais imaginé à quel point tu pourrais regretter cela. Ses gestes par manque, les tiens par incohérence. Tu n'avais pas cru cela possible. Avait un autre, peut-être, mais pas contre lui. Il n'était plus question de politesse rendue, ou qu'importe. Il avait été question, l'espace d'une durée indéterminée, de se perdre sans penser, de se laisser aller. Même une bête aurait peut-être plus réfléchis que toi. Toi, tu avais juste agis, à l'instant même, laissant quelque part où tu ne pouvais l'écouter, toute ta logique. Tu avais été dépossédé de nombreuses notions, pour être possédé par lui seul. Ces faits, tu ne les regrettais pas, à l'origine. Tu aurais pu le laisser continuer à jouer avec ton corps de ses lèvres. Tu aurais pu déposer une nuée d'autres embrassades sur sa peau glacée. Il ne s'était rien passé de cela. Il s'était juste éloigné, lâchant toute emprise, te faisant quitter les tiennes.

C'était à en hurler. Si tu n'avais pas été aussi chamboulé, tu aurais pu faire une crise en plein milieu de la foule, sans gêne, juste pour en demander plus. Mais tu es resté silencieux, immobile statut de pierre. Tu ne t'en remets pas, tout simplement. Tu n'arrives pas à te rendre compte qu'il s'agit de la fin de cela. Cela s'est-il seulement passé ? Ne l'as-tu pas rêvé ? Tu n'en as pas la moindre idée et c'est comme si, par une étrangeté, ton esprit s'était définitivement arrêté, ne laissant place qu'aux ressentiments. (((la plaie béante au cœur))) C'est cette douleur qui hurle, qui crie, qui plante ses doigts dans ta chair et qui ne te lâche plus, mais qui t'arrache sans cesse le bien être plus que la peau qui te protège. C'est cette peine incompréhensible, qui revient et toujours au galop, qui ne cesse d'apparaître dans ton ventre, te le nouant, te le tordant si fort que ton corps se demanderait presque l'étrange miracle qui explique que tu sois intact. C'est ce manque. (((le manque))) Celui qui ne cherche plus à se cacher et qui t'étouffe, qui t'étrangle et t'empoisonne. C'est celui que tu ne devrais pas ressentir, qui n'est pas explicable ni même raisonnable. Pourtant, il est là, à se glisser contre ta peau tel un serpent rampant, ligotant sa proie – qu'il dévore, avale des jours durant. Et du reste tu en es amorphe.

Tu aurais aimé que ses mots ne te plantent pas un couteau dans le ventre, ni même dans le dos. Tu aurais aimé que sa réaction soit moins brutale de contraste, qu'elle puisse te laisser entrevoir quelque chose d'autre que le Cherokee que tu avais l'habitude de côtoyer avant ses étranges baisers. Mais tu aurais pu le prévoir, si tu n'avais pas lâcher prise. Tu aurais pu le savoir qu'il ne faisait cela que pour réconforter son chiot qu'il venait de ramasser dans la rue, en devenant le propriétaire. Cela n'avait rien représenté, si ce n'est un tableau grossier d'instinct primaire. Cela n'avait rien voulu dire, si ce n'est qu'il venait de poser son collier autour de ton cou, sans même prévenir, utilisant ses caresses comme tranquillisant. Tu l'as laissé faire. Tu ne t'en offusques même pas. Tu subis tout comme si cela était de ta faute. Tu ne te rends pas compte qu'inconsciemment, cela fait mal, que ton visage est moins vif qu'il y a quelques secondes à peine, que tes joues comme le reste ont été bien refroidis par cette réalisation. Si tu prenais tes jambes à ton cou, tu serais excusé. Pourtant, cela n'arrive pas. Tu es bien trop occupé à retenir tes cris lorsque son doigt rencontre tes lèvres et que cela semble étrangement être devenu le pire contact du monde. Celui qui brûle, qui détruit. Même ses mots te donnent envie de hurler qu'il n'a pas le droit, pas le droit de te dire cela, qu'il est celui qui les abîmera le plus, qui vient de détruire le peu qu'il reste de toi. Qu'il n'a pas le droit d'en rire. Car si tout ceci n'était qu'une infâme moquerie, alors tu la refuses.

Lorsqu'il osa lever les yeux vers le ciel, tu te retrouves à baisser les tiens, serrant les poings. Elle a bel et bien disparu, l'idylle de l'instant. Il ne bat en toi qu'une sorte de rage, provoquée par la réaction de l'albinos. À quoi t'attends-tu, après tout cela ? Qu'espérais-tu ? Rien. Rien du tout. Pourtant ce qu'il t'offre comme réponse à tout cela t'agace. Tu as cette impression qu'on vient de te prendre pour un con. Que l'on s'est moqué de toi. Que ces gestes n'étaient que pour te faire avaler la nouvelle que ça y est, tu étais encore moins qu'un homme, que tu n'es qu'un chiot. Même pas un chien, un vulgaire chiot à qui on doit apprendre des tours et sur lequel on ne peut compter que pour des caresses. Tu en grinces des dents – dire que tu avais osé, durant quelques instants, croire que tu étais important.

Il pouvait bien te proposer de couper court à cette rencontre, oui. Il pouvait bien parler de te libérer, comme il le disait si bien, si c'est trop pour toi. Ah ! Il ne voit pas ton regard, toujours planté sur le sol, alors qu'il t'annonce cela. Il ne peut pas remarquer la lueur de déplaisir qui danse dans tes yeux, qui te consume à petit feu. Qu'il te la tende, sa main, tu ne la prendras pas. Non. C'est amer, disgracieux. C'est ce qui ressort de ton combat interne pour ne pas lui cracher a visage autant de fois qu'il t'embrassa, si ce n'est le nombre de baisers échangés. Y repenser t'écraser le cœur, devenant un fardeau indissociable de l'autre. (((pourquoi))) Lui avoir cédé, s'être promis ainsi à lui. Tu ne peux pas t'empêcher de te répéter sans cesse que tu aurais du voir ce dénouement venir de loin, très loin. De toute façon, c'était bel et bien la seule manière dont cela pouvait finir. Car comme prévu tu t'étais laissé avoir, peut-être à cause de cet âge porté par les hormones. Comme prévu cela ne voulait rien dire.

(((comme prévu)))

C'est peut-être ce qui t'énerve le plus dans sa phrase. Ce sont ces deux mots qui te donnent la nausée. Car tu ne sais, tu ne sais pas si vos échanges personnelles étaient aussi prévus, si cela avait fait parti d'un quelconque plan afin de te pousser dans tes retranchements, d'accentuer le malaise constant dans lequel vous baignez. C'est ce qui te fait prendre conscience de la lourde tension que ton corps retient depuis votre premier contact, de tes jambes qui se remettent à trembler et que finalement, tu sens lâcher. Tu essaies de rendre cela naturel, de ne pas lui montrer que c'est de sa faute si tu te retrouves accroupi, le visage caché entre tes mains. (((mensonge))) Personne ne ferait cela par pur plaisir; pas au milieu de cette foule, ni de ce froid. – Mais bon sang Kerry, il n'en a même reparlé. Il ne s'est même pas expliqué, ni même excusé s'il avait considéré cela comme un acte stupide. Et tu aimerais juste demander pourquoi, pourquoi il t'a fait cela alors que tu n'avais rien demandé. Tu ne le fais pas, ta situation est déjà bien assez pitoyable ainsi. Tu te donnes presque l'impression d'être une adolescente schématisée-type de seize ans après s'être fait larguée par son sixième petit-ami en deux jours. Pourtant, ta réaction, elle est humaine, car nul être n'apprécie qu'on joue avec lui de la sorte.

Tu te retrouves à renifler aussi bien à cause du froid que des picotements qui te parcourent l'intérieur du corps. Peut-être que si tu pleurais une nouvelle fois, tu trouverais la force de te relever et de courir pour t'éloigner de ce mal. Tu t'y refuses, préférant tenter d'utiliser une excuse stupide pour cacher la haine venimeuse de tantôt. Elle ne te ressemble pas, après tout. Alors, c'est la voix cassée et incertaine que tu essaies de prendre la parole. Je crois que … Et cela fait mal de lui parler en devant réfléchir à ce que tu vas prononcer, en t'interdisant les mots qui sortent à l'instinct, pour ne pas lui dire que tu aurais aimé qu'il y en ai encore, que tu le trouves abjectes d'agir ainsi avec toi. Tu ne le fais pas. Tu ne le fais pas car tu te refuses d'accepter ses pensées. Tu tentes alors de continuer ta phrase, de prononcer tes mots de la manière la moins pitoyable qui soit. Je crois que je devrais rentrer … (((t'éloigner))) S'écarter de lui et de ces délicieux souvenirs, surplombés de cette amertume humaine. Pourtant, il n'est pas là le geste que tu devrais avoir – te remettre sur tes pieds et partir sans plus tarder. Tu te retiens de pleurer, toi, Kerry le chouineur, de peur de tout. Tu te retiens et cela te fait mal. Avec les autres, tu aurais pu rire de ces embrassades, comme des amis dans la fougue de leur jeunesse. Pas avec lui. Pas avec l'intensité que tu as ressenti et que tu aimerais dégoûtante. Pas face à quelqu'un qui te fait perdre tes moyens de la pire manière qu'il soit. Oh non, Kerry, pas avec lui.
Avec lui, tu n'arrives même pas à savoir ce que cela signifie.

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Le terrien restait planté devant lui, comme si le monde lui appartenait. De son sourire pouvait s'échapper ces relents d'arrogance longtemps mit de côté, cette vengeance qui défiait le monde entier. L'amour m'a fait souffrir, alors il est dans mon droit de lui faire du mal à mon tour.. C'est avec toute l'ignominie possible qu'il se réjouissait de son affront, ceci lui provoquant alors de petits frissons d'extase. Il se sentait accomplit, bouillonnant, tel un volcan au bord de l'éruption, la bougeotte si près de ses muscle qu'il s'en crispait d'impatience. Cherokee festoyait sur les émotions de ce pauvre humain qui n'avait rien fait, unique victime de ce complot mal formé. Sa réussite ? Celle d'avoir été assez fort pour surpasser les bourrasques que lui offrait son âme, unique présent mémorable qu'elle lui avait donné suite aux multiples échanges avec Kerry, en dehors du souvenir omniprésent du contact de ses lèvres. Il avait tenu bon.

Et ça lui confirmait au passage son côté détestable, ce penchant qu'il chérissait et exploitait depuis des années.

Oh que oui, il était fier de lui. Fier en faisant cultiver ces semences de haine qu'il s'amusait à jeter dans le sens du vent, priant pour que l'une d'elles s'enfonce dans une terre beaucoup trop meuble. S'enfoncer pour mieux empoisonner. Pour mieux tuer. Un sourire s'esquissa encore sur ses lèvres tandis qu'il regardait ailleurs. Son visage était beaucoup trop paisible... Insupportable. Cherokee apparaissait comme décalé de l'instant présent.

Mais... Il était sûrement en ce moment même le plus pitoyable des hommes. Quel être vivant pouvait pousser son mensonge aussi loin dans l'unique but de se protéger ? Un lâche. Il était de ceux qui se cachait derrière une grande forteresse de pierre pour mieux y laisser pourrir son existence. Il avait beau attendre qu'on vienne le chercher pour l'y sortir, le terrien n'arrangeait pas son cas pour le moins du monde en étouffant ses appels à l'aide pour les remplacer par des reproches. Il savait cette haine justifiée, comprenait ce dégoût comme étant une partie intégrante de lui. Comme ce membre en trop qui restait coûte que coûte accroché à lui. Avec l'âge, il a apprit à marcher sous une pluie de cailloux, ne prenant même plus soin de les éviter. Il été avait inutile, fragile, cassé, puis reconstruit de nouveau sur les vestiges de l'incompréhension et du mépris. Car oui, il n'avait jamais compris et il ne comprenait toujours pas comment le monde arrivait à fonctionner avec des lois aussi bancales. Surtout avec cette injustice poignante qui arpentait tout le long de ses veines. Mais encore, il ne comprenait toujours pas pourquoi il était encore debout. Autrefois aussi, il avait encore été trop lâche pour laisser derrière ses frères et sœurs afin de se jeter du haut d'une falaise, sachant que eux, n'auraient certainement pas survécus sans sa protection. Ils étaient comme ces petits poussins tirant sur sa manche, réclamant leur maigre repas, désirant encore un peu de temps pour grandir et atteindre l'indépendance. Ils avaient eut besoin de lui, plus que tout au monde. Si ce n'avait pas été pour eux à l'époque, sans doute n'aurait-il plus été là pour voir cette fichue île de ses propres yeux. C'est pour ça qu'il s'est forcé. Forcé à grandir avec la rage au ventre et l'insolence au bord des lèvres. La colère au fond des yeux. Il n'était plus la victime mais le bourreau, celui qui ferait payer aux autres le prix de sa tristesse trop longtemps silencieuse.

Comment pouvait-il oser faire croire à Kerry que tout ce qui venait de se passer n'était qu'une petite plaisanterie ? Qu'une seule et unique cajolerie trop poussée, destinée à l'adorable chiot qu'il venait de recueillir au coin de la rue ? Ce n'était pas ce qu'il voulait éviter, cette démolition trop abrupte ? Ses yeux se reposèrent sur le brun à la fin de sa prise de parole, l'air indifférent. Son air habituel. Son air le plus cruel. Sa possession ne le regardait plus quand à lui, ce qui lui arracha alors un autre sourire... Amer. Il crut le voir fondre devant lui sous ses mots, céder face à ce retour totalement injuste. Oui Cherokee, tu fais mal. Tes mots transpercent, sont virulent, parfois pire qu'un bon vieux de coup de poing dans l'estomac. Il n'est pas solide comme toi et il n'a pas raison de l'être. C'est à croire que tu as n'as jamais eut mal toi aussi. Que tu n’éprouve pas d'empathie. Que tu as oublié le son de son rire lorsqu'il est venu te rendre ton baiser. Tu nies, mais ton corps lui, ne mentait pas. Rares étaient les choses que tu aimais embrasser, si ce n'est les barres de nicotine que tu t'enfiles à longueur de journée pour raccourcir à chaque fois un peu plus ton existence dérisoire. Kerry lui, avait été l'exception, le premier à faire frémir la mort qui réside dans ta peau depuis un quart de siècle, celui qui te tenait chaudement la main par un sourire,et des idées farfelues.

Pendant l'espace d'un instant, tu voulais vivre. Tu as déjà oublié ?

Il ne pouvait venir comme ça et chambouler toutes ses convictions comme un vulgaire château de carte. Il n'avait aucun droit. Même si c'était lui. Alors la seule solution pour Cherokee avait été de lui faire comprendre quelle était la place qu'il lui avait initialement attribuée ; Celle d'un être qui par présomption, désormais lui appartenait. Ce petit animal égaré dont il désirait s'occuper. Kerry s'était donné à lui, à son grand tort, parce qu'il avait donné son âme à un diable aux fausses bonnes intentions. Le genre à venir l'user pour guérir ses propres plaies en évitant de lui donner quoi que ce soit en retour, si ce n'est de temps en temps un peu de son attention. C'est sur cette route que s'était engagé le terrien, ne concevant même pas un possible retour en arrière. Même pas lorsqu'il pu le voir se mettre en boule au sol. Si chétif, si malléable.

Ce non fut comme un mince rappel à l'ordre, lui prouvant par la même occasion qu'il était encore capable de refuser sa main tendue. Cette résistance l'amusa tout autant qu'elle paraissait la titiller. Il le refusait, lui. Il n'était pas encore tout à fait à sa merci, malgré les apparences qu'il voulait bien lui montrer en se recroquevillant sur lui-même. Cherokee essaya de voir le bon côté des choses pendant les quelques secondes qui se perdait dans le silence, percevant ce refus comme un retournement de situation qui lui servirait d'occupation. Malgré tout, il était tout de même prêt à le laisser s'enfuir dans la foule sans demander son reste, sachant qu'au fond, il reviendrait potentiellement le voir au bout d'un moment. Il le savait, c'était comme une intuition. Son petit Kerry pouvait vagabonder aussi loin qu'il le désirait, mais il retournerait bien rapidement à ses côtés. Il devait lui revenir. Tu peux te cacher autant que tu le souhaites mais tu m'appartiens. Nos liens sont invisibles, mais maintenant rendus incassable.

Kerry voulait rentrer chez lui. Cherokee l'accepta alors, sans s'en retrouver affecté. La journée aurait pu se trouver amusante mais tant pis, il s'y ferait. C'était surement mieux que de l'obliger à le traîner partout en sa compagnie. Le plus jeune arrivait probablement au bout du rouleau, à force de se faire chahuter par de grandes vagues portant à la confusion. Il devait enchaîner les désillusion, le chaud et le froid. Cherokee avait obtenu énormément, beaucoup plus qu'escompté au départ. Même s'il avait possiblement perdu des choses en chemin, en échange. Peut-être même qu'il en aurait voulu encore plus, si il ne s'était pas détaché de lui un peu avant. La main tirant un peu sur l'écharpe si gracieusement prêtée, le croupier eut comme un petit rire énigmatique, s’accroupissant ensuite au sol à son tour pour se retrouver face à lui. Le coude posé sur l'un de ses genoux, le menton posé dans sa paume, il recommença à faire tourner la roue du hasard.

« Tu ne veux pas m'embrasser une dernière fois avant de partir, Kerry ? »

Une ordure. Ne laissant aucune pause cette fois-ci, le jeune homme enchaînait de suite, s'inclinant quelques peu vers l'avant pour réduire un peu la distance. Enfin, il essayait.

« Tu vaux mieux que ça. Mieux que de t'écrouler devant moi. Et même si ce n'est pas le cas... Fais tout comme. Peut-être que c'est en te croyant fort que tu finira par l'être. Et si tu me déteste à présent, utilise cette haine pour te tenir debout. Pour me faire face. »

Si sa main ne lui était plus offerte, Cherokee l'avança néanmoins pour venir la poser sur le haut de sa tête, cherchant à venir caresser un peu ses mèches brunes s'il ne le repoussait pas de prime abord. Il avait encore eut l'image de son sourire, l'ombre d'un moment joyeux trop vite passé. Ses étoiles, son feu, sa chaleur. Ces images viendraient le hanter, lui manquer. Le battement de son cœur avait momentanément ralentit, son visage eut l'air de se crisper. Non, les remords, il ne connaissait pas.

« Tu peux partir. Tu peux m'éviter. Mais tu reviendras... Parce que maintenant, tu es mien. »

Le plus âgé se retire alors solennellement sous ses mots, délogeant sa main de sa tignasse pour essayer de se redresser. C'est seulement à mi-chemin qu'il s'arrête, puis se penche un peu plus encore pour venir déposer un baiser sur le haut de sa tête vivement, se redressant ensuite de nouveau debout dans un mouvement lent et pénible. Ce dernier acte ne s'expliquant pas non plus, il préféra garder un silence étrange, quasiment lourd. C'était désormais tout à son choix, Cherokee ne le retiendrait plus. Pas pour le moment dans tout les cas.


feat Kerry
   
 

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YOU'RE WELCOME
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Tu as toujours été sérieux en relations, Kerry. Tu es celui qui offre de grands sourires, des étreintes chaleureuses, et qui possède toujours cette oreille attentive pour l'autre. Tu n'as jamais trompé une personne avec une autre, ni même pensé à le faire. Avec toi, c'est toujours tranquille, à ne pas chercher plus que ce que l'on t'offre. En effet, peut-être es-tu même le genre de petit-ami lassant qui préfère proposer de regarder, à travers un télescope, les étoiles, plutôt que de tenter une approche physique quelconque, un rapprochement logique. On te l'a reproché, parfois, d'avoir accepté de sortir avec quelqu'un sans ne rien vouloir de plus qu'une bonne amitié. Tu n'as jamais vu les choses sous cet angle. Si tu acceptais, c'est qu'il y avait forcément une forme d'attirance, mais qui restait bien trop floue pour que tu oses faire quoi que ce soit d'autre que dire « oui, j'accepte de sortir avec toi ». C'est peut-être l'effet de l'adolescence qui te rend ainsi indécis. Il n'empêche que s'il y a bel et bien une chose que tu ne fais pas, d'habitude, c'est d'embrasser les gens comme cela. C'est d'embrasser quelqu'un avec qui il n'y aura jamais rien. C'est d'embrasser quelqu'un qui n'a pas l'option baisers dans ta liste d'interactions. Sauf que là, irrévocablement, tu l'as fait. Quatre fois, qui plus est.

Tu as toujours été pacifiste, Kerry. Tu es celui qui essaie d'adoucir les situations, qui prône la parole plutôt que la violence, et qui espère que le monde finira par vivre d'amour et d'eau fraîche. Tu es un bon gars, en soit, avec beaucoup de rêves candides pour l'avenir. C'est à peine si tu pourrais faire du mal à une mouche. Lever la main sur quelqu'un ? Non, ce n'est pas dans tes plans. Tu es littéralement une boule de gentillesse, et la violence c'est très peu partout, même s'il s'agit d'un film ou autre.

Pourtant, il semblerait qu'actuellement l'idée de frapper quelqu'un ne te dérange pas tant que ça. Te faire sortir de tes sentiers battus est vraiment quelque chose. Néanmoins, Cherokee vient bien et bel de faire d'une pierre deux coups. Premièrement, il est devenu l'exception à la règle du « je n'embrasse pas quelqu'un si ce n'est pas dans une relation », ce qui – tu es persuadé – ne recommenceras plus au vue du deuxième point. Car secondement, tu avais rarement autant eu envie de cracher au visage de quelqu'un. Et encore, cracher, ce n'est pas si violent que cela. Peut-être que tu si tu étais plus attentif à tes désirs, tu te rendrais compte que tu rêves de lui enfoncer tes ongles dans ce regard joueur, de percer ces deux trous noirs qui t'aspirent. Ces mêmes yeux que tu fuient désormais, que tu n'oses observer. Alors tu ne le vois pas faire, lorsqu'il s'accroupit près de toi. Tu le sens plus près, mais tu ne sais pas comment. Tu ne relèves même pas le visage alors que ses mots claquent, fouettent l'air. Tu en manques, toi, d'air. Tu arrêtes presque de respirer alors que chacun de ses dires s'encrent en toi, te marquent à jamais, pour toujours.

Et sa main te donne envie de vomir, de cracher ton cœur à son visage, de le repeindre d'humanité. Mais le diable lui-même ne peut être dépeint, alors tu n'en fais rien. Tu restes figé alors que ce contact que tu avais tant apprécié revient, bien plus lourd de sens et d'égoïsme. (((disparais))) Il s'agit d'une bulle qui s'offre à vous et qui te coupe du reste, qui te hurle ses mots sans que tu ne puisses rien entendre du décors. Il proclame que tu es sien – c'est peut-être vrai. Mais pas en cet instant, pas après ce qu'il a osé dire, faire. Ainsi donc, Kerry, accuse le de tes crimes que ta culpabilité n'assume pas. Dénonce le comme le mal qui t'a fait aimer ses lèvres, comme le serpent qui tenta les premiers êtres. Ce serait un odieux mensonge que tu scanderais là.

Purée; ses lèvres qui remplacent sa main et c'est la fin. Tu le rejettes enfin, le repousse de tes mains alors que ton corps s'éloigne en se le relevant, manquant presque de tomber à l'arrière. Et ton regard stupéfait se pose enfin sur lui alors que ton estomac se retourne sans cesse et que ton esprit, comme ton corps, hurle Non !. Cela semble t'avoir demandé un effort phénoménal, de dénigrer ses propos de la sorte, car tes épaules se lèvent et se baissent alors que ta respiration se découd. Au fond, tu lui donnes ce qu'il veut, une fois encore. Tu te tiens debout, devant lui, par rejet de son être. (((t'es perdu))) Cause échouée, qui est si éprouvée que la crainte n'a plus d'effets. Tu es peut-être plus cru dans tes paroles, pourtant c'est sans honte, sans gêne, que tu te retrouves à énoncer le font de ta pensée, pensée qui te brûle de l'avoir retrouver après ces minutes d'insanité. Va te faire foutre, Rokee ! Je suis pas une putain de gamine que tu peux utiliser pour ton manque d'amour ou autres conneries du genre ! Si tu veux prévoir ce genre de choses, y a des gens dont c'est le métier, putain ! Tu l'accuses ainsi, sans trace de remords. Tu pourrais attendre sa réponse, l'écouter se défendre, mais tu es persuadé que ses prochains mots feront encore plus mal.

Alors tu prends la fuite. Tu fais ce qu'il avait dit plus tôt; tu profites de ces nauséeux sentiments pour ne pas perdre de temps et partir. C'est un demi-tour sur toi-même que tu effectues avant de déguerpir à l'aide de grands pas. Vite fait. (((bien fait))) Pas même tu ne te retournes. Pas même les regrets arrivent, te hantent, te broient, te dévorent. Tu as juste l'envie de vouloir prendre une douche à l'acide pour tout oublier, pour tenter de brûler ce lien qui s'est tissé bien trop vite, d'une manière bien trop instable.
Et pourtant, pourtant c'est impossible.

(((foutu)))
t'es fichu.
 
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