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 Promenade forcée [PV Kerry]

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Assis en tailleur sur mon lit, des écouteurs dans les oreilles et mon chat sur les jambes, je dévore depuis maintenant deux heures des articles wikipédia sur mon téléphone. Oui je sais, c'est un hobby étrange, mais quand je m'ennuie, j'aime apprendre tout et n'importe quoi. En fait, quelque information écrite me passant sous la main sera intéressante à mes yeux ; je me demande parfois pourquoi je n'arrive pas à porter la même attention lorsque les autres me parlent.

Il est près de 22h, et la nuit commence doucement à tomber. La chaleur est à peine retombée, et l'air est très sec. Soupirant, je me force à bouger mes fesses de là pour me chercher quelque chose à boire, ce que je trouverai dans le réfrigérateur fera l'affaire. Nial miaule avec mécontentement de s'être fait virer de là ; mes jambes ont l'air confortables, à l'entendre.

Dans le couloir de cette maison, il y a du carrelage blanc au sol. C'est agréable, en ce début de nuit d'été, que de marcher pieds nus dessus ; il est bien frais. J'entends la voix de ma mère me sommer de mettre des chaussons, mais je l'ignore royalement ; je perçois un soupir pour toute réponse de sa part. Une goutte de sueur perle sur mon front, que j'essuie immédiatement ne supportant pas cette sensation. L'été est probablement la saison que j'aime le moins, pour cette raison et tant d'autres. Tenez, par exemple, les insectes. Ces petites saloperies de moustiques et bestioles apparentées ne se gênent pas pour vous mener la vie dure. Et devinez à quelle saison ils prolifèrent ? En été, oui, bravo.

Une fois à la cuisine, je me sers un verre de café glacé, et me dirige vers la fenêtre ouverte par ma mère ou ma soeur sans doute. Balayée par une légère brise, la végétation me cache partiellement la vue, mais je distingue quelques étoiles. Un demi sourire me vient en entendant la brise dans les feuilles, quelques grillons chanter... et vaguement le bruit de la machine à laver dans le fond, même si ça a moins de charme. J'aime capter ces petits détails sonores, qui contribuent selon moi à créer une atmosphère appréciable, un cocon autour de moi, rassurant, enveloppant. Ce sont des bruits familiers, quotidiens, que beaucoup occultent sûrement mais pas moi. J'aime les moindres détails de ce qui m'entoure, les prends toujours en considération car c'est ce qui me fait aimer mes journées. Quelque chose de poilu et absolument doux se frotte à mes jambes, Nial miaule et il a visiblement envie d'un petit casse-dalle. Je lui rajoute quelques croquettes dans son bol, je le caresse d'un peu las, répétitif.Je vide mon verre d'une traite et le dépose sur la table, m'apprêtant à retourner dans ma chambre lorsque j'aperçois une silhouette derrière les plantes. Je sens l'expression de mon visage se figer.

- OH NAN.

Cette silhouette je la connais par cœur, c'est celle de mon pote Kerry. Immédiatement, je me baisse sous le cadre de la fenêtre où j'étais précédemment posté. J'espère ne pas avoir été aperçu. Quelle drôle de réaction face à un ami, pensez-vous sans doute ; j'y répondrai que vous ne connaissez sans doute pas Kerry. Oh, c'est un type adorable, très chouette, sympa et rieur ; un passionné des étoiles avec qui vous passeriez sans doute du bon temps ! Il est adorable, et particulièrement obstiné.

Et moi, là, j'ai très envie de ne rien foutre de la nuit, de traîner sur mon lit avec mon chat et mes articles wikipédia sur tout et n'importe quoi. Pas. Question. De sortir !


Dernière édition par Sven Leif le Dim 20 Nov - 20:48, édité 1 fois
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Tu n'as jamais été du genre patient, Kerry, ni même de ceux qui réfléchissent avant d'agir. Toi, tu fais, puis tu penses aux conséquences. Elles peuvent très bien être désastreuses qu'il te sera déjà trop tard pour réagir. Pourtant, tu ne changes toujours pas ton fonctionnement pour autant. Cela fait des années que tu fais ainsi et tu ne comptes pas arrêter, car même si cela te réussi peu quelques fois, tu n'oublies pas celles dont tu es fier; cette pauvre sonnette par exemple. Pour un peu et tu t'en voudrais presque. Mais non, et tu recommences encore et encore.

D'ailleurs, cette sonnette, s'il n'était pas trop tard, tu serais déjà en train de la tambouriner violemment. La seule chose qui te retient, ce sont ses parents. Tu n'aimerais pas tomber nez à nez avec la sœur de Sven que tu aurais réveillé, ni même avec sa mère. Alors, à la place, tu as longé sa maison, tel un cambrioleur. Tu as fait tout le tour, te cachant derrière les plantes, comme si c'était un crime … ce qui en est, étant donné qu'il s'agit d'une propriété privé. Mais ça, tu ne t'en rends pas vraiment compte, trop amusé par ce moon-walk pour passer d'un arbre à un autre, remarquant au passage la lumière de la cuisine allumée. Victoire ! penses-tu alors. Tu te rapproches assez rapidement, prêt à coller ton nez contre la vitre.
Ce que tu fais, d'ailleurs.

Le bruit qui suit le choque n'est pas vraiment surprenant, étant donné que tu ne t'es pas retenu lorsque ton visage a rencontré le verre. Tu as même chouiné de douleur, et tu frottes désormais douloureusement ton pauvre petit nez, pestant contre toi-même. Tu es tellement occupé avec toi-même que tu n'entends pas ton cher ami hurler de désespoir à l'intérieur, et ceci à cause de ta magnifique présence. Alors, après quelques instants d'ultime douleur où tu te dis que vraiment, ce monde te hait, tu te recolles à la fenêtre, mettant tes mains autour des yeux, comme des jumelles, pour tenter d'apercevoir qui est la personne dans cette cuisine. Mais il y a un hic, Kerry, il n'y a personne. Les Leif auraient-ils décidé de dépenser de l'électricité inutilement ? Sûrement pas, Kerry, mais de toute façon, tu n'y penses même pas.

Toi, tu restes là, à observer longuement la salle, avant de remarquer le chat et un bol de croquettes. Et soudainement, tu sais. Parce qu'un chat, ça n'allume pas les lumières, mais Sven, oui. Tes lèvres s'étirent dans un sacré sourire, et tu commences à chuchoter. Pss, Sven, je sais que tu es là, montres toi ! Tu attends un peu une réponse, mais rien ne vient. Alors tu toques contre la vitre, et soudainement, tu as cette illumination de génie : si la fenêtre est fermé, alors tu dois parler plus fort. Ni d'une, ni de deux, tu inspires profondément pour te mettre à hurler dehors. SVEN ! VIENS M'OUVRIR, IL FAUT QUE JE TE MONTRE QUELQUE CHOSE ! Et tu viens probablement de réveiller tout le voisinage, ainsi qu'oublier la possibilité de réveiller la famille de ton ami.

Ce n'est pas que tu es stupide, Kerry, mais il semblerait que si. Alors tu cognes de plus en plus contre le verre, te fichant bien de savoir si tu vas ou non finir par avoir mal. Et tu continues de l'appeler, d'abord excité, puis de plus en plus désespéré. Sven ! Sven ! Allez mon pote, me force pas à sonner à la porte alors que je suis à la fenêtre ! On est amis non ? Imagine ce que je veux te montrer c'est … heu … un chat ? Tu viendrais m'ouvrir, non ? Alors ouvre moi s'il te plaît Sveeen.


Dernière édition par Kerry Escobar le Jeu 1 Déc - 22:21, édité 3 fois
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Je suis toujours là, crispé et caché en-dessous de la fenêtre. Seul un des battants est ouvert, allez savoir pourquoi ; que ce soit ma sœur ou ma mère la coupable, de toute façon rien n'est jamais fait comme il faut dans cette famille de dingues. Pour en revenir à nos moutons, je suis donc crispé en-dessous de la fenêtre, au niveau du battant fermé, et je prie très très fort pour que mon imbécile d'ami Kerry ne me remarque pas. J'entends un drôle de bruit sourd, le même que lorsqu'un pigeon s'écrase sur votre pare-brise, vous savez ? Et je crois que mon pigeon de pote a le nez collé à la vitre... alors que l'autre est ouverte. A-t-il seulement des yeux ? Je croise très fort les doigts, espérant qu'il soit atteint de cécité temporaire.

Je regarde Nial à l'autre bout de la pièce, qui mange tranquille ses croquettes, il en a de la chance. Mais pas moi. J'entends un chuchotement, juste dans mon dos, à m'en glacer le sang.

- Pss, Sven, je sais que tu es là, montres toi !

Je me crispe davantage, faites qu'il n'insiste pas, faites qu'il n'insiste paaaaas. Mais c'est un cri intériorisé, un souhait très irréaliste que je fais là. Non, je le sais bien, Kerry n'est pas comme ça. Sinon, cet imbécile n'aurait jamais sonné chez moi en boucle jusqu'à ce que je lui ouvre, l'été après notre troisième, alors que je n'osais pas le recontacter.

- SVEN ! VIENS M'OUVRIR, IL FAUT QUE JE TE MONTRE QUELQUE CHOSE ! Hurle-t-il alors.

Je soupire doucement. Cet andouille croit visiblement dur comme fer que la fenêtre qui nous sépare est fermée... Haha, mais qu'il est bête parfois. Il hurle à en réveiller le quartier, pour me faire sortir de mon trou ? Pourquoi il n'a pas sonné, au juste... Il devrait savoir depuis le temps, qu'à 22h personne ne dort chez les Leif. Enfin, c'est bien grâce à ce tempérament rentre-dedans que nous sommes toujours potes ; je me risquerais même à dire que nous sommes devenus encore plus proches suite à son coup de folie. J'avouerais même que je suis heureux que ce soit arrivé, pourtant dieu sait à quel point je l'ai maudis sur le moment. Et soudain, je m'en veux presque de le laisser dehors, le bougre. Il fait chaud, je pourrais l'accueillir et lui servir à boire, non ? Aaaah, l'idiot, il arrive toujours à m'avoir. Pour le titiller et rentrer un peu dans son jeu, je le laisse encore s'exciter tout seul devant la vitre.

- Sven ! Sven ! Allez mon pote, me force pas à sonner à la porte alors que je suis à la fenêtre ! On est amis non ? Imagine ce que je veux te montrer c'est … heu … un chat ? Tu viendrais m'ouvrir, non ? Alors ouvre moi s'il te plaît Sveeen.

N'ayant pas vraiment envie de croire à ses mensonges gros comme Ariesten, je ne peux réprimer un petit rire étouffé. Même les yeux fermés, je devine l'expression ahurie de son visage. J'adore cette expression, celle qu'il affiche lorsqu'il est désespéré parce que je l'ai encore poussé dans ses retranchements. En fait, je crois que je ne cède que lorsque je peux la voir, cette moue mi-rieuse, mi-boudeuse. Je décide alors de sortir de ma cachette, probablement la plus simple cachette du monde d'ailleurs, tel un diable sortirait de sa boîte. Je me redresse subitement face à la vitre où il doit être encore collé, l'expression la plus neutre et blasée possible. Je me laisse pencher vers le carreau qui est ouvert, et lui annonce en chuchotant :

- La fenêtre est déjà ouverte, du gnouf.

Je sens mes lèvres s'étirer en un sourire mesquin et triomphant, que je n'arrive pas à contrôler vraiment, j'adore me foutre de sa gueule.

- Tu veux quoi, l'emplumé ?
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Tu as le nez qui te fait définitivement bien trop souffrir, Kerry. Cela te fait grogner alors que tu passes ta main contre celui, que tu te tentes de voir s'il est cassé, ou ne serait-ce que déboîté. Pourtant, le cri qui échappe de tes lèvres ne vient pas de cette douleur, mais de la surprise de voir quelqu'un surgir juste devant la fenêtre. Tu fais en bond en arrière, glapissant brusquement, le cœur ayant loupé un battement. Purée ! hurles-tu sans t'en rendre compte. Tu as les yeux grands ébahis, à le fixer alors que tu poses une main sur ta poitrine pour vérifier que tu respires toujours. Tu t'en demanderais presque pourquoi tu es ami avec lui, mais c'est de ta faute ça aussi. Et le pire, c'est sûrement que tu y retournes, encore et toujours. La preuve même, ce soir. La chose étant que tu n'arrives pas à regretter cela. Non, tu n'as aucun regret d'avoir casser sa sonnette à forcer d'appuyer dessus tel un malade, hurlant son nom à la porte. Non, tu ne regrettes pas non plus tu l'avais collé, suivi, si ce n'est pisté, afin de le revoir. T'es ce genre de chieur, Kerry, mais ça ne te dérange pas plus que cela. Et parfois, tu te dis que ça le dérange peut-être, lui. Ce soir, par exemple, alors qu'il te fixe avec ce visage blasé qui passe à travers la fenêtre … Attends Kerry, comment ça la fenêtre était ouverte ?

Là, c'est le moment où tu te sens stupide, où tes yeux s'agrandissent et où tes joues rougissent. Et en plus, en plus de cela, Sven ose ce moquer alors qu'il a tout entendu mais qu'il n'a rien dit. Tu vois son visage qui change pour quelque chose de plus vivant, mais aussi de plus moqueur et tout ce que tu trouves à faire, c'est de mettre tes mains devant tes yeux, cachant au passage la gêne lisible sur tes joues. Pourquoi me fais-tu ça, Sven ? gémis-tu au même moment. Y a ce ton sincère, celui qui se demande vraiment ce que tu as fait pour mériter cela; mais y a peut-être aussi un soupçon de soulagement. Parce qu'il ne t'en veut pas trop et en plus de cela, il a même pris le temps de se montrer. Si ce n'est pas adorable de sa part, ça. Tu veux quoi, l'emplumé ? attends-tu peu après. Alors, tu fais glisser tes mains le long de ton visage, tirant au passage ta peau vers le bas, créant probablement une image assez pitoyable de toi. Et appuyant sur ton nez, accessoirement, ce qui t'arracha même une petite larme. Mais tu es stupide, Kerry, alors tu joues de cette goutte d'eau pour tenter de l'amadouer. Tu fais cette tête de chien battu – ou de chat battu, qui sait, mais dans ton esprit, les chats ont toujours un visage blasé – en le regardant, faisant semblant de renifler des pleurs invisibles. Tu me brises le cœur, Sven. Je pensais qu'après toutes ces années, nous étions amis … et tu en surjoues même; c'est visible à des kilomètres à la ronde.

Tu te rapproches de la fenêtre que tu découvres ouverte d'un côté, ta plus grande stupéfaction, et tu la regardes comme s'il s'agissait du diable en personne, le regard mauvais. Pourtant, cela ne dure qu'un instant avant que tu appuies un de tes cades contre l'encadrement, après un essaie raté où tu l'avais posé dans le vide, d'ailleurs. Tu tentes de prendre un air sérieux, toussant comme si tu t'apprêtais à tenir une conférence. Une longue inspiration, puis une expiration; te voilà parti Kerry. J'ai besoin de toi, Sven. avais-tu commencé de manière studieuse. Tu sais très bien que je ne viendrais pas si ce n'était vraiment, vraiment pas important. Et ce soir, bientôt, ça sera très important. Une pluie d'étoiles filantes, Sven ! Il faut absolument que tu m'accompagnes les voir ! Ça ne sera pas long, en plus, quelques heures tout au plus, on sera rentré avant le levé du soleil ! On va juste aller jusqu'au lac pour observer ça, et ensuite tu pourras revenir t'occuper de tes chats ! Tu as le regard suppliant, et tu croises tes doigts sur tes deux mains, comme si cela pouvait t'apporter de la chance. Parce que ce n'est pas fini, Kerry, oh que non. Tu dois préciser une petite condition qu'il risque de ne pas apprécier. Tu t'en veux d'avance, d'ailleurs, car c'est cette chose futile qui risque de le déranger le plus. Tu fermes les yeux, te mord la lèvre, et laches la bombe. Parce que tu ne pourras pas prendre de chat avec toi, tu vois ? Car franchement, tu te vois mal courir après un chat, autour d'un lac, alors qu'il fait nuit et que les étoiles filent dans le ciel.

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Je le regarde, attendant une réaction qui se fait un peu désirer. Il grimace un bon coup, tirant les traits de son visage vers le bas, avec ses mains plaquées dessus. J'aperçois une petite larme s'écouler au coin de son œil, détaillée par la lumière de ma cuisine. Due à la douleur, l'émotion peut-être ?

- Tu me brises le cœur, Sven. Je pensais qu'après toutes ces années, nous étions amis…

Evidemment, cette andouille surjoue. Le ton de sa voix et son expression exagérée me le communiquent très clairement : il veut m'enquiquiner, me faire chanter, il veut m'avoir ; mais je ne suis pas stupide et je le connais très bien, l'énergumène. Oh, il est très prévisible, adorable, et un peu bête. Mais c'est quelqu'un de très touchant, de très sincère. Même derrière sa stupide mimique, je sens qu'il est réellement ému pour quelque chose, et ça me serre un peu la poitrine. C'est Kerry. Il est ainsi. Parfois il arrive à m'avoir, oui. Cette sincérité, cette expressivité dont il fait preuve sont très désarmants pour moi, qui suis doté d'un caractère un peu froid. Ce n'est pas pour rien que l'on s'entend si bien. Il réveille quelque chose en moi, un sentiment de passion, un sentiment fort. Je ne sais pas trop ce que c'est mais, même lorsque je joue à me cacher ou que je veux la paix, je ne regrette jamais de céder et partir avec lui. Rien que regarder ses yeux briller lorsqu'il parle des étoiles me fascine. Je l'envie. Je l'adore. Je l'admire. Je voudrais parfois être comme lui.

Mais généralement, plutôt que de désirer être à sa place, je suis plutôt fier de l'avoir comme ami, simplement. Il est à mes côtés et c'est une présence agréable, que je ne suis pas toujours sûr de mériter d'ailleurs. Les différences qui font de lui un être exceptionnel ne sont pas liées au fait qu'il soit un "élu", il est juste pris de passion pour quelque chose, il s'y accroche, il se lance à corps perdu dans quelque chose de si lointain. Et j'aime ça, chez lui. Je le respecte beaucoup, contrairement à ce que je laisse entrevoir.

Appuyé à l'encadrement de la fenêtre -après l'avoir fixée un long moment, la maudissant probablement d'être ouverte-, il se lance dans une tirade, visuellement très sérieuse :

- J'ai besoin de toi, Sven. Il marqua une pause. Tu sais très bien que je ne viendrais pas si ce n'était vraiment, vraiment pas important. Et ce soir, bientôt, ça sera très important. Une pluie d'étoiles filantes, Sven ! Il faut absolument que tu m'accompagnes les voir ! Ça ne sera pas long, en plus, quelques heures tout au plus, on sera rentré avant le levé du soleil ! On va juste aller jusqu'au lac pour observer ça, et ensuite tu pourras revenir t'occuper de tes chats !

Aaaah... ah, ça y est, le sujet est mis sur le tapis. Ses yeux brillants me fixent avec insistance, il me supplie avec son air de chien battu, je l'entendrais presque couiner pour se rendre plus convaincant. On dirait qu'il énonce une prière, avec ses mains liées devant lui. Je ravale un petit rire, attendant la suite de son discours. Après tout, des étoiles filantes, pourquoi pas ? Ça commence à dater, la dernière fois qu'on en a vues ensemble. Oh, on se voit régulièrement, oui, mais cet événement précis remonte probablement à des années en arrière. Je me rappelle qu'on avait passé toute la nuit dehors, dans un champ. On avait apporté des couvertures, et on avait discuté toute la nuit. C'était une fois où j'avais beaucoup appris à le connaître, à l'apprécier, à le comprendre. On avait beaucoup déconné, mais parlé très sérieusement de nous, aussi. Moi qui étais d'ordinaire silencieux, avec lui et contrairement à l'image qu'il dégageait, c'était reposant de parler, et surtout de l'écouter.

Il reprend, un peu gêné.

- Parce que tu ne pourras pas prendre de chat avec toi, tu vois ?

Et là, je sens mon expression se crisper.

- QUOI ?

Ma voix résonne un peu alentours, déçue et choquée. Oui, n'importe qui trouverait cette habitude que j'ai assez idiote, MAIS, c'est pour moi quelque chose d'important. Mes chats, et surtout mon petit protégé Nial, ce sont mes compagnons de tous les jours. Quand je sors, j'aime les emmener avec moi, leur montrer autre chose, leur faire prendre l'air. Bien sûr, je ne les force jamais, mais il arrive régulièrement que l'un ou l'autre me suive -parfois, j'en retrouve au travail, et c'est assez problématique.

Bon. D'un autre côté, il fait très très chaud dehors, et si un chat me suit, je vais finir par devoir le porter : le lac n'est pas à côté non plus. Et ça me ferait transpirer. Et ses poils se colleraient sur ma peau. Et ce serait très, très désagréable, déjà que la sensation de sueur à elle seule me gêne énormément... Aaaah. Merde. Je regarde Nial d'un air un peu désolé ; il est toujours à côté de moi, attendant sagement que je retourne dans ma chambre avec lui j'imagine. Je serre les dents, je n'ai pas envie de sortir sans mon chat. Il me rassure, me déstresse, il a longtemps été une barrière protectrice entre moi et les autres, une passerelle confortable vers le monde extérieur. Il m'offrait de la distraction quand je ne savais pas comment réagir, ou quand j'étais gêné par mon interlocuteur. Il rendait mon comportement plus normal, me permettait de m'intégrer.

Mais... j'ai dix-neufs ans. Je devrai pouvoir m'en passer. Et surtout, surtout, je suis avec Kerry, pas avec un inconnu ou quelqu'un qui m'insupporte, je devrai m'en sortir. Je prends une grande inspiration, marque une pause, puis expire longuement.

- OK Kerry, OK. Je laisse Nial ici. On prend des couvertures avec nous, pour s'allonger tranquille dans l'herbe comme la dernière fois ?

Et je lui offre un petit sourire. J'angoisse un peu mais, j'ai hâte d'être là-bas. Kerry est vraiment une de seules personnes capables de me sortir de ma zone de confort... ah, stupide Kerry. Merci de me faire sortir un peu de mon trou.
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Il fallait t'y attendre, Kerry, que cette annonce ne lui plairait. Forcément que Sven se crispa, qu'il en hurla même. C'était un peu comme lui interdire d'apporter sa tête avec lui. Pas que ses chats soient sa tête. Oh mon dieu, Kerry, n'imagine surtout pas Sven avec une tête de chat à la place de sa tête. Ah, trop tard. Heureusement que tu ne rigoles pas alors qu'il est juste devant toi. Et le pire c'est qu'il semble s'excuser, devant toi, silencieusement à son chat. Oui, retiens-toi vraiment de rire si tu veux qu'il t'accompagne, parce que se moquer de la relation qu'il possède avec sa boule de poils, c'est clairement comme l'insulter lui tout entier. Alors tu te retiens du mieux que tu peux, mordant l'intérieure de ta joue pour ne pas exploser face au spectacle qu'il t'offre. Et tu fais bien, car il semble petit à petit résigné à laisser son chat ici, à ton plus grand plaisir. Tu laisses Nial … et les autres, n'est-ce pas ? Il y a quand même une petite pointe de stress dans ta voix, bien que tu la masques à travers un sourire chaleureux que tu lui offres. Tu as essayé de dire cela sur le ton de la rigolade, de la bonne blague; mais on ne sait jamais à quoi s'attendre avec Sven.

D'ailleurs, cela te fait chaudement plaisir de voir qu'il te sourit, plutôt que de t'envoyer un regard noir de tueur. Tu te souviens, à l'époque où vous vous connaissiez à peine, où tu as cru qu'il allait te tuer après que tu ai miraculeusement découvert son adresse pour le harceler sans cesse. Sa sœur et sa mère n'avait rien du comprendre. Lui non plus, d'ailleurs. Mais toi, tu es plutôt fier de cet accomplissement. C'est toujours un grand moment d'émotions, d'ailleurs, lorsque tu te retrouves face à cette même sonnette, des années après. Ah, cette sonnette, le grand amour de ta vie … Tu pousses un soupire de bien être rien qu'à y repenser, suivie des souvenirs de la première fois où tu l'avais littéralement tiré de force jusqu'au lac pour observer le ciel avec toi. Le pauvre, tu n'étais vraiment pas tendre avec lui.

Tes lèvres se sont étirées pour former un grand sourire, alors que tes bras se replient sur eux-même en signe de victoire, laissant même échapper une exclamation de joie. Yes ! Et pour peu, tu serais presque en train de faire la danse de la victoire, même si tu te doutes que Sven en profiterait pleinement pour se moquer de toi et peut-être même changer d'avis, ce qui est complètement hors de questions. À la place, tu te contentes de hocher encore et toujours la tête, le visage illuminé de joie. Tu vas voir, tu ne regretteras pas ! Et voilà, tu te retrouves à gesticulé de joie, et tu oses vraiment appeler cela une danse de la victoire alors que tu ressembles juste à un gosse imitant une girafe. Tu profites même de tous tes gestes étranges pour montrer ton sac à dos de tes doigts, annonçant en chantonnant. J'ai pris tout ce dont j'ai besoin, moi ! Une couverture, à boire, à manger, et d'autres trucs ! Et par autres trucs, tu veux parler de ta mini longue-vue que tu trimbales avec toi chaque soir lorsque tu sors, ainsi qu'un livre de cartes astrales, et bien d'autres accessoires du genre qui expliquent totalement pourquoi tu as des t-shirt, chez toi, avec écrit « SPACE NERD » en gros caractères. Du coup je te laisse faire ton sac et je t'attends devant chez toi, non ? En sachant que je te laisse dix minutes pour faire le tout ! Et c'est à peine si tu lui laisses le temps de répondre que ça y est, tu te diriges déjà vers l'entrée de sa maison, tout heureux. Et comme si tes indications n'étaient pas assez, ou que tu n'avais déjà pas assez importuné les voisins, tu te retrouves à ajouter, hurlant sans retenu. Et les bonne nuit pour ton chat sont inclus dans les dix minutes, sinon ça aurait été cinq ! Et ça te fait rire, oui, rire à gorge déployé de ta connerie alors que tu te retrouves face à la rue bien trop silencieuse à ton goût, attend gentiment ton ami, tout en te balançant d'avant en arrière sur tes pieds, prêt à partir à tout instant.

Passer du bon temps avec Sven sous un ciel étoilé, c'est vraiment quelque chose que tu adores par dessus tout, même si tu ne lui dis pas assez. Et puis, c'est toujours à lui que tu proposes cela en premier, pas à n'importe qui, mais à cette petite blonde qui doit sûrement te supporter bien trop souvent à son goût. Bon sang, tu espères qu'il n'allait pas un jour te laisser en plan en t'annonçant que tu es trop chiant ou intenable, pire qu'un enfant de huit ans. Tout cela parce que tu ne lui as laissé que dix minutes pour faire ses au revoir au chat; tu es vraiment le pire ami du monde, Kerry, parce qu'en plus de cela tu es avec ton portable en mode à vérifier qu'il ne dépasse pas le temps imparti, le doigt déjà prêt à appuyer sur la sonnette.

Non mais cette sonnette, vraiment, elle est parfaite.
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Kerry ne tient pas en place, Kerry est... Kerry.

C'est mon grand ami depuis quelques années, probablement la personne la plus proche de moi qu'il puisse exister, et pourtant j'ai encore parfois du mal à le cerner dans ses réactions. Mais je suis habitué : c'est Kerry. Je n'ai pas le temps de répondre à une de ses injections qu'il enchaîne sur la suivante, alors je le laisse exprimer toute sa joie en gardant le silence. Je le regarde s'agité, heureux et visiblement ému que j'aie accepté cette petite promenade nocturne. Il est vrai que je lui déclare constamment avoir autre chose à faire, n'avoir pas envie de sortir, ou autre excuse fumeuse ; dans les faits, je ne me souviens pas avoir refusé une seule fois ses invitations loufoques, et j'en garde toujours de très bons souvenirs. Peut-être devrais-je le lui dire ? Lui confier combien je l'apprécie, combien ces moments ensemble sont précieux à mes yeux ? Ou peut-être que je dois continuer à prétendre le contraire, pour le taquiner, pour rester encore un peu froid et en retrait. Qu'a-t-il besoin d'entendre ? Apprécierait-il de savoir ce que je pense vraiment de lui, au fond ? Ou partirait-il en courant, effrayé ?

Non... non, pas Kerry. Je ne crois pas. Perdu dans mes pensées, il m'interrompt en me sommant de faire mon sac en 10 minutes. C'est peu, très peu pour moi ; je mets toujours des heures à réfléchir sur quoi emporter et quoi laisser. Mais je ne veux pas que mes incertitudes et mon caractère gâchent notre soirée et mon enthousiasme. Je ne veux plus regretter mes décisions.

- Et les bonne nuit pour ton chat sont inclus dans les dix minutes, sinon ça aurait été cinq ! Ajoute-t-il fièrement, peut-être amusé par mon amour inconditionnel envers mes animaux de compagnie.
- Vendu ! Je lui lance depuis ma fenêtre, le regardant s'éloigner pour se placer juste devant la sonnette ; le sourire le plus mesquin et le plus transparent de l'univers trône sur son visage.

Je cours alors jusque dans ma chambre, avec l'idée de battre mon propre record de vitesse et d'impressionner mon stupide meilleur pote. Nial me suit en courant, je manque de trébucher sur lui mais bon, il doit s'imaginer qu'on joue... Ah, quelle adorable petite bouille que tu as. Je soupire, détournant mon attention de mon ami félin, et fouille sous mon lit pour en sortir un sac à dos souple en toile ; je l'ouvre rapidement et fourre ce qui me semble utile : un paquet de mouchoirs, une lampe de poche, un carnet de notes, un stylo, des écouteurs, une couverture... Merde, mon sac est trop petit. Je ressors tout en le secouant au-dessus de mon lit, ce qui effraye mon chat.

- Désolé Niaaal, reviens...

Mais c'est trop tard, il est retourné dans la cuisine probablement. A contre-coeur, je décide de continuer à me préparer plutôt que d'aller le chercher et le calmer. De toute façon, si je tarde trop, Kerry va encore réveiller tout le voisinage, et la sonnette effrayerait encore plus Nial. Alors, je dois me concentrer.

Je finis par opter pour mon ancien sac d'école, un peu plus gros. C'est un sac noir à pics, que Reila m'a offert pour mon anniversaire il y a deux ans, et j'y suis beaucoup attaché. Je suis un peu anxieux à l'idée de le laisser dans l'herbe humide mais je relativise : du synthétique, ça se lave facilement. J'y remets donc l'essentiel : mouchoirs, calepin, stylo, lampe torche, écouteurs, couverture, bouteille d'eau... je regarde sur mon étagère avant de fermer la tirette ; mes yeux fixent un tome d'une encyclopédie de l'espace. Je l'embarque au cas où, et me dirige vers la cuisine, je fouille un placard et y choure un paquet de bonbons piquants, que je jette dans mon sac avant de le fermer définitivement. Je fais un signe à Kerry depuis la fenêtre afin de le prévenir que c'est bon -et qu'il n'a pas besoin de sonner...-, caresse Nial une toute dernière fois et me dirige vers l'extérieur.

- Oh mince, j'ai pas prévenu ma mère... tant pis, je lui envoie un sms, ça suffira.

Je vérifie en même temps que les gamelles laissées dehors pour mes autres chats sont pleines de croquettes et d'eau, et, pleinement rassuré, j'emboîte le pas à Kerry.

- On est bon, on y va ? Pas trop déçu de ne pas avoir eu à sonner ? Je lui dis d'un sourire moqueur, impatient de découvrir sa réaction.

Sera-t-il surpris ? Se moquera-t-il ? Détournera-t-il l'attention ? Pour quelqu'un comme moi qui déteste l'imprévu, c'est assez étrange que j'apprécie à ce point sa compagnie. Je pense que, par-dessus cette crainte du changement, j'ai foi en notre amitié et la confiance qu'on partage. J'adore Kerry.
Humain

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 Promenade forcée [PV Kerry]

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PROMENADE FORCÉE
feat. sven

L'un des plus grands plaisirs de ta vie est probablement de charrier Sven avec ses chats et, sincèrement, tu ne sais pas comment il fait pour te supporter, sauf si cela peut s'expliquer par votre amitié magique – c'est d'ailleurs bel et bien le mot, magique. C'est pour ce genre de moments que tu ne regrettes en rien d'être parfois un peu trop insistant, si ce n'est collant. Si tu n'étais pas ainsi, tu ne seras pas là aujourd'hui, à te moquer gentiment du blond et à l'attendre pour qu'il te supporte une bonne partie de la nuit. Car oui, le terme exact est supporter dans des conditions comme celles-ci, déjà que tu as clairement l'impression de le traîner de force bien que tu n'ai pas du user d'un quelconque chantage ou même subterfuge pour en arriver là.

Lorsque ton ami fit un geste derrière la fenêtre pour te prévenir qu'il arriva, tu lui lanças un sourira accompagné d'un signe de main, lui annonçant ainsi que tu resterais sage. Après tout, c'était sans aucun doute de cela dont il était question. Ce moment de votre vie, il y a quelques années de cela, où il avait sûrement du vouloir te tuer. L'épisode de la sonnette, encore et toujours, celui que vous ne cesserez jamais de ressasser en riant. De toute façon, tu possèdes énormément de bons souvenirs avec ton ami, ce qui explique très clairement pourquoi tu le considères comme une sorte de petit frère, bien qu'il soit – si tu ne te trompes pas – un peu plus âgé que toi. Ce soir, ça allait encore être l'occasion d'en créer un, et peut-être d'échanger un nouveau fou rire – et s'il n'y a pas échange, tu sais comment rire seul et tu n'en auras pas honte.

Enfin réuni, c'est à peine si tu ne sautes pas sur place, déjà prêt à être intenable toute la soirée, jusqu'au levé du soleil. Qui plus est, tu as le pressentiment que Sven est lui aussi de bonne humeur – si ce n'est pas le cas, tu t'en chargeras sans problèmes – et cela te réchauffe le cœur. D'une enjambée, pour ne pas dire un saut, tu commenças à t'éloigner de sa maison, en profitant au passage pour faire ta drama queen, posant le dos de ta main contre ton front, lançant ta tête un peu en arrière et prenant une voix à moitié attristée, mais surtout surjouée. Bien sûr que si voyons ! Tu viens de ruiner la plus belle histoire d'amour du siècle, celle de moi et de ta SONNETTE. Ce à quoi tu rajoutes ta langue tirée après t'être retournée vers lui, avant de rire rapidement et de fourrer tes mains dans les poches de ton jean.

Ni d'une, ni de deux, te voilà parti en prenant soin d'attendre le blond, ne sachant pas quel rythme il désirait prendre par une telle température. Par contre, tu n'allais pas lui faire d'autres cadeaux, pour le coup, et il n'échappera donc pas à tes questions inquisitrices pour savoir ce qui se passait dans sa vie; après tout, elle est bien loin l'époque où vous partagiez la même classe, ou tout simplement établissement. Alors, ton visage tourné vers lui, tu commences, le ton presque chantant, heureux de vivre. Alors mon petit Sven, qu'est-ce que tu as fait de la journée ? Et par là, je parle de choses concrètes, pas d'avoir passé trois heures à caresser ton chaton, ou même à créer une fenêtre invisible dans ta cuisine. Et parfois, il serait sûrement intéressant de chercher à savoir si cela était sérieux ou non, s'il s'agissait d'une blague ou si tu étais véritablement un abruti en ce moment précis, car ta voix ne change pas de nuances en arrivant sur la dernière partie de ta phrase.
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C'est avec son air faussement fier que Kerry m'a répondu, presque immédiatement.

- Bien sûr que si voyons ! Tu viens de ruiner la plus belle histoire d'amour du siècle, celle de moi et de ta SONNETTE.

Je pouffe d'un rire sincère, un peu dissimulé derrière ma main, la tête rentrée dans les épaules. C'est sûr, briser une histoire d'amour pareil, c'est un crime ! Je le revois encore et toujours, ce jour-là. Je me rappelle de l'agacement à l'entente du son continu et strident, répété, de cette fichue sonnette. D'avoir couru dehors jusqu'au portillon, hors de moi, et de lui avoir passé un sale savon.

Et je me rappelle de sa tête naïve, gentille, bienveillante qui m'a de suite décontenancé ; comme souvent, encore maintenant. Il n'était pas venu "me les briser", mais bien me revoir, tout simplement. Je crois que, derrière cette franchise trop parfaite de Kerry, il y a un peu de mal-être aussi. Je crois que, comme moi, mon ami est en marge. Il le montre d'une autre manière, le dissimule différemment. Peut-être que je me trompe, même. Mais, j'ai cette sensation, que nos faiblesses nous rapprochent et nous renforcent, tous les deux. Il est si précieux pour moi.

Mince, il marche vite l'énergumène. Pourquoi est-il si grand, comparé à moi ? Je peine toujours à suivre sa cadence. Mais, comme toujours, je marche juste de manière plus soutenue et rattrape son rythme... c'est aussi agréable, d'avoir quelqu'un devant soi, qui trace son chemin. C'est agréable de le suivre, le regarder gesticuler, se retourner sans cesse pour me regarder, s'arrêter pour se trouver à ma hauteur et reprendre ; c'est amusant. C'est distrayant. C'est attendrissant. C'est Kerry.

- Alors mon petit Sven, qu'est-ce que tu as fait de la journée ? Et par là, je parle de choses concrètes, pas d'avoir passé trois heures à caresser ton chaton, ou même à créer une fenêtre invisible dans ta cuisine.

Un petit sourire se dessine sur mon visage. Ah, Kerry, tu me connais si bien.

- Non... je n'ai rien fait de spécial, aujourd'hui. J'ai lu quelques bouquins pour passer le temps.

Je marque une pause, et reprend sur un ton anormalement sérieux :

- Merci de m'avoir sorti, ça me fait du bien Kerry. J'ai tendance à m'enfermer chez moi, surtout en ce moment, et j'avais besoin d'une virée comme celle-là. Je ne m'en étais pas rendu compte, mais prendre l'air là... woah, je me sens mieux.

Je ne le regarde pas quand je dis ça, je fixe mes pieds gagnant petit à petit du terrain sur le bitume. On dit souvent que si ton interlocuteur ne te regarde pas droit dans les yeux, c'est qu'il te ment. Moi, c'est le contraire : c'est trop sincère pour que j'arrive à planter mon regard dans le sien. Si je l'avais fait, j'aurais vu ses réactions immédiatement, elles m'auraient atteintes, j'aurais eu une bouffée d'émotion et je ne suis pas sûr que j'aurais pu finir ma tirade. Or, cette tirade, elle me tient à coeur.

J'ai l'impression que je n'ai jamais été assez franc avec lui, et il mérite mieux que ça. Kerry mérite que je lui dise le fond de ma pensée. Moi, j'ai envie d'être cet ami qui le remercie quand il le pense, qui l'encourage, qui lui montre qu'il l'estime. Je ne veux plus qu'il se sente mal par ma faute, qu'il soit obligé de venir me chercher par la peau des fesses. Je veux apprendre à aller vers lui plus naturellement, plus souvent, et lui dire quand j'ai envie ou besoin de le voir.

Parce que Kerry compte bien trop pour moi, et je viens de réaliser à quel point.

Je m'arrête complètement de marcher, l'air las, les bras tombant le long de mon corps. Je soupire, puis relève ma tête d'un mouvement vif, pour le regarder enfin. Kerry ne compte pas, Kerry offre ce qu'il a à offrir au monde, avec passion, sans se soucier du retour qu'on lui fera. Il scintille de bonheur, de joie de vivre, d'intensité. Il m'entraîne avec lui, me tire vers le haut pour une raison qui m'est toujours inconnue.

Lui ai-je un jour fait pitié ? Ou m'a-t-il apprécié pour mon cynisme stupide, mon langage acerbe ?

Il m'a beaucoup trop donné, et j'ai l'impression de ne lui avoir jamais rien rendu. Alors, à cet instant précis, je prends une décision.

- Kerry. Je vais être sincère avec toi, à partir de maintenant, ok ?

Je me gratte la joue, un peu nerveux.

- Je vais essayer de vraiment communiquer, d'aller vraiment vers toi, à mon rythme. Parce que tu es très important pour moi.

Mon regard fuit, se posant sur la lueur d'un lampadaire au coin de la rue.

- Aaah, ça sonne hyper décousu. Ce que je veux dire, c'est que... tu mérites de savoir que je t'apprécie vraiment beaucoup ?

Ah, quelle panique. Je n'aurais pas dû lever la tête vers lui. Je n'aurais pas dû risquer de croiser son regard. Ma sincérité est là, mais toute hésitante désormais. Je fais quoi ? Je dois dire quoi ? Que pense-t-il ? Et POURQUOI diable est-ce que je lui dis ça là, en plein milieu de la rue ? Sous le étoiles, c'aurait été un climat plus propice à de telles déclarations. On s'ouvre toujours plus aux autres, dans le silence de la nuit... non ?

Ah, Kerry, s'il te plaît, ne me juge pas trop. OK ?
 
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