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❝ Loneliness in the forest •• ft. Ragnar Lundström
Invité
Lun 25 Juil - 0:35
C’est difficile de dire si une journée commence bien quand le soleil nous réveille. D’un côté, la chaleur bienveillante n’est pas si embêtante, et annonce en général une bonne journée ; d’un autre, ce n’est pas agréable de recevoir de la lumière en plein dans les yeux en plein sommeil. Ihaiah dormait vraiment bien pour une fois! Blotti contre ses oreillers (au nombre de quatre dans un lit pour une personne), et enroulé dans sa couverture, frileux qu’il est, il n’y avait aucune raison que cette fois il dorme mal. Sauf que le problème cette fois c’était le soleil, car il avait oublié de tirer les rideaux… La vie est mal faite. Et puis impossible pour lui de se rendormir, car il a le sommeil léger. Il accomplit le rituel habituel : il s’étire délicatement comme un chat, se gratte les yeux car il ne voit rien une bonne dizaine de minutes quand il se réveille, et décide enfin de se lever. Pour une fois, il ne tombe pas immédiatement sur le sol car il n’a pas d’équilibre. Il suffit d’un coup de vent pour qu’il soit en train de lutter pour ne pas tomber au sol… Le brun est fragile, oui très fragile. Aussi fragile qu’un enfant. « Qu’est-ce que je pourrais faire aujourd’hui? », songe-t-il en regardant par la fenêtre, avant de détourner le regard car les rayons du soleil l’aveuglent. Peut-être qu’il devrait sortir dehors pour prendre un peu de couleurs? Sa pâleur est vraiment inquiétante, et un teint plus mat ne lui ferait pas de mal. C’est bien étonnant qu’il pense à son physique, alors qu’il se fiche pas mal de ce à quoi il ressemble (ce qui explique en partie pourquoi il ne se coupe pas les cheveux). Mais avant ça, il doit dire bonjour à ses chers parents qui sont déjà occupés à préparer des mixtures étranges et qui sentent bon. Ihaiah apprécie que malgré la texture pas très agréable des breuvages, l’odeur et le goût soient agréables, et de ce fait, ces bonnes odeurs envahissent la maison et la boutique. D’une voix endormie et monotone, il leur dit bonjour, ce à quoi ils répondent en cœur joyeusement s’il a bien dormi. Ça le surprend un peu, mais il acquiesce. La bonne humeur de ses parents est parfois effrayante, car il ne sait pas si c’est forcé ou non… Surtout quand il est triste, en fait. Mais ce n’était pas le sujet. Il explique en quelques phrase qu’il va passer sa journée dehors, et qu’il va emprunter de l’argent pour acheter un repas en ville. Il est comme ça, Ihaiah: il ne parle pas longtemps pour rien dire, car c’est ennuyeux de s’attarder sur des détails inutiles. Le brun est direct et franc. Cependant, ses parents sont d’abord inquiets de savoir que leur fils va passer sa journée dehors. Lui qui reste cloîtré à longueur de journée, ils ont peur de ce qu’il peut lui arriver, comme si c’était un bébé animal qui allait découvrir par lui-même son environnement. Il les rassure en disant qu’il allait se promener dans la forêt, et qu’il connait bien le lieu. Ce n’est pas avec ça qu’il arrive à calmer leur inquiétude, mais il ne s’en préoccupe pas plus que ça, et sort de la boutique, sa veste bleue à la main.

Il est encore assez tôt pour que les rues ne soient pas bondées dans le centre-ville d’Ariesten, ce qui fait qu’il est rassuré de marcher dans les rues, sans qu’on ne le regarde de travers. Il ne sent pas des centaines d’yeux qui fixent et jugent tout ce qu’il fait. On peut comparer ça à de la paranoïa… Mais là, il apprécie presque de pouvoir regarder les vitrines des boutiques, et la vie autour de lui, comme les personnes qui parlent de travail et se plaignent. Il ne sait pas si c’est vraiment bien de se plaindre de son travail. Enfin, lui il n’a pas vraiment de travail, il aide simplement ses parents. Mais eux ils ne se plaignent jamais… Probablement car ils sont mariés et s’entendent bien…?? Oui, Ihaiah ne comprend pas non plus très bien le concept de l’amour et pourquoi ça rend presque idiot. Il ne se souvient pas avoir été amoureux, donc… Enfin, il ne sait pas si l’affection qu’il portait à la fille du lac pouvait être de l’amour.
Le jeune adulte finit d’ailleurs par arriver près du lac où il retrouvait la fille au joli sourire. Il aime beaucoup cet endroit, mais il l’aime avec beaucoup d’amertume. Il a une boule au ventre quand il revoit ce paysage qui n’a pas changé depuis tout ce temps. C’est comme s’il pouvait s’installer là, près de l’eau, et attendre qu’elle lui fasse peur en guise de salut. Il secoue sa tête, et continue d’avancer. Non, il va plutôt se balader en forêt, et ramasser quelques fleurs et autres plantes au passage pour les rapporter le soir. Au moins, en même temps que de découvrir les endroits qu’il n’a pas visités, il rendra service. Et plus il s’enfonce dans les bois, plus il est concentré à trouver quelque chose d’intéressant. Il se baisse pour regarder une jolie fleur blanche, et s’émerveille comme un enfant devant. C’est bien mieux d’observer les choses de ses propres yeux que depuis ceux de ses clones. Mais son ébahissement s’arrête aussitôt qu’il entend ce qui ressemble à des bruits de pas. Au moins, sa concentration lui permet d’entendre assez bien ce genre de bruit. Il prend un air plus sérieux, et se retourne, presque certain d’avoir entendu le son derrière lui.

_Qui est là? J-Je ne suis pas dangereux..

Ihaiah se sent presque obligé de se justifier, au cas où la personne a peur de l’approcher car il a l’air louche. Il regarde juste une plante, mais bon, ça se trouve cette personne a trouvé son émerveillement trop bizarre…
❝ Loneliness in the forest •• ft. Ragnar Lundström
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Âge: 19 ans.
Jeu 24 Nov - 3:51
Loneliness in the forest
I h a i a h  T o k i
Il divaguait entre les arbres depuis ce matin. L'aurore filant entre les feuilles vertes des hauts feuillus, Ragnar avait pu encore une fois observer le début de la journée du coin de l'oeil, d'un air distrait. Il n'y avait pas des jours plus semblables que celui-ci ; On se lève tôt, on se prépare rapidement, puis on entame une journée de travail. Même au creux de sa forêt, le blond était lui aussi un esclave des temps modernes... Enfin, nonobstant le fait qu'il n'avait pas de trajet à faire pour se rendre à son gagne-pain, la routine était redondante pour tout le monde. Pour  lui, c'était plutôt facile puisqu'il n'avait pas non plus à croiser trop de gens, vu qu'il crachait sur n'importe quel aspect sociable. Ici dans sa forêt, il était à la fois caché et protégé. Les seules personnes qu'il pouvait rencontrer étaient les inconscients qui ne suivaient pas les chemins pédestres ou les petits malins qui s'amusaient à allumer des feux de camps alors que c'était interdit. Et bien que le second cas était plus rare, il avait tendance à récupérer les autres rapidement quand ils s'éloignaient de trop de la civilisation, les retrouvant parfois apeurés, affamés, ou congelés jusqu'à l'os. Tout dépendait depuis combien de temps ils rôdaient entre les arbres, à la recherche de la sortie espérée.

Il effectuait sa première ronde assez tôt le matin, juste avant que les premiers rayons de l'aube ne touche le ciel. Promenade fortement agréable, puisque la forêt d'habitude si animée, se taisait dans un silence presque religieux. Comme si elle attendait que le jour arrive. Les oiseaux d'habitude si bavard se faisaient oublier, alors que les autres mammifères  grattaient les dernières secondes d'obscurité qui restaient pour finir une nuit qui paraissait finalement, trop courte. Tapis dans le silence, même le vent s'épuisait pour apaiser l'atmosphère, le temps que la frontière entre le jour et la nuit se fasse. Et quand le jour nouveau vient chérir la terre de sa présence, les rouages mal huilées se remettent en route comme si rien ne s'était jamais arrêté,  redémarrant une énième fois un cycle qui perdure depuis des siècles déjà. La vie reprends son court, fatalement.

C'était un moment très apprécié du garde forestier. Le calme, ça le connaît un peu trop, si ce n'est oser dire que c'est inscrit dans ses gênes. Il l'apprécie tout autant qu'il s'efforce à le côtoyer autant qu'il peut, revêtant cet apparat de sauvage mal léché afin qu'on puisse le laisser se terrer dans sa grotte. Et puis, ça marche. Ça marche tellement bien que personne n'ose le déranger plus que ça.

Oui, le calme, c'est ce qu'il y a de plus important pour lui.

Perché sur son cheval, trottant sur les sentiers battus, la matinée s'était annoncée incroyablement ordinaire. L'aurore était déjà passé depuis quelques heures déjà, s'immobilisant dans un coin de la voûte céleste pour ne plus y bouger pendant un temps. L'estomac trop allégé par le manque du petit déjeuner, Ragnar étouffe un grognement pour lui-même lorsqu'il sent son ventre se contorsionner en signe de représailles. Généralement, c'était le signe d'une pause bien méritée pour engouffrer quelque chose, mais il s'y résigna pour l'instant. Sa ronde n'étant pas terminée, le jeune Lundström s'entêtait à tout finir avant de prendre du repos, comme d'habitude. Point positif comme négatif, il aimait le travail bien fait, ce qui pouvait tout aussi bien le mener à bout de force lorsqu'il persévérait bêtement. Un défaut qui ne l'avait pas lâché depuis qu'il était gamin, grand mal lui faisait-il. C'est donc avec un peu plus d'entrain qu'il prit le chemin le plus long, sachant pertinemment qu'il n'avait pas encore abouti à une recherche un peu plus approfondie vers cette partie là de la forêt. Maelström suivant sa cadence, le grand cheval bai entreprit un trot un peu plus énergique, laissant échapper un souffle bruyant depuis ses nasaux.

C'est à ce moment là que son côté téméraire paya. Pourtant, Ragnar était un bon cavalier ; Son cheval devenait une autre partie de lui-même lorsqu'il se mettait en selle, au point où il se permettait très souvent de monter à cru sans même l'atteler quand les choses le lui permettait. A côté, il  évitait toujours soigneusement les dangers que causait un environnement naturel comme la forêt, tels que les branches et les crevasses insoupçonnées derrière les buissons trop dense. C'est son vécu qui lui a permis d'apprendre... D'apprendre pour ne pas réitérer ses erreurs. Parce que des erreurs, dieu sait ce qu'il a pu en faire, au tout début de son travail... Mais aussi dieu sait à quel point il a pu mordre la poussière par le biais de celles ci. Cependant, comme tout être vivant est capable de faire des bavures, il lui arrivait de retomber souvent dans le mauvais côté de la balance... Comme aujourd'hui. Son empressement lui revenant donc de plein fouet, il s'était naturellement dit que la route n'était pas obstruée, vu qu'il était d'or et déjà passé par là hier soir la veille sans avoir remarqué un quelconque incident étalé sur le chemin. S'imaginant donc par conséquence que la voie était clean, il donna un autre coup de talon dans le flanc de sa monture... Pour finir par se prendre un arrêt brutal, conduisant Maelström à se cambrer en hennissant.

L'obstacle ? Une branche bien trop imposante pour être passée. Même si l'équidé n'était pas un froussard pour le saut, il y avait des limites à tout. Prit par la surprise, l'hybride n'eut pas le temps de se tenir correctement, tombant maladroitement vers l'arrière pour toucher le sol brusquement.

Le problème fut le choc porté la tête. Sans doute causé par une pierre qui se trouvait pile poile en dessous de sa zone atterrissage. Question malchance, on avoisine un niveau plutôt élevé. La douleur étant bien plus brève que latente dans les premières secondes, Ragnar cru perdre connaissance momentanément, la vision trouble par le contrecoup. Le souffle court, recroquevillé sur le côté tandis qu'il serrait de toute ses maigres forces les dents, le garde forestier fut dans l'incapacité de réfléchir. Ce n'est qu'après quelques très longues minutes qu'il pu retrouver la plupart de ses sens sans tomber à moitié dans les vapes, l'une de ses mains s'agrippant fermement là où son crâne commençait à lui faire cruellement mal.

Sa mauvaise chute aurait pu le conduire dans un état bien plus problématique, et ça, Ragnar commençait d'or et déjà à le comprendre. Retrouvant ses esprits, il prit son temps avant de se remettre en position assise, ayant le réflexe premier de voir où était son cheval. Ce dernier était fort heureusement toujours là, piétinant encore un peu fiévreusement le sol. Le jeune homme prenant appui de son autre main pour tenter de se mettre sur ses pieds, il gronda sourdement en sentant ses muscles le lâcher de nouveau, sa vision trouble ne l'aidant pas non plus. Avec cet incident, il avait prit un coup sévère... Autant sur le physique que sur sa fierté.
Mais il ne fallait pas s'arrêter là. Surtout pas en sentant finalement un liquide chaud se répandre contre sa main ; C'est bien connu, la tête est un endroit qui a tendance à saigner pas mal. Questionnant encore son aptitude à se mouvoir, il cru prendre encore une fois une bonne décision lorsqu'il mit un pied devant l'autre, venant attraper les rennes de son animal afin qu'il puisse le suivre, ne se sentant pas encore tout à fait capable de remonter sur la selle. Attrapant néanmoins quelque chose dans la sacoche accrochée autours de sa taille, il en sortit un bout de tissu un peu usagé, se le plaquant ensuite contre la blessure pour limiter l'écoulement.

C'est après quelques pas incertain dans la forêt qu'il se souvenait d'un petit lac à proximité. Un endroit dégagé où il pouvait se poser et se nettoyer pour voir l'ampleur des dégâts... Rien de mieux. Le tournis restant toutefois en arrière plan, le loup fit encore quelques mètres avant de tituber de nouveau, un de ses yeux se fermant comme pour régulariser sa vision trouble. La blessure n'étant pas béante, il restait quand même bien sonné.

C'est au détour de grands sapins qu'il pu voir une silhouette. Au début, il cru avoir à faire à une illusion provoquée par ses vertiges tant la coïncidence lui paraissait improbable. Mais il n'en était rien. Ragnar ayant encore du mal à se tenir bien droit, il sentait le bout de tissu s'imbiber un peu trop, le rendant de plus en plus inefficace pour subvenir à ses besoins. La dites personne remarquant bien vite la présence, le blond n'eut pas l'air de voir ce qu'elle faisait avant qu'il ne vienne, le regardant simplement d'un air perplexe, pour marmonner un drôle de :

« Je... Sais. »

Pas un mot de plus. Peu importe, dans ces moments là, le garde forestier ne se demandait pas si son interlocuteur était dangereux ou non. Ce n'était réellement pas sa toute première pensée. Ne cherchant pas non plus à provoquer un mouvement de panique, il plissa difficilement les yeux pour demander, tâchant de ne pas montrer son état plus fragile. Le sang devait de toute façon, bien parler à sa place.

« Le lac... Vous savez où il se trouve ? … »

C'était à la fois une aubaine et une sacré gifle. Lui ? Demander où se trouvait un lieu dans la forêt ? Dans celle qu'il considérait comme une seconde mère ? Il avait déjà honte de lui. Mais il ne pouvait pas se permettre de marcher à l'improviste vu son état... Surtout qu'il n'avait pas plus vraiment notion des distances, ni même du repérage.
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Citation :
Droits de modération donnés à Ragnar le batard par Fuji la tapette

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