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The painter and the model || ft. Beauty
Invité
Lun 21 Mar - 16:55





the painter and the model



Elle se réveillait, la sonnerie retentissante du réveil matin la soulevant lentement de ses rêves bien complexes, la préparant de ce fait à sortir de ses draps, descendre pour ouvrir les rideaux et laisser la lumière envahir son espace. Après ce bain de soleil qui fut bien bref, la demoiselle se tournait vers sa cuisine où elle se prépara du muesli avant de s'habiller et préparer ses affaires.

C'était comme lorsqu'elle était toujours étudiante, lorsqu'elle devait aller en cours, passer ses journées à étudier. Son père disait toujours qu'elle devait manger plus sainement et lui avait préparé un jour du muesli, aux fruits rouges et céréales. Depuis, c'était devenu son déjeuner rituel, peut-être pour éviter de se sentir seule, comme si elle l'imaginait encore lui préparer ce bol en céramique décoré de fleurs aux couleurs vivantes. Un rituel sûrement et légèrement malsain, la mélancolie des jours où elle n'était pas seule venant la tirailler de ses merveilleux souvenirs. Les cauchemars n'étaient pas toujours, eux-non plus, rares. Il arrivait bien des choses dans ceux-ci, sans hurlements, coincée dans ce songe sombre et étouffant.

Pourtant, elle n'était pas malheureuse non, elle avait des raisons de se lever, de sourire, de vivre. Bien des épreuves l'avait abattue, et malgré cela elle était heureuse d'être en vie et de profiter de son métier qui était une passion, ce qu'elle aimait vraiment. Malgré ses démons qui venaient l'arracher à sa réalité, pour l'enfermer la nuit dans de profonds rêves comme un rappel aux sources.

Elle passait sa main dans les cheveux. Flamboyants, comme l'avait été son caractère dans le passé. Un sourire florissant sur le bout des lèvres, le cœur ni léger, ni lourd. Elle laissait volontiers son regard longer les murs. Des fresques, des couleurs, et son être entier entouré de fleurs. Cet anonyme qui ne signait pas ses  œuvres, qui pourtant étaient magnifiques. La première peinture déposée devant la porte de sa boutique, elle avait d'abord cru que l'on s'était trompé et puis, en le découvrant, elle avait compris. Elle voudrait souvent remercier cet inconnu qui lui dépose souvent des peintures devant sa porte vitrée, et à quel point cela la touche d'exister aux yeux d'une personne. Au point, en tout cas, de l'immortaliser.

Edel se levait de sa chaise, rangeant son bol dans le petit lave-vaisselle, prenait son sac à main et une laine pour se mettre sur le dos au cas ou. Elle enroulait son foulard autour du cou et prenait le chemin de sa boutique.

Elle ne s'attendait pas à grand chose. Elle arrivait simplement devant la porte, sortant ses clés qui tombèrent sur le sol. Elle se baissait et se relevait, fixant dans la vitre les reflets d'une silhouette un peu floue. Cette personne tenait quelque chose de particulier dans ses mains, dissimulée derrière une toile blanche.

Edel se retournait, avançant doucement, curieuse et en même temps, excitée. Son sourire ne disparu point lorsqu'elle le regarda d'un peu plus près. Il avait l'air affamé, et fatigué. Vivait-il dans la rue ? Au vu de ses vêtements, elle aurait dit oui, sans juger.

« Est-ce que tout va bien ? »

D'abord l'inquiétude, puis la bienveillance, un sourire délicat, posé. Un peintre, peut-être ? Et si... Et si seulement c'était ce peintre inconnu ? Non... Ce serait une énorme coïncidence.

« Je suis désolé si je vous dérange. Je me suis inquiétée et je n'ai pu m'empêcher de vous rejoindre. »




(c) MEI pour APPLE SPRING





HRP:
 
The painter and the model || ft. Beauty
Invité
Dim 10 Avr - 19:30
Feat. Edel LannisterThe painter and the model.

Une envolée de pétales de teinte chair. Des fleurs de cerisier. C'est la saison. Ton regard se perd devant toutes ses couleurs cerises qui traversent ton champs de vision, serties par l'obscurité des branches des arbres. Le vent était doux, mais suffisamment puissant pour emporter ses pétales dans une sublime danse de Mère nature. Nature qui te fait part de sa beauté en te montrant mille et une teinte, passant du framboise, du fuchsia jusqu'à de l'incarnat. Tant de noms pour juste définir une couleur : le rose. Le rose de ses fleurs printaniers qui ont la bonté d'émerveillé plus d'uns chaque année. Serait-ce un moyen de te dire dans quelle teinte tu dois peindre aujourd'hui ? Peut-être. Une chose est sûre est que tu as tout ce qu'il faut pour ça. Tu était là, planté à observer ton environnement, un environnement que les gens semblent trop occupés pour le contempler. Toi, tu n'as pas ce problème : tu n'as limite rien à perdre de ta vie. Ta vie n'a aucun sens.

Tu es un sans-abri qui peut dormir à n'importe quel moment et durant des durées effrayantes. Tu as un corps en mauvais état, tu es à la fois inutile et misérable. Es-tu seulement humain pour être une loque pareil ? Tu ne fais même plus attention à ton apparence, ta maigreur, ton teint pâle et tes cernes de morts font déjà tout le travail pour détruire la moindre image que tu tenterais de donner de toi. Donc tu portes un peu n'importe quoi, ce qui te passe sous la main. Qu'importe de ce que tu as l'air, tu s'en contrefiches maintenant. Car tu n'as vraiment rien à perdre au final. Tu ressembles à un clochard ? Tant mieux, c'est ce que tu es. Tu sembles charmant et attrayant ? Elle est bien bonne. Ça n'arrivera jamais ce genre d'opinion. Jamais. Tu as beau porté le stupide nom de Beauty, tu ne portes (d'après toi) pas une seule once de beauté en ton être. Tu es disgracieux et peu agréable à voir. Tu es... Un déchet. C'est ça, un déchet de la société.  

Mais reprenons. Tu es planté là, sans rien faire à part fixer la nature en elle-même. Mais que fais-tu donc ici ? Tu ne le sais même plus. Tu as dû t'assoupir dans un coin, oui ça doit être ça. Tu ne sais même pas quel jour il est, tu es déboussolé. On est le jour ? L'après-midi ? Aucune idée. Tu ne fais que vivre, subir l'instant présent. Tu as encore ton matériel de peinture sur toi, donc cela remonte à la dernière fois que tu as peint la fleuriste (du moins c'est de ce que tu te souviens). Cela peut faire un jour depuis, deux peut-être, même une semaine ne serait pas improbable. Mais vu ton odeur (qui est moindre) cela ne doit faire que maximum 2 jours que tu t'es assoupi. Environs. Tu te perds de nouveau dans tes pensées, petit rêveur.

Au point que tu sursautes presque en sentant une présence à côté de toi. Une personne s'est approchée de toi. Pas n'importe qui. C'est la fleuriste, cette même dame que tu as peins la dernière fois... Et d'autres fois encore par le passé. Tu as toujours laissé tes toiles à son effigie discrètement sur le pas de son magasin, en fin d'après midi juste avant qu'elle ferme boutique et s'en aille. Tu ne sais jamais comment elle réagit, puisque que tu es toujours déjà bien loin quand c'est le cas. Donc tu ne sais pas trop comment réagir face à elle. Serrant instinctivement contre toi ton matériel de peinture, dont une toile encore vierge. Tu ne devrais avoir rien à craindre, pourtant, tu as besoin d'être sur la défensive. Toujours. Tu ne dis rien, tu te contentes de fixer la femme face à toi, cette femme dont tu connais, au fil des tableaux, presque par cœur le visage.  

The irony of fate.

© 2981 12289 0
The painter and the model || ft. Beauty
Invité
Sam 13 Aoû - 2:20





the painter and the model



Elle le regarde, penchant la tête sur le côté, les yeux incapables de le quitter, observant ses iris. Elle sourit, une petite étincelle chaleureuse naissante dans le coin de l'iris. Ses cheveux de feu glissent sur son épaule dénudée, retombant sur le genou du jeune-homme tandis qu'elle se bouge un peu. Elle voit bien qu'il n'est pas à l'aise et ajuste une proximité à sa convenance. Ni trop loin, ni trop près. Elle a toujours cette petite inquiétude en le regardant, son teint pâlot, comme si il n'avait pas manger, ou trop peu.

Edel ne peut pas s'en empêcher, il faut qu'elle aide les gens qu'elle rencontre, si des problèmes, ils ont. Elle n'aime pas faire semblant de rien et vivre sa vie en se disant que quelque part, elle aurait pu aider. Surtout pour quelqu'un comme le jeune-homme devant elle.

« Vous ferais-je peur ? », elle lui sourit à nouveau, plus douce au possible, « N'ayez pas peur. », elle a besoin de commencer la conversation, le besoin de le mettre à l'aise, de lui prouver qu'il ne sera jamais juger en sa compagnie. Elle est si inoffensive, Edel. Elle semble si fragile, Edel. Son cœur est énorme, à Edel. Même si il est brisé, il bat, il cicatrise. « Je me nomme Edel. », peut-être est-ce trop proximal. Elle passe sa mèche derrière son oreille. Elle rayonne, chaleureuse.

Ce ne sera pas un problème si il l'envoie balader, elle se contentera peut-être de lui apporter quelque chose qu'il puisse manger, sans l'approcher réellement, sans toucher un mot sur son matériel de peinture. Elle n'est pas pressé, elle a encore le temps avant d'ouvrir sa boutique, toujours un peu à l'avance devant sa porte, elle s'octroie le temps d'ainsi abreuver ses plantes. Elle n'a jamais été farouche. Elle est ouverte et pleine de vie, altruiste heureuse qui se complaît dans les relations humaines. Elle se plie, le fixant à présent de haut, elle n'a pas envie de partir. C'est hors de question, en fait. Depuis qu'elle l'avait vu, elle avait déjà sceller ses idées avec des chaînes, cette grande obstiné.

Elle attend qu'il répond, et même si il est muet, elle fera le nécessaire pour qu'ils se comprennent. Elle a ce sentiment qu'il ne doit pas lui échapper, même si elle se dévoile collante à la fin. Elle sent qu'elle ne doit pas le laisser. Même si il est fou, si il est borderline, elle s'en moque pas mal. Elle ne craint plus les gestes de violence physique, elle ne ressent plus rien. Qu'il vise le visage pour ou sans faire exprès, elle ne verra qu'un bleu. Son muscle peut-être lui fera ressentir quelque chose, mais pas immédiatement. Et ça lui pose problème. Car elle est un peu maladroite, Edel. Elle peut se cogner la tête.

Elle le dévisage, toujours accroupie, prête à l'entendre. Si il parle. Car il semble tant sur la défensive qu'elle ne sait pas si il va se libérer. Et comme une grande têtue qu'elle est, elle ne le lâchera probablement pas immédiatement.




(c) MEI pour APPLE SPRING



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