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 Comme un parfum de bonne humeur [Pv Dante]

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C'était un beau début d'après-midi. Le soleil brillait fort, il n'y avait que quelques nuages très fins, d'un blanc pur, mais pas de quoi venir couvrir les berges du lac où ils se trouvaient. La belle saison avait ça de bon : ils pouvaient répéter en plein air. Ou se retrouver, tout simplement. Les deux percussionistes déjà présents quand elle était arrivée étaient toujours les premiers arrivés, partout. Ils avaient déjà bien pique-niqué et surtout bien pris l'apéro et le digestif, sans oublier un avant-goût de l'apéro du soir. Ils s'en fichaient, ils étaient aux percussions, ils n'allaient pas se secouer l'estomac comme des fous pendant plus d'une heure. Les filles, en revanche, c'était autre chose. Même si certains des garçons dansaient aussi, bien entendu, mais ils avaient déjà prévenu qu'ils ne viendraient pas, alors ce serait un après-midi entre paréos qui voleraient dans tous les sens. Il était treize heures et des poussières quand Mohana arriva avec Poerani, elles étaient venues à pied toutes les deux. Une sorte d'échauffement, comme un avant-goût de ce qui les attendait.

Quatorze heures étaient passées quand ils furent au complet, même si depuis un bon moment ils avaient attaqué les hostilités à grand renfort de percussions et de cris de sauvages. Chacune avait roulé son paréo sous les hanches, ayant prévu les maillots de bains pour ne pas se retrouver dans une situation incofortable en cas d'acharnement sur les différents nœuds à grand coups de bassin. C'était malheureusement un incident qui arrivait souvent pendant les cours et les répétitions en espace clos, mais en plein air, on s'arrangeait toujours pour que ce genre de choses n'arrive pas, ou du moins le moins possible. Elles avaient toutes des couleurs dépareillées et des fleurs dans les cheveux arrangées de différentes façons, mais puisqu'il n'était pas question de donner un spectacle coordonné, ce n'était pas le plus important. Pour une fois, Mohana n'avait pas pu rester entièrement en noir. L'étoffe à sa taille arborait un vert vif, et ses longs cheveux tressés laissaient voir une fleur blanche artificielle posée sur son oreille. Quand on est en groupe, on a toujours plus de facilités à assumer ce qu'on n'arriverait pas à faire en étant seul. Il y avait peu de personnes autour du lac, comme prévu, même si quelques promeneurs s'étaient vaguement arrêtés pour les regarder moins d'une minute avant de passer leur chemin, sans doute un peu perlexes face à une telle pratique relativement peu répandue sur l'île et par conséquent assez peu connue. Et dire que c'était pourtant une très bonne pratique ! Le cardio, les muscles, la souplesse, la bonne humeur... Mais peut-être un peu trop dénudé pour la plupart des gens qui voyaient bien trop souvent cet aspect avant la technique. Tant pis, ils ne savaient pas ce qu'ils perdaient, et à elles les après-midi entre copines !

Elles riaient d'une bonne blague des percussionistes sur des erreurs qu'elles n'avaient de cesse de faire parce qu'une des chefs de file confondaient toujours sa gauche et sa droite en répétitions, mais avait une facilité à se souvenir du bon ordre des choses une fois que le public était en face. C'était bien pour ça qu'elle continuait à être devant malgré tout. Pour faire une pause, elles furent quelques unes à mettre les pieds dans l'eau, voire s'aventurer jusqu'aux genoux pour les plus aventureuses, comme pouvait l'être la bibliothécaire à ses heures de méditations perdues dans le fin fond de ses pensées aussi sinueuses et emmêlées que ne le serait un nid de serpents. Elles discutaient tranquillement, Mohana fixait la surface de l'eau d'un air songeur, ne sachant même pas elle-même de quel côté de ses pensées elle était en train de s'aventurer. C'était bien ça la surprise avec elle : elle rêvassait toute la journée mais il était la plupart du temps impossible de lui demander ce à quoi elle avait pensé pendant tout ce temps parce que la plupart du temps elle oubliait aussi vite qu'elle s'y était mise. Heureusement pour elle, la plupart des gens la connaissaient depuis suffisamment longtemps pour ne pas lui en tenir rigueur et même en rire. Au fond, peut-être une raison de plus pour laquelle elle aimait bien ce petit groupe : rien ne semblait les attrister ni les agacer. Tout était aussi simple et lisse que la surface de cette eau peut-être un peu froid en ce début de belle saison, mais qui faisait un bien fou à ses muscles presque trop chauds.

Tout était calme, les oiseaux chantaient, gazouillaient joyeusement. L'air frais emplissait ses poumons tandis qu'elle relevait les yeux vers le ciel bien dégagé. Ah, cette paix, cette sérénité ! C'était trop beau pour pouvoir durer, n'est-ce pas ?
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 Comme un parfum de bonne humeur [Pv Dante]

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Dimanche, jour du seigneur, jour de la fête, jour où fait rien bon sang ! Oh la tranquillité quand tu nous guettes, merci d'être là jour béni où l'on a pas besoin de faire quoi que ce soit et que personne ne peut nous rabâcher dans les oreilles qu'on pourrait travailler un peu plus, le travail était du Lundi au Samedi, je trouvais cela déjà assez bien au jour d'aujourd'hui, surtout que la veille avait été mouvementé, certains clients habitués étaient venus boire et manger, j'avais profité pour parler. Vous vous demandez peut être pourquoi je parle de quelque chose d'aussi compliqué alors que ce n'est pas si intéressant.....et bien posez vous la question pendant encore un peu de temps, je me réveille, je prends ma douche et ensuite on en parle, pour le moment, je me trouvais dans mon lit, l'heure n'étant pas trop avancé, à peine dix heures du matin, tranquille ! Mais c'est à cette heure que je vins enfin à ouvrir les yeux, les cheveux ébouriffé comme pas permis, un matin de Dimanche, ça semblait assez logique mais il était temps de se bouger un peu, enfin, quoi que rester dix minutes de plus à profiter du plafond dans ce canapé était pas si mal, il est plutôt bon !

Finalement, à peine cinq minutes plus tard, je me retrouvais doit sur mes pieds, prenant direction de la douche pour reprendre mes esprits et pouvoir sortir de la petite soirée et du bruit qu'il y avait eu hier soir, j'avais pas bu un seul verre et pourtant je me retrouvais dans une situation où le réveil se faisait assez difficile après s'être couché à quatre heures du matin, mais au moins je ne peux enlever le fait que j'ai bien profité. Me laissant aller sous l'eau chaude, je laissais l'eau heurter mon visage comme la pluie battante pour essayer de reprendre mes esprits mais pour le moment, ma salle de bain était devenu un sauna, la fumée se trouvant dans toute la pièce, je transformais simplement ma salle de bain en sauna pour permettre à mon esprit de se désenfumer.....illogique n'est ce pas ? La douche fut rapide finalement, sortant après une bonne quinzaine de minutes, les yeux pétillants comme ils l'étaient assez rarement, étonnement j'étais beaucoup plus heureux que ces derniers jours, comme si une bonne nouvelle venait de sonner à ma porte alors que ce n'était pas du tout le cas, la seule raison pour moi d'être heureux, c'était la vie. Vivre pour être heureux et être heureux de vivre, il va falloir que j'invente un brevet pour que personne ne me pique cette idée !

Commençant à m'habiller à la suite de cette douche, un caleçon ainsi qu'un jean noir vint recouvrir mes jambes, une chemise blanche, pour une fois que je m'habille classe, olala ! Mais quel charmant jeune homme dans ce miroir ! C'est que je m’étonnerais presque de m'habiller ainsi alors qu'il n'y a aucunes demandes en particulier, le simple plaisir de s'habiller correctement pour une fois, donc reprenons sur les habits, le haut check, le bas et le jean check, le manteau bientôt check ! Sortant alors de la salle de bain, je vins à me diriger vers son bureau pour chercher dans les tiroirs quelque chose de très important, un vieux souvenir que je n'avais pas porté parce que ça me rappelais mes vieilles années mais il faut bien sortir du passé, pour reprendre un petit peu de sûreté, autant que ça soit intéressant en sortant que je sois correctement préparé. C'est donc en le trouvant finalement dans un tiroir que je le mettais autour de mon cou, un collier qui était orné d'un rubis brut au bout, une véritable beauté pour les gens un peu avare, pour moi c'était une véritable pièce de collection émotionnel et de bons vieux souvenirs, pour tout l'or du monde, on ne peut acheter ce genre de choses, donc pas de soucis à ce sujet là.

Donc je prends le manteau, je fais les dernières petites préparations pour être présentable et je sors alors de l'appartement en passant par la pizzeria, aujourd'hui pas de travail ma vieille, désolé mais tu vas rester dans le noir pour aujourd'hui, on se retrouve demain avec grand plaisir ! Sortant alors en fermant correctement les portes, je laissais mes pas me mener dans la rue, tournant la tête, je réfléchissais un petit peu où j'allais pouvoir me poser pour avoir la paix aujourd'hui et voir le temps passer sans trop m'ennuyer, le cinéma, non, le bar, je ne suis point un ivrogne voyons, le parc j'y ai passé énormément de temps là bas, ce n'est pas pour que j'y passe une journée de plus pour lire simplement un livre. Me frottant alors la nuque, mes deux index frottant simultanément mes tempes, cela était agréable pour que je puisse réfléchir par la suite mais parfois ça me permettait surtout de déstresser, quoi qu'il arrive, c'était déjà une bonne avancée. Bon bah, je suis en tenue assez correcte, même si il fait chaud avec ce manteau, il me permettait de prendre mes affaires dans mes poches sans que j'ai à me prendre la tête à prendre un sac pour transporter tout cela.

C'est donc en me mettant à sautiller que je commençais à courir vers le lac, autant avoir la paix là bas, un peu de hauteur sur un arbre avec un livre, un soleil qui se montrerait au firmament pour avoir une lumière plus correcte, c'est donc en soulevant légèrement ma manche pour voir l'heure, il était onze heures encore une petite heure pour que le soleil soit au firmament. Autant prendre un petit quelque chose à grignoter avant de partir, c'est donc en attrapant un fruit dans une échoppe de marchands de fruits et légumes, lançant la pièce ne récupérant pas la monnaie que je me retrouvais avec ma pomme, cela était un maigre repas mais ce n'était pas grave, vu le repas que j'avais eu jusqu'à quatre heures du matin, je ne pouvais pas penser à manger dès midi, cela serait les marques d'un morfale sans nom. En arrivant devant le lac, je pouvais faire d'ores et déjà un constat, le calme qu'il y avait, reprenant simplement mon souffle je tournais la tête de tous les côtés, la route était assez longue mais en courant, ce n'était qu'une formalité, commençant à chercher le bon arbre, il fut très vite à ma disposition, un vieil arbre dont les branches se montraient plutôt solides m'ouvrait grand les bras, oh quelle tentation, oh quelle envie....bon d'accord je grimpe !

Ainsi me trouvant en hauteur, j'enlevais mon manteau, l'installant sur une autre branche, le vent commençant à légèrement souffler mais ce vent chaud particulièrement agréable que l'on peut tous aimer quand on a envie de sortir, prenant donc le livre, je commençais donc à lire, m'étant allongé comme un enfant sur cette branche pour profiter pleinement de la vie en cet endroit. Mais le premier de tous les problèmes des gens comme moi vint à se montrer très vite, un endroit presque paradisiaque, du calme et un beau soleil au dessus de ma tête, ou vous avez bel et bien compris mon problème, je commençais à m'assoupir certes, j'ai pas réussi à résister à l'appel de Morphée, en même temps, il est plutôt engageant, il nous propose de dormir dans un monde de paix et de songes, qui n'accepterait pas ? Il est vrai que j'essaye d'éviter toute décrédibilisation mais cela était bien trop tard, le livre sur le visage, le calme et le vent étaient tous présents et je ne pouvais pas refuser un tel appel, cet endroit était vraiment magnifique mais tellement reposant, pour le moment il n'y avait rien à faire, c'était l'endroit que je trouvais le plus calme sur cette île.

Quelque chose vint à me faire sortir de mes songes, pourtant j'étais plutôt bien, un monde où tout le monde était heureux et que je mangeais de la pizza à volonté sans même rien payé, comment pourrais je me plaindre d'un tel rêve ? Mais la musique, plutôt les percussions n'étaient pas gênantes, pour un tel réveil, c'était même plutôt agréable, c'est donc en soulevant le livre, commençant à bouger mon auguste derrière pour m'asseoir sur cette branche que je voyais le spectacle, agréable, charmant et artistique spectacle qui s'offrait à moi, quoi que je puisse en dire, les gens capables de danser m'impressionnaient. C'est donc avec un air tout à fait attentif que je les regardais danser, pour une fois sans aucunes idées tordues en tête, je trouvais juste cela très artistique et parfaitement travaillé de la part de cette troupe de danseurs, très très beau. Lors de la finition, ou plutôt de la fin de leur entraînement sur le coup, je vins à applaudir, cela était vraiment beau et en tout cas, j'étais pour ma part fan, les applaudissements n'étaient peut être pas entendus, ne m'en cachant pas mais le bruit du vent, les gens passant et les gens parlant pouvaient masquer en grande partie le bruit de mes deux mains.

Bon que faire, dorénavant le sommeil était terminé, l'heure avait bien avancé, j'avais bien rien fait du début de mon après midi à part regarder cette représentation, donc dorénavant, il fallait que je me bouge un peu. Faisant donc craquer mon dos dans un bruit qui pouvait se montrer désagréable aux yeux de beaucoup, cela n'était pas quelque chose qui pouvait plaire à beaucoup mais cela était nécessaire, c'était un arbre après tout et il faut s'avouer que ce n'est pas la chose la plus confortable, qui soit mais c'était un endroit que j'affectionnais tout particulièrement, j'y pense, il me faudrait un arbre à la place de mon canapé pour dormir ! Commençant donc à tendre mon bras vers mon manteau, je sentais le vide, oh que oui je sentais le vide, oh que c'est désagréable de sentir le vide, c'est donc en tournant mécaniquement la tête vers cette branche qui avait soudainement disparu durant mon sommeil, que je me frappais le crâne. Évidemment ma branche était la plus solide, sinon je ne dormirais pas en ce lieu, je serais quelques mètres plus bas, c'est donc en tournant la tête un peu partout que je vins enfin à trouver ce fichu manteau, il flottait sur le lac, se dirigeant vers cette troupe de danseurs, moi qui veux pas me faire remarquer, tant pis, on va faire abstraction aujourd'hui, mode idiot enclenché.

Me levant donc sereinement sur cette branche, je commençais donc à faire le prestidigitateur sur la branche pour me rapprocher, bon faisons le topo des choses à faire, déposer le livre sur l'arbre pour venir le rechercher, check c'est bon, ça c'est fait, dorénavant, faisons ça dans les choses de l'art, en plus qu'il y a mon casse croûte dans ce manteau ! Raison de plus pour sauver le soldat Mantyan ! La scène qui va suivre peut choquer les enfants, attention, scène en approche, trêve de plaisanteries, je commençais à déboutonner ma chemise, commençant à l'enlever, je veux bien sauter dans l'eau pour venir te sauver, mais je ne veux pas me retrouver avec un tissu mouillé autour du corps, ce n'est pas agréable pour un sous ! Soufflant alors en regardant un peu plus loin, un idiot avec sa chemise dans la main, prêt à plonger, bon les premières préparatifs, commençons calmement à se rapprocher du bord jusqu'à ce que la branche ne puisse plus soutenir notre poids, évitons tout échec cuisant s'il vous plaît, cela serait particulièrement gênant de se retrouver allongé sur le sol après avoir essayé de sauver un vulgaire manteau.

- Booooon.......flexion des genoux c'est okay, on prend une grande inspiration mon petit père, c'est correct, on fait pas d’effluves de sentiments durant ce saut, bien sûr que non.. BIEN SUR QUE SI ! Allez, trois, deux, un, A POIL DANS LA PISCINE !

A POIL DANS LA PISCINE:
 

C'est sous ce cri retentissant que l'on pouvait voir un homme d'un mètre quatre vingt dix sauter de tout son long dans le lac, sautant particulièrement bien étonnement pour chercher le manteau, oui je n'ai pas été discret certes, j'ai pas cherché à me montrer le plus discret possible mais c'est pas ma faute, c'est une situation trop parfaite pour que je puisse dire cela, même si cela n'était que les délires de mon cerveau torturé. Bien sûr ce cri a été entendu de part et d'autres du lac mais au moins, j'ai pu attirer l'attention sur mes talents d'ancien nageur, ce saut, cet atterissage fendant l'eau en deux parties bien distinctes, ce début de crawl quasiment parfait, mais quelle beauté dans le geste, si je ne me connaissais pas, je me prendrais pour un dangereux psychopathe à peine sortie de l'asile alors que tout va bien. Ressortant juste la tête de l'eau en plissant les yeux pour trouver la cible du délit, je le voyais partir encore plus en direction du groupe de danseurs, comme si il était chargé d'une puissance voulant fuir son propriétaire, tu ne me fuiras pas vil cuir démoniaque ! Je te traquerais et je te trouverais !

Le mouvement commença alors à débuter, laissant mes bras se laisser aller à un mouvement des plus naturels pour pouvoir me diriger à travers ce lac, l'eau était froide par rapport à l'extérieur certes, moi qui ne voulait pas mouiller ma chemise la voilà qui était trempée comme elle n'en pouvait plus mais au moins, je pouvais dire une chose, je m'étais rafraîchi comme j'aurais aimé le faire de nombreuses fois. Me déplaçant alors en direction du manteau, je le voyais donc se poser non loin des danseuses qui étaient dans le lac pour se rafraîchir certainement, c'est donc en arrivant sans aucunes mauvaises pensées que je me montrais en train de nager jusqu'à finalement avoir pieds, me montrant aussi grand, ma chemise venant se poser sur mon épaule, toujours torse nu jusqu'à ce que je puisse le faire sécher convenablement. M'approchant donc de la demoiselle la plus proche, je rigolais légèrement en me frottant la nuque, montrant simplement le manteau de l'index en ayant déjà la réponse en tête, bien évidemment il fallait que je dise une connerie sinon cela n'aurait pas le même impact, quel idiot je suis, j'en suis tellement fier !

- Hmmmm, veuillez m'excuser ? On dirait que mon manteau ne sait point se tenir, il a vu des danseuses montrant un certain talent pour leurs pratiques et il n'a pas pu s'empêcher de venir vous accoster ainsi, bien évidemment, qui doit venir s'en occuper puisqu'il est trop timide pour demander si il peut venir en tant que spectateur.

Rigolant alors comme un véritable enfant, il commençait à sortir de l'eau une bonne fois pour toutes, secouant la tête comme si c'était un chien qui essayait d'évacuer l'eau que ses poils avaient absorbés, pour ma part ce sont mes cheveux que j'essaye d'échapper la façon très désagréable d'être mouillé comme cela, mais l'élèment le plus ennuyeux était le manteau qui avait trempé dans l'eau pendant de très longues minutes. Je le mettais donc légèrement en hauteur pour éviter que la terre puisse souiller sa beauté vengeresse....non tout simplement parce que je n'ai pas trop envie de le nettoyer par la suite alors qu'en faisant cela, je peux le mettre ainsi et donc éviter tout désagrément. Après cela, je venais à me tourner vers cette troupe de danseuses, les mains dans les poches, en penchant la tête, venant à me montrer comme un enfant tout à fait calme et tranquille, surtout curieux de la réponse que j'allais avoir.

- Mon manteau semble avoir trouvé un endroit parfait pour pouvoir profiter de votre entraînement, cela vous dérangerait il que l'on puisse tout deux admirer cette pratique ? Je ne connais pas grand chose à la danse mais ne serait ce pas une danse hawaïenne ? Je suis désolé si je me trompe mais je ne suis pas le plus grand maître des danses en ce bas monde.

C'est en rigolant, montrant le plus grand sourire que je pouvais avoir que j'essayais de sociabiliser pour une fois, au diable les pensées qui pouvaient faire peur les enfants, de mes vingt trois ans, je devais pour une fois profiter et même si cela ne serait qu'un après midi, cela serait des plus agréable pour une personne telle que moi. Ainsi je restais avec mon grand sourire, ce sourire tellement sincère sur le visage que cela aurait pu monté de toute pièce, je savais que je devais allé travailler en tant que publicitaire pour les dentifrices ! Dantifrice, parce que le sourire vous colle aux lèvres, encore une idée de brevet, quelle journée !
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 Comme un parfum de bonne humeur [Pv Dante]

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La capacité d'abstraction de Mohana était quelque chose de fantastique, de prodigieux, même, quelque chose de parfois parfaitement insoupçonnable, d'ailleurs. Il lui arrivait parfois de ne pas remarquer des choses évidentes, comme la porte de sa propre salle de bains, raison pour laquelle elle avait dû se résoudre à séparer cette pièce du reste de l'appartement par un simple rideau. De toute façon, elle ne vivait avec personne et il n'y avait aucune raison pour qu'on la voie sortir de là dans une quelconque tenue gênante. Pour l'heure, elle n'avait pas entendu à proprement parler l'intervention du jeune homme du haut de sa branche avant qu'il ne saute. En fait, si, elle avait bien entendu les sonorités d'une voix grave lancer des âneries dans le vent, mais ses mots n'avaient pas traversé l'écran opaque de son esprit en train de vagabonder. Elle ne porta le regard dans sa direction que lorsque cette silhouette bicolore fendit l'air dans un mouvement parfait avant d'entrer dans l'eau dans un bruit que l'on aurait pu qualifier de discret s'il n'avait pas sauté d'une hauteur qui commençait à se faire imposante. Un nageur qui venait faire son entraînement quotidien dans le lac pour profiter de ce beau temps ? Un nageur qui plongerait en pantalon, évidemment ! C'est bien connu, les pantalons, c'est plus hydrodynamique, les chaussures aussi, d'ailleurs...

« Mohana, je crois qu'on vient de te faire des propositions cochones. »

Elle se tourna vers le musicien qui venait de lâcher sa vanne avec un grand sourire fier, ses dents blanches se détachant sur le fond de sa peau matte et parfaitement lisse. C'était son truc, à lui, les allusions scabreuses, mais c'était bien pour ça qu'il était drôle. Il parvenait même à en faire à  partir d'objets innocents et annodins, et jamais plus qu'avec lui une simple passoire avait pris des tournures de tentatrice digne du dernier cercle des enfers. Les filles répétèrent les paroles du curieux individu, à la fois pour le signaler à la rêveuse et pour souligner le fait que ce n'était pas du tout une piscine et que ce type ne devait pas être bien réveillé.

« Ne prends pas tes fantasmes pour la réalité, Johny, on va pas se foutre à poil de si tôt devant toi, espèce de vieux satire !
-Ah, donc pour le cachet d'aspirine qui vient de plonger tu le ferais ? Attention à ne pas trop attendre avant qu'il ne se dissolve. Encore que si tu avances un peu tu profiteras peut-être de l'effervescence, hein, coquine ?
-Dans tes rêves, pharmacien lubrique ! »

Quelqu'un qui n'aurait pas connu la jeune femme aurait sans doute pu penser qu'elle était de mauvaise humeur, mais face à cet homme qui l'avait presque vue commencer la danse, elle ne pouvait pas rester encore dans ce rôle de jeune femme polie qui se mord la langue une phrase sur deux pour ne pas balancer de sarcasme. Même si elle avait des amis très chers qu'elle connaissait depuis longtemps, ces gens qu'elle voyait peut-être moins depuis qu'elle travaillait restait sa communauté, ceux devant qui elle ne se sentait pas différente et surtout ceux qui montraient la plus grande tolérance à tous les égards possibles, avec tout le monde. Elle avait toujours baigné dans cette atmophère, à la maison, pendant les repas de famille, pendant les fêtes de l'association. Son père disait en riant qu'ils avaient biberonné leurs enfants à cette culture un peu à part, méconnue, mais c'était bien lui qui avait jeté sa fille dans les pattes de la prof de danse tahitienne alors qu'elle n'avait que trois ans. Comme disait John quand on lui faisait la remarque que les enfants dansaient avec une facilité déconcertante : on apprend à danser presque avant d'apprendre à marcher.

Sans broncher, le groupe regardait l'individu progresser dans l'eau à un rythme régulier. Sacrée carcasse. Pas de doute, c'était un nageur. Ils restaient perplexes tout en voyant une masse plus ou moins informe glisser dans leur direction, comme si une force divine tirait un fil invisible à leurs yeux pour faire parvenir ce qui semblait être un vêtement jusqu'à elle. Elle savait qu'elle avait tendance à attirer les situations étranges, la cicatrice à son épaule en témoignait quelque peu, elle ne se doutait pas que ça pouvait être à ce point. Fichtre, devait-elle se jeter tout de suite à l'eau pour en finir avec cette existence de malchance ? Oh, peut-être pas, tout compte fait. L'autre allait la sauver, lui faire du bouche à bouche, elle serait obligée d'être contente d'avoir été sauvée et si elle n'avait vraiment mais vraiment pas de chance, elle allait devoir aller de cliché en cliché jusqu'à ce que sa vie ressemble à une télénovelas du plus mauvais goût, télénovelas qu'elle adorerait alors regarder dans le fond de son canapé en tant que vieille fille aigrie et pleine d'un espoir plus que vain à l'âge de quarante-sept ans qu'un prince charmant en costume de maître d'hôtel vienne sonner à sa porte pour lui proposer une sortie pour laquelle elle ne serait pas préparée à cause de sa vie casanière avec ses quatre chats et la panique la prendrait quand elle se rendrait compte qu'elle ne s'était pas épilée depuis plus de trois ans. Non, décidément, il ne valait mieux pas attenter à ses jours tout de suite, c'était plus raisonnable. Surtout qu'avec la danse tahitienne, elle avait une peau irreprochable, c'était dommage de ne pas continuer sur cette voie qui lui donnait satisfaction à chaque sortie de douche.

Et pendant ce temps, la veste glissait, glissait, origami de cuir qui jamais ne semblait vouloir couler. Il y avait des mystères dans la vie qu'elle ne saurait jamais s'expliquer, même si elle se doutait qu'il y avait forcément une raison physique pour laquelle ce manteau glissait tranquillement sans jamais vouloir faire un tour au-dessous de la surface. Il était plutôt proche d'elle, et tandis qu'elle tendit la main pour l'attraper, les musiciens l'enjoignirent de ne pas le faire. Elle trouvait le fait de ne pas apporter d'aide à quelqu'un plutôt malvenu, mais quelque part, ils avaient raison, on ne savait jamais trop dans quoi on s'engageait dans ce genre de situation un peu bizarre.

« Fais gaffe, il s'approche dangereusement, Moha ! Il va te mordre une cuisse !
-T'inquiète, avant qu'il le fasse elle lui aura balancé un tamau dans la tronche, il aura rien compris, le pauvre ! »


Joignant le geste à la parole de Poerani, Mohana pivota légèrement pour se mettre de côté par rapport à l'inconnu qui nageait encore et donna un large coup de hanche dans sa direction avant de se retourner vers les filles et de rire en tirant un petit bout de langue. Jamais elle ne se permettrait de frapper quelqu'un, bien entendu. A l'exception peut-être des hommes encagoulés qui lui tiraient une balle dans l'épaule. A nouveau elle se tourna vers l'individu qui finit par se redresser de toute sa hauteur, ayant pied et bon sang qu'il était grand ! Sur un plan égal, elle ne devait pas lui arriver à l'épaule, ou c'était tout juste. Et bon sang de bonsoir, s'il n'était pas nageur la nature en avait fait un bon chanceux ! Instinctivement elle posa sa main gauche sur son épaule droite, masquant l'horrible marque qui scellait à jamais cette balle qu'elle s'était prise dans l'épaule, sa man droite toujours sur sa hanche dans une attitude naturelle. Avec un peu de chance, il prendrait ça pour la pudeur suranée d'une jeune femme qui ne tient pas à ce qu'un inconnu la voie en haut de maillot, même si a priori quand on pratique la danse tahitienne, la pudeur n'entre pas vraiment en ligne de compte.

La jeune femme affichait  un léger sourire avenant, pas vraiment convaincue par l'attitude mal à l'aise de l'individu toujours sans nom. Bien, il allait lui demander quelque chose. Elle ne savait pas encore quoi mais elle en était sûre et certaine, il allait lui demander quelque chose. Et son sourire ne fit que s'élargir quand elle l'entendit parler de son manteau comme d'un individu doté d'une volonté propre. Finalement elle en rit.

« C'est qu'il a courageusement nagé jusqu'ici. Il était très décidé à venir nous voir de plus près !
-Et on peut le comprendre quand on voit les danseuses qu'on a à présenter ! »

Il y eut des protestations de la part des filles conte John, une chaussure vola d'on ne savait trop où -qui avait une chaussure dans la main à ce moment précis, d'ailleurs?- et tout le monde rit de bon cœur. Pendant ce temps, le jeune homme aux cheveux clairs avait gagné la berge et avait entrepris de faire un petit étendage. Merci à Ying, il conserva son pantalon. Ce n'était pas une question de pudeur, elles avaient l'habitude avec les danseurs de voir jusqu'à des morceaux de fesses dépasser des pagnes, et puis ce n'était franchement pas comme si elles avaient toutes quinze ans et une peur bleue du loup, mais c'était rassurant de savoir qu'il n'était pas exhibisioniste. Une épine de moins dans le pied !

Finalement elle sortit elle aussi de l'eau, le bas de son paréo et les franges de ce dernier lui collant aux cuisses. C'était malin, elle qui avait bien fait en sorte de ne pas mouiller l'étoffe quand elle était allée se rafraîchir les jambes ! L'étrange arrivant revint vers le groupe de danseuses et les musiciens semblaient d'abord prêts à se lever puis quand ils entendirent les questions du jeune homme, la tension qui était montée comme d'un seul bloc redescendit d'un coup aussi. Il était rare que quelqu'un vienne s'intéresser de près à leur culture et leur demande s'il pouvait regarder, surtout un homme. C'était suffisamment rare pour être appréciable et apprécié. Quand ils entendirent le terme « hawaïen » cependant, il y eut des légers rires et des grands sourires, puis la bibliothécaire qui restait la plus proche de lui prit la parole :

« En fait, c'est tahitien. Il existe de nombreuses différences avec la danse hawaïenne, mais c'est vrai que d'extérieur ça y ressemble beaucoup. Mais c'est déjà bien d'avoir une vague idée de ce qu'est la danse hawaïenne, parfois les gens ne nous posent même pas la question. 
-Eh ben justement, puisque monsieur a l'air intéressé, pourquoi tu lui fais pas un cours sur ce que c'est, hein ? »

Elle jeta un tel regard de dédain à John que le reste du groupe éclata de rire. Le « Je te demande pardon ? » était tellement explicite qu'il devait sans doute flotter quelque part dans les airs.

« Ou faites-le en groupe. Comme ça vous vous ré-échauffez avant de reprendre les enchaînements. Vous avez passé plus de cinq minutes les pieds dans l'eau froide, c'est pas sérieux, les filles.
-D'accord, mais c'est Mohana qui parle, alors !

-Mais... ?
-Ah, c'est ça d'être passée conservatrice à la bibliothèque, ma belle ! C'est notre spécialiste en histoire des arts, et notre joker quand on doit faire des journées portes ouvertes. »

La dernière phrase était à l'intention du jeune homme qui ne devait pas bien comprendre dans quoi il était tombé. Mohana tira la langue à John, puis d'une main délicate toucha le bras de l'individu toujours sans nom connu puis l'enjoindre à s'asseoir un peu plus loin.

« Vous y verrez mieux si vous reculez de quelques pas, et puis vous n'aurez pas le bruit des percussions dans les oreilles. Quand on est spectateur ça prend vite la tête. »

Une fois tout ce petit monde installé soit pour regarder soit pour danser, elle se sentit bête de devoir prendre la parole, ne sachant pas vraiment par où commencer. Ses pensées fusaient à toute vitesse pour s'organiser et elle se prit à être étonnemment lucide. Décidément, cette balle dans l'épaule n'avait pas eu que des effets négatifs, même si elle ne préférait pas avoir à en faire l'éloge non plus. Elle plaça d'ailleurs sa tresse souple par-dessus la cicatrice dès lors qu'elle se souvint de sa présence. En première ligne et première colonne pour le spectateur, elle jeta un coup d'oeil aux filles rangées en trois lignes de quatre.

« Bien. Donc dans la danse tahitienne, pour commencer, il y a deux sortes de danse, si on peut dire. Le aparima qui ressemble beaucoup à la danse hawaïenne parce que c'est très lent et que les musiques se ressemblent pas mal, mais ça reste un peu plus fourni. Le aparima on l'utilise souvent pour raconter comme une sorte de petite histoire, puisque c'est lent on a vraiment bien le temps de soigner la gestuelle donc c'est plus facile d'y donner du sens. D'ailleurs il y a souvent des paroles sur la musique, vu qu'elle est plus lente, d'où le fait de raconter une histoire. »

Elle joignait les gestes à la parole, soit montrant un déhanché lent sur deux ou trois temps, bougeant lentement ses bras, positionnant ses mains avec délicatesse, comme des feuilles qui termineraient une branche, les doigts bien serrés pour ne pas faire des doigts de sorcières. Son léger malaise devait se sentir, elle n'avait pas vraiment l'habitude d'improviser à ce point. Et puis en terme de présentation, elle se sentait encore fébrile alors même que c'était sa propre culture.

« Et ensuite on a l'otea qui est un style de danse beaucoup plus... Sauvage ? On va dire sauvage. En fait à l'origine, pour la petite histoire, les femmes étaient couvertes de feuilles, et le but de l'otea c'était de faire tomber les feuilles. Pour quelle raison, je n'ai pas besoin de vous le dire, hein, je vous laisse imaginer. »

Elle reprit sa position exacte dans le rang et regarda les musiciens, leur demandant par une question inachevée ce qu'ils faisaient, maintenant. Après un court échange, il fut décidé qu'ils commenceraient par un exercice de mémoire. Sur la musique, le percussioniste principal crierait le nom d'un pas et les filles devraient le faire en rythme, et dans la direction annoncée. Elles s'entre-regardèrent en se retenant de rire, elles sentaient venir les pièges et les catastrophes, mais puisqu'il n'y aurait pas leur prof pour les voir, au pire ce n'était pas bien grave. Elles virent les ukuleles sortir et elles comprirent à quel point elles allaient souffrir. Patiemme et avec un sourire naturel, elles attendirent, poings sur les hanches, jambes fléchies, la jambe droite en appui sur le gros orteil, pied droit légèrement en avant. La musique démarra et peu de temps après le moment de commencer arriva. Il y avait toujours un petit délai, une petite introduction sans danse au début de chaque musique, ce qui permettait souvent aux danseurs de saluer tous en choeur. On démarra par la base, le coup de hanche sur la droite, puis sur la gauche, le plus large possible, très sec, et si possible en rythme. Vers l'avant, vers l'arrière, deux pas à droite, deux à gauche, les positions de bras changeant en fonction de chaque direction, puis un tour complet vers la droite, un retour par un tour complet vers la gauche. Arrêt. Un fa'arapu, évidemment, une autre base terriblement redoutée : des rotations de bassin rapides, très rapides. Tour vers la droite, visage porté vers la droite et bras droit à hauteur d'épaule, bras grauche levé. Puis tour vers la gauche, avec une position inversée. Sans bouger le buste, s'il vous plaît et jambes fléchies au maximum. Il semblait difficile de garder le sourire avec un tel mouvement mais avec le temps, rien ne semblait plus naturel. Même quand elles entendaient l'ordre de descendre presque a croupi sans cesser l'exercice. Ah, le ti'fene ! Bête noire des danseuses, mais qu'est-ce que ça faisait de belles cuisses. Après ça, nettoyer les plinthes de son appartement à la brosse à dents paraissait une formalité joyeuse et sans effort. Et tant qu'à faire, on allait avancer dans cette position, hein ? Bah oui, quelle question ! Après quatre temps, on leur donna le droit de remonter sans abandonner les rotations de bassin pour déboucher sur quelques mesures d'un « repos » bien mérité : un huit avec le bassin, en twistant avec les pieds en essayant de ne pas perdre le rythme. Et on reprenait un petit fa'arapu, pour bien échauffer le bassin. Et puis l'enchaînement reprenait depuis le début. Ils avaient pas un peu augmenté la cadence, ces vieux cochons ? Ah ben si, tiens ! Ils leur firent recommencer cinq fois l'enchaînement, plus vite, toujours plus vite. Jusqu'à ce que l'indication salvatrice fuse dans l'air. A l'ancienne, vraiment ? Et ce fut parti pour la débandade la plus complète : toutes les danseuses sur la pointe des pieds, pieds écartés, continuant tous les mouvements vus et d'autres encore, bougeant les bras, les épaules, et poussant des cris suraigus en se déplaçant dans la plus totale anarchie dans l'espace qu'elles avaient défini. C'était ça, la danse tahitienne, de la bonne humeur. Une petite minute plus tard, on leur enjoignit de se remettre en place et puis il y eut la dernière indication, celle qui faisait mal aux cuisses à en crever de douleur, celle qui allait les achever : le pa'oti. Traditionnellement réservé aux hommes, le ciseau destructeur d'aducteurs était un pas qui consistait à garder les talons collés en étant appuyé sur la plante des pieds , jambes fléchies, et d'ouvrir et refermer les genoux, toujours sur le rythme souvent ravageur des percussions, surtout en fin de course. Les filles aussi y avaient droit, mais dans un style plus féminin, moins guerrier, et la difficulté qui s'ajoutait était de lever les pieds pour en plus donner une légère ondulation du bassin. Qui peut le plus peut le moins, hein ? Et c'était parti : quatre temps sur la droite, quatre temps sur la gauche, huit temps en reculant, huit temps en avançant et puis on recommençait, toujours avec le sourire, et les poses de bras adaptées. On allait bien saluer, là ? Pitié, oui, on allait saluer ! D'un seul bloc, elles se relevèrent toutes et un tour vers la droite, un tour vers la gauche, ouvrant avec grâce le bras de la direction concernée, avant de finir dans la position initiale, portant les doigts à leur lèvres pour lever les bras en l'air dans un seul cri final. Ça faisait du bien d'arrêter, en fait !

Toutes les filles rirent à demi en soufflant longuement et par chance -ou  malchance pour certaines?- elles furent divisées par groupes de trois pour quelques petites improvisations. Mohana passerait sans doute en dernier avec les habituelles chef de file, les musiciens les séparaient souvent en fonction du nombre d'années de pratique puisque c'était plus simple pour eux. Tout en récupérant leur souffle, les danseuses non concernées allèrent s'asseoir dans le coin où se trouvait l'inconnu pour elles aussi profiter du spectacle. La bibliothécaire se retrouva la plus proche de l'inconnu et assise en tailleur, les bras appuyés derrière elle, elle lui adressa un sourire avenant :

« Alors, vous trouvez ça comment ? »
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 Comme un parfum de bonne humeur [Pv Dante]

 :: Cimetière RPs
Le destin, si je ne le connaissais pas, je serais presque sûr qu'il est un homme un peu comme moi, toujours un sourire taquin au visage ne voulant pas faire le mal mais devant tirer les cartes un peu malheureusement sans avoir réel choix de tout ce qu'il faisait, ce serait tout de même quelque peu pervers de voir un homme devoir décider en un simple jeu de hasard, mais parfois cela ferait du bien de parodier cette douceur qui peut devenir une douleur. Actuellement, je n'avais pas à me plaindre, j'étais arrivé sur une berge, tel un dauphin qui avait eu autant de grâce qu'une baleine s'échouant sur les côtes d'une île, tout en voyant de nombreuses demoiselles et entendant des hommes faire fuser les blagues, moi un cachet d'aspirine ? Hmmm cela serait plutôt un mensonge publicitaire, Dante l'homme qui donne des maux de crâne plus vite que son ombre, en vente dans tout vos marchands de journaux en petit pack de joie pour un prix tout à fait dérisoire. Comment ça ce ne serait pas rentable ? Bon nombre de personnes rêveraient de m'avoir dans leur demeure.....ou peut être pas, mais on a bien le droit de rêver de temps en temps, sinon la vie ne serait pas aussi marrante et aussi libre.

Après avoir mis tout ce petit monde aux aguets de mon arrivé, tel une proie qui serait arrivé devant un chasseur et qui était à l'attente de quelque chose qui puisse le permettre de bouger, actuellement j'étais plus un homme qui s'était fait remarqué par une attitude tout à fait enfantine mais tout à fait irrésistible à mes yeux, cette odeur, c'était l'odeur de la connerie pleinement réalisée. Me retournant alors pour énoncer le peu de connaissances, quelques rires s'étaient produits dans l'assemblée, mesdames, messieurs veuillez éviter de vous moquer de l'idiot fini que je suis, je suis moi même capable de le faire déjà convenablement avec la plus grande des prouesses, ne retournez point le couteau dans la plaie, cela n'est point agréable d'agir ainsi devant un homme cherchant à simplement étaler un peu de sa culture générale, tel de la confiture sur une tartine....voilà c'est malin, j'ai faim ! Rigolant un peu moi aussi, en me frottant la nuque, je regardais la demoiselle qui avait été la première dans mon champ de vision durant mon réveil, quelle façon de se réveiller, je ne pouvais pas dire que cela avait été une vue désagréable, comme réveil, cela aurait sonné les cloches de beaucoup d'hommes....mais je m'égare ! Reprenons nos esprits !

Écoutant attentivement toutes les explications et toutes les petits éléments qui venaient à se rajouter au discours, il s'était fait éloigné tel un malpropre quelques secondes plus tôt et se trouvait assis devant cette troupe, sautillant sur place tout en écoutant, donc deux styles de danse, un style plus lent et un style plus sauvage, les explications étant faites, malgré un léger malaise, j'arrivais à totalement suivre l'idée. Un élément malgré tout vint à me faire tilter, quelques instants pendant une pause dans son discours et son exemple, cette cicatrice à son épaule, tel une griffure à un tableau qui se montrait si parfait, elle se montrait pourtant si parfaite pour ce qu'elle faisait, essayant quand même d'avoir une tenue qui se montrait irréprochable, boah ébats d'un soir ou comme de par hasard quelque chose de plus grave.....trêves de facéties bon sang ! Le dernier exemple vint me faire échapper un rire, ne pouvant pas m'empêcher de m'imaginer la scène dans un couple moderne, l'homme essayant de tenter une approche sensuelle et sexuelle, secouant et trémoussant son popotin en essayant de faire tomber son caleçon devant sa dulcinée dans une ambiance tamisée. C'est en se ramassant lamentablement, le caleçon sur les chevilles, à force de trémousser son derrière que la soirée se finirait. Oh que la nature et que le passé sont bien faits !

Me faisant sortir de mon imagination qui m'avait fait échappé un rire, ayant retenu le plus possible ce rire, c'est à la suite du départ de la danse que mes yeux vinrent à se montrer grand ouverts, non pas par la surprise, ni par le pollen qui m'arrivait avec grande envie dans les yeux mais par ces mouvements qui se montraient si précis, tant d'entraînement de leur part, ce qui démontrait un spectacle bien huilé. C'est en entendant les cris du musicien que j'essayais de comprendre tous les mouvements, tout en imitant de façon un peu enfantine le mouvement, restant quand même le derrière bien accroché à ce sol qui servait pour le moment de siège de fortune, tout en voyant les mouvements se faire avec une telle aisance, certaines personnes semblaient avoir plus de facilité, mais l'entraînement aide énormément, l'expérience aussi. Tout en faisant ces mouvements, des cris se faisaient entendre, un léger haussement de sourcils se faisant, pas de conneries mon gars, ne dis pas ta connerie, retiens la bête idiote qui est en toi, oh le joli pipillon ! C'est bon, le peu de fierté est resté intact, le tout vint à se finir dans un dernier cri, un applaudissement de ma part, venant sceller le dernier mouvement qui avait été fait de la part de ce groupe, bravissimo ! Comme aurait dit mes ancêtres, moi je restais à applaudir, un large sourire sur les lèvres.

Tout en voyant une répartition se faire, certainement en groupes de certaines expériences, la chose que je pouvais surtout voir, c'était la beauté des sourires qui se formaient sur chaque visages, elles semblaient toutes très heureuses de faire cela, enfin cela était en grande partie normal, sinon cela ne serait plus un plaisir de venir danser mais un martyre qui transcenderait leurs esprits. Souriant encore et toujours, je voyais la demoiselle qui m'avait expliqué tous les rudiments de cette danse qui m'avait fait un petit choc, faisant un léger signe de la tête pour la saluer, abaissant légèrement la tête comme on me l'avait toujours appris, toujours faire attention à comment se présenter devant une gente demoiselle, papa t'a vu ? Je suis trop doué pour me souvenir de ces petits trucs ! Bref, la question qu'elle vint me poser, vint me faire réfléchir un peu, croisant les bras sur mon torse pour faire genre que je réfléchissais réellement, un léger rire toujours aussi sincère vint sortir de ma bouche, hochant la tête avec entrain, ne bougeant pas énormément pour le moment, la regardant dans les yeux avec un sourire toujours aussi large.

- Et bien.....j'ai trouvé ça sensationnel ! Tant d'entrain dans ce groupe, tant de joie, c'est une danse assez éprouvante mais j'ai trouvé que vous la maîtrisez avec grand art, j'ai aussi pu profiter d'un spectacle tout à fait surprenant, c'est agréable ! Mais je me suis beaucoup amusé à beaucoup de situations tout à fait comique en ce genre de moments !

Me levant alors très rapidement, je sentais des engourdissements dans les jambes se faire, commençant à les frotter fortement pour essayer d'éviter de devoir attendre trop longtemps mais je viens de remarquer quelque chose qui pourrait gêner beaucoup de gens et qui viens tout juste de me faire remarquer cela, mais je suis torse poil actuellement ! Pas que cela me gêne, mais faisons donc attention jeune homme, on ne se ballade point à moitié dénudé devant des demoiselles en tenue découverte, cela est d'une part malpoli mais cela ferait penser à beaucoup d'esprits mal tournés que je pourrais être en train de les draguer, voyons ce n'est pas mon idée, je suis pas tel un loup à secouer tout mon corps pour essayer de me rapprocher d'une femelle pour faire tout chose avec et la réponse n'est pas le Scrabble les enfants. Mais en parlant de secouer, peut être pas pour le moment mais cela ne va pas tarder, c'est donc en allant calmement chercher ma chemise que je réfléchissais un peu à comment j'allais atteindre mon but premier, celui de parodier et de m'amuser à faire à ma façon leurs petites danses, pour beaucoup, cela allait être une honte à cette façon de danser, pour d'autres une moquerie, pour moi une façon de m'amuser, ouais ça fait beaucoup de choix.

Me frottant la tempe légèrement, je regardais cette chemise en finissant par trouver la solution miracle, la pliant comme on plierait un torchon, je l'entourais autour de ma ceinture, pour faire une sorte de paréo à mon tour, rigolant de la prestance que cela me donnait, d'une échelle de 1 à 10, je pense que je pouvais presque inventer la solution zéro pour ce qui allait se passer par la suite. Pliant légèrement les genoux pour enlever ces bottes qui me dérangeait légèrement pour me retrouver à mon tour en chaussettes, n'osant pas enlever cela, jouant faussement le rôle de la pudeur pour éviter de totalement me dénuder, même si actuellement, cela n'était seulement que pour rendre la situation à ma façon, totalement loufoque comme j'avais toujours apprécié, mais tout en gardant ce sourire qui se voulait être le fervent défenseur d'une cause perdue. Attrapant la première fleur qu'il y avait à ma portée, un pisenlit allait faire l'affaire ! Pas grave pour la suite, je le mettais dans mes cheveux, comme l'aurait fait une danseuse, que j'étais belle dans cet attirail ! Que j'étais charmante, si je me connaissais pas, je fuirais d'ores et déjà à grandes foulées en me voyant ainsi !

- Hey regardez le ! Il est déjà prêt à participer dans notre prochain spectacle, il va pas falloir s'attendre à beaucoup de vues masculines cette fois ci ! Ou à plus de présences féminines dans le public.
- Tout à fait Serge à la régie ! Balancez moi le son, c'est moi qui vais bouger du.....non je ne ferais pas cette rime ! Balancez la musique les mecs !

C'était donc faussement doué pour cette danse que je commençais à essayer de mimer comme je le pouvais la danse, rajoutant un petit effet à ma façon, son don me servant pour une fois, le vent faisant légèrement virevolter la chemise comme si une brise se chargeait de donner encore un peu plus de spectacle, sachant bien que le jean était là pour protéger mon auguste postérieur, personne n'a le droit de voir mon magnifique derrière ! Et le résultat me direz vous ? Et bien, c'est le mélange d'un mec qui pourrait peut être faire quelque chose de correct et d'un clown qui voulait faire l'idiot pour faire faussement son intéressant et on peut dire que j'arrivais à faire au moins le spectacle, les quelques spectateurs rigolant à mon dandinement hésitant, finissant alors avec le dernier sketch, évidemment il fallait finir en beauté. Le vent se fit plus fort soudainement, la chemise se décrochant du jean, me recroquevillant alors, jouant faussement la carte de la pudeur, pour me cacher, me relevant alors en rigolant, avec une légère révérence, une main sur le torse et le buste légèrement en avant, comme un chef d'orchestre qui avait finit son tour.

Quelques rires se faisaient alors entendre, quelques applaudissements se faisant de la part de musicien, je rattrapais donc ma chemise, tout enlevant le peu d'herbe qu'il y avait dessus, la mettant à nouveau sur mon dos, cette fois ci la boutonnant, j'avais envie de faire quelque chose de plus correct pour remercier cette prestation mais pas avec leurs capacités, je savais danser mais pas la même musique. Finissant par remettre aussi mes bottes, regardant un peu autour de moi, la seule fleur qu'il y avait dans ma vision, même si c'était dans mon angle mort était ce pissenlit qui se trouvait dans mes cheveux, réfléchissant un petit peu je regardais encore un peu, en voyant finalement l'objet de mes désirs non loin de moi, trouver la solution, trouver la possibilité, trouver le saint Graal bon sang ! C'est donc en me dirigeant vers les danseurs sans aucunes retenues, évitant quand même les danseuses, en faisant le grand tour, je finissais par arriver à chopper cette rose, la mettant dans ma bouche, entre le goût de la terre et le goût de la terre, j'étais dans une situation ou ma bouche n'avait pas eu attrait aux meilleurs fleurs.....non oubliez tout ça, on va faire comme si je n'avais rien pensé !

Murmurant alors un petit truc au musicien qui avait fait une blague plus tôt, John mais je ne connaissais pas son nom, ni son prénom, juste que ça avait l'air d'être un homme plutôt drôle ou plutôt qui partageait un peu mon type d'humour, un humour sans aucunes barrières, juste le plaisir de tout cela, commençant alors à sourire légèrement, faire ce genre de danses mais sans la vraie musique allait être bizarre, mais je l'étais, ça ferait contraste ! Commençant alors à me mettre un peu en avant, la rose entre les lèvres, check, la danse solo parce que je pue et que personne ne danse avec moi check, la capacité de danser sans faire d'erreurs ? Erreur 404, comme dirait l'autre ! Mais au moins, cela allait être une petite bouffée d'air frais, c'est donc en sautant, commençant à me secouer un peu, comme si je laissais le son, l'air, tout ce qui m'entourait me permettre de m'enjailler tout bonnement, j'allais me laisser aller, oh que cette sensation était agréable, ne pas devoir se retenir, calmons nous, calmons nous, cela n'est qu'un petit moment, où je montre que j'en suis capable, laissez moi cinq minutes !

C'est donc en entendant la musique commencer que j'improvisais des pas de tango, un tango plutôt maîtrisé étonnement pour un homme de cette taille, les pieds, les mains qui s'entrechoquaient battant la mesure en même temps que l'instrument, il fallait dire que j'avais aussi appris avec une bonne professeur à l'époque, elle me donnait pas mal de temps à me l'apprendre, moi qui n'aimais pas ça plus jeune. Étonnement, mon corps bougeait au rythme de la musique, comme si je savais réellement ce que je faisais et pour dire toute la réalité, les gestes que j'étais en train de faire n'était pas une réminiscence de tout ce que j'avais appris par le passé et bon sang que j'étais bon foutre dieu ! Si je me connaissais pas, je me lancerais tant de fleurs, tant de beauté, oh que c'est pas beau et que je sens mes chevilles grossir, si je continue, ces bottes vont finir par devoir être changés, arrêtons donc ça et c'est parti pour le dernier petit tour de piste, je vais essayer ça à nouveau et je vais finir par me trouver dans une situation gênante, je le sais bien !

C'est donc en stoppant le mouvement dans un dernier applaudissement que je me propulsais, laissant un pied en tant que base, commençant à tourner comme une véritable toupie sur moi même, les yeux complètement fermés, malgré tout cela, je sentais bien que si j'avais quelque chose dans l'estomac, je me sentirais pas bien et que j'aurais envie de faire quelque chose de peu galant, mais calmons nous, je ne suis pas un arroseur automatique. Ainsi, laissant le destin choisir, je commençais à ralentir, commençant à apposer ma main gauche sur le cœur, un genou à terre, la main droite détenant la rose pour la tendre face à moi, je sentais quelque chose de gênant, oh que oui je sentais que cela allait être gênant, c'est donc en ouvrant les yeux que je tombais face à face avec un élément que je ne pensais pas présent. La rose tendue vers lui, vers elle, vers.....cette grenouille tout simplement !

- Pardon Monsieur le Prince, je ne suis pas dans toute cette pensée qu'un baiser pourra vous aider, je ne suis pas une Princesse, même si avec une perruque blonde, je suis sûr que je pourrais faire de l'effet dans la gente féminine.

Voyant alors la grenouille partir à la fin de mon discours, je sentais alors mon cœur se briser très simplement, ma main gauche serrant alors ma chemise comme pour signaler qu'il y avait un problème, je laissais un air plein de desespoir apparaître sur mon visage, me laissant alors à tomber sur le côté, pour me retrouver totalement avachi sur le sol, les bras tendus au dessus de ma tête, regardant très légèrement au dessus. Je me tournais alors sur le ventre, en rigolant, laissant un léger sourire apparaître sur mon visage, malgré les rires qui se faisaient derrière moi, c'était de bonne guerre, j'avais voulu faire l'idiot mais j'étais heureux de cette situation, c'est donc en regardant la demoiselle qui avait sauvé mon manteau plus tôt, d'un air salvateur, un léger sourire sur le visage. Avant tout cela, je laissais échapper un dernier petit rire, penchant la tête, toujours allongé sur le sol, sur le ventre, même si cette chemise finissait sale, je finirais par la laver tout simplement, plus simple, c'était de laver mon honneur.

- Je ne te demande pas d'être ma Juliette mais accepterais tu au moins cette rose ? Peut être que c'est cliché mais c'est de bon cœur que je l'offre ! Enfin pour le moment, Roméo se serait plutôt transformé en zéro, je pense qu'il va falloir changer ma technique d'approche et ma finition, cela n'a pas beaucoup plus au Prince !
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 Comme un parfum de bonne humeur [Pv Dante]

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Il avait de bonnes manières, une façon agréable et polie de se comporter malgré ce dynamisme à toute épreuve. C'était probablement une bonne nouvelle : il y avait peu de risques qu'il ne pose problème d'une manière ou d'une autre. Non pas que la bonne éducation soit forcément un critère qui pouvait faire montre d'un équilibre mental parfait, ne disait-on pas que les tueurs en série étaient difficiles à trouver justement à cause de leur manière de se comporter irréprochable ? Disons qu'il y avait tout de même moins de chances pour que lui-même ne cherche à provoquer des embrouilles avec des personnes présentes. Au contraire, il se faisait bien trop remarquer de façon générale pour être du genre à nuire d'une façon ou d'une autre. Et puis il avait une bonne tête. On avait beau dire, mais ça y faisait tout de même beaucoup. Comme il n'avait pas l'air du pervers du coin et que ses expressions ne suitaient aucune malveillance particulière. Il existait certes par ailleurs bien des gens qui attiraient l'attention, mais d'abord ponctuellement, et c'étaient alors les potentielles victimes qui cherchaient de l'aide auprès des autres personnes présentes, ce qui transformait l'importun abordage en une prise de conscience collective de la présence de l'individu un peu gênant et très souvent ni très net ni très sobre. Celui-ci était on ne pouvait plus propre, il venait de sortir d'un bain dans le lac qui en cette saison était encore bien frais, et ne refoulait pas l'alcool. Il savait au moins ce qu'il faisait ou du moins en avait conscience, et  même s'il paraissait un peu fou de nature, cela n'en faisait pas un danger public. Au contraire, ce grain de folie avait quelque chose de positif, à la même manière que certains clowns ou acteurs comiques qui avaient la capacité de se changer en un clin d'oeil en une sorte d'alien venu de nulle part pour apporter un peu de bonne humeur en ce bas monde. Finalement, sa manière d'être coïncidait pas mal avec ce que les filles faisaient quand elles dansaient pour des représentations : essayer d'apporter un peu de bonne humeur. Même si elles le faisaient avec nettement moins d'efficacité.

Le sourire de Mohana ne quitta pas son visage tandis qu'elle l'entendait répondre. Il avait tout de même des manières étranges. Un peu désuettes, mais pas dénuées de charme. Un peu comme un vieux livre que l'on rénove : la couverture peut paraître neuve, pour autant les mots qu'elle renferme n'en sont pas moins d'une autre époque. Ça n'était pas désagréable d'entendre un phrasé de ce type, d'ailleurs, et un tel enthousiasme. S'il n'était pas aussi grand, on aurait pu penser qu'il était encore enfant, un enfant qui s'approche doucement de l'adolescence mais qui n'en a pas encore toutes les disgrâces. Même si par ailleurs, la jeune femme ne pensait pas le moins du monde que les adolescents puissent être une source de désagréments. Il faut bien un moment prendre ses marques et se détacher, non ? Essayer à son tour de devenir adulte et de devenir indépendant, d'affirmer ses goûts et ses opinions... Et ça n'était jamais facile. Pour elle, certes, les choses s'étaient passées sans trop d'encombre, ses parents avaient eu une façon de faire qui naturellement avait mené leurs enfants à s'affirmer tranquillement même si dans le cas de Mohana ça n'était pas vraiment flagrant. Pas du tout, même, mais tant pis. La jeune femme avait surtout pris conscience de toutes ces choses en commençant à enseigner l'histoire de l'art au lycée d'Ariesten. Elle avait déjà fait des ateliers découverte pour des enfants ou des collégiens au sein de la bibliothèque, mais jamais elle n'avait eu un suici concret des élèves qu'elle avait pu avoir avant ce début d'année scolaire. Au contraire, de les voir une fois par semaine, toujours en petits groupes, de les voir passer à la bibliothèque et lui demander des conseils sur les devoirs à rendre ou parfois plus personnels, elle avait fini par se prendre d'affection pour ce passage fébrile et délicat à l'âge adulte, à ces prises de responsabilités parfois naïves mais qu'il convenait toujours de mettre en valeur quand l'on savait que d'autres se contenteraient de rester molassons toute leur vie. Il suffisait d'observer les adultes autour de soi pour le comprendre. Tout ça pour dire qu'il avait une façon presque attachante de dire les choses, même si elle ne savait pas encore si ça allait devenir agaçant ou pas. On ne pouvait jamais savoir à l'avance, dans la vie. Le menton posé contre son épaule, elle l'écouta jusqu'au bout. Oui, il y avait toujours de la bonne humeur dans la danse tahitienne, c'était d'ailleurs ça, le secret. Les débutants avaient un mal fou à garder le sourire, c'était éprouvant et terriblement difficile les premiers temps, mais rapidement le dynamisme et les touches joyeuses de la musique leur faisait oublier les courbatures et les échauffements douloureux. Et puis l'habitude, aussi.

« Contente que ça vous ait plu ! C'est rare pour nous d'avoir un public aussi enthousiaste, ça fait vraiment plaisir. »

Le drôle de loustic se releva d'un bond comme si une aiguille venait de le piquer à un endroit précis de son anatomie et sembla vouloir faire partir quelque chose de ses jambes. La terre et l'herbe de son pantalon encore mouillé de l'eau du lac ? Non, il semblait plutôt avoir besoin de bouger. Un tel phénomène, ça ne l'étonnait qu'à moitié. Peut-être qu'il avait un peu froid ? Le soleil n'était pas encore très fort en ce début de belle saison, et il convenait de se méfier du fond de l'air encore frais pour ne pas attraper froid de façon relativement bête. Il était vrai qu'il était dans une tenue plutôt légère par la force des choses, de plus il était resté inactif pendant un bon moment. Le fait qu'il soit torse-nu d'ailleurs n'avait absolument rien provoqué comme passion particulière : ni dans le sens positif ni dans le sens négatif. Les filles avaient l'habitude de voir les danseurs torse-nu et parfois juste en petit short pour ne pas avoir à nouer leur paréo pendant les répétitions -ces hommes, tout pour faire le moins d'efforts possibles!- et ce n'était pas un homme de plus dans cette tenue qui allait les gêner. Sans parler du fait qu'il était de toute façon sorti du lac et qu'il fallait bien qu'il fasse sécher sa chemise à un moment ou à un autre, et certainement pas sur lui. Déjà qu'il ne faisait pas spécialement chaud, pas question d'en rajouter une couche pour attraper froid ! Et ce n'étaient pas les filles qui allaient s'en plaindre, bien au contraire. Même si l'on restait discrète dans la façon de le faire, elles n'allaient pas s'empêcher de faire ce que bon nombre d'hommes faisaient de façon plus ou moins assumée d'ailleurs et se rincer l'oeil un petit peu. Elles le faisaient de toute façon sur leurs homologues masculins quand ils étaient là, et puisqu'aujourd'hui il n'y avait pas d'homme à part les musiciens, il fallait bien trouver quelque chose sur laquelle jeter son regard de temps à autre. Mohana avait juste été chanceuse de se retrouver plutôt proche de lui et d'être une rêveuse éhontée qui ne faisait pas attention à grand chose.

Tous hilares, les membres de l'association le regardèrent nouer sa chemise autour de sa taille et retirer ses bottes en leur faisant un faux numéro de minaudage. Il allait faire quoi, exactement ? Un pissenlit sur l'oreille il se présenta sur l'aire de danse définie de façon arbitraire depuis le début et tout le monde sentait déjà les éclats de rire arriver en courant le long de leurs côtes. John en balança une bien bonne, n'osant pas faire de blague de mauvais goût sur les transexuels, déjà parce que ce n'était pas son genre et ensuite parce que trop souvent, dans ce type de danse précisément, ils étaient mille fois meilleurs que n'importe quelle femme quand il s'agissait de la grâce et de la créativité. Et puis à quoi bon se moquer de personnes qui ne seraient pas là pour se défendre et riposter par une nouvelle blague ? Ce ne serait que de la médisance et plus de la bêtise en bande organisée. La musique démarra sur sa demande et... Bon sang, quel fou rire ! Les filles tapaient dans les mains en rythme et poussaient parfois des cris suraigus pour l'encourager mais qu'est-ce qu'elles pouvaient rire ! Le pire, c'est qu'il se débrouillait pas mal pour certains pas, mais malheureusement il y en avait qui demandaient beaucoup de travail pour parvenir à les faire de façon satisfaisante. Elles voyaient bien l'espèce de triche qui se faisait, le vent qui levait bizarrement le paréo alors même que ses mouvements n'auraient pas dû provoquer ce type de soulèvement-là. Ah, il essayait de gruger, hein ! Mais c'était déjà pas mal du tout. Il avait quand même un sacré coup d'oeil pour avoir réussi à imiter certains des mouvements, dommage qu'il n'avait du coup vu et appris que la partie femme. Un danseur à recruter, peut-être ? Mieux valait ne pas forcer la main des gens, s'il voulait venir il le ferait sans qu'on ait besoin de lui forcer la main, n'est-ce pas ?

Quand il finit, chemise au vent, il y eut des applaudissements, des sifflements appuyés exprès et des faux cris de groupie. Ah, et un mal aux abdos ! Bon sang, il leur avait fait un entraînement de tous les diables pour avoir un ventre plat ! Il remit sa chemise et de fausses protestations montèrent, mais elles riaient presque toutes toujours. Oh bon sang, ce que ça faisait du bien ! La bibliothécaire, plutôt silencieuse, avait du mal à s'en remettre, des larmes de rire au coin de ses yeux. Ce drôle d'individu dont elle ne connaissait toujours pas le nom était décidément plein de surprises. De bonnes surprises. Pendant qu'il était allé chercher quelque chose, les musiciens avaient repris le rythme des improvisations pour le deuxième groupe. Vu l'heure, les plus anciennes comme Mohana n'auraient pas le temps de passer mais ce n'était pas très grave. Le plus important était que les plus timides se libèrent un peu et fassent travailler leur créativité. C'était toujours beau à voir, les débuts. Des sourires gênés, des rires parce qu'on se trompe et puis des gestes appliqués, presque trop pour paraître faciles à faire. Mais ça commençait à venir, de plus en plus.

D'une façon relativement discrète pour sa taille, le jeune homme revint vers les musiciens qui avaient fini les quarante secondes d'impro. Ils pouvaient faire plus, mais c'était déjà tellement long quand on débutait d'avoir de l'imagination sur quarante secondes ! C'était fou comme le temps était relatif à ce point. Il sembla demander quelque chose aux gars qui avaient l'air de ne pas trop savoir s'ils allaient réussir à accéder à sa demande, même si la plupart d'entre eux jouaient aussi dans des groupes de musique plus ou moins professionnels où ils changeaient parfois radicalement de style. Le rythme qui en sortit était bizarre, et les notes au ukulele parurent un peu... dissonnants. C'était censé être quoi, ce petit morceau bancale ? Quand elles le virent danser avec une rose dans la bouche, le dos bien droit mais d'une souplesse qui lui faisait honneur, elles comprirent enfin qu'elles faisaient un voyage dans une nouvelle culture que pour certaines sûrement elles connaissaient. Ce  n'était pas le cas de Mohana qui pour autant en connaissait bien la peinture, mais ni la musique ni la danse. Dans tous les cas, il avait l'air de bien s'en sortir, et ce avec beaucoup de classe. Il sortait d'où, ce type, déjà ?

Des applaudissements retentirent à plusieurs reprises. Danser un flamenco, ce n'était pas si facile, mais il avait l'air de ne pas être un complet amateur. Certes, il y avait des choses à améliorer mais elle ne se serait pas risquée à lui dire quoi, ne connaissant elle-même pas les pas. Le tout était esthétique, c'était sans doute le plus important, et tant pis pour les codes ! Puis la conclusion de sa danse arriva et ils éclatèrent à nouveau tous de rire. Quelle infortune ! Même si après tout, les grenouilles pouvaient être des princesse aussi, n'est-ce pas ? C'était de là finalement, d'où devait sortir ce type : d'un conte de fées un peu détraqué, dans une sorte d'antichambre où les personnages attendent d'être choisis pour participer aux évènements. Lui, c'était celui qui rêvait d'être choisi mais qu'on laissait presque toujours au dehors. Non, ce n'est pas encore ton tour, ça sera pour la prochaine fois. Alors il devait sans doute tout faire pour se faire remarquer, et de temps en temps, il venait jouer des tours à des humains en se faisant passer pour l'un des leurs, se trouvant enfin une chose à faire ailleurs que dans ce monde de papier où on ne lui accordait jamais de place... Ce serait un joli conte à écrire, tiens ! Il faudrait qu'elle y pense un jour où elle aurait du temps... Et où elle n'oublierait pas cette idée qu'elle ne pouvait noter nulle part. Ce serait déjà une tâche bien plus dure à effectuer.

Cette comédie pour une simple grenouille ! Mais c'était tellement drôle. Il faisait peut-être du théâtre ? Si ce n'était pas le cas, il était doué ! Il n'avait pas l'air de rater grand chose de ce qu'il entreprenait de toute façon. Il y avait des gens plus doués de leur corps que d'autres, c'était un fait indéniable. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la bibliothécaire en imaginant certaines des filles, et en sachant très bien lesquelles, dire que ça ne les dérangeraient pas de tester d'autres types de maîtrise corporelle. Il ne faudrait pas qu'il revienne plusieurs fois les voir s'il ne voulait pas se faire embêter même s'il était vai qu'en général les hommes se fichaient bien de ce genre de désagréments qu'ils trouvaient plutôt sympas une fois qu'ils avaient dépassés six ou sept ans et qu'ils comprenaient que ça le faisait d'attirer les sympathies de la gente féminine. Sympathies qui risquaient de bien vite retomber un peu vu la tournure des évènements.

D'abord surprise, elle ne sut pas tout à fait comment réagir. Heureusement dans un sens que c'était lui et pas un autre qui lui faisait ce coup. Certes il y mettait les formes pour que ça ne soit pas mal interprété, de sa part elle ne le prenait que comme un énième tour de passe-passe pour s'amuser de la situation et certainement pas une tentative quelconque pour jouer les séducteurs de pacotille -qui se croierait encore bon, de surcroît ! Elle sourit et fit mine de réfléchir, sans bouger dans un premier temps.

« Monsieur Grenouille a dû être froissé ! Mais laisse-moi réfléchir... »

Elle laissa planer le doute qui n'existait pas vraiment encore quelques secondes, puis se pencha vers lui, en appui sur sa main gauche, elle ouvrit sa main droite et la paume vers le ciel près de ses lèvres, elle souffla doucement tandis que des sphères lumineuses sortaient de sa peau pour voguer tranquillement en direction du visage du drôle de clown qui lui faisait une si galante proposition. Quand les sphères passèrent la fleur et qu'elles s'approchèrent suffisamment de ses yeux, diminuant doucement leur luminosité, elle fit glisser délicatement la fleur d'entre ses doigts, un sourire hilare aux lèvres. Elle aimait parfois jouer à ce jeu si facile de subtiliser quelque chose pour la farce tandis que les autres regardaient comme des papillons de nuit la lumière qu'elle pouvait produire. Combien de fois avait-elle embêté son frère avec ce tour de passe-passe ? Même lui qui finissait par en avoir l'habitude se laissait toujours avoir, réfléchissant toujours trop longtemps à ce qu'elle allait subtiliser pendant qu'elle avait le temps de prendre l'objet de sa blague.

« Mais je suis très contente que le hasard m'ait choisie. »

Elle se redressa complètement, la fleur toujours dans ses mains et fut assez surprise de voir que John lui faisait signe de se lever.

« Allez, puisque tu en a mis plein la vue à Monsieur au sens propre du terme, tu vas peut-être lui faire une dernière petite démo. Après il va falloir qu'on y aille, nous. »

Bon... Très bien. Pourquoi juste elle ? On ne pouvait pas faire une improvisation collective ? Non, évidemment. Ce n'était pas spécialement pour la déranger, mais tout de même, c'était un peu raide pour les autres qui étaient aussi venues danser. Mais puisqu'il le fallait. A croire qu'ils avaient décidé de faire une équivalence à la performance du jeune homme, comme un remerciement ? Drôle de remerciement, elle n'était peut-être pas le meilleur spectacle à offrir en solo, même si elle ne rechignait jamais à le faire. Ne pas jouer les divas ni se faire désirer sur la piste, voilà comment il convenait de ne pas trop se faire repérer, et ne pas faire honte à leur public improvisé. Toujours souriante, elle s'avança, coinçant avec délicatesse la tige de la rose entre les mèches de sa tresse, de sorte que la fleur ressortent bien sur ses cheveux noirs. Quand elle fut au centre de l'aire de danse, elle regarda les musiciens, un léger sourire faussement menaçant aux lèvres. De la musique tranquille, hein ? Elle posa un genou à terre, son autre jambe pliée en angle droit appuyée sur son gros orteil, une main levée vers le ciel, son visage tourné aussi dans cette direction. De petits notes de ukulélé se firent entendre, bien rythmées mais calmes. Elle fit monter doucement son autre main, accompagnant son geste d'un mouvement de tête, puis recommença trois fois, avec ses deux bras, imitant d'une façon peut-être un peu abtraite le mouvement de vagues. Puis elle se leva gracieusement, la musique démarrant vraiment, et suivant le tempo elle ondulait tranquillement, souriante, accompagnant sa danse de gestes de bras plus fournis que ne pouvaient le faire les chorégraphies plus rapides. Elle connaissait bien cette chanson, c'était presque un exercice facile pour elle, mais pas sans effort. Ses cuisses lui faisaient comprendre à quel point elles avaient déjà travaillé, mais c'étaient dans ses moments-là que c'était le mieux. Quand le moment fut opportun -après un semblant d'arrêt dans la musique et les paroles-, elle se permit d'utiliser à nouveau son don et fit sortir de ses paumes une douzaine de petites sphères lumineuses qui restèrent un moment en l'air tandis qu'elle dansait au milieu, ses mains laissant derrière elles une légère traînée lumineuse. Elle termina en portant une de ses mains à ses lèvres, son autre bras porté légèrement derrière son dos, puis elle leva sa main en l'air, tête basculée vers l'arrière, toujours souriante.

Une fois les dernières notes retombées, elle fit deux petites révérences en tenant le bas de son paréo, dignes d'une pièce de théâtre comique puis elle reprit sa place, mais n'eut pas le temps de se rasseoir que John annonçait que la répétition était finie. Tout le monde allait rentrer chez lui, ou presque ! Elle les voyait de là les curieuses qui allaient s'approcher du drôle d'inconnu dès qu'elle-même l'aurait salué. Il n'aurait pas fini d'essayer de s'en débarrasser pour certaines ! Mais elle n'allait pas jouer les malpolies pour autant. Les mains dans le dos, elle se tourna vers lui, toujours un grand sourire sur son visage.

« Et puis-je savoir comment s'appelle Roméo ? Je veux bien faire semblant d'être Juliette mais vu que ça n'est pas mon nom, autant qu'on rebaptise aussi Roméo, tu ne crois pas ? Oh et pour tout à l'heure, j'espère que je ne t'ai pas trop aveuglé. Je maîtrise assez bien l'intensité de la lumière, en règle générale mais certaines personnes sont plus sensibles que d'autres, et comme tu as les yeux clairs, je m'en voudrais de t'avoir abîmé la vue. »

Elle salua de loin les musiciens qui repartaient déjà, puis se tourna à nouveau vers le jeune homme. Elle sentait dans son dos que certaines des filles les observaient, se demandant bien ce qu'il pourrait lui raconter ou si elle allait finir par le laisser disponible à un moment donné. Qu'elles espèrent toujours, elle avait quelques rêveries au sujet de sa provenance à confirmer !

« Oh, et tiens, puisque j'y suis, tu nous viens d'où ? On t'a vu débarquer comme ça mais on aimerait savoir d'où nous vient un si bon public, s'il faut faire un rite vaudou pour les attirer je veux bien m'y mettre. »
 
Comme un parfum de bonne humeur [Pv Dante]
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