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Le gros chaperon ours et le grand méchant loup [Pv Ragnar]
Invité
Lun 7 Mar - 12:31
Une bien belle journée. Le ciel était parfaitement bleu, l'air était frais mais pas froid, et une odeur d'arrivée de printemps flottait de toutes parts. Une bien belle journée. Une journée parfaite, même. Surtout pour un jour de congé. Elle tombait parfaitement, cette journée, en fait. Presque trop parfaitement. Suffisamment iritante dans tous les cas parce qu'il ne pouvait justement en faire profiter personne d'autre que lui-même, enfin si, tout le monde pouvait en profiter mais personne ne pouvait le faire précisément avec lui. Lidy avait sans doute autre chose à faire qu'aller faire un tour avec lui, elle ne prenait jamais de jour de congé, à tel point qu'il se demandait parfois si sa sœur âinée n'était pas en fait une sorte de robot humanoïde construit en secret par ses parents pour les remplacer jusqu'à leur retraite et finalement perpétrer leur mémoire et leurs méthodes jusqu'à la fin des temps. Il parvenait presque à s'imaginer parfaitement la fin de l'humanité, des cadavres en décomposition plus ou moins avancée partout, des débris d'immeubles et des ruines de maison à chaque coin de rue, et sa sœur, qui irait encore faire du porte à porte pour proposer des trombones personnalisés à la population. C'était une vision tout à fait singulière, néanmoins comique et presque hilarante. Si l'on a bien sûr l'humour vicieux de l'agent funéraire en fin de carrière.

Lidy, ça n'était donc pas envisageable. Ses parents ? Même pas en rêve. Il allait profondément s'ennuyer, eux aussi, sa mère aimait bien marcher mais ils n'aimaient pas les mêmes coins et l'un ou l'autre serait frustré et ruminerait dans son coin. Kiara ? Non plus. Elle avait un petit ami, une vie sociale, il n'était pas question de lui ôter la possibilité de passer un bon moment au profit d'un après-midi dans les bois avec son vieux grizzly de frère. Il ne le lui souhaitait pas. Si elle n'avait vraiment rien de mieux à faire, c'est que sa vie n'était décidément pas reluisante. Il faudrait donc bien faire sans personne pour cette journée. Il était hors de question qu'il fasse la manche de l'amitié auprès de ses collègues de boulot eux aussi en congé ce jour, de toute façon la plupart n'étaient pas vraiment ses meilleurs amis dans la mesure où il ne travaillait avec eux que très peu et que donc il ne les fréquentait pas aussi souvent que ceux qui n'étaient pas en congé ce jour-là, puisque justement ils assuraient le service minimum sur les émissions auxquelles les gens en congé ce jour-là étaient absents. Et cette phrase est beaucoup trop longue.

Alors il sortirait. Tout seul. Tant pis pour la compagnie, de toute façon il n'était pas sûr que la compagnie était une solution digne de ce nom pour palier le fait que ce serait quoi qu'il arrive une journée relativement peu intéressante voire complètement norme. Autant se faire à cette idée de suite. Comme aller en ville n'était pas envisageable avec un temps aussi splendide et surtout depuis qu'il était entitèrement guéri, il partit pour une balade en gros nounours solitaire qu'il aimerait ne pas être, mais dont il ne pouvait se résoudre à éviter le comportement, parfois. L'air vif le surprit quelque peu. Il fallait dire qu'il ne s'était pas beaucoup couvert, vu qu'il allait sans doute passer la plupart du temps avec une fourrure épaisse sur le dos. Il avait d'ailleurs prévu des vieilles frusques qu'au pire il ne serait pas peiné de se faire voler ou qui ne risquaient absolument plus rien en matière de salissures ou d'accrocs. Pour le peu de vêtements que son armoire contenait, de toute façon, ça ne serait pas véritablement un drame. Mais tout de même, il préférait éviter toute contrariété, entre autres celle de devoir rentrer chez lui en calcif.

Il marcha d'un bon pas jusqu'à l'orée de la forêt, emprunta le sentier principal pendant une bonne centaine de mètres, avant de s'enfoncer sans crainte parmi les buissons et les fourrés, d'un pas assuré et un peu trop désinvolte pour quelqu'un qui fréquentait si peu la forêt, mais qui pourtant y avait ses habitudes. Et les habitudes sont difficiles à perdre et à oublier, c'est bien connu. Celle-là venait de sa mère, et de sa grand-mère, sans aucun doute : ne jamais laisser traîner ses affaires par terre. Entre les insectes qui viennent se loger dans des endroits incongrus, la terre qui gratte et les potentiels animaux sauvages qui pouvaient venir se soulager sur votre pull, les branches, c'était un bien meilleur plan. Et pour ça, il y avait un arbre des plus pratiques, à l'endroit précisément où il se tenait, trois cents mètres plus loin que le bord du chemin. Dire qu'il avait fait la même chose avec sa fille, lui apprendre à ne pas avoir peur de traverser hors des sentiers, bien étendre ses vêtements sur les branches, faire attention à ne tomber d'un coup sur ses pattes avant quand on se transforme en étant debout. Tout en accrochant soigneusement ses affaire, jusqu'à ses chaussures suspendues par les lacets noués, il se rappelait ces bons souvenirs, qui finalement lui laissaient un goût moins amer : il n'avait pas été un si mauvais père que ça. Juste un peu fondu sur les bords. Et complètement fusillé au milieu. Une fois les chaussettes au fond des chaussures et son merveilleux caleçon recouverts de petit cœur qui dépassait de la poche de son pantalon, il reprit le chemin au cœur des bois, laissant peu à peu son corps prendre la forme de l'animal qui aurait terrorisé tout le monde s'il avait pris cette forme au beau milieu de la rue.

Un gros grizzly continua les traces de pas laissées par un homme pieds nus. Il s'ébroua longuement. Bon sang, ce que ça faisait du bien ! Ce ne serait pas le plus intelligent de courir tout de suite, les arbres étaient un peu trop serrés pour sa grande carcasse et ce serait bien dommage qu'il s'assomme moins de trois minutes après être enfin capable de se gratter le dos contre un sapin sans avoir l'air con. Tiens, c'était pas une mauvaise idée, ça ! Mais pas tout de suite. Il marchait d'un pas tranquille regardant autour de lui en quête d'un endroit bien sympa pour s'y promener voire y courir comme un gros débile et essayer de sautiller comme un cabri obèse et particulièrement disgracieux. Un rayon de soleil passa sur sa fourrure sombre et drue. Quel confort ! Ce qu'il pouvait adorer sa transformation. Certes, il fallait à tout prix qu'il se taille la barbe tous les jours et les cheveux toutes les semaines, il piquait dès qu'il faisait la bise et il perdait ses cheveux par poignées dans le siphon de la baignoire, mais c'était un détail pratique que seul lui savait puisqu'il était maniaque et particulièrement sur ce genre de points.

Il avait peut-être enfin trouvé l'endroit idéal pour faire le fou. Toujours bien à couvert des arbres, loin des regards indiscrets, des promeneurs du dimanche qui pourraient se prendre la peur de leur vie. C'était parfait. Il huma l'air de sa large truffe noire et ferma les yeux pour mieux sentir toutes les odeurs qui flottaient dans l'air. Ah ! La nature ! Ses fleurs, ses écorces, ses mousses, ses feuilles mortes, ses petits rongeurs, ses loups, ses cours d'eau, ses... SES LOUPS ? Poisse, quand tu nous tiens !
Le gros chaperon ours et le grand méchant loup [Pv Ragnar]
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Description
Avatar: The Legend of Ragnar - Link
Pouvoir/Hybridité: Loupe
Âge: 19 ans.
Mer 20 Juil - 0:52
    Il y avait de ces animaux dangereux, ceux qui étaient moins acceptés parmi la civilisation. Ceux qui n'étaient ni chats, ni chiens, ni mignons petits oiseaux piaillant gentiment dans une cage dorée. Ceux qui étaient banals et qu'on pouvait retrouver dans un coin de rue. Ceux qui au contraire des animaux de compagnie, attiraient une certaine crainte mélangée à de la fascination. Une fascination qui a ses propres limites, pourtant. D'après Ragnar, ce n'étais pas plus mal... Même s'il se considérait comme une bête assoiffée de violence, il n'avait jamais réellement remit en doute son hybridité en elle-même. Ce cas était clair pour lui ; Il préférait nettement être un loup qu'être un chien, bien qu'a côté, il lui arrivait d'envier la docilité de ce dernier. Des pensées bien paradoxales pour un être qui haïssait chaque parcelle de lui-même. Pourtant... Pourtant, quel noble animal était le canis lupus. Parfois le blond en venait même à se dire qu'il ne méritait pas vraiment sa propre hybridation... Une pensée bien catégorique quand on l'étend à une généralité ; Le mérite était une conception de base, transparente et un peu facile à employer. C'était donc avec facilité que le loup, venait à le dire, sûrement un peu par mauvaise foi.

    Mauvaise foi qui s'étalait encore plus quand il venait se transformer de lui-même en loup. S'il ne 'méritait pas' cette forme secondaire, pourquoi venait-il donc à se métamorphoser de par son bon vouloir ? Il était bien vrai que de se dégourdir sous cette forme le stimulait, voire même l'exaltait sous tout les sens du terme. Il n'y avait bien que les hybrides qui pouvaient comprendre ce sentiment... Celui d'avoir des instincts plus poussés, plus bestiaux, qu'on devait combler. Peu importe l'animal que l'on était, laisser sa véritable nature reprendre le dessus pouvait s'apparenter à un met des plus délicieux. Primaire certes, mais toujours aussi goûtu.

    C'était donc en ce début de mâtiné que la bête s'éveilla, en toute conscience de son hôte. Encore une fois, il la laisserait s'exprimer en son bon vouloir... Si ce n'était que vagabonder, il ne fera aucunement du mal, n'est ce pas ? Ce n'était pas comme ces fois où il avait tant bien que de mal à contenir cette rage interne qui lui ébouillantait les veines. Là, il était tout à fait dans ses bons jours. Toujours un poil sauvage oui, mais Ragnar était ainsi; Comme dit plus haut, il n'était plus loup que chien, que ce soit dans son tempérament ou dans son hybridité. Son museau pointant à l'extérieur de la petite cabane qui lui servait d'abri (et d'habitat ), il renifla un peu l'air ambiant comme pour en analyser chaque effluve, son corps se tendant vers le ciel pour s'étirer. Sous son apparence lupine, Ragnar n'était pas des plus flamboyant; Son corps gris tantôt blancs étaient retracés par des cicatrices indélébiles, anciennes plaies qui étaient les preuves d'un passé fort tourmenté. Sa queue animale étaient comme effilochée vers son bout, pinceau mal entretenu, alors que ses oreilles elles, étaient si écorchées qu'on pouvait fort bien se demander si elles étaient encore efficaces. Non, Ragnar n'était nullement de ces loups qui, traçant la route dans la neige, surplombaient la forêt avec une allure presque royal, le poitrail bombé par la fierté. Lui, il tenait plus de la charogne que d'un animal vivant.. Et encore, si on était assez gentil pour le comparer à quoi que ce soit d'un peu vif, d'un peu tangible.

    Ainsi, il commença sa marche en dehors de son abri. Comme la bête était calme et rassasié, il savait parfaitement qu'aucun gibier ne pourrait l'aguicher en cette belle fin de matinée. Oh, que nombreuses étaient les fois où le loup se retrouvait dans un cas de conscience une fois le museau posé sur un 'confrère' ! C'était bien là où être un carnassier était bien plus retord qu'il n'y paraissait. Parfois, il en venait même à se demander comment faisaient les autres hybrides pour dompter ces instincts bien trop primaires à son goût. Pour le moment, ça restait un véritable mystère, surtout à ses yeux. Serait-ce parce qu'il a vécut trop longtemps seul dans sa forêt ? Loin de la civilisation, il en avait perdu les bonnes manières ? ( et encore, fallait-il en avoir avant ) Ragnar, bon sauvage, grognait de toute façon après n'importe quelle mœurs liée à la vie en ville. Il n'y comprenait jamais rien, tout comme les convenances silencieuses qui étaient gravées dans le bitume des rues, lois sacrées établies depuis des millénaires. Au final, il était bien mieux coincé dans son terrier ; Il ne demandait rien à personne et personne ne lui demandait grand chose en retour. Une idylle qui le ravissait depuis qu'il travaillait en temps que garde forestier, logé dans sa petite cabane de fortune.

    Ses pas foulèrent le sol mousseux avec une discrétion non voulue. Les beaux jours revenaient, et la chaleur qu'il haïssait avec eux. L'été... Une horreur pour un loup adorant se rouler dans la neige comme un simple louveteau, qui adulait le froid comme un fils idolâtrant une mère qu'il n'avait jamais côtoyé que de loin. En effet, le soleil lui brûlait sa peau abîmée et la chaleur le faisait cuire comme un œuf au plat.. Mais le pire dans tout ça, c'est le manque cruel d'air, l'atmosphère étouffante. C'était aussi pour ça qu'il aimait vivre en forêt, il avait bien plus d'air que dans la cîtée avoisinante ! Son flair s’aiguisant au fil de sa marche, le canidé aux yeux saphirs tournait vivement la tête sur les côtés, son ouïe étant bien plus fine dans cette forme là que sous sa forme bipède. Les environs promettaient d'être calme... Ce qui le contentait plus qu'il n'y fallait. Rien à signaler de suspect ; Tout semblait à sa place, les arbres comme les plantes... La banalité la plus suprême et délectable... Tout du moins... Jusqu'a un certain moment.

    Un ours. L'odeur d'un ours lui monta au museau.

    Ragnar fut comme piqué au vif par la nouvelle ; Lui et les ours, c'était une longue histoire d'amour. Encore tout jeune garde forestier, il s'était risqué à s'en approcher d'un peu trop près... Une erreur qu'il n'était pas prêt à recommencer tant la cicatrice présente sur son bras paraissait encore profonde malgré le temps écoulé. Le loup s'était alors tassé sur lui-même, se faisant statut de pierre pour établir déjà quelques repérages dans son esprit. L'ours était un animal assez rare, surtout dans sa forêt, alors il ne pouvait y avoir que deux possibilités ; Un hybride ou un animal véritable. S'il s'agissait du premier cas, il n'avait normalement aucun risque à s'approcher... Mais si le second s'avérait vrai, il fallait prendre des précautions doubles en passant dans son périmètre. L'ursidé avait un excellent odorat et quand bien même il n'était pas forcément dangereux, Ragnar sait pertinemment qu'on ne peut pas raisonner un animal une fois que ce dernier se rue sur vous. Surtout qu'il ne devait pas se trouver si loin que ça... Comment avait-il pu passer à côté de son odeur aussi longtemps ? Rechignant contre lui-même, ses oreilles se couchèrent un peu alors qu'il reprenait la marche beaucoup plus lentement, se hissant au travers de quelques broussailles qui avaient l'air de lui barrer la route. Comme pour se moquer de sa couardise soudaine, les petits oiseaux semblaient toujours chanter aussi fort au dessus de sa tête.

    Sa ruse fut de courte durée, néanmoins. Son calcul n'étant que plus mauvais, il freina soudainement des pattes lorsqu'il tomba presque nez à nez avec une forme imposante,virant dans les teintes marrons foncés. Combien était-il... A quelques mètres seulement ? Bien à découvert (bien trop), les poils de sa fourrure miteuse se redressaient par réflexe, ne voulant certainement pas se faire intimidant, cependant. Le prédateur était juste aux aguets, attendant que son regard puisse croiser celui de l'ursidé, priant en fait pour qu'il ne le remarque pas et puisse continuer son bout de chemin tranquillement.

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Citation :
Droits de modération donnés à Ragnar le batard par Fuji la tapette

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