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Oh, tu vas bien finir par être mon copain ! [Pv Munemori] [Radio]
Invité
Jeu 11 Fév - 16:10
« Oh bordel, ça fait du bien d'être de retour à la maison ! » Furent ses premiers mots en passant la porte du studio de la radio. Il y avait le comité d'accueil, sans système radio portatif, et heureusement, il n'avait pas envie que les auditeurs participent à ces effusions qui lui faisaient un bien fou et relevaient beaucoup trop du privé. Clara courut pour lui sauter dans les bras, bras qu'il ouvrit en grand en imitant un grognement d'ours des montagnes avant de les refermer sur son petit corps frêle et de la soulever sans trop de difficulté et sans trop de douleur dans l'abdomen. Son phasme s'agrippait à lui comme s'il allait s'envoler, mais non, il était bien trop lourd dans tous les sens du terme pour pouvoir toucher le plafond autrement qu'en levant une main. Judith vint aussi réclammer sa dose de gentillesse avant que la machine infernale ne se mette en route.

« Alors, Clara, comment as-tu prévu de m'éliminer ? J'espère qu'après avoir goûté à la félicité de me remplacer, le vice de l'ambition agite maintenant ton corps de tigresse ! Evite le poison dans le café, par contre, j'ai pas très envie de vider ma vessie dans mon froc avant d'arriver à la morgue ! »

A la tête qu'elle lui faisait, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Aaah, Clara ! La caution glamour et trop gentille qui leur permettait de toujours rebondir sur des vannes de plus en plus mauvaises pour la simple et bonne raison qu'elle se décomposait de plus en plus à mesure qu'elle protestait, contestait chaque affirmation de sa lubricité ou de son sadisme, même s'il lui arrivait parfois de répondre à Azaan de sa voix douce d'agent téléphonique d'une ligne rose de luxe. Car c'était aussi ça, Clara : une petite poupée presque trop maigre mais toujours diablement sexy moulée dans ses robes ultra-féminines et un visage bien dessiné sous une chevelure folle de vile tentatrice. Impossible de ne pas l'attaquer là-dessus, c'était trop facile.

Il était presque quinze heures, Karl lui avait dit de ne revenir que pour préparer son émission en tant qu'animateur... Mais il avait bien réussi à négocier avec le directeur pour caser une chronique avant d'aller cravacher son équipe comme le ferait une mère maquerelle avec ses danseuses de French Cancan un peu trop paresseuses et qui se contenteraient de mollement montrer leurs mollets graciles en oubliant complètement de dévoiler toute l'étendue de ces culottes affreuses que l'on fait porter à ces pauvres filles. Et puis il avait du pain sur la planche. Au sens figuré, par les filles, sinon on aurait dit du pain sur les planches. Essayez de suivre un peu. Il fallait encore qu'il rencontre son invité du jour et comme on aimait faire les choses sérieusement à R.A.S, on ne lui avait pas encore annoncé qui c'était. A tous les coups, ils voulaient avoir sa réaction à chaud, et ça ne le rassurait pas vraiment car cela voulait dire qu'il allait soit absolument adorer la personne qu'il allait avoir en face -ce qui en soit pouvait être une mauvaise nouvelle pour l'équilibre de l'émission- soit quelqu'un avec qui ça allai être sport et en face duquel il valait mieux ne pas être préparé pour ne pas être trop incisif. Ou alors ils avaient juste envie de le faire cogiter sur le sujet pendant trois plombes, ce qui restait une solution somme toute des plus probables.

Après une entrée remarquée dans les bureaux et couloirs, où les gens poussaient des cris d'animaux en rute ou en proie à une crise de folie en le voyant arriver tout en lui sautant à moitié dessus, après un séjour semi-prolongé sur la moquette, allongé sur le dos et harcelé par Dédé et Kyle, il put enfin arriver jusqu'à la porte du studio où l'émission tenue par Karl avait déjà commencé depuis cinq bonnes minutes. Et dire qu'il était venu vingt minutes en avance exprès, mais que voulez-vous, face à tant de misère sexuelle et affective, chose tout à fait compréhensible quand on travaille presque dix-huit heures dans la journée, il aurait dû prévoir d'arriver le matin vers quatre heures pour réussir à satisfaire tout le monde. Et vu les besoins vitaux de certains, il aurait peut-être fallu prévoir de venir trois jours avant, mais ça c'était une autre histoire.

Avec une grimace d'excuse, il poussa la porte du studio et imitant un personnage de dessin animé pour enfant qui entrerait sur la pointe des pieds, il referma la dite porte et s'avança vers le siège qu'on lui avait laissé vide sous le regard de Karl qui souriait de façon énigmatique en voyant la chose arriver... Et se prit les pieds dans une chaise qu'il fit tomber avec un grand bruit : « Eh merde ! » La remise en place de la chaise ne fut pas moins bruyante et provoqua un grand éclat de rire dans toute la pièce. Il fut enfin assis sur son fauteuil et mit son casque avec l'application d'un chef d'orchestre qui essaie de reste digne malgré un trou béant dans la couture arrière de son pantalon et qui sent un léger courant d'air là où il ne devrait pas y en avoir.

« Eh voilà Azaan qui en plus d'arriver en retard nous gratifie d'une entrée en matière des plus raffinées et délicates.
-Tout en souplesse, comme toujours.
-Azaan, tu dis bonjours aux auditeurs, s'il te plaît ?
-Bonjour.
-... On va dire que ça ira. Bien. Donc chers auditeurs, chères auditrices, nous avons le plaisir de vous annoncer le retour officiel d'Azaan parmi nous. Et non, les infirmières n'ont pas eu le courage de l'achever donc on va devoir encore se le coltiner ce con. Azaan que l'on retrouvera d'ailleurs à dix-sept heures ce soir pour son émission habituelle où il recevra Munemori Takahashi, le jeune acteur qui fait des ravages en ce moment sur grand écran. »

Il y eut un court silence pendant lequel on ne pouvait que lire sur son visage son envie de sortir sa connerie.
« -J'aurai le droit de pousser des cris de pucelles et de m'évanouir en le voyant ?
-T'es content, j'espère ?
-Oui mais j'aurais bien aimé que tu me préviennes, avant, j'aurais été plus présentable. Enfin je sais pas, j'aurais au moins mis une jupe et je me serai épilé le maillot, quoi. Franchement ça se fait pas, les coups en traitre, comme ça.
-Si ça peut te rassurer, tu as carte blanche. Tant que tu lui déchires pas les vêtements ça va.
-Non, ça devrait aller, je me suis fait les griffes sur la moquette en arrivant, je suis zen.
-Tant que tu te les fais pas sur la sienne, ça devrait aller, en effet. »

Fou rire général dans le studio. Essayant de ne pas s'étouffer de rire, Azaan se pencha vers son propre micro :
« Et on fait un gros bisou à tous les enfants mineurs dont les parents irresponsables écoutent notre émission pour notre rubrique ameublement et déco d'intérieur avec Karl.
-Qui connaît très bien les intérieurs,
ajouta Judith avec tout le naturel du monde mais les plus mauvaises intentions possibles.
-Qui connaît très bien les intérieurs, tout à fait Judith, surtout le tien. »
Karl ôta ses lunettes et s'essuya les yeux puis souffla longuement avant de se pencher sur son propre micro :
« La prochaine fois que quelqu'un essaie de le tuer, rappelez-moi de l'achever à l'hôpital ou de ne pas lui accorder de vacances, on ne le tient plus quand il est en forme... Hein, raclure ? C'est qu'il est sexy en plus dans sa petite chemise de croque-mort... Tu reviens d'un rendez-vous galant avec une légiste, c'est ça ? Tu veux bien commencer ? Oui je sais c'est un peu brutal mais je te rappelle que t'as rien foutu pendant quinze jours, et que ton invité il est là, il t'attend derrière la vitre, tu peux même lui faire coucou. »
Azaan se retourna pour vérifier. Ah oui, ça plaisantait pas pour son retour. Enfin maintenant qu'il savait que son futur invité allait l'entendre déballer des horreurs, il n'était pas sûr que la suite de l'entretien se passe aussi bien que prévu mais puisque ça ne lui avait jamais posé problème avant, autant y aller.
« Ah oui, en effet. Bon ben c'est pas grave, je vais quand même faire ma chronique sur pourquoi c'est mieux de choisir une femme sans bras plutôt qu'une femme sans jambes.
-Attends, Az', ça veut dire que tu vas me faire une chronique contre les handicapés? Je suis pas sûr que ça soit la bonne heure pour.
-Y a pas d'heure pour la méchanceté. Et puis de toute façon vu comment je me suis pris le fauteuil en arrivant, rien que ça, c'est un signe divin... J'y vais, donc ?
-... Mesdames et messieurs, Az'Kaz' ! Pour son grand retour parmi les gens de bien.


Très beau lancement, je suis ému... Alors chères auditrices, chers auditeurs, vous n'êtes pas sans savoir pour la plupart et vous l'apprendrez pour certains qu'il y a un peu plus de sept ans maintenant j'ai fait l'acquisitio... la connaissance, pardon, d'une jeune personne incapable de se servir de ses jambes et qui, à l'heure où rien ne serait plus facile que de devenir un cyborg et de pouvoir tout faire comme tout le monde, a trouvé préférable de passer sa vie le cul vissé dans un fauteuil des moins pratiques pour se déplacer dans une maison, mais puisqu'il y avait un handicapé mental pour la monter tous les soirs à l'étage jusqu'à son deuxième fauteuil qui a depuis fait des essais aérospatial en passant par la fenêtre de l'étage, à quoi bon redevenir valide et pouvoir bouger son cul comme tout le monde, je vous le demande ! Alors, au départ, je ne me suis pas trop méfié, et ce surtout parce que je suis atteint d'une maladie mentale grave, si, si, j'vous jure, je suis atteint de gentillesse. C'est une maladie terrible qui vous fait tout oublier y compris que ça vous rend complètement con. Mais maintenant, mes amis, je peux vous le dire en toute sérénité : ne soyez pas des âmes charitables en adoptant une femme sur fauteuil et soyez malins en prenant une manchotte. Alors, vous allez me dire : « Mais dis donc, Azaan, tu serais pas un petit peu con, par hasard ? Parce que si tu la prends sans bras, comment qu'elle va passer l'aspirateur et faire la vaisselle, la grognasse ? » Et je vous répondrai que je suis très très con, en effet, mais qu'elle a quand même des pieds, donc bon, je suis con mais pas trop quand même. Y a bien des gens qui arrivent à écrire avec les pieds, alors pourquoi pas préparer une béchamel ? Non l'avantage de la manchotte c'est qu'elle ne peut rien faire sans vous, pas même vous poignarder, et par simple peur que vous fassiez exprès d'oublier de lui mettre sa petite culotte et de l'envoyer faire les courses en mini-jupe par -35°C, elle ne cherchera jamais à vous contrarier. Au contraire, elle sera même ravie d'avoir une bonne excuse pour ne pas s'épiler elle-même, et vous-mêmes messieurs seraient enfin contents car pour une fois vous ne serez pas en train de râler après sa flemme ou son manque de résistance à la douleur puisque vous pourrez faire absolument tout ce que vous voudrez. Et puis c'est pratique, vous pourrez la prendre dans vos bras la nuit sans avoir ce fichu problème de bras qui gênent en plein milieu. Croyez-moi, la femme manchotte, c'est la femme de l'avenir.
Bon, plus sérieusement, je me remets doucement de cet épisode assez juteux de ma vie et pour ceux que ça intéresse je ne risque plus de repeindre mon micro à cause d'une suture qui aurait sauté à cause de Clara qui, en proie à un désir décuplé par l'atteinte, essaierait de m'arracher mon pantalon en me chantant des chansons d'amour en verlan. Je sais, l'image est insoutenable, et moi-même en ce moment sur ce fauteuil je ne sais pas si je vais tenir à ne pas m'évanouir de peur. Mais il faut tenir bon. La bonne nouvelle dans toute cette histoire, mesdemoiselles, c'est le chiffre 42. Ce n'est pas la mesure à laquelle tu penses, Karl, je sais que tu es bigleux et que tu as une sincère tendance à exagérer mais calme-toi, mon beau, on reparlera de la taille de tes pieds plus tard. Non quarante-deux c'est le nombre de jours pendant lesquels je dois encore prendre des médicaments qui me shootent littéralement, à tel point que j'ai l'impression que le monde entier est rempli de poneys roses, de licornes et d'arcs-en-ciel dansant qui chantent tous le générique des bisounours pendant qu'en fond, Judith cravache Dédé en costume de plombier sans chemise sur une musique de strip-tease pour vieux de plus de quatre-vingts ans. C'est aussi le nombre de jours qu'il vous reste pour espérer abuser de ma faiblesse passagère et avoir un rapport, si Clara ne m'a bien sûr pas trop épuisé, et si bien sûr vous avez deux pieds en parfait état de marche, je m'en voudrais d'avoir à vous dévorer suite à une crise de panique post-traumatique, en plus j'ai un mal fou à digérer les cheveux, ça me reste sur l'estomac. Donc soyez sympas, si vous n'avez rien à faire de votre week-end, sortez, allez évacuer toute votre tension, éloignez-vous de la cuisine et des couteaux, c'est important, mesdames, et surtout, messieurs, n'oubliez pas : si vous voyez une femme en fauteuil, courez, même si vous êtes asthmatique et obèse, elle aura toujours du mal à vous rattraper.


Karl ne put réprimer un sourire en coin et clôtura de sa voix de crooner :

« Merci, Az'Kaz' pour ces bons conseils et à tout à l'heure. Je crois que ton invité déborde d'impatience à l'idée de rencontrer un homme aussi plein d'amour et de sagesse.
-Bon ben... j'y vais, alors ? A plus tard, les gens. »


Il retira son casque le plus silencieusement possible et sortit avec mille précaution du studio avant d'en fermer la porte délicatement. Fauteuil esquivé, la grande classe ! Sa grande carcasse s'approcha du jeune homme imposant qui l'attendait et il lui tendit sa main avec un sourire si imperceptible qu'il n'existait presque pas :

« Bonjour, désolé pour l'attente, l'organisation n'est pas notre fort, ici. On va dans mon bureau ? Ça sera plus commode pour discuter de l'émission. »

Sans attendre, il partit en direction du dit bureau qui s'avérait être une pièce somme toute assez vaste où s'imbriquaient des espaces de travail plus ou moins définis, avec dans un coin un canapé et trois poufs.

« Je vous en prie, asseyez-vous. Café ? »

Il se prépara lui-même une cafetière remplie, de toute façon les autres viendraient se servir en masse. L'ours s'assit sur l'un des poufs en face du canapé en attendant que le café passe et regarda à nouveau son interlocuteur.

« Vous avez réussi à grimper jusqu'à l'étage sans trop vous faire agresser par les filles, ça va ? »
Oh, tu vas bien finir par être mon copain ! [Pv Munemori] [Radio]
Invité
Ven 12 Fév - 17:45




Oh, tu vas bien finir par être mon copain !

« feat: Papa ours ♥ »

-Ettttttt... COUPEZ! On arrête pour aujourd'hui les gars! Bon boulot! Merci d'avoir travailler et à demain!

Enfin fini... Cette scène... Nous avions pris deux maudites heures à la tourner car l'actrice n'arrivait pas à se concentrer... Quelle perte de temps... Quand les lumière s'éteignent enfin, nous annonçant qu'il fallait quitter nos positions, je regarda l'actrice... Paraître gentil et sociable faisait parti de mon boulot... Alors, voyant qu'elle attendait qu'un mot sorte de ma bouche je soupira avant de dire une simple phrase en me forçant à sourire, mon sourire était sans faille, je ne suis pas un acteur pour rien après tout...

-Merci pour ton travail sweety~

J'avais pris une voix enjôleur sachant très bien que cette femme m'idôlatais... Après tout, ce n'était qu'une humaine parmi tant d'autre... Eux? Bien sur que nous qu'ils ne savaient pas que j'étais un dérivé... Vous imaginez le scandale sinon? Je me vois déjà faire la une de tout les magazine avec en titre "MUNEMORI TAKAHASHI, UN MONSTRE A L'ECRAN"... Non merci... De plus, ma carrière serait à tout jamais perdue... Je quitta la salle avant de bailler, de passer à la loge afin de changer mes habits... Je n'ai rien contre les costard-cravate hein! Mais je préfère encore mes affaires... Je me vêtis d'un pantalon noir, d'un haut blanc, plutôt près du corps. Par dessus se trouvait ma veste noire. Je me regarda dans mon miroir et je passa une main dans mes cheveux... C'était bon, j'étais visible pour l'interview qui m'attendait... Je sortis de la loge pour la journée et je commença à m'éloigner...

-Mune! Attend!

Tiens... Voilà l'autre chieur... Enfin, mon agent... Mes yeux bruns chocolat se posaient sur l'homme qui courait vers moi, une pile de feuille dans les bras... Pourquoi m'avait-on refiler un type comme lui? Il était bordélique, bruyant, maladroit... Tout ce que je n'aimais pas... Il me prenait pour son ami ce qui n'était pas le cas... Et le pire... Je devais faire semblant d'être amical avec lui car sinon il risquait de se plaindre... Alors j'attendais qu'il arrive à ma hauteur... J'attrapa le script du lendemain avant de sortir du plateau de tournage. Les caméra-mans, le réalisateur et tout les gens du tournage, je devais leurs sourire! Faire bonne figure, sourire, saluer de la main, rire un coup... Tout cela avait le don de m'énerver mais je gardais mon calme.. Difficilement mais je le gardais...

Je me dirigeais vers le studio de radio et passa les portes.. On m’accueillit de suite et on me dirigea moi et mon agent, vers des chaises en nous demandant de patienter. Deux journalistes nommées Clara et Judith passaient nous voir pour nous proposer du café, des gâteaux.. Je refusais ou acceptait mais mon agent, acceptait à chaque fois... Il ne savait vraiment pas se tenir en public... J'en avais presque honte... Puis, un homme arriva d'une entrée fracassante dans la salle des micros... Oui, fracassante.. Se prenant le pied dans une chaise, celui-ci s'étala de tout son long au sol... Une vision plutôt marrante ce qui fit tout aussi rire la totalité des gens. Je me surpris moi même à lâcher un petit rire... Mon agent? Il pleurait de rire... Mon dieu... Le maladroit se relevait bruyamment, bizarrement, cette vision me rappelait quelqu'un, mon regarda glissa à nouveau  sur mon agent... Et oui, c'était bien à lui que je faisais référence...

L'émission débuta.. Des conneries étaient racontées et quelques unes arrivaient à vraiment me faire rire... Quelle étrange radio... Mais bon, passons.. Quand l'annonce de mon nom se fit, je cessa de regarder dans le vide et mis mon masque de sociabilité...

-J'aurai le droit de pousser des cris de pucelles et de m'évanouir en le voyant ?

J'imaginais tellement la scène, cela me fit rire, les conneries de cet homme étaient incroyables... L'homme reprit puis, ils riaient pour une nouvelle connerie sortie de la bouche de cet homme... Faire ses griffes sur un tapis? Hm.. L'homme devait être un hybride... Et c'est parti pour mon jeu mental qui est "Retrouver quel animal va avec qui"... Il avait une trop grande carrure pour être un chat... Il devait surement être un gros animal... L'homme que j'observais se retourna et vérifia si j'étais là.. Je souris en coin comme je devais le faire dans les scènes où celui que j'incarnais devait se faire distrait mais montrer à son observateur qu'il l'avait vu...

Après une énorme connerie qui devait être sa connerie sur "Pourquoi c'est mieux de choisir une femme sans bras plutôt qu'une femme sans jambes"... Un sujet original... Il n'avait pas froid aux yeux, il était intéressant... Ses arguments étaient en toutes sommes valables, son auto-dénigrement et ses situations extrêmes étiraient un sourire sur mes lèvres... Mon agent lui-même semblait surpris que ce genre de connerie me fasse sourire...

-C'est bien avec lui que j'ai une interview?
-Euuh.. Oui pourquoi tu ne le veux pas?
-Si si, c'est parfait...

Je ne dis rien de plus, attendant la fin de la chronique en souriant doucement. A la fin, l'homme s'approcha de moi, en évitant le fauteuil puis il tendit sa main vers moi en déclarant.

-Bonjour, désolé pour l'attente, l'organisation n'est pas notre fort, ici. On va dans mon bureau ? Ça sera plus commode pour discuter de l'émission.

Je lui serra la main, un léger sourire sur mes lèvres

-Ne vous en faites pas. L'organisation de mon agent est pire que la votre alors je suis habitué
-M...Mune! Je t'attends dans la voiture et je reviendrais pour écouter l'émission! Bonne chance!

Je le salua de la main avant que le chroniqueur ne s'en aille, je le suivais, arrivant dans une grande pièce aux allures plutôt conviviale..

-Je vous en prie, asseyez-vous. Café ?
-Merci, oui je veux bien.

Il prépara le café avant de s'asseoir en face du canapé où mon derrière était posé.

-Vous avez réussi à grimper jusqu'à l'étage sans trop vous faire agresser par les filles, ça va ?
-Non ça va encore, il y en a quelques unes mais on nous a fait passer par des endroit où peu de personnes passent alors c'est bon.

Je souriais doucement. Cet homme m'amusait, m'intriguait presque... Quelle sera donc la suite de la soirée? Ca, je me le demandais bien.


Codée par Eli-Ls

Oh, tu vas bien finir par être mon copain ! [Pv Munemori] [Radio]
Invité
Mer 24 Fév - 20:37
Ce garçon avait une maturité certaine pour son âge, et surtout pour une personne qui évoluait dans un milieu qui était a priori plein de paillettes et de caprices. Il ne le connaissait certes pas personnellement et aurait bien eu du mal à le décrire, cela faisait à peine une dizaine de minutes qu'il l'avait sous les yeux, et de toute façon, Azaan n'était pas le roi pour trouver des qualificatifs gentils pour décrire son entourage. Ses airs calmes en imposaient, ça il ne pouvait pas lui enlever. Et en même temps, vu le boulet qu'il avait l'air de se traîner, le calme avait l'air d'être la moindre des qualités nécessaires pour souffrir sa présence. Mais il fallait bien savoir être charitable de temps à autre et tolérer ceux que personne ne saurait tolérer sinon ; c'était pour ça que sa femme avait fini par vouloir le transformer en carpaccio, son seuil de tolérance avait atteint sa limite, ou sa libido était revenue à un stade particulièrement infantil qui lui procurait le besoin de transformer son appétit sexuel en appétit tout court. Sept ans et des poussières, elle pouvait peut-être espérer se faire canoniser, même s'il doutait fortement du potentiel financier d'une sainte en fauteuil roulant armée d'un couteau de cuisine. Il devait bien y avoir des gens pour vouloir la prier. De quoi, c'était encore le mystère, mais promis la brigade criminelle cherchait encore et finirait bien par trouver !

Un léger sourire comme un rictus se dessina au-dessus de son collier de barbe. Son agent avait donc voulu éviter les endroits où il y avait du monde dans un bâtiment occupé par quinze personnes à tout casser, sans personnel de ménage ni même un technicien ; ce n'était pas en soi une mauvaise démarche, le réflexe était même sans doute salvateur, mais le personnel de R.A.S avait l'habitude de recevoir bon nombre d'invités en tous genres, de la ménagère qui sort un livre de cuisine au star du cinéma en passant par les commerçant et les acteurs pornos, qui n'avaient bien entendu rien à voir les uns avec les autres. Encore que l'on pouvait toujours imaginer la femme d'un commerçant, ménagère sortant un roman sur la destinée tragique d'un cuisinier voulant devenir acteur et qui pour se payer des cours de comédie hors de prix aurait basculé dans la version kleenex du petit écran. Tant de poésie en une seule personne qui existerait sans doute un jour, mais avec sa chance naturelle, il ne serait plus là pour le voir (mais il ne manquerait pas de s'étouffer de rire en entendant la présentation que sans doute un comparse plus jeune ferait avec une acidité fougueuse caractéristique des jeunes). Il se contenterait bien de rencontrer le panel si diversifié de la faune d'Ariesten qui n'avait pas fini de le surprendre.

« Ouais, je me doute. Et puis ça va, les filles d'ici sont pas encore trop groupies. Un peu nymphomanes qui s'ignorent à la rigueur, mais en règle générale elles sont plutôt cool. »

Il se redressa légèrement sur le pouf, et tandis qu'il entendait la cafetière terminer de passer le café, il entendit également un petit pas feutré entrer dans la pièce. Il aurait reconnu ceux de Clara n'importe où. Encore plus sur cette moquette. Sans bouger, il tourna la tête et la vit se jeter presque sur la cafetière sans les regarder.

« Tu nous sers, tigresse ? »

Elle acquiesça par un son non-articulé, elle devait sans doute avoir sa pince à cheveux entre les dents. Il vit ses bras d'insecte s'activer à ôter son gilet, et comme un réflexe, il se mit à siffler l'air d'une musique de strip-tease ultra-connue en claquant des doigts pour marquer le rythme. La jeune femme réagit au quart de tour et se déhancha tout en continuant d'enlever son gilet et puis le drame arriva. Elle se retourna, tomba sur la vision de Munemori Takahashi assis sur le canapé du bureau de l'émission, en face d'elle, qui avait tout vu. Azaan était à deux doigts de s'étouffer de rire, attendant avec délectation les hautes protestations de sa collègue de travail, qui bouche bée avait laissé tomber sa pince sur le sol, signal indéniable que ça allait commencer.

« Azaan, bon sang, t'aurais pu me prévenir qu'il était là !
-Oh pourquoi, ça change quelque chose ?
-Mais bien sûr que si ! Pour quoi il va me prendre, maintenant ? Et arrête de rire comme un âne !
-Ah ben je sais pas pour quoi il va te prendre, mais c'était très drôle !
-... Azaan, je te déteste, pourriture ! »


Elle franchit la distance qui les séparait en deux bonds et fit mine de l'étrangler en passant son bras maigre autour de la gorge du futur divorcé. Il fit mine de mourir, la langue sortie malgré un rictus amusé, les deux mains sur l'avant-bras que ses doigts recouvraient entièrement. Elle ne serrait pas, bien sûr, mais de son autre main, elle le décoiffait copieusement, lui qui n'était jamais coiffé. Finalement elle colla son visage au sien en riant, le câlinant plus qu'elle ne l'étranglait.

« Oh c'est bon de te ravoir à la radio ! On s'ennuyait, sans toi !
-J'y crois pas, vous avez dû faire les fous et vous voulez même pas me le dire ! Hein ? Bande de sagouins, va. Allez, je vais le servir, ce café, sinon on va le boire froid ! Allez, madame, on pose ses petites fesses et on bouge plus ! »


Par un jeu de bras qui le fit grimacer de douleur -c'était fou ce que sa peau pouvait encore le tirer-, il posa la jeune femme sur son propre pouf, et les pieds écartés, il recula en laissant le siège passer entre ses genoux. Même si ce n'était pas vraiment la configuration habituelle quand il recevait un invité, il ne comptait pas évincer Clara qui avait de toute façon fait la programmation. Et puis ce n'était pas son genre de dire à l'un de ses collaborateurs de sortir du bureau commun. Il alla servir trois mugs de café et revint les poser sur la table, avant de s'asseoir sur un autre pouf cette fois de côté par rapport au canapé où se trouvait le jeune acteur.

« Du coup, voilà Clara qui m'a remplacé pendant un mois, c'est elle qui a programmé votre interview. Donc je pense que c'est elle qui a rédigé les questions, en général on fait du basique pour présenter quand même la personne et après on dit nos conneries dessus. Tu as les papiers, Clara ? Parfait, merci. » Il tendit les trois feuilles où les questions étaient bien espacées au jeune homme. « On laisse toujours un blanc entre chaque question, comme ça si vous voulez prendre des notes pour ne pas oublier certains détails quand vous répondez. Mais ce n'est pas obligatoire, vous faites comme vous voulez. Je vous laisse les lire tranquillement, on verra par la suite si vous voulez modifier quelques petites choses. »

Il laissa effectivement l'acteur se débrouiller avec son questionnaire type : présenter le film qui allait sortir au cinéma, parler du tournage, évoquer un souvenir marquant dans sa carrière, des personnalités du cinéma qui l'avaient inspiré, s'il pouvait dire un mot de son prochain film... Et s'il avait autre chose à dire. Le but n'était jamais de rester sur un format purement conventionnel, même si par ailleurs ils ne pouvaient pas arnaquer les invités et ne jamais parler d'eux. Pendant ce temps, il se tourna vers la jeune femme aux allures de phasme et lui parla à voix basse :

« Du coup, tu co-présentes, ce soir. C'est toi qui as fait la maquette, et puis je suis pas sûr sûr de pouvoir vraiment me remettre dans le bain tout de suite. Puis avec ça, j'ai pas eu le temps de préparer un papier sur le sujet, je savais pas de quoi on parlait.
-Tu as une idée de ce que tu vas faire ? Sinon je te bricole un truc vite fait et tu improvises un peu ?
-... Bordel, je viens d'avoir une idée. Y a encore ma guitare, dans le coin ?
-Tu vas refaire des chroniques en chanson ?
-Et pourquoi pas ?
-Ah mais je ne demande qu'à voir ! Ça va être super ! Et je crois que l'étui est toujours à côté de ton bureau, on l'a utilisée pendant ton absence, elle marche encore impeccablement sur les branchements micro. »


Il se leva et alla chercher le dit étui avant de revenir s'asseoir à la même place pour dézipper le tissu et sortir une guitare folk. Il se tourna légèrement vers son invité :

« Alors, ce questionnaire ? Vous voulez changer quelque chose ? On est pas contrariants pour ça. »
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