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Endless rain. [ft. Etsujiro]
Invité
Lun 8 Fév - 14:00
Sans but. Pour seule directive de fuir ce qui avait délibérément fait le choix de lui arracher le cœur. La situation, il ne la comprenait pas, pas encore. Comme en plein rêve, ah, qu'est-ce qu'il disait : en plein cauchemar. Même dans ses nuits les plus agitées, aucun songe n'était parvenu à retranscrire la douleur ineffable qui le dévorait de l'intérieur. Cette sensation insoutenable que sa cage thoracique se repliait sur elle-même, ébranlant les fondements mêmes de son être. La façon qu'avait un coup, sur l'instant, de faire vibrer l'ossature générale du squelette. Mais sans que personne n'ait porté la main sur soi. Des allures de torture psychologique, des images de détresse à foison, un cœur qui saigne, brisé, transpercé de part en part par les barbelés assassins d'un destin qui n'en avait qu'après la tragédie qui se déroulait devant ses yeux. S'il allait se réveiller... ? La souffrance exécrable qui lacérait sa gorge lui servait de doux rappel à l'ordre.

Un long détour par la forêt, un retour sur les lieux du crime, rien n'avait permis de calmer son état. Si ce n'était l'angoisse qui lui étreignait encore la conscience, celle-là même d'une peur qu'il ne s'était jamais connu. C'était comme avoir toujours su parler et subitement, d'un rien, ne plus retrouver sa voix. Prononcer des lettres qui, mise bout à bout, n'avaient plus aucun sens. Layth avait toujours été un excellent nageur. Il fallait pourtant croire que pareil traumatisme pouvait annihiler tous les efforts et moyens, fussent-ils du meilleur. La simple pensée lui arracha un frisson, tandis qu'à sa nuque encore trempée, perlait les dernières gouttes s'étant faufilées dans ses mèches brunes. Une baignade improvisée qui n'avait en rien aidé les lacérations traversant son cou. Il savait mieux que personne que le lac, aussi resplendissant soit-il, n'était pas la source d'eau la plus pure du secteur. Il aurait tout donné pour une douche ou un bain. Laver la saleté qui lui traînait dessus, semblant lui octroyer l'apparence d'un sans abri. Un sourire narquois étire ses lèvres à cette pensée ; après tout, n'était-ce pas très exactement ce qu'il était devenu... ?

Déambulant sans but dans les rues de cette ville qu'il n'était jamais parvenu à porter dans son cœur, il long sans raison particulière les allées les moins peuplées. Rasant les murs par désir futile de discrétion. Qui irait bien le reconnaître, de toutes façons... ? Ce n'étaient pas les quelques connaissances l'ayant pris pour un dément qui parviendraient à calmer l'anxiété irradiant par vagues successives dans son corps. Démarrant des lignes striant sa chair pour venir sans cesses appesantir le poids s'abattant sur ses côtes, rendant parfois sa respiration laborieuse alors qu'il marque un temps d'arrêt dans sa quête sans but. Le dos voûté, prenant appui sur le mur de pierre sali par le manque d'entretien, il rêverait de se laisser aller là à l'oubli le plus total. Ne pas s'infliger une seconde de plus de ce supplice. Les paupières closes un long moment, cherchant à retrouver un semblant de contrôle sur le torrent d'émotions négatives tentant d'ébranler chacune de ses convictions, lorsque ses iris rencontrent à nouveau la lumière, celle-ci s'est estompée. Comme un voile tombé sur la ville. Relevant le nez vers le ciel, guettant le point culminant du soleil pour s'orienter face aux frasques de Chronos, il ne perçoit ni le soleil, ni les cieux. Une toile monochromatique s'étant lissée sur l'azur de la voûte céleste.

Comme pour répondre à son souhait misérable, les premières gouttes de pluie noircissent l'asphalte. Le calme paisible des quelques grain d'eau s'étiole aussi vite qu'elles n'ont commencé leur ballet volatile, et d'une pluie éparse, des trompes d'eau s'abattent sur la métropole. Observant sans les voir les passants s'activant à la hâte pour trouver un abri, éclaboussant les pavés de leurs pas précipités, désertant les avenues pour trouver la chaleur d'un lieu rassurant. Dénotant sur la trame pluvieuse, Layth s'éloigne paresseusement du mur qui lui avait servi de soutien, reprenant sa marche désorientée sans grande peine. Lui qui avait réclamé, qui était-il pour oser se plaindre de pareille douche froide ?

Quittant les artères secondaires, sa démarche hantée le guide sans intérêt particulier vers l'avenue commerçante. Les vitrines aspergées étalent les lettres annonçant les services proposés d'une nostalgie attristée. Alors pourquoi continuait-il d'avancer ? Probablement pour ne pas avoir à s'arrêter. Certainement pour ne pas avoir à faire face à l’irrationalité de sa situation. Surtout parce qu'il n'avait aucune idée de quelles étaient ses autres solutions. S'il mettait fin à sa course, il n'avait aucune certitude d'être capable de se relever.

Le ruissellement de l'eau sur sa gorge ravivait en choc électriques la réalité de la blessure barrant sa peau. Le basané porta sa main aux entailles, celles-là même portées par l'un de ses êtres les plus chers. Il ne restait plus que ça comme preuve qu'il n'avait pas rêvé. Qu'il n'était pas devenu fou. Qu'il avait bel et bien été noyé, asphyxié par celui qu'il avait toujours considéré comme son frère. Son propre frère. Serrant brusquement les dents, la gorge nouée, il sent la bile lui monter le long de la trachée alors que l'angoisse reprend la main sur ses faits et gestes. Dans un mouvement saccadé, il se recule à nouveau contre l'un des murs de cette grande rue, sous le regard ignorant voire fuyant des quelques passants qui préfèrent continuer leur route. La douleur l'effraie, lui arrache un hoquet de stupeur, de mal être, alors qu'il choit sans grâce sur les marches d'un immeuble, à peine abrité par l'auvent. Replié sur lui-même, démonstration pathétique de la misère, il se mord la lèvre inférieure alors que ses ongles se plantent dans les sillons labourant sa chair. Il voulait que ça cesse. Oublier, éperdument.

À moins que les pas ne s'étant arrêtés près de lui ne soient là que pour lui rappeler l'ampleur de sa honte.
Endless rain. [ft. Etsujiro]
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Mer 10 Fév - 0:37
La fin des cours allaient se terminer dans une heure approximativement, j'étais fatigué d'être sur le terrain de sport à rester debout pour évaluer les combats qui se passent juste devant moi. Certains élèves prennent plaisir à faire souffrir leurs adversaires car, ils sont certes plus puissant mais heureusement que j'étais là pour éviter le petit pète qui pousse un élève à commettre l'irréparable. Le problème quand on a un don ou même une hybridité, on a souvent soif de puissance, étaler notre force, monter ce dont on est capable. Mais le but n'est pas là, il ne faut pas oublier que chaque pouvoir à une faiblesse et qu'il ne fallait pas se mettre en danger seulement pour impressionner la demoiselle qui est en train de te regarder pour qu'au final elle te voit en train de te faire noyer, bruler ou même déchiré par le petit intélo de la classe qui lui, sait maitriser son pouvoir. Heureusement que j'étais là pour intervenir et expliquer dans certains combat ce qu'il fallait faire et ce qu'il ne fallait pas du tous faire. Bon après si on ne m'écoutait pas, je les congelai pour que l'on m'écoute calmement et gentiment... D'ailleurs j'y pensai depuis quand il y a cinq statues de glace sur le côté... Oh tant pis je demanderai au gardien de s'en occuper...

Le cours se termina dans la bonne humeur, je pouvais voir certains des élèves se serrer la main après le combat, je trouvai cela admirable venant de leur part de se saluer entre eux. Je pense que ses petits bout'chou vont avoir une note bonus qui s'illustra par un deux suivit d'un zéro. Sérieusement, si tous mes élèves étaient comme ça la vie serait beaucoup plus simple sur Ariesten, nous aurions pu eviter l'attaque d'il y a un mois, nous aurions pu eviter certains dégâts matériel, heureusement nous n'avions pas eu de morts dans l'école.... Je ne me le serait jamais pardonné, imaginé qu'un élève se faisait ôter la vie par un homme qui était seulement assoifé de vengeance et d'envie de tuer... Ce n'était pas humain les regards que j'avais croisés, juste de la haine et la soif de tuer plus faible que ce soit. Heureusement les coupables avaient été arrête et le calme était revenu sur l'école, évidemment les séquelles psychologiques y étaient encore... Moi-même la nuit parfois je rêvais de tomber dans un tunnel sans fond, ou j'essayai de crier mais rien ne sortait de mes cordes vocales, ce sentiment d'être abandonné... Ce sentiment que j'ai subi avec mes parents lorsqu'ils m'ont abandonné vis-à-vis de mon homosexualité... Heureusement que mes études étaient terminés et que j'avais réussis à gérer... De toute façon je le savais qu'il ne m'aimerait jamais... Et c'est bien mieux ainsi je pense...

Je passai dans la salle des professeurs pour prendre un petit café et discuter avec mes collègues, on discutait de tous et de rien... Les élèves qui trichaient à un devoir de mathématiques, d'autres qui s'étaient éclatés à sécher des cours (Pour être franc... Je ne pourrai même pas vous dire s'ils étaient encore vivants au moment où je suis en train de boire mon café... On ne sêche jamais dans l'école d'Ariesten !) On rigolait bien... Nous étions humains après tous, rigoler, pleurer ou même déprimer... Même si nous étions juste d'humble professeur, nous avions une vie, pour certains la vocation d'enseignant pourrait se résumer à une vision d'élitisme qui se transmet de façon génétique, mais cette ne s'appliquait pas à ma famille, mes parents étaient dans la finance et dans la science. Je n'ai pas voulu faire quelque chose où je voulais suivre les traces de Papa et de Maman comme tous ses cons qui préféraient seulement profiter de l'héritage et de l'éducation de la famille. J'ai fait ce métier pour pouvoir aider mon prochain et donc mes élèves qui sont un peu comme mes enfants vu que je ne pourrai jamais en avoir...

Me replonger dans ses pensées les plus horribles de mon passé me firent passé le temps et j'en oubliai le fait que je dû partir de l'établissement, il commençait à faire nuit dut à la saison d'hiver ou cette dernière s'exprimait sous son plus beau charme, le rideau de neige qui immaculé le ciel montrait la beauté de la glace sous sa meilleur forme, une forme solide dans l'air, mais qui devenait liquide lorsqu'elle était au contact du sol... Ce sentiment que j'ai eu quand j'étais seul et que j'ai encore actuellement... Pensé au fait que j'allai encore être seul dans mon appartement me donnait déjà la nausée. Ce sentiment d'abandon, de se retrouver seul face à l'île, se débrouiller pour avoir un appartement, une vie "correct" et avoir des amies. C'était seulement ce que je voulais dans ma vie et j'ai réussi... Enfin je pense à avoir ce que je voulais. Je m'arretai un instant... Et je regardai le ciel... Ce ciel si noir, mais qui était accompagné de point blanc... Ses magnifiques points blanc qui me correspondaient... Mon pouvoir... C'est ce qui fait de moi ce que j'étais en ce moment même... Etsujiro Gôto...

Je repris ma marche dans les rues d'Ariesten, les lumières brillaient encore, ça me faisait penser à la rencontre que j'avais faite avec Ryo où je l'avais trouvé dans un état pitoyable dans la rue où il m'avait raccompagné à l'agence gentillement.... Il était vraiment gentils... Je remarquai la place où j'avais fait mon petit show n'avait pas changé. Toujours aussi belle avec son manteau blanc de neige, cette animation autour avec les commerçants, les différents commerçant essayaient de vendre les produits locaux de l'île. Je saluais les gens que je croisais dans la rue, j'étais un habitué du quartier commerçant vu que j'habitais ici. Mais je sentais que quelque chose n'allais pas... Un sentiment que je ne connaissais pas... Quelque chose n'avait pas sa place... De la peur était-ce ? Du stress...? Non je ne pensais pas à ce moment là... J’accélérai mon pat pour essayer de trouver ce qui n'allait pas... Pour tomber sur quelqu'un qui longeait les murs.

Le jeune homme qui était en face de moi essayait désespérément de marcher en prenant appui sur le mur, c'était peine à voir, il prenait des pauses. Il s'arrêtait pour vomir, reprenait son chemin pour faire deux pas pour ensuite reprendre le même schéma... Il était aussi pale que moi... Et pour ça il fallait y aller... J'ai l'impression que je tombe toujours sur les gens dans le besoin mais bon ça ne me dérangeait pas si ça pouvait me permettre d'oublier que j'étais seul... Pourquoi pas...

Je courus vers le jeune homme en lui prenant l'épaule pour éviter qu'il tombe :

« Excusez moi... Vous allez bien ? »
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