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Hydrophobia. [ft. Hai]
Invité
Ven 5 Fév - 0:37
Pourquoi est-ce qu'il y est retourné ? Pur masochisme ? Un élan de folie ? Une envie de comprendre ? Ça ressemble plus à une quête initiatique. Un raisonnement sans fondement, une action que l'on fait comme un pur automatisme. Des pachydermes qui, d'une mémoire ancestrale, retournent au cimetière de leurs ascendants. Un instinct animal, biaisé par la sottise humaine. Un besoin irrépressible et propre à l'Homme de toujours vouloir tout expliquer, tout comprendre, tout solutionner. Comme s'il pouvait y avoir une raison, comme si notre science, ou la seule conscience pouvait permettre de justifier tout ce qui dépasse notre entendement. L'univers, le cosmos, la technique, la médecine, des arts ancestraux, des logiques pionnières devenues récurrentes. Un cas particulier devenu fait d'école. Retourner sur le lieu du crime, comme l'enquêteur qui malgré la clôture de son dossier persiste à chercher et comprendre le petit élément qui lui a échappé. Gratter ce qui dérange, révéler la vérité, deviner ce qui a pu échapper à l'évidence. Ou est-ce que ce n'est pas finalement l'acte puéril de l'enfant qui, malgré une égratignure qu'il sait douloureuse, persistera à passer sa main dessus. Juste pour savoir. Comme si la douleur fantôme ne suffisait pas. Non, il faut la raviver. Ne serait-ce que pour se rappeler combien la vie est plus belle lorsque tout va bien.

Sans aucune incidence sur le cours de la vie, l'onde se meut au gré des brises et souffles qui caressent sa surface, brisant le miroir lisse reflétant la voûte céleste. Un spectacle qui, flatté par la clairière alentour, les bois voisins les nuances de mille couleurs du soleil s'écrasant sur la Terre, laisse voir un contexte idyllique, dénué de toute haine, de tout péché. Un monde parfait, s'éveillant au gré du chant des oiseaux, s'éteignant au son du frottement diffus des ailes des insectes rappelant désespérément l'été. Ça ressemblait plus à un moment privilégié. C'est sûrement ce genre de cadre qu'il aurait adoré mettre en place dans l'un de ses romans. Ne l'avait-il pas d'ailleurs déjà fait ? Parlant sans remords d'une inspiration tirée de son fils s'esclaffant avec plaisir aux côtés des petits mômes poisson. Faust et Layth auraient seulement observé la scène de loin, écoutant les bambins remuer dans l'eau. L'avantage d'être partenaire de galère avec des hybrides aquatiques : il y avait quelque chose de particulièrement rassurant à savoir que son petit ne risquait rien tant qu'il était accompagné de nageurs nés.

Mais désormais, ce lieu ne rappelait à sa mémoire que de tristes événements. Effleurant de la main les plaie s'arborant fièrement à sa gorge, la douleur encore présente, se réveille. Loin d'avoir trouvé le temps de cicatriser, encore moins avec l'hygiène douteuse que les rues lui avaient permis. Mais quelque part, c'était un rappel certain qu'il n'avait pas rêvé. Qu'il n'était pas qu'une ombre errant sans but. Évidemment, il avait pu échanger avec d'autres, voir qu'il n'était pas qu'un fantôme en ce bas monde. Mais quelque chose avait disparu. Ce n'était pas sa mémoire qui s'était altérée. Il avait juste vécu ce que l'on appelle de façon courante un coup du sort. Ou encore plus simple : la poisse, pure et simple. Peut-être qu'au final c'était sa propre faute. Ou celle de Faust. Il n'aurait su le dire.

S'il était revenu près du lac où il s'était réveillé dans cette nouvelle phase du monde pour revoir ledit Faust ? Il n'en était pas sûr. Aucune idée fixe ne lui restait en tête à la vue de l'étendue du lac. Encore moins à l'idée de croiser à nouveau son ami d'enfance. Est-ce qu'il pouvait encore l'appeler ami ? Se souviendrait-il seulement de son existence ? Ou serait-ce comme sa douce et son trésor ? La sensation destructrice de vous être délibérément fait arracher à votre propre monde.

Foulant du pied l'herbe humide du bord du lac, là même où des traces de sang maculaient encore les teintes ocres de la terre, le brun se laisse tomber au sol, assis, comme désarticulé, à observer l'air remuer l'onde. Aucune explication ne permettrait de justifier la situation. Juste qu'il n'y avait que lui pour se retrouver ainsi à souffrir d'une telle absence d'évidence. Repliant ses jambes contre son torse et passant ses mains sur l'herbe, comme ferait un enfant pour en arracher les brins, il se contente pourtant de la caresser, sentant le relief d'un caillou caresser la ligne de ses doigts. S'en saisissant, le faisant rouler au creux de sa paume, l'écrivain soupire alors qu'il le jette sans aucune douceur dans l'eau, le bruit caractéristique de son impact sur la surface aqueuse soulevant en ridules régulières les reflets du soleil sur l'étendue de la source. Dans un râle agacé, il écrase son front contre ses genoux, prostré, refusant de regarder plus le lac. Ce foutu lac. Pourquoi est-ce que Faust lui avait fait ça ?

Une interrogation qui lui fit manquer l'éclat sillonnant les dessous marins. Un reflet qu'il connaît tout particulièrement, d'avoir grandi aux côtés d'hybrides à nageoires. Mais jamais encore il n'avait vu créature pareille, fendant l'eau à grands coups d'ailerons. Tout du moins, ce serait quand il aurait l'idée de relever la tête pour apercevoir ce singulier spectacle.
Hydrophobia. [ft. Hai]
Invité
Mer 10 Fév - 1:22


Cette journée calme est plutôt ennuyante à mon goût... Assis sur la roche au bord du lac je regarde le soleil en soupirant. Je suis seul et les seules présences sont les poissons dans l'eau et je n'ai pas envie de les chasser. Je glisse mes doigts sur la pierre et un autre soupire sort d'entre mes lèvres. Il m'arrive que je m'ennuie tellement de la sorte que ça tue mon moral, surtout depuis que j'ai été un requin de combat. Ce n'est pas que j'aimais ça au contraire je me faisais battre, insulté et dresser hors des combats, mais au moins ma vie était plus mouvementé. Mon regard tombe sur mon corps nu et je grogne. Ce n'est pas que je déteste mon corps, mais je trouve mes cicatrices hideuses. Elles sont imparfaites, grossières et elles ce situent un peu partout. Sans parler que j'ai des marques de fouet sur mon dos.

-Pourquoi il a fallut que je mérite ça?! Saloperie!

Je donne un coup de queue dans l'eau et je décide de plonger pour me changer les idées. Je ne devrais pas m’apitoyer, c'est ridicule et je devrais plutôt penser au présent. Mais une rage montait en moi... J'aurais voulu retrouver ceux qui m'ont foutu une vie de merde et qui m'ont enlever les souvenirs heureux que j'avais avec ma famille. Oui, je suis amnésique depuis avant mon kidnapping et c'est à cause de sa que je n'ai pas pus me sentir bien avec mes parents, je me sentais comme un étranger. Un poisson nage prêt de mon visage et je décide de l'attraper pour le manger férocement. Je fais la même chose avec d'autres poissons, ça satisfais ma faim et ça me défoule. Je ne m'étais même pas rendu compte que je me suis transformer en petit requin et je fais au fond un grand massacre. Ce n'est pas tout, j'entends du bruit venant du bord de l'eau et vu l'odeur c'est un humain. Mon ventre grogna même si je venais tout juste de manger et je me dirige vers l'inconnu rapidement. Comme la distance entre le bord et l'eau est toute petite, j'ose sauter pour mordre l'homme, voulant attaquer son visage. Comme je suis un mauvais sauteur hors de l'eau, mon museau ce fracasse contre son torse et sa calme soudainement ma soif de sang. Je tombe sur ses cuisses et je suis entrain de carrément m'étouffer! Bordel! Vite, je dois revenir à l'eau ou me transformer! La première option étant trop lente et presque impossible, j'opte plutôt par prendre ma forme hybride. J'imagine déjà la tête que le mec fera... Après tout j'ai l'air d'une sirène au masculin qui est de type requin. Le plus important c'est je peux enfin respirer! Je frotte mon nez endoloris à cause du coup de plutôt.

-Tu fabriques quoi sur MON territoire? Et c'est MES poissons! Si tu veux pécher, vas ailleurs!!! Ou... Je te mords, sale humain!!

Je suis une peste et j'assume parfaitement, je préfère qu'on aie peur de moi que on s'attache. Je suis dangereux bordel de merde et non une peluche!
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