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Maître Renard et les trois mousquetaires font du camping [Pv Bolin, Saoki et Arya]
Invité
Sam 23 Jan - 20:43
Il faisait un froid glacial dans la forêt d'Ariesten. La neige crissait sous les semelles de ses bottes, chaque pas donnant l'impression qu'une épaisse couche de bois mort pliait sous son poids, comme si l'herbe elle-même s'était transformée du jour au lendemain en une épaisse chevelure de glace. Sa respiration laissait échapper des volutes de vapeur dont la couleur se perdait rapidement dans la blancheur du paysage. Il était assez rare que Mohana se promène seule en cette saison dans la forêt, mais il y avait des moments où l'appel de l'imagination ne peut être ignoré plus longtemps. Etsujiro aurait été un compagnon de choix pour cette excursion, mais elle connaissait son emploi du temps par cœur et savait qu'il était encore en cours. Et puis, peut-être que lui laisser la soirée de libre lui permettrait de glisser un petit rencard dans son agenda déjà bien trop rempli au goût de la jeune femme. Jeune femme qui avait eu la chance folle que son patron la libère plus tôt sous prétexte qu'elle en avait assez fait pour la journée. Alors elle était partie, son sac sur l'épaule et de son pas rapide et sans but, elle s'était retrouvée au-dehors de la ville, sur quelques sentiers qui finissaient par déboucher à la lisière de l'imposante forêt qui recouvrait toute une partie d'Ariesten, comme si un petit lutin des bois, dans son habit de mousse et de lichen, était venu la prendre le bas de son manteau pour l'attirer dans son monde plein de magie et de lumières féériques. Oui, même à son âge elle se prenait encore à rêver comme l'enfant qu'elle avait pu être, à s'imaginer que toutes ces légendes qu'on leur racontait pour leur apprendre le monde, leur enseigner les bons comportements de la vie, tous ces mondes parallèles qui ne connaissaient que des variantes et des mauvais points pour ne pas laisser les enfants trop rêveurs s'y perdre venaient de l'happer d'un claquement de doigt, drapés dans leur grand manteau blanc.

Les arbres semblaient de grandes statues endormies, comme les pilliers d'un bâtiment à jamais inachevé qui ne saurait gagner en majesté si l'on prenait la peine d'y mettre un toit qui ne pourrait être plus imparfait que leurs ramures en partie dénudée. La neige avait le don de tout habiller à la perfection ; d'un simple voile ou d'une épaisse couverture, rien ne pouvait s'enlaidir sous une cape de mystère blanc, qui à tort était trop souvent associée à la fin, à la mort, alors qu'il n'y avait rien de plus magique qu'une forêt enneigée. On en retrouvait tous les contours en les redécouvrant pour autant, comme l'on redécouvrirait une maison une fois abandonnée depuis des années. On y retrouve toutes les sensations, tous les souvenirs, comme des fantômes presque imperceptibles qui rôderaient sans malveillance mais non sans malice, de joyeuses petites formes que l'on accompagnerait tout au long d'une promenade transformée en déperdition, avant de se demander dans quel sens l'on devrait repartir et ne plus savoir. Car c'était peut-être ça aussi, se promener dans la neige : accepter de se perdre et de forcer un sens de l'orientation parfois défaillant. Fort heureusement, de jour, ça n'avait jamais été le cas de Mohana. Habituée à ne faire attention à rien, son instinct de survie avait développé chez elle une sorte de don inné pour se repérer, qui se transformait presque immédiatement en talent caché pour trouver le top dix des pires façons de mourir en milieu naturel une fois la nuit tombée. Par chance -ou par pure logique- elle ne comptait pas rester trop longtemps dans le coin, mais elle ne voulait pas partir sans avoir vu dans quel état était la rivière. Rêveuse, mais têtue.

Connaissant le chemin sur le bout de ses doigts gelés bien enfoncés dans ses poches, elle bifurqua dans une allée à peine creusée qui quittait le sentier principal, et les buissons tout proches laissèrent joyeusement leurs flocons sur les jambes de son pantalon. Elle en serait quitte pour prendre une douche brûlante en rentrant si elle ne voulait pas attraper froid, mais rien n'était trop beau pour pouvoir rêver un peu. Le silence le plus complet règnait, pourtant elle savait qu'elle n'était pas loin du cours d'eau. Une pointe de satisfaction remonta le coin de ses lèvres en un léger sourire : elle savait déjà ce qu'elle y trouverait une fois sur les berges. Une fine pellicule de glace couvrait le cours d'eau aux endroits au couvert des arbres, rarement atteints par le soleil, tandis que l'eau continuait de s'écouler dans un froufrou discret, comme quelqu'un qui ne voudrait pas réveiller un enfant endormi dans la même pièce. Ce calme presque infini, comme un vide qui pouvait tout absorber, lui donnait l'impression que le temps s'était arrêté et qu'elle pourrait rester là jusqu'à la fin des temps sans que rien ne bouge. Elle s'accroupit au bord de la berge et regarda à travers la glace, scruptant le moindre mouvement, comme si capter la pureté de l'ondée était devenue la chose la plus importante en ce moment précis. Son sourire s'agrandit quand elle vit une forme argentée onduler lentement à contre-courant pour se maintenir à la même hauteur. Quelques poissons parvenaient encore à survivre même avec cette température, mais préféraient se blottir sous les pellicules de glace qui n'étaient pas soumises aux courants d'air de la surface.

Il se passa un long moment pendant lequel elle resta là, à observer ce poisson, puis les quelques feuilles qui tombaient encore, noires de moisissures, dans la rivière. Quand elle sentit la luminosité baisser perceptiblement, elle se rendit compte qu'il était peut-être plus que temps de rentrer si elle ne voulait pas se perdre et devoir appeler Etsujiro, comme une cruche, à la rescousse. Certes cela ne le dérangerait pas nécessairement, le froid étant son élément, mais tout de même, il y a des heures pour déranger les gens. Mohana se redressa, comprenant alors à quel point elle avait dû rester longtemps en sentant l'engourdissement de ses jambes qui lui semblaient reprendre vie dans un furieux flot de sang de la hanche jusqu'aux orteils. Oui, il était grand temps de rentrer avant de définitivement tomber malade. Elle plia et secoua les articulations à plusieurs reprises pour s'assouplir, avant de sauter d'un pas leste sur les pierres au milieu du cours d'eau, prenant bien garde de ne pas y glisser, s'arrêtant entre chaque saut. Et un, deux, trois petits entrechats.

Plutôt fière de sa performance, bien heureuse que personne ne l'ait vue pour autant, elle continua sa route, voulant récupérer un autre sentier qui serait plus long, mais plus large et donc plus facile à reconnaître de nuit pour retourner à la ville. Ce n'était certes pas la meilleure solution exposée de la sorte, mais elle connaissait suffisamment le coin de la rivière pour s'y retrouver. A moins que bien sûr, un petit oiseau ne se décide de passer par là pour regagner son nid et lui faire lever le nez, puis progressivement changer de direction sans pour autant arrêter ses pas. Et c'est comme ça que l'on finit mal. En ne se rappelant pas, trop absorbée par le petit rouge-gorge qui volète, qu'un dénivelé plutôt risqué approchait à grands enjambées. Et ce fut ainsi qu'elle tomba plus qu'elle ne glissa d'un talus ardemment bordé de pierres, qui lui permit du haut de ses trois mètres, de sentir une douleur atroce dans la cheville gauche, sans doute due à une entorse que sa tentative d'atterrissage n'avait pu prévoir, mais aussi de s'assomer à demi sur un beau morceau de rocher qui dépassait joyeusement de la terre, comme pour lui dire un amical mais non moins terrible salut de bienvenue dans ce coin de la forêt. Une cheville foutue et la tête dans la brume à la nuit tombée ? Elle était vraiment, mais vraiment mal barrée.
A moins que les bruits qu'elle n'entende pas loin ne soient l'annonce d'une bonne nouvelle ? Et c'est là que je tombe sur l'agresseur de joggeuses du coin et que je suis définitivement finie. Encore que, mon jean lui coupera peut-être toute libido ? Pensa-t-elle dans un demi sourire sarcastique, oubliant presque que la soirée pouvait véritablement mal tourner. Ou devenir ironiquement drôle.
Maître Renard et les trois mousquetaires font du camping [Pv Bolin, Saoki et Arya]
Invité
Sam 23 Jan - 21:29
Ma nouvelle vie pouvait commencer,j'étais dans cette ville plus que magnifique, une ville qui avait le pouvoir de m'adoucir dans mes moments de solitude extrême. La neige y tombait de temps en temps, rappelant la chance de pouvoir vivre dans un monde aussi bien fait. Une ville blanche, une luxure irrésistible, bref, c'était mes débuts d'une vie nouvelle sans pour autant oublier mon objectif principal, devenir plus fort.

Je marcha dans ces nouvelles rues qui m'était inconnu, mais cependant ce n'était pas désagréable, les habitants habillé en blanc,les dames accompagnés de leurs gendre, les animaux qui se baladaient, les oiseaux chantant leurs mélodies. Cette ville regorgeait de savoir et de beauté sans limite. Cependant il fallait que découvre le paysages qui ce trouvait au alentours.
J'arriva donc à la sortie de la ville, devant moi ce dresser une forêt bien plus que majestueuse, on pouvait sentir une présence bienveillante suivis d'une douceur provenant d'une quelconque déesse.

Voilà ce qui ce trouver devant moi, une découverte de plus, mais un risque de me perdre, mais sans hésiter je pris le choix de la découverte. Après tout, un homme de pierre ne peut avoir peur d'une telle forêt sublime...

Des traces de pas se trouvait devant moi, mais c'était pour moi quelque chose de normal, une beauté sans pareil ne peut vivre un jour sans être visité.

Chaque pas que je faisais dans cette succulente forêt me donnait goût à ma nouvelle vie, cela me faisais oublié mon passé douloureux. Une question me tourmenter, comment une beauté sans pareille puisse atteindre un cœur de pierre ? Les faiblesses d'un  homme je suppose.
La fin d'après-midi arrivait, le soleil se couchait, pour laisser place à cet magnifique lune qui donnait encore plus de sensation de bien-être qu'un paysage magnifique, la nuit tombait, les animaux chantaient une dernière mélodies, sûrement pour nous souhaitez une bonne nuit.

Mais évidemment ça ne manqua pas mon sens de l'orientation d'une puissance d'un pingouin m'avait rattrapé, j'étais perdu.
Je voyais à peine des traces de pas couplé à un magnifique solo de ruisseau. Je continua mon excursion. C'était beau,des petits rouge-gorges semble-t-il était content d'avoir un bon repas si j'en déduisait de leurs petit cris.

Soudainement, des petits gémissement surgit, les traces de pas du début, je l'ai avait retrouvé ! Mais...Cela mené à un tas de rocher plutôt dangereuse, il n'y avait pas de doute cette personne était tombé, et sûrement blessé car il n'y avait pas de suite de trace de pas.

Je me rapprocha d'une manière assez sécurisé pour ne pas tomber, je ne voulais pas utiliser ma maîtrise de la terre de peur de ne faire qu'endommager la situation.

Il y a quelqu'un ?  

Les petits gémissements était plus fort.

Une petite lumière fit son apparition, c'était une petite fille ? Non..Une femme ? Ca ne changeait pas grand chose il fallait l'aider.
J'utilisa ma maîtrise de la terre pour la dégager de ces vilains rochers...Cette nouvelle vie commencer peut-être sur une belle rencontre.


Vous allez bien ? Ne rester pas ici, il faut sortir d'ici, j'ai peur que les petits bruits mignon d'oiseaux ne se transforment en autre chose..

Bien que mes objectifs étaient de devenir plus fort et d'apprendre plus sur ce monde, il fallait l'aider, c'est dans ma nature, quitte à ce que je prennes des risques. Il fallait sortir.
Maître Renard et les trois mousquetaires font du camping [Pv Bolin, Saoki et Arya]
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Dim 24 Jan - 18:08
Il a neigé... Il a même geler... Sur une petite boule de poil blanche qui roupillait bien au chaud dans son pelage neige.. En se levant, seul ses deux oreilles dépassaient il dût donc sauter afin de se dégager de la neige encombrante.. Faim... Il a faim.. Etant de base un chasseur, le renard des neiges se mit en quête d'une quelconque proie.. Des traces.. Plutôt grosses. Un cerf ou autre animal plutôt imposant... Le renard voulu chercher autre chose mais sa faim le forçait à avancer dans cette direction. En reniflant les odeurs de cerf, il passait à travers la forêt, zigzagant entre les arbres sombres qui pouvaient faire penser à un cliché de film d'horreur.. Neige blanche,arbre noir et sang rouge.. Tiens du sang.. C'était le sang de l'animal.. Il était donc affaiblit...

Après un quart d'heure de chasse, le renard tomba sur sa proie. Proie qui faisait environ 1 mètre 20 de plus que lui en hauteur et au moins 80 centimètre en longueur... Peur de rien.. Voilà comment pensait le renard de cinquante centimètre de longueur sur 30 de hauteur.. Il se dissimula dans la neige, ses pupilles dorées rivées sur le cerf, redressa ses pattes arrières avant de bondir sur le dos du cerf qui, prit de panique ruait dans tout les sens. Le renard dût s'accrocher mais ne réussit pas à tenir bien longtemps.. Tombant lourdement dans la neige aplatie par la lutte inégale entre les deux animaux, le renard prit la fuite, son adversaire à ses trousses... Il réussit à se cacher dans un tronc d'arbre et, étant blanc comme la neige son adversaire ne le remarqua pas et abandonna l'idée de tuer le canidés couleur neige..

Après une demi-heure de cachette, le renard pointa le bout de son museau noir en dehors, ses yeux jaunes scruté sur l'horizon.. Il avait toujours faim... Il parti donc en quête d'une proie plus petite et à sa portée.. Il s'apprêta à traverser un chemin forestier quand des bruits de pas retentirent... Demi-tour toute! Pas question de croiser un chasseur ou autre... Allant se cacher dans la neige il put voir un jeune homme qui marchait d'un pas rêveur mais prudent à la fois... Il semblait émerveiller de ce qu'il voyait.. Il était étrange.. Mais ce qui était étrange attisait sa curiosité.. Alors, le renard se mit à le suivre... Il marchait à une certaines distance de lui mais tout de même plutôt proche afin de le garder en vu... Ses oreilles frémirent quand des gémissements se firent entendre... L'homme les avaient aussi entendu.. Il suivit des traces de pas et s'approcha du ravin...

-Vous allez bien ? Ne rester pas ici, il faut sortir d'ici, j'ai peur que les petits bruits mignon d'oiseaux ne se transforment en autre chose..

En quoi pouvaient-il se... L'homme... Il avait fait bouger la terre... Cette action arracha un petit glapissement au renard qui, par peur, s'était roulé en boule, ses yeux doré regardant l'homme... Il lui faisait peur mais il y avait quelque chose dans le contre-bas.. La curiosité attira le renard qui fit bien le tour afin de ne pas approcher l'homme et regarda en bas.. Une femme.. Probablement blesser... Le renard descendit pour s'assurer qu'elle n'avait rien de grave et s'approcha d'elle en étant méfiant.. Sa cheville allait mal alors, le renard passa sa langue dessus afin de nettoyer rapidement la blessure même si cela n'allait pas la guérir..
Maître Renard et les trois mousquetaires font du camping [Pv Bolin, Saoki et Arya]
Invité
Ven 5 Fév - 22:22
Travailler au magasin avec cette température était insupportable pour notre petite Arya, qui ne cessait de souffler sur ses pauvres mains pour les réchauffer. Il fallait dire qu'en même temps il n'y avait pas le chauffage, et elle allait régulièrement dans le frigo pour pouvoir donner aux clients les compositions qu'ils avaient commandées. C'est qu'elle avait hâte de pouvoir rentrer chez elle, au chaud, pour se poser devant la cheminée en s'enroulant dans une couverture. Cependant ses plans changèrent une fois la boutique fermée : il neigeait, et dieu savait à quel point elle appréciait marcher sous les flocons. Sans plus attendre elle entreprit une promenade improvisée sous les nuées d'arbres constituant la forêt et quitta ainsi Ariesten. C'est que cela faisait un moment qu'elle n'avait pas pris du temps à elle afin de se détendre un peu de l'atmosphère du travail. Il ne fallait néanmoins pas se méprendre : elle appréciait son job aussi épuisant était-il. Lorsque les clients lui disaient que c'était un métier plaisant, elle ne pouvait qu'acquiescer bien que ses muscles gémissaient, quémandant une pause. C'était loin d'être un métier facile, mais les gens avaient tendance à le regarder de haut et ça, ça avait tendance à agacer la rouge.

"L'hiver est à son paroxysme" finit-elle par conclure, le vent glacial s'écrasant sur ses joues. C'est qu'il faisait froid, mais étrangement elle ne ressentait pas ce besoin de faire demi-tour. Pourquoi ? Parce qu'elle était dans la nature ; et très certainement parce qu'elle s'était perdue aussi. Mais ça elle s'en fichait, parce qu'elle finirait bien par retrouver son chemin un jour... non ? N'ayant aucune envie de douter maintenant et de paniquer pour rien elle poursuivit dans sa lancée, s'égarant plus loin encore sous cette nuée d'arbres qui semblaient presque se rire de sa condition avec le son produit par leurs branches secouées par la brise hivernale. Elle se sentait bien, mais en même temps la température l'incommodait. Devait-elle vraiment chercher le chemin du retour ? En avait-elle simplement envie ? Bien trop occupée à débattre avec elle-même elle ne sembla pas remarquer qu'elle s'égarait de la seule route de terre qu'il y avait aux alentours. Alors l'enfant vagabonda encore et encore, cherchant désespérément un moyen de pouvoir rentrer tout en prenant soin de s'insulter à voix basse. C'est que visiblement, elle ne faisait pas assez attention à ce qui l'entourait : du moins ce fut jusqu'à qu'elle ne remarque quelques tâches de sang souillant la pureté de la neige.

Inconsciemment elle suivit ces traces. Pourtant Arya ne trouva rien, ce qui la déconcerta quelque peu. À part quelques bruits peu rassurants qui pouvaient se faire entendre au loin, rien ne semblait anormal dans ce paysage assombri par l'arrivée de la nuit. La jeune fille pressa soudainement le pas, comme poussée par l'inquiétude de l'atmosphère régnant autour d'elle. Que pouvait-elle y faire ? Contrairement à d'autres elle n'avait aucun pouvoir, elle ne pouvait pas manipuler un quelconque élément, ni disparaître ni même se transformer en une bête féroce : oui elle était sans défense. En même temps elle n'était qu'une simple humaine et même si les humains 'purs' avaient tendance à être respectés, une bête affamée ne ferait pas la différence : une proie restait une proie, appréciée des autres ou non. Elle ne laissa pas pour autant le désespoir la gagner : si elle paniquait maintenant, elle risquait de s'enfoncer encore plus profondément dans la forêt et de ne peut-être jamais pouvoir retrouver sa route. Qui entretiendrait son appartement si elle n'était pas là ? Et son chat n'allait pas se nourrir tout seul ! Tant de responsabilités pour une si jeune et frêle femme, vraiment. C'était ça de vivre seule après tout.

Des petits gémissements vinrent briser sa cadence, la stoppant net. Y avait-il par hasard quelqu'un d'autre dans les parages ? Peut-être le ou la propriétaire de ces gouttelettes écarlates grossièrement étalées sur la neige ! Si c'était le cas alors cette personne devait être blessée, sans aucun doute en mauvaise posture. Alors voilà que notre petite Arya s'agita, regardant partout autour d'elle en essayant de trouver la source de cette voix. Dans de tels moments elle aurait apprécié avoir une ouïe plus développée, comme les chats : elle se sentait impuissante, incapable de pouvoir aider. C'est qu'elle n'avait pas déjà une estime d'elle-même bien haute alors si elle se comparait aux autres... ça ne pouvait qu'empirer. Malgré cela elle ne cessa pas ses recherches car même si elle semblait d'ordinaire désintéressée par ce qui pouvait arriver autour d'elle, laisser une personne en détresse, ça, ça lui était inconcevable. Si elle devait chercher toute la nuit, alors qu'il en soit ainsi : mais elle ne quitterait pas cette forêt sans en avoir eu le cœur net. Son regard se posa évidemment sur un ravin avoisinant, semblant relativement dangereux pour quiconque aurait la tête ailleurs. Alors elle entendit une voix, relativement grave ce qui laissait supposer qu'elle appartenait à un homme.

« Vous allez bien ? Ne rester pas ici, il faut sortir d'ici, j'ai peur que les petits bruits mignon d'oiseaux ne se transforment en autre chose.. »

Il y avait donc bien quelqu'un ci-bas ! Avant qu'elle n'ait cependant le temps d'élever la voix elle aperçut un renard blanc s'approcher des deux personnes – un homme et une femme semblant en mauvais état –. Son réflexe ? Se précipiter en avant pour essayer de les avertir, pensant que ce jeune renard pourrait peut-être essayer de s'en prendre à eux s'il était réellement affamé. Comme une débutante elle glissa, parvenant à quelque peu se rattraper dans sa chute en descendant la pente sur les fesses. Que de grâce n'est-ce pas ; c'est que c'était assez désagréable mine de rien. Ses iris rosés se posèrent alors une fois de plus sur l'animal, qui à la plus grande surprise de l'enfant, léchait vainement la cheville de la blessée. Tout aussi maladroitement Arya se releva, faisant voler un peu de neige derrière elle et manquant de tomber à plusieurs reprises dans sa hâte : mais c'est qu'elle avait l'habitude, alors elle s'était entraînée pour récupérer sa stabilité. Une fois à proximité elle s'accroupit à côté de la jeune femme, ôtant sa chaussure sans demander sa permission. Après inspection la rouge arracha soudainement son ruban de ses cheveux, attrapant un bâton pour faire une prothèse improvisée : c'est qu'elle n'avait rien de mieux pour soutenir la cheville de la blessée. Une fois le ruban-bandage enroulé sur sa peau elle se pencha légèrement, inspectant avec attention la victime du ravin.

« Je doute honnêtement qu'elle puisse bouger toute seule vu l'état de sa cheville. Si vous connaissez le chemin pour sortir d'ici je vous suis ; je la porterai. »

Afin de remercier le renard – ne se doutant absolument pas qu'il puisse être un être humain en réalité – elle lui caressa légèrement le haut de la tête, attrapant ensuite son mouchoir pour y mettre de la neige. Elle plaqua alors le morceau de tissu maintenant frais sur la tête de l'inconnue, se doutant qu'elle avait dû se cogner la tête dans sa chute compte tenu de son état. Avec toute la délicatesse du monde elle la hissa alors sur son dos du mieux qu'elle le pouvait, ce qui s'avéra chose difficile puisqu'elle essayait à la fois de maintenir la blessée et ce qui lui refroidissait la plaie. Après un peu de lutte contre elle-même elle parvint enfin à la placer confortablement sur son dos, bien qu'elle ne tiendrait probablement pas longtemps avec la fatigue accumulée et le fait de devoir porter son propre poids en plus de celui d'une inconnue. Enfin, la sortie ne devait pas être bien loin puisqu'elle avait marché un bon moment, si ?

HRP:
 
Maître Renard et les trois mousquetaires font du camping [Pv Bolin, Saoki et Arya]
Invité
Dim 14 Fév - 14:27
Maugréant des choses inarticulées contre sa propre stupidité de sa petite voix, elle devait avoir l'air d'être en piteux état, le fait est que sa dignité bien plus que son corps était blessée. Elle ne pourrait certes pas se lever de suite, mais il n'y avait rien d'alarmant non plus. Elle allait lever les yeux vers cette voix masculine qui venait d'au-dessus, un peu à la ramasse, il fallait le dire puisqu'il avait bien terminé sa phrase depuis quelques secondes qu'elle vit... OH MON YING c'était quoi ça !? Les rochers à côté d'elle bougeaient tout seuls, et si elle ne s'était pas cogné la tête comme une abrutie, elle aurait sans doute pu réfléchir et prendre du recul, se dire que c'était un humain à don qui pensait bien faire mais là, non ; il faisait quoi ce con avec ses rochers ? Elle avait déjà une cheville en vrac, il n'allait pas la décapiter à coups caillasses, quand même ? Les rochers n'étant plus là pour soutenir ceux sur lesquels elle se trouvait, elle glissa encore un peu, heureusement de quelques dizaines de centimètres. Elle mit cette erreur stratégique sur le compte de la lumière qui baissait déjà, même si la manière de parler pompeuse et désuette de cet individu, qui d'un coup devint bien plus inquiétant qu'à première vue, lui donnait envie de rire, mais ce n'était vraiment pas le moment. A ce compte-là, elle préférait même largement être seule. Avec ce drôle d'oiseau qui ne semblait pas faire partie des sauveteurs certifiés, elle n'était pas sûre d'avoir gagné aux changes. Elle avait déjà envie de rire en imaginant les gros titres potentiels du journal, le lendemain matin : « Tragique : un jeune homme mort en tombant du haut d'une butte pendant qu'il essayait de sauver une personne qui allait très bien ». Le plus tragique dans cette histoire, c'était qu'elle ne parvenait pas à sortir un son, sa gorge bien trop serrée par une nouvelle donnée à prendre en compte : l'angoisse. Car non, elle ne savait pas pourquoi, mais elle se mettait soudainement à angoisser. La peur de ne pas regagner la sortie de la forêt avant la fin de la nuit ? La peur d'être tombée sur un tueur en série qui aime ensevelir ses victimes sous trois mètres de roches ? Est-ce qu'il choisirait seulement les roches façon petit garçon frustré qui collectionnait les cailloux dans son jardin et qui les triait par couleurs ou par compositions ? Si c'était le cas et au vu de la lumière qui tombait, elle en aurait pour des heures avant de mourir complètement écrasée par des cailloux de tailles encore indéterminées et d'une couleur qui serait difficile de déterminer dans le noir. Han ! Est-ce qu'il devrait recommencer si dans le lot quelques pierres ne correspondaient pas aux critères ? Elle en avait pour la semaine ! Quelqu'un pour lui apporter un papier et un stylo ? Elle avait une bouilloire à léguer en héritage et une lettre de reproches à écrire à un certain petit monsieur aux cheveux rouges. Quitte à devoir crever, autant se défouler un bon coup, non ?

Elle tenta tout de même une réponse :

« Je fais ce que je peux, le terrain glisse pas mal. »

OH LA VACHE C'ETAIT QUOI, CE TRUC !? C'était un renard. Un renard des neiges, pour être plus précis, on le voit à son pelage blanc et plus touffu caractéristique ainsi qu'à son corps légèrement plus ramassé. Attention, le renard peut être un charognard dans certaines circonstances. Après cette courte de page de biologie plutôt médiocre, revenons-en aux faits, qui nous le rappelons, n'étaient pas sans rappeler un film surréaliste réalisé par deux clowns dépressifs shootés au crack. Les faits, donc, c'était qu'à l'heure actuelle, un monsieur bizarre se trouvait au-dessus d'elle avec la ferme intention de la sauver quitte à lui arracher une oreille à coups d'arrêtes rocheuses et qu'un petit renard blanc des plus adorables malgré des yeux plus luisants que ceux de Yang lui-même était en train de lui lécher le pied, ou plutôt sa botte qui s'était bien fendue à la cheville. Ah, c'était donc ça, ce petit courant d'air vivifiant qui remontait le long de sa jambe de pantalon ? Si elle avait été sûre qu'il soit vingt-deux heures passées, elle se serait risqué à émettre l'hypothèse folle mais après tout cohérente avec ce début de soirée qu'un humain à don contrôlant le vent avait mis au point ce plan diabolique pour lui chatouiller les mollets et la plante des pieds en bon fétichiste des jambes qu'il serait. Et si ce genre de personnes ne semblait pas pouvoir exister ici haut, sans aucun doute que l'inventer ne serait pas d'une utilité immédiate dans la situation présente.

Cette charmante petite créature, donc, semblait bien décidée à l'aider du mieux qu'elle pouvait, et elle aurait volontiers tendu sa main pour caresser sa tête si elle n'avait pas un doute sur le fait que ça soit un hybride ou un authentique renard légèrement apprivoisé. Dans tous les cas, mieux valait éviter un potentiel coup de dents, il ne manquait vraiment plus que ça pour que la soirée soit parfaite ! Alors elle se contenta de ne pas bouger et de voir si elle pouvait bouger tout doucement pour ne pas coller trop violemment ses orteils dans la petite truffe du renard. Puis un nouveau bruit. Mais c'était pas possible ? C'était quoi encore ? Non, c'était fini, messieurs dames, il fallait rentrer chez vous, maintenant ! Vous voyez pas que ce ravin est occupé ? Une toute jeune fille arriva alors dans son champ de vision et avec une dextérité qui la laissa pantoise, elle lui fit une attèle improvisée du plus bel effet, n'oubliant pas d'y mettre un peu de neige pour soulager la douleur. C'était une caméra cachée, ce n'était pas possible. Ou alors elle hallucinait. C'était ça, elle s'était cognée trop fort et elle était en train de délirer pendant que sa cervelle coulait avec grâce et volupté sur la pierre jusqu'à ce que tous les rêves s'évadent à jamais de sa tête comme le feraient dans des millions de battements d'ailes une volée de papillons sous la neige. Et puis son hallucination tenta de la soulever et elle dut revenir sur terre pour se rendre à l'évidence que non, elle était bien vivante. Elle la laissa se débattre, de plus en plus dubitative sur ce qu'il était en train de se passer. Que de bonnes intentions en une soirée pour une simple cheville tordue !

Finalement, elle décida de réagir, enfin et fit en sorte de pouvoir poser son pied valide sur le sol, se mettant sur le côté de la jeune femme.

« Ne vous en faites pas, je vais pouvoir marcher si vous m'aidez un peu. Merci, en tous les cas. »

Elle jeta un coup d'oeil vers le haut du ravin, où se trouvait normalement l'homme qui faisait bouger la terre. Il faudrait surveiller que ce ne soit pas une personne malveillante, même si elle en doutait fortement. Après tout, elles étaient seules dans la neige, et à elles deux, elles ne pourraient pas nécessairement se défendre. Un coup d'oeil en arrière pour voir où se trouvait le petit renard, mais il était trop blanc et elle était trop dans les vappes pour le retrouver si facilement en un regard.

« Je pense qu'en suivant le ravin, on devrait arriver vers un endroit plus ou moins connu de l'une de nous deux, au bout d'un moment. Mais je vous avoue que je suis complètement perdue, je ne connais pas du tout ce côté de la forêt. »

Elle jeta un rapide coup d'oeil à l'inconnue :

« Au fait, je m'appelle Mohana. »
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