rang Mars

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 I have…everything to protect ! – feat. Réa Redbird

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C’était un jour comme un autre dans la vie de Mars, super héros auto-proclamé du continent flottant d’Ariensten. Lever aux aurores, les yeux encore lourds d’avoir couru les rues à la recherche de crimes potentiels à stopper la nuit, jogging matinal aux travers du parc, histoire de se reconnecter un peu avec cette nature nécessaire à sa nature d’hybride, une douche rapide et il pût commencer ses heures de service à la caserne de pompier. Le reste de la journée était passé une peu plus lentement, mais n’en était pas moins exaltant pour l’ombre récente. Deux appels pour chats coincés dans un arbre et un autre parce qu’une vieille dame se sentait un peu trop seule depuis la disparition de son mari. Ses collègues avaient pris les appels, mais n’y avait pas répondu, les lui proposant à chaque fois, c’était toujours comme ça.

Depuis sa renaissance, depuis qu’il proposait ses services à la caserne, le bruit s’était un peu répandu chez les âmes esseulées que le « le nouveau que personne n’avait encore jamais vu » était franchement plus qu’une bonne pâte. Oui, clairement, certains exagérait et profitait un peu de cet état de fait pour appeler à tout va pour des problèmes plus que mineurs. Mais, malgré ça, malgré ce que les autres pompiers pouvaient lui dire, le jeune « héros » répondait toujours présent. Car c’était son devoir après tout, non ? Aider les personnes dans le besoin, les soutenir, faire en sorte d’apporter un peu de justice dans ce monde, même un tout petit peu… L’air un peu rieur, les autres le laissaient toujours faire, ne manquant pas d’en remettre une couche parfois. De toute façon, les véritables urgences étaient plutôt rares et certains, derrière son dos, commençait franchement à douter qu’il puisse leur être d’une quelconque utilité en cas d’incendie dévastateur.

Mais tout ça, Mars n’en avait pas vraiment conscience et même si on l’avait mis au courant, il se serait juste détourné. Face au vent, laissant cette stupide écharpe rouge flotter, un grand sourire fendant son visage en deux, il aurait lâché une de ses phrases de justicier, comme « C’est mon devoir de protéger tout le monde, même s’ils ne sont pas d’accords ! » ou « Je n’ai pas besoin de raison pour aider quelqu’un ! ». Il faisait ce pour quoi on lui avait octroyé une seconde vie, se mettre au service de la société, mieux que ça, être au service de la justice ! Oh, il ne faisait pas ça pour obtenir une quelconque reconnaissance, pas plus que pour avoir de l’argent, loin de là, il faisait ça, tout simplement parce qu’il le devait. C’était ce que sa nature profonde lui disait de faire.

Cela rendait juste son existence un peu plus solitaire, rien d’autre… car en tant que « cadavre animé », cette croix gravé au creux de son poignet qu’il ne cachait jamais, il avait été éjecté du registre des vivants quelque part. Effacé des mémoires, effacé chez tout le monde, chez chaque personne qu’il devait protéger… Plus de famille sur qui veiller, plus d’ami sur qui compter –pour peu qu’il en avait avant-, même pour l’administration, il n’était devenu qu’un fantôme… Cela aurait suffi à en abattre plus d’un, à plonger le commun des mortels dans une profonde dépression, mais pas lui…pas « Mars, le super héros », défenseur de la justice ! C’était même une chance pour lui, plus de famille, plus de vie civile derrière laquelle se cacher, il ne restait plus que le héros, s’agitant 24h/24 pour sauver la veuve et l’orphelin. Il était personne, il pouvait donc être ce qu’il voulait. Parfois, lors de l’un ou l’autre de ses interventions, il croisait des connaissances de son ‘ancienne vie civile’ et il les observait toujours un peu, ce sourire aux lèvres. Aucune tristesse n’étreignait son cœur, juste une profonde joie de voir qu’ils étaient heureux, en bonne santé… Juste ça.

A la fin de son service, comme à son habitude, il s’était douché à la caserne et avait enfilé son costume de héros. Combinaison de travail blanche aux manches remontées aux trois quarts avec quelques touches de rouge et de noir, bottes montantes et étrangement pratique pour la course, mitaines noir et surtout, cette échappe rouge vive visible de loin, son symbole. Au dos de sa combinaison, parce qu’il ne faisait rien pour cacher son identité, ses propres initiales, brodé en grand d’un jaune un peu clinquant. Une véritable cible dans le dos… Mais peu importait ces petits rires ou ces visages interloqués qui se retournaient vers lui lorsqu’il marchait en publique. Ainsi accoutré, les bandits n’avaient qu’à bien se tenir ! Et les victimes pouvaient facilement le trouver ! Enfin, c’était le plan initial, c’est vrai, en théorie, c’est à ça que ça servait. En pratique…
En ce début de soirée, les boutiques commençant à fermer tout autour de lui, les personnes se faisant de plus en plus rares, Mars patrouillait, attentif au moindre comportement suspect. Puis, il les repéra au loin. Deux hommes, l’air louche, se baladant avec deux sacs un peu trop vides à son goût. Les deux à la mine patibulaire entrèrent alors dans la joaillerie spécialisée en bijoux d’Améthyste du quartier qui était encore ouverte malgré le jour déclinant. Sans doute le propriétaire des lieux devait s’affairait à faire ses comptes. Son sang de héros ne fit qu’un tour, il s’élança au travers de la rue déserte et arrivé au niveau de du bâtiment, il jeta un coup d’œil discrètement à l’intérieur. Il aurait pu juste entrer en trombe mais, il devait d’abord vérifier qu’il y avait bien crime… C’est que la police commençait à recevoir un peu trop d’appel le concernant et qu’il ne pouvait plus se permettre d’attaquer à l’aveuglette.

Il passa sa tête blonde dans l’ouverture de la porte et confirma ses doutes ! Les deux hommes non identifiés, puisqu’ils s’étaient affublés d’un masque, avaient sorti des couteaux et exhortait une jeune femme de remplir leur butin. Ni une, ni deux, il pénétra à l’intérieur et, un doigt accusateur pointé vers les deux bandits, dit d’une voix forte et assurée.

« Je vous arrête, au nom de la justice ! » Puis, ayant capté leur attention, il se mit en position de combat avant de continuer sa tirade. « Deux contre une faible femme…C’est ignoble, vous méritez mon courroux ! »

Se concertant du regard, l’un des deux voleurs se tourna donc vers lui, arme au poing. L’autre continuait simplement à menacer la fille de la boutique. Pensant avoir l’avantage, le premier l’attaqua alors, souhaitant un peu vulgairement ‘le planter de sa lame’. Très sérieux, Mars esquiva, un coup, deux coups, trois coups, chercha une ouverture dans cette garde pleine de trou et lui asséna un coup de poing dans les côtes, suivi d’un deuxième dans la mâchoire. Il n’était peut-être pas très grand, ni très fort, mais il ne retenait jamais sa force dans de pareil cas. De ce fait, son ennemi lâcha son couteau, grimaçant de douleur et se tenant les flans. Le héros en profita alors pour l’assommer d’un coup de pied en plein visage. Son pote hors d’état de nuire, le second bandit se détourna alors de son butin et passa à l’attaque, plus qu’énervé d’avoir été ainsi interrompu par un gamin. Lame en avant, il s’élança. Celui-ci était bien plus grand et plus fort et il garda cet avantage stratégique. Néanmoins, le jeune blond ne se laissa pas démonter, malgré les quelques coupures qui commençait à apparaitre çà et là sur la tenue, sur ses bras.

La bataille commençait à s’éterniser, et le risque qu’un passant appelle la police devenait de plus en plus pressant Le cœur battant, ce grand sourire aux lèvres, il attrapa son poignet pour le tordre et faire lâcher son arme plus loin. Mais son adversaire en profita pour lui asséner un fort coup dans l’estomac, lui coupant le souffle, puis un second au visage, blessant sa lèvre et un troisième en pleine jambe. Repoussé contre le comptoir et ayant perdu son sourire, il frotta ce liquide rouge qui commençait à perler, toussant pour récupérer maitrise de ses poumons. Le bandit grommela quelque chose et pesta dans sa barbe. Ça aurait dû être un casse facile… Et ils ne pouvaient pas s’éterniser ici, alors, avant que le « héros en herbe » ne retrouve sa contenance, il embarqua son complice et s’enfuit en laissant le butin derrière eux. Sans attendre, Mars voulut partir à leur poursuite, mais sa jambe blessée lui fit défaut et il ne put que tomber au sol, un masque de douleur couvrant désormais son visage. Serrant les dents, il frappa le sol de son poing et jura.

« Et merde ! »

Puis, il se releva, s’appuyant sur les meubles pour rester debout et, au lieu de vérifier ses propres blessures, il boita jusque la jeune femme et lui adressa la parole, souriant.

« Ça va ? Ne t’en fait pas, je vais les rattraper ! »

C’est ce qu’il voulut faire, juste sortir de cet endroit pour partir à la recherche des assaillants, sans doute trop inconscient de son état physique. Il savait à peine marcher droit et se tenir les côtes d’une main, et lorsqu’il arriva enfin à la rue, il ne les trouva nulle part. Alors, il entra à nouveau dans le magasin.

« Ils se sont enfuis face à la ténacité de la justice ! » il retint une grimace de douleur. « Laisse-moi t’aider à ranger, c’est le moins que je puisse faire ! »

HRP:
 
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Encore une journée des plus éprouvantes, il y avait eu foule dans la boutique aujourd'hui, plus qu'à l'habitude, je savais pas trop pourquoi, maiq je n'allais pas me plaindre de la bonne activité de mon entreprise. J'étais épuisée et avait hâte de rentrer, mais malheureusement, ma journée était loin d'être terminée car après la fermeture, je devrais user de mon pouvoir pour créer de nouvelles matières premières pour renflouer mon stock. Je n'aimais pas me servir de mon pouvoir lorsque j'étais épuisée, j'avais l'impression que celui-ci drainait mon énergie peu à peu, mais il le fallait si je voulais que mes affaires continuent ainsi. Je n'aurais jamais pensé avoir autant de succès en ouvrant cette boutique. Cette journée avait au moins eu le mérite de me faire oublier un peu Howl ... Un tout petit peu ... Entre les quelques enfants qui avaient manqué de faire plusieurs catastrophes et les nombreuses demandes des clients, je n'avais pas vraiment eu le temps de penser aujourd'hui, sauf que maintenant que le calme régnait dans la boutique, je me prenais à replonger dans mes pensées, bien entendu hantées par le jeune homme comme d'habitude.

Je me reprenais pour faire un brin de ménage dans la boutique le temps que l'horloge ne sonne les dix-neuf heures. Le dos tourné, je remettais en place quelques unes de mes créations sur les étagères qui me semblaient assez vides, signe que j'avais dû faire du chiffre. Je fis un petit bond en entendant la porte claquer derrière moi. Encore des clients à cette heure-ci, plutôt étonnant mais il y avait de temps en temps des petits retardataires. Je n'eus pas le temps de me retourner que l'on me saisissait violemment par le bras, me cognant contre le comptoir. Je pus voir mes assaillants, munis tous deux de masques, mais ce qui capta mon attention étaient les lames qu'ils tenaient dans leurs mains pour me menacer avec celles-ci. Je commençais doucement à paniquer, ne voulant pas être forcée à me servir de mes pouvoirs pour me défendre ... J'avais blessé Howl la dernière fois que je m'en étais servis en public ... Même si cette histoire remontait à une dizaine d'années, je n'avais toujours pas surmonté cette angoisse de faire du mal à autrui, mais si ces hommes n'hésiteraient certainement pas à se servir de leurs armes, je n'en avais aucun doute. Effrayée, je me lançais dans une supplique.

"S'il vous plait ..."


Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase qu'un jeune homme blond portant une combinaison étrange fit irrution dans la boutique, le doigt pointé d'un geste théâtral vers les deux bandits. Je restais bouche bée face à cette apparition, on ne voyait pas cela tous les jours ... Les deux hommes étaient certainement aussi abasourdis que moi et finirent par relâcher leur prise, laissant mon bras douloureux. Mais l'un deux continuait à me menacer tandis que l'autre s'approcher du jeune homme. J'avais envie de lui crier de fuir, mais aucun son ne sortait. Je ne me le pardonnerai pas si celui-ci était blessé par ma faute. Le garçon ne fit clairement qu'une bouchée du voleur avant de passer au second. Sourire aux lèvres, le bienfaiteur continua sa bataille, mais celle-ci finit par tourner au vinaigre lorsque son assaillait lui asséna plusieurs coups avant de le projeter contre le comptoir. Je vis le liquide rouge sortir de sa bouche, étant de moins en moins rassurée, restant transie de peur à côté du comptoir. Pas très courageuse Réa ... Mais si je me servais de mes pouvoirs et que ceci tournait mal, je pouvais autant plaisir le jeune homme que les voleurs ... Ceux-ci se firent la malle tandis que mon sauveur finit par tomber au sol à cause de sa jambe blessée. Je le fixai, incapable de prononcer un mot tandis qu'il se relevait pour boitiller vers moi. J'acquiescai à sa question, toujours choquée de la scène qui s'était déroulée sous mes yeux. Il voulait les rattraper ...

"Non attends ..."

Mais trop tard, il était déjà sorti de la boutique. Tremblante, je m'asseyais sur le sol, tentant de reprendre un rythme cardiaque normal, ramenant mes genoux contre ma poitrine. Mon manque de courage était saillant et je m'en voulais que ce jeune homme étrange s'implique autant dans l'histoire. Il allait avoir des problèmes ... Je finis par me relever dans l'optique de partir à sa recherche lorsque celui-ci repointa le bout de son nez pour entrer dans la boutique, prononçant de nouveau des paroles étranges qui me faisaient beaucoup penser aux mots qu'un justicier pourrait prononcer. Il avait en plus le costume qui allait avec. Ce jeune se prenait-il vraiment pour un super héros ? Celui-ci me proposa de ranger la boutique avec moi.

"Non, non ... Ne t'en fais pas pour ça, tu devrais peut être ... t'asseoir un peu ... Tu n'aurais pas dû intervenir, tu es blessé par ma faute maintenant ... Tu n'as rien de cassé ça va aller ?"


Toujours un peu affolée, je disparaissais dans l'arrière boutique, revenant avec une chaise, la plaçant à côté du jeune homme.

"Tiens assis-toi ... Qu'est ce que je peux faire pour te remercier ? Oh et ... Je m'appelle Réa ... Tu veux un verre d'eau ou quelque chose ?"

Tout dans le désordre effectivement, mais j'étais un peu déboussolée en pensant que je venais d'être victime d'un vol à mains armées et qu'un "justicier" en costume blanc venait de me sauver des mains des voleurs. Plutôt perturbant il faut dire ...
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19 heure…A peine Mars avait-il pris son ‘service’, à peine avait-il commencé à patrouillé dans la rue se désertant de l’avenue commerçante de la ville, qu’il remarqua le début d’un premier crime. Encore maintenant, malgré le fait qu’il s’agisse d’un quartier relativement ‘sûr’ en comparaison à l’endroit où il avait installé son ‘antre de héros’, les infractions étaient à craindre… Et c’était pour ça qu’il était là, après tout ! Pour empêcher les bandits d’attaquer les honnêtes citoyens, pour aider la population, pour protéger. C’était toute sa vie ça maintenant et, il adorait ça. Même s’il avait dû abandonner son existence civile –pas de son propre chef, mais quand même-, même s’il avait dû laisser derrière lui sa famille, sa fratrie, son confort personnel, tout le reste, au moins, maintenant, il faisait ce pour quoi il était venu au monde selon lui. Aider et protéger les bonnes gens. Arrêter et juger les malfrats. Un monde de noir et de blanc sans réellement de place pour quelques nuances de gris. Car qui lui disait que certaines ‘mauvaises actions’ n’avaient pas un but plus ‘noble’ ? Qu’une obligation quelconque ne guidait pas les gestes de ses ennemis ? Rien. Rien du tout. Et de toute façon, il s’en fichait. Il ne raisonnait pas comme ça, classant le monde en seulement deux catégories, se faisait à chaque fois juge et partie de ses actions. Et puis, rien ne justifiait le braquage pur et simple d’une aussi jolie boutique, tenue par une seule et faible femme, si ce n’est l’appât du gain, non ? Alors, agissant conformément à sa nature profonde, alors que n’importe quel autre citoyens aurait juste appelé la police ou de l’aide, il s’élança au-devant du danger, comme d’habitude. Se confrontant physiquement aux agresseurs de la tenancière, il réussit à les faire fuir, au prix cependant de quelques blessures.

En effet, ses bras s’était peu à peu couvert de fines lignes pourpres suintant çà et là leur liquide de vie, sa lèvre était coupée légèrement et il se tenait encore les côtes d’un bras. Sans doute aurait-il un bel hématome le lendemain. Mais en plus, le dernier coup du plus grand des deux bandits l’avait laissé avec un léger boitement. Il ne savait pas encore que serait l’entendue des dégâts sur sa jambe et surtout sur sa marche mais c’était ce qui le préoccupait le plus au niveau de ses blessures. Car, au final, sa plus grande préoccupation restait le bien-être de cette jeune femme qu’il avait sauvé. C’est pour ça qu’il lui avait demandé son état général avant de sortir dans la rue. Même s’il n’avait pas vraiment suivit sa volonté sur le coup, au final, il était revenu. Sa mission n’était pas terminée. Oui, il avait fait fuir ces voleurs, mais il ne les avait pas livrés à la justice malheureusement et ils avaient eu le temps de faire quelques dégâts au magasin. Quel genre de super héros serait-il s’il laissait cette belle demoiselle en détresse ainsi livrée à elle-même après cette dure épreuve ?
Et puis…Avec sa jambe, il serait hors combat au moins pour le reste de la soirée, si ce n’était plus. Peu importait. Peu importait les blessures et les douleurs, du moment qu’il savait qu’il avait pu faire quelque chose bien, apporter un peu plus de justice dans ce monde, ça lui suffisait. Même s’il devait en mourir…encore une fois. Il ne s’arrêterait pas. Il ne s’arrêterait qu’une fois que la mort l’aurait embrassé une deuxième fois, et pas avant. Il proposa donc son aide pour aider au rangement de l’endroit. Sous son regard interloqué, la jeune tenancière, inquiète pour lui, déclina son offre puis, disparût un instant dans l’arrière-boutique pour aller lui chercher une chaise sur laquelle se reposer. Elle lui était reconnaissante de l’avoir aidé mais avait l’air de s’en vouloir de l’avoir impliqué dans une affaire qui ne le regardait pas. Mais surtout et par-dessus tout, Réa –car elle lui avait également donné son nom dans ce flot instable de parole- semblait très perturbée et déboussolée. Qui ne le serait pas après pareille agression, après tout ? Deux hommes venaient de faire irruption dans sa boutique pour la braquer et un troisième sortit de nulle part était intervenu pour la sauver. Tout ça en si peu de temps… Mars comprenait cela, aussi il lui répondit aussi sincèrement que d’habitude. Il fit un geste de la main pour lui demander d’arrêter de parler, pour qu’elle se calme aussi. Face à elle, un grand sourire fendit son visage en deux.

« Ne t’inquiète pas, Réa, tout va bien, je n’ai fait que mon devoir ! »Il marqua un temps d’arrêt et, il tendit sa main exécutant le ‘V’ de la victoire. « Je suis Mars, le Héros défenseur de la justice ! »

Réellement, il était plus inquiet par son agitation que par ce sang qui coulait de sa lèvre et qu’il essuya d’un revers de poignet. Ainsi, il l’emmena près de la chaise et, posant ses mains sur ses épaules, il l’invita elle à s’asseoir dessus. Il s’accroupit ensuite pour être à la même hauteur que ses yeux et continua, d’un ton rassurant.

« Calme-toi, ils sont partis. Je vais t’aider à clôturer le magasin puis je te raccompagnerai au cas où ils voudraient revenir. » Il se redressa, serrant un poing vengeur, ce sourire toujours aux lèvres « Même si je doute qu’ils osent venir se frotter encore à moi. »

Il avait beau jeu de dire ça, mais il s’en était pas sorti indemne de ce combat. Peu importait, il pensait réellement ce qu’il disait et ne comptait revenir sur sa parole de justicier. Car ce n’était pas vraiment une proposition qu’il lui avait fait, mais plutôt une description de ce qu’il comptait faire. Même si elle protestait, il n’en ferait de toute façon qu’à sa tête. Ainsi, ce fut à son tour de disparaitre un instant dans l’arrière-boutique. Il regarda quelques instants à droite et à gauche, histoire de trouver un verre et une bouteille d’eau qu’il ramena sur le comptoir pour la servir. Il lui tendit le verre rempli.

« Tiens, bois un peu, je m’occupe de ce sac. » Il alla chercher le butin laissé derrière eux par les bandits et commença à sortir divers objets du sac pour les poser sur le comptoir. « Il faudra que tu vérifies qu’il ne te manque rien… En tout cas, je comprends mieux pourquoi ils sont venus ici, c’est toi qui fais ça ? »

Plus que joli, les différents objets en pierres précieuses devaient valoir un petit paquet d’argent et étaient très facilement dissimulables ou échangeables, pas étonnant que la boutique était la cible des voleurs.
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Je restais choquée de cette mésaventure. Si le jeune homme n'était pas intervenu, qui sait ce qu'il aurait pu se passer ? Certainement qu'ils auraient dévalisé la boutique et peut être que je n'en serais pas sortie indemne. Pour moi c'était plus de peur que de mal, mais pour le pauvre garçon, c'était différent, il avait pris de nombreux coups ... Mais pourtant, cela ne l'empêcha de tenter de prendre en chasse les voleurs pour finir par revenir bredouille. Bien entendu, je lui étais très reconnaissante de son acte, mais je m'en voulais qu'il ait été blessé à cause de moi. Bien que blessé, le "justicier" se proposa de m'aider à ranger la boutique. Je tentais de le dissuader et pensais y être parvenue mais lorsque je ramenais une chaise à côté de lui, tout en lui proposant un verre d'eau, celui-ci prit l'initiative de me rassurer, se présentant comme un héros. Je lui souris, un peu amusée, mais en même temps, il était bien mon sauveur sur ce coup-là. Il m'emmena ensuite faire la chaise où il me fit asseoir, continuant ses mots rassurants tout en se mettant à hauteur de mon visage. Je ne pouvais pas nier qu'être rassurée de la sorte ne me déplaisait pas tellement puisque que mon coeur ne cessait de battre à un rythme beaucoup trop élevé et que mes mains tremblaient toujours. Je déglutis avant de tenter de lui formuler une réponse, pas très facile avec la gorge sèche et serrée.

"Merci en tout cas ... Qui sait ce qu'il aurait pu arriver si tu n'étais pas intervenu ... Mais c'est plutôt toi qui devrait t'asseoir tu es blessé ! Et ne t'inquiètes pas je rentrerai seule, je t'ai assez causé d'ennuis ..."

Je voulus me relever, mais j'avais l'impression que mes jambes ne supportait plus le poids de mon corps, elles flagellaient dangereusement, me forçant à me rasseoir. Je pris une profonde inspiration pour tenter de me calmer, fermant les yeux un instant. C’était un comble d’être aussi angoissée dans une boutique remplie d’améthyste, minéral connu pour l’apaisement … Je doutais sérieusement de cette capacité à cet instant. Lorsque je rouvris les yeux, Mars était revenu devant moi, me tendant un verre d’eau.

« Merci, mais … laisses ce sac s’il te plait … »

Je le pris de ma main tremblante et le porta à mes lèvres pour en boire une gorgée, savourant la fraicheur qui envahissait mon œsophage. Bien entendu, le jeune homme ne s’était nullement formalisé de mes paroles et commençait déjà à vider le sac pour remettre les objets en place. Je finis par me lever pour le rejoindre au comptoir tandis qu’il me questionnait sur ceux-ci. Mes joues prirent une faible teinte rosée, devant le semblant de compliment du jeune homme sur mes œuvres. Je baissais la tête, un peu gênée, remettant une mèche derrière mon oreille pour enfin le regarder avant de lui répondre.

« Oui tout ceci est de moi … J’ai le pouvoir de maitrise de l’améthyste qui me vient de ma mère. Tout ce que tu vois là est ma plus grande passion ! » Je fis un peu le tour des objets déposés sur le comptoir pour voir s’il ne manquait rien. « Il y a tout ! »

Je me tournais vers lui en souriant. Non seulement le justicier en combinaison blanche m’avait sauvée d’une blessure certaine, mais en plus il avait récupéré tout le butin. Il y avait certes des traces de sang sur le sol que je devrais nettoyer avant l’ouverture du lendemain, mais sinon tout semblait en ordre. Heureusement que mon comptoir était des plus solides …

« Euh … Mars ? Que puis-je faire pour te remercier ? Grâce à toi, je ne suis pas blessée, rien ne m’a été volé et honnêtement, je me sens coupable de tes blessures … »

Je me permis de lui prendre doucement le bras pour examiner les plaies qui saignaient encore. Les lacérations ne semblaient pas bien profondes mais elles devaient être désinfectées de préférence. Je le prenais par main pour l’entrainer à son tour sur la chaise, le forçant à s’asseoir.

« Attends-moi s’il te plait et … Restes assis d’accord ? »

Je disparaissais de nouveau dans l’arrière-boutique à la recherche de ma trousse de secours. J’en avais toujours une à la boutique au cas où … sachant que j’avais déjà blessé quelqu’un avec mes pouvoirs. Howl … Un petit pincement au cœur se fit ressentir à cette pensée. Je n’y avais pas pensé Durant l’attaque, mais la moindre chose guidait mon esprit vers lui. J’étais complètement accro à un homme qui était loin de moi et qui ne reviendrait peut être jamais … Je revins tristement dans la boutique, me forçant à reprendre mes esprits une fois devant le jeune homme. Je lui lançais un sourire rassurant, m’agenouillant à côté de lui pour ouvrir la trousse de soins pour en sortir compresses et antiseptiques.

« Je vais désinfecter les plaies, on ne sait pas ce qu’ils ont pu faire avec leur lame … Par contre, je suis désolée, mais ça va sûrement piquer un peu, mais je pense qu’un justicier dans ton genre n’a pas peur d’une petite douleur de rien du tout.»

Je lui fis un clin d’œil avant de m’atteler à la tâche, tapotant doucement les coupures avec un coton imbibé de désinfectant. Une fois un bras terminé, je pris l’autre entre mes mains, remarquant une marque en forme de croix sur son poignet. Celle-ci m’intriguait et tout en continuant de passer le coton sur les plaies, je me laissais aller à ma grande curiosité.

« Elle représente quoi cette marque ? » Me rendant compte de mon indiscrétion, mes joues se teintèrent de rouge. « Excuse moi … Je suis trop curieuse … Voilà j’ai terminé … Ta jambe ça va aller ? »
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Comme il le devait, comme il se l’était promis, Mars était arrivé au bon moment, au bon endroit. Juste assez tôt pour empêcher qu’un délit de plus ne soit commis dans cette ville qu’il avait choisi pour résidence, sur ce continent flottant sur lequel il demeurait depuis sa naissance. Un continent isolé, gardé par l’œil bien veille de Ying, leur divinité séculaire. Un continent qui aurait dû être exempt de violence, exempt de crime, exempt de ressentiment. Un continent où quelqu’un comme lui deviendrait inutile.
Mais il n’en était rien et, même si la criminalité était encore loin de crever le plafond, elle existait, rampante, sous-jacente, présente… Telle une petite musique d’arrière-plan, flottant derrière ton épaule, pour laquelle tu dois te concentrer pour la percevoir. Une douce petite musique redondante, que l’on finit par ne plus entendre une fois habituer, dont le cerveau fini pour occulter tout simplement l’existence. Mais cela ne rendait cette criminalité moins dangereuse, non, loin de là. Car ainsi camouflée, le commun des mortel ne se doutait pas de ce danger sous-jacent, il finissait par relâcher leur garde et par la subir. Et c’est pour ça qu’il se battait. Car dans son esprit, apporter un peu de justice dans ce bas monde, se battre pour faire régner l’ordre, ne pouvait qu’apporter la paix et le bonheur. Sans se rendre compte que l’extrême inverse pouvait être aussi délétère. Mais qu’importait, cela n’avait pas cours dans sa logique de noir et de blanc. Seul comptait ce vœu profond, véritable cause de sa renaissance, de son existence. La seule chose pour laquelle il était un tant soit peu doué : faire régner la justice. Douce naïveté d’enfant coincé dans ce corps de jeune homme. Pas tout à fait un adulte, plus tout à fait un adolescent, recouvrant sans cesse ses gestes d’enfants. Car c’est ce qu’il avait, un rêve de gosse mais des moyens d’adulte pour les réaliser. Comme si il les avait mis en stand-by le temps de pouvoir élever sa fratrie, et puis…c’était revenu, comme un flot implacable, balayant le reste, tout le reste.

Il n’y avait plus que ça qui lui importait : être un super héros.
Et quand il en voyait les résultats, cela le confortait dans son choix qui, de toute façon, était définitif pour lui. Après tout, une fois de plus, il était venu en aide à quelqu’un ! Et avec succès même ! Il avait empêché que cette jeune femme soit cruellement volée voire même agressée et seulement aux prix de si petites blessures. Mais, même si le danger était désormais écarté, il ne pouvait pas la laisser seule, elle n’était pas vraiment en état de pouvoir ranger ou même rentrer seule.

Entre trop choquée, elle tremblait de tous ses membres. La deuxième partie de son travail pouvait commencer : celui de rassurer cette jeune personne, pour qu’elle puisse passer ce cap douloureux. Ce n’était rien face à la possibilité de voir ce doux sourire reconnaissant s’épanouir sur le visage de la tenancière de cette boutique un peu mono-maniaque. Car s’il n’y avait jamais mis les pieds avant, Mars avait bien le temps de constater, en sortant tous ces objets magnifiques de ce sac vulgaire, que le magasin avait un thème et un seul : l’améthyste. Un minéral violet et translucide décliné ici sous littéralement toutes les formes, travaillé avec soin, un vrai travail d’artiste. Il ne put d’ailleurs s’empêcher de faire son propre commentaire. Détourner ainsi la conversation sur quelque chose qu’elle aimait pourrait sans doute l’aider à oublier. Il écouta sa réponse quelque peu gênée, la laissant le rejoindre près de ce comptoir. Elle affirma que tout ceci était le fruit de son travail exclusif, puisqu’elle allait même jusqu’à créer elle-même la matière première de ses œuvres. Cela les rendait encore plus fascinant… et sans doute plus précieux aussi. Mais, par chance, rien ne lui manquait. Tant mieux, le jeune héros put lâcher un petit soupir de soulagement.

« En tous cas, c’est très jolis, tu devrais faire en sorte de mieux les protéger. »

Elle était saine et sauve et son stock était indemne, il en était content, vraiment. Cela lui suffirait, vraiment, si bien que lorsqu’elle lui proposa de faire quelque chose pour le remercier, il ne put que la regarder avec ses yeux ronds, comme si il ne comprenait pas où elle voulait en venir. Avec douceur, elle se saisit de son bras, se sentant coupable pour une chose dont elle n’était pas responsable. Il voulut décliner son offre, mais elle ne l’en lui laissa pas vraiment l’occasion et l’assit avant de s’échapper vers l’arrière-boutique en lui demandant de rester en place. C’était assez mal le connaitre, puisqu’il était une véritable pile d’énergie. A peine assis, il voulut se relever, mais une profonde douleur lui vrilla alors le genou, le forçant à se rassoir au moins quelques instants. Il porta ses mains à sa jambe, la massant doucement pour faire passer la désagréable sensation. L’adrénaline devait l’avoir quitté et, avec lui, cet anesthésique naturel. Oui, il avait mal, mais quand elle revint, il se força à faire bonne figure. Pas question de l’inquiéter plus que nécessaire. Elle s’agenouilla près de lui avec une trousse de secours, bien décidée à soigner ces petites coupures. Il sourit à sa remarque. Ça lui faisait vraiment plaisir d’être reconnu comme étant justicier et pas seulement un excentrique en costume étrange. Ça lui fit plaisir, et lui donna du courage pour cette douloureuse épreuve du désinfectant.

« Ah ! Mais un héros n’a peur de rien, tu sais ! »

Néanmoins, il ne put retenir une grimace de douleur dès que l’alcool toucha ses plaies à vif. Il serra les dents. C’est que ça faisait plus que simplement piquer ! Et que ses égratignures étaient nombreuses en plus… Mais il tint bon face à ce nouvel adversaire. Quand Réa eut fini de le soigner, elle lui posa une étrange question, avant de se raviser, confuse. Cette marque ? Il jeta un coup d’œil interrogatif à son propre poignet avant de comprendre où elle voulait en venir. Oh ! Cette marque-là… La croix des ombres, celle qui marquait ce don de vie obtenu de Ying. Il y était tellement habitué maintenant qu’il n’y faisait plus vraiment attention. Ça ne l’empêchait pas d’en être extrêmement fier. Loin d’être offusqué de cette remarque, il dégagea un peu plus son poignet en retirant sa mitaine noire et il lui exposa cette étrangeté. Cela ne ressemblait ni à un tatouage, ni à une cicatrice. C’était juste…autre chose.

« Ça ? » Il inspira profondément, souriant, si fier de l’exposer. « Tu ne la reconnait pas ? C’est la croix que Ying laisse sur toutes les ombres qu’il sauve de la mort. » Il en traça distraitement le contour avec son pouce, n’ayant plus besoin de la voir pour le faire. « C’est la preuve qu’il reconnait mes actions comme ‘justes’ puisqu’il m’a permis de revenir de ‘là-bas’. »

Ni plus, ni moins, tout le monde savait ce que ‘être une ombre’ signifiait. La mort, l’intervention de Ying, la renaissance, la perte d’identité…Rejoindre le domaine des personnes qui n’avait plus aucune existence pour ceux de leur entourage. Mars semblait pourtant ne pas tellement en souffrir, ni en être peiné. Il prenait ça pour une véritable chance. Une chance de continuer à répandre la justice. Il était même prêt à lui en dire plus si elle le souhaitait, mais ce n’était pas le moment de parler de lui, plutôt celui de continuer à la rassurer. Car elle s’inquiétait encore pas mal pour sa jambe qui, c’est vrai, lui faisait encore mal. Cependant, le jeune héros se leva d’un bond, remit son gant et fit mine d’épousseter sa tenue. Il se mordait l’intérieur de sa joue pour éviter d’adopter ce masque de douleur, ne perdant pas ce sourire.

« Merci, Réa ! Je n'aurai pas pu rêver meilleure infirmière. » Les mains sur les hanches, il frappa le sol une ou deux fois de sa jambe blessée comme pour lui signifiait qu’elle n’avait rien. « Ça ira je pense, une nuit de sommeil et il n’y paraitra plus. »

Oh, il allait devoir sans doute se pencher là-dessus plus sérieusement quand il serait rentré dans son antre, mais temps qu’elle tenait, pas question de s’arrêter maintenant. Elle ne devait pas être cassée, et du moment qu’elle pouvait le porter, il supporterait bien une petite douleur.

« Bien, si tu es prête, je vais te raccompagner maintenant, ça m’embêterait de te laisser seule. » Il se dirigea vers la sortie, tout en continuant à parler. « Oh, ce n’est pas une proposition, je resterai jusqu’à ce que tu te sentes en sécurité, c’est mon devoir, après tout. »

Et il sortit, s’adossa au mur de la boutique le temps qu’elle ne clôture le magasin. Il resterait là le temps qu’il faudrait, toute la nuit s’il le fallait.
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Pour lui, ses blessures semblaient passer au second plan ... Sa priorité semblait être de me rassurer et de s'assurer qu'il ne manquait rien à l'inventaire. Je fus quelque part touchée par son compliment concernant mes créations, ma mère m'avait appris à confectionner toute sorte de chose à partir d'une pierre et mon pouvoir me permettait de continuer dans sa voie. Rien ne pouvait me faire plus plaisir d'entendre certains clients s'émerveiller devant ce qui provenait de ma magie et de mes propres mains. Il n'avait pas tort, je devrais mieux les protéger, mais j'étais encore trop déboussolée pour y penser. Je fus simplement frappée par ses coupures aux bras et en deux minutes, je m'improvisais infirmière, revenant avec une trousse de soins complète. Je le mettais en garde sur le risque que cela ne lui ferait certainement pas du bien, le taquinant qu'un justicier ne craignait certainement pas une si petite douleur. Je souris à sa réponse, mais vit bien vite une grimace de douleur qu'il tendait vainement de dissimuler que je ne relevais pas. Je le soignais en silence, m'arrêtant un instant sur une marque au niveau de son poignet. Je lui avais posé la question avant même de me dire que c'était très impoli et curieux de ma part.

Il ne fut pas le moins du monde gêné par ma question, retirant sa mitaine pour me montrer la marque entière. Je la fixai, me demandant toujours ce qu'elle pouvait être tandis qu'il reprit la parole. Je le regardai tandis qu'un grand sourire se dessinait sur ses lèvres. Je restais bouche bée lorsqu'il m'expliqua ce que ce dessin signifiait. En effet, j'avais bien entendu parlé de cette histoire d'ombre, ces personnes à qui Ying aurait accordé une seconde chance, mais à vrai dire ... Je n'imaginais pas que ce jeune homme pouvait être une de ces personnes. Je n'en avais encore jamais rencontrée. Il me semblait que ces personnes ne se souvenaient pas de leur première vie, une chose certainement difficile à accepter, mais Mars ne semblait pas du tout chagriné, il semblait fier en fait.

"Alors tu es une ombre ? Mais tu sembles si heureux ... Tu ne serais pas curieux de connaître ton ancienne vie ?"

Entre temps, je terminais les soins, lui demandant si sa jambe allait mieux. Je n'avais pas forcément envie de le faire se déshabiller, mais s'il était vraiment blessé ... Il se leva soudainement, remettant sa mitaine, appuyant plutôt bien sur sa jambe. Il me remercia tandis qu'il tapa plusieurs fois le sol de sa jambe blessée. N'avait-il vraiment plus mal ou me mentait-il pour paraître courageux ? Bien que je ne pouvais nier qu'il l'était.

"Mais Mars ... Tu boitais tout à l'heure ... Tu es sûr ? Et ne me remercies pas c'est la moindre des choses que je puisse faire."

En tout cas, il ne m'avait pas écoutée lorsque je lui avais dit qu'il n'avait pas besoin de me raccompagner, enfin il m'avait écouté, mais n'en faisait certainement qu'à sa tête. Dire que je pensais que personne ne pouvait être plus têtu que moi, enfin mis à part ... Howl ... Parfois ... Je fermais un instant les yeux, inspirant profondément. Il s'insinuait toujours dans mes pensées de façon inattendue, même si je commençais à m'y habituer. Je croyais voir son visage lorsque j'avais les paupières closes ... Je rouvrais les yeux, tandis que Mars me confirmait qu'il ne changerait pas d'avis. Je fis mine d'aller vérifier quelque chose au comptoir lorsqu'une larme coula sans que je ne puisse la retenir, puis une seconde ... Je restais un instant seule dans la boutique, séchant ce liquide salé si traitre à cet instant. Reprenant mes esprits, je sortis du magasin, fermant la porte à double tour, baissant le volet de sécurité que je verrouillais également. Puis je me tournais de nouveau vers le justicier, feignant un sourire.

"Non mais ne t'inquiètes pas Mars, je vais bien, je n'habite pas très loin, rentres chez toi tu as été blessé c'est plus prudent ... Merci encore."


Je m'avançais vers lui, lui déposant un simple baiser sur la joue pour le remercier en repensant au fait que s'il n'avait pas été là, il aurait pu se produire tant de choses. Je lui souris en me reculant d'un pas avant de m'adresser de nouveau à lui.

"Tu peux venir à la boutique quand tu veux, tu seras le bienvenu et si tu penses que je peux faire quelque chose pour toi en retour, n'hésites pas à m'en faire part. Bonne nuit Mars !"


Je tournais les talons en direction de mon appartement, clairement pas rassurée, mais j'avais déjà trop abusé du temps de ce jeune homme. De plus, passer dans le parc allait encore me faire déprimer et je ne voulais pas qu'il ne voit ça. Parler de Howl serait bien trop difficile pour moi ...

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Avoir une jolie infirmière à ses petits soins n’était pour déplaire le jeune héros, loin de là. D’habitude, il n’aimait pas tellement que d’autres s’occupent de ses coupures, mais là, il n’avait pas vraiment pu refuser, en fait. Ça lui donnerait presque envie de venir la voir à la moindre petite blessure, ou d’insister un peu sur cette douleur qui lui vrillait le genou. C’est que Réa était une belle femme, en plus d’être extrêmement gentille et empathique, avec ses cheveux corbeau et son regard océan à peine plus foncé que le sien. Oh, on ne pouvait pas vraiment dire qu’il était sous le charme, ou qu’il ait un coup de cœur pour la tenancière de cette boutique plus qu’originale, disons plutôt qu’il appréciait la vue, comme le faisait beaucoup d’hommes en présence de jolies filles. Et puis, il préférait les femmes un peu moins précautionneuses, un peu moins sucrées et sans doute un peu plus directes... Peut-être quelqu’un qui pourrait le suivre dans ses aventures ? Homme ou femme, peu lui importait, il n’était pas regardant de ça. Pour Réa, c’est comme si la moindre petite brise aurait la brisé… et pas seulement à cause de cette agression. Il commençait peu à peu à deviner autre chose, de plus ancien…Quelque chose qui ne le regardait absolument pas. Mais, même en sachant cela, cela ne l’empêcha pas de profiter des services que Réa avait à lui offrir. Heureusement pour lui, il savait se montrer discret et surtout, il savait toujours où s’arrêter. Le plaisir des yeux ne devait jamais dépasser cette simple distance que le héros gardait toujours avec les personnes qu’il sauvait et la fille d’améthyste était justement dans cette catégorie. Le jeune homme était simplement trop droit pour tenter de prendre un quelconque avantage, il respectait bien trop la justice pour ça.
Au fur et à mesure des soins, la discussion dévie sur cette marque en forme de croix qui s’était logée dans le creux de son poignet il y a de cela quelques mois déjà. Demandant dans un premier temps que quoi il s’agissait, Mars lui rafraichit la mémoire sur l’intervention que Ying faisait parfois sur des personnes qu’il pensait ‘dignes’. Néanmoins, la jeune femme ne semblait pas tellement au courant de cet état étrange dans lequel cette deuxième vie les plongeait, puisque qu’elle sous-entendit que les Ombres perdaient leurs souvenirs. Or, c’était faux. Et c’était, quelque part, ça le plus tragique. Il la corrigea alors, souriant, n’ayant rien à cacher, comme à son habitude.

« Mais, je n’ai rien oublié moi, ce sont mes anciens proches qui ont perdu toutes traces de mon existence. »

Il n’y avait aucune douleur dans sa voix, pas même un début de tristesse pouvait se lire sur son visage juvénile. Définitivement, il semblait que cela ne lui fasse simplement rien que sa famille et ses amis aient tout oublié de lui. Non, c’était presque une chance quand on savait quel genre d’existence il pouvait là-bas, dans les rues sombres et tortueuses de la ville. Là-bas, près de son cher repaire. Les soins terminés, il se remit debout, exposant bien à son infirmière improvisée qu’il n’avait plus besoin de ses services. Pas question de l’inquiéter plus que de mesure, elle semblait avoir ses propres problèmes et puis, pas question d’écorcher son image de héros non plus. La douleur, il savait gérer. Mais malgré ses paroles et cette petite démonstration, elle continuait à se soucier de son état. Alors, il coupa court à cette séance de soin en rejoignant l’extérieur de la boutique. Il était temps qu’il la raccompagne chez elle. Au bout de plusieurs minutes, elle finit enfin par sortir et s’occupa de fermer le lourd rideau de fer sur la devanture de sa boutique. Se tournant vers lui, elle le remercia et, déclina une nouvelle fois son offre. Elle avait peur de lui ou quoi ? Pourtant, elle s’approcha et vint déposer un petit bisou sur sa joue, en guise de remerciement, sans doute. La nuit était déjà tombée, les lumières de la ville s’était allumée, elle venait de subir une agression et devait être encore en état de choc et pourtant, elle déclinait encore son offre. Loin de lui l’idée de se montrer trop insistant…mais si elle n’habitait vraiment pas très loin, il ne voyait pas en quoi ça l’embêterai de l’accompagner un peu plus longtemps.

Il n’était pas question qu’il la laisse rentrer chez elle seule dans cet état… quand est-ce qu’elle allait arrêter de s’excuser pour tout et n’importe quoi ? D’être gênée que quelqu’un lui vienne en aide ? Si ça le dérangeait de lui venir en aide, il ne serait pas venu dans cette boutique en premier lieu. Mais elle tourna les talons, après lui avoir souhaité la bonne nuit… Si elle savait que cette nuit de faisant que commencer pour lui, elle n’aurait sans doute pas dit ça… Mars soupira longuement, se grattant un instant l’arrière du crâne. Il allait passer pour un véritable stalker si il la suivait sans son consentement et c’était bien la dernière chose qu’il souhaitait. Et puis…vraiment, cet air encore plus inquiet qu’elle arborait, pouvait-il mieux hurler sa détresse que ça ? Pressant le pas, il la rejoignit et se mit à marcher à ses côtés, simplement, de façon naturelle. Au pire, elle lui ferait savoir que vraiment, elle ne voulait plus qu’il s’approche, même si cela le blesserait dans sa fierté de héros.

« Quoi ? Il se fait que moi aussi j’habite dans cette direction, alors, autant faire un bout de chemin ensemble, non ? » Il émit un petit rire. « Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement ! »

Bien évidemment, il habitait quasiment à l’opposé de la jeune femme, mais ça, elle ne devait pas le savoir. Son repaire était de toute façon secret. Les mains placés à l’arrière de son crâne, il continua d’avancer à ses côtés, essayant le plus possible de ne pas boiter. Il devait tenter quelque chose pour détendre l’atmosphère, pour quelle relâche cette drôle de tension qu’il percevait en elle.

« Ça fait longtemps que tu fais ça ? Je veux dire, ces objets en améthyste… C’est plutôt rare de voir une boutique tenue par quelqu’un d’aussi jeune. »
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Mars me corrigea, je pensais qu'une ombre oubliait sa vie antérieure, mais en fait pas du tout, il se souvenait de tout, c'étaient juste les autres qui ne se souvenaient pas de lui. Je me demandais ce qui était pire en fait ... Le jeune homme ne semblait absolument pas chagriné par sa situation et je lui répondis par un sourire tout simplement. J'avais été longtemps dans l'erreur, et j'étais plutôt contente de savoir le fin mot de l'histoire pour éviter de refaire une nouvelle bourde. Je m'inquiétais un instant de sa jambe, mais le jeune homme m'assura qu'il allait bien et je n'insistais donc pas. Une nouvelle pensée pour Howl s'insinua dans mon esprit, suffisant à serrer mon coeur une nouvelle fois. Une fois l'instant passé, je sortis de la boutique pour la fermer, tandis que le jeune homme m'attendait adossé au mur. Il avait l'intention de me raccompagner, mais j'avais assez abusé de son temps. Je déclinais donc son offre en le remerciant de nouveau, déposant un baiser sur sa joue. Lui souhaitant bonne nuit, je tournais les talons, retournant aux tourments qui se bousculaient dans mon esprit.

Mars ne mit pas le temps pour me rejoindre, marchant à ma hauteur l'air de rien. Je souris en le voyant, d'un côté, je n'étais pas contre un peu de compagnie, cela me changerait de ma solitude et j'éviterai de trop cogité sur le trajet au sujet de Howl. J'avais parfaitement conscience que ressasser les choses n'était pas très sain, mais le jeune homme me manquait beaucoup trop ... Voyant mon regard amusé, le justicier se justifia, me disant qu'il habitait dans le coin avant de rire un peu, tout en clamant que je ne me débarrassais pas de lui aussi facilement. Je fis mine de soupirer, gardant mon air amusé.

"Je suppose que je n'ai pas le choix ! Merci de me raccompagner Mars ..."

Je marchais tranquillement à ses côtés, regardant mes pieds, ne sachant trop quoi dire. A mon grand soulagement, le jeune homme brisa le silence en me questionnant. J'étais plutôt heureuse qu'il s'intéresse à mes créations puisque j'en étais très fière étant donné que j'avais hérité de ce talent de ma mère. Lui adressant un sourire, je lui répondis.

"En fait, j'ai appris en étant petite. Je n'avais pas encore mon pouvoir, mais ma mère m'a appris à tailler l'améthyste. Elle tenait une boutique elle aussi et c'est pour cette raison que j'ai décidé d'ouvrir la mienne. C'est assez récent, cela ne fait que quelques mois en fait, mais elle a un certain succès, j'espère que cela durera !"


J'avais omis le passage de la mort de ma mère, ne voulant pas l'ennuyer avec l'histoire de ma vie et cela aurait induit de repenser encore à Howl et déjà rien qu'en arrivant au niveau du parc, je ne pus m'empêcher de penser à notre première rencontre qui avait eu lieu des années auparavant alors que Howl m'avait demandé la permission de me prendre en photo sous prétexte que j'étais jolie. Je souris en y repensant et me reportai finalement sur Mars.

"Et toi ? Que fais tu dans la vie mis à part sauver les demoiselles en détresse ?"

Je lui fis un petit clin d'oeil, continuant toujours à lui prouver que j'étais reconnaissante de son intervention.
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Le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeune Mars prenait vraiment son rôle de justicier très à cœur. Vraiment très à cœur. Peut-être même trop à cœur. Réaliser des travaux d’intérêt public était une chose, se mettre à poursuivre des individus dangereux en était une autre. Vouloir entrer dans le corps de la police était une chose, Faire tourner toute sa vie autour de ça en était une autre. Venir trouver des inconnus lorsqu’un problème mineur survenait était une chose, s’interposer entre des hommes armés et leur butin, se battre à mains nues pour finalement se prendre des coups en était un autre. Mais c’était sa façon de faire, jamais dans la demi-mesure, tellement à fond, tellement convaincu du bien-fondé de ses actions qu’il ne pensait même pas à sa propre sécurité. Et même pas à celles de ses proches. Et cela lui avait valu la perte de sa première vie. Et cela avait failli attirer des ennuis à sa famille. Mais maintenant qu’il était mort, qu’il n’était plus qu’une ombre sans passé, sans attache, tout ça, c’était fini. Maintenant plus qu’avant il se mettait dans des situation si dangereuse que l’on pouvait même se demander s’il ne souhaitait pas tout simplement en finir, ou s’il n’était pas une espèce de masochiste étrange, coincé dans une espèce de délire d’héroïsme. Mais ce n’était pas ça. Il n’était pas malade. Il croyait sincèrement faire le bien et, quelque part, il le faisait. Il croyait sincèrement, il en était même convaincu, ce qu’il réalisait, au mépris du danger, c’était la bonne chose à faire.

Il était Mars. Le super héros d’Ariesten. Le justicier sans peur et sans relâche.

Il ne s’arrêterait que lorsqu’il aurait ramené la paix et la justice dans ‘sa’ ville, sur tout ‘son’ continent.

Lorsqu’il aurait ramené en ces murs sa propre définition de la justice. Celle qui ne se teinte que de noir et de blanc, sans laisser le choix ou le droit d’exister à d’autres nuances. Deux cases. Juste deux petites cases étriquées dans lesquelles il mettait chaque personne, chaque situation. Même le panda, cette proie dont il pouvait revêtir la forme, était capable de plus de couleur que ça, de plus de souplesse. Juste deux minuscules cases et, dans ce cas-ci, il est vrai que les personnages de cette soirée rentraient parfaitement dedans. Réa, la faible et néanmoins jolie tenancière d’une boutique d’objets précieux dans la blanche et les deux malfrats, ces deux immondes gredins de voleur dans la noire. Il n’y avait pas place pour autre chose. Et maintenant qu’il avait identifié la jeune femme comme ‘blanche’, il ne la bougerait plus de là.

Dire que cela lui avait déjà couté cette première vie.

Mais comment aurait-il pu savoir ? Il ne se souvenait de rien. Rien si ce n’était ce doux visage brouillé. ‘Elle’ avait besoin de lui. Et c’était tout ce dont il avait besoin. Il ‘la’ retrouverait. ‘Elle’ avait besoin de son aide.

Mais qui était ‘Elle ‘ ?

Il ne le savait pas. Il l’avait oublié, elle aussi. Tout ce qu’il savait c’est que quelqu’un avait besoin d’aide. Mais, n’était-ce pas le cas de tous les habitants de cette ville, quelque part ? N’avaient-ils pas besoin, à un moment ou à un autre, de lui ? Oui, définitivement, oui. Et c’est comme ça qu’il allait ‘la’ retrouver. Même si elle ne souviendrait pas de lui. Même s’il ne se souvenait pas d’elle. A force d’aider les gens, il finirait bien par l’aider elle. Peut-être, s’il y avait un embryon d’explication à son comportement, on pouvait le trouver là. Ou peut-être que non, après tout. Il ne se souvenait de rien.

Et de toute façon, peut-être l’avait-il déjà fait ? Comment savoir ?
Impossible, impossible de savoir. Alors, plus loin encore, il s’enfoncerait.

Il était Mars, le super-héros.

Plus rien n’avait d’importance à côté de ça.

Il était Mars, l’ombre.

Plus personne ne le porterait dans son cœur.

Il était Mars, le justicier solitaire.

Plus seul dans son combat qu’il ne l’avait jamais été.

Il était Mars, le grand frère protecteur



… avait été.



Qu’importait…qu’importait tout ça…Au moins, il faisait ce pour quoi Ying l’avait ramené à la vie. Enfin, selon lui. Et il lui suffisait de jeter un œil à cette douce jeune femme qui marchait à ses côté, à ce petit sourire qui s’épanouissait sur ses lèvres, de savoir que sans lui, elle serait sans doute blessée, voire pire…Oui, il lui suffisait de ça pour se dire qu’il avait fait le bon choix en acceptant ce destin héroïque.
En chemin vers son ‘chez elle’, souhaitant lui faire oublier un petit peu l’horreur de cette fin de journée, il la questionna sur ce qu’il devinait être plus qu’une passion pour Réa : sa boutique d’améthyste. Au moins, elle ne l’avait pas repoussé, c’était déjà ça de pris. Et effectivement, il suffisait de voir avec quelle passion elle parlait de cette ‘aventure’ pour comprendre qu’elle aimait réellement ce qu’elle faisait. Tant mieux ! Cela pouvait être si rare de telles personnes ! Faire uniquement ce que l’on aime pour survivre, c’était comme vivre un rêve éveillé. Il le savait parce qu’il le vivait en cet instant, tout simplement. Dire qu’il n’avait jamais vraiment remarqué cette boutique avant. Il faut dire qu’elle se situait hors du quartier à problème, donc, moins à risque de subir de tels actes odieux de vol. ET il lui répondit simplement, le sourire aux lèvres.

« J’espère pour toi que cela durera encore longtemps, j’ai même du mal à t’imaginer faire autre chose. »

Il le pensait. Sincèrement. Tout comme il ne se voyait pas être autre chose qu’un héros, il ne la voyait être autre chose qu’une créatrice d’objets de pierres précieuses. C’est alors qu’elle dévia la conversation sur lui. Ce qu’il faisait en dehors de son occupation de héros ? Quelque part, il faisait ça à plein temps, mais il supposa qu’elle voulait parler de son orientation professionnelle.

« En dehors de mon service héroïque, je suis pompier à la caserne de la ville. Ça me permet d’aider encore plus de gens, même pendant la journée. »

Et c’était véritablement la seule raison du pourquoi de ce job. Ça et aussi parce qu’il n’avait jamais réussi les concours de la police. Mais ça, il le garda pour lui. Pas question d’ébrécher le vernis. Alors qu’ils étaient arrivés au parc, Mars se souvint alors de quelque chose. Plutôt, il espéra quelque chose. Et regarda à droite, à gauche, cherchant plus ou moins discrètement aux abords de cet endroit boisé. C’est alors qu’une douce effluve lui parvint. Celle de la viande reconstituée sur son petit pain industriel, le tout agrémenté de sauce n’ayant pas vu la moindre tomate depuis des lustres. Oui, l’échoppe du vendeur de hot-dog était encore ouverte ! Et l’odeur lourde et entêtante lui avait rappelé qu’il n’avait pas eu le temps de manger à la caserne aujourd’hui. Il se tourna vers Réa.

« Ça ne te dérange pas de m’attendre un peu ? J’ai pas mangé de la journée et j’en ai pas pour longtemps. »

Ceci dit, il alla se placer dans la file devant ce stand seulement éclairé par la faible lueur d’un lampadaire placé au-dessus. Le véritable rendez-vous de ceux qui n’avaient ni le temps, ni l’argent de s’octroyer un meilleur repas. De toute façon, il manquait des deux.
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Décidément, le jeune homme était du genre têtu et tenais vraiment à me raccompagner et quelque part, j’en étais plutôt contente, puisque je n’étais pas encore tout à fait remise de mes émotions. Et puis faire un bout de chemin accompagnée pour une fois, cela ne me ferait pas de mal, bien au contraire. Mars me lança sur le sujet qui me passionnait depuis toute petite : l’améthyste, j’en discutais d’ailleurs avec lui avec grand plaisir, ceci m’aidant à évacuer le stress de cette dernière heure et le chagrin de cette dernière année. Bien que je m’étonnais du succès de ma boutique, je ne pouvais pas m’en plaindre et ne pouvais qu’espérer que cela continue sur la bonne voie. Quitte à avoir une vie sentimentale inexistante, autant miser sur la vie professionnelle. Un sourire se dessina rapidement sur mes lèvres en entendant les paroles du justicier. Moi-même, je ne me voyais pas non plus faire autre chose. Et puis j’étais loin d’être une aventurière comme Howl par exemple. Ce qu’il pouvait être gentil, vraiment je m’en serais voulu s’il avait été gravement blessé en voulant m’aider. Quand je pense que quelques années auparavant, ma maison était en feu, ma mère à l’intérieur et personne n’avait cherché à la sortir de là à part moi, une gamine de dix ans qui n’avait pas encore pris conscience de ses pouvoirs.

Je questionnai un peu le blondinet qui m’intriguait assez en fait, lui demandant ce qu’il faisait en dehors d’être là au bon moment. J’espérais ne pas paraitre indiscrète, ni trop curieuse, mais pour être honnête c’était plutôt le cas. Même si j’étais un peu renfermée, je m’intéressais aux autres, juste que je n’osais pas toujours, mais à cet instant, je me sentais relativement proche de Mars puisqu’il m’avait sorti d’un beau pétrin. La vocation de celui-ci était vraiment d’aider autrui puisque la journée, il était pompier, il était vraiment quelqu’un de bien. Je me disais qu’il devait certainement passer plus de temps à se préoccuper des autres que de lui-même.

« Et bien, je vois que le danger ne te laisse pas de répit, tu devrais peut être penser à toi de temps en temps car j’ai l’impression que ça ne t’arrive pas souvent … »

Simple conclusion personnelle, mais qui était certainement bien vraie. Mon sourire s’évanouit quelque peu en voyant l’entrée du parc, mon cœur se serrant comme chaque jour, comme à chaque fois que je franchissais cette limite et que je traversais cet endroit empli de souvenirs, de bons souvenirs, avec Howl.  Mais ce soir, ce serait différent, je ne lutterais pas pour retenir mes larmes, au contraire, je discuterai avec mon nouvel ami et sauveur. Sans le savoir, celui-ci parvint d’ailleurs à détourner mes pensées lorsqu’il me demanda de l’attendre pendant qu’il allait se chercher  un truc à grignoter au stand de hot-dog. Je souris, contente d’avoir l’opportunité de faire comme toute personne de mon âge, c’est-à-dire manger un morceau en déambulant dans le parc, comme avant … Et puis en fait, j’avais vraiment faim …

« Ca ne t’ennuie pas si je t’accompagne, j’ai un petit creux aussi avec toutes ces émotions et je n’ai pas eu le temps de manger non plus aujourd’hui, c’était vraiment la folie à la boutique ! »

Je lui emboitais donc le pas pour me placer dans la file d’attente, tortillant nerveusement mes mains. J’avais l’intention de payer la part du jeune homme dans l’optique de le remercier, même si ce n’était pas grand-chose. Ainsi, je le laissais commander ce qu’il voulait, enchainant avec la mienne. A l’instant où le commerçant posa sa fameuse question « ensemble ou séparé ? », je souris, répondant le plus vite possible avec un air joyeux.

« C’est pour moi ! »

Je réglais donc la note, prévoyant de ne rien répondre en cas de protestation du jeune homme. Nous prenions donc nos mets avant de s’éloigner pour progresser dans le parc. Il y avait ce banc sur lequel j’étais habituée à m’asseoir pour bouquiner ou dessiner, celui-là même où Howl m’avait interpelée avec son appareil photo le jour de notre rencontre. Lançant un regard à Mars, je lui fis un petit signe de la tête.

« On va s’assoir pour manger ? Ce sera plus pratique pour discuter un peu, à moins que tu n’ais pas le temps … Si c’est le cas, je comprendrais … »
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C’était fort rare que Mars reste aussi longtemps en compagnie de l’une de ces demoiselles en détresse qu’il sauvait. A vrai dire, d’habitude, dès que le malfrat était arrêté et le danger écarté, il s’éloignait dans la nuit, tel le héros solitaire qu’il était. Depuis qu’il avait commencé cette carrière parallèle et nocturne, il ne s’était lié qu’à une et une seule personne. Une seule et unique fois, il s’est impliqué personnellement dans cette affaire…Celle de la violence entre un mari et son aimée, celle où ‘cette’ femme, tremblante et suppliante, était venu le trouver pour lui énoncer son problème. Pour chercher de l’aide… Elle était en danger de mort… La police ne pouvait rien… Elle avait besoin de quelqu’un comme lui… Comment aurait-il pu refuser quoique ce soit à ce regard larmoyant et bleuis de coups ? Comment aurait-il pu refuser sa protection face à cette petite chose gracile et fragile ? Non…Elle avait tous les attributs de la ‘case blanche’ après tout… Elle était une victime. Il était le héros. Le Héros protège les innocents. Voilà tout. Sans doute aurait-il dû faire plus attentions aux signes. Sans doute aurait-il dû prendre toutes ses précautions avant de se rendre chez eux, avant de vouloir régler cette affaire seul et à main nue…Oui. Sans doute. Car n’avait-il pas uniquement récolté un large couteau planté en plein cœur et une tombe de fortune dans une partie isolée de l’Île? Si…ça, une marque indélébile au creux du poignet et l’oubli de ces personnages si importants dans son ancienne vie.

Dire qu’il n’avait pas la moindre idée de ce qui s’était passé en cette nuit froide.

Il s’était juste réveillé dans ce sol glacé et dur…Oui, dans. Et c’est avec ses ongles brisés qu’il avait dû se frayer un chemin pour sortir de cet enfer terrestre. Ça par contre, il en avait un net souvenir. Ça par contre, ça avait encore le don de l’angoisser la nuit. Quand il se réveillait d’un sommeil lourd et trop court en sueur, grattant ce plafond imaginaire qui n’existait que dans ses cauchemars. Mais il n’en parlait jamais. Personne ne savait comment il s’était ‘réveillé’. Personne ne savait ce qu’il avait ressenti en sentant cette terre glaciale se frayer un chemin dans sa gorge encore nouée de la mort. Personne ne savait l’angoisse de sentir une nouvelle fois sa vie s’échapper, si peu de temps après l’avoir récupérée. Personne ne savait pour la délivrance de cette première goulée d’air salvatrice. Emplir ses poumons d’oxygène sec, en expirer l’agonie qui s’était emparé de lui. Haleter, tremblant en réalisant ce qui venait de se produire. Être longuement troublé par ce vide noir qui se cachait dans sa mémoire. Sourire.

Sourire doucement.

Sourire doucement quand l’héroïsme mis son prime kaléidoscopique sur sa situation.

Et depuis ce jour, il ne s’était plus impliqué dans la vie d’autre de ces victimes auxquels il venait en aide. Non pas qu’il ne le voulait pas, puisque de toute façon, il ne se souvenait pas du pourquoi et du comment de cette seconde vie, mais plutôt que son inconscient l’en empêchait. Une espèce d’instinct d’auto conservation quelque part. Histoire de ne plus revivre le même calvaire…Quoi que…Que reste-il quand on tue une ombre ? Sans doute pas grand-chose…Peut-être même pas un cadavre bien frais…Peut-être que le corps se fondait directement dans le sol, pour rejoindre le repos et surtout l’oubli.

Et pourtant.

Et pourtant il était là, en train de discuter tranquillement avec Réa. La questionnant sur cette passion devenue un métier, lui répondant à sa demande de savoir ce qu’il faisait de ses journées, esquissant un large sourire quand elle le mit en garde sur sa propre santé. Il n’avait rien à rajouter sur ce sujet. Elle avait tout simplement raison. Mais sa santé n’avait pas tellement d’importance quand on savait le nombre effarant de crimes qui pouvaient être commis la nuit dans cette ville. Peu importaient les plaies et les bosses, les courbatures et les contusions, s’il pouvait apporter un peu de justice dans les rues de sa ville, s’il pouvait faire revenir le sourire sur le visage effrayé dans habitants en détresse. Tout simplement, c’était ça sa vie maintenant.

S’il passait un peu plus de temps avec Réa qu’à l’accoutumée, c’était sans doute parce qu’elle en avait besoin. Et peut-être aussi un peu parce que son apparente fragilité lui évoquait une image floue et incohérente.
À l’approche de ce parc bien connu, une douce senteur de nourriture industrielle vint perturber ses sens et réveiller son estomac vide. Oui, il n’avait pas eu le temps de manger à la caserne avant de prendre son service nocturne. Son seul repas de la journée avait donc été son petit déjeuner, de simples fruits, tout ce que son estomac pouvait supporter quand il se parait de son hybridité de Panda Roux. C’est un comble, lui qui aimait tant la viande devenait un végétarien plus que convaincu dès qu’il se parait de cette longue queue striée. Après quelques mots et excuses, il se plaça dans la file, l’eau déjà à la bouche. Ah, il avait hâte de manger… C’est avec plaisir que Réa le rejoignit. Donnant quelques justifications mal assurées à son geste. Comme si elle avait besoin d’une quelconque permission de sa part pour entrer dans une file pour un stand de Hot-Dog… pour sûr elle était différente de lui. Très différente même. Il ne le connaissait pas depuis très longtemps, mais elle semblait continuellement se déprécier, demander la permission, se sentir coupable pour des choses dont elle n’était pas responsable. Mars avait dû mal à comprendre ce comportement. Trop précautionneuse, trop polie, trop…juste trop. Il ne savait pas bien où et quand il avait déjà ressenti ce ‘trop’ mais…C’était ça qui le poussait à rester avec elle pour la soirée. Ça et aussi le fait que son genou ne lui permettrait pas de courir les rues cette nuit. Il se contenta de lui sourire. Un peu de compagnie, ça lui changeait de d’habitude…Et puis, elle, au moins, le regardait comme s’il était un véritable justicier…Ce qu’il était, évidemment !

« Non, évidemment. Tu vas voir c’est les meilleurs Hot-Dog de tout la ville. »

Enfin, surtout les moins chers en fait. Et il avait l’avantage de rester ouvert tard le soir. Deux choses qui faisaient que le jeune héros était un client régulier de ce stand un peu louche. Il en connaissait toutes les spécialités ! Saucisse avec et sans moutarde, avec et sans choucroute…Et c’était tout. Mais ça donnait l’occasion de faire tant de combinaison ! Enfin…Pas tellement mais il y en a avait pour tous les goûts au moins. Il prit sa commande en premier, un peu pour montrer l’exemple, et demanda simplement un peu de sauce. Par de chou donc…Non, il était dans sa période carnassière. Pas question de s’empiffrer de légumes quand il avait l’occasion d’enfin  savourer de la pseudo-viande ! Mais, alors qu’il sortait son petit portemonnaie humoristique à tête de panda noir et blanc, Réa le devança, et paya pour eux deux.

Il essaya de protester, de rembourser la jeune femme qui pensait sans doute bien faire mais vraiment…Mars ne venait pas en aide aux gens dans le but d’être récompensé. Ça l’embêtait… Non, ça le dérangeait même que l’on puisse penser ça de lui. Il était un héros ! Sans peur, sans reproche, et ne demandant rien en retour. Recevoir des présents, fusse-t-il aussi modeste qu’un repas, le blessait dans son ‘moi’ héroïque. Il resta un moment bougonnant, tiraillé entre sa faim et sa fierté de héros. Vraiment…elle n’aurait pas dû… Mais Réa se contenta de l’ignorer, respirant une espèce de joie de vivre nouvelle. Elle lui indiqua un banc, là, dans ce parc, lui demandant doucement s’il voulait s’assoir en sa compagnie, tout en ajoutant ce petit morceau de phrase si peu assuré. Encore une fois. Elle paraissait si…fragile. Pas seulement physiquement…C’était étrange à dire, mais c’est comme si elle pouvait se briser à chaque instant, comme si la moindre brise, le moindre souffle pouvait la  désarticuler.
Mais, qu’est-ce que ça lui rappelait ?
Images floues et brumeuses qui n’avaient pas de sens, ou même de réelles consistances.
Il fronça les sourcils. Avait-il déjà vécu une situation analogue ? Il ne se souvenait pas… Est-ce cela avait n rapport avec ‘Elle’ ? Où n’était ce qu’une impression de déjà-vu ? Ce n’était qu’une situation banale, après tout… Il ne savait pas et, ce n’était pas le ventre vide qu’il allait le savoir ! Ecartant ces drôles de sensations de ses pensées, il coupa court aux hésitations de Réa qu’il ne pouvait s’empêcher de trouver stupides en prenant place sur ce banc, son trésor de repas bon marché lui réchauffant doucement les mains.

« Qu’est-ce que je t’ai dit ? Je ne te lâcherai pas temps qu’on ne sera pas parvenu chez toi ! »

Dis comme ça, cela pouvait sembler bizarre…très bizarre…Voire même inquiétant. Mais avec ce sourire radieux et cette candeur dans ce regard enfantin, comment croire qu’il s’agissait qu’un prédateur dérangé ? Cette idée ne lui avait même pas traversé l’esprit. Il disait que ce qu’il pensait. Ni plus, ni moins.
Finalement, sa faim l’emporta sur sa fierté, et il mordit à pleine dent dans ce hot-dog encore fumant. De toute façon, il avait prévu de la rembourser d’une façon ou d’une autre. Pas question de devoir quelque chose à qui que ce soit. Les seules marques de reconnaissance qu’il acceptait étaient les remerciements et ces regards reconnaissants. Finalement, et après la première bouchée avalée, il se tourna vers elle et lui présenta son poing fermé.

« Tend ta main. » Il semblait sérieux. Toujours ce petit sourire, mais sérieux. Il attendit qu’elle le fasse. Il déposa ce qu’il lui devait dans sa paume. « J’apprécie ton geste, tu sais, mais je ne fais pas ça pour recevoir des récompenses. »

Au moins, c’était clair maintenant et il pouvait recommencer à manger sans avoir sa petite fierté de héros titillée à chaque bouchée. Pour lui, cet ‘incident’ était déjà oublié et il ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle ne pouvait pas savoir après tout…Et puis, elle était dans la ‘case blanche’. Forcément, elle ne pensait pas à mal. Et il mordit une nouvelle fois dans son dîner, en savourant le goût incroyablement fade de la viande bon marché. Il changea tout simplement de conversation.

« Tu as l’air d’aimer ce parc, je me trompe ? J’y viens souvent le matin, mais je t’y ai jamais croisée…Enfin, pas que je m’en souvienne ! »

En fait, c’était surtout le panda qui aimait ce parc. Il ne comptait plus le nombre incroyable de fois où son jogging, enfin, son entrainement héroïque, s’était terminé en lui, paré d’une fourrure brune et blanche, et sautant de branches en branches pour attraper l’un ou l’autre papillon. Pour sûr, s’il l’avait croisée dans cet état, il n’en aurait pas le moindre souvenir. Où peut-être que si…Les perceptions étaient si différentes sous sa peau animale.
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Quelle journée ! Dire que malgré le fait qu'elle ait été épuisante, elle avait été plutôt bonne jusqu'à ce qu'une ombre au tableau apparaisse pour l'assombrir. Je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qu'il aurait pu se passer si le jeune homme n'était pas arrivé pour voler à mon secours et vraiment, je lui étais extrêmement reconnaissante. Malgré le fait qu'il ait cet air enfantin, qu'il soit un peu étrange, pour moi il était vraiment un héros car beaucoup aurait passé leur chemin en voyant la scène. Mais pas lui, lui avait surgi sans hésiter, il s'était battu sans hésiter et avait même été jusqu'à se blesser. Mon tempérament m'obligeait à m'en inquiéter, à vouloir le remercier et je vis une opportunité quand le jeune homme se dirigea vers un stand de hot-dog. J'étais passé des maintes et des maintes fois devant ce stand, sans jamais m'arrêter une seule fois, c'était pour moi l'occasion de le faire mais je demandais bien entendu à Mars si ma compagnie ne l'ennuyait pas. Comme je le pensais, ce n'était pas le cas.

Nous prenions donc notre commande, la même chose pour tous les deux et tandis que je le voyais fouiller dans un petit porte monnaie trop mignon, je me hâtais à payer pour nous deux. Je décidai d'ignorer les protestations du jeune homme, qu'était un hot dog à côté du fait qu'il avait fait fuir les voleurs. Je lui proposais de nous asseoir sur mon banc habituel, celui où résidaient beaucoup de mes souvenirs d'enfance. J'espérais vraiment ne pas lui faire perdre de temps et je préférais m'en assurer en posant directement la question. Il me réprimanda, répétant qu'il n'avait pas l'intention de me quitter tant que je ne serais pas rentrée chez moi. Je me sentais vraiment comme une petite chose fragile et pour être honnête je pense que j'en étais redevenue une. Ce que j'aimerais retrouver mon tempérament plus assuré, mais je n'avais plus mon repère pour ce faire, donc je me contentais de vivre ma vie ... Enfin je tentais de vivre ma vie.

Perdue dans mes pensées, je sursautais un peu entendant la voix de mon nouvel ami, celui-ci me demandant de tendre la main. Je levais mon regard océan vers le sien, l'interrogeant silencieusement et compris que je ne devrais pas discuter. Je tendis ma main libre vers lui, intriguée. Lorsqu'il leva sa main au dessus de la mienne, je sentis quelques petits objets froids au creux de ma paume et n'eus pas besoin d'y jeter un oeil pour savoir de quoi il s'agissait. Je comprenais son point de vue, parfaitement, mais en fut un peu déçue. Je soupirais, hochant la tête en signe d'approbation et rangeais la monnaie dans la poche de mon manteau avant de m'attaquer à mon pseudo-repas, un peu distraitement. Comme toujours, lorsque je passais dans le parc, mes pensées flottaient dans mon esprit, me laissant un peu indifférente au monde extérieur. Mais cette fois, je n'étais pas seule, je me devais donc d'être plus attentive. Mars engagea la conversation sur le parc, apparemment, il y était habitué lui aussi, mais il était vrai que je ne me souvenais pas l'avoir croisé et lui non plus. Essayant de paraître le plus naturelle possible, cachant ma tristesse, je lui souris.

"Oui j'aime beaucoup ce parc. Disons ... qu'il abrite des bons souvenirs, sans doute les meilleurs en fait. J'y passais beaucoup de temps quand j'étais enfant pour bouquiner, dessiner ou simplement m'amuser avec ... un ami. Encore maintenant, quand j'ai un peu de temps, il m'arrive d'y passer quelques heures. Je t'avoue que je n'y viens pas très souvent le matin donc ça explique le fait que l'on ne se soit jamais croisé et puis, je pense que nous ne faisons peut être pas assez attention aux gens autour de nous que nous ignorons qui ils sont."

C'était bien vrai, et puis je restais enfermée dans mon monde la plupart du temps et ne me préoccupais pas des passants. Je n'avais fait qu'une rencontre jusqu'à maintenant dans ce parc, elle datait maintenant, cette rencontre qui avait changé ma vie d'enfant et qui chamboulait maintenant ma vie d'adulte de part des sentiments qui avaient surgi sans que je ne puisse m'en douter. Et voilà, cette petite blessure au niveau du coeur qui se rouvrait à cette pensée. Howl ... Encore Howl ... Toujours Howl ... Je pris une autre bouchée, l'avalant bien avant de parler.

"Mars ? Où as tu appris à te battre comme ça ? Tu penses que tu pourrais m'apprendre à me défendre ? Je t'avoue que je serais plus rassurée ... Si cet incident se produisait de nouveau, je veux savoir m'en débarrasser toute seule, je pense qu'il n'y a pas de bonne âme comme toi à tous les coins de rue ..."

Je lui souris, pensant sincèrement mes paroles.
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Au final, ce n’était pas si désagréable de passer un peu de temps en compagnie de l’une des personnes qu’il avait sauvé. Oui, évidemment, c’était une raison un peu étrange et sibylline qui l’avait poussé en un premier lieu de ne pas réduire sa mission d’escorte au strict nécessaire. Celle qui impliquait les images floues et ininterprétables qui avait laissé leur empreinte dans sa mémoire. À vrai dire, Jamais Mars ne s’était interrogé sur leur signification. Il n’avait jamais essayé de les décoder, d’essayer de percer leur secret et donc d’en savoir plus sur les instants qui avaient précédé son réveil au sein de la terre glaciale. Il vivait avec, tout simplement. Il laissait le temps régler cette histoire à sa place, lui-même trop occupé à défendre la veuve et l’orphelin que pour se lancer dans une introspection qui lui serait inutile et infructueuse.
Il n’aimait pas s’apitoyer sur son propre sort, c’était un comportement très éloigné de son caractère. Il était une ombre, oui, et alors ? Il en était particulièrement fier ! Jamais il n’avait réussi à passer les concours de la police, oui et alors ? Grace à ça, il n’était pas entravé par les si nombreuses procédures que la société requérait un peu trop souvent à son gout. Au moins, il n’était pas limité par ça pour répandre la justice dans les rues de la ville ! Il peinait à récolter assez d’argent pour vivre décemment. Oui et alors ? De ça, il n’en avait cure ! Puisque son modeste studio au loyer encore plus modeste lui était bien suffisant et possédait même un avantage très important pour lui : sa localisation ! Plus proche du danger, en pleins milieu des rues famés….Que demander de plus ?

Sa famille au complet, et plus particulièrement sa fratrie, celle qu’il avait passé tant de temps à protéger, ne se souviendrait jamais de lui. Oui,… c’était vrai. Jamais plus il ne pourrait se présenter face à eux, les rejoindre dans la maison familiale, se disputer avec ses parents sur son choix plus que discutable de carrière. Jamais plus ses sœurs ou son frère ne viendraient le trouver pour régler leurs problèmes. Au moins, loin de lui, ils étaient en sécurité. La vie de superhéros pouvait être dangereuse pour l’entourage de ce dernier. C’était mieux ainsi.
Si lui n’aimait pas l’introspection, s’il préférait écarter de son esprit ces pensées sombres, remettant leur analyse toujours à plus tard, s’il préférait dire ce qu’il pensait plutôt que souffrir en silence dans son coin,  ça ne semblait pas être le cas de sa nouvelle amie. Combien de fois n’avait-il pas repris la jeune femme sur cette attitude trop précautionneuse ? Tout simplement si c’était dans sa nature à elle, il aurait beau s’agiter, cela ne changerait rien, mais il ne pouvait passer sous silence ce qu’il en pensait. Il était certain que si elle passait moins de temps à s’excuser pour tout et surtout pour ce dont elle n’était pas responsable, elle profiterait plus de la soirée, voire même de la vie tout court. Mais soit, ce n’était pas en quelques heures qu’il allait pouvoir la changer. Mais il ne comptait tout de même pas la ménager. Ainsi, même si ça ne se faisait pas vraiment, il n’avait pas hésité à la rembourser pour sa ‘récompense’. Sa récompense fumante qui trônait dans ses mains, prête à être engloutie. Il en allait de sa fierté de Héros, après tout ! Et le Héros n’aimait tout simplement pas être récompensé pour ses actions gratuites. Oui, ça le dérangeait pas mal.
Mais même avec toute sa fierté blessée, il n’aurait pu lui en tenir rigueur. « Case blanche » oblige. Dès lors, une seconde bouchée de son repas improvisé avalée, il changea complètement de conversation, la lançant sur ce parc qu’elle semblait apprécier. Lui aussi l’aimait bien, et c’est avec attention qu’il écouta sa réponse, au moins, pendant qu’elle parlait, il pouvait manger. C’est qu’il ne voudrait pas que son repas refroidisse. Dessiner, lire, c’est vraiment pour ça qu’elle venait ici ? Et depuis son enfance en plus ? Elle avait dû avoir une vie complètement à l’opposé de la sienne. Plus calme surtout, bien plus calme et posée. Ce n’est pas que Mars n’appréciait pas la lecture ou le dessin, mais, durant toute son enfance, il n’eut tout simplement pas le luxe de se consacrer à de telles activités. Trop calme pour le reste de sa fratrie…puis, se changer en panda roux pour échapper à la vigilance des parents et grimper sur le toit, c’était tellement plus amusant, non ? Aller au-devant d’une mort probable et essayer d’atteindre les branches d’un arbre tout proche d’un bond, c’était encore mieux, même ! Enfin c’est ce que semblait penser ses sœurs et son frère à l’époque. De toute façon, lui-même avait bien trop d’énergie à revendre pour simplement s’installer sur un banc pendant plusieurs heures. Il ne la jugeait pas sur ce point, il constatait tout simplement.

Au moins, mentionna-t-elle un ami, avec qui elle passait du temps dans ce parc. Un véritable ami ? C’était toujours que ce qu’il pouvait compter. Au moins, elle n’était pas toute seule. Bien, c’était déjà ça de pris. Puis elle mentionna le fait qu’elle n’y venait pas souvent de la matinée et que, quand elle s’y rendait, c’était le plus souvent dans sa ‘bulle’. Du moins, c’est l’interprétation qu’il donna de sa dernière phrase. Il ne put qu’acquiescer à cette affirmation. Le panda était un peu de ce style-là. Quand il se parait de ses attributs animaux totaux, rien ni personne ne pouvait le perturber dans ses jeux parfois aussi simple que la chasse aux brins d’herbe.
Puis, un autre sujet, plus héroïque, Réa revint sur lui, avec ce petit sourire, lui demandant où il avait appris à se battre comme ça. Point de technique ancestrale secrète, puisque, tout simplement, il s’était inscrit à un club d’arts martiaux durant son adolescence. Il y allait encore, mais avait bien évidemment dû renouveler son abonnement après son retour à la vie.

« J’appartiens depuis un moment à un club d’arts martiaux de la ville, c’est là que j’ai reçu les bases. Le reste, ça s’apprend sur le terrain. » Au bout de deux-trois combats de rue catastrophiques, on apprenait bien vite à éviter les coups les plus douloureux. Il lui fit un clin d’œil, portant un doigt à ses lèvres souriantes. « Puis, il y a encore le secret du héros, je te montre ? »

Ça lui faisait plaisir d’en parler, il n’avait pas tellement l’occasion de montrer ses ‘incroyables techniques de combat’, même ce n’était pas tellement ça dont il comptait lui faire part, mais bien d’autre chose. Mais d’abord, il termina la dernière bouchée de son hot-dog, le plus rapidement possible, c’était ça ou être contraint à l’abandonner dans une poubelle…Pas question de gâcher de la viande ! Même s’il aurait un tout autre avis dans quelques instants. Ceci fait, il se leva et frappa une ou deux fois le sol de sa jambe blessée, les mains sur les hanches. Bien, elle devrait tenir à sa petite acrobatie. Sans un mot, juste avec son sourire, il revêtit sa forme semi-hybride. Une queue douce et touffue de panda roux émergea du creux de ses reins, se faufilant vers l’extérieur par un trou de sa tenue, prévue à cet effet. Si ses yeux ne changèrent pas, une lueur nouvelle s’y reflétait désormais, celle de l’animal nocturne qu’il était devenu. Chez lui, les autres changements étaient un interne. Toujours souriant, il se tourna un instant vers Réa avant de reculer de quelques pas.

« Tu devrais peut-être te reculer un peu »

Et il se mit à courir vers le banc, grimpant et se servant de ce dernier comme tremplin pour sauter et venir s’agripper de ses deux mains à une épaisse et relativement droite branche d’arbre en hauteur. Ainsi suspendu, il ne lui suffisait plus que de se balancer d’avant en arrière par acquérir assez de vitesse et ainsi pouvoir atteindre le dessus de son perchoir. Ce fut extrêmement facile pour lui, surtout dans cet état où son agilité se voyait décuplée, faisant de lui un acrobate avec un certain talent. Debout sur sa branche, à plusieurs mètres du sol, il semblait content de lui. Il s’assit, laissant une de ses jambes se balancer dans le vide.

« C’est ça le ‘secret du héros’ » Ce pouvoir était si peu offensif pour quelqu’un qui allait autant au-devant du danger. « Je peux toujours t’apprendre quelques bases pour te défendre, mais je doute que mon style te convienne tu sais. »

Pour sûr, il avait un style offensif et misait beaucoup sur des mouvements que les êtres humains ‘normaux’ étaient incapables de réaliser. Non pas qu’il ne souhaitait pas lui enseigner ce qu’il savait, mais plutôt qu’il ne pouvait pas lui enseigner certains de ses mouvements. Elle était une humaine à don et lui, un hybride, il lui fallait trouver son propre style, plus proche de ce qu’elle était. Satisfait de sa petite démonstration, il redescendit de sa branche d’un bond, prenant soin le plus possible à ne pas se réceptionner sur sa jambe blessée. La descente lui arracha tout de même une légère grimace de douleur qu’il camoufla bien vite. Il revint alors vers elle.

« Pourquoi ne pas utiliser ton propre ‘don’ pour te défendre ? Si tu crées de l’améthyste à volonté, tu dois pouvoir lui donner un petit côté offensif ou défensif, non ? »
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Ce parc était lieu de tant de souvenirs, peuplé d'un jeune garçon blond que j'avais l'impression de revoir au simple fait de fermer les yeux. Cet espace vert qui avait accueilli tant de mes émotions, tout d'abord le chagrin, la solitude, pour ensuite laisser place à la joie et à l'amusement. Rien qu'en fermant les yeux, je pouvais encore entendre nos éclats de rire à l'unisson lors de nos nombreux jeux inventés. Un frère et une soeur à l'époque, de sang différent mais liés comme tels. A l'époque ... Puisque maintenant tout était différent, en tout cas dans mon coeur. Et puis, lui, n'était plus là, et je ne savais si je le reverrais un jour. Howl ...

Pourtant, je ne le mentionnais pas clairement auprès du justicier, préférant garder les blessures pour moi, comme toujours. De toute façon, l'espoir me quittait un peu plus chaque jour, laissant ce vide s'installer définitivement. Fallait-il que j'avance ? Que je l'oublie ? C'était tellement impossible, si inconcevable. Je n'étais pas prête à cela, toujours habitée par l'espoir de le revoir un jour passer la porte de l'appartement. Et si ce jour venait, je pourrais lui déclarer son amour, à moins que je n'en ais pas le courage ? Toujours ces mêmes questions qui raisonnaient en moi, toujours cette même incertitude.

Il fallait changer de sujet pour éviter que la douleur ne s'empare de nouveau de moi, ainsi je décidais de questionner le jeune homme concernant sa manière de combattre. Il était vrai que je ne rechignerais pas sur l'idée de savoir me défendre, surtout après ce qu'il venait de m'arriver. Mars m'informa donc faire partie du club d'arts martiaux de la ville depuis longtemps, s'étant amélioré sur le terrain. Je souris à son clin d'oeil et acquiesçai à sa question. Je le regardais avaler rapidement son hot dog avant de se lever et de tester la capacité de sa jambe à tenir le choc. Je fus surprise de voir une queue marron et touffue sortir de sa tenue. Il était donc un hybride ... Comme Howl ... Décidément tout me ramenait vers lui, à chaque fois. Je m'exécutais lorsqu'il me demanda de reculer. Je le regardais, impressionnée par son acrobatie, ne le lâchant pas des yeux, finissant assis sur une branche.

"Impressionnant vraiment ... Cette agilité ... Est-elle due à ton hybridité ?"

Je comprenais pourquoi son "style" ne me conviendrait pas, je devais certainement manquer d'agilité et était bien trop peureuse pour faire de tels mouvements. J'étais perdue d'avance, même me battre, je n'y parviendrais sans doute jamais. Je lui adressais toujours un sourire timide lorsqu'il redescendit pour me rejoindre. Malheureusement, celui-ci ne perdura pas longtemps à la proposition du justicier. Utiliser mon don afin de me défendre ou d'attaquer ... Impossible ... L'angoisse devait certainement se lire sur son visage et je reculais d'un pas pour m'éloigner tout en balbutiant.

"Non ... Non ... Hors de question que j'utilise ma magie de cette façon ... Personne ne doit être présent quand je l'utilise. Je suis désolée Mars, je n'aurais pas dû penser que je puisse me défendre. Merci pour tout ..."

Un peu paniquée, sans vraiment de raison apparente, je me retournais pour reprendre ma marche, plus rapide qu'habituellement, comme pour le fuir. Réaction totalement idiote, mais je voulais cacher les larmes qui perlaient sur mes joues, larmes d'angoisse, de tristesse. Ce pouvoir, ce "don", il avait déjà blessé quelqu'un ... La personne la plus importante à mes yeux. Howl. Encore lui, il s'immisçait encore dans mes pensées ... Continuellement. Je ressentis une certaine culpabilité par rapport à mon nouvel de le fuir ainsi, mais je ne me sentais pas la force de me confier.
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En ce début de soirée, la lune s’élevant dans les cieux sans fin de l’Île flottante d’Ariesten, un héros autoproclamé avait décidé d’ouvrir un peu l’enveloppe de son existence à une autre personne. Une frêle, presque brisée humaine au don incroyable qui, plus le temps passait, semblait avoir besoin de l’aide d’une autre personne. Le héros était aussi là pour ça quelque part, ouvert, souriant, rassurant, il venait en aide à tous ceux qu’il rencontrait, qu’il lui demande ou non son avis d’ailleurs. Le plus souvent, ces « victimes », qui parfois n’en étaient pas toujours, déclinait l’offre généreuse. Mais il en fallait plus pour que le jeune hybride lâche l’affaire, bien plus. Oui, le jeune homme était du genre tenace et têtu. Il était difficile d’enlever une idée de sa tête en bois. Têtu et obstiné, avec cette légère pointe de naïveté qui fit déjà plonger une fois dans un piège mortel dont il revint néanmoins. « Les véritables héros ne meurent jamais ! ». « Ils parviennent toujours à se frayer un chemin vers la vie et la liberté ! ». Tous ces mantras et pamphlet sortis tout droit de comics pour adolescent «étaient depuis longtemps devenu ses leçons de vie. N’était-il pas la preuve la plus éclatante qui soit que tout ceci était correct ? N’était-il pas parvenu à rejoindre le chemin tortueux et étrangement boueux dans son cas des « respirant » ? Ying avait reconnu sa valeur, le marquant du sceau de la vertu pour qu’il puisse distribuer sa dose de justice au monde l’entourant. Pour lui, toutes ses actions étaient justifiables par ce simple fait, ignorant le fait que la déité n’était jamais vraiment entrée en contact avec lui. Jamais il n’avait eu l’occasion de lui parler, de lui communiquer ses souhaits pour l’avenir de ce rocher flottant dans un océan sans fin de nuage. Peut-être n’approuvait-elle pas tous ses faits d’armes. Peut-être que, compatissante comme une mère face à son jeune enfant, elle le regardait faire ses erreurs sans vraiment chercher à le corriger, le laisser expérimenter l’existence et surtout, le libre-arbitre.
Toute ombre que Mars était, et malgré qu’il était persuadé d’agir pour le « bien », il ne se disait pas envoyé divin. Il avait déjà bien trop à faire dans son rôle de justicier pour prendre cette responsabilité sur les épaules. Il y avait tant à faire et si peu de temps. En ces quelques mois, il avait accompli un maximum de tâche, sans jamais perdre son objectif de vue : apporter un peu de bonheur et de justice dans la vie des gens. La Justice…. Ce mot revêtait une importance presque maladive chez lui. Il n’avait personne d’autre à part cette compagne obsessionnelle. Il n’avait plus ni ami, ni connaissance, ni famille. Il n’avait même plus vraiment d’existence propre, tant la société autour de lui semblait vouloir l’ignorer lui et ses semblables. Qu’à cela ne tienne, il ne se cachait pas, brandissant cette marque au creux de son poignet comme une preuve de courage ultime.
Jolie façade.
Le héros restait un être incroyablement seul, si ce n’était cette justice hantant son cœur. Et, autant pour remplir son devoir que pour avoir un tant soit peu de compagnie, il s’était trouvé quelqu’un avec qui se lier. Une frêle, si frêle jeune fille, victime d’hommes nauséabonds, de son point de vue. De véritables êtres de la ‘case noire’, sans qu’aucune nuance de gris puisse leur être appliquer. Car le gris n’existait pas dans son esprit. A cette jeune femme, il lui imposa presque de la raccompagner, la suivant malgré ses quelques légères protestations. Tout d’abord réticente, elle avait fini par s’habituer à sa présence.
Et maintenant, ils étaient là. Tous les deux dans ce parc à la nuit tombée, discutant simplement autour d’un repas de fortune. Le jeune héros souhaitait quelque peu lui faire oublier cette mésaventure avant de la laisser seule chez elle. Il voulait juste lui changer un peu les idées, si bien ce conglomérat de viande industrielle avalé, il décida de lui faire part de ce secret qui n’en était pas vraiment un. Il ne cachait à personne son hybridité, et trouvait juste cela plus drôle d’y référer sous le terme « secret du héros ». Après s’être paré des attributs de sa semi-forme animale, il fit une légère démonstration de ses talents, démontrant par là même pourquoi il ne pouvait lui apprendre tout de ce qu’il savait pour qu’elle puisse se défendre par elle-même. Non pas que le cœur n’y était pas, juste que son style n’était pas adapté à sa personne. Elle ne pourrait sans doute jamais réaliser la moitié des mouvements qu’il était capable de faire, même avec des années et des années d’entrainement. Tout comme il ne pourrait jamais faire apparaitre des minéraux dans ses mains. A chacun ses petits talents en quelque sorte.
Revenant vers elle, il lui fit part de son idée, celle d’user de ce don qu’elle possédait pour se défendre. Sa réaction ne fut pas tellement celle qu’il attendit, loin de là même. Elle bredouilla quelques excuses mal assurées, refusant catégoriquement d’utiliser ses pouvoirs de cette façon. De son point de vue, elle se braquait très fort, si bien qu’il se demanda s’il avait bien fait d’amener ce sujet sur le tapis. Avait-elle…honte de ses pouvoirs ? Ou peut-être peur ? Mais dès lors, pourquoi cette boutique ? Pourquoi tous ces objets et cette passion pour les façonner ? Cela n’avait pas de sens… De ce qu’il savait, les humains à don aimaient ce petit cadeau de Ying, souvent fort pratique dans leur vie de tous les jours. Tout comme lui adorait sa capacité à pouvoir revêtir l’apparence du panda roux, comme le reste de sa famille. Vraiment, cette réaction était étrange et encore plus ce qui s’en suivit, puisqu’elle tourna les talons et reprit sa route au travers du parc. Encore ? Allait-elle vraiment s’enfuir à la moindre excuse ? L’empêcher de réaliser son devoir en la ramenant chez elle ? C’était si mal le connaitre. Il avait pourtant été si clair plus tôt, elle ne se débarrasserait pas de lui de cette façon. Et cette manie de toujours s’excuser pour un rien, de toujours se rabaisser… Vraiment, elle n’avait pas à le faire.
Mars se gratta l’arrière du crâne l’ombre d’un instant, regardant cette silhouette de dos, somme toute fort gracile et agréable à l’œil. Il soupira, ne sachant comment gérer cette personne si peu assurée. Si ce n’était, comme d’habitude. Il se mit en marche, se hantant, trottinant, pour finalement la rattraper, la dépasser et lui barrer le chemin. Se mettant sur son passage, il la forçait à se stopper, au risque de se prendre un panda collant en plein visage. Là, ce qu’il n’avait pas encore remarqué jusqu’à présent le frappa. Est-ce qu’elle… pleurait ? Oui, c’était bien des larmes qu’il voyait couler de ses yeux d’océan, le rendant salé par là même. Mais… Pourquoi pleurait-elle ? Aurait-il touché un point sensible sans s’en rendre compte ? Il n’avait fait qu’énoncer une suite logique de parole. Elle voulait apprendre à se défendre, il lui avait exposé la façon la plus simple pour elle de le faire. Et maintenant, à cause de ça, elle pleurait.

Et lui s’en voulait pour ça.

Quel genre de héros fait pleurer les victimes ? Non, il n’était pas là pour ça, mais bien pour le contraire. Il préférait largement son sourire à ça… Dire qu’il voulait lui faire un sermon pour qu’elle cesse une bonne fois pour toute de s’excuser auprès de lui à la moindre occasion… Doucement, il posa sa main sur son épaule, se voulant rassurant.

« Hey, Réa… Tu n’as pas à te mettre dans un tel état pour ça, tu sais… » Ah ! Ce qu’il pouvait détester voir les individus de la ‘case blanche’ se parer de larmes… Invariablement, le souvenir de ses jeunes sœurs lui revenait en mémoire dans ces moments-là, tordant son cœur sans qu’il le veuille. « Si tu ne veux pas utiliser tes pouvoirs, je ne vais pas te forcer. Juste… arrête de pleurer. » Il lui fit un grand sourire avant de continuer. « Tu peux faire ça pour moi ? »

Il se détacha alors d’elle et recula d’un pas, un sourire toujours accroché à son visage. Son regard se perdant dans le vague, dans la contemplation d’un insecte nocturne trop attiré par la lueur d’une lampe voisine, il reprit la parole.


« Parfois, ça fait du bien de parler un peu… De sortir ce qu’on a sur le cœur… » Il se reprit, ne souhaitant pas que qu’une quelconque mélancolie s’empare de lui et reporta son attention sur elle. « Si tu ne veux pas parler, ce n’est pas grave… Je te trouverai bien des exercices d’auto-défense à faire… » Il l’observa une nouvelle fois de haut en bas, la jaugeant un peu plus. Bien que son corps fut relativement bien fait, elle n’était pas particulièrement sportive ou musclée. Si elle voulait se défendre sans son don, et surtout, sans se blesser elle-même, il lui faudrait reprendre en main sa forme physique. « Enfin, une fois que je me serais occupé de ta remise en forme !  Un footing aux aurores, ça te dit ? Rien de tel pour se réveiller ! »
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L'angoisse ... Ce sentiment ne me quittait plus depuis ce jour où j'avais blessé mon frère, mon ami, mon pilier. Cette scène, je la repassais régulièrement dans ma tête avec une netteté déconcertante. L'esprit était tout de même incroyable, capable de se remémorer les pires moments de nos vies avec une précision bluffantes. Mais pourquoi n'était-ce pas le cas des souvenirs heureux ? Pourquoi fallait-il toujours que mes songes reflètent la mort accidentelle de ma mère sous mes yeux, ou cette entaille ensanglantée sur le ventre de mon frère ? Et pourquoi son visage, toujours son visage ? Parce que ... Parce que mes pensées étaient uniquement tournées par ces proches que j'avais perdu. Oh il était vrai que je ne savais rien de la vie actuelle de Howl, peut être avait-il pu rencontrer quelqu'un, bien plus important que sa "soeur". Oui ... Sa soeur.

Pourtant, maintenant, cette désignation n'avait plus aucune once d'importance pour moi, tout simplement car pour moi, il n'était plus mon frère, mais tout simplement l'homme qui logeait dans mon coeur. Un coeur meurtri certes, mais qui continuerait de battre tant que l'espoir y éluera domicile. Mais à cet instant, alors que mon sauveur ne me souhaitait que du bien, voulait simplement me venir en aide une fois de plus malgré le fait qu'il avait déjà fait beaucoup ce soir, une blessure se rouvrit ... Et la crainte qui s'était quelque peu atténuée avec le temps, revint en force. Me défendre à l'aide de mon don ... Hors de question. Jamais ... Jamais ... Jamais plus, je ne ferais apparaître ne serait-ce qu'une poussière d'améthyste en présence de quelqu'un. Bien trop peur de blesser autrui, une fois était déjà de trop.

Alors, ma solution fut la fuite. Sans doute loin d'être la meilleure, mais la seule qui me vint à l'esprit. Fuir l'océan du regard du justicier, pour mieux dissimuler ces larmes incontrôlées. Car elles n'étaient jamais loin. Ma vie reposait beaucoup trop sur mon passé et sur celui qui représentait un vide dans mon coeur en son absence. Moi qui pensais me défiler, c'était sans compter la ténacité du jeune blond qui me rattrapa même avec sa jambe blessée. Me barrant la route, je me stoppais net, baissant rapidement le regard pour ne pas lui dévoiler cette eau salée qui coulait sur mes joues. Mais c'était trop tard, car d'un simple coup d'oeil, il les avait aperçu. Je les fis disparaitre d'un revers de manche, mais gardai les yeux rivés au sol, comme pensive. Ce qu'il pouvait être têtu ce cher Mars.

Je sentis une main sur mon épaule, geste chaleureux dans un but réconfortant. J'avais honte, honte de ne plus être cette femme courageuse que j'étais devenue, honte que toute étincelle ait disparu de mes pupilles d'azur. Il penserait sans doute que j'étais simplement un cas désespérée, une trouillarde dépressive ... Jamais je ne pourrais me faire d'ami avec cette attitude, mais c'était plus fort que moi. La peur, la solitude, les sanglots, tout ce qui rythmait ma vie.

Une requête sortant de la bouche de l'hybride, "arrêter de pleurer". Ca, je pouvais le faire n'est-ce pas ? Levant les yeux vers lui, les yeux encore un peu embués de larmes, j'affichais tout de même un faible sourire, un véritable sourire, non forcé, car il était impossible de ne pas répondre au sien tout simplement. Puis, s'éloignant légèrement, remettant une certaine distance entre nous. Je restais bloquée sur ces quelques mots qu'il prononça. "Sortir ce que l'on a sur le coeur" ... Pouvais-je me permettre ? Me confier à un parfait inconnu, enfin plus si inconnu que ça finalement. Mais il me prendrait sans doute pour une folle si je lui contais tous mes tracas, surtout un ...

Mais ce serait la solution. Une solution à ce problème de solitude. Seule, sans aucun ami pour confier mes plus lourds secrets. Faire toujours bonne figure devant mes parents adoptifs, ceux qui étaient la famille de l'homme de mon coeur. Oui devant eux, j'étais forte. Et que penserait-il si leur fille adoptive leur apprenait qu'elle était éperdument éprise de leur petit-fils ? Une situation beaucoup trop compliquée. J'avais bien trop peur de dévoiler mes sentiments pour mon frère, ce n'était pas correct, même s'il n'existait aucun lien de sang entre nous. Mais de toute façon, quelle importance, peut-être ne reviendrait-il jamais, peut-être resterais-je éternellement seule ? De nouveau, mon coeur se serra encore un peu plus. Pouvais-je voir en Mars cet ami que j'attendais depuis des mois et des mois ? Un ami qui m'écouterait sans me juger, qui chercherait des solutions à mes problèmes ? Comment oser se confier à une personne rencontrée à peine une heure auparavant ? Mais il semblait si gentil ... Si prévenant ... Si attentif ...

Plongée dans mes réflexions, j'avais un peu perdue le fil de la conversation jusqu'à ce que j'entende cette proposition de footing. J'ouvris la bouche une première fois, sans qu'un mot ne sorte puis, soufflant doucement, je m'adressais enfin à lui.

"Et si ... on parlait en marchant jusqu'à mon appartement ?"


Premier pas engagé. Il était temps pour moi de sélectionner ce que je pouvais confier, garder peut être le détails gênants. Eviter de jouer les victimes si possible. Mais tout d'abord, commencer par le début, lui expliquer pourquoi j'avais si peur de mes pouvoirs. Se lancer oui ... Le plus dur était de se lancer.

"Tu dois vraiment penser que j'ai des problèmes à régler et encore tu ne sais pas tout ..." Je riais un peu nerveusement avant de reprendre mon sérieux. "Mars, surtout, si c'est trop ... ennuyeux ou ... gênant ... Arrêtes moi ok ?" Ainsi, je me lançais dans un flot de paroles qui seraient sans doute libératrices, m'attendant à tout moment de voir le blondinet disparaitre dans la nuit noire.

"Je ne veux pas me servir de mes pouvoirs en présence de quelqu'un car j'ai peur de blesser. Quand j'étais encore enfant, je me suis enfuie, de l'orphelinat. Oui c'est une longue histoire ça aussi ... Un ami, mon seul ami, la seule personne à laquelle je tenais, a voulu m'aider en me forçant à rentrer. Mais j'ai eu peur ... Si peur que ..."
Je déglutis difficilement. "Que d'un geste involontaire, une lame d'améthyste a entaillé son ventre. Je ne voulais pas cela, mais, je l'ai tout de même blessé, assez gravement. J'aime mes pouvoirs mais ... j'ai peur de ne pas être à la hauteur pour les contrôler et qu'à la moindre émotion je puisse ... tuer un être humain. Quand je suis seule, je peux faire apparaitre n'importe quoi, mais en présence de quelqu'un, j'angoisse. Et je suis sans doute trop dégonflée pour remédier à cela."

Je me stoppais, risquant un coup d'oeil au héros, attendant sa réaction avant de continuer et d'amener les détails plus ... dérangeants.

rang Mars

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Quel est le rôle d’un justicier ? Quel est le rôle de ces personnages sortit tout droit de feuille de papier glacé d’une bande dessinée, sortis tout droit de l’imagination un peu fantasque d’un auteur ? Quel est leur rôle, ou plutôt, qu’est-ce qu’un héros ? N’était-ce que des personnes imaginaires et inaccessible ? Loin de tout et de tout le monde, plongées dans un océan de solitude dû à leur statut à la limite de la légalité ? N’était-ce que des hommes et des femmes que nul ne pouvait ne fusse qu’espérer approcher, connaitre, côtoyer ? N’était-ce que des gens hors du commun, frappés par un malheur ou l’autre, doté d’une force, d’un don puissant et surtout d’un sens de la justice à tout épreuve ? N’était-ce que des espèces de demi-dieu, loin, si loin de la populace qu’ils sont sensés aider à toutes heures du jour ou de la nuit ? N’était-ce que ces gens sitôt partit après leurs bienfaits accomplis ? Ou au contraire, était-ce de ceux qui possédaient la foi la plus forte en l’humanité ? Tournés vers les autres, s’oubliant le plus souvent pour le bien du plus grand nombre ? Voulant autant empêcher les blessures, celles du corps, celles du cœur, que les guérir ?

Sur les bancs de son lycée, entouré de camarades qui l’avaient désormais oublié volontairement ou non, Mars s’était fait sa propre opinion. Une opinion qui serait forte et définitive, qui guiderait ses choix et sa vie vers sa terrible et première conclusion. Pour lui, un héros ne se devait pas d’être là uniquement « au bon moment, au bon endroit » pour empêcher un méfait. Il ne pouvait s’enfuir dans la nuit noire tel le plus vil des voleurs pour rejoindre ses quartiers secrets et la sécurité de l’anonymat. Après tout, il ne s’était jamais caché, n’avait même jamais emprunté de pseudonyme lors de sa carrière. Et son « antre de héros », plutôt le studio des plus mal isolé où il avait posé un matelas et une table branlante, était aussi mal protégé que n’importe quelle autre habitation de son quartier mal famé. « Nul repos pour le héros », tel était un de ses adages, de ses phrases qu’il sortait parfois sans véritablement réfléchir à ses mots, à la limite du ridicule pour certain. Et c’est bel et bien ce qu’il appliquait en ce moment. Après tout, il n’était pas si benêt que ce qu’on pouvait penser au premier abord. Il avait même plutôt l’esprit vif, bien qu’empreint d’une trop grande naïveté parfois.

Après tout, il ne fallait pas être devin pour comprendre que la jolie jeune femme qu’il avait sauvé ce soir-là avait d’autres ennuis qu’une paire de voleur. Être doté d’un don aussi puissant et exceptionnel, oser ouvrir une boutique seule, à l’unique force de son travail, elle devait posséder une force de caractère insoupçonnée. Du moins, c’est ce qu’il avait imaginé, avant qu’elle ne lui montre cette trop grande réserve, cette trop grande retenue et timidité. Cette pâleur, cette pale étincelle ne cadrait pas avec le reste du tableau. Le justicier d’Ariesten était là pour résoudre tous les problèmes de ses concitoyens, quels qu’ils soient. Faire ce que policiers et pompiers ne pouvaient toujours accomplir, bien trop emportés dans leur devoir. Faire en réalité ce qu’il avait toujours fait avec sa propre fratrie. Aider. Etre présent. Toujours. Sans cesse et sans relâche.

Oui, il la connaissait que très peu. Après tout, que savait-il sur elle ? Il savait ce que ses yeux avaient perçu. Sa silhouette somme toute bien faite et loin d’être désagréable à regarder, ou même à observer avec plus d’insistance, quand elle avait le dos tourné lui présentant une partie charnue de son anatomie. Ses yeux bleus plutôt profond, ses cheveux longs et corbeaux, sa peau assez blanche. Il savait ce qu’il avait reçu au détour des conversations, ce qu’elle avait bien voulu lui dire. Son prénom, Réa, sa profession, artiste et gérante de sa propre boutique dans le centre-ville commercial. Elle avait aussi mentionné un ami, bien qu’elle ne s’était attardée plus que cela sur ce point de sa vie. Mais, au moins, le héros se disait qu’elle avait une autre personne à qui parler. Il en savait un peu sur son don, celui de créer de l’améthyste à volonté et de la modeler à la forme qu’elle souhaitait. Il en avait aussi découvert le « contrecoup » en quelque sorte… Une certaine dangerosité qui l’angoissait au point de ne vouloir dévoiler au monde son pouvoir. Pourtant, d’après les objets de la boutique, elle devait plutôt bien le maitriser, voire même parfaitement, mais l’angoisse de ses traits et de ses mots lui avait indiqué à quel point elle ne se faisait pas confiance pour cela.

Oui, il avait mis le doigt sur quelque chose là. Quelque chose qui avait affadit son éclat ? Peut-être que oui, ou peut-être que non. Il n’y avait qu’une seule et unique façon d’en savoir plus. Réa devait le lui dire. Dire ce qu’elle avait sur le cœur, ce qu’elle retenait plus que de raison. Oui, il n’était qu’un parfait inconnu, un type un peu louche et empreint d’une justice sans égale, mais parler pouvait aider dans ce genre de cas…Et aider, c’est tout ce qu’il souhaitait faire. Ainsi, quand Réa amorça sa fuite, le jeune justicier la rattrapa et, alors que ses larmes étreignaient son cœur de « grand frère », il lui proposa de se confier.
Et, bien qu’hésitante, elle accepta.
Mars en fut heureux et acquiesça avec son enthousiasme habituel à sa proposition de la suivre jusqu’à son appartement. Il se mit alors à marcher en sa compagnie, prêt à l’écouter. Elle amorça le début de ses explications, le mettant en garde sur ce qu’il allait entendre, gardant toujours cette retenue qu’il détestait.

« Tu parles à une ombre qui passe ses nuits à courir les rues de la ville. » Il était bien conscient que sa propre vie sortait du commun et pouvait paraitre très étrange aux yeux de ses concitoyens. Son large sourire sur le visage il pouffa un peu. « Tu peux y aller, j’en ai déjà vu d’autre ! »

Paroles pour la rassurer, mais surtout paroles bien vraies. Si le danger régnait parfois dans les ruelles sombres de la ville, les situations graves côtoyaient aussi d’autres, plus cocasses. La sortie des bars et des gens éméchés était toujours un spectacle fascinant.

Alors, elle raconta son histoire, ou du moins une partie. Il devait bien se l’avouer, Mars ne s’attendait pas à ça, pas à un tel débit de parole mais surtout, à de tels évènements. L’orphelinat, cet ami, sans doute le même qu’elle avait déjà mentionné plus tôt, sa fugue puis l’accident… Il comprenait un peu mieux son comportement désormais. C’était une situation pas évidente du tout… Mais, était-ce le seul incident ? Après tout, une seule perte de contrôle en quoi…  Il jaugea un peu son âge. Une vingtaine d’année d’existence ? C’était bien peu, surtout avec un don si puissant. Au final, il trouvait qu’elle s’en sortait plutôt bien… Après tout, combien de fois, dans sa prime jeunesse, n’avait-il pas céder à ses instincts de petit panda roux ? Se perdant dans sa fourrure jusqu’à en oublier que « non, il n’avait pas le droit de sécher la classe pour aller courir derrière les papillons et dissiper ses camarades ». Bien sûr, ce n’était pas très reluisant, et il ne comptait pas faire part à la jeune femme de ces incidents précis mais quand on était doté d’un pouvoir, c’était des choses qui arrivaient tout le temps.
Lorsqu’elle se stoppa, il l’imita, craignant un instant qu’elle ne fonde en larme une nouvelle fois. Mais non, elle ne faisait que le regarder, attendant sans doute une espèce de jugement de sa part ? Il hésita un peu avant de répondre, se grattant l’arrière du crâne.

« Sûr, ça explique beaucoup de chose. Je comprends pourquoi tu as peur d’utiliser ton pouvoir maintenant. Mais... » Il sourit de plus belle, foncièrement optimiste. « C’était juste une fois et puis, ton ami va bien non ? » Il continua son raisonnement. « Tu as vu tout ce que tu as créé à la boutique ? Tu ne vas pas me faire croire que tu ne maitrises pas ton pouvoir ! Et puis, tu as du aussi avoir très peur avec les voleurs et pourtant, tu ne les as pas blessés. » Pour lui qui ne connaissait pas forcement tout de la jeune femme, c’était plutôt logique. « Moi, je crois que tu peux y arriver ! A condition d’avoir un peu plus confiance en toi, tu ne crois pas ? » Soudainement un peu moins expansif, il détourna le regard, plus gêné qu’autre chose par ses propres confidences. « Et puis… Si tu savais le nombre de fois où je me suis retrouvé sur un toit sans trop rien sur moi en devant attendre qu’on vienne me chercher parce que ‘ma part de panda’ faisait des siennes. » Un peu rouge, il la regarda de nouveau. « Je suis même plutôt impressionné par ton contrôle. »

Il reprit alors la marche, avançant de quelques pas avant de se retourner pour l’inviter à le suivre. Simplement, il lui demanda, le sourire aux lèvres.


« Autre chose ? J’ai toute la nuit devant moi pour t’écouter. »
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Pour la première fois depuis des années, depuis le départ de Howl pour d'autres horizons, Réa avait enfin décidé de se confier. Certes, elle déballait son sac à un parfait inconnu, un homme qu'elle avait rencontré à peine une heure plus tôt mais qui lui avait tout de même sauvé la mise, voire peut être la vie. Sa boutique lui était précieuse, les objets qu'elle mettait en vente également et grâce à ce justicier de la nuit, elle avait pu conserver tout cela sans perte, sans dommage. Au final, c'était Mars qui s'était retrouvé blessé dans la bataille et il ne semblait guère vouloir une compensation en retour, bien au contraire, le jeune blond au regard d'azur avait certainement deviné les quelques angoisses de la belle et était bien décidé à l'aider une fois de plus.

Réa fut quelque peu gênée, signalant à l'hybride qu'il ne devait pas hésiter à la stopper si son histoire l'ennuyait. Et comme elle le pensait, il se contenta de la rassurer, bien entendu, il était vrai qu'il ne semblait pas être l'homme le plus normal de la ville. Elle finit par lui lancer un sourire presque complice lorsqu'il pouffa de rire. Elle n'oserait le dire mais elle l'aimait bien, elle aimait beaucoup ce grain de folie que le blondinet semblait avoir en lui, mais également cette générosité qu'il portait en étendard.

C'est ainsi que, guidée par son coeur, ses souvenirs, et cette angoisse qui restait bloquée en travers de sa gorge, la fille d'améthyste révéla cette peur d'user de sa magie devant autrui, en expliquant la source du problème. Elle avait blessé un ami ... Son seul ami. Celui sur lequel elle resta relativement vague, toujours honteuse d'avoir de tels sentiments pour celui qui était depuis lors son frère adoptif. Mais elle n'y pouvait rien, son coeur avait voulu développer l'amitié et l'amour fraternel par quelque chose de beaucoup plus puissant, beaucoup plus incontrôlable. Tomber amoureuse n'était pas dans ses plans et pourtant ... L'absence de Howl avait eu raison de ses derniers doutes.

Lorsqu'elle eut fini son récit, se stoppant dans sa marche, le panda l'imita, se grattant la tête un instant. La brune eut peur de l'avoir agacé, mais pourtant, il lui intima qu'il comprenait maintenant ses craintes. Mais il y avait un "mais". Au vu du sourire fendant son visage, elle n'eut pas peur d'entendre son avis et l'écouta. Elle acquiesça à sa question. Oui il allait bien à ce moment là, concernant l'heure actuelle, elle n'en savait rien, mais là n'était pas le sujet. Réa réfléchit à son raisonnement et ne put lui donner tort. En effet, elle avait eu très peur face à ses voleurs, mais pourtant, son pouvoir ne s'était pas manifesté comme lorsqu'elle était enfant. Peut-être que cet accident était dû à son jeune âge et au dévoilement assez récent de son pouvoir d'améthyste ? Avoir confiance en elle, serait-ce le secret ?

"Oui, je pense que cela se tient ..."

La belle pouffa doucement de rire en entendant l'anecdote de l'homme panda, imaginant un peu la scène dans son esprit. Dans tous les cas, il avait réussi à lui remonter le moral et lui faire oublier ses larmes. Remarquant ses joues quelques peu rougies, elle comprit qu'il lui avait parlé de cela dans l'unique but de lui faire comprendre que la maitrise d'un pouvoir ne s'apprenait pas en quelques heures et qu'il pouvait y avoir quelques incidents de parcours. Ce fut à son tour de rougir à ses paroles, détournant son regard d'océan de celui de l'hybride. Elle n'était pas tellement habituée aux compliments et celui-ci lui fit chaud au coeur. Restant humble, l'air amusé, elle lui répondit :

"N'exagère pas non plus, je suis loin d'être impressionnante !"

Elle l'observa faire quelques pas en avant, ne le suivant pas immédiatement. Lorsqu'il se retourna pour l'inviter à le suivre, elle lui sourit de nouveau et lui emboita le pas. Quant à ses mots, elle hésita quelques instants. Pouvait-elle s'exprimer devant lui sans aucune honte ?

"Et bien ... En réalité ... Il y a autre chose, mais c'est plutôt ... gênant." Elle inspira, préférant regarder le sol plutôt que d'affronter le regard du héros. "C'est une chose que je n'ai jamais révélé à personne et c'est très pesant ... Trop pesant." Elle soupira, avant de regarder à nouveau le jeune homme. "Ne me juges pas sur ce que je vais te dire s'il te plait ..."

C'était beaucoup plus difficile qu'elle le pensait, mais peut-être qu'un avis extérieur et les conseils d'un homme pourraient lui être utiles, l'aider à faire le point dans son esprit ? Au fond d'elle, elle savait que Mars n'était pas du genre à juger les autres. Finalement, elle se lança, triturant un peu ses mains de stress.

"Cet ami dont je t'ai parlé. En fait, par la suite, sa famille m'a adoptée. Nous avons passé le plus clair de notre temps ensemble, nous avons même fini par prendre un appartement ensemble une fois adultes. Nous avions des rêves tous les deux, il m'a aidé à réaliser le mien, à récolter assez d'argent pour que je puisse ouvrir ma boutique et suivre les traces de ma mère et de son côté, il est parti réaliser le sien. Howl voulait devenir un photographe renommé et pour cela, il est parti avec un groupe il y a trois ans."
Elle marqua une pause, réfléchissant à comment aborder le sujet. "Durant la première année, il revenait assez régulièrement pour me rendre visite, nous avions du mal à vivre l'un sans l'autre pour être honnête. La seconde année, il a espacé ses retours de plusieurs mois pour finalement ne plus donner aucun signe de vie. Cela fait maintenant un an que je ne l'ai pas vu, que je ne sais pas où il est, si il va bien ... Et durant cette année je me suis rendue compte que ..." Elle hésita, se mordant la lèvre, rouge de honte. "Que je suis tombée amoureuse de lui ..." Elle lança un rire nerveux. "Amoureuse de mon frère adoptif ... Vraiment je ne sais pas ce qui ne tourne pas rond chez moi !"

Sa bonne humeur s'était évanouie, la tristesse s'emparant de nouveau d'elle.

"Je n'ai jamais osé en parler ... Surtout pas à ma famille ... A NOTRE famille ... Et j'ai l'impression de ne plus réussir à vivre avec ce secret, mais cela ne dépend pas de moi, si cela ne tiendrait qu'à moi, j'avouerais tout à Howl ..." Elle déglutit difficilement, ravalant au mieux de nouvelles larmes. "Il me manque ..."

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 I have…everything to protect ! – feat. Réa Redbird

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Un début de soirée qui promettait d’être comme aucune autre, un parc déserté, et, au milieu de tout ceci, un héros solitaire accompagné de sa victime du jour. A chaque jour, son crime, parce que le mal ne connaissait aucun répit. Jamais. A chaque heure du jour comme de la nuit, la malveillance régnait en maitre. Oh, non, pas au beau milieu de la lumière, pas en pleine conscience, mais elle restait là, bien présente, presque sous-jacente. Tapie dans l’obscurité, tapie dans les recoins de la ville, la gangrène de la délinquance représentait une source de travail inépuisable pour le jeune panda. Et puisque le crime ne dormait jamais, la justice ne fermerait jamais les yeux ! Il était lui-même l’hôte d’une justice passionnée, brulante, urgente, qui ne demandait qu’à s’exprimer au travers ses gestes, à travers ses paroles, pour inspirer la population, pour empêcher les criminels de nuire. Il ne s’était pas auto-proclamé « Héros d’Ariesten » pour rien ! Rien ne stopperait son désir implacable de justice ! Aucun coup, aucune blessure ne pourrait le contraindre au repos ! Aucun discourt, aucune demande, aucune contrainte verbale, même provenant de ses alliés séculaires, la police, ne pourrait l’empêcher d’agir. Et, bien malgré lui, aucun ami, aucune famille ne pourrait le dissuader de stopper son combat. Rien, rien n’entravait l’ascension héroïque d’une ombre embarquée dans un conflit trop grand pour elle, même si une seconde mise à mort l’attendait au bout de ce chemin sans retour.
Il n’était plus personne ? Soit, il se referait un nom ! Et pas n’importe lequel, celui que tous citoyens prononceraient avec un certain respect, le parsemant d’honneur. Celui que tous malfrats cracheraient telle une abomination, telle une insulte, le teintant de dégout. Un seul et unique nom, qu’il ne cacherait jamais, puisque le destin avait voulu que sa « vie civile » ne soit plus : Mars, Défenseur d’Ariesten.
Que les opprimés viennent le trouver, que les faibles viennent se protéger derrière son bouclier vengeur, que les terreurs s’évanouissent, que les bandits tremblent à son approche ! Il était là pour mettre un terme une bonne fois pour toute à l’infamie et à l’injustice !

Enfin, il essayait.

C’était un bon début, non ?

Et comme tous les débuts, Mars connaissait son lot d’erreur, d’échec. Et quelque part, ce soir, il en avait aussi de commis. S’il avait été ce « grand et noble héros, sans peur et sans reproche », il n’aurait été contraint de stopper son service plus tôt, car il n’aurait été blessé dans l’affrontement dans les deux voleurs. S’il était déjà cet idéal de justice qu’il tentait de devenir, nul n’aurait tenté de l’attaquer, se contentant de se rendre, impuissant face au glaive de la justice. Mais, force est de constater que cela, ce n’était pas le cas.
Mais, était-ce réellement un problème ?
Voulait-il réellement devenir un de ces héros de papier glacé ? Sans peur et sans reproche certes, mais sans cœur également. A peine le devoir prétendument accompli qu’ils repartaient dans leur antre, laissant les victimes gérer seules les conséquences des évènements les ayant meurtries, dans la chair, dans l’esprit. Mars n’était pas ce type de héros, et ne souhaitait pas le devenir. Que son nom inspire la crainte, et le réconfort, oui, qu’il en soit réduit en un avatar sans la moindre personnalité, pas le moins du monde. Car pour lui, la justice ne pouvait toujours être aveugle et froide, du moins par pour les victimes. Les criminels, eux, puisqu’ils avaient embrassé de leur plein gré la « case noir », pouvait bien pourrir en enfer, il n’en avait cure. Mais les autres ? Les personnes de la « case blanche » ? Pourquoi les laisser livrer à elle-même ? C’était injuste, un comble pour la justice ! Mais il était là pour rétablir l’Ordre, après tout.

Et cette philosophie, il la mit en œuvre pas plus tard que tout de suite. Décelant le malheur et le mal-être dans les yeux de sa victime, il n’avait pas hésité ne fusse qu’une seule seconde à lui proposer son aide. La raccompagner, passer du temps avec elle, essayer de la faire rire, de la faire oublier ce début de soirée, puis, finalement, être témoin de confidences si déchirantes qu’il devina sans mal qu’il devait être le premier à les entendre. La vie des habitants d’Ariesten était si riche, si complexe, et la douce Réa en était un exemple des plus flagrants. Gérer un don aussi puissant que dévastateur, ouvrir et tenir seule une boutique d’œuvre d’art, où était donc passé ce courage que tant d’actes requéraient ? L’attaque involontaire de son ami ne pouvait justifier le manque d’éclat qu’il ressentait en sa présence. Appelez ça le « sixième sens du Héros », ou pour peu que cela existe réellement. Nom puéril donné à une certaine intuition.

Point par point, le jeune panda exposa sa vision de la situation, foncièrement optimiste et empreinte d’une certaine insouciance et, c’est avec joie qu’il constata que la jeune femme acquiesçait à ses remarques. Peut-être n’avait-elle jamais pris le temps de changer de point de vue sur sa situation ? Peut-être que personne dans son entourage ne portait ce rôle ? Mars était heureux de voir l’amusement parcourir ses traits. Il faut dire qu’il y avait mis du sien en évoquant ces anciennes et embarrassantes histoires. Le pire restait qu’elles étaient toutes vraies. Ça lui allait mieux, cet éclat rieur, bien mieux que les larmes et la tristesse retenue.
Mais ce fut malheureusement de courte durée.
Le héros lui proposa de continuer à épancher sa peine, tout en marchant à ses côtés, parce que lui était là pour ça quelque part. Soudainement, cette joie de vivre qu’il appréciait s’était estompée au profit de cette gêne, cette gêne qu’il détestait. A ses mots, lui demandant de ne pas la juger, il acquiesça doucement. Lui aussi arborait cet air sérieux, et pourtant teinté de curiosité. Qu’y avait-il d’aussi embarrassant de la vie de cette femme pour qu’elle change de manière aussi radicale ?

« Je suis mal placé pour juger qui que ce soit. »

Du moins, qui que ce soit de la « case blanche », car pour la « case noir », c’était une autre affaire.

Et le flot de parole brisa les barrages de sa retenue.
L’adoption -sa famille était donc disparue ? Quelle horreur-, sa nouvelle vie avec cet ami, au milieu de sa nouvelle famille la relation qu’ils entretenaient, toujours au carrefour entre amour fraternel, amitié et... et autre chose. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre où elle souhaitait en venir. Ce Howl n’était même pas présent -puisque sortit de sa vie depuis près d’une année- et pourtant, il hantait ses pensées, à tel point qu’elle le mentionnait sans arrêt. La conclusion s’imposa d’elle-même, avant même qu’elle ne l’énonce clairement. Cet homme, son cœur l’avait choisi comme sien. Elle s’était amourachée de celui qui était devenu son propre frère. Et évidemment, il lui manquait. Pourquoi avait-elle honte ? Il ne savait pas. Il ne comprenait pas le problème dans son histoire. L’amour était un bien noble sentiment, un de ceux qu’il défendait, à défaut de l’avoir déjà ressenti un jour, malheureusement. Un sentiment si précieux... pourquoi vouloir le contenir de la sorte ? Pourquoi ne pas pleinement l’assumer, si elle avait si mal en le camouflant ?
Durant tout son discours, Mars n’avait détaché son regard de la silhouette gracile de Réa, même si cette dernière l’évitait complètement. Peu à peu, la gravité de ses traits avait fait place à une pure curiosité, puis à une certaine ingénuité. Vraiment, ce n’était qu’un non-problème de son point de vue. Ah, il n’aimait toujours pas la voir si en détresse, si triste. Elle avait besoin de réconfort, une chance qu’il soit là pour ça ! Simplement, il s’arrêta et sans réelle arrière-pensée en cet instant, il passa son bras autour de ses épaules et l’attira à lui pour une étreinte. Bon, après coup, peut-être en avait-il lui aussi légèrement profité.

« Je suis désolé, Réa, une chic fille ne devrait pas passer par des épreuves pareilles. » Il se détacha d’elle. « Il te manque tellement, on dirait presque que tu en es devenue transparente. » Après de telles révélations, il comprenait mieux le déphasage qu’il ressentait. Est-ce que la ‘véritable Réa’ reviendra avec le retour de son amour ? Peut-être. « Mais... pourquoi cacher ce que tu ressens ? » Il lui sourit, enfantin, sincère. « Tu l’aimes, je trouve ça génial ! Ce n’est pas donné à tout le monde de ressentir un sentiment pareil. Je t’envie d’être capable de ça. » Il laça ses doigts dans son dos. « Je suis certain que ta famille serait heureuse d’apprendre ça. Ils m’ont l’air de gens bien. »

Le problème le plus épineux restait que cet ‘ami’, ‘frère’ ou ‘futur compagnon’ restait introuvable. Un cas digne du héros qu’il était ! S’il pouvait mettre la main sur une photographie, sur une description, il se mettrait lui-même en chemin pour le retrouver ! Et il n’aurait aucun répit temps qu’il ne l’aurait pas retrouvé !


« Si tu veux, je peux chercher Howl pour toi. Ariesten n’est pas si grande, il n’a pas pu disparaitre sans laisser de trace, tu sais. As-tu une photo de lui sur toi, ou chez toi ? Le plus tôt sera le mieux ! » Et il ajouta après un temps d’arrêt, après avoir dressé le point déterminé de la justice devant lui, excité par la nouvelle mission à venir. « Je n’aurai de répit temps que ma mission ne sera terminée ! La Justice au service de l’Amour, voilà quelque chose qui me plait ! »
Invité


 I have…everything to protect ! – feat. Réa Redbird

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Parce qu’elle se sentait en confiance avec ce jeune homme qui l’avait sauvée des griffes des deux voleurs, Réa s’était enfin décidée à parler. Pas de n’importe quel sujet bien sûr, mais de celui le plus dérangeant. Plus dérangeant pour elle que pour les autres. Car de son côté, la belle avait eu assez de temps pour réfléchir et assumer les sentiments qui s’étaient développés pour celui qui était son frère adoptif. Après tout, ils étaient amis et sa famille avait pris la décision de prendre l'orpheline sous leur aile pour éviter que les deux enfants ne soient séparés. Révéler la situation émotionnelle dans laquelle elle se trouvait lui allégeait le coeur d'un poids, bien que cela ne résolvait en rien le problème. Howl lui manquait, c'était l'évidence même et la jeune orfèvre le vivait très mal.

Bien que soulagée, paradoxalement, la belle à la crinière d'ébène se sentait honteuse de parler de la sorte à un presque inconnu. Mais après tout, ne lui avait-il pas demandé de se confier ? Peut-être avait-elle abusé ? L'ombre d'un instant, elle ne put que penser que ce ne serait pas le premier homme qu'elle ferait fuir. Mais alors que la douce s'apprêtait à s'excuser de cet élan de confessions pour le moins gênant autant l'un que pour l'autre, Mars l'attira vers lui et même si ce geste était peut être un peu trop familier pour deux personnes se connaissant si peu, Réa vint volontiers se blottir dans cette étreinte réconfortante. Non sans rosir légèrement, elle passa à son tour ses bras autour de la taille de l'hybride, se mordant la lèvre pour retenir ses larmes tandis qu'elle posait son menton sur l'épaule réconfortante tout en écoutant les mots du jeune homme.

A contre coeur, la brune le relâcha lorsqu'il se détacha d'elle, n'osant lever ses pupilles larmoyantes vers le visage du justicier. Il avait raison, l'absence de Howl influait sur le comportement de la demoiselle, de façon beaucoup trop prononcée. Elle, qui était parvenue à surmonter son passé difficile, à faire le deuil de ses parents, à s'affirmer, s'était tout simplement éteinte. Perdre son plus grand repère n'était guère aisé, mais pourtant Réa possédait en elle la force de se reprendre. Elle n'en avait aucune envie, s'enferment dans le pessimisme. Car quand bien même son cher frère reviendrait, il ne partagerait certainement pas les mêmes sentiments.

Alors qu'elle s'attendait à une certaine désapprobation de la part de Mars, son interrogation lui fit relever les yeux vers lui, constatant un sourire radieux lui donnant un air enfantin. Sans comprendre, Réa l'écoutait, un sourire s'étendant aux paroles de l'ombre. Il ne mentait pas, elle ne voyait en lui que sincérité, aucun jugement, simplement une opinion propre et positive. Pourtant, malgré le fait que le sujet la concernait elle et uniquement elle, la jeune femme ressentit le besoin de lui donner à son tour son opinion. Un sourire vrai et sincère étirant ses lèvres rosées, elle fixa le regard du jeune panda.

"Tu m'envies d'être capable d'aimer ? Je suis certaine que tu connaitras cela à ton tour. Tu es quelqu'un de bien, tu le mérites ..." Puis elle marqua une pause, réfléchissant un instant au raisonnement du blondinet. "Je suppose que tu as raison, ma famille serait certainement ravie mais ... Je préfère que Howl soit le premier à en être informé. A supposer qu'il revienne ..."

Réa resta quelques instants interdite à la proposition de son nouvel ami, elle ne pouvait le considérer autrement, lui qui semblait enchainer les bonnes actions la concernant. Chercher Howl. Pourquoi ne l'avait-elle pas fait elle-même ? Sans doute par peur de le retrouver blessé ou pire ... Ou peut-être par peur de savoir qu'il a refait sa vie ailleurs et avec une autre ? La belle ne savait pas réellement. La joie et la détermination de Mars était communicative, mais la douce se sentit gênée que le jeune homme en fasse une mission prioritaire.

"Mars ... Merci. Mais ..." S'interrompant, elle finit par fouiller son sac à main, en sortant son portefeuille. Bien sûr, l'amour et l'inquiétude avaient rapidement balayé sa raison. Les mains légèrement tremblante, elle sortit un cliché d'un jeune à la longue chevelure blonde et au regard de glace, grimaçant à l'objectif. Une photo prise lorsque la jeune femme avait subtilisé son propre appareil photo dont la pellicule ne renfermait généralement que des clichés de paysage ou de sa propre personne. Contemplant un instant l'homme de son coeur, l'orfèvre se permit un commentaire tout en riant de bon coeur.

"Il passait son temps à me taquiner, à me prendre en photo dans toutes les situations possibles, mais lui détestait qu'on ne le prenne en photo en retour. Il répétait tout le temps que j'étais sa muse !"


Nostalgique, elle finit par le tendre au jeune homme, le coeur au bord de l'implosion tant l'espoir s'immiscer en elle.

"Je te la confie. Merci pour tout ce que tu as pu faire ce soir et pour ce que tu me proposes. J'ai bien peur qu'il ne veuille tout simplement pas revenir, je suppose qu'il a du rencontrer quelqu'un ou ... je ne sais pas, trouver un lieu plus intéressant qu'ici. Après tout, c'est plutôt légitime de vouloir construire sa vie ..."


Son ton ne pouvait que se teinter d'amertume, elle qui serait si déçue si ses hypothèses étaient vraies. Détournant son regard vers un bâtiment non loin, elle hésita un instant avant de reprendre.

"J'habite dans ce bâtiment au deuxième étage, tu peux rester un peu avec moi si tu veux ! A moins que ... tu ne sois plus très loin de chez toi puisque selon ce que tu m'as dit tout à l'heure, tu habites dans cette direction. Je ne pense pas t'avoir vu dans le quartier pourtant ..."

La belle avait prononcé cette dernière phrase sur un ton amusé, loin d'être dupe quant au mensonge du jeune hybride, bien qu'elle ne pouvait qu'apprécier ses intentions.

rang Mars

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 I have…everything to protect ! – feat. Réa Redbird

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Ah, l’amour. Quel noble et pur sentiment ! Quelle sensation digne d’être défendue corps et âme par la justice ! Existait-il plus grand devoir que celui de défendre la plus grande des émotions ? Sans doute pas. Et le grand gardien de Justice qu’il était se ferait un devoir bienheureux de le protéger de tous les dangers, de le conserver bien à l’abris des perversités parfois bien cachée de ce monde prétendument idyllique. En son sens, être capable de ressentir une telle force était une chance en soi, une chance qu’il n’avait encore connu avec personne, malheureusement. Si déjà, rien qu’avec son courage et sa volonté, il osait aller contre sa nature de proie pour braver danger sur danger, alors que pourrait-il accomplir avec un cœur baigné d’amour ? Déplacer des montagnes, explorer des volcans, se battre contre des Hommes cent fois, non, mille fois plus fort que lui ! Sans le moindre doute, il serait capable d’encore plus ! De toujours plus. Pour celui ou celle -puisqu’il ne semblait avoir de préférence dans ce domaine- qui réussirait à se frayer un chemin dans le cœur du justicier à l’écharpe rouge et au sourire porté en étendard. A la seule et unique condition que cette personne si spéciale puisse partager le jeune héros avec chaque personne composant cet univers qui valait la peine d’être sauvée.

Soit, pratiquement tous les habitants de l’Île. Une situation qu’il savait parfaitement difficile à gérer, aussi, il n’espérait nullement pouvoir l’imposer à quiconque. Pour l’instant, il existait, et c’était déjà beaucoup.

Mars était comme ça, trop enfoncé dans son devoir séculaire pour songer un seul instant à sa propre vie, à son propre bonheur, à sa propre sécurité. A quoi bon ? Au cours de toute son existence, il s’était toujours consacré aux autres. D’abord à sa famille, à ses sœurs et son frère qu’il avait pour ainsi dire pratiquement élevés, puis aux autres en devenant le héros qu’il était encore. Et pour son devoir, pour son dévouement, leur Dieu, son dieu, lui avait octroyé une nouvelle chance de faire le bien et de répandre la justice partout et à tous instants. Jamais il n’aurait pu songer user de ce temps supplémentaire à des fins égoïstes. Sa ‘vie civile’ n’était plus, seul restait l’héroïque panda, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la prochaine étreinte de la mort qui pouvait l’attendre à chaque coin de rues mal famées. Mais Ariesten valait largement son sacrifice. La sécurité de tous ses habitants aussi. Et recevoir les remerciements et les sourires de ceux qu’il sauvait était la plus précieuse des récompenses à ses yeux.

Ah, l’Amour ... A ses yeux, la gracile -et agréable à l’œil- Réa avait une chance folle de pouvoir ressentir ce sentiment. Parce qu’il valait mieux avoir aimé un jour que n’avoir jamais aimé. Cependant, la jeune femme avait un avis plus mitigé sur la question, à cause de l’identité de la personne qu’elle portait dans son cœur : son propre frère adoptif. Vraiment, pour le panda, il n’y avait là pas le moindre problème. Et c’est le moindre doute qu’il lui fit part de son avis très positif sur la question. Pourquoi se sentir gêné d’aimer ? Cela n’avait pas de sens, non, pas le moindre. Avec joie, il s’aperçut que ses arguments faisaient mouche. Ce sourire lui allait bien mieux au teint que cette moue triste, définitivement. À son tour, la jeune artiste prononça le vœu que lui aussi trouve quelqu’un qui puisse faire battre son cœur. Il le méritait, selon elle. Pour ses actions ? Mais le Héros ne voulait nullement être récompensé pour son altruisme et son dévouement. Seul Ying pourrait, lors de sa dernière heure, juger ses actes en conséquence après tout. S’il trouvait quelqu’un... Et ben, il ne savait pas encore très bien ce qu’il ferait. Sa situation actuellement était loin d’être idéale ou propice à la formation d’un couple et elle n’allait pas évoluer. Effacé du registre des vivants, sans diplôme ou véritables aptitudes, jamais il ne pourrait trouver de travail stable. De toute manière, il n’en cherchait pas vraiment. Sa vie actuelle lui convenait bien. Il lui répondit simplement par son sourire, sans lui donner son avis véritable, préférant que la conversation reste centrée sur sa nouvelle amie de la soirée. Ainsi, elle continua, affirmant qu’il avait sans doute raison.

Ravis de la tournure des évènement et emporté par son devoir héroïque, Mars se proposa de retrouver le jeune homme qui faisait battre le cœur de Réa. Ariesten n’était pas si grande selon lui et, même s’il avait changé de nom ou refait sa vie, il était certain de la trouver. Non, il le devait tout simplement. Pour permettre à la jeune femme d’avancer, il se devait de retrouver cet homme...Et de lui faire comprendre que laisser ainsi sa famille derrière lui pour partir durant des années n’était pas quelque chose à faire subir aux gens qu’on aime ! S’il le pouvait, le panda retournerait voir sa famille, ses sœurs et son frère, mais il ne le pouvait, puisqu’il ne serait accueilli que par des regards que l’on lance à des étrangers. Il était un étranger pour ceux qu’il aimait le plus. Alors vraiment, donner une petite leçon à ce Howl serait la moindre des choses qu’il puisse faire. D’abord étonnée de sa proposition, l’orfèvre finit par accepter sa proposition folle tout en lui tendant une photographie qu’il devina très précieuse. Le héros saisit délicatement l’objet et l’inspecta. Un jeune homme blond aux yeux bleus -un peu comme lui en fait- se dévoila à son regard. Le fameux Howl, apparemment, toute grimace sortie. Ah, il lui semblait bien sympathique vu comme ça. Pour la millième fois depuis le début de la soirée, Réa le remercia pour ses bonnes actions, lui indiquant les doutes qui étreignait son cœur concernant la localisation du jeune disparut. Loin de se démonter face à cette mission capitale, le Panda lui sourit, toujours aussi enthousiaste et optimiste.

« J’en prendrais soin » Il rangea la photographie dans une des poches trônant sur son torse. « Ne t’inquiète pas, je le retrouverai ! On ne fait pas attendre de la sorte une jolie fille, ça ne se fait pas ! »

Et un clin d’œil en prime. Il ne cherchait pas forcément à la draguer, surtout pas maintenant qu’il savait qu’un autre régnait sur son cœur, juste à la faire rire et à dissiper son air maussade avant qu’il ne s’installe. Enfin, ils étaient arrivés à destination, comme l’indiqua la jeune femme : son bâtiment qui abritait sans doute son appartement. Amusée, elle lui demande s’il souhaitait rester avec elle plus longtemps ou rejoindre lui aussi ses quartiers. Bien évidemment, il lui avait menti à ce sujet. Il habitait complètement à l’opposé de la ville. Un peu gêné de devoir avouer son mensonge, sa main se plaqua sur sa nuque. Enfantin, il tira même un peu la langue.

« En fait, j’habite de l’autre côté de la ville. » Son sourire s’élargit et sa bonne humeur effaça les quelques étincelles de gêne. « Mais ça m’a fait plaisir de te raccompagner. Si ça ne te dérange pas, je vais te laisser. » Il serra son poing vengeur face à lui. « Le devoir m’appelle ! La justice n’attend pas ! »


Et sur ces mots sortit tout droit d’une bande dessinée, il s’éclipsa dans la nuit. Sa jambe tiendrait bien un peu plus longtemps, le temps d’une dernière ronde nocturne. Ou peut-être deux. Plus certainement trois. Au diable la douleur, d’autres personnes avaient besoin de lui !
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La soirée avait été plutôt riche en émotions, surtout pour la jeune orfèvre qui avait dévoilé son plus grand secret à un parfait inconnu. Mais s'il n'avait pas été là lors de son agression, qui sait ce qui aurait pu se passer ? Elle lui était reconnaissante et son regard d'océan un peu enfantin, son sourire contagieux, l'avait poussée à s'ouvrir un peu plus. Le héros n'en semblait guère ennuyé et tentait même de remonter le moral de la belle, ce qu'il parvenait d'ailleurs à faire. Lui confiant cette photographie pourtant si précieuse pour elle, Réa ne put s'empêcher de rire de bon coeur tout en évoquant quelques petites anecdotes quant au jeune homme présent sur l'image.

Le justicier acceptant cette mission qu'il avait lui-même proposée, rangea soigneusement le bien précieux. Ce compliment bien dissimulé dans ses paroles fit rosir la jeune commerçante, un sourire timide éclairant son visage d'harmonie. La gêne laissa rapidement place à un sourire sincère alors que l'azur de son regard trouva le sien. Heureuse, reconnaissante, la brune ne savait que dire, alors, elle décida de faire simple.

"Merci Mars."

L'heure était venue pour elle de rentrer chez elle, le bâtiment où elle résidait ne se trouvant plus qu'à quelques mètres de là. Par politesse ou peut-être également par envie de passer encore un peu de temps avec le jeune blond, Réa lui proposa de monter avec elle, lui laissant tout de même le choix de rentrer chez lui, après tout, il était déjà bien tard. Un air gêné, Mars finit par tirer la langue en avouant son mensonge quant à son lieu d'habitation, amusant au passage la belle mage d'améthyste. Ne pouvant s'en empêcher, elle pouffa légèrement de rire avant de le taquiner quelque peu.

"Et bien cher Héros, savez-vous que le mensonge est un acte punissable par la loi dans certaines circonstances ?"

Devant son souhait de rentrer chez lui, elle acquiesça, ne voulant le retenir plus longtemps.

"Non, non. Rentres chez toi, j'ai été ravie de faire ta connaissance et d'avoir fait un bout de chemin avec toi. J'espère pouvoir te revoir !"

Plus qu'un souhait, une réelle espérance de revoir ce jeune homme à l'optimisme flagrant. Lui adressant un dernier sourire, elle l'observa s'éloigner dans la nuit noire, pensive, avant de pousser la porte de son bâtiment. Ce jour avait été marquée d'une bonne étoile.
Spoiler:
 
 
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