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Fini - The return of reason | ft. Calista
Humain
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Mer 4 Oct - 22:01
The return of reason

J’étais dans le mal cet après-midi-là. Pourtant, la matinée c’était plutôt bien passé, malgré le petit cauchemar qui me hantait sans aucune pitié. C’était toujours le même, il tournait en boucle et se rembobinait une fois la matinée entamée. Dure routine, qui m’était imposer et que je devais surmonter. Mais, sans courage, sans ambition, c’était impossible de sortir de là. Je n’arrivais plus à faire la différence entre ce qui était bien et mal, j’étais redevenue une nouvelle fois cette enfant perdu dans sa solitude. Pourquoi j’avais fait une telle chose ? Pourquoi étais-je si idiote ? J’avais pris beaucoup de temps à répondre, il fallait dire que les questions n’étaient pas les plus simples, surtout quand ton petit cœur se résumait à un amas de cendre. Oui, c’était ça, je n’étais qu’une ombre perdue au fond de la pénombre. Une poussière qu’il virevolte à chaque ondulation du vent. Minable pas vrai ? Je n’étais qu’un déchet, il fallait bien l’admettre. J’avais préféré ignorer le monstre que j’étais. Je ne mangeais pas encore les humains, mais ce n’était pas loin. Combien de vie avais-je volé pour ma cupidité ? Le mot humanisme était devenu utopique pour une personne arriver à mon stade. Je ne pouvais même plus compter, les âmes, les familles que j’avais tourmenté dans aucun scrupule.

« Tu crains, putain tu crains Kira. Tuer ses parents sa famille, putain tu n’es qu’une salle pute comme disent les gens dans le café. »

Oui, c’étaient les mots que je criais à voix haute. Je m’insultais moi-même, non pas par envie, juste pour hurler mes tourments, et mes peurs. J’avais d’ailleurs commencé à me scarifier le bras. Ce n’était pas discret, et mon patron était mécontent, mais je n’arrivais pas à contenir ce qu’il y avait en moi. Trop d’émotion en même temps, sans aucune aide. Je m’étais coupé du monde, je ne savais plus réellement quel jour il était. Je m’étais imposé le silence, les pleurs, le tourment sans finalement jamais penser au prince. J’étais si égoïste que j’en rigolais avec un brin de folie. Néanmoins, je m’étais rendu compte que toute cette mascarade n’allait qu’empirer les choses. Si je voulais me racheter, il fallait que je sois digne de faire n’importe quoi. Il était temps de me ressaisir, de repartir sur de bonnes bases. Chose que j’avais faite, dans un élan de courage. Je m’étais levé de mon lit, j’avais séché les larmes qui décoraient mon visage, puis je m’étais habillé correctement prête à sortir. Il pleuvait, il était aux alentours des quinze heures et j’étais en retard pour le travail. Ce n’était pas grave, un jour de plus ou de moins n’allait pas changer grand-chose. J’arrivais toujours à compenser, et ce n’était pas comme si je prenais souvent congé. J’avais une chose trop importante à faire, pour aller m’occuper de ses maudites futilités. Même si au fond, j’avais tout de même peur de perdre mon travail. Sans ça, j’étais totalement dans la rue, et je pouvais dire adieu à mes derniers espoirs de le revoir.

Dix minutes plus tard, trempé jusqu’aux os, j’avais préféré m’arrêter un instant dans un café pour méditer. J’étais à mi-chemin pour arriver au manoir. Oui, je voulais la revoir, elle, celle qui m’avait aidé un nombre incalculable de fois. Au fond, elle me manquait, je me demandais d’ailleurs si elle éprouvait le même sentiment à mon égard. Je ne savais pas quoi en penser, et puis je n’allais pas tarder à le découvrir. Les gens étaient tous des livres ouverts à mes yeux, c’était dur de tromper mes talents d’observatrice. En y réfléchissant bien, c’était peut-être le seul talent qu’il me restait. Dire, que j’entraidais toujours la voix de mon père me dire que j’étais un prodige, si seulement c’était vrai. Malheureusement, je n’étais qu’un monstre disgracieux sans la moindre compétence. Néanmoins, je souhaitais devenir quelqu’un de meilleure, c’était peut-être trop tard, mais j’étais dans cette optique. J’avais donc continué à gambader, la tête haute, pour finalement arriver à la base d’opération. À bout de course, j’avais haleté, avant de détailler rapidement l’endroit. Ça n’avait pas changé ici, même après tout ce temps. J’avançais, le pas lourd, je ne savais pas du tout comment l’aborder surtout qu’elle était tout ce qu’il me restait.

J’arrivais finalement à trouver quelqu’un, et je l’avais abordé d’une voix hésitante. Ce n’était pas mon fort, la sociabilité.

« Euh, euh excusez-moi. Mais vous savez ou est Madame Calista Izuya ? »

Après, avoir dit cette phrase, je m’étais aperçu que je ne l’avais même pas salué. Mon interlocuteur, tant qu’à lui avait pris le soin de me dévisager avant de m’aborder avec ennuie.

« Tu as pris rendez-vous ? Non ? Alors dégage ! »

Oui, il n'était même pas du tout aimable.

« Ah… Pardon alors, excusez-moi. »


J’étais parti un peu plus loin, pour souffler un peu. J’avais froid, j’étais seule et même elle, je ne pouvais pas la revoir. Je m’étais finalement assise à l’entrée du QG. J’attendais patiemment que la pluie se calme avant de retourner chez-moi.

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Jeu 5 Oct - 11:51
The return of reason (Ft Kira)
Comme à mon habitude, j'étais en train de faire le ménage dans la demeure des Goldenseat, avec les autres serviteurs de la famille. Mes maîtresses étaient affairées à leur devoir de noble, tout comme moi à mon devoir de servante. Nettoyant les statues qui étaient présentes dans certains couloirs et salle du manoir, je fis une petite pause de quelques secondes, juste pour observer le temps à l'extérieur du domaine. De la pluie, aujourd'hui, il n'y aura pas de déjeuner à l'extérieur, et très peu de tâche dans le jardin qui entourait la maison des Goldenseat. Peut-être que ça serait une journée idéale pour entraîner les intéressés dans leur rôle de nuit. Peut-être que je ferais une réunion avec les MM, pour les former sous cette pluie battante.

Retournant à mon activité de nettoyer les statues, je continuais ma routine, rencontrant de temps à autres d'autres serviteurs dans cette large demeure. C'était une journée calme, sans accident. Pas de mauvais pas des autres serviteurs, pas d'erreur de la part des nouveaux serviteurs, que notre famille formait. Il faut dire que, mise à part leur statue de noble, la famille de mes maîtresses, les Goldenseat, étaient réputés pour leur serviteur d'exception. En soi, c'est nous qui entraînions la plupart des serviteurs que vous pouvez trouver dans d'autre famille de sang noble… Ou bien chez d'autres personnes. Certaines de nos maids, par exemple, travaillé dans un café spécialisé dans ce domaine, ou encore, certaines avaient ouvert une agence pour nettoyer les maisons des personnes de classe moyenne. Bien évidemment, nous gardions le contact avec chacune de celles qui sont venues ici. Que ce soit celle qui entrait dans les Meilleurs Maid, ou celle qui était de simple servante, toutes étaient reliés à nous. C'était notre politique… Plus exactement la mienne. Étant donné ma position, non pas seulement en tant que Meilleurs Maid, mais également en tant que Maid en Chef, celle qui dirigeait tous les serviteurs de la famille, je me devais garder un contact avec chacune d'entre elle. Que ce soit celles qui ne possèdent qu'une face dans la lumière, mais également celles qui ont un visage dans les ténèbres.

Je reculais de quelques pas, alors que j'admirais les statues pour voir si je n'avais pas oubliés un endroit dans leur nettoyage. Satisfaite de leur propreté, je retournais dans l'aile dédiée aux serviteurs pour y ranger les produits et les objets de nettoyage que je possédais. Ayant terminée mes tâches de la journée, à l'avance, comme à mon habitude, en particulier grâce à mon don, je me promenais dans les couloirs, une fois mes affaires rangées, pour observer les autres serviteurs dans leur tâche, voir s'ils les effectuaient correctement. Cela aussi faisait partie de mes attributions après tout. Je devais surveiller chacun d'entre eux, voir s'ils prenaient leur travail, et leur apprentissage, au sérieux. Nous ne souhaitions pas que notre réputation soit entaché par un serviteur qui lambine au travail n'est-ce pas ?

Alors que j'approchais du hall d'entrée, j'entendis un des serviteurs discuter avec quelqu'un, et, de ce que j'ai entendu, il avait demandé à la personne en visite de dégager, en copiant ses mots. Il y en à un qui n'as encore pas compris les consignes d'un serviteur de la haute société. Arrivant sur le lieu, je pus m’apercevoir que c'était un des nouveaux serviteurs. Là où les autres familles n'engageaient que des serviteurs reconnus, et donc, bien éduqués, ce n'était pas notre cas, voulant toujours agrandir plus notre affaire. Après tout, c'est notre marque de fabrique, de forger les serviteurs de demains.

« Blaise. »

Celui-ci se retourna à son nom et lorsque ses yeux comprirent à qui il avait affaire, il se tenait bien plus droit.

« Oui, dame Izuya ? »

« Je ne te le répéterais qu'une seule fois. Être un serviteur dans la haute-société c'est être une personne élégante, gracieuse, et honorable. Les mots que tu viens d'employer, pour en plus, jeter un visiteur, ce qui n'est même pas dans tes accréditations, n'est en rien acceptable. Si tu souhaites monter dans hiérarchie et devenir un majordome au lieu d'un simple serviteur, tu as intérêt à revoir ton attitude et ton registre de langue. Retourne travaillé, je vais m'occuper de cela. »

Le serviteur avait légèrement blêmi avant de partir, et pas pour rien. Il savait qu'ici, dans ce manoir, une poignée de personne pourrait le mettre à la porte s'il ne correspondait pas au profil qu'on recherchait, et je faisais partie de celles-ci. Pour beaucoup d'ailleurs, en particulier ceux qui servent d'autres familles et qui sont migré vers la nôtre, c'était une surprise. Après tout, c'était un peu une anormalité, que ma voix équivaut à celle de nos maîtresses. Mais comme elles le disent si bien, pour elles, je fais partie de leur famille en particulier, et ce, depuis ma naissance. Alors ce n'était pas une surprise que je possédais un pouvoir de décision bien supérieur à n'importe qu'elle autre servants, que ce soit des Maids ou des Majordomes, ou de simple serviteur.

Me dirigeant vers la sortie, je pris un parapluie avant d'ouvrir la porte, pour voir si le personne qui était venu était encore dans les parages. J’espérais au moins que Blaise n'avait pas jeté un client important, sinon ses minutes dans le manoir étaient comptées. Mon regard fini part tombé sur une chevelure rosée, qui était sous la pluie, sans protection. Même d'ici, je la voyais tremblée de froid. Ayant bien évidemment reconnus la chevelure d'une de mes protégées, je m'approchais d'une marche rapide mais tout de même élégante vers elle, avant de me tenir debout à côté d'elle, pour la protéger de la pluie.

« Kira, bien le bonjour. Viens, je t'en prie, ne restons pas là, tu pourras m'expliquer ce que tu fais là à l'intérieur, devant un feu pour te réchauffer. Ne perdons pas de temps, il faut éviter que tu tombes malade. »

Mentalement, je notais de finalement de renvoyer Blaise, il avait commis un acte encore plus impardonnable que de renvoyer un seigneur de la haute-société. Il avait renvoyé une des nôtres, et, dans le milieu, nous devions nous serrer les coudes. C'est notre code d'honneur en tant que servants après tout. Surtout qu'il l'avait à une de celle que je considérais comme ma fille. Je l'aidais d'ailleurs à se relever, alors que nous nous dirigions vers l'intérieur de la demeure, pour aller dans l'aile réservée aux travailleurs de la demeure, pour la sécher de toute cette pluie et écouté ce qu'elle avait à dire.
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Jeu 5 Oct - 22:55
The return of reason

Les rafales de vent se mêlaient à la pluie. Je grelottais, frigorifiée par le temps, mais pas seulement. Mon unique refuge, la seule lumière qu’il me restait, venait de s’éteindre à l’instant. Je ne pleurais pas, je n’avais sûrement plus de larmes pour exprimer mes émotions. Bien évidemment, c’était dur de se sentir blâmer, rejeter alors que pourtant, ce n’était que futilité. J’avais beau le nié, j’étais devenu faible. Rester seule tant de temps était une mauvaise idée, j’en avais même perdu la tête. J’étais dépité, et ma mine, mon corps le traduisait à ma place. Les cernes masquaient ma peau fragile, et ma maigreur était alarmante. Je ne trouvais plus l’appétit, plus le sommeil, j’étais redevenue cette enfant dépressive qui se laissait facilement abattre par les évènements. J’étais totalement perdu, je ne savais pas quoi faire. Je voulais savoir s’il y avait un moyen de réparer ce que j’avais lâchement détruit.

Mais, alors que j’étais coincé dans mes pensées, une chose m’avait alarmé. La pluie ne coulait plus sur mes cheveux incarnats. Je décidais donc de lever ma tête pour regarder ce qu’il se passait. Puis, à ma grande surprise, celle qui se tenait à mes côtés n’était d’autre que Calista. L’ange aptère était enfin venu me libérer, et cette fois-ci, je n’avais pas pu contrôler mes larmes. Ce n’était pas ce qu’elle m’avait appris, mais je n’y arrivais pas, j’étais obligé de montrer mon désarroi. Elle était comme une mère pour moi, c’était elle qui m’avait éduqué et grâce à elle j’avais pu vivre. Sa voix, me faisait frissonner, et bien que je fusse attentive à ses mots, j’avais eu du mal à la regarder dans les yeux. Ce n’étaient pas tant ses iris de couleurs qui me dérangeaient, non, c’était juste que je n’y arrivais pas, je préférais regarder le sol de mon regard incolore. Comme à son habitude, elle était si gentille, et si douce avec moi. Elle avait déjà réussi à réchauffé mon cœur meurtri avec de simples mots basique. Celle-ci m’aidait à me relever, et je hochais par la même occasion ma tête pour approuver ce qu’elle m’avait dit.

« Bon…Bonjour Madame, merci de m’avoir aidé. Vous avez raison, on ferait mieux de se diriger vers l’intérieur. »

Ma voix avait ruisselé tel un flot perfide. J’avais du mal à parler, j’avais perdu toute notion de socialité, et c’était pour cette raison que je fuyais de plus en plus mon travail. Ce n’était pas facile pour moi, et je ne voulais surtout pas embêter les quelques personnes qu’ils me restaient pour des vanités. Mais, malgré cela, j’avais tenté tant bien que mal à lui adresser un sourire.

Puis, sans perdre plus de temps, j’avais suivi la maid pour me diriger vers la demeure. Ça me rappelait tant de souvenir, dire que quand j’étais gamine, je souhaitais vivre dans un tel manoir. J’avais tant de choses à lui dire, néanmoins, ne je ne savais pas par où commencer. Et puis, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu, la bassiner n’était pas la meilleure chose à faire. Moi qui était normalement si bavarde, j’avais fait durer le silence. J’avais ensuite joint mes deux mains, pour les poser sur mon cœur avant de tenter une approche.

« Dit, je ne sais pas trop par où commencer… Mais, avant de commencer, comment ça se fait que vous ne vieillissez pas ? Depuis que je vous connais, jamais vous n’avez vieillit, vous êtes un ange ou quoi ? »


Je relevais la tête un moment, comme pour lui demander le pourquoi du comment. Au final, j’avais divagué sur une question qui n’avait rien avoir. J’étais devenu faible à ce point ? À ne même plus pouvoir me livrer à la personne la plus importante pour moi. Oui, j’étais tombé bien bas, ou étais passé la Kali sûre d’elle et impitoyable, sûrement enterré six pieds sous terre. Je soufflais pour calmer mes pensées avant de reprendre d’une voix hésitante.

« Je ne sais pas si je vous l’ai dit mais… J’ai un autre métier la nuit tombée. Quand, je n’ai pas mission de la Mafia, je remplis des contrats qu’on me donne en tant qu’assassin. Et… »


Je faisais taire ma voix un moment, pour sécher mes larmes qui coulaient abondamment.

« Et… J’ai tué les parents de celui que j’aime. Il m’a vu, enfin il a vu mes yeux et depuis cette nuit-là, j’ai perdu fois en la vie. C’était pour ça que ça faisait un moment que je n’étais pas passé vous voir. J’ai essayé d’affronter ça seule, je ne voulais pas vous mêler à tout ça… Mais, je suis faible, je ne sais plus quoi faire, et rien que vous revoir me réchauffe déjà le cœur. »

J’avais transmis toutes mes émotions dans ce monologue, et bien que je l’eusse dit en chuchotant, mes sentiments étaient simples à comprendre. Puis, après mes mots, l’angoisse avait fait taire ma voix, et je sentais mon âme repousser au fond de mes entrailles. J’avais peur, mais peur de quoi ? Je ne le savais même pas.

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Ven 6 Oct - 12:40
The return of reason (Ft Kira)
A peine m'avait-elle aperçu que celle-ci ce m'était mise à pleurer. Que lui était-elle arrivée pour retomber dans cet état, le premier que j'avais vu il y à bien longtemps, quand elle était encore une enfant. Peut-être la fille désemparée n'avait pas réellement disparu… Ou alors elle avait réellement un problème de grand envergure pour qu'elle soit revenue à son point de départ. Celle-ci leva, et semblait contente de me revoir, bien qu'elle évitait absolument mon regard. Cela avait l'air très sérieux. D'autant plus… Elle me vouvoyait et sa voix semblait si faible. Je ne pouvais imaginer ce qu'elle avait subit pour en arriver là. De plus, cette demeure avait été la sienne aussi, donc ne pas oser y rester… J'avais hâte de tirer les choses au clair.

Je l'accompagnais à l'intérieur de la demeure, rangeant le parapluie au passage. Alors qu'on marchait dans les couloirs, en évitant le plus possible de monde, le moins de personne qui saurait au courant de son état le mieux ça sera, celle-ci était étonnamment silencieuse. Ce n'était pas la Kira dont je me rappelais. Puis, alors qu'on entrait dans le salon dédié aux serviteurs, celle-ci me posant une question étrange. Étrange pas dans le fait qu'elle se pose cette question, car après tout, c'est vrai que c'était bizarre d'un point de vue humain, mais étrange que celle-ci se pose cette question malgré ton état actuel. Cependant, alors que je ravivais le feu dans la salle, tout en la forçant à s'asseoir sur le fauteuil près du feu. Elle relevait d'ailleurs sa tête vers la mienne, attendant une réponse, réponse qui allait sûrement la décevoir, certaines choses, même à celles que je considère comme les plus proches de moi, ne doivent pas être su.

« Disons que ce sont des secrets de femmes, ni plus, ni moins. Une maid se doit de rester le plus longtemps belle pour dorer le blason de la famille qu'elle sert, ni plus, ni moins. Installe-toi, je reviens rapidement, je fais te chercher une serviette que tu puisses te sécher, ainsi que des vêtements de rechange, que l'on fasse sécher les tiens, je ne voudrais pas que tu ailles encore plus mal que tu ne l'es déjà… Et tu peux me tutoyer, ne l'oubli pas. Nous ne somme pas au travail après tout. »

Cependant, je n'eus pas le temps de partir et de m'occuper de cela, vu que la jeune femme en face de moi commença à raconter son histoire. Concilliante, je m'assis en face d'elle et l'écouta. En soi, je n'étais pas surprise par le fait qu'elle allie un autre métier de l'ombre à celui de la mafia. Bien que mon temps est pris majoritairement entre ma mascarade de maid, et mon statut de mafieuse, il n'en était pas moins que j'étais également une meurtrière. J'ai tué, énormément au cours de ma longue vie pour la mafia. Au final, elle m'est plus proche qu'elle ne le pense. Les véritables ténèbres de la mafia, peu de personne peuvent le supporter.

Alors qu'elle faisait sécher ses larmes qui n'avaient pas arrêté de couler depuis son entrée dans la demeure. Puis, elle m'indiqua le fond du problème. Problème délicat, mais qui, malheureusement, la vie et son ironie n'arrêtait pas de faire transparaître. J'ai rencontré maintes personnes. J'ai éduqué maintes personnes. J'ai tué maintes personnes. Et, nombre de fois, j'ai vu cela arriver. On dirait un scénario d'un film, ou d'un roman. L'assassin qui tombe amoureux de quelqu’un, pour finalement tuer les proches de cette personne. On dirait une scène dramatique, et pourtant, cela arrivait à moult personne de notre profession. Sur une île comme Ariesten, ou très vite tout le monde se connaît, ce n'est pas aussi rare que les gens normaux le pensent. Kira n'est pas la première, ni la dernière à subir cela. Je l'ai vu… Je l'ai vécut, en quelque sorte.

Alors qu'une nouvelle le mutisme s'emparait d'elle, je comprenais donc sa douleur. Une vie dans les ténèbres est un prix cher à payer. En, quand nous, être de ténèbres, devenons attirer par un être de lumière, il est rare que la relation se fasse sans encombre… Surtout que j'ai remarqué que nous avions tendance à tomber sous le charme de personne qui nous contrastait. Plus nous étions plongée dans les ténèbres, puis ils nous attiraient. Bien sûr, il y à des exceptions. Mais la vie est cruelle.

« Ainsi, tu t'en veux. Tu penses ne plus être digne de lui, ou, même tu penses ne plus avoir le droit d'être à ses côtés. Un terrible coup du destin… Et pourtant, crois-le, tu n'es pas la seule à avoir connus cela. C'est une épreuve difficile, et, bien que je peux t'apporter mon soutien comme je le peux, dans la finalité, seule toi pourra vaincre cette affliction.

Mes morts risquent d'être dure, cependant, ils sont nécessaires. Quand nous vivons une vie comme la nôtre, une double vie, avec ce masque qu'est, pour nous, notre métier de maid, mais que notre véritable apparence est celle d'une mafieuse, ou d'une assassine, le prix à payer est très lourd… Et tu viens probablement de payer le plus terrible de celui-ci. Après tout, on aura beau te dire qu'il ne faut pas tomber amoureuse, que c'est contre ta profession, on ne contrôle ni notre corps, ni notre esprit, et en général, le mal est déjà en nous dans ses moments là. C'est un risque qui est constamment présent. Je le comprend, donc je ne te blâmerais pas là-dessus.

Maintenant que j'ai dis cela, laisse-moi te donner des conseils sur comment surmonter cela. Prends ça comme des indications d'une femme qui à connus, à une époque, un dilemme similaire. Cependant, avant qu'on en arrive à là, je vais aller te chercher une serviette et des habits, il faut te changer. Je reviens tout de suite, ne bouge pas. »


Pendant mon discours, je m'étais agenouillée devant elle et lui avait pris ses mains, en les serrans dans les miennes. Puis, je les relâchais doucement avant de me relever, et de me diriger vers les dortoirs pour aller chercher ce que je voulais. Ne pouvant laisser seule la jeune femme trop longtemps, j'activais mes pouvoirs, alors que ma vision droite disparaissait et que dans le reflet des vitres, un œil rougeâtre apparaissait. Accélérant mon temps, je me dirigeais vers ma chambre, pour récupérer un ensemble d'habit sec, puis une serviette, pour finalement revenir dans le salon bien vide, desactivant mon pouvoir et retrouvant ainsi mon apparence habituelle. De retour bien plus vite que ce que Kira aurait pu penser, de ses souvenirs du manoir, je plaçais devant elle les vêtements et la serviette.

« Sèche-toi donc et change-toi, je vais également aller te chercher une tasse de thé, et nous en discuterons autour de celle-ci. »

Quittant de nouveau la salle, m'assurant qu'elle n'était pas en mal, je me dirigeais vers la cuisine, sans mon temps accélérer cette fois-ci, pour lui laisser le temps de se changer, et lui préparais, à elle et à moi, une tasse de thé chacune. C'était du thé noir, pour aider son mental, elle en avait besoin. Une fois les deux tasses prêtes, je me dirigeais, plateau à la main, vers le salon où j'avais laissé Kira. Entrant dans celle-ci, je posais le thé sur la table basse, avant d'en prendre une tasse.

« Bois, ça te fera du bien. »
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Sam 7 Oct - 0:23
The return of reason

Je me rongeais les doigts. J’avais peur, d’une chose que je ne pouvais pas contrôler. Les émotions, les sentiments, c’était si dur à comprendre. Si seulement, elle pouvait partir, me laisser tranquille un moment. Pourquoi j’avais aussi mal, pourquoi, je ne comprenais vraiment pas. Mais, alors que le lourd silence se laissait transparaître, ma salvatrice venait me repêcher dans les abysses de mes pensées. Sa voix me semblait douce, ses mots durs mais bien choisis. C’était tout elle, si franche, si intelligente. Elle avait bien plus d’expérience que moi, et au fil du temps c’était même devenu mon idole. Je l’avais toujours considéré comme ma mère, néanmoins cela ne l’empêchait pas de tenir une seconde place dans mon faible cœur.

Néanmoins, plus les phrases défilaient, plus je me crispais. Je mordais mes lèvres, je jouais avec mes phalanges sans jamais réussi à réellement à calmer cette anxiété qui me hante. Elle me soulignait la dure réalité que j’avais préféré ignorer, et mon cœur meurtri en avait profité pour s’animer, pour rappeler qu’il était toujours là pour me taquiner. Je savais très bien, que je n’étais pas la seule, cependant je ne savais pas comment sortir de cette roue qui me semblait incassable. Je lui avais adressé un joli sourire, avec les yeux légèrement plissé quand elle parlait de m’aider. Si seulement elle savait, le bien que ça me procurait de la revoir et de l’entendre s’exprimer avec son doux timbre. Oui, je ne pouvais rêver mieux dans cette période noire. Elle était ma seule lumière, et même si cela pouvait paraître triste, je n’étais pas mécontente que ce soit elle.

Puis, après un court temps d’arrêt, elle continuer à s’exprimer, et moi je me contentais d’hocher la tête quand elle m’annonçait que ses mots allaient être durs. Qu’importe, j’avais tellement vécu dans la misère que je ne savais plus faire la différence entre bonheur et malheur. Je sentais tout de même un mal-être, que tu n’arrivais pas très bien à définir. Oui, j’avais mal à ma poitrine, mais je ne comprenais pas réellement pourquoi. C’était juste des termes, pourquoi cela me causait-il autant de trouble. Étais-je faible à ce point, j’étais vraiment redevenu cette gamine d’autrefois ? Pitoyable, j’étais effectivement pitoyable. Je grimaçais d’ailleurs, rien que d’y penser, cet adjectif collait si bien avec ma personne, que ça en était devenu effrayant. Je relevais tout de même une information lors de ses dires. Il était donc interdit de tomber amoureuse quand on était assassin. J’étais donc dans le tort dès le début, j’en frissonnais. Ça faisait donc de moi une mauvaise assassine ? Du coup, je n’avais aucune qualité, je venais de perdre la seule qui me restait.

Celle-ci après m’avoir dit tant de choses, finissait la conversation en exprimant le fait qu’elle allait m’aider, et qu’elle avait vécu une chose similaire à mon histoire. Celle-ci, c’était même agenouillé en serrant mes mains froides entre les siennes. Je n’avais pu m’empêcher de rougir à ce moment-là, non pas que cela me dérangeait, bien au contraire. Mais, ça faisait si longtemps que je n’avais pas senti une chaleur aussi apaisante et rassurante.

« Merci beaucoup Calista. Ça me fait déjà du bien de t’écouter, je suis désolé de t’embêter avec ça. »

Une fois le dialogue clos, elle tenait ses engagements en partant en direction de sa chambre. Enfin, ce n’était qu’une théorie, mais je connais ce manoir comme ma poche. Mais, quelque chose m’avait interpellé, car à peine partit, elle revenait déjà avec une serviette, et des habits propres. Je ne bronchais pas à ses mots, et sans plus attendre je m’exécutais. J’enlevais ma jupe et mes jarretières laissant bientôt mon corps à découvert. Je retirais ensuite mon haut, et saisissais par la même occasion la serviette blanche. Je me séchais, tout en respirant le parfum enivrant, que dégageais de la chose incolore. Ça sentait si bon, impossible d’oublier cette odeur qui avait bercer toute mon enfance. J’enfilais donc avec joie, la tunique que m’avait apportée Calista. Elle était légèrement trop grande, mais, sa douceur et la chaleur qu’elle procurait, pardonnait ce détail insignifiant. Je profitais de l’absence de ma mère pour faire sécher mes vêtements à proximité du feu.

Après une dizaine de minutes, alors que je mettais assise sur l’un des fauteuils de velours qui décoraient la pièce. La maid quant à elle, revenait accompagnée d’un plateau ou était posé les deux tasses de thé. Celle-ci venait le déposer sous mes yeux, sur la table basse qui décorait la grande salle. Elle m’avait ensuite invité à prendre une tasse, chose que j’avais faite.

« Merci ! »


Je l’avais d’une voix un peu plus énergétique, comme quoi, il en fallait peu pour être heureux. Cependant, étant un peu maladroite, j’avais poussé un petit cri à cause de la chaleur du breuvage. J’étais irrécupérable, elle allait sûrement me prendre pour une folle. Puis, le silence reprenait son cours, et cela m'agaçait, surtout que j’avais deux questions qui occupaient l’entièreté mon esprit depuis toute à l’heure.

« Dis, ça peut sembler indiscret, ou c’est peut-être moi qui suis folle. Mais, comment as-tu fait pour m’apporter ces vêtements à cette vitesse ? Je n’arrive pas à comprendre, il y a une nouvelle pièce ? Ou c’est juste moi qui délire, et qui n’ai plus du tout la notion du temps… Je ne sais pas quoi en penser. »

Je prenais un air interrogateur, plongeant mon regard étoilé dans ses hétérochromie. D’ailleurs, j’avais toujours admiré sa particularité. Oui, ses pupilles la rendaient unique, et faisaient ressortir sa beauté.

« Ah oui… aussi… Tu avais dit que tu avais vécu une histoire semblable à la mienne, je peux savoir ce qui t'est arrivé ? Ne te force surtout pas si tu n’as pas envie »


Je l’avais dit d’une voix un peu inquiète, baissant un peu le regard pour prendre un air triste. J’avais envie de l’entendre, j’avais envie de rester un peu plus longtemps avec elle, même si c’était plutôt égoïste de ma part. Mais, ça me faisait tant de bien d’être là, avec elle, c’était sûrement la meilleure chose qui m’étais arrivé depuis bien longtemps.


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Sam 7 Oct - 12:06
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Je portais ma tasse à mes lèvres, lorsqu'un petit cri atteignit mes oreilles. Regardant par-dessus la tasse de thé, j'observais Kira que venait de laisser échapper ce bruit. La tasse de thé n'était pourtant pas brûlante, je m'étais arrangé pour que cela soit juste à la bonne température. Cependant, malgré ma légère surprise, je ne dis rien, et porta le liquide à mes lèvres, et en prit une gorgée. Un instant de calme c'était présenté, mais Kira, reprenant des couleurs et peu à peu sa personnalité habituelle, trancha le silence. Tout comme la question sur ma vieillesse qui ne semblait jamais m'atteindre, elle me posa la question sur mon temps record pour aller chercher les habits que je lui avais prêté ainsi que la serviette. Encore une question des plus compréhensibles. Mais, comme à mon habitude, j'allais répondre de manière évasive, comme à chaque fois qu'une personne me posait des questions sur ce sujet.

« Disons que depuis certains accidents dans la demeure, je prends toujours mes précautions. Une maid ne peut paraître devant ses maîtres avec des habits sales, n'est-ce pas ? Donc, dans le manoir, j'ai caché ici et là divers équipements pour aider dans diverses situations. Donc non, tu ne rêves pas, j'ai bien mis moins de temps. Puis, avec mon expérience, on est capable de faire les tâches bien plus vite. Ce n'est un secret pour personne, depuis toujours, je finissais toujours mes tâches pour la journée bien avant la fin de celle-ci. Ce n'est pas pour rien que j'ai obtenue la place de Chef des serviteurs du manoir après tout. »

Bien sûr, quelques personnes avaient été au courant pour le pouvoir que je m’efforçais de cacher aux yeux de monde, pas de honte, non, j'adorais mon pouvoir, à un tel point que je l'utilisais constamment. Non, par précaution. Un tel pouvoir rendrait jaloux, envieux, désireux moult personnes s'il devenait être connu. Et j'avais déjà fait l'erreur une fois de faire confiance à une personne à propos de celui-ci, et elle m'avait trahi, en l'utilisant contre moi. Bien évidemment, elle est morte désormais, mais depuis, je faisais attention à ne pas donner d'indication précise sur son existence. Même à celles que je considérais comme ma fille, comme Kira. Mais, comme ma véritable position dans la famille Goldenseat, maintes personnes devaient se douter quand j'en possédais un. Après tout, pour certaines des anciennes maids et majordome de la famille, qui sont maintenant à la retraite, je n'avais pas pris une ride, non… Je n'avais pas changé physiquement, tout simplement… J'étais toujours la jeune femme, après toutes ses années.

Reprenant une gorgée de thé, j'écoutais la jeune maid qui me posa une deuxième question, tout aussi légitime que la première, vu que je lui en avais parlé et qu'elle était dans une position similaire. Qu'avais-je vécut ? Maintes et maintes choses, bien plus que la plupart des humaines. Après tout, j'avais plusieurs vies d'expériences si on parlait ainsi. La jeune femme voulait savoir, plus précisément, ce que j'avais vécut dans la situation similaire à la sienne. M'étant détachée de celle-ci depuis des années, elle ne me gênait nullement.

« C'était à une époque, ou comme toi, j'étais encore jeune et inexpérimentée. Pas dans le métier, nous sommes toutes deux des vétérans sur ce plan. Non, inexpérimentée sur comment la vie fonctionnait. Je pensais encore la vie douce, en particulier sur Ariesten, malgré mon métier. Cependant, le monde m'a appris d'une acerbe manière que j'avais tort. Ariesten n'était pas exempté des ironies de la vie, de sa cruauté, pour nous mortels. Cette histoire commence avant que je te rencontre, et que je te prenne sous mon aile. Je n'étais qu'une simple membre de la mafia à l'époque, un simple engrenage.

Jeune, j'étais tombée amoureuse, à moins que cela n'était que du désir, même aujourd'hui, je ne sais pas, d'un homme. C'était un homme d'affaire. Bien sûr, normalement, une assassin digne de se nom ne doit pas interagir intimement avec une personne importante, et pourtant, celui-ci aussi a été attiré par moi. De fil en aiguille, nous sommes devenus amants. Je vivais une idylle, mes rêves de jeune fille c'était réaliser. Qui, jeune, ne rêve pas de rencontrer son âme sœur ? Cependant, un jour, mon monde s’effondra. J'avais reçu un ordre, simple, qui, pour nous deux qui vivons cette vie, n'est en rien difficile. Tuer. Un homme qui mettait en danger la mafia, un homme qui devait disparaître… Lui. La vie n'est pas une comédie à l'eau de rose. Nous n'avions pas fui ensemble pour vivre notre idylle, non. Nous deux savions pourquoi je m'étais présenté à lui cette nuit-là. Il était prêt. Il m'offrit son dernier cadeau, ses couteaux d'argents qui ont désormais prit tant de vie. Et, la première vie que ses couteaux effacèrent de l'existence, fut la sienne. Il s'était littéralement jeté sur moi, alors que ma lame était pointée sur lui. Un meurtre que je n'avais même pas eu l'envie de commettre, mais que j'avais fais. Aujourd'hui, je me demande pourquoi il a fait ça. Peut-être était-ce l'amour, peut-être le désespoir, mais je ne comprends toujours pas son geste. Peut-être voulait-il mourir de ma main, peut-être ne voulait-il pas me voir mourir de la main de la mafia, car je n'avais pas accomplit ma mission. Peut-être depuis le début il se jouait de moi et voulait me faire souffrir ? Personne ne le saura jamais désormais.

J'ai fini dans un état proche du tien tu sais, pendant de longues semaines. Puis, malgré ma tristesse et mon goût à la vie qui était devenu cendre, j'ai continué. Et, bien que depuis longtemps j'ai perdu cette foi inébranlable envers la vie, je poursuis mon chemin, car, malgré tout, le temps que je respire, je peux continuer à chercher un bonheur qui m'est propre. Tu peux dire que j'ai trouvé une partie de celui-ci dans le métier que toi et moi exercions aujourd'hui, les maids. Je cherche encore aujourd'hui la chose pour me rendre heureuse, cependant, j'ai au moins trouvé le bonheur. Rester enfermée sur toi-même semble la solution la plus idéale, je le comprends, mais crois mon expérience Kira. Tu n'en tira rien de bon. Oui, nos situations sont tout de même légèrement différentes. L'homme que tu aimes est toujours vivant. Alors, peut-être qu'il y à encore de l'espoir, si tu veux marcher sur ce chemin. Je ne peux pas te dire oublie-le, vu ce que tu m'en à dit, tu sembles tenir à lui. Mais, sache que si continue à espérer secrètement d'être avec lui, tu as choisi le chemin le plus dure. Admirable, mais soi-sûre de pouvoir l'emprunté. Sinon, tu finiras dans mon état, ce que je te souhaite pas. Une vie sans saveur ne vaut pas la peine d'être vécu, crois en mon expérience. »


Portant de nouveau ma tasse à mes lèvres, je regardais Kira. Comment allait-elle réagir à cette histoire de mon passé ?
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Sam 7 Oct - 15:02
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Je soufflais légèrement sur la tasse, tout en fixant Calista dans les yeux. Elle était si jolie, je n’avais jamais osé lui demander son âge car ça ne se demandait pas, surtout qu’il ne fallait pas oublier qu’elle était importante. J’étais sûrement l’un des seules personnes présente dans ce manoir, qui osait la tutoyer et la considérer plus comme une mère qu’autre chose. Je prenais une gorgé du thé, et je constatais qu’elle avait préparé mon préféré. Bien qu’il fût fort, j’aimais beaucoup la saveur et comme c’était elle qui l’avait préparé, je ne pouvais qu’apprécier. Mais, pendant que tranquillement je buvais ce bon liquide, elle me répondait avec des arguments qui semblaient être honnête. De toute manière, j’avais entièrement confiance en ma tutrice, elle était la meilleure de toute, et de loin. C’était vrai qu’elle était toujours aussi rapide pour tout faire, alors c’était juste moi qui me faisais des films. J’hochais donc la tête, elle était si douée, je me sentais un peu pathétique à côté. Je lui adressais un petit sourire, avant d’entamer une série de questions.

Elle m’avait immédiatement répondu, ce qui m’avait quelque peu étonné. Elle était si forte, qu’elle n’avait même plus mal pour ce genre de chose. J’avais du mal à l’imaginer à mon niveau, c’était peut-être à cause du fait que je l’admirais trop pour penser à ce genre de chose. Je prenais un visage fier au moment où elle me mettait à son niveau. Cela m’avait touché, mais je n’étais aucunement à son niveau, c’était elle qui m’avait enseigné, et j’avais encore beaucoup à apprendre pour la surpasser. Néanmoins, mon sourire ne restait que très peu de temps, car il fallait maintenant faire place à la réalité. Je baissais donc ma tête, pour détailler le carrelage qui ornait le sol. Elle aussi, elle était tombée amoureuse ? J’écarquillais les yeux, dressant mes oreilles pour entendre la suite de l’histoire. Mais, j’étais encore cette gamine ignorante, qui rêvait d’histoire féerique. Ce n’était pas réellement ça, c’était plutôt tragique, et tout mon émerveillement avait disparu pour laisser place à un visage confus. Je ne savais pas réellement comment il fallait réagir, c’était encore plus triste que mon histoire. Moi, je n’avais pas eu à tuer mon prince, j’avais juste tué ses parents. Je n’avais eu le courage que pour l’observer dans les magazines, car en vrai je paniquais. J’étais pathétique, pas vrai ? Calista, contrairement à moi, elle avait réussi à avouer ses sentiments, elle n’était pas restée dans l’ombre, et elle était allé de l’avant. Jamais, oh non jamais, je ne m’étais imaginé qu’elle avait vécu une chose pareille.

Je prenais une bouffer d’air, essayant de contrôler mes larmes, et mes émotions. C’était si triste, et pourtant Calista semblait calme. J’avais beaucoup aimé la fin de ses dires, après tout c’était pour ça que l’on vivait. Être heureux, découvrir de nouvelle chose, des nouveaux horizons, c’était l’essence même de l’humain. Malheureusement, je n’étais pas aussi calme et sage qu’elle, surtout quand je découvrais une partie de son passé ébène. J’avais donc posé ma tasse sur la petite table en bois, avant de venir la prendre dans mes bras. Je lâchais les dures larmes qui sortait tout droit de mon cœur brisé.

« Snif… Je ne pensais pas que tu avais vécu une telle chose, je suis désolé de t’avoir fait rappeler une telle chose. Pourquoi ça a dû arriver, moi je voulais voir celui que tu avais chérie, il devait être quelqu’un de génial. »


Je frottais ma tête contre son épaule, avant de reprendre d’une voix étouffée.

« Merci, maman je te promets, je ferais de mon mieux pour affronter cette période. Je suis désolé, mon histoire est tellement pathétique à côté de la tienne. Je n’aurais pas dû me morfondre pour des futilités, surtout que celui que j’aime n’est pas encore mort. Je vais continuer à m’entraîner pour devenir aussi forte et sage que toi. »

Je tremblais légèrement, retirant mon étreinte. Puis, je rougissais, un peu gêné par la situation. J’étais vraiment une gamine, c’était triste pour une fille de 19 ans de se comporter ainsi. J’essayais tant bien que mal de me calmer un peu, avant de reprendre ma tasse de thé et de la finir d’une traite. J’avais mal, mais au moins j’étais de nouveau normal, enfin à quelques détails prés. Je quittais ensuite le fauteuil, pour me diriger vers mes vêtements. Je sortais une dague de celle-ci, puis je retournais à ma position initiale. Je lui tendais la lame, la tête basse.

« Je voulais te donner ce couteau, je l’ai fait moi-même. J’ai gravé tes initiales sur la lame, et j’ai fait de mon mieux pour qu’elle te corresponde. Ça ne fait pas de mal de temps que je voulais te la donner, mais je trouvais cela un peu absurde comme cadeau. Mais bon, prend-là, elle à toi. »

Une grimace aux lèvres, j’avais peur qu’elle n’en veuille pas, ou encore qu’elle trouve cela abjecte. J’avais passé pas mal de temps à la faire, et c’était pour la remercier de m’avoir recueilli, et aider quand j’étais petite. Ça ne valait pas grand-chose, mais je n’avais pas vraiment les moyens pour faire mieux, alors j’espère que le geste allait lui plaire.

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Sam 7 Oct - 17:26
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Une telle histoire aurait dû faire apparaître des larmes sur mon visage, c'était mon passé après tout. Mais depuis le temps, je ne sentais plus rien. Le goût qui me restait n'était que cendre. Cependant, ma fille adoptive, elle, n'y est pas resté insensible et ses mises à pleurer des larmes quant à mon récit. Étonnée, je la laissais m'enlacer, alors que je pouvais sentir ses larmes tachetées le dos de mes vêtements. Je l'as pris dans mes bras, en lui tapotant l'arrière de son dos, pour la calmer. L'homme que j'avais aimé, était-il, comme elle le dit, génial ? Peut-être, peut-être pas. Après tout, nous disons souvent que l'amour nous aveugle.

Puis, elle s'excusa. Pourquoi ? Pour des futilités pour elle. Ce n'en était pas, à vrai dire, mon histoire était peut-être triste si elle en pleurait, mais la sienne n'était pourtant pas mieux, comparé à ce qu'elle semblait croire. Certes, j'avais tué de mes mains l'homme pour qui j'étais tombé sous le charme, cependant, moi je ne devais vivre avec un poids constant, car il n'était justement plus vivant.

« Ne dis pas de bêtise. Ton histoire est tout aussi dramatique, pour une chose différente. Je me demande même si ce n'est pas pire d'avoir encore l'homme que tu aimes en vie, alors que tu as le sang de ses parents sur tes mains. Cependant, n'utilise pas sa comme excuse pour replonger, ça ne te fera pas du bien. »

En effet, nos situations avaient été identiques, et pourtant, son sensiblement différend. Kira se retira de son enlace, puis fini sa tasse de thé d'une traite, rougissante. Pour ma part, je la finissais tranquillement, par petit gorgé, alors que je continuais d'observer ses réactions. Elle semblait bien plus en forme qu'il y à quelques minutes de cela. Cependant, je sais que ce n'est pas quelques choses qui disparaît en quelques minutes. Il m'a fallut des semaines pour ne plus être affecté par ça, et des années pour ne plus y être triste. Tuer une personne proche d'un être aimée ne peut être fait sans émotions. Ou seulement les monstres le pouvaient. Les humains ont beau être une des créatures les plus ignobles, on est nous même la preuve de cela, cependant, elle avait toujours ses émotions, chose qu'un monstre à perdu depuis longtemps… C'était peut-être ce que j'étais devenu finalement.

Malgré mes pensées, je posais la tasse sur la table basse, regardant ma protégée retourner auprès de ses vêtements, pour en tirer quelques choses. Une dague, dague qu'elle me tendait, une fois revenus devant moi. Une dague en argent, finement ouvragés. Je l'écoutais alors qu'elle inspectait la lame. Vrai, c'était un cadeau déconcertant. Après tout, pas beaucoup de femme verraient une arme comme un bon cadeau je pense. Pourtant, il me faisait plaisir, car c'était mon arme favorite, bien que je les utilisais de paires avec des armes plus modernes. Et, ça tombait bien, j'avais besoin d'une nouvelle dague de combat. Mais ça, elle avait pas besoin de le savoir. Je l'as pris dans mes mains, la tournant dans différentes directions, comme si je l'admirais, ce qui était le cas, mais je la jaugeais aussi, savoir si je pouvais l'utiliser en tant qu'arme, ou si elle ne serait bonne qu'en décoration. Il semblerait, de mon premier analyse, que la lame était très bien équilibrée… Une mère ne devrait pas dire cela, mais le talent d’assassinat de Kira se ressentait dans la lame, tout simplement.

« Relève ton regard Kira, pour ma part, c'est un magnifique cadeau que tu me fais là. Une dague en argent, avec mes initiales, avec un pommeau de couleur noir. Très élégante. Très sobre et… très bien travaillée. Tu peux être fière de toi, ce n'est pas tous le monde qui est capable de faire une dague si excellente. Félicitation, et merci. »

Rangeant la lame dans sou fourreau, je la gardais en main quelques instants, avant de la ranger dans une de mes poches. Je l'installerais plus tard dans mon porte-dague gauche, qui était celui ou je rangeais mes lames de combat.

D'un signe affectif, je lui caressais le dessus des cheveux. Elle était certes maintenant proche de ma taille, rendant la scène assez étrange, mais c'est toujours ainsi que je lui avais montré mon affection… C'est le seul qui est un réelle sens à mes yeux, les autres étant plutôt froid… Mais c'était peut-être mon expérience de mafieuse qui me faisait voir les autres ainsi.

« Il faut que tu retrouves ta confiance en toi. Une fois que tu l'auras retrouvé, tu iras mieux, tu verras. Je sais, c'est plus simple à dire qu'à faire, je sais, mais c'est nécessaire. Mais, je sais que tu y arriveras. Si la jeune moi à pus le faire, alors tu ne devrais avoir pas de mal à le faire. Courage. »

Je lui souriais, alors que je finissais ma marque d'affection auprès d'elle.
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Dim 8 Oct - 14:57
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Heureuse, déprimer, triste, je ne savais plus trop quoi adopter. J’étais perdu dans mes sentiments, et tout cela n’avait plus aucun sens. J’avais envie de pleurer, et pourtant je n’en avais pas envie. De plus ces larmes signifiaient quoi ? De la joie ? De la tristesse ? Je n’arrivais même pas à définir une chose banale. J’étais en train de me noyer, oui, je sombrais dans l’océan de ma conscience. J’avais l’impression que ma vie était une boucle sans fin, qui m’attirait progressivement vers le fond des abysses. Je ne pouvais pas gagner contre le fil du temps, je pouvais seulement essayer, essayer de ne pas me faire submerger. Je devais voir le bon côté de la réalité, pourquoi je ne mettais pas suicider tout simplement ? Pour ne pas être lâche ? Non, ce n’était pas pour cette raison. C’était parce qu’il y avait toujours de l’espoir même dans les périodes les plus sombre. J’avais beau me morfondre, pleurer, me haïr, ça n’allait rien changer. Tout le monde fait des erreurs, et même si c’était cruel, c’était cela qui avait forgé ma personnalité, mon caractère. Après tout, le malheur m’avait amené au bonheur. J’avais rencontré une merveilleuse personne, qui était toujours là pour moi, qui avait même remplacé ma mère. Oui, je n’avais pas le droit de me laisser abattre, je devais me battre pour elle, pour moi et pour le prince… Si je voulais m’en sortir, si je voulais réussir à faire entendre raison mes sentiments, je n’avais pas d’autre choix que de me battre. Ça n’allait pas être simple, j’en concevais, mais ce n’était pas pour autant que j’allais abandonner.

Après être resté un moment dans la lune, et avoir laissé lâchement parler ma tutrice en arrière-plan, je me reconcentrais sur ses mots. Dans son précédent discours d’ailleurs, j’avais simplement enregistré, le fait qu’elle me disait que mon histoire était elle aussi tragique, et toute aussi triste. Elle n’avait pas tort, c’était vrai que ce n’était pas simple d’avoir le sang des parents de son aimant sur mes dagues. J’en avais aussi dans la conscience, dormir, faire des cauchemars toutes les nuits, oui, c’était difficile. Mais, je ne pouvais pas les faire revivre, et même si je le pouvais, ils me haïraient et me ferraient tuer.

Bref, les minutes qui suivaient, je lui avais offert la dague que j’avais finement fabriquée. À vrai dire, j’étais plutôt fier du résultat, surtout que j’avais conçu la forme pour qu’elle lui corresponde. C’était pour cela, que j’étais un peu confuse, et que j’avais peur de lui offrir. Oui, j’avais peur qu’elle la trouve nulle, ou encore pas adaptée. De plus, je n’étais pas une forgeronne, alors même si j’avais pris plus d’une année à la concevoir, elle pouvait présenter quelques défauts. Mais, à mon plus grand étonnement, elle avait l’air d’apprécier. L’émerveillement se dessinait sur mon visage, oui, elle avait l’air de bien l’aimer. Je soufflais légèrement rassurer, en posant par la même occasion ma main sur ma poitrine. Ses mots m’avaient une nouvelle fois rassuré, et j’avais même réussi à plonger mon regard étoilé dans les iris de Calista.

« Merci, cela me flatte. Je suis contente qu’elle te plaise, et j’espère tout de même que tu ne vas pas en abuser. Ce serait dommage de trop la salir, tu ne crois pas ? »

Je laissais un rire discret s’emparer de moi, avant de reprendre plus sérieusement.

« Si tu en veux une autre, n’hésite pas à me demander. J’utiliserais mon cœur pour te la forger. »

Je souriais, laissant ma joie irradier la pièce. J’étais vraiment heureuse qu’elle aime, et aussi d’avoir réussi à lui donner. Puis, Calista venait me caresser la tête, et moi j’avais ronronné de satisfaction, plissant légèrement les yeux. J’adorais quand elle me faisait ça, même si certain considère cela comme une simple marque d’affection que l’on donnait aux enfants. Mais, je gonflais mes joues telle une gamine, car elle me disait des choses un peu tristes. Et puis, moi aussi j’aimerais retrouver cette confiance, malheureusement, je l’avais égaré depuis si longtemps. Je ne voulais pas la décevoir, donc je la laissais dire que je réussirais à la retrouver. J’allais faire de mon mieux, mais je n’avais pas grand espoir. Elle, elle avait réussi car elle était forte, et même si elle me comparait à elle, ce n’était que des mots. Calista était au sommet de son art, et moi j’étais tout en bas de la montagne. J’avais encore beaucoup à parcourir, avant de prétendre l’égaler. J’allais bien sûr tout faire pour y arriver, mais ce n’était pas pour tout de suite.

« Merci Calista… Je vais essayer, et ne t’inquiète pas, je vais donner le meilleur de moi-même pour y parvenir. Et si c’est toi qui me le dis, je ne suis pas prête à abandonner ! »

Je répondais à son sourire, avant d’aller chercher mes dagues qui se trouvaient dans mes vêtements. Je les équipais, les plaçant sur mes jarretières, et au niveau de ma poitrine, avant de me rediriger vers ma mère.

« Ça te dis un petit entraînement ? Ça fait longtemps, en plus comme ça tu verras mes progrès. Même si je ne promets rien, ça fait pas mal de temps que je n’ai pas joué avec des dagues. Surtout que j’ai laissé comme une idiote mes glaives dans le manoir du prince. »

Oui, habituellement, je me battais avec deux glaives. J’étais plus habille, et plus réactive avec. Malheureusement, à la vue du prince, juste après avoir tué ses parents, j’avais lâché mes lames, et étais partie en courant. Mais bon, ce n’était pas grave, j’allais juste passer du temps à en refaire. Et comme ça, j’allais pouvoir un peu m’entraîner avec des dagues.

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Lun 9 Oct - 14:35
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Heureuse que j'ai accepté son cadeau, Kira m'annonça de ne pas trop l'utiliser, pour ne pas la salir. Je sais pas si je pourrais tenir ma promesse, mais je souriais lorsqu'elle se mit à rire. Il est vrai que j'utilisais de moins en moins mes dagues, utilisant les nouvelles technologies de plus en plus. Mais dès fois, utilisez les dagues à son utilité. Puis, elle me signala que si j'avais envie d'une autre dague, je n'aurais qu'à lui demander. Je le notais dans un coin de mon esprit, bien qu'actuellement j'étais entièrement équipée.

« J'y penserais Kira, merci. »

Puis, elle répondait par l'affirmative à mes conseils. Je savais les difficultés qu'elle aura à passé ça. Cependant, c'est en réussissant à surpasser ce passage de sa vie qu'elle grandira, et gagnera en expérience. Je n'étais pas inquiète, je sais qu'elle en serait capable, il lui faudra juste du temps, rien de plus.

Puis, elle retourna vers ses vêtements pour aller chercher ses équipements, ses dagues et autres, qu'elle installa sur son corps de nouveau. Je me demandais ce qu'elle faisait quand elle revient vers moi, pour me demander un entraînement. On dirait que ce n'est pas seulement les couleurs lui revenait, mais aussi ses esprits. Bien, elle est sur la bonne voie. Quant à ma réponse, elle est évidente…

« Bien sûr que je suis intéressée. Non seulement je pourrais voir tes progrès, mais même un simple entraînement t'aidera à reprendre confiance en toi. Cependant, on va le faire dans la partie secrète du manoir. De jour, on ne peut le faire ici ou à l'extérieur, c'est trop risqué. Suis-moi, et ne laisse pas tes dagues transparaître, je te rappelle que certains serviteurs ici ne connaissent pas la vérité. »

Je m'approchais de ses vêtements pour les approcher davantage du feu, avant de me diriger vers l'extérieur de la salle, en m'assurant que ma fille adoptive le suivait, rangeant pour ma part la dague qu'elle m'avait offerte sur ma cuisse gauche. Fermant le salon derrière nous, nous avancions dans les couloirs du manoir, pour nous diriger dans les étages supérieurs, qui sont réservés pour les membres de la famille Goldenseat et les maids d'élites, dont je faisais bien évidemment partie. Après tout, c'est ici que les activités nocturnes de la famille avaient lieux. Nous avions rencontrer personnes dans l'étage du bas, ni dans celui du haut, bien qu'ici cela gênait moins, vu que Kira était connue ici.

Nous arrivions devant une porte en bois lourd, que je poussais pour ouvrir. De l'autre côté de celle-ci, une salle assez grande, qui possédait divers armes et équipements. C'était après tout la salle d'entraînement intérieur que nous utilisions quand nous ne pouvions aller à l'extérieur, que ce soit à cause du temps, ou de l'heure. J'entrais donc dans celle-ci, suivi de Kira, puis je renfermai la porte derrière elle. Je m'avançais ensuite dans la salle pour prendre position en face d'elle. Mon pouvoir activé, je n'avais plus qu'un œil pour ma vision. J'étais prête, je ne sortais pas mes couteaux, pas pour le moment.

« Je suis prête, quand tu veux. Montre-moi tes progrès Kira. »
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Mer 11 Oct - 17:58
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J’attendais patiemment sa réponse, croisant mes bras pour éviter de laisser paraître mon anxiété. Je n’avais pas le droit à l’erreur, je n’avais pas le droit de douter de moi. Je le savais, mais pourtant je ne pouvais pas empêcher se stresse, cette peur qui se jouait de moi. Puis, elle ouvrait sa bouche, pour accepter mon offre. J’avais peur, et mon cœur battait à m’en exploser la poitrine. Je ne comprenais pas, c’était juste une session de combat, et je n’avais aucune chance de gagner, alors… Pourquoi ? Pourquoi avais-je si peur ? Je n’en savais rien.

Je me contentais alors de suivre Calista d’une démarche non-assurée. On traversait les manoirs, empruntant les longs couloirs pour atteindre la salle d’entraînement. On montait les étages, et je sentais déjà mes jambes tremblotées. On traversait les manoirs, empruntant les longs couloirs pour atteindre la salle d’entraînement. Pourtant avant, je prenais cela à la rigolade, et je me battais pour le plaisir et dans l’optique de m’améliorer. Mais là c’était différent, je n’étais pas moi, je n’étais plus Kira, j’étais quelqu’un d’autre. Je ne voyais que la défaite, rien de plus que le concret. Je fermais les yeux un instant, laissant ma tutrice ouvrir la lourde porte de bois. Celle-ci avait couiné, et moi, je m’étais contenté d’avancer, levant le voile qui se dressait devant mes pupilles. C’était donc ça de ne plus avoir confiance en soi, m’étais-je dit. En effet, j’avais abandonné mes doutes, et mes problèmes pour me concentrer pleinement sur cet affrontement. Je commençais déjà à calculer dans ma tête les possibilités, malgré le peu de faille et ouverture qu’elle me laissait. C’était extrêmement dur de la battre en un contre un, surtout qu’elle était forte dans tous les domaines. Je ne pouvais donc pas exploiter mon talent, qui était la furtivité, et l’effet de surprise. Étrangement, elle ne sortait pas ses couteaux, elle me sous-estimait à ce point ? Non, ça devait être une autre raison. Mais, alors que je cherchais désespérément une réponse. Elle me demandait si j’étais prête. Alors, sans perdre de temps, je lui répondais d’une voix froide.

« Je suis prête, je vais faire de mon mieux Calista ! »

Immédiatement, j’avais foncé, non pas sur elle, mais le plus loin possible. Je devais gagner du temps élaboré un stratagème. Je balayais mon regard vers la droite, puis vers la gauche, analysant chaque détail pour trouver une chose intéressante qui pouvait s’avérer utile. Puis, quand j’avais enfin trouvé, je sortais mes dagues se trouvant sur mes hanches. Je tournais autour d’elle, essayant de gagner un maximum de temps pour appliquer mon plan. Une fois, le parcours tracé, je faisais tourner mes lames, avant de filer avec rapidité sur ma cible. Je devais gagner du temps élaboré un stratagème. Je lui donnais alors un coup d’estoc, avant de bondir en arrière. Je m’étais mise ensuite à danser, laissant le bruit des lames guider mes pas. Droite, gauche, droite, je n’arrivais pas à la toucher, mes coups étaient pourtant vifs, et précis. La fatigue commençait à m’envahir, il me fallait un temps de pause. Je reculais donc, essayant tant bien que mal d’éviter si jamais elle avisait de me taper. Une fois arrivé au point culminant de mon plan, j’haletais tout en essuyant la sueur qui s’écoulait de mon visage. Si elle n’avait rien vu, j’avais peut-être une chance. Je n’avais encore eu jamais l’occasion de tester cette technique, en réalité j’avais improvisé. En effet, quand le combat avait commencé, je ne faisais pas que réfléchir et fuir, j’en avais profité pour accrocher les deux fils, qui étaient reliés à mes étuis. Les fils étaient quasiment invisibles à l’œil nu, et étaient lier aux armes d’entraînement qui se trouvaient à mes extrémités.

« Échec et mat ! »

À vrai dire j’avais dit cela bêtement, car en tirant, je m’étais aperçu que les liens avaient été coupés. Je montrais mon étonnement par mes yeux écarquillés, laissant glisser les dagues de mes mains. J’avais perdu, je n’avais pas réussi, elle avait vu mon plan, ou alors c’était moi qui avais coupé le fil lors de mon assaut ? Je ne comprenais pas, je manquais encore d’expérience. Surtout que quand mes plans étaient déjoués, je n’arrivais plus à reprendre mes esprits, je restais bloqué sur la chose. J’étais d’ailleurs immobile, attendant de voir ce qu’elle allait faire.

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Jeu 12 Oct - 12:05
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Aussitôt qu'elle annonça qu'elle était prête, aussi vite elle recula, pour laisser de la distance entre elle et moi. Je ne bougeais pas, je restais au milieu de la salle. Mon but était de lui faire subir un entraînement, pas de la battre. Donc je lui laissais le temps à la réflexion pour le moment. Ça fait longtemps qu'on c'est pas entraîné ensemble, et vu son état, c'est la meilleure chose à faire. Puis, après avoir analysé la salle, elle sortit finalement ses dagues, et commença à me tourner autour. Bien sûr, je ne la quittais pas du regard. Ce qu'elle ne savait pas, ce que pour moi, une seconde passé ici était équivalente à deux pour ma vie. Je voyais donc tous ses mouvements au ralenti. C'est donc sans surprise que je l'as vis ensuite foncée sur moi pour faire un coup d'estoc, l'évitant d'un pas de côté, pour la revoir sauter en arrière. Puis elle revenait à la charge. À chacun de ses coups, je dégageais ses bras par les miens, évitant ainsi les lames. Malgré la rapidité de ses mouvements, je pouvais voir son visage, la sueur y était présente. Elle se fatiguait beaucoup pour pas grand-chose, on dirait qu'elle n'a pas encore entièrement repris sa confiance en elle. Je devrais lui refaire subir divers entraînements pour la remettre à son ancienne forme.

Enfin, elle recula, s'essuyant le visage. Je n'avais pas tenté de la frappé dans sa retraite, ce n'était toujours pas mon objectif. Je me demande si elle a remarqué ? J'eus très vite ma réponse quand elle cria sa phrase, et qu'elle fit un mouvement de ses bras… Pour se rendre compte que rien ne se passait. La surprise était largement visible sur ses yeux. Le plan n'était pas mauvais, bien que dès que je l'ai vu tournée autour de moi, je me doutais de quelques choses du genre. Dans ce genre de terrain, ça n'a pas beaucoup d'utilité de courir autour de sa cible, à part se fatiguer. Pourtant, je n'avais rien fait contre, je voulais voir si elle allait réussir son plan, mais malheureusement, à force d'essayer de me frapper avec ses lames, elle avait fait une erreur. Elle avait dû oublier les fils dans ses moments, et les a tranchés. Je regardais Kira, qui avait fait tomber ses dagues de ses mains. Elle semblait bloquée, ne sachant plus quoi faire. Je m'approchais d'elle en marchant, puis, en face d'elle, je lui frappai gentiment le front avec le tranchant de ma main. Ce n'était ni pour faire mal, ni pour la blesser. C'était juste pour la réveiller.

« Un plan audacieux que tu as tenté, dommage que tu n'y sois pas arrivée. Pour autant, ça ne veut pas dire que tu as perdue. Pourquoi tu as lâché tes armes ? C'est la pire erreur à faire. Ne reste pas fixé sur tes échecs. Que ce soit en combat… Ou bien dans ta vie. Il faut que tu apprennes à avancer malgré cela. Je pense que c'est ça qui te bloque actuellement. »

Puis, après lui avoir dis ça, je lui caressais de nouveau la tête, avant de reprendre.

« En tout cas, si tu veux faire d'autres entraînements, n'hésite pas à venir me voir, je serais disponible pour toi. Je suis sûre que ça te fera du bien. »

En disant ça, je ramassais ses dagues avant de les lui remettre dans sa main. Je lui souriais chaleureusement. J'essayais de l'aidé mentalement du mieux que je pouvais pour qu'elle reprenne confiance en elle. Mais je le savais, au final, seule elle pourra se sortir de cet état. J'y étais passé à une époque, je savais comme c'était difficile. Pourtant, avec l'aide de ses proches, elle devrait pouvoir y arriver.

« Si tu veux, mais c'est toi qui vois, on peut te reprendre ici un petit temps, pour que tu puisses petit à petit te sortir de cette torpeur, c'est toi qui vois. »
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Ven 13 Oct - 18:21
The return of reason

Perdu dans mes pensées obscures, je n’arrivais plus à me focaliser sur la réalité. Je me noyais, et je ne comprenais pas pourquoi. J’avais toujours souhaité être forte pour protéger ceux qui m'étais sont cher, alors pourquoi je baissais les bras aussi vite. Ce n’était pas moi, je n’étais plus moi, depuis ce jour, la vrai Kira avait disparu. Je ne l’avais dit à personne, mais, mon objectif avait changé depuis que j’avais vu ce fameux prince… Je ne voulais pas seulement m’entraîner pour aider les autres, mais pour m’aider moi-même. Je souhaitais rejoindre la garde royale pour me rapprocher de lui. Je voulais le protégé lui, et même si je n’avais pas le droit de partager mes sentiments, je m’en serais contenté. Calista ne le savait s’en doute pas, mais j’avais déjà dépassé ma limite. Mes progrès, ma motivation, je la devais entièrement à ce fameux prince. J’avais fait t’en d'efforts pour pouvoir le servir, pour qu’il ne me regarde rien qu’une fois. Malheureusement, ce rêve, n’allait jamais voir le jour. J’avais vu son regard ce soir-là, il n’était pas beau à voir, ce n’était pas celui que j’avais espéré admirer. Ses yeux incolores, non jamais, je n’allais les oublier. Je devais pourtant, mais je n’y arrivais pas, c’était inconcevable. Je n’avais pas le droit de mourir pour autant, c’était sûrement le paradoxe de mon histoire. Pourquoi vivre quand tout est noir ? C’était la question que je m’étais posée sans cesse. Et pourtant… Et pourtant… Jamais, oh non jamais je n’allais abandonner, pas si facilement.

Néanmoins, j’avais totalement oublié que j’étais en combat, et que ma mère était mon adversaire… Celle-ci n’avait pas bougé en soit, elle n’avait fait que d’esquiver sans même tenter une contre-attaque. C’était sûrement pour cela qu’elle était mon idole, forte, gentille, intelligente, elle n’avait pas beaucoup de défauts, du moins c’était dur de les déceler. Mais, alors que je tentais tant bien que mal, à la discerner à travers mes larmes. Je la voyais se rapprocher, mon cœur se mettait à grogner, et mes jambes à trembler. Et une fois qu’elle était à ma hauteur, je hissais le voile pour ne pas voir la sentence que j’allais devoir encaisser. Au moment où j’avais senti sa main sur mon front, j’avais poussé un petit coincement aigu, telle une fillette apeurée devant une araignée. Mais, à mon plus grand étonnement, elle ne m’avait pas frappé fort. J’avais alors ouvert les yeux, accompagné d’une mine interrogative. Celle-ci ouvrait la bouche, avec des mots de consolation. Elle me faisait la morale, alors moi telle une gamine, je boudais en gonflant mes joues.

« Humm.. Tu as raison. »

Je l’avais dit en détournant la tête, j’étais vraiment une peste. Ce n’était pas avec un tel caractère que j’allais plaire au prince. Toutefois mon humeur avait de nouveau basculé. Calista avait posé sa main apaisante sur ma chevelure ébouriffée, avant de reprendre son discours. Je relevais les yeux, abandonnant mon caractère d’adolescente pour reprendre celui d’une petite fille. Je n’y pouvais rien, j’adorais quand elle me caressait. Puis, au moment de ses mots, j’avais dessiné un sourire angélique, tout en saisissant mes dagues.

« Merci, maman ! Tu es la meilleure ! »

Oups, j’avais mis ma main devant ma bouche, tout en baissant la tête, embarrassée. Je la relevais toutefois sans plus tarder, déterminé à m’améliorer. Elle me l’avait dit plus tôt, le prince n’était pas mort, alors il restait un espoir, rien n’était perdu. J’avais encore beaucoup de choses à apprendre, avant de pouvoir prétendre le protéger, ou encore protéger notre chef. Oui, je me devais d’être courageuse ! Je relevais le poing à l’improviste, alors qu’elle me parlait d’une chose importante. En effet, Calista me proposait de revenir vivre avec elle, et je ne savais pas réellement si c’était une bonne chose ou non. Je ne voulais pas leur causer plus de problèmes, mais en même temps j’en avais envie. On dirait, que je n’avais pas d’autre choix que d’accepter.

« D’accord, je vais accepter mais parce que c’est toi ! »

Je jouais avec mes index, avant de reprendre en rougissant.

« Et aussi parce que, ça me manque et que j’ai envie d’être avec toi. Pour m’entraîner aussi, oui, uniquement m’entraîner. »


Je marquais un moment de silence, regardant le sol, anxieuse.

« Raah j’en ai marre en fait ! »

Au moment de ma phrase, j’avais sauté sur Calista pour plonger ma tête dans sa poitrine, et surtout la faire tomber au sol. Je relevais une nouvelle fois ma tête, pour lui dévoiler un sourire narquois.

« J’ai finalement gagné le combat, Calista ! »

Je rigolais, tout en me dégageant d’elle. Je lui tendais ensuite une main pour l’aider à se relever. Je n’étais vraiment pas une fille normale, je jonglais si facilement entre deux émotions, que ça en devenait presque effrayant. J’étais peut-être un monstre mignon, qui sait.

« Allons-nous reposer ensemble ! »

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Ven 13 Oct - 18:51
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Kira était douée pour jongler entre ses émotions, une compétence que je n'ai pas. D'un mot, elle peut avoir un sourire énorme de joie, de l'autre, elle pouvait se mettre à bouder. C'est ainsi que chacune de mes phrases changeait son comportement. Elle fut tout d'abord un peu rebelle quand je parlais de son plan, puis, à la proposition d’entraînement, elle cria littéralement de joie. Puis finalement, quand elle accepta ma proposition de revenir travailler ici un temps, elle était… timide, bien qu'elle ne souhaitait pas le montrer. Elle disait qu'elle le faisait uniquement pour l’entraînement, mais elle ne me trompait pas. Je savais qu'elle en avait envie au fond, et ça lui ferais du bien de passer un peu de temps loin de son prince charmant, le temps que tout revienne à sa place. Des fois, seuls le temps permet de guérir les blessures, et j'en sais quelques choses.

Soudain, tout en criant, elle me saute dessus, plonger son visage dans ma poitrine, tout en me faisant tombé. J'aurais pu jouer avec elle, tenir debout, changer ma position pour finir dessus elle, mais je ne fis rien. L'objectif de cet entraînement n'était pas de l'améliorer ici. Non, c'était de lui refaire gagner confiance en soi. Alors une victoire était le meilleur moyen de la lui redonner, donc je me laissais faire, tombant au sol avec elle au-dessus de moi. Elle se releva avec un sourire narquois tout en rigolant. Je préfère ça, la Kira que j'ai élevée est bien mieux ainsi. Je pris sa main pour me relever avec un petit sourire en coin. En effet, alors que je me relevais, j'avais crocheté sa jambe d’appuis, mais je n'avais pas lâché la main. Ainsi, elle se retrouvait à une position allongée sur l'air, tenue uniquement par mon bras, et je la gardais quelques instants ainsi, sourire aux lèvres, avant de la relever droite grâce à sa main.

« En effet, tu as gagné, mais ne baisse jamais ta garde, ne l'oublie pas. Que ce soit car ton adversaire n'est pas mort, ou alors que des complices sont présents, ils faut toujours gardé son attention au plus haut. Une mort est si vite arriver. »

Je refis une petite caresse sur ses cheveux, toujours affectueusement, avant de reprendre.

« C'est une bonne idée, allons aux salons, qui sait, tu pourras peut-être revoir certains visages, s'ils sont en pause. Mais passons avant par la cuisine, histoire de préparer un thé. Si tu reprends du service, je dois m'assurer que tu n'as pas oublié les bases concernant notre métier de jour. Allons'y, ne perdons pas de temps. »

Je lui relachai la main, pour me diriger vers la porte en bois, pour l'ouvrir. Je nous guidais dans le manoir, bien qu'elle le connaissait déjà. La lumière était légèrement orangée. En effet, le soleil perçait maintenant les nuages, et il était dans sa phase descendante. C'est sous cette lumière donc que nous nous dirigeâmes vers la cuisine, pour préparer un service pour quelques personnes. Ils ne devraient pas avoir tant de monde que ça, sauf si… Un plan dans ma tête, je nous faisais marcher vers notre objectif, elle allait être surprise, ça oui.

Enfin, après quelques minutes, nous arrivions à la cuisine. Déjà les chefs étaient présents, entrain de préparer le plat du soir pour les maîtresses. Ils nous saluèrent, alors qu'on rentrait dans leur lieu. En général, ils appréciaient guère que les maids et les majordomes entre dans leur domaine, mais je suis un cas exceptionnel, vu que c'est moi qui prépare les boissons et l'en cas des maîtresses lors des après-midi.

« Nous y voila, et à la bonne heure en plus. Je te regarde Kira, montre-moi la maid qui est en toi. Normalement, tout devrait être à leur place d'origine, donc tu devrais t'y retrouver et ce malgré les chefs présents ici. Après tout, une maid doit être prêt à accomplir son devoir dans n'importe quelles situations. »

Je croisais les bras, la regardant, pour voir si je devais aussi revenir sur son entraînement de Maid ou non, et attendant une brèche pour préparer ma surprise.
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Ven 13 Oct - 23:12
The return of reason

Je lui avais tendu ma main, accompagné d’un magnifique sourire. Je n’avais plus peur, je devais être forte, et c’était à moi d’aider les autres, et à leur tendre… la main ? Non ? C’était ce que je devais faire non ? Je n’arrivais plus réellement à savoir qu’elle voie emprunter, mais j’étais sûr que celle-là pouvait me rendre heureuse, alors pourquoi ne pas essayer ? Je n’avais d’ailleurs pas hésité, et j’avais même commencé avec l’être que je chérissais le plus. Mais, bien sûr, elle s’était laissé battre, je le savais, elle faisait juste ça pour me remonter le moral. Puis, en plus, elle n’avait pas tardé à se venger, car en effet elle avait saisi ma main, mais m’avait fait basculer dans le vide, me maintenant tout de même. J’avais laissé, l’étonnement envahir mon beau visage, et je plongeais un regard paniqué dans les iris de ma sempaï. Celle-ci m’avait souri, alors je la pardonnais, et je comprenais qu’elle voulait me donner une petite leçon, chose qu’elle fit.

Elle avait raison, je ne devais en aucun cas baisser ma garde. J’avais encore beaucoup à apprendre en ce qui concerne le combat et les gens. Et alors, que j’inclinais et remonté ma tête pour signifier « oui », Calista m’avait caressé une nouvelle fois la tête. Je fermais les yeux, tout en écoutant son doux discours. Je n’en pouvais plus, si elle continuait à me caresser à l’improviste j’allais finir par craquer, et je n’avais pas envie de passer une nouvelle fois pour une gamine. C’était vrai, je ne devais pas la déshonorer, c’était tout de même elle qui m’avait éduqué ! À dix-neuf ans, je devais me comporter comme une adulte. Raah mais les caresses, non c’était impossible !
Je souriais de nouveau, laissant un petit rire de satisfaction avant de lui répondre avec une voix douce, tout en la regardant.

« Oh oui ! C’est vrai que je manque un peu de pratique, je n’ai fait que servir des bars peut catholique, alors j’ai sûrement perdu mes manières ! »

Je détournais les yeux, tout en dégageant des ondes négatives. Oui, je disais ce genre de chose à ma mère, pour moi c’était normal. Je me redressais ensuite, prenant une posture assurée.

« Mais, je vais faire de mon mieux, je ne voudrais pas te déshonorer ! »


Je fermais mon poing, tout en la suivant tel un chaton perdu, dans le manoir. C’était immense, et même pour moi qui y avais vécu pas mal de temps, je ne me souvenais pas de tous les couloirs, surtout que certaine était réservé aux hautes personnes. Moi, j’avais la chance, d’avoir été « adopté » par Calista, donc j’avais parfois le droit de rentrer dans des endroits dont je n’avais pas réellement l’autorisation. En tout cas, en regardant par la fenêtre, je m’étais dit « c’est bizarre, j’ai l’impression d’influer le temps ». Bon, c’était vrai, à première vue, cela paraissais très dérisoire, et peu se résumer par « se donnait de l’importance » mais, c’était ce que je m’étais dit. J’étais triste, il pleuvait. J’étais heureuse, il faisait beau, et les oiseaux chantonnaient même ma joie. Dommage qu’il n’y eût pas de piano dans le coin, sinon je ne me serais pas gêné à accompagner cette douce mélodie.

Mais, alors que j’étais perdu dans mes futiles pensées, nous étions arrivés dans la cuisine. J’avais tiré une mine émerveillée, j’adorais manger, donc cuisiner était aussi un plaisir pour moi. J’adorais surtout le parfum que cela dégageait, de plus les cuisiniers de la famille sont très doués, et doté d’un talent monstrueux ! Bien évidemment, je saluais les saluais, en m’inclinant avec le bon angle, et en me relevant aussitôt. Je savais que Calista adorait s’occuper des boissons, elle avait de nombreux talents, et cela en faisait partit. Elle brisait sans tarder ma bulle, et je me concentrais donc sur ce qu’elle avait à me dire. Je me penchais un peu en arrière, perplexe. Elle me demandait vraiment de faire ça, là, maintenant. Je me mordillais la lèvre anxieuse, je n’avais pas le droit de fuir, pas maintenant. Je soufflais un court instant, attrapant une théière en jade. Maladroite, j’avais failli la faire tomber. J’infusais ensuite le thé, essayant de me rappeler ce qu’elle m’avait jadis enseigné. Ça faisait si longtemps que je n’avais pas fait une telle chose. Il fallait dire aussi, que dans les bars, les gens ne faisaient que de boire de l’alcool et autre produit du genre. Un peu dans la lune, j’avais manqué à me brûler en touchant la surface brûlante de la théière. Je m’étais donc mise à rire doucement, en me grattant l’arrière de la tête. J’étais vraiment insupportable, vraiment trop. Je prenais ensuite un plateau, et deux tasses. Je prenais ensuite le plateau avant de me rapprocher de Calista.

« Que faisons-nous maintenant madame Izuya ? Excusez-moi d’ailleurs, je me suis un peu emporté, et mon attitude n’était pas digne de vous. »

Oui, j’étais obligé, d’agir ainsi en public. C’était une chose que je n’avais pas oubliée, même si Calista m’aimait beaucoup, je restais tout de même un être inférieur, alors je me devais d’être inférieur. Je lui faisais tout de même un clin d’œil, tout en souriant légèrement.

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Sam 14 Oct - 11:37
The return of reason (Ft Kira)
Je l'observais dans la cuisine en train de faire le thé. Je profitais de ses petits moments de faiblesses, et donc de sa perte de temps, ainsi que de son attention qui était entièrement concentré sur le thé pour m’éclipser de la cuisine, puis, activant mon pouvoir, je me mis à parcourir le manoir, donnant à certains membres de l'équipe de serviteur un papier avec des instructions. Une fois le tour faire, je revenais dans la cuisine, et ce, juste à temps, car Kira venait de finir le thé. Étant en publique, elle était revenue sur un ton de vouvoiement, bien que j’aperçus le clin d'oeil et le petit sourire en coin de ma fille adoptive.

« Allons dans le salon Kira. Nous y serions mieux pour discuter. »

Je pris les devants, puis je la guidais parmi les chefs hors de la cuisine, puis vers le salon. La soirée commençait et les serviteurs commençaient à être dans les couloirs, discutant de tout et de rien. C'était leur pause et le changement de groupe, nous passions à celui de nuit. Donc ceux qui habitaient sur place en profitait pour se détendre après une dure journée de travail. J'en saluais certains sur le passage, salut qui me rendirent. Finalement, nous arrivions dans le salon, et j'espèrais qu'ils étaient prêt de l'autre côté. J'attendis Kira puis j'ouvris la porte, qui donnais sur une pièce plongée dans l'obscuritée, j'entrais, en verifiant que Kira me suivais.

« Attends ici, je vais allumer la lumière, un mauvais geste est si vite arriver dans le noir, et nous ne souhaitons pas briser la vaisselle, n'est-ce pas ? »

Je m'engouffrais dans le salon, puis m'approcha des volets qui étaient fermées, et je les remontais. La lumière arrivait peu à peu dans la salle, et Kira pouvoir désormais des formes se dessiné dans le salon. Quand la lumière était suffisante, elle se rendrait compte que ce sont d'autres Maid et Majordome, les plus anciens, et donc ceux qu'elles connaissaient quand elle travaillait encore ici, sous ma garde.

« Bienvenue à toi Kira ! »

C'est ainsi qu'ils, en chœur, lui souhaitait la bienvenue, alors que je m'approchais de nouveau Kira. Je surveillais ses actions, j'aimerais éviter que la théière tombe après tout, donc si jamais elle avait le moindre signe de faiblesse, je l'aiderais. D'ailleurs, ses mêmes ce que je fis, je lui pris des mains les ustensiles pour les poser ensuite la table, alors que ses collègues s'approchaient d'elle pour discuter avec la nouvelle recrue, qui n'est pas si nouvelle que ça. Après tout, ils étaient curieux de voir ce qu'elle était devenue.

Je restais à l'écart, regardant la scène se dérouler sous mes yeux. J'espère qu'elle était contente de cet accueil que j'ai rapidement mis en place. J'étais d'ailleurs satisfaite de voir que tous avaient réussis à venir dans le temps impartis, qui n'était que de quelques minutes. J'avais fait de mon mieux pour ralentir la marche sans paraître suspecte après tout.

« Beaucoup souhaitaient t'accueillir de nouveau, surtout les anciens. Après tout, tu as vécut beaucoup de temps ici, et ils mourraient d'envie de savoir ce que tu étais devenue. Profite de la fête Kira, elle est pour toi. »
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Sam 14 Oct - 14:21
The return of reason

Je suivais Calista, encombré par le plateau qui tenais en équilibre sur mes deux mains. Je prenais garde à ne rien faire tomber, sinon j’en avais pour trois mois de salaire. Je répondais ensuite calmement à la maid.

« Bien sûr madame, ce serait un plaisir de discuter un peu plus avec vous. »

Je souriais, tout en la dévorant de mon regard perçant. J’avançais ensuite, maintenant une démarche gracieuse. Je devais encore faire un petit effort, je ne devais pas afficher ma vulgarité, et ma faiblesse aux yeux de tous. Sinon, c’était vraiment la honte, et puis personnes n’allait me respecter. Je gardais donc la tête haute, en ignorant le brouhaha qui envahissait les couloirs. C’était bien plus animé le soir, quand les Majordomes et les Maid avaient terminé leurs taches. Il y avait tellement de gens, tellement que je me mettais à paniquer intérieurement. En effet, je détestais quand les autres me regardaient, j’avais l’impression qu’il m’observait tous, et voulais me dévorer, surtout que je ne connaissais aucun visage. Je soufflais, essayant de rester calme. Il y avait Calista, je n’avais pas besoin de m’inquiéter. Je saluais avec peine les quelques personnes que ma tutrice avait elle-même abordé, tout en essayant d’afficher un sourire pour paraître jovial. Après tout, j’avais l’habitude de jouer un personnage, ou encore de simuler une émotion, enfin sauf avec certaine personne.

Finalement, nous étions arrivés devant une étrange porte. Ma mère n’avait pris que quelques secondes pour l’ouvrir. À mon plus grand étonnement la pièce était plongée dans le noir le plus total. Voulait-elle tester mes aptitudes de Maid à ce point ? Je n’étais pas encore prête à pouvoir de déplacer dans la pénombre sans encombre. M’enfin, sa voix venait rapidement apaiser mes tourments. J’étais soulagé, je n’avais pas envie de causer des problèmes dès mon retour.

« Très bien je t’attends maman ! Et oui, je n’ai pas du tout envie de casser la vaisselle. »


J’attendais donc, essayant de discerner tout de même la pièce de mes iris parme. Puis, la lumière s’irradiait dans la pièce. Je plaçais d’abord une main devant mes yeux pour me protéger des rayons, avant de me concentrer sur les environs. J’écarquillais mes prunelles qui étaient maintenant ornées d’étoile, et je restais figé. Des larmes avaient commencé à couler, et mon cœur se noyait dans un bonheur indescriptible. Je manquais de faire tomber le plateau à plusieurs reprises. J’étais totalement subjugué par ce féerique spectacle. Il y avait tant de gens que je connaissais, il n’avait pas changé, enfin si mais pas au fond. Je ne savais pas comment réagir à ce cadeau, j’étais perdu. Il y avait trop d’émotion qui montait en moi. Tous me souhaitaient la bienvenue en cœur, et comme Calista se doutait de ma faiblesse, elle avait pris mon plateau. Moi, j’avais essayé d’essuyer mes larmes de joie qui coulait à flots, et je me retrouvais bientôt mitrailler de question. Je répondais avec joie à chacun d’entre eux, brisant cette timidité, et mes airs d’adolescente. Grâce à tout ça, j’avais compris que c’étaient eux tous que je devais protéger, après tous je n’étais pas si seule au fond.

Je me reconcentrais ensuite, sur la tutrice, lui jetant mon regard étoilé. C’était grâce à elle tout ça, je ne savais pas comment la remercier. Elle avait tant fait pour moi, alors que je n’étais qu’une fille banale. J’entendais ensuite le discours de Calista, qui ne faisait qu’amplifier ma bonne humeur.

« Merci, tout le monde, vous êtes adorable, je ne sais pas ce que je ferais sans vous »

Je l’avais dit avec le cœur, et d’une voix tremblante. Je discutais ici, et là, de tout et de rien. Mais, c’étaient toutes ces petites choses, qui me redonnaient goût à la vie. J’en oubliais même tous les méfais de ma personne, ou encore les règles que je devais suivre. En effet, j’avais sauté sur Calista, collant ma tête contre elle en pleurant. Je lui chuchotais ensuite, des choses que je n’arrivais normalement pas à dire devant un si grand public.

« Je t’aime Calista, heureusement qu’une si bonne personne existe. Merci beaucoup, je te dois tout, et je suis rentée à la maison… »

Je rougissais, ne bougeant pas d’un poil, c’était une journée mémorable, qui avait totalement changé le cours des choses. Mon instinct criait merci, et mon cœur n’étouffait plus dans les ténèbres. Il était maintenant libre, et prêt à faire face aux pires évènements.

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Sam 14 Oct - 15:00
The return of reason (Ft Kira)
Je restais en retrait alors que Kira était-elle prit dans la foule. Malgré ses larmes, elle semblait être heureuse. Enfin la jeune fille était revenue. Bien sûr, elle ne pourrait pas oublier sa mésaventure aussi facilement, mais rien que ce fait d'être heureuse dans cette situation devrait lui remonter le moral, et lui donner la force de continuer à se battre pour regagner les couleurs dans sa vie. Elle semblait heureuse, et j'étais donc satisfaite de lui avoir redonné goût à la vie, je restais donc en retrait pour surveiller tout ça. Cependant, je ne le fus pas très longtemps. En effet, Kira me sauta dessus, les larmes aux visages, me serrant contre elle. En chuchotant, elle disait qu'elle m'aimait et que je lui devais tout. Elle exagérait un peu sur le tout, elle à quand même bien réussis à vivre jusqu'à là sans que je sois derrière elle. Si il y a une seule chose ou je ne suis pas d'accord sur ce qu'elle à dit, c'est sur le fait que je sois un bonne personne. Une bonne personne ne tue pas ses congénères. Donc ni elle ni moi sommes des saintes. Mais je ne dis rien à cela, je n'allais pas lui briser le morale après lui avoir remonté ce dernier. C'est en me tenant droite et une main sur son épaule que je lui répondis.

« Mais de rien Kira. Je n'allais pas laisser ma fille adoptive dans un tel état tout de même. Je suis contente que cela te plaise. Profite donc de la fête pour ce soir avec eux. Après tout, à partir de demain, je vais m'assurer que tu te souviens de comment agit une maid… Et tu connais déjà mes entraînements. Je te guiderais à ta chambre une fois la fête terminée, alors amuse-toi, reprend des couleurs, tu en as bien besoin. Et…

Bienvenue à la maison. »

Je l'as pris par les épaules, et la guida vers le centre des serviteurs, pour que la fête continue. Elle était l'invitée d'honneur après tout, et beaucoup avaient sans doute des questions sur ce qu'elle est devenue dans le réseau des Maids. J'admirais tout cela de loin, n'intervenant que très peu, rapportant des en cas que je posais sur la table et des boissons.

Finalement, le soleil commençait à ce coucher, et chacun partait du salon, soit pour aller se reposer, soit pour prendre leur service. Bientôt, après les derniers adieux, il ne restait plus que nous deux, Kira et moi. Je m'approchai d'elle, lui apportant ses vêtements qu'elle avait laissés dans l'ancienne salle, tout en les lui tendant.

« On dirait que tu t'es bien amusée. Tant mieux, je préfère te voir ainsi qu'avec une triste mine. Il est temps de te montrer ta chambre, où tu vas séjourner le temps de ton travail ici. Ah moins peut-être que tu préfères garder ton domicile au sein de la ville, mais ça risque d'être compliqué de faire le trajet chaque jour. Mais c'est ton choix. »

Attendant alors sa réponse, je restais devant elle, un petit sourire aux lèvres.
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Avatar: Yuzuriha Inori - GUILTY CROWN
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Dim 15 Oct - 15:10
The return of reason

J’étais heureuse, si heureuse que j’en avais oublié mes mésaventures. Calista, c’était elle, c’était la clé pour me délivrer de cette prison de glace. J’étais maintenant libre, je ne me noyais plus dans mes tourments, et je pouvais de nouveau me regarder. Oui, j’étais Kira, Kira, une jeune fille, qui ressemblait plus à une gamine qu’une meurtrière. C’était peut-être ce côté enfantin qui définissait ma personne. Je devais me laisser vivre, je devais de nouveau battre des ailes, vivre ma vie, et surtout avancer.

La chaleur de Calista venait caresser mes entrailles. Ah que j’étais bien, à la serre contre moi. C’était une douce sensation, une sensation qui ne pouvait être décrite ou encore reproduite. C’était juste unique, et c’était bien pour cette raison que j’avais profité pleinement de ce moment. J’avais enfin trouvé la paix, j’avais enfin trouvé ce qu’il me fallait, ce qui me manquais… le plus ! Et puis, ma mère adoptive s’était redressée, tout en me posant sa main sur mon épaule. Je ne savais pas ce qu’elle allait me dire, mais en tout cas ce dont j’étais sûr, c’était que mon cœur allait s’emballer. J’écoutais donc sa voix, filtrant les bruits parasites qui envahissaient la pièce. Au moment de ses mots, j’avais affiché une dernière fois mes larmes. J’avais terminé cette comédie, avec un sourire plein d’entrain. J’avais si hâte de reprendre mon service, et même si cela pouvait paraître pénible, ça l’était toujours moins que les bars et autres choses dans le même registre.

« Merci Calista… J’ai hâte de reprendre du service, même si c’est vrai, je vais avoir besoin de ton expérience, car je suis pire qu’une débutante ! »

Je rigolais avant de reprendre.

« Heureuse de reprendre l’entraînement avec toi, en tout cas. Et oui ! Je vais bien profiter de cette soirée, car il n’y a que des gens géniaux dans cette pièce »


À peine mes mots terminés, que celle-ci me guidais pour me jeter dans la foule. La fête avait continué, et ce qui me semblait être un brouhaha, était devenu une chaleureuse mélodie. Oh, croyez-moi, j’en avais des choses à raconter à mon piano, j’allais d’ailleurs faire un tour dans la salle de musique, si Calista m’en donnait le droit. Ça faisait longtemps d’ailleurs, que je n’avais pas joué, c’était peut-être parce que je n’étais plus en état de composé quoique ce soit. Mes musiques sonnaient toujours dans les aigus, et me permettait d’évacuer mon abondante tristesse. La pire était sûrement celle que j’avais composée pour mes parents, je m’étais dit que peut-être grâce à cela il pouvait mourir en paix, et goûter les plaisirs du paradis. Oui, c’était sûrement ridicule de penser comme ça, mais au moins ça m’avait aidé à tourner la page. Après tout, la musique était en réalité la première langue que j’avais parlée, alors c’était elle qui me permettait d’entièrement me lâcher.

Sinon, la soirée c’était bien déroulé, j’avais même trop mangé, et trop bu, j’étais… un peu dans les vapes. Je n’avais pas trop assuré sur ce point, à peine arrivé et je donnais cette image de moi, à, j’étais vraiment irrécupérable. Puis, les heures passaient, et bientôt je me retrouvais seul avec Calista. Elle me rapportait mes vêtements, que j’avais ensuite bien sûr saisies. J’écoutais ce qu’elle avait à me dire, et j’approuvais ses mots avec un sourire radieux. Je répondais ensuite à sa question existentielle, sans même hésiter.

« Oui, si ça ne dérange personne j’aimerais bien loger ici, un moment. Le temps, que je rembourse mes dettes, et que je trouve un abri plus convenable qu’une grande. Et puis comme ça, je suis plus proche de toi, je serais en sécurité. »

Je prenais sa main droite pour la serrer contre moi. Oui, ma place, elle était ici près d’elle. C’était l’ange qui m’avait guidé dans les ténèbres, l’ange noir, qui m’avait délivré de mes tourments, l’ange gardien qui ne pouvait pas me trahir. En effet, c’était elle, c’était Calista, ma mère adoptive !

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