Aiko

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 [Mission] Dame blanche, dame blanche, dame blanche...BOUH ! [Aiko Jin]

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「 Le lac aux larmes 」
Cela faisait plusieurs jours, plusieurs semaines même, que la rumeur se rependait aussi vite que la poudre qu’elle maniait pour son métier. Ce n’était pas les premiers bruits qui flirtaient avec ses oreilles pointues. Loin de là. Des histoires de sorcières, démons et lutins, elle en avait entendu de toute sorte ! Bien sûr qu’elle y croyait ! Son âme d’enfant n’avait pas encore disparu. Elle était obligé d’y croire, telle étaient ses racines. Malheureusement pour Aiko, l’ambition ainsi que l’avenir étaient devenu des éléments flous qu’elle comblait avec son train de vie. Train de vie d’une artificière à qui on avait arraché la flamme familiale. Pour l’heure, tout était mécanisé dans sa vie : l’heure du réveil, du déjeuner, des échanges avec ses fidèles clients avant de dormir à vingt-deux heures tapantes.  Toutefois, comme l’a si bien dit un grand philosophe d’une autre dimension : «  la nature a horreur du vide ». Nous dirons donc que la vie de la dragonne avait horreur du néant. En effet, une poignée d’individus étaient fait pour avoir une vie dérangée et instable. Aiko en faisait partie. Elle n’était pas faite pour avoir une vie paisible, même si elle essayait de cacher cet aspect de son être.

Tout avait pourtant bien commencé en ce début de journée. Le soleil accompagné de sa brise qui faisait virevolter la crinière violette de la dragonne sans oublier le chant cristallin des oiseaux. Son pêché mignon ? Se lever aux aurores et admirer les rues désertes encore humides de la rosée des jardins voisins. Et le silence. Ce roi capricieux qui disparaissait dès sept heures du matin. Peu importe, elle avait encore trente minutes devant elle. C’était suffisant pour ressourcer les esprits sages et matinaux d’Ariesten. Suivant le cours du vent, elle installait silencieusement ses produits prêts à partir dans les mains d’enfants et d’adultes préparant les prochains festivals toujours aussi explosifs. Cependant…

Ce cadre idyllique allait être brisé par un cri survenu des bois. Le genre de hurlement venant des tripes d’un homme. Ajoutez à cela des bruits de pas rythmer qui raisonnèrent entre les murs de la ville. Il en fallait pas plus pour sortir la dragonne de sa concentration. Et ce cri…
Aucun doute la dessus, c’était un cri de terreur. Terreur qui se confirma à la vision d’un homme désorienté qu’on aurait qualifié de « fou » dans certains coins reculés d’Ariestien. Naturellement, Aiko alla sans plus tarder à sa rencontre, abandonnant ses paniers de pétards et autres feux d’artifices. La jeune fille ne savait pas comment aborder l’homme paniqué qui cherchait désespérément à fuir quelque chose. Les mouvements arrières et frénétiques de tête de l’individu obligèrent Aiko à regarder d’où ce dernier avait-il surgi. De la forêt, plus précisément du lac se trouvant à proximité.    

« Elle… Elle… Ca…La lu-m-m-..mière ! Cette f-f-f…orme et la b-b..rume… non… »

Il bégayait, rendant la compréhension difficile. De plus, l’homme avait attirait quelques curieux venus s’attrouper autour du paniquer venu se mettre à genoux, épuisé du sprint qu’il avait accompli. Les plus courageux essayaient de le soulever par les bras. Sans succès. D’autres de lui arracher les mots de la bouche. Ce fut pire. Il devait avoir dans la trentaine et pourtant arborer au sommet de son crâne chevelu des mèches blanches qui soutenait sa peau pâle.

Finalement, un commerçant aux bras imposants redressa l’affoler, le secouant par les épaules dans l’espoir de lui remettre les idées en place. Mais ce geste se transforma en scène d’horreur à la vision des pupilles blanches que possédaient l’ « Hurleur », ce qui déclencha une vague de stupeur mêlée à du dégoût dans la foule.  Aiko resta bouche-bée. Elle n’avait jamais vu ça avant. On aurait dit l’incarnation de l’effroi. La dragonne, fascinée, se fraya un chemin parmi les corps agité pour rejoindre l’individu pour lui injecter une claque sur la joue qui raisonna aux alentours de la ville, stoppant les agitations.

« D’où viens-tu étranger ? » Lâcha-t-elle en plongeant son regard dans les deux grandes billes blanches du paniquer.

Aucune réponse, seulement un geste. Un doigt pointé vers le lac. Il n’en fallait pas plus à Aiko pour quitter la foule pour s’enfoncer aussitôt dans l’étendue verte encore souillée par les cris de l’homme qui venait de s’évanouir.  

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「 Le lac aux larmes 」
Pourquoi avait-elle suivi ce spectre ? Par habitude peut-être. Aiko courait souvent après les fantômes après tout. En effet, après sa mort, elle cherchait désespérément à reprendre vie auprès de ses proches. Mais toutes les tentatives furent veines. Et surtout, elle ne voulait pas passer pour une folle dans tout le royaume céleste. Sa maigre consolation se résumer à savoir que d’autres personnes étaient dans le même cas qu’elle : être une ombre et rien de plus, condamner à vivre éternellement sous le même air que sa famille sans pour autant vivre sous le même toit. Douloureuse situation pour une enfant qui apprit à vivre comme une adulte sans aucun membre familial pour admirer ses efforts.

Pour l’heure, courir dans cette forêt à jouer aux chasseuses de fantômes lui permettait d’oublier cette partie morte en elle. C’était un jeu. Un jeu morbide que refuserait tout enfant. Par ailleurs, qui n’aurait pas frôlé la crise cardiaque en voyant l’homme de tout à l’heure à la limite de folie ? Qu’il était rare les téméraires de nos jours. Toutefois, Aiko n’aimait pas jouer les supers héroïnes dans le but d’illuminer le regard de chaque habitant d’Ariesten. Non. C’était comme un instinct chez elle. Un instinct de protectrice qui l’a poussé à agir de la sorte. Elle détestait qu’une force inconnue perturbe le nid dans lequel elle vivait. De ce fait, elle dégageait sans vergogne son épée prête à attaquer le perturbateur en question.

Malheureusement pour Aiko, son épée n’allait être d’aucune aide. Cœur battant la chamade et haletant  pour reprendre son souffle, la dragonne ne s’attendait pas à se retrouver nez à nez avec une beauté pareille. À la vue de cette ombre dansante au-dessus du lac qu’elle n’avait pas vu arrivée lors de son sprint, son sang ne fit qu’un tour. L’excitation ? La curiosité ? Un mélange des deux serait plus adéquat. Car oui, ce qu’on racontait entre les murs du quartier sonnait comme un hymne à la vérité. La dame du lac existait bien. La mariée plus précisément ! Bien que brume blanchâtre ne lui permit pas de distinguer parfaitement la silhouette, une somptueuse robe se dessiner entre les branches des arbres qui camouflées la jeune fille.

Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas la peur de l’homme de la matinée. Aiko avait toutefois sa petite idée : l’inconnue. Malheureusement, ce qui relever de l’étrange et de l’exceptionnel était souvent pointé du doigt par la majorité des individus. Le  « hurleur » de l’aube n’avait pas cherché à comprendre cette revenante. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Dans quel but ? Était-elle au moins un danger ? Aiko avait vaguement entendu parler d’esprits frappeurs ou poltergeist qui hantent les maisons en cassant le mobilier mai rien de plus. Pour l’heure, elle était près d’un lac noyée dans la pénombre que la brume provoquée. Il était pourtant à peine onze heures.

Sans réfléchir plus longtemps, la dragonne sortie de sa cachette végétale, se pointant face à l’esprit errant. Dix ou quinze mètres devaient les séparer, toutefois, la dame du lac ne remarqua pas sa présence, trop occupée à scrutés les ondes de l’eau armée de sa lanterne dégageant une lumière blanchâtre. Aiko resta silencieuse et immobile comme les nombreuses pierres qui parsemaient l’étendue d’eau. Après quelques minutes à l’observer (ou admirer), elle osa plonger ses chevilles dans l’eau froide dans l’espoir d’attirer l’attention de cette sirène spectrale.


« Ell…elle n’est pas là… »


Sans bouger ses lèvres, le fantôme venait de sortir ses premiers mots que seul l’esprit pouvait entendre. Cependant, les sanglots de la mariée étaient bien réels ainsi que la grimace que la tristesse nous faisait faire lors de profondes peines. S’approchant davantage, Aiko y mettait plus de vigueur dans chaque pas qu’elle faisait. Etait-elle inconsciente ? Peut-être, mais laisser une femme (une mariée en plus !) rongée par le chagrin n’était pas dans ses mœurs.
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「 Le lac aux larmes 」


« Que cherchez-vous ? »

Question au combien basique mais importante aux yeux de la jeune dragonne. Au fur et à mesure que le temps passait, l’eau du lac montait plus haut sur le corps d’Aiko. Bientôt, ses hanches allaient être englouties. Toutefois, ses peurs restèrent au sec même si elle gardait à l’esprit qu’un revenant pouvait être source d’ennui. Ce n’était pas leur place après tout. Plus la jeune fille scruta la mariée immaculée, plus le schéma final se dessiner dans sa tête. Les fantômes n’ayant pas réussi à passer de « l’autre côté » restaient parmi les vivants pour régler leurs comptes. Il ne restait plus qu’à savoir de quel compte s’agissait-il. Ironie du sort, ce fut cette dame blanche qui sortit Aiko de ses pensées en se tournant vers elle, la surplombant dans une marée de brume. Main droite posée sur sa garde, la dragonne sentit le danger arrivé.

« Tu n’es pas désirée aussi. Dégage ! »

D’un revers élégant mais rapide de la main de la brume vivante, Aiko se trouva balayer plus loin dans le lac, brisant le miroir aquatique de son silence. La fillette avait-elle sous-estimé son adversaire ? Elle avait oublié que les spectres pouvaient être de redoutables combattants. En effet, la plupart du temps, ils étaient composés de haine, de peine, de vengeance. Des vives émotions accentuées par le poids de la mort. Aiko l’avait ressenti lors de cette « fameuse nuit ». Cette haine. Elle était si grande, si forte. Si Ying ne l’avait pas ramené entres les vivants, Aiko aurait probablement hanté l’existence de tous ses meurtriers. Exactement de la même manière dont cette mariée hantée ce lac.
Cette pensée lui permettait de rester conscience malgré l’immersion totale de son corps qui coula comme une pierre. Quand soudain…

Une vive lumière.

Elle brisa l’obscurité du lac, et même le corps d’Aiko qui s’obligea à fermer les yeux de peur de devenir aveugle. Dans un dernier geste de survie, elle dégaina l’épée de sa mère, prit appui au fond du lac pour se propulser aussi vite qu’un éclair vers la source de lumière. Ironie du sort, cette dernière prenait sa source de la mariée même. Mais Aiko ne fendit que de l’air.
Elle le savait. Toutes les armes étaient impuissantes face aux esprits. Quel en était l’intérêt de toute manière ? De les tuer une seconde fois ? Aiko lâcha un « tss » mêlé à un sourire comme pour souligner son geste stupide. Stupide : pas tout à fait. Elle était hors de l’eau, lévitant grâce à ses ailes dont les gouttes d'eau s’écouler le long de ces dernières. Puis, à travers ses paupières, la dragonne sentit la lumière disparaître peu à peu. Naturellement, elle les ouvrit.

Alors qu’elle s’attendait à voir la mariée dans une colère noire, elle vit une faille (ou une brèche, appelez ça comme vous voulez) prendre place là où était placé le spectre. Aiko s’approcha et y distingua une série de portraits. Une ville, des fleurs, un homme, puis une femme. Puis, pour finir, les deux ensembles. Heureux. La dragonne reconnue le fantôme de la mariée, à son grand étonnement. Cette faille était un fragment des souvenirs de cette fameuse disparue. Une partie d’elle, de ses émotions, de son histoire.

C’était un tableau qui se dessinait sous ses yeux. Cette femme était à la recherche de son alliance. Malheureusement pour elle, la maladie eut gagné la course en première. Des flashs simples, mais forts en émotion au point de faire briller les yeux de la dragonne qui fut prise de compassion pour cet être disparu prématurément. Cependant, cette « télévision » spectrale reprit la forme de la « Beauté Blanche » qui fixa froidement Aiko de ses grands yeux blancs rappelant ceux du jeune apeuré de la matinée. L’Ombre détourna le regard. Elle savait qu’il n’était pas de bon augure de plonger son regard dans celui d’un mort. En effet, les deux femmes étaient d’un monde différent à présent. Le monde des vivants ne devrait jamais côtoyer celui des morts et vice-versa. C’était dans l’ordre des choses, ce qui faisait l’équilibre, la base même du Ying et du Yang. Si les deux moitiés débordent l’une de l’autre, cela créer un chaos souvent irréversible.

Dans le cas présent, il était dans le devoir d’Aiko de ramener ce spectre dans l’autre monde. Pour rétablir cet équilibre fragilisé.
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「 Le lac aux larmes 」


Difficile de concevoir un esprit errant violent. Qui plus est un spectre avec un visage aussi doux que celui qu’Aiko était en train de combattre. Les deux femmes avaient entamé une danse macabre qui n’avait pas d’autre fonction que celui de tester l’autre. Les fantômes n’étaient pas dénués d’intelligence comme beaucoup peuvent le penser. Ils savent se faire une opinion sur quelqu’un et cette opinion, la dragonne voulait qu’elle lui soit aussi favorable que possible. Pour celui Aiko, passa par de majestueux coups d’épée qui tranche çà et là diverses parties du corps de la brume blanche. Bien qu’inutile, elle voulait en quelque sorte montrer sa force intérieure, sa dignité et sa bravoure envers la défunte. Mais elle voulait aussi gagner du temps. En effet, entre chaque coup, Aiko jeta des regards perdus sur le lac dans l’espoir d’y trouver une bague, mais c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Elle n’y trouva rien si ce n’est de l’eau et encore de l’eau. Elle allait devoir ruser une fois de plus. Pour commencer, la belle fonça immédiatement sur un filet de lumière qui avait traversé les branches des arbres titanesques de la forêt. L’unique lien entre le lac et les cieux. Sur le coup, elle pria pour qu’il n’y ait aucun nuage. Elle y dirigea dans ce rayon, l’épée de sa mère, ce qui déclencha une « lampe de poche » suffisamment puissante pour y pénétrer à l’intérieur du lac. Par chance, la pollution et l’irrespect des hommes n’avaient pas atteint ce lieu paisible. L’eau y était translucide. On y voyait même certains poissons d’eau douce.

« Tu n’es rien. »

Aiko serra les dents à la vue de la brume reprendre forme humaine. Elle se dépêcha de sillonner le lac dans l’espoir de repérer un semblant de lumière qui répondait à son épée. Quand soudain, elle crut apercevoir un rayonnement important, vers le milieu du lac, la dragonne fut de nouveau projetée d’un revers de la main par la revenante. Ce coup-là fut plus douloureux malgré la chute dans l’eau. La puissance du choc lui fit presque atteindre le fond du lac. Sonnée, cette immersion lui fit presque plaisir de par le silence qui s’en dégageait. Seulement l’oxygène qu’elle perdait lui rappelé qu’elle n’était pas morte, encore. Difficile de dire si la dragonne reprenait des forces pour mieux surenchérir la suite des événements ou si, au contraire, elle commençait à perdre espoir.

Un élément lui évoqua la première option. Car oui, dans l’eau le moindre bruit est perceptible à plusieurs mètres comme le bruit des becs des poissons grignotant la roche pour s’y nourrir. Ou encore, celui d’un objet en argent flirtant avec les galets tapissants le fond du lac. Ce dernier avait en effet subi quelques secousses suite au combat, remuant en son sein roches, coquillages, poissons et…autre. En voulant y croire, Aiko senti un frôlement caressant ses doigts. C’était froid, mais la forme lui plaisait. L’alliance, c’était elle.

D’un point de vu extérieur, le fantôme continua se scruter l’étendue d’eau avec sa lanterne. C’était à se demander depuis combien de temps avait-elle entrepris ses recherches. Si derrière cette masse brumeuse, elle ressentait encore les effets du temps. Voyait-elle encore les couleurs qui l’entourer ? Et les odeurs ? Qu’importe. Aiko allait sonner le glas. Tapis dans sa demeure aquatique, la dragonne souleva une partie de masse aqueuse sous la force de ses ailes qui l’a sorti de l’eau une nouvelle fois.

« Je suis comme vous » Avoua Aiko en jetant l’un de ses gants en cuire sous les pieds du spectre pour y dévoiler sa croix au poignet, symbole des ombres. « J’ai ceci pour le rappeler dès que le soleil se lève. Maintenant, vous devez rentrer chez vous. ».

Contrôlée par une hargne mêlée à de la colère, Aiko fondit l’air en quelques secondes, séparant une nouvelle fois le buste du fantôme du reste du corps. Dans son geste d’une fougue rarement exécuté par la dragonne, cette dernière y déposa la bague sur le rocher d’où se tenait la disparue. Et là, le silence. Seulement le vent venant faire danser les gouttes d’eau sur le corps d’Aiko qui faisait dos à la brume instable. Elle rengaina son épée mouillée.

« Pas de pleurs, pas de remerciement. Dites-moi juste votre prénom. »

Pour les pleurs, c’était raté. Un semblant d’échos raisonna dans tout le lac comme des reniflements mêlés à des couinements. Aiko resta silencieuse attendant sa réponse.

«Gabrielle. »

Aiko sourit. Brièvement. Allait-elle au moins se retrouver ? Le voulait-elle ? Peut-être. Elle se demandait à quoi pouvait bien ressembler un esprit qui allait retrouver les siens dans un repos éternel. Dans un geste de départ, la dragonne fut retenue par l’épaule. Par réflexe, Aiko se retourna et y admira un doux visage aussi paisible que le rayon de soleil qui traversa le corps fantomatique de cette dernière. Seule la bague qu’elle avait au majeur contrastait dans l’environnement, car elle semblait bien réelle.

« Merci petite ombre.»

Elle disparut d’un claquement de doigts permettant au soleil d’aveugler Aiko. Par ailleurs, cette dernière resta figeait, presque pétrifié par ce qui venait de se passer.  Elle crut y reconnaître un geste maternel. Un geste que n’importe quelle mère ferait à son enfant. Un baiser sur le front. Puis le vide. Sous la pression et l’émotion qui se relâchèrent peu à peu, Aiko s’effondra à genoux, le regard éteint, comme si de douloureux souvenirs venaient de resurgir.
 
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