Cyborg

Description
Avatar: Gunji - TNC
Pouvoir/Hybridité: Truc qui fait ronron mais pas que les boulons.
Âge: 27 ans
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Date d'inscription : 22/02/2017
Age : 21


 He was built with gold and silver. [Mission solo]

 :: Ville :: Rues & Ruelles

ft. Me

ft. Amebaka

「Faite d'or et d'argent  [Mission Solo]
« Before you start a war, you better know what you’re fighting for ~»

Le temps cache souvent des démons que la peur nous empêche de voir. L’angoisse est comme un étau qui se referme, elle nous fait peur et masque nos pires craintes, tapies au plus profond du regard humain, au regard même d’un être doté d’une conscience. Ce sera ces démons qui causeront les plus grandes pertes.

Un crissement, un vieux rouage qui hurlait sa douleur, il lança un regard sceptique à son bras dénudé, le plia. Le métal résista, poussa un râle rageur réticent à se faire maltraiter de la sorte. Les orbes bleutés se posèrent sur l’articulation qui semblait définitivement motivée à ne pas se laisser faire. Entre les chaque composants il aperçut le métal rongé, dévoré par la rouille qui s’étendait. Hermétique, mon cul. Un grognement lui échappa, alors qu’il était confortablement posé sur son fauteuil, alangui avec la grâce d’un félin. Il allait falloir à un moment qu’il se détache de son attachement factice à ce cocon, de son minuscule appartement il apercevait au milieu du petit cadrant qui lui servait de fenêtre, le ciel, celui-ci se dessinait dans un nuancé de gris. Il faisait sombre, alors que la brise soufflait un dernier air entre les branchages. Un vague soupir s’éleva d’entre ses lèvres, puis son regard se reporta sur son bras mécanique. Lentement, il déplia ses doigts, à nouveau, un grincement se fit entendre. Visiblement, la révision était à prévoir. Le vent souffla une bourrasque qui se répercuta sur les vitres qui prisent d’un tremblement émirent un bruit aigüe dans l’appartement. L’envie de sortir n’était plus vraiment à l’heure du jour, mais entendre son bras grincer ne faisait pas non plus parti de ses projets, et les nerfs se risquaient de monter très vite. Décidé, le félin se saisit de sa veste et la posa sur ses épaules, torse-poil comme à sa grande habitude.

Un frisson de mal-être traversa sa colonne et soudain, il se sentit comme oppressé, il rejeta à nouveau son regard vers l’extérieur. Le vent s’était arrêté, et la pression de l’air s’était soudainement alourdie comme étouffante. Le blond plissa les yeux, rétrécissant ses deux orbes bleutés. Un mauvais pressentiment ne semblait pas vouloir relâcher la pression de sa poitrine. Nerveusement, il posa sa main sur sa prothèse puis serra la prise, tendu, ses jointures devinrent rapidement blanches. Comme un instinct, quelque chose semblait lui crier qu’il ne fallait pas qu’il sorte. Mais il éjecta cette pensée d’un geste évasif de la main, c’était stupide de se méfier. Amerawdwr finit tout de même par ouvrir son placard à la recherche de sa peau de latex. Ecartant d’un coup de pied le bordel qui s’y trouvait, il trouva enfin ce qu’il cherchait puis l’enfila comme il l’aurait fait avec un gant, puis son regard se fit attirer par un objet luisant posé sur une boîte à chaussures. Loin d’être pressé, le blond s’attarda un moment sur sa paire de griffes en acier. Elles semblaient lui faire de l’œil, déformant son visage dans leur reflet, puis comme une envie irrésistible, le félin s’accroupit puis comme un vieux souvenir nostalgique, il en porta une à sa main, refermant son poing sur le manche. Immaculées maintenant, il ne pouvait oublier le sang qui les avait couvertes un jour. Hypnotiques. Il porta son doigt sur l’objet. Douleur. Une perle écarlate roula le long de son poignet puis s’écrasa sur le parquet en un ploc sonore. Cauchemar. Les cris battaient dans son crâne comme une punition éternelle, jamais il ne pourrait réellement se détacher de ses carnages, de ses danses sanglantes. Amerawdwr ferma les yeux, comme pour échapper à ses démons, puis reposa son arme sur sa jumelle et se leva en fermant le placard, prêt à sortir.

D’un geste assuré, le blond posa sa main sur la poignée de porte, rongé par un mal-être permanent qui ne semblait vouloir déserter sa poitrine lourde. Aux aguets, comme un animal à l’affût du moindre danger, il actionna finalement le verrou de sa porte, mais le bruit étouffé qui lui parvint jusqu’aux oreilles l’arrêta dans sa lancée. Le félin se retourna et posa son regard sur les deux battants clos qui protégeaient fidèlement son placard. Laissant la porte ouverte, il se dirigea vers son placard, l’entrebâilla puis aperçut sur le sol, sa griffe qui semblait presque supplier. Ce n’était que se rassurer, il ne les utiliserait pas. Il porta les deux lames tranchantes à sa ceinture, et comme deux mains métalliques, elles pendaient sur ses hanches. La sensation gênante ne semblait pas vouloir le quitter.

« Putain, j’suis con à stresser pour rien. »

Amerawdwr se passa une main entre ses mèches dorées. Visiblement plus rassuré, il passa enfin le pas de la porte qui se referma sur son dos dans un grincement sinistre.


Le pied posé à l’extérieur, le monde semblait figé dans un monde de glace. Mort. C’était ça, rien, tout semblait mort. Aucun oiseau ne piaillait, aucun chat ne furetait. Il était seul, seul en plein milieu d’après-midi, à supporter ce temps pesant. Les nuages formaient une coupole d’un dégradé de gris inquiétant. Le vent qui pouvait encore faire vivre ce monde, il s’était tu, laissant l’animal dans un silence lourd et une ambiance digne d’un enterrement. La tension montait, il ne laissait rien paraître mais sa poitrine battait un rythme soutenu et sonore.

«  C’est que c’est joyeux tout ça… »

La réflexion ne fit qu’écho à un vide sinistre, il avait hâte d’en finir avec cette prothèse, elles lui emmerdaient bien la vie. D’un pas de velours, il se mit à déambuler, nonchalant, presque indifférent.
Pas à pas, tel un funambule, il dansait seul sur son fil au milieu d’un désert glacial. Plic… Ploc… La nature reprenait soudainement ses droits, et en levant le museau vers les astres ombrés, des perles d’eau se repoussèrent, les unes contre les autres, se balançaient sur la pointe des pieds avant de venir s’écraser avec grâce sur le sol, l’assombrissant sous leurs coups à répétition. Certaines vinrent même créer des larmes factices sur le visage du blond. Elles s’écoulèrent le long de son menton, dessinant sensuellement chaque coin de son visage, se mêlant à ses mèches d’or. Seule lumière au milieu d’un décor apocalyptique. Baissant la tête, le félin rabattit sa capuche d’un geste vif, puis reprit son chemin.

« J’ai vraiment la poisse putain… »

Les quelques gouttes se firent bientôt écraser par une pluie torrentielle qui libéra sa rage, battante, elle ne semblait faire aucun cadeau à l’unique passant assez fou pour se laisser entraîner dans la valse d’une averse. Et pourtant, le blond donnait cette impression de faire totalement abstraction de son environnement, juste animé par son unique but d’arrêter de faire grincer ce bras qui crier son agonie à chaque moment.

Et en peu de temps qu’il ne fallait en dire, Amerawdwr vit sa route se faire barrer. L’impatience s’imprima à l’intérieur de ses prunelles bleues, un véritable incendie commençait à s’y déclarer. Il pencha la tête pour voir ce qu’il se passait. Personne ? Un tractopelle ? Le con, il avait complètement oublié, mais la rue principale qu’il avait l’habitude d’emprunter était inutilisable. Ils voulaient refaire l’allée. L’envie pressante de passer par-dessus les barrières lui vint à l’esprit. Avec cette pluie, personne n’entraverait sa route, il amorça alors son geste. Un panneau. Il s’arrêta puis repensa longuement aux conversations qu’il avait pu avoir avec Ariël, et ne passa jamais par ce chemin. En bonne personne civilisée, il fit demi-tour. Son sens de l’orientation le conduisit droit vers les ruelles parallèles qui habituellement l’amenaient à son job. Peut-être s’arrêterait-il en attendant que la pluie cesse enfin. Enfin, il entama sa route sur les pavés défoncés par le temps. La route n’était pas très agréable à emprunter habituellement, mais avec un temps pareil, c’était encore pire. Le blond regarda droit devant lui, une crainte profonde lui criait de faire demi-tour. Il la fit taire en reprenant son chemin. Plus il avançait, plus il avait l’impression de se faire enfermer dans un étau sombre. Les ténèbres lui bouffaient presque dans la main à ce rythme, appuyant encore plus cette sensation de solitude. Et perdu dans ses réflexions, le félin ne s’était même pas rendu compte qu’il avait arrêté déambuler. Quelque chose de puissant sembla presque le frapper. Comme une impression de danger imminent, il releva la tête vers une enseigne. Le titre était illisible, impossible d’en connaître le nom, il s’agissait juste de quelques courbes entremêlées les unes aux autres. Mais ce qui ne le laissa pas indifférent, c’était qu’il connaissait ces rues pour y passer tous ses soirs, et il était certain que cette boutique n’existait pas avant.  

Vêtu de noir, un homme sortait précipitamment de ce magasin mystérieux et heurta le torse du blond. La détresse se lit sur ses traits, la panique même. Il semblait dévasté. Le garçon voulu s’excuser précipitamment. Une peur insolite passa dans les prunelles.

« Pardon monsieur ! Je suis désolé ! »

Il était pressé, peu de doutes sur ça. Un grognement de mauvaise humeur gronda dans la gorge du félin. Ce type ne puait pas la peur, il puait la mauvaise intention et l’hypocrisie. Amerawdwr posa sa main sur son épaule puis l’éjecta plus loin contre un mur dans un craquement écœurant. Une brume épaisse entoura l’homme qui s’était relevé, faisant craquer sa nuque sous ses doigts. Un regard glacial croisa le sien, capuche relevée, il put observer cet être lui faire face. Le félin se mit sur la défensive, prêt à bondir à tout moment.  L’inconnu élève la voix, non sans une once de contrariété dissimulée sous un ton jovial.

« C’est comme ça qu’on se fait accueillir ici ? C’est pas très gentil tout ça~ »

Dans ce genre de moment, Amerawdwr aurait riposté avec le même sarcasme, mais ce n’était pas prévu pour cette occasion.
Un geste, un clignement, et le blond était prêt à la charge. Durant l’échange mouvementé, les deux protagonistes venaient de perdre leurs capuches respectives. L’un toise dangereusement tandis que l’autre tente d’exercer son autorité. Lentement, en décrivant un cercle la tension monte, sauvage et dangereuse. Un soupir s’échappa des lèvres de son vis-à-vis, il posa sa main devant son visage qui s’assombrit. Les cheveux bruns se matérialisèrent en une crinière noire fauve, en même temps que le la tâche noire qui se répandait telle une traînée de poudre sur son corps, d’un visage il ne restait plus qu’une gueule béante aux crocs d’or. La masse informe gonfla, doublant de volume, dépassant de bien deux mètres le géant blond. Faisant preuve d’un sang-froid remarquable, le félin analysa la situation sans paniquer. Il avait deux choix, fuir – ce qui évidemment serait complexe – Ou bien se battre.

« Tu feras parti de ma belle collection toi aussi ! Ajouta le monstre d’une voix criarde et sifflante. »

Il opta pour la deuxième option. Le félin observa autour de lui de rapides coups d’œil, analysant le terrain et y mettre tout à son avantage. Puis il glissa ses deux mains entre ses griffes de métal et les dégaina, loin de se laisser impressionner. Le blond se tassa sur lui-même, les jambes fléchies, les mains de part et d’autre de son visage.

« Tu peux te foutre ta collection dans le cul, cracha l’animal furieusement. »

En temps normal, cette situation n’aurait pas dû lui serrer la poitrine au point de lui donner l’impression d’étouffer. Ils se jaugèrent un moment l’un contre l’autre. Amerawdwr le sentait, ce monstre était dangereux – il aurait vraiment mieux fallu pour lui qu’il reste cloîtrer au fond de son appartement aujourd’hui. La pluie déversait ses gerbes d’eau, comme un compte gouttes, elle annonçait le départ tel un décompte et enfin, ils s’élancèrent. Le premier coup partit, s’enfonça dans le pelage monstrueux du terrien, tapant dans sa mâchoire, les griffes arrachèrent la chaire, envoyant un amas de sang se joindre aux flaques présentes sur le sol, s’attirant un grognement d’agonie.  Un sourire orgueilleux étira les lèvres du blond. Ce serait probablement plus facile que prévu. Pendant son saut, il allait tournoyer sur lui-même pour écraser le crâne de la chose d’un coup de pied, mais pris de court, il se fit envoyer valser droit contre un mur par une masse d’une puissance bien au-delà de la norme. Le mur réceptionna douloureusement le blond. La chose déroula son bras contre la vitrine, explosant les vitres dans un fracas. Le temps qu’il se relève, une jeune femme blonde s’éleva d’entre les débris. Son regard semblait vide d’expression, et au-dessus de son crâne se plantait un ongle affuté. Le blond releva le regard et voyant la main du monstre jouer de son ongle dans la tête de la jeune femme.  Il serra ses poings, rageur, un rugissement bestial lui échappa alors que son visage s’allongeait laissant apparaitre un museau félin, son dos se courba, la colonne vertébrale semblait étirer la peau de son dos, puis un manteau de fourrure dévora son corps pour ne laisser qu’un immense félin.  Il feula.

La  voix reprit de plus belle.

« Cours. Grinçante et sinistre. »

Le félin se tassa sur lui-même, la pression, la dominance du monstre l’écrasant presque sur le sol de sa puissance. La patte de métal ripa sur le sol et l’animal perdit un moment son équilibre. Leurs regards se croisèrent, aucun n’était prêt à se plier à l’autre.  Mais le blond finit par dévier son regard sur le côté en apercevant un mouvement. Elle bougeait, impossible, la jeune femme aurait dû être morte. Puis à nouveau, le terrien reprit.

« Abruti, tu aurais dû m’écouter. »

Un rire mauvais vibra dans la ruelle, répercuté en un écho glaçant. La jeune femme se pencha soudainement en avant, les bras ballants, comme pliée en deux, puis l’une de ses mains se rejeta en arrière, comme un corps qui se défragmente, le coude se plia à l’envers. Le bassin se déboîta, la tête se releva et enfin elle fit un tour complet. Plus rien ne semblait être à sa place. Le félin recula de quelques pas, soudainement inquiet de la tournure des évènements, ce n’était pas possible pour un être humain de faire ça. Ses orbes bleutés furent soudainement attirés par des fils lumineux encrés dans la peau de la blonde. Il ne mit pas longtemps à réaliser qu’en fait elle n’était un pion contrôlé par la main du terrien. Celui adressa à l’animal un rictus glacial puis releva d’un grand mouvement son avant-bras. Un tremblement agita le pantin de la tête aux pieds, puis enfin elle s’agita et à une vitesse fulgurante, elle fonça sur Amerawdwr. Celui-ci peina à esquiver le coup, et le corps s’écrasa contre le mur dans un craquement écœurant. Le corps s’effondra lourdement sur le sol.  Le félin s’approche de la masse pour la renifler, elle avait été humaine fut un temps, car elle empestait la putréfaction.

Le corps se releva subitement, brisé, en un geste de son maître, elle redevint droite comme un I, et à nouveau elle fonça sur lui. Les deux bras tranchèrent le vide raflant le pelage de l’animal qui esquivait tant bien que mal les assauts. La main droite rafla son pelage, et une entaille se forma juste au-dessus de son œil. Le sang qui gicla l’aveugla quelques secondes, et une main gigantesque l’envoya valser entre les débris de verre. Deux contre un, le combat s’annonçait serré. Titubant, le félin se releva, il se mit à courir autour du marionnettiste. Une solution, vite, il prit appui contre un mur puis sauta en plantant ses griffes tranchantes dans le dos du terrien et le laboura de ses griffes arrière, ajoutant à ce carnage des morsures profondes. Un nouveau mouvement brutal et le félin fut propulsé encore une fois dans l’air, il se rattrapa sur le sol en une glissade humide. À nouveau il s’élança vers le terrien, le combat s’éternisa, épuisant l’animal qui portait des coups qui semblaient presque inefficaces contre ce colosse de la Terre. Le sang gicla, une danse sauvage se mêla à la pluie, créant un tourbillon tumultueux de trois silhouettes.

Puis voyant l’ouverture se faire, Amerawdwr allait se lancer afin de porter un coup fatal, mais sa patte mécanique se figea, incapable de prendre de l’élan et pris par surprise, le félin s’écrasa sur le sol. Il jeta un regard paniqué à sa patte souillée par le sang. La rouille venait de l’achever.

Une vive douleur transperça soudainement le regard sauvage du léopard, un hoquet s’échappa d’entre ses lèvres. Puis il porta son regard plus bas. Son abdomen transpercé par le bras du pantin, il voyait le sang s’étendre sous sa carcasse. Ses yeux se révulsèrent et toute trace de l’animal disparu. Le blond toussa, du sang s’écoulant le long de ses lèvres. Le bras s’arqua, se rétractant, de fines épines recourbées faisant leur apparition. Puis elle retira son bras d’un mouvement vif, retirant au félin un cri de douleur, étranglé par le sang dans sa gorge. Mourir ? Maintenant ?

Ses paupières lui semblaient soudainement très lourdes, il peinait à soutenir ce regard mauvais qui s’approchait de lui. Le léopard sentit qu’on se saisissait de ses mèches blondes, et son visage se heurta brutalement au mur en béton juste en face, la gueule en sang, lorsqu’on le relâcha, il s’effondra sur le sol. La conscience peinait à se maintenir. La vision réduite, il put voir le monstrueux terrien reprendre une forme humaine. À nouveau, ses mèches blondes furent tirées, relevant sa tête face au marionnettiste. Il ricana dangereusement.

« Je t’avais pourtant dit de courir. J’aurais peut-être abrégé tes souffrances plutôt.  Mais tu vois petit chat~ »

Il plongea sa main dans l’abdomen béant, retirant au félin un hurlement proche de l’agonie.

« Maintenant j’ai envie de jouer… Et pièce par pièce… »

Ce n’était plus que quelques murmures qu’il peinait à réellement discerner, ce connard allait essayer de le maintenir conscient jusqu’à la fin.

« Et je vais commencer par ça d’ailleurs~ »

Son regard s’attarda sur la prothèse mécanique avant de la lui arracher d’un coup sec. Les nerfs se déconnectèrent trop vivement, encore une fois il hurla. C’était vraiment ainsi qu’était vouée sa vie ? Encore et encore, être un pantin, se faire massacrer… La liberté lui serait volée quoiqu’il arrive ? Ses orbes bleus s’embuèrent. Il pencha la tête prêt à rendre les armes, après ce serait la délivrance, non ? Sauf si cette petite pute de Ying se décidait lui aussi à lui pourrir la vie d’un tatouage éternel. Le félin se prit un coup de pied dans la poitrine l’envoyant valser plus loin contre un mur. Il se redressa sur un bras difficilement, vomissant du sang acide sur le sol, la brûlure provoquée lui fit monter les larmes aux yeux. Tant pis, il se montrerait digne jusqu’à la fin. Ce même pied se posa sur le haut de son crâne avant de donner un nouveau coup, son heurtant le bitume de plein fouet.

« Je vais de désosser lentement mon chaton. Tu supplieras pour qu’on t’achève. »

Fin…
Ce mot se marqua en gras devant ses yeux. Il s’effondra, puis sentit quelque chose de frais du bout de ses doigts. Tranchantes, il les connaissait. Il prit ses griffes d’une main et les planta dans la gorge de l’ennemi. Béat, il garda les yeux grands ouverts. Puis d’un geste furieux, Amerawdwr trancha le crâne du terrien qui tomba raide à ses côtés. Leurs sangs se mêlèrent. Le félin se traîna difficilement contre un mur, attrapant sa veste en lambeaux pour dissimuler un peu son intimité, il s’adossa, avant que son regard ne se porte vers le ciel. La pluie cessa. Son regard s’assombrit et il se fit happer dans les limbes annonciateurs de la faucheuse.

 
He was built with gold and silver. [Mission solo]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ton destin t'appartiens (Mission Solo Rang C)
» [Mission Solo] A, A, A, Anarchie !
» Mission Solo
» Forêt magique de mon c.... Ah bonjour gente dame [mission solo] o:)
» Moi fou ? Mais c'est vous êtes qui êtes folle ! •• Mission solo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ariesten :: Ville :: Rues & Ruelles-
Sauter vers: