Terrien

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Petite chose fluette, tu pourrais encore être emportée par le vent malicieux emportant avec lui des senteurs nouvelles. La vapeur parfumée mais inconnue émanant de la casserole du marchand ambulant que tu croises alors que tu files à l’instar d’une étoile dans le ciel au travers de la foule des ruelles. Ta vie n’est plus la même, enfin tu crois. Tu oublies bien plus vite que tu ne l’aurais imaginé le goût des racines dont tu t’es nourris dans la forêt. Tu oublies ce goût de terre granuleuse, d’herbe et d’écorce fraîche mêlée à l’acidité de ta bile après avoir rendu tout ce que tu t’étais efforcé d’avaler. Tout s’efface, tant mieux, pour ne plus te laisser que le goût du repas pris ce soir. Du riz fumant, une tranche de pain chaud et odorant, quelques rondelles de carotte et un morceau de fromage.

Il y a bien quelques semaines qu’il t’a trouvé et tu ne te trouves plus aussi misérable. Le creux de tes joues se comble un peu plus chaque jour. Sac d’os, tu reprends peu à peu forme humaine. Pour peu, avec ton regard de canaille, ton sourire mutin et tes cheveux bruns ébouriffés n’importe qui pourrait te prendre pour un enfant tout ce qui y a de plus ordinaire.

Un gamin ordinaire errerait-il la nuit cela dit ? Lui travaille, tu le sais. A la nuit tombée, il te quitte pour ne revenir qu’au matin. Et dieu que c’est long de l’attendre. Toi, habitué des grands espaces, tu te complaisais à regarder le mouvement des étoiles lorsque la nuit déposait son voile sur les cieux. Alors, toi, tu te contenterais de fixer le plafond sans chercher ton reste ?

Bien sûr que non. Tu as tant de chose à voir dans ce monde qui vit sans toi. Tant de choses à apprendre, tant de choses à découvrir. Chaque soir, tu t’extirpes de ton lit dans le plus grand des silences puis arpentes les rues encore animées de la ville. Petit à petit, tu étends ton périmètre de découverte. Tu grignotes doucement les limites que tu t’étais imposé, d’abord parce que tu avais peur de te perdre et de ne plus retrouver le chemin de ton nouveau chez-toi et ensuite parce que tu avais simplement peur de faire une mauvaise rencontre. Sans être une flèche, tu restais un tant soit peu alerte, la faute vraisemblablement à ton défunt père qui s’était évertué de son vivant à te rabattre les oreilles quant venait sur le tapis le sujet de ta propre sécurité.

Ces temps-là sont révolus, peut-être tristement pour toi ou bien ton esprit enfantin t’évite la tourmente de te remémorer toute cette vie vécue en-dessous.  Ces temps sont révolus et tu ne t’intéresses plus qu’à la beauté du parc dans lequel tu as atterris. Tu y vois de drôles de fleurs, bien moins menaçantes que celle constellant les champs de la Terre. Celles-là n’ont pas pour armure une tige parsemées d’épines si grosses qu’elles en faisaient pâlir plus d’un tant et si bien que les timides épines sur les fleurs en boutons du parc -des roses mais tu l’ignores- te paraissaient bien ridicules et certainement indolores.

Par la suite, c’est un insecte qui pique ton attention. Une énorme bête volante dont le battement des ailes produisait un bruit strident et tout à fait étonnant. Sans rien n’écouter d’autre que ta curiosité maladive fraîche d’enfant, tu t’élances comme un fou s’élance à la mer. Tu tends tes maigres bras vers le ciel, dans l’espoir vain de pouvoir attraper cette drôle de bête. Mais tes bras ne rencontrent que la dureté des hanches d’un malheureux croisant ta route et que tu percutes de plein fouet. Lui n’a dû ressentir qu’une brève et superficielle secousse, mais pour toi fourmis, ce choc te fait l’effet d’une puissante claque. Tu tombes, roules, boules, t’égratignes les genoux et gît sur le sol l’espace d’un instant. Quelques étoiles flottent devant tes yeux alors que tu te relèves d’un bond, comme si la foudre t’avait frappée, de nouveau prêt à repartir à la chasse aux insectes.

Mais avant tout, tu t’époussette légèrement, par respect pour ces nouveaux vêtements gracieusement offerts par ton nouvel ami et sans vraiment t’en rendre compte, tu étales le sang s’écoulant de tes genoux de façon tout à fait gauche. Il n’y avait plus de cailloux sur tes genoux et ça te suffisait amplement. Enfin, avant de reprendre ton chemin, tu lances une œillade au géant que tu viens de percuter. Tu pinces tes lèvres roses, te tortilles sur place tel un asticot et papillonne des yeux alors que tu t’efforces de balbutier un mot d’excuses. J’ai pas fait exprès ! tu t’exclames tout d’abord avant de poursuivre, je t’ai pas fait mal, monsieur ? Tu fronce ton petit nez rougit par la fraîcheur de la nuit. Pardon monsieur puis ben… Salut !

Hors de question de laisser filer l’insecte. Après tout, ce n’était pas ta rencontre subite avec un grand homme qui allait t’empêcher d’assouvir ton envie d’attraper cette satanée bestiole volante.

tag: #jesuisunboulet
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Feat Yul
La lumière du soleil tombant vient doucement brûler mes rétines derrière leur léger voile de peau. Maugréant, je râle pendant de longues minutes avant de me redresser légèrement, accoudé dans l'immense lit aux draps emplit de formes. Trônant au milieu de plusieurs silhouettes plus ou moins découvertes, je souris vaguement puis me redresse dans la plus grande des nudités. Déposant le pied au sol dans un bruit sourd mais léger, je me redresse et traverse la grande chambre jusqu'à la salle de bain. Devant la grande glace, je me penche et m'observe avec une pointe d'inspection. Étirant ma peau, la poussant, la bougeant dans tant de sens pour y trouver un défaut que je ne perçois pas.
Soupirant d'aise, je laisse un sourire s'immiscer sur mes lèvres. Pourquoi ai-je tant attendu pour séduire.. ? Tel un vampire se retenant de boire, j'ai finalement craqué pour mon plus grand plaisir. Mordant ma lèvre, je passe doucement mes doigts sur un suçon apparent et le laisse disparaît au creux de ma paume, rendant ma peau de nouveau sans imperfection. Filant vers le dressing, je laisse mes pas alourdi par ma taille bercer le réveil de mes partenaires d'un soir et m'habille vaguement d'un boxer et d'un débardeur. J'entends leurs corps commencer à bouger et à s'affairer dans le but de rassembler puis de s'habiller de leurs vêtements. Le tout dans une ambiance plutôt sereine, voir presque encore langoureuse. Sortant dudit-dressing, je m'épaule à l'encadrement de la porte et couve des yeux ceux qui ont égayé ma journée. Léchant légèrement les babines, je les salue d'une voix grave et suave tandis qu'ils se lèvent un à un pour venir me dire au revoir et partir. Leur déposant un baiser bref mais agréable sur les lèvres, je leur fais la douce promesse de les revoir dans le creux de l'oreille sans pour autant y croire. Dans le fond, eux aussi le savent mais l'espoir et le désir les font s'accrocher à cette phrase illusoire. Créant ainsi les émotions pour lesquels j'ai été moi-même créé. Une flamme apaisée dans les yeux, je raccompagne le et la dernière, une main sur chaque arrière et les met gentiment à la porte avant de finalement passer à la douche.

Une trentaine de minutes plus tard, je suis désormais dehors. Habillé, parfumé par mon odeur naturellement enivrante, je parcours les rues sans réel but. Marchant juste dans la lueur du déclin solaire tandis que la lune commence à se montrer. Je laisse les astres continuer leur danse tandis que j'entame la mienne parmi les voies se vidant peu à peu de leur animation. Venant même à finir par m'arrêter au beau milieu de la rue, les regards tournés vers moi. Jaloux, envieux parfois colériques. Je ne laisse parfois indifférent et cela me plait, plus encore, cela me revigore. Je sens une légère épice courir mon épiderme tandis que leurs volonté s'effrite face à ce qu'ils ne pourront jamais atteindre. Et puis.. Un choc. Tout petit, au niveau de ma jambe, entamant légèrement ma hanche. Pas assez fort pour me faire ciller mais pas assez faible pour l'ignorer. Quelques bruits de chute et de gravier m'obligent alors à me détourner tandis que mon regard se dépose sur ce qui semble être un enfant au sol. Gardant un visage impassible à la limite du froid, je dévisage ce petit intrus de la même manière que l'on observerait un cafard. Pourtant, au fond de moi s'agite déjà une réflexion analysant les blessures possibles de la petite chose. Alors que le gamin commence à se frotter puis à commencer à parler, quelque chose m'interpelle. Quelque chose dans cet enfant semble au premier point m'ulcèrer avant de ne se transformer qu'en une petite méfiance passive. Fronçant légèrement les sourcils, je dévisage ce qui semble être un Terriens avant de réfléchir à sa situation. Jamais des parents Terriens ne laisseraient leur enfant vagabonder et risquer sa vie, peu importe l'heure. Serrant la mâchoire, je râle sur la possibilité qu'il puisse être seul ou qu'on ai pu l'abandonner. Une autre sensation m'alerte rapidement. Non loin dans la ruelle, je ressens une présence plus douce et plus rassurante. Quelque chose de divin sans l'être, quelque chose.. Comme moi. Ne réfléchissant pas plus, je m'accroupis devant l'enfant et lui sourit amicalement.

"Ne t'en fais pas, je n'ai rien. Toi par contre.. Laisse moi jeter un coup d'oeil, tu veux bien ?"

Ne lui laissant pas vraiment leur choix, je le rapproche de moi et le place sur un de mes genoux repliés, suffisamment épais pour le laisser s'asseoir sans tomber bêtement. Pourtant, par simple réflexe, je l'encadre de mon bras pour lui servir de dossier. Mais aussi et surtout pour une autre raison.
Sentant la présence du Gardien s'approcher de nous, j'affiche une mine que je veux plus sereine et me concentre sur l'aura que je dégage. Tentant d'englober le gamin près de moi dans le but de masquer sa corruption aux yeux de mon comparse, je n'adresse aucun regard au passant. Si nous pouvons nous sentir, il n'est pas nécessaire pour nous de nous saluer. Cela ne serait qu éveiller les soupçons. Espérant simplement qu'il ne s'agisse pas d'un envoyé de la Balance, je le laisse nous dépasser avant de me détendre légèrement et de regarder le gamin. Relevant légèrement le pantalon de celui-ci, je dénude ses genoux puis sourit.

"Tu t'es pas mal éraflé quand même. Mais tu continues à tenir debout, tu es plutôt résistant dis moi."

Lui adressant un clin d'oeil complice, j'observe sa dégaine entière avant de déposer ses yeux sur ses joues creusées sans trop l'être. Une petite moue au visage, je reprend la parole, toujours d'une voix apaisante.

"Je m'appelle Saeyn, et toi ? Dis moi, tu as mangé ce soir ? Je ne sais pas après qui ou quoi tu courais mais je pense que je viens de te le faire perdre de vue. Tu me pardonnes ?"

Toujours en lui souriant gentiment, j'observe discrètement autour de nous, n'ayant pas spécialement envie de laisser un Terriens sans surveillance. Tristement, s'il ne représente pas une menace pour Ariesten, Ariesten est une menace pour lui. Beaucoup de Gardiens semblent avoir oublié notre véritable but ici et ne seraient pas contre un peu de zèle face à un Terrien, qu'il soit adulte ou enfant..

© FRIMELDA

Terrien

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Faible amas d’os, tu te plies à la volonté du géant et chois sur ses genoux comme une feuille tombe à terre. Tu te sens ridiculement petit à être là, à reposer au creux de ses bras. Tu ouvres de grand yeux couleur d’amande et t’attarde sur chacun des détails de son visage sans que rien d’autre ne t’interrompe dans ta contemplation. Il y a quelque chose chez lui, une atmosphère, une aura à la fois sucrée et corsée, douce et entêtante... Pourtant parfaitement subtile. Tu lui trouves cette fine flagrance de celui contre qui l’on s’est lové et qui t’a rappelé ton foyer. Tu te souviens de l’étrange douceur dissimulée dans le parfum de ton père et de la force que dégageait parfois ta mère.

Toi gamin, tu ne sens encore rien d’autre que l’enfant et ne comprend rien des subtilités d’un être sexué ce qui ne t’empêche pas cela dit de trouver à cet homme un charisme tout à fait certain. Ton vocabulaire limité ne te permet pas de penser aussi loin, mais si tu connaissais le terme tu le définirais vraisemblablement ainsi : divin.

Un ange passe, assez pour que tu l’observes, assez pour qu’il t’englobe de son aura et dissimule ton essence. Tu trouves même le temps de t’apercevoir que de sa hauteur, tes pieds ne touchent pas même le sol. Un, deux, une, deux, il les balance. Une, deux, une, deux, un sourit naît malicieusement sur les lèvres arquées de la canaille.

La sensation de son pantalon glissant sur sa peau éraflée l’interrompt dans son jeu cela dit rapidement. Quelques picotements se réveillent au passage de la matière contre sa peau, si légers que l’enfant ne cille pas. C’est rien ça, ça fait pas mal !  Le gosse hausse les épaules puis appuie un peu sur ses plaies avant de malaxer le peu de sang récolté entre son pouce et son index. De toute façon, j’pleure jamais. Les garçons ça pleure pas !  Il affirme avec véhémence et le regard assuré. D’un bond, il saute sur le sol puis abaisse son pantalon avant de jeter un regard à la dérobée à l’attention de l’homme. Saeyn…  Il marmonne en saisissant son menton entre ses doigts avant de rendre son verdict. C’est joli, j’aime bien ! Moi c’est Yul, ça veut dire « au delà de l’horizon » ! C’est mon papa qui l’a choisi parce que son papa à lui il s’appelait comme ça aussi.  Maladroitement, il frotte de la paume de sa main son œil puis son nez avant d’humecter ses lèvres rosées. Ben oui j’ai mangé !  pour lui, cela paraissait évident. J’ai même mangé les trucs orange et longs. Y m’a dit qu’c’était des crarottes ou quelque chose comme ça… J’ai bien aimé !  Enfin, le gamin hausse ses épaules et frappe les flancs de ses cuisses à l’unisson quand vient la question de ce qu’il chassait. Je sais pas, c’était une grosse bête qui volait et qui faisait du bruit. C’pas grave tu sais monsieur, j’en verrais peut-être un autre un autre soir ! J’t’en veux pas !  Il s’arme d’un sourire mutin et frais d’enfant avant de tapoter faiblement la tête de son interlocuteur.

Il s’écarte ensuite pour jeter un regard circulaire autour d’eux et s’apercevoir qu’il n’y avait personne à l’horizon. A vrai dire, il ne savait pas depuis combien de temps il arpentait les rues et ce parc en solitaire. Cela dit, le gosse ne se trouve décidément pas prêt à rentrer chez lui, tant et si bien qu’il renchérit énergiquement. Eh, tu viens souvent ici monsieur ? Moi c’est la première fois ! C’est joli hein ! Dis, pourquoi t’es là tout seul ?

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