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Every moment matters. [Asha]
Invité
Mer 7 Juin - 17:32

Tu avais pas mal papillonné, dernièrement. Les patients allaient et venaient et tu avais eu vent de quelques histoires avec des terriens. Visiblement. Tu n’y croyais guère trop, refusant de juger ces personnes comme mauvaises. Toi-même, avec ton physique, on te prenait pour un de ces êtres venus d’en-bas. Tu en riais bien souvent, rassurant tes patients les plus anxieux sur tes origines. Tu n’étais qu’un simple humain, qui avait forcé sur son don. Et pas pour le plaisir. Tu soupirais, mettant ces pensées déplaisantes dans un coin de ton crâne, continuant de ranger ta tente. Tu avais remis ton jardin sur pied, les caprices du temps ne l’épargnant point. Que tu avais peiné, à faire que les rares plantes qui avaient survécus, continuent de vivre. C’était les aléas de la vie. Tu avais accueilli une colocataire, une drôle de demoiselle, qui semblait être une chasseuse et surtout un estomac muni de pattes.

Tu l’appréciais, même si parfois elle te dérangeait en plein travail avec tes patients. Ou tout simplement quand tu t’accordais une pause. Elle avait même goûté tes plantes. Heureusement pour toi, des plantes qui ne nuiraient guère à sa santé. Tu en avais ris ce jour-là. Elle, tu n’allais pas la guérir avec cette autre médecine alternative, si elle te dévorait chaque pousse qui pointait son nez dehors. Tu n’allais pas la soigner tout court, elle semblait bien. Bien que parfois, tu la trouvais aussi farfelue que toi. Ton rangement terminé, tu quittais ta tente, fermant celle-ci et donc ton cabinet. Médecin ou non, tu n’étais pas toujours là, tu avais malheureusement une vie. Et aujourd’hui tu t’étais décidé. A aller voir cette vétérinaire. Tu avais entendu parler d’elle en écumant les boutiques et les rues. Toi qui voulais t’améliorer dans le soin des animaux, tu espérais trouver en cette personne, une aide quelconque.

Médecin et ingénieur ne rimaient pas avec vétérinaire. Et même si tu avais sauvé cette panthère une fois, tu avais dû t’y prendre comme tu t’y serais pris pour un homme. Et non un animal. Et cela te taraudait. Tu partais donc, le pas léger, chantonnant, ta tenue habituelle aux fesses. Tu adorais ta tenue de saltimbanque et pour rien au monde tu ne la délaisserais. Elle te changeait de cette horrible tenue que tu te devais de mettre quand tu retournais voir quelques connaissances au coeur de l’armée. Tu étais un étrange personnage, qui vivait dans sa bulle, souhaitant que le monde soit beau. Souhaitant que chacun puisse trouver son bonheur, éphémère ou non. Ce fût après quelques minutes de marche et des regards curieux sur ton bonnet, que tu arrivais devant le cabinet. Tu reconnaissais la plaque dorée et sans hésiter plus, sonnais et entrais. Un silence assez pesant. Pas un chat. T’étais-tu trompé ? Tu détaillais tes alentours, tenant ta sacoche, sourire enfantin aux lèvres.

« Bonjour ! Il y aurait-il quelqu’un ? »

Parfois le tact te manquait. Néanmoins ta voix joyeuse calmerait peut-être les foudres du propriétaire ou de la personne qui t’accueillerait, si il y en avait une.

Bref, on a qu'une vie.

©endlesslove.
Every moment matters. [Asha]
Invité
Ven 9 Juin - 17:15

ft. Ariël Hjelm

Depuis quelques temps, les journées s'enchaînaient à une vitesse folle, elle étaient plus que bien remplies et je rentrais le soir chez moi, complètement exténuée. Je m'étais levée de bonne humeur ce matin et à peine arrivée au cabinet j'avais enchaînée les interventions en tout genre, de la naissance de chatons à l'empoisonnement d'un chien, j'avais eu le droit à toutes sortes de cas différents. En somme on pouvait dire que ça avait été une journée riche en émotion. La dernière consultation avait été particulièrement éprouvante, une grand-mère m'avait apporté son chat, la pauvre était tombée du cinquième étage, à voir l'état de l'animal j'avais tout de suite compris que je ne pourrais pas faire grand chose. Ses pattes en percutant le sol c'étaient brisées en des centaine de petit bout d'os, mais ce n'était pas impossible à soigner seulement l'hémorragie interne était plus problématique. L'animal avait perdu beaucoup de sang et il était compliqué de l'opérer dans ces conditions, j'avais quand même pris ce risque mais son cœur avait lâché. Perdre un animal été toujours une épreuve et devoir l'annoncer à son propriétaire accentuait ma tristesse, mais c'était mon devoir.

Une dernière caresse et je pose un draps sur le corps sans vie de l'animal avant de me diriger vers la salle d'attente. Je soupire un long moment, je me donne du temps pour trouver les bons mots, c'est toujours délicat à annoncer et je suis plutôt sensible. Au bout de quelques secondes je me décide à prendre le téléphone et à faire la chose la plus déplaisante de la journée. La dame répond au bout de la deuxième sonnerie, elle sait tout de suite que je ne l'appelle pas pour une bonne nouvelle, je pars dans des explications simples : trop de sang perdu, animal faible, l'âge n'a pas joué en sa faveur, le cœur n'est pas repartie. La grand-mère pleure, je tente de la consoler du mieux que je peux, mais sa tristesse me bouleverse aussi, je ravale mes larmes jusqu'au moment de raccrocher. Je me laisse tomber sur une chaise et laisse couler quelques larmes, je dois faire face à ce genre de chose régulièrement, ce sont les aléas de la vie. Le pire finalement c'est que dans ce genre de cas, lire les pensées des animaux devient un fardeau. Quand on ressent la peur de l'animal, quand on sait qu'il est conscient de sa mort, on est brisé.

Je suis plongée dans mes pensées, les yeux fixés sur le téléphone assise à mon bureau... Je regarde les tas de papiers en soupirant. Il faut vraiment que je me décide à me trouver une secrétaire, ça ne vas pas du tout, je n'arrive pas à gérer mes patients et toute la paperasse dans la même journée, je finis toujours par prendre du retard. J'entends la porte de la clinique s'ouvrir, je plonge instinctivement la tête dans mon agenda, j'avais un rendez-vous ? Voila ce que c'est devoir tout gérer seule, si ça trouve j'ai oublié de le noter ! Je me lève précipitamment et rajuste ma blouse, tout en attachant mes longs cheveux en queue de cheval je rejoins la salle d'attente.

"Bonjour ! C'est pour une urgence ou un rendez-vous ? J'ai du oublier de le noter, je suis terriblement désolée, je suis vraiment débordée en ce mom..."

Je m'arrête net au milieu de ma phrase en voyant l'individu qui se tient face à moi. C'est vraiment un drôle de personnage, sa tenue est extravagante mais en fait, ça lui va plutôt bien. J'affiche un sourire en boutonnant ma blouse, à l'évidence il n'est pas là pour un rendez-vous. Je me demande pendant un instant si il s'agit d'un décérébré mais il a l'air sain d'esprit à première vue... enfin si on oublie son étrange accoutrement. Je me racle la gorge pour reprendre contenance et m'approche de cet étrange personnage.

"Enchantée, je suis le Dr Hope, que puis-je pour vous Monsieur ?"

Je lui tend un main amical tout en cogitant intérieurement sur les raisons de sa venue dans mon cabinet.
Every moment matters. [Asha]
Invité
Ven 9 Juin - 23:54

Tu avais fait mouche. Une demoiselle aux allures exotiques avait surgi de nul part, trop perdu dans tes pensées pour voir d’où exactement. Tu détaillais silencieusement celle-ci, agréablement surpris par son apparence. Pourtant des apparences détonantes les une des autres, tu en avais vu… Seulement ici, tu étais frappé à la fois par la singularité et l’exotisme que transportait cette personne. Tu conservais ton sourire jovial, revenant dans le monde des vivants à ses excuses. Tu t’apprêtais à rire, embarrassé et lui dire qu’elle n’avait même pas à s’excuser, mais celle-ci perdait tout d’un coup suite dans ses mots. Intrigué, tu penchais la tête, te demandant si tu étais coupable d’une telle hésitation. Avais-tu fait quelque chose de mal en venant dans son cabinet ? Tu comprenais qu’elle était la personne que tu cherchais et donc la propriétaire des lieux. Quelle chance tu avais et cela te ravissais grandement. Tu avais tant à lui demander.

Elle s’était alors rapprochée de toi, te tendant une main amicale en guise de salut. Tu lui saisissais alors, d’une poigne ferme qui restait néanmoins douce, montrant la joie qui te traversait actuellement. Tu avais tant entendu parler d’elle. Pas de ton vivant, mais de ta mort. Une jeune vétérinaire, soucieuse de son travail, qui s’attirait les adorations de ses clients. Pour toi, elle ne pouvait qu’être une bonne personne et c’est en cela, que tu choisissais de la questionner elle, plus qu’un autre vétérinaire. Tout médecin n’était pas foncièrement ouvert sur l’aspect humain de métier. Tu le savais mieux que quiconque, de là où tu venais.

« Ne vous excusez pas, c’est moi qui suis passé sans prévenir ! C’est à moi de me faire pardonner platement si vous êtes surchargée... »

Tu lâchais sa main pour faire une courbette en signe d’excuse, une mine contrite, jouant avec l’un des pompons de ton bonnet. Toujours la banane aux lèvres, tu entreprenais de te présenter à ton tour, confus.

« Docteu… »

Tu secouais la tête, subitement gêné.

« Ariël, Docteur, cela devrait aller... »

Pourquoi cacher ton statut et ton nom, Ariël ? Pas que tu en avais honte, bien au contraire. Ton nom, il était plutôt connu à ton époque, même connu tout court. Surtout auprès de patients ayant fait l’objet de prothèses mécaniques, ces fameux cyborgs. Tous ces cyborgs, pour qui tu t’étais tué, pour qui tu avais donné des mois et des mois de travail, de santé, pour qu’ils puissent se sentir humains à nouveau. Pour qu’ils puissent être eux-même. Ces mêmes personnes pour qui tu as refusé auprès de tes supérieurs qu’ils soient vus comme de vulgaires objets. Ah, ce médecin militaire là, ce gros crétin, trop humaniste, qui plaçait l’homme avant l’utilité. Le médecin blâmé injustement malgré toutes ses bonnes actions et qui encore aujourd’hui, sert. Tu ne voulais plus entendre parler de cela. Tu ne voulais plus étaler cela.

Alors pour tous tes patients et pour le monde tu étais juste Ariël. C’était bien Ariël. Un idiot farfelu qui offrait ses soins aux plus démunis. Tu dansais d’un pied à l’autre, observant le cabinet, sifflotant, un sourire enfantin aux lèvres.

« A vrai dire… J’étais venu demander quelques conseils. J’ai entendu parler de tout ce que vous avez fait, des nombreuses personnes que vous avez su aider en soignant leurs animaux.. De votre… Talent, si je puis dire ? J’aimerais moi aussi… Pouvoir aider ces personnes. J’espérais trouver de bons conseils auprès de vous. Vous me semblez très attachée à ce que vous faites ! »

Tu riais, enjoué, oubliant une fois encore ta franchise. Tes pensées avaient parlé pour toi et tu prenais un temps avant de te sentir brutalement troublé, posant tes pupilles vaironnes au sol.

« Veuillez m’excuser d’autant… D’engouement. »


Tu te passais une main sur ton bonnet, riant, totalement crédule et idiot. Ta maladresse était parfois quelque chose, Ariël.

Bref, on a qu'une vie.

©endlesslove.
Every moment matters. [Asha]
Invité
Sam 24 Juin - 11:54

ft. Ariël Hjelm

Il met tant de joie dans l'étreinte de ma main que je ne peux me retenir de sourire. Il a quelque chose de joyeux qui est terriblement contagieux, finalement je comprends pourquoi il porte ce genre d'habits, ils collent visiblement parfaitement à sa personnalité extravagante et joyeuse. Il me fait une courbette, je n'ai pas vue ça depuis des siècles mais c'est absolument charmant, il est charmant en fait. Il a un physique bien particulier mais je ne le trouve pas ingrat au contraire, il n'est pas désagréable à regarder. Ariël me dévoile son identité, c'est un jolie prénom il est chantant et extravagant un peu comme le Docteur lui même. Je ne sais pas si je dois croire cet énergumène sur parole d'ailleurs... mais à dire vrai, qui étais-je pour juger un livre à sa couverture ? Je n'étais moi-même que très rarement prise au sérieux en raison de mon jeune âge et pourtant il m'avait tout de suite cru quand je lui avais dis que j'étais la propriétaire des lieux. Je décide donc de lui laisser le bénéfice du doute et de le croire sur parole.

Son comportement de manière générale est à mourir de rire et le terme "hurluberlu" semble avoir été inventé pour lui. Mais derrière cette apparence quelque chose chez lui, de bienveillant me pousse encore plus à le croire et cet engouement et cette passion dont il fait preuve achève de me convaincre qu'il dit la vérité. Je rougis légèrement, il a l'air plus expérimenté que moi et ses compliments me mettent mal à l'aise autant qu'il me font plaisir, savoir que l'on parle de moi me procure encore plus de joie. Lorsqu'il s'excuse et se met à rire c'est plus fort que moi, j'explose de rire à mon tour, il y a longtemps que je n'avais pas rie comme ça et là je ne peux plus m'arrêter. Je reprends mon souffle et sèche une larme au coin de mes yeux.

"Pour le coup j'ai la sensation d'avoir était trop formelle avec vous ! Appelez moi Asha... Merci de m'avoir fait rire autant j'ai passé une dure journée et je viens de perdre un chat."

Je fait un vague geste de la main, j'ai du mal à ajouter quoi que ce soit une autre boule se forme dans ma gorge, les pensées de l'animal dans ma tête son encore très fraîche. Je lui fais signe de s'asseoir sur les fauteuils de la salle d'attente et m'assois à mon tour.

"Je suis réellement flattée, mais je ne dirais pas que c'est un talent. Vous savez c'est à la fois un don et une malédiction. Tout d'abord je n'entends pas de pensées concrètes, seulement des émotions, des images... Ensuite je ressens la souffrance de l'animal et pas en terme imagée, je veux dire, je la ressens réellement dans chaque partie de mon être et c'est parfois perturbant... Désolée je parle trop mais j'ai rarement l'occasion d'en discuter, les gens se content de faire soigner leurs animaux et de repartir."

Je lui adresse un doux sourire et me tourne un peu vers lui, le bras appuyé sur l'accoudoir et la tête appuyé sur la main.


"Je vous écoute poser vos questions avec plaisir ! Il y a bien longtemps que je n'ai pas rien fait après le travail !"


Sorry !:
 
Every moment matters. [Asha]
Invité
Sam 24 Juin - 18:55

Elle ne t’avait pas pris pour un fou. Ni pour un taré qui venait faire du harcèlement dans son cabinet. Ni pour un mec complètement défoncé à diverses substances ou qui encore s’était explosé la cloison nasale avec des ballons d’hélium. Non, rien de tout cela. Elle avait juste sourit. Rit un peu. Si sereine. Peut-être l’amusais-tu ? Et si cela était le cas, tu en serais que plus ravi. Tu aimes que le monde aille bien, que chaque être peuplant ces terres ait la banane. Si tu pouvais faire que le « mal » disparaisse de ce monde… Le ferais-tu ? Tu ne savais guère. Tu n’étais pas un ange malgré tout ce « bien » que tu avais pu faire. Tu te voyais même comme un énorme connard, peut-être bien un monstre. Si tu pouvais porter de l’amour à autrui, pour toi-même, tu ne pouvais porter que de la haine. Tu n’avais jamais cessé de te haïr, Ariël. Là n’est guère la nouveauté.

Tu clignais des yeux, crédule quand celle-ci rougissait, puis explosait subitement de rire suite à tes mots et tes gestes. Qu’avais-tu fait ? Tu te détaillais un instant. Peut-être avais-tu loupé ton maquillage ? Peut-être étais-tu encore en calbut’ et ne l’avais-tu pas capté ? Rien de cela. Une sorte de joie, un sentiment heureux, se dessinait face à toi, sur le visage de cette personne. Tu en retrouvais un sourire doux, comprenant bien vite que tu étais la cause de tout ceci. Ravi, tu l’étais bien plus. Mission réussie, tu as fait sourire quelqu’un aujourd’hui ! D’autant plus quand la suite de ses mots arrivait à tes oreilles, te faisant affichant un court moment une mine triste pour elle. Les aléas du métier. Tu devais bien supposer qu’elle aimait ces bestioles. Autant que leurs maîtres. Et que la perte de l’une d’entre elle, affectait autant l’un que l’autre. Qui ferait ce métier, si l’on aimait guère ces êtres ?

« Toutes mes condoléances... »


Lâchais-tu d’une voix coincée, regardant sur le côté. Il fallait remédier à cela, ne pas laisser l’ambiance se ternir par cette mauvaise nouvelle.

« Je suis sûr que vous avez fait tout ce que vous avez pu ! Malheureusement dans ce domaine, ce sont des choses qui arrivent… Je peux comprendre ô combien cela est dur. Autant pour vous que le maître. Mais dites-vous qu’au moins, vous étiez là ! Vous avez fait ce que vous avez pu et je suis sûr que ce chat vous en est sûrement reconnaissant, même de là où il est. Ne croyez-vous pas ? »

Tu étirais un sourire enfantin, une voix joviale, la main sous ton menton. Toi aussi, tu en avais vu, des vies s’éteindre. Toi aussi, tu avais bataillé, pour les sauver. Seulement, parfois, il fallait te rendre à l’évidence. Tu pouvais tout faire et échouer. Parfois, il fallait laisser couler. Partir. Chose horrible pour quelqu’un qui veut sauver des vie. Cuisant échec. Un sentiment que tu n’oublies pas si aisément.

« Cessez-donc de vous excuser ! Si vous voulez parler, eh bien, parlez ! Je suis un moulin à paroles, vous êtes bien tombée ! Qui suis-je pour vous dire de vous taire sur votre lieu de travail ? »

Tu riais, une expression faussement réprobatrice, agitant l’index sous son nez. Quel crétin pouvais-tu faire. C’était une inconnue, pas plus que cela et tu agissais déjà comme si elle était une bonne amie à toi. Tu étais ainsi, tu ne te posais jamais de questions. Totalement naturel et beaucoup trop ouvert quand cela te prenait.

« Néanmoins, je comprends que votre « don », si c’est bien cela, puisse être dur. Je crois que toutes ces personnes, qui ont des dons… Ont les bons et les mauvais côtés. Moi-même... »

Tu posais ton index sur sa joue, gamin, et changeait subitement d’apparence, te retrouvant avec une longue crinière jais et une peau bien plus mate. Le tout avec tes habits du jour. Voici que tu étais elle, ce Docteur. Un truc te chiffonnait… Ce poids soudain sur ton torse. Tu baissais tout naturellement les yeux, avant de rougir subitement, violemment surpris et mort de honte.

« Oh punaise, dites-moi que je... »

Des melons. Tu avais des melons. Tu restais estomaqué, incapable de finir ta phrase, écarlate, cherchant un moyen de te cacher derrière ton bonnet. Ne le trouvant pas, tu explosais vivement de rire, pris entre gêne instance et un sentiment nerveux. Tu inspirais longuement, cherchant de quoi te calmer, la larme à l’oeil. La honte, elle allait te jeter, c’était sûr. Sûr de sûr. Tu regardais le sol, mortifié par l’embarras, toujours aussi rouge.

« Je… Veuillez m’excuser… Je n’ai plus l’habitude. »

Tu riais, saccadé. Combien d’années ? N’avais-tu pas usé de ton don pour prendre l’apparence de quelqu’un ? Depuis ces moments-là, hein ? Ceux de ton passé. Les parties sombres que tu veux oublier. Et nier. Alors pourquoi l’avoir fait ? Pour lui montrer qu’elle n’était pas la seule avec son calvaire ? Par empathie ? Tu ne sais plus. Tu tentais de récupérer le fil de la conversation, cherchant des questions, en vain. La gêne te bloquait complètement et tu retrouvais bien vite ton corps, trop honteux pour continuer de garder le sien après cette réaction déplacée.

« Les questions ne me viennent plus… Désolé ! »

Tu redressais le visage, la banane de nouveau présente, enfantin mais encore rongé par la confusion. Un thé, quelque chose, pour oublier ce malheureux moment ? Qui sait, peut-être allait-elle rire encore. Tu espérais.

Pour Ashou <3:
 

Bref, on a qu'une vie.

©endlesslove.
Every moment matters. [Asha]
Invité
Ven 14 Juil - 11:34

ft. Ariël Hjelm

Il est bienveillant, ses condoléances me réchauffent le cœur et je me sens un peu plus d'attaque d'un coup. La suite de ses paroles est totalement vrai et je partage complètement son opinion, la vie ne tenait parfois qu'à un fil et il fallait accepter le fait que malgré nos connaissances nous n'étions pas des surhommes et ne pouvions pas sauver tout le monde. Il agitait son doigts sous mon nez en me sermonnant, je ricanais car sa joie de vivre me faisait sentir à l'aise. J'étais toujours étonnée que certaines personnes soient capables d'être autant à l'aise avec les autres alors que moi j'étais toujours un peu en retrait, sa joie était contagieuse dans tous les cas. Je l'observe se transformer sous mon regard médusé, c'est étrange d'avoir à faire à second soit. Il est semblable en tout point à moi à un détail près, des melons. Je rougissais, c'était une blague de mauvais goût ? C'était un personnage étrange mais de là à faire une blague d'un goût aussi douteux c'était tout à fait étrange. C'est la gêne qui le pris qui finit par me convaincre que c'était un incident dont il n'était absolument pas fière, il est tellement rouge que je finis par me sentir mal pour lui également. Je rigole en même temps que lui, les joues également rouges. Il reprend son apparence normal et me regarde confus, son sourire est toujours présent mais sa gêne est palpable. Je décide de détendre l'atmosphère, je me lève et me dirige vers un coin de la salle d'attente ou se trouve thé et café, tout est encore chaud, je prend la théière et la cafetière car je n'ai aucune idée ce qu'il veut boire, je dépose le tout sur la table basse, je retourne chercher deux tasses, du sucre et les cuillères,
on ne sait jamais. Je dépose le reste et me rassois en me tournant à nouveau vers lui, un sourire aux lèvres, je lui fais signe de se servir.

"Je trouve votre don étonnant, ne vous inquiétez pas, j'ai de l'humour ! Et puis je vois bien que vous n'avez pas fait exprès, détendez-vous ! D'ailleurs je n'aime pas du tout être vouvoyez, alors s'il vous plait tutoyez moi, j'ai l'impression d'être plus vieille que je ne le suis sinon !"

Je rigole et me sers une tasse de thé bien chaude, je sens l'odeur de menthe se répandre grâce à l'eau chaude. L'odeur me détend et me met d'autant plus à l'aise, je me lève et enlève ma blouse, je ne suis plus en plein travail et la garder rend la chose trop officielle à mon goût, je la dépose sur une chaise et retourne m'asseoir.

"Alors comme ça vous êtes médecin ? Je trouve ça fantastique ! J'ai longtemps hésité entre médecin et vétérinaire, mais je voulais que mon don me soit utile dans mon métier,
j'ai réalisé finalement que nous étions à même de comprendre les humains alors qu'il n'y a personne pour comprendre les animaux comme je les comprends. D'un coup, suivre la voix de la médecine animale m'a semblé évidente ! Je suis très jeune, alors les gens ne me prennent pas tout de suite au sérieux, j'ai même du montrer mon diplôme pas plus tard qu'hier à une nouvelle cliente ! Vous vous rendez compte ? J'étais très vexée...


Je rigolais toujours en le fixant, décidément je me sentais très à l'aise avec lui ! Cela m'arrivait si peu...

"Alors, vous vous souvenez de vos questions ? je suis toute ouïe !
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