Terrien

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Don't want this feeling to go away,
So it stays, it stays, it stays, it stays...

Beauté lunaire. La lune se pavanait, dans ce ciel sombre, entourée d’une robe nuageuse. Immaculée, celle-ci se jouait de l’anneau doré de l’astre. Reflétant ses fins rayons par la lucarne de ta fenêtre. Les poussières se soulevaient, mises à découvert par cette danse lunaire.

Tes yeux les suivaient, tes doigts fermement resserrés sur tes bras. Tes prunelles rubescentes ne pouvaient guère les lâcher, plutôt. Une fine larme se frayait un chemin sur ta joue, s’écrasant au sol. Dévoilant un corps meurtrit, terrassé par l’angoisse. Une peur. Si présente. Tellement présente. Tu respirais comme tu pouvais, tes pupilles hagardes se plissant sous la douleur. Cette douleur psychique. Ton esprit se vrillait et ton corps suivait, pris de tremblements soudains, ta main venant trouver le mur de pierre contre lequel tu t’étais laissé choir. Marquant celui-ci d’une emprunte écarlate, ruisselante. Comme ces larmes, tes larmes.

Tu les sentais. Sur ton corps. Ces mains. Ces gestes. Ce souffle dans ton cou, qui ne te quittait point. Cette voix, ce sourire vicié, qui abusait de ton esprit. Pauvre esprit brisé. Pauvre corps décharné. Si réelles. Ces sensations étaient si réelles. Tu réprimais un long gémissement, enfonçant ton visage entre tes bras, recroquevillé sur toi-même. Cachais-tu tes plaies ? Te cachais-tu ? Cherchais-tu à les fuir ? Ces souvenirs qui ne sont guère tiens ? Cherchais-tu à te donner une raison ? Une raison à laquelle te raccrocher ? Une raison pour les faire taire. Pour clore tes paupières une bonne fois pour toute. Hanté, tu l’étais. Depuis bien des années. Chaque soir, chaque jour, chaque minute, la même scène. Juste un vécu différent. Juste une peur nouvelle, si vraie qu’elle t’en rendait malade. Cette personne qui t’infligeait cela, ce fantôme dont tu sentais les mains parcourir chaque parcelle de ton corps, oh, tu ne la connaissais pas.

Eux, si. Elle, si. Cette femme que tu avais ramenée, uniquement pour voir. Uniquement pour trouver une bonne poire pour passer ta folie. Et à présent, qui payait ? Tu récoltes ce que tu sèmes. Sa voix se languissait dans la pénombre, amusée, moqueuse. Tu étais pitoyable, Vael, c’était là le mot.

« Qu’est-ce que ça fait, d’être celui qui n’a le contrôle de rien, hein ? Qu’est-ce que ça te fait, de revivre tout ça ? C’est amusant, tu l’as dit toi-même, non ? »

Tu secouais la tête, portant les mains sur tes oreilles, alors que cette étreinte fantomatique se faisait plus présente. Plus pernicieuse. Tu voulais hurler. Fuir, lui dire de se taire, à ce cadavre. Elle était morte. Tu n’avais fait que la ramener un temps. Tu lui avais offert un jour de plus, où est le souci ? Pourquoi ? Pourquoi toi ? Ah, ne te prendrais-tu pas un peu trop pour une victime, Vael ? Regardes-toi. Tu n’es pas foutu capable du moindre regret. Tu es juste perdu. Perdu dans ces voix, dans cette ombre blanchâtre qui prend vie face à toi, te caresse la joue, victorieuse. Dans cette voix stridente qui sort de sa gorge, de ces lèvres carmins qui se meuvent. N’allait-elle jamais se taire ? N’allait-elle jamais disparaître ? Tu relevais le visage, les sourcils froncés, le souffle encore coupé.

« Ferme-la. Tu es morte et tout ce que tu trouves à faire c’est ça ? N’as-tu guère mieux, cadavre que tu es ? »

Un agacement. Mêlé à une crainte monstrueuse. Une crainte qui t’écrasait. Une crainte que tu fuyais par ce visage froid. Froideur trahie avec ce corps. Frêle corps. Celui d’un enfant apeuré, désarmé face à une terreur qu’il ne peut concevoir. Son rictus se tordait, laissant le rouge de ses lèvres te goutter dessus, son visage un peu trop près du tien. Sœur. Pourquoi te parlait-elle de cela ? Tu te mordais les lèvres, agitant la tête. Nier, tu ne savais faire que cela. Tu le savais, que Loki pourrait vivre sans toi. Tu le savais que tu n’étais en rien un bon « frère ». Juste un monstre qui se déguise pour fuir sa nature profonde. Oh, tu le savais. Assassin, meurtrier, Diable. Tu es cinglé, Vael, ne te cache plus de cela. Qu’elle la ferme devenait ton souhait primordial et ainsi élevais-tu brusquement la voix, dégageant ton bras dans son visage.

« NE VAS-TU DONC JAMAIS LA FERMER, SALOPERIE ?! »

Un rire qui se perd, face à ton déboire. Une simple fumée, nacrée, qui se dissipait dans un gloussement satisfait. Et toi, et toi ? Que faisais-tu ? Tu riais, saccadé, te redressant pour te laisser aller, sentant finalement ce poids ce dégager de ta poitrine. Rire nerveux, rire macabre, d’un sourire tordu, tordu d’émotions que tu ne comprenais point en l’instant présent. Tu dodelinais de la tête, commençant lentement à siffloter, tes pupilles écarlates se posant dans le coin sombre de cette pièce glacée. Là où reposait l’une de tes marionnettes humaines. Un œil si vif, si vivant, une étincelle. Elle te fixait, dans le plus grand des silence, figée dans le cercueil de glace que lui offrait ta chambre. Elle deviendrait vivante au moindre de tes désirs. Morte, elle l’était. L’illusion d’une vie que tu lui vendais. A cette sœur. L’illusion de passion pour les marionnettes.

Le sait-elle, qu’elles fussent vivantes à une toute autre époque ? Sait-elle, que tu es celui qui pris la vie de ce corps pour lui donner la beauté dans la mort ? Cela, non, c’est ton petit secret à toi. Ta petite chose à toi. Ta voix se perdait, descendait en tonalité, faible, secouée, marquée de ton instabilité.

« Ah, ma chère, qu’est-ce qui ne va pas avec moi, dis-moi ? Ce cadavre avait donc tant raison… ? »

Tu écartais les bras, faisant des ronds dans la pièce, alors que tu invitais ce pantin au visage humain, jusqu’ici inanimé, d’un mouvement de doigt, à se joindre à toi. Celle-ci était morte, dans les faits. Pas la moindre âme habitait ce corps de chair. Elle n’était qu’une marionnette avec laquelle tu jouais de tes doigts et de tes fils. L’invitais-tu à une danse, sous la ronde lunaire. Avec pour seules témoins les étoiles. Tu riais de nouveau, un sourire morbide se dessinant sur tes fines lèvres. Des moments comme ceux-là, c’était ton dada. Votre valse, pour te purger. Tu la repoussais, elle revenait, bon pantin qu’elle était, cette personne. Et voici qu’elle te tirait une révérence alors que tu dansais, dansais pour voir la Lune te suivre. Finalement, le bout de tes doigts frôlaient le visage porcelaine de ton pantin, ton regard perdu dans le sien. Chantais-tu.

« Être, ou ne pas être : telle est la question. Y a-t-il pour l’âme plus de noblesse à endurer les coups et les revers d’une injurieuse fortune, ou à s'armer contre elle pour mettre frein à une marée de douleurs ? Mourir... Dormir, c’est tout. Calmer enfin, dit-on, dans le sommeil les affreux battements du cœur ; quelle conclusion des maux héréditaires serait plus dévotement souhaitée ? Mourir… Dormir, dormir ! Rêver peut-être ! C’est là le hic. Car, échappés des liens charnels, si, dans ce sommeil du trépas, il nous vient des songes... Halte-là ! Cette considération prolonge la calamité de la vie. Car, sinon, qui supporterait du sort les soufflets et les avanies, les torts de l'oppresseur, les outrages de l’orgueilleux, les affres de l'amour dédaigné, les remises de la justice, l'insolence des gens officiels, et les rebuffades que les méritants rencontrent auprès des indignes, alors qu’un simple petit coup de pointe viendrait à bout de tout cela ? »

Attendais-tu une réponse de sa part à cette tirade que tu adorais ? Attendais-tu que ses lippes sèches s’entrouvrent pour te dire oui ? Pour te rendre ta tirade ? Où vas-tu, Vael… ? Tu réprimais un court rire, dédaigneux, t’éloignant d’elle, le corps dansant, mécanique, la tête roulante. Qu’est-ce qui n’allait pas dans ce monde ? Qu’est-ce qui n’allait pas dans cette vie ? Qu’est-ce qui n’allait pas avec ta vie ? Avec toi ? Tu inspirais, tes pas se stoppant, cette marionnette tombant à genoux, prostrée. Temps mort. Fin de l’acte. Fin de tes idées. De ton petit monde. Tu te lorgnais, toi, être pris dans deux mondes. Toi, âme perdue, qui prenait plaisir dans la déchéance de ses consœurs. Toi, funambule qui venait de chuter. Ton sourire se fanait, ton visage grisé par le doute. Par la crainte, à nouveau.

« Qu’est-ce qui ne tourne pas rond avec moi… ? »

Demandais-tu à toi-même, à qui voudrait l’entendre. Toi, fantôme parmi les fantômes.

I've got another confession to make. So complicated, let me try to explain.

©endlesslove.


Dernière édition par Vael Wahlberg le Mar 6 Juin - 14:01, édité 1 fois
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Manque d'air. Chaleur. Humidité. Voilà ce qui avait bercé Loki pendant tant d'années. Voici ce qui avait soufflé sur la braise de ses cauchemars les rendant chaque jour plus vivace. Elle devrait avoir l'habitude, n'est-il pas ? Ce n'était pas son premier cauchemar, et certainement pas le dernier. Non, elle était un cauchemar, elle le savait. Jamais elle ne se ferait à ces visions. Mais depuis qu'elle était montée avec Vael sur l'île, ils se faisaient plus sanglant encore, ils la prenaient aux tripes, l'empêchant de respirer et entrainant l'horrible sensation de suffoquer en plein sommeil. Ne devait-elle pas se sentir mieux ici ? Inspirer à la paix, au calme, voire enfin de la lumière..? Où était-elle alors cette lueur ? Pourquoi décidait-elle de se cacher dans les catacombes ..?
Loki rêvait. Et pas de beaux rêves façonnés par le bonheur, la joie, les rires ou un passé luminescent. Les draps de sont lit étaient tombés sous les coups répétés pour essayer de sortir de l'enfer. Elle tremblait de froid en attrapant le couvre lit pour se retenir de tomber. Effectivement, tomber où ? Seule elle pouvait le savoir. Peut-être s'enfouir un peu plus profondément dans le gouffre de ses peurs, se faire happer par ses cauchemars. Elle voulait rester dans le monde des vivants, elle voulait... elle voulait... La jeune fille ne cessait de bouger, sans trouver la plénitude du sommeil. Ses sourcils étaient froncés par l'inquiétude, par sa terreur croissante. Son cauchemar sentait la mort ; le sang séché, l'eau croupie, l'urine humaine, la pourriture, le cadavre en décomposition. Loki fuyait, du moins essayait. Le souffle court, ses cheveux trempés par la transpiration lui collait au visage. Derrière elle courrait aussi son bourreau, sa hantise. Ils avaient le visage de ceux qui avaient tués ses parents adoptifs : un grand noir musculeux, accompagné du second tout aussi grand dont le crâne et le visage était décoré de cicatrices. Il y avait aussi celui qui l'avait nourrie dans la cave, qui venait tous les matins lui assurer un lendemain moins beau que le précédent. Ils voulaient la remettre en cage. Seulement, elle s'était tellement battue pour sortir des ténèbres qu'elle préférait y mourir que d'y retourner. C'était autant une promesse qu'une certitude.
Loki souffrait. Les blessures infligées depuis des jours ne guérissaient pas, elles s'infectaient, la torturaient un peu plus à chacun de ses mouvements. Ses pas se faisaient moins rapides, plus lourds. Elle s'épuisait et fut stoppée soudainement par une personne qui s'intercala entre elle et sa fuite. Elle fut prise, attrapée au vol entre ses bras. Pas des bras humains, enfin plus humains. Décharnés comme ils étaient, la peau pendait de l'os, un visage effrayant lui sourit. Une orbite était vide, la joue droite laissait voir des os à la fois blancs et gris, Loki constata en même temps les trous dans le cuir chevelu du corps. Malgré le manque de peau, elle reconnut les traits de la plus grande de ses soeurs adoptives. Lucie. Loki hoqueta. Le cadavre chancela avant de lui tomber dessus. Du sang lui coula sur les vêtements, du sang et... et... La jeune femme eut envie de vomir, elle se dégagea de l'étreinte cadavérique de sa soeur, et le cadavre s'effondra d'un bruit mat dans la poussière. Pendant ce temps, une nuée d'humains s'était approchée et l'avaient encerclée sans que la jeune femme ne s'en rende compte. Prise au piège, elle tourna, tourna sur elle-même, se prit les pieds dans le corps sans vie de sa sœur et tomba dans la poussière. Tous les regards étaient braqués sur elle, et pas seulement. Le chef qu'elle avait craint pendant des années s'était avancé, il la pointa de son arme et...

C'est dégoulinante de sueur que Loki se réveilla en sursaut, tout en ravalant un gémissement. Elle allait paniquer, elle le savait, elle allait prendre peur, trop peur. La jeune femme scruta l'obscurité, ses yeux ne restaient jamais au même endroit plus de deux secondes. Qui sait quel cauchemar pour s'y cacher et plonger sur elle ? La respiration hachée, elle voulut calmer les battements affolés de son cœur. Échec. Tout ce qu'elle réussit fut à laisser la troisième Loki au fond d'elle en serrant son oreiller contre elle, en se disant qu'elle était chez elle. Elle se leva pour allumer la lumière quand même, histoire d'être sûre. Quand ce fut le cas, qu'elle vit le décor de son habitat se dessiner devant ses yeux, elle soupira, toujours tremblante. Elle entendait derrière elle un doux vent qui se mua en un faible murmure. Tu es partie sans nous, tu nous as tous abandonné là-bas, alors que nous aurions donné tellement pour toi... Cette voix si familière lui dressa les poils de la nuque. Elle siffla :

- Laisse-moi ! Laisse-moi ! Vous n'êtes même pas venus me chercher quand ils m'ont emprisonnée ! J'ai pourri dans ces cellules !

Et par « vous » elle sous-entendait ceux qu'elle désignait comme sa famille.

- Le seul qui m'a aidée c'est Vael ! et elle ajouta d'un ton si sec qu'il cloua net son cauchemar : Le temps que vous passerez dans cet enfer ne compensera jamais toute la douleur que j'ai ressenti, alors restez-y !

Et ce fut comme prendre une décision. Munie de sa couverture, elle sortit de sa chambre, éteignis la lumière, tout en ressentant le besoin impératif le voir. Elle gagna la chambre de Vael, déposa sa main sur la poignet sans encore entrer, l'air d'hésiter. Elle doutait de l'intérêt de sa venue, tout comme une part d'elle doutait encore de ce monde. Était-elle sortie du cauchemar ..? Elle n'en était plus trop sûre.

*****

Loki était restée un long moment devant cette poignet. Les voix s'étaient tues, de nouveau. Elle savait que son don ne se manifesterait plus avant le lendemain. Elle était de nouveau seule avec elle-même, seule avec ses pensées, pas toujours mieux que les voix qu'elle pouvait entendre, en fin de compte. Au moins, tout était calme maintenant. Plus de nuisances extérieurs à sa tête... La jeune femme demeura debout, à tanguer de droit à gauche, savourant le calme bienfaiteur qui la laissait enfin se reposer. Le silence de la nuit était la mélodie la plus douce qu'elle n'ait jamais entendu. Elle y prêtait souvent attention, ayant été coupée pendant longtemps d'une telle accalmie. Loki était toujours en mesure d'entendre résonner dans le fond de son oreille, les gémissements de douleur se mêlant aux gémissements de désespoir, les râles de détresse, de déchirement à la fois corporels et physiques. Quand les deux s'associaient alors on n'attendait plus que l'irrévocable maîtresse du destin. On attendait Douce Mort, qu'elle nous retire notre malédiction, et si elle était clémente : qu'elle nous rassérène en nous emmenant avec douceur dans les tréfonds du purgatoire. Là où notre place semblait garantie. Loki croyait en ces choses, ce paradis, cet enfer, ce purgatoire. Mais tout semblait déjà prédéfini, elle en avait conscience. Les habitants de cet île iraient au paradis, et s'ils avaient commis des actes mauvais iront chercher le pardon au purgatoire. Et ceux d'en bas iront en enfer, ayant commis pour seul crime d'avoir un ancêtre perverti par la colère d'un Dieu, parce que lui et son frère n'avait pas été foutu de se mettre d'accord. Loki irait en enfer. Aucun doute là-dessus, elle n'en avait pas peur. Rien ne pouvait plus lui faire peur que de devoir retourner dans le monde d'en bas. Jamais... Elle cligna des yeux, en revenant lentement à l'instant présent. Elle était toujours devant la porte, toujours au même niveau.
Loki appuya sur la poignet, la porte s'ouvrit sans un seul grincement, laissant place à l'obscurité de la pièce. La lumière apportait tout de même ses faibles rayons argentés sur les meubles pour en peindre les contours. Au centre, elle entendait s'élever la voix de Vael, dont elle devinait les formes et les mouvements malgré l'ombre. Toujours avec son drap qu'elle traînait avec elle, et sans un bruit, elle passa de coin sombre en coin sombre sans attirer son attention. Elle s'assit dans un coin de la pièce, sans mot dire, et se contenta d'écouter. La jeune femme était habituée à la voix du garçon, elle avait le même effet que le silence de la nuit, justement. Ses craintes s'apaisaient à mesure que les mots s'élevaient, en brisant la malveillance des lieux. Et c'avait toujours été ainsi, toujours depuis qu'elle l'avait rencontré. Il la guidait, comme un phare durant la tempête, l'aidait à gravir les montagnes, à traverser les épineux buissons qui avaient poussé sur le chemin de sa vie. Et pourtant, elle redevenait aussi fragile qu'un nouveau né, faible, sans défense, lorsqu'il était là et elle ne faisait rien pour éloigner ces douces sensations. Peut-être parce qu'elle pouvait enfin se libérer de tout le poids qui écrasait ses épaules. Vael se mouvait dans la noirceur, et la seconde silhouette indiquait qu'il le faisait avec de ses marionnettes. Loki ne broncha pas, ne haussa même pas un sourcil. Elle était habituée à ces détails qui faisaient leur vie quotidienne. Un mort ayant repris vie n'était pas un miracle, ni effrayant, pas plus que les cauchemars qui planaient sur leur maison. Comment faisaient-ils pour vivre ici ? Sur cette île où le bonheur aurait dû être parfait, hein ? A croire qu'ils avaient rapporté un morceau d'enfer au paradis. Tous les Terriens avaient un morceau d'enfer en eux, non ? Elle pensa avec sarcasme que son héritage venait peut-être d'un homme pouvant créer des rêves, de beaux rêves. Et petit à petit, ce don s'était dégradé à cause de la tyrannie de ces lieux jusqu'à transformer ce pouvoir en une pure horreur. Ouais, ça devait être ça, une pure horreur. La valse de Vael s'était terminé, il avait abandonné le corps qu'il manipulait. Celui-ci s'effondra au sol, et le terrien demeura là, pantelant sans bouger. Loki ne s'était toujours pas avancée, pas même relevée. Pour finir, comme conclusion, il acheva sa prestation d'une question, qui stagna dans l'air, avant de s'évanouir parmi les spectres qui eux volaient toujours un peu, avec grâce.
Loki se leva enfin, toujours muette, abandonna sa couverture là où elle s'était assise, et fit quelques pas en direction du jeune homme. Enfin, un de ses pas fit craquer le parquet, annonçant sa présence jusque ici fantomatique. Elle attrapa ses propres coudes, sans se préoccuper de la vulnérabilité que pouvait laisser entrevoir cette posture.

- Pourquoi vouloir tourner rond ? fit-elle de sa petite voix. Après tout, on a jamais pu l'être, et on ne le sera jamais. C'est un attribut qu'on nous a refusé il y a bien longtemps.

Loki s'approcha encore, sonda le visage de Vael de ses grands yeux.

- Tu devrais te recoucher, je pense que tu en as besoin, conclut-elle finalement, avec une étrange douceur.
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I can't drown my demons,
They know how to swim.

Et tu tournes et tu tournes, encore et encore, indéfiniment. Tu traces ce cercle dans lequel tu t’ancres depuis des années. Ce même cercle que tous suivront. Un cercle propre à chaque être. Un cercle vicieux, tracé à peine né, que tous ; condamnés à répéter toute une vie durant. Tu le savais, que tu referais les mêmes actions. Futur ou non. Tu le savais, que tu étais ainsi. Et que le temps s’écoulant, ce cercle restait gravé au sol, tes pieds solidement pris dedans. Peu importe le nombre de pas que tu ferais, la distance que tu parcourras, les progrès que tu accompliras, tout cela… Est déjà tracé. Tu répéteras ta voie, tes actions, d’une manière différente, mais fondamentalement pareille dans le fond. Ah, pauvre âme que tu es. Pauvre être que tu es, brisé, détruit, démunis de tout espoir d’une vie normale.

Parce que tu viens d’en bas. Parce que tu es un démon né en Enfer. Parce que de démon, tu es devenu Diable, explorant les pavillons du purgatoire, emmagasinant les horreurs. Tes prunelles rouges n’ont rien oublié. Tout est marqué au fer rouge dans ton esprit. Tes pensées te le chantent et ton cœur le scande. Quant à ton corps, il rend cela vivant, réel. Oh, toi, tu fais parti de ces vies déchirées, malmenées des Terres désolées. Te plains-tu ? Non. Tu es ce que tu es et tu n’y peux guère grand-chose. Alors qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez-toi, quand on vient d’un monde où morales et éthiques n’existent point ? Où le « mal » est vraisemblablement naturel ? Où le « mal » est bien ? Ah… Quelle calamité que la vie ! Quelle calamité que la pensée qui te retourne l’esprit actuellement.

Tu te lorgnais toujours, muré dans un silence macabre, ton regard observant tes mains encore tremblantes. Tu penchais une dernière fois la tête, sifflotant joyeusement, une note mélodieuse, qui se mourait dans la pénombre du lieu. Tu chantonnais pour toi-même, pour te faire taire. Faire taire ces envies et ces voix. Tes voix, tes démons intérieurs. Cette ombre blanchâtre était toujours là, dans un coin de la pièce, à te détailler, l’œil vide, le visage creux, un sourire figé aux lèvres. Toi, qui mouvais lentement les bras, tel un chef d’orchestre pour ponctuer ton supplice intérieur. Oh que oui, que tu désirais te venger sur ce cadavre qui te tenait compagnie. Oh que oui,  que tu voulais cracher toute ta frustration dessus. Hurler que tu n’avais pas choisi de devenir ce monstre. Hurler que tu aurais souhaité être humain.

Et non un Diable au visage humain. Souhaité d’être sain d’esprit. Souhaité ne plus être rongé par ces pulsions obscènes. Pour elle, n’est-ce pas ? Toujours pour cette sœur. Cette lumière dans ton monde hostile. Cette étoile montante face à tes craintes et tes dégoûts. Ah, tandis que tu laissais tes notes retomber, gracieusement suivies de tes bras, tu soufflais longuement, sec, le regard éteint. Ces envies ne te laissaient guère le choix. Et cette ombre revenait à toi, ricaneuse, sardonique, te susurrant aux oreilles. Tu l’ignorais un temps, happé dans ton train de pensées. Qu’allais-tu lui faire, à cette marionnette ? Qu’allais-tu lui faire à cet esclave, pour te sentir enfin toi-même ? Les idées allaient et venaient et ce fût le craquement connu de ton plancher qui te fit reconnecter à la réalité.

Surpris, tu tournais vivement la tête, l’apercevant. Que faisait-elle ici ? Depuis quand était-elle là ? T’avait-elle vu ? Ainsi… ? Ton sourcil haussé retrouvait bien vite sa ligne habituelle et tu affichais dès lors un masque calme, quelque peu perturbé. Aussitôt, ton cher pantin se redressait, tirant sa révérence à cette sœur qui se tenait face à toi, repliée sur elle-même. Assaillie par ses cauchemars ? Terreurs nocturnes ? Tu ne pu t’empêcher de t’inquiéter pour elle et remarquais du coin de l’œil sa couette qu’elle avait délaissée. Ton cadavre ambulant s’en saisissait alors, la ramenant à Loki, les bras tendus, tandis que toi, tes pupilles rubescentes ne la lâchaient point. Qu’avait-elle vu ? Pourquoi venait-elle, quand tu sentais que tu allais dérailler ? Pourquoi ?

Tu ne pourras pas tenir ton monstre en laisse infiniment devant elle, Vael. Tu le sais. Il frappe contre les parois de ton esprit, violent, virulent, assoiffé. Tu fronces un instant les sourcils, secouant la tête, marmonnant pour toi-même de te taire. Et cette ombre fantomatique se riait de toi, elle, t’arrachant un râle agacé, tournant le visage en sa direction.

« Boucle-la, cadavre. »

Oubliais-tu que ta sœur ne partageait pas tes délires ? Oubliais-tu que les siens étaient tout autre ? Oubliais-tu qu’elle n’avait pas à subir cela ? Tes lippes arborais un sourire fin, revenant à la tête ébène qui se tenait devant toi, accompagnée de ton serviteur qui lui tendait toujours son drap ; qui, finalement le lui passait autour, l’emmitouflant.

« Tu vas avoir froid, Loki... »

Glissais-tu, une tonalité monocorde. Tu te rapprochais d’elle, le pas hésitant. Et si… ? Et si ce monstre brisait sa cage au prochain pas ? Que ferais-tu ?

« Tourner rond pour oublier, tourner rond pour vivre… Tourner rond pour espérer-er-er… ~ ♪ »

Lâchais-tu, une voix chantante, un sourire vicié au visage. Tu changeais si vite de masque et d’attitude, Vael. Le monstre, disais-tu ? Tu appréciais l’inquiétude de ta sœur et tentais tant bien que mal de rembarrer un sourire doux, lui montrant que tu comprenais encore malgré tes démons intérieurs qui t’accablaient.

« Toi aussi, Loki. Ton corps te trahit. Ces cauchemars, encore ? Je te laisse mon lit, si tu le veux. Tu vas vraiment attraper froid à rester là... »

Tu te mordais légèrement la lèvre, embêté pour elle, montrant ton lit du pouce. Tu t’en fichais qu’elle te le squatte, tu étais bien plus habitué au plancher grinçant qu’au confort des plumes de ton matelas. Bien plus habitué à jouer avec tes démons que de faire la paix avec tes anges. Douce ironie que voilà, alors que ta marionnette, qui pourrait être cet ange te toise toujours, de son regard vide. Que voit-elle, elle, qui est morte ? Tu en riais, haussant les épaules, venant t’asseoir sur ton lit, ton regard se perdant dans la nuit étoilée.

« Je n’arrive pas à trouver le sommeil. Mes démons sont d’humeur festive ce soir. Tout comme les tiens, il me semblerait... »

Can you hear the silence ? Can you see the dark ? Can you fix the broken ?

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Vael avait tourné la tête, pestant contre une chimère invisible aux yeux de Loki, mais pourtant bien présente pour lui. Elle ne fit pas la remarque, bien trop habituée à ces situations, tout à fait normale de son point de vue. Au contraire, elle demeura là, debout, à observer le visage caché par l'ombre de Vael. Froid ? Était-elle censée avoir froid ? Elle n'y avait pas fait attention jusque ici, cela signifiait surement qu'elle ne le trouvait pas si mordant que ça. Son cauchemar l'avait tellement faite bouger et apeurée que la fraîcheur de la nuit ne l'avait pas atteinte. Elle n'en était pas surprise ; c'était une habitude. Néanmoins, la marionette de Vael avait ramassé sa couverture et lui avait tendue. Loki ne réagit pas immédiatement, occupée à écouter celui qu'elle désignait comme son frère. Son visage trahissait sa mauvaise nuit uniquement parce que lui la connaissait. Un inconnu n'aurait pas deviné les cauchemars qui prenaient vie derrière ses paupières, ni même les illusions qui l'accompagnaient habituellement. Mais lui savait, lui comprenait même si parfois elle aurait préféré qu'il ne lise pas elle comme dans un livre ouvert. C'était déstabilisant de constater que malgré ses efforts il ne la connaissait que trop bien. Même avec la noirceur de la pièce. Bon, en même temps, si elle était venue dans sa chambre de nuit, ce n'était pas pour une simple visite surprise pour vérifier s'il dormait. C'était que quelque chose se cachait derrière. Sans lui demander son avis, l'humaine manipulée déposa la couverture sur les frêles épaules de Loki. Elle ne se dégagea pas, retint juste le tissu pour ne pas qu'il tombe. Ses yeux brillaient, deux prunelles teintées de sang, qui détonnaient dans la pièce. Aussi rouges et flamboyants que ceux de son frère. N'importe qui pourraient les relier au même sang. Il n'en était rien, et pourtant ils étaient, à leur façon, une famille aussi, à se raccrocher l'un à l'autre comme deux rescapés.
Loki fronça les sourcils et joua avec la chaine en argent qui pendait de son cou, l'air ailleurs. Elle n'en avait rien à faire d'être hantée, elle l'avait toujours été. Bien que ces cauchemars se faisaient violents et sanglants, elle n'imaginait pas sa vie sans eux. Non, Loki n'arrivait pas à imaginer ce qu'elle deviendrait si elle n'était pas réveillée par ces souvenirs effroyables qui la persécutaient et l'empêchaient de dormir. Serait-ce beau ? Aucune idée. Elle connaissait les nuits courtes, les monstres qui surgissaient sans prévenir, devant ses yeux en pleine ville. Elle savait jouer du cauchemar des autres, les retirer, en devenir un, en créer un. Elle n'avait jamais vécu autrement, n'avait jamais connu la fraîcheur d'une nuit calme, la sérénité de se réveiller par soi-même. C'était sa vie tout simplement. Sans rédemption, sans espoir. Mais avec cette souffrance, cette peur qu'elle endurait, elle pouvait l'aider. Un mal pour un bien, sa vie pour l'aider. Si Loki pouvait s'appuyer sur lui pour vivre, il pouvait compter sur elle pour l'aider. Elle lui offrirait toutes ses nuits si elles étaient calmes. Dans une certaine mesure, elle le pouvait. Elle pouvait le libérer, au moins pour quelque temps. C'était son pouvoir, après tout. La jeune femme ne voulait pas le voir sujet aux hallucinations qu'elle ne connaissait que trop bien. Or, elle les avait vues, tout à l'heure. Oui elle avait vu la femme qui s'était jouée de lui. Vael ria, haussa les épaules et s'assit sur son lit, après lui avoir dit qu'elle devrait se recoucher, elle aussi. Pour l'instant, Loki n'en ressentait ni l'envie, ni le besoin.  Elle s'assit à côté de lui en abandonnant un pan de sa couverture sur les épaules du jeune homme. Lentement, elle mit ses mains entre ses cuisses comme pour les réchauffer. En réalité elle ne savait juste pas où les mettre, c'était la seule place qui semblait adéquate par rapport à la situation.
Sans lui demander son avis, Loki retourna saisir les cauchemars du jeune homme. De ses fins doigts, ce fut comme lorsque lui jouait avec ses marionettes: elle saisit le mauvais rêve, devint la dirigeante, et le mena jusqu'à elle. La Terrienne n'avait pas bougé d'un pouce, l'image de ses doigts dansant ne s'était produite qu'au fond de son esprit, sûrement pas dans la réalité. Non, ses mains étaient restées entre ses cuisses, et elle voyait maintenant la bête noire, distinctement. Une femme, qui fut son ancien jouet. Sa petite poupée, comme celle qui lui avait rapporté sa couverture tout à l'heure. Loki la détailla longuement, les yeux clos, en retenant des frissons qui n'étaient pas vraiment dû au froid. Elle déglutit, comme si elle avalait le cauchemar. La boule noire resta dans son esprit. Ne pouvait-elle donc pas les abandonner dans la nature ? Non, évidemment chaque cauchemar qu'elle ne rendait pas se mettait à la hanter elle ! Quelle vie injuste. Loki conserva le cauchemar, l'enferma tout au fond de ses pensées, sans trop savoir quoi en faire pour l'instant. Tant pis. Un de plus, un de moins, elle était plus à ça près, et elle était certaine que Vael avait plein d'autres cauchemars en stock. Ce fut à son tout de hausser les épaules.

- Un cauchemar de moins pour ce soir, il est parti, il en avait marre de la fête, plaisanta-t-elle.

Loki fixa l'humaine animée, cligna des yeux.

- Les miens ne se calment jamais, j'y suis habituée. Je suis juste venue pour... , elle parut hésiter quelques secondes, parce que j'en avais besoin, se justifia-t-elle pour terminer.
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I’ve been stiffed ! One more fix !
How’d it come to this ?!
Seen you past, felt your sins,
It’s death for the dead...

L’astre lunaire continuait de te narguer. Agitant sa robe nébuleuse, t’invitant à une énième valse, dans ton esprit. Tu restais cois, sentant le matelas s’enfoncer légèrement. Elle était venue à tes côtés, cette sœur. Inconsciemment tu étirais un sourire soulagé, quelque peu ravi qu’elle se décide à se reposer ? Non, loin de là. Tu la connaissais ta petite tête de mule, si repos elle ne voulait pas, repos elle ne prendrait pas. Parfois aussi capricieuse que ces morts que tu retires à la Faucheuse. Âmes… Tu zieutais du coin de l’œil ta marionnette, immobile, enfermée dans son monde. Son temps était bientôt résolu. Et ses cauchemars seraient tiens pour l’éternité. Tu avais tant l’habitude. Une mauvaise nuit et cela devenait routine. Viols, abus, tortures, mots… Tu les avais toutes eu, ces routines. Toutes, sans la moindre exception. Ton corps s’en était même retrouvé marqué.

La question était, de qui, d’eux ou de toi, sont-ils, ces lourds souvenirs ? Tu ne distingues plus le réel. Tu vis dans une illusion véritable, qui s’attache à tous tes sens. Tu vis dans ta bulle, bataillant avec tes démons et tes pulsions. Doux démons, délicieuses pulsions qui te fracassaient le crâne chaque minute passant. Tu n’en montrais rien, te contentant de chantonner une fois encore. Chanter, jouer, t’amuser de ces cadavres étaient tes moyens de te fuir. De ne plus voir cet être atroce que tu étais devenu là-bas. Ce qu’ils avaient fait de toi. Ce qu’il avait fait de toi. Il te manquait. Tu aurais aimé qu’il puisse vivre à jamais. Pour le tuer à jamais et le ramener. Un esclave éternel, avec lequel tu te ferais moins tendre, tant tu avais à lui rendre. Ta psyché n’a pas oublié. Tu n’as pas oublié. Ton corps non plus. Ton âme est meurtrie à jamais et elle s’en souviendra. Et te fera payer le poids de cette erreur. De cette plaie.

Par cette folie et ces démons, qu’elle t’envoie à la pelle. Cette douceur soudaine te ramenait au moment présent, à cette Loki presque lovée contre toi. A ce pan de couette qu’elle te partageait, t’arrachant une mine gênée. Elle allait attraper froid, pensais-tu. Tu pensais toujours à elle avant ta personne, cela ne te ferait jamais défaut. Quand tu avais ta tête. L’avais-tu ? Ou ce fantôme jouait déjà avec sans que tu t’en rendes compte ? T’avait-elle déjà envoyé sur le chemin de la perdition ? Et te bernais-tu à croire que tu étais dans ton état habituel ? Cette statue de chair, à la peau livide ne bougeait point et captait toute ton attention. Ses pupilles t’interrogeaient. T’invitaient à te laisser aller. T’invitaient à laisser la porte ouverte à ton monstre, ce monstre, que tu gardes terré dans un coin. A être toi-même.

Ces moments salvateurs qui te permettent de rester si humain face aux autres. Ces moments personnels qui te permettent tout, absolument tout, reculé de tous. Et d’elle. Mais elle était là. Là, contre toi, là à te parler, à te rassurer, à s’en faire pour ta misérable personne. Là à te prendre le poids de ce fantôme. Un cri strident résonnait vivement dans ta caboche, te faisant sursauter sans le moindre crier garde. Les prunelles contractées, tu te passais la main derrière la nuque tendu, tremblant. Elle aurait eu le dernier mot, cette âme. Même prise dans les méandres du don de ta sœur, elle avait pu ne serait-ce que te faire paniquer un final instant. Tu écoutais ses mots, les muscles arqués, inspirant longuement.

« J’ai… Entendu… Je crois ? »

Tu ne savais guère comment cela faisait, de se faire prendre un bout d’enfer. Un bout d’une chose irréelle qui te hante. Tu n’avais jamais demandé à la tête ébène ce que cela faisait. Aussi bien le faisait-elle plus souvent que cela sur toi et ne le savais-tu guère. Tu efforçais un sourire, encore largué dans cette flopée de hurlements latents que t’avait offert ton pantin.

« Tu n’étais pas obligée, tu sais ? J’ai… L’habitude, moi aussi. »

Tu riais légèrement, passant ta main dans sa chevelure jais, un sourire plus sincère.

« Mais merci petite tête. Supporteras-tu… ? »

Cela te turlupinait. Elle souffrait déjà assez de ses propres cauchemars. De son propre monde invisible et terrifiant. Pourquoi y ajouter le tien ? Tu ne méritais pas qu’elle souffre pour toi. Pas pour un être comme toi. Un être comme toi qui jouait mécaniquement ce rôle de façade pour la rassurer. Un être comme toi qui tanguait sur les flots tortueux de son esprit. Une envie vicelarde qui se prélassait, trouvant en ce châtiment que t’avait infligé cette âme, l’excuse parfaite pour refaire surface. T’en crevais, non ? De t’amuser d’elle. Et pas d’une façon les plus saines qui soient. T’en crevais, de te repaître de son sang. Et d’en chanter encore et encore jusqu’à ce qu’oubli se fasse ? T’en crevais, voilà tout. Et cela passait. D’elle à la tête ébène que tu venais de serrer contre toi pour la calmer.

Car tu comprenais son état, malgré ta bataille intérieure. Et quel frère serais-tu, si tu ne la soutenait point ?

« Idiote, va. »


Lâchais-tu, quelque peu amusé et railleur. Tu n’étais pas doué, question sentiment, encore moins quand la plupart de l’instant souhaitaient voir ta chère sœur à la place de ton pantin. Tu te haïssais, à nager dans ces états. A ne plus savoir qui tu es. Qui tu es, oui. Qui es-tu pour avoir porté tes crocs à son épaule ? Qui es-tu pour avoir posé tes lèvres sur le liquide carmin qui en glissait, finement ;lentement. Une pluie écarlate, qui effaçait tous tes maux. Et toute raison logique. Toute pensée. Toute barrière. Tu l’avais de nouveau fait. Tu t’étais encore perdu. Tu avais encore perdu face à toi-même, dans cet océan sanglant qui te faisait tant de bien ; de cette chaleur sur le bout de tes lèvres. Tu en oubliais vraiment tout, hein ? Même le fait qu’elle espérait trouver un frère pour la protéger et la rassurer. Un guide, pas un monstre. Pas un monstre incapable de redevenir conscient et faire appel à sa part humaine.

Ton visage humain, c’était cela, qu’elle t’avait chipé, cette âme.
Une simple barrière, brisée.

It’s all just curses and epitaphs.

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Loki commençait à sentir le brouillard, les prémices du sommeil. Elle devrait retourner dans sa chambre, elle le savait. Laisser Vael tranquille. Mais quelque chose lui disait qu'elle devait rester. Peut-être pour être sûre qu'il se reposerait, que ses cauchemars s'étaient tus, au moins pour cette nuit. Elle veillait sur lui comme s'il n'était qu'un enfant. Or il était évident qu'il était plus vieux qu'elle. C'était pourtant plus fort qu'elle. Loki aurait sûrement fait une bonne mère si des événements ne l'avaient pas rendue inaptes à se débrouiller par elle-même. Et puis en réfléchissant : voulait-elle d'un enfant qui grandirait avec les mêmes cauchemars qu'elle ? Il n'aurait qu'une vie pleine d'horreur à peine né, sans jamais être tranquille. Non, elle ne voulait pas forcer un autre, surtout un enfant, à subir la même vie qu'elle. Il en était hors de question. Alors le seul être qu'elle protégerait serait Vael, parce qu'elle ne pouvait plus améliorer sa vie, seulement la rendre plus aisée, ils avaient tous les deux atteints un point irrémédiable dans leur existence. Vael lui affirma qu'elle n'était pas obligée. Peu importe, elle haussa les épaules. Elle le faisait si elle en estimait le besoin. Or ici, la situation s'y prêtait parfaitement. Loki hocha la tête. Bien sûr qu'elle supporterait, elle supportait toujours, qu'importe la nouvelle vision que son esprit pouvait placer devant ses prunelles : elle s'accrochait toujours désespérément à la vie. Mais elle n'avait que dix-huit ans et elle se sentait déjà vieille de deux cent ans. Alors tiendrait-elle encore vingt ans ? Trente ans ? Plus ? La vie allait-elle lui permettre d'en arriver jusque là ? La terrienne connaissait parfaitement la fourberie de la vie, et cette île, elle ne s'y était guère habituée pour l'instant. Si ces humains découvraient qui ils étaient et d' ils venaient, tout le monde se mettrait contre eux. La vie en deviendrait encore plus imprévisible. Elle ne passerait jamais le cap des vingt ans. Loki n'avait pas peur de la mort. Elle priait juste pour que ses cauchemars meurent avec elle pour toujours.
Vael passa son bras autour d'elle et la rapprocha pour la serrer contre lui. La jeune femme ne disait jamais non à une étreinte. Elle aimait la chaleur rassurante qui se dégageait du corps du garçon, c'était apaisant, rassurant. Une preuve qu'elle n'était pas seule, et que le monde n'était pas toujours totalement froid. Elle ne chercha pas à bouger plus, et se reposa sur lui.

Puis, la prenant de court, Loki sentit le souffle du jeune homme caresser sa pâle peau. Sans comprendre, elle fut immobilisée net, sans le vouloir, c'était son corps qui s'était tétanisé sans lui demander son avis. Elle ne bougeait plus, plus du tout et retint même un frisson, sans trop savoir d'où il venait. Était-ce de la peur ..? C'est ainsi que se présenta la chose. La jeune femme se mit soudainement à transpirer, son cœur expulsait le sang avec plus de violence dans tout son corps. Elle avait chaud. Trop chaud. Ses yeux furetaient tous les recoins possibles. Gênée au possible, Loki perdit le sens de ses pensées. Que faisait-il ? Pourquoi ? Pourquoi il était si proche ? Pourquoi il il... Vael lui mordit l'épaule ; le visage de Loki se tordit, mais aussi son ne sortit de ses fines lèvres. Pas même un gémissement. Elle était beaucoup trop... beaucoup trop surprise, beaucoup trop... apeurée ..? Elle se sentait comme un animal en cage, enfermée, elle ne pouvait pas sortir de cette... cette quoi ?! Mais qu'est-ce qu'il faisait bordel ?! Pourquoi... pourquoi...

- Vael ? Vael qu'est-ce ...? parvint-elle à murmurer.

Les lèvres du garçon se déposèrent contre l'épaule de Loki qui, en sueur, tentait tant bien que rester calme. Une petite voix fluette lui soufflait de se dégager, de retirer la bouche du jeune homme, lui soufflait un danger croissant. Elle voulait partir, et sa colère montait au fond de sa poitrine, couplée à une peur peu commune, qu'elle n'avait jamais vraiment ressenti jusque là. Elle voulait... Elle aurait pu lui donner un brusque coup, l'éloigner immédiatement d'elle, partir en claquant la porte et aller calmer sa fureur dehors. La quatrième Loki bataillait contre la troisième parce que malgré la panique, elle refusait de faire du mal à Vael. Qu'importe ses actes. La jeune femme sentit tout son corps prit d'une intense chaleur, ses mains tremblaient, elle tremblait tout entière, pour dire vrai, tandis qu'elle menait son propre combat pour le protéger de sa personne. Et ce n'était pas une mince affaire. Deux courants se confrontaient, or quand un vent froid rencontrait un vent chaud, c'était un orage qui se créait... Et elle le ressentit, au fond de son être. Elle sentait les éclairs qui la déchiraient, le tonnerre qui creusait des failles et des faiblesses. Ses dernières forces, ses certitudes qui volaient en éclats, Loki avait du mal à rester maîtresse de sa personne.
Hésitante, elle finit par caresser la tête de Vael de ses mains peu assurées. Elles tremblaient toujours, de tout son être sans que la jeune fille ne puisse rien y faire. Une larme brillante humidifia ses yeux, perla au coin de son oeil. D'un clignement de cils, cette même larme s'échappa et s'écoula lentement sur le visage rougit de la Terrienne, sa joue puis la ligne de son menton. Une seule de ses mains bougeaient, elle craignait qu'en faisant d'autres mouvements la troisième Loki prenne possession de son corps sans sa permission. D'autres larmes silencieuses glissèrent sur sa peau, tandis qu'elle caressa avec douceur les cheveux de Vael, incapable d'articuler le moindre mot.
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Twisting and turning unable to sleep,
Do the voices ever stop ?
My thoughts speak louder the more I resist.
And they're driving me insane.
Do they ever go ?

Où étais-tu, Vael ? Mon très cher Vael, où étais-tu ? Ici ? Ailleurs ? N’entendais-tu donc point ces mots ? Ses mots ? Ses maux, devrait-on dire. Tu n’étais plus. Plus, plus, plus. Tu planais, pris dans la tourmente de ton esprit. Une scène qui reprenait vie, dans les tréfonds de ton âme. Une pièce de théâtre, qui t’avais rendu ainsi. Qui te forçait à cela. Cette chose, cette pulsion, que tu ne contrôles jamais. Oh, d’habitude tes fiers pantins font l’affaire. Et cela se tasse, repart au néant. Et te laisse l’esprit en paix. Te perdais-tu, sur ce chemin sinueux qu’est la déraison ? Sombre et glacial. Cette douleur qu’elle ressentait, cette peur, ce corps qui tremble, les ressentais-tu, toi aussi, dans ton monde ? Dans ta bulle, coupé de tout. Encore coincé dans cette salle crasseuse ? Face à cet homme.

Pauvre enfant que tu étais, cloué sur cette chaise, attaché, incapable du moindre mouvement. L’air poussiéreux obstruait tes poumons, te brûlait la gorge, assombrissait ta vue, les yeux gonflés. Tu avais la peau sur les os, frêle corps que voici, prêt à se briser à la moindre violence. Violence… Tu sentais encore ses mains sur ton corps. Son souffle le parcourir, s’arrêter au niveau de ton cou. Ses mots, entêtant mots. Que voulait-il te dire déjà ? T’expliquer ? Tu ne sais plus. Toi, tu avais bien trop peur, toi, tu réprimais un long gémissement, les larmes roulant déjà sous tes pupilles humides. La douleur rongeait ton être, le moindre mouvement mettant le contact à une souffrance atroce, vive, si vive que tu t’en cambrais sur cette chose qui te servait de chaise. Si brutale que ton esprit, prenait le large, déconnectait. Et venait trouver confort dans cette douleur lancinante, latente.

Dans les mots qu’il te disait. Tu n’étais que sa marionnette après tout. Pourquoi devrais-tu penser ? Pourquoi devrais-tu raisonner ? S’il le fait, c’est que cela est juste. S’il te dit tout cela, c’est bien pour t’aider. Pour te faire sortir la tête de l’eau. Regardes-toi, être qui perd le sens de la réalité. Être dont l’esprit n’est plus sien, mais objet d’une seule personne. Pourquoi ce sourire creux sur ton visage, déchiré d’une larme ? Savais-tu, dans le fond, ce qu’il advenait de toi ? Dans cette pièce perdue ? Pauvre enfant. C’est ce qu’il est advenu de toi, à présent. Cette cicatrice pour preuve. Une parmi tant d’autres sur ton corps. Juste différente. Sur ton cou, à la jugulaire. Morsure. Violente morsure. Une sensation, une émotion que ton corps n’avait jamais pu oublier.

Un sentiment que tu répétais, encore et encore, quand tu te mettais à sa place, à cet homme. N’étais-tu pas devenu ce que tu détestais le plus ? Évidemment que si. Les enfants répètent ce qu’ils voient. Vivent. A vivre dans un enfer peuplé de monstres, quelles étaient tes chances de rester humain ? Aucune.

Âpre douleur. Terrible douleur. Et tu hurlais de nouveau, sentant ton cœur manquer un battement. Sentant ton esprit te glisser des doigts. Une douleur vicelarde, prenant possession de tout corps, corps qui répondait par de violents spasmes. Tu allais tourner de l’oeil. Tu couinais, te mordant les lèvres pour ne pas te noyer dans tes larmes. Ces lames ; ces crocs dans ta jugulaire. Allais-tu mourir là ? Vidé de ton sang par un quelconque malade ? Qu’en savais-tu ? Tu percevais uniquement le liquide pourpre couler à flot de ton cou. Ton rythme cardiaque perdait lentement en intensité, ton souffle se faisant silencieux, absent. Presque murmuré. Était-ce cela, que la mort ?

Caresse. Une nouvelle sensation. Plus douce.
Sortie de nulle part dans ton univers.
Revenais-tu à toi ?

Le brouillard ténébreux se levait, emmenant avec lui cette atmosphère si pesante, si sinistre. Tu ne l’avais pas lâchée, ta tête ébène. Tu avais même resserré ton étreinte, trahissant l’affre qui s’emparait de toi. Terrifié, que tu l’étais. Pour autant, si ce n’est que cette étreinte, rien ne se laissait voir. Et tes crocs n’avaient guère quitté son épaule. Pourquoi ? Pourquoi étais-tu si effrayé, Vael ? Frayeur qui te délaissait, dégageant ta vue embrumée par ce cauchemar intérieur. Un simple geste de la main, si simple, si efficace. Si rassurant. Alors pourquoi ? Pourquoi tremblais-tu ainsi ? Pourquoi ne pouvais-tu retenir les larmes de ruisseler le long de tes joues. Ta conscience était-elle revenue ? Dans cet état à demi-mort, pouvais-tu raisonner ?

Un déclic. Rude. Présent. Tu te dégageais vivement d’elle, te plaquant contre le mur qui soutenait ton lit. Tes lèvres tremblaient et ce goût restait. Goût qui t’embrouillait l’esprit. Ton corps était donc le traducteur de ton tumulte mental. Crispé, tendu, pris de soubresauts. Un léger hoquet, tes pupilles parcourant tes bras et tes mains. Était-ce toi, tout cela ? Étais-tu bien dans ce corps qui venait de la blesser elle ? Elle. La seule personne que tu t’étais juré d’épargner de ton enfer ? Tu secouais la tête pour toi-même avant de te plier en boule, préférant te cacher d’elle. Parle. Dis-lui. Explique-lui. Fais-toi pardonner, tu le peux. Dis-lui quelque chose Vael. Ne laisse pas le blanc, pas encore.

« Dé… Désolé. Je ne voulais pas. J’ai encore… Perdu la main. »


Tes pensées se bousculaient, se cognaient, tu peinais à faire une suite logique, pleine de sens, pour lui expliquer. Comment voulais-tu qu’elle te pardonne cela ? Tu n’étais même pas fichu capable de lui parler. De quoi étais-tu capable, à part de te laisser aller à ce que tu es ? De la protéger ? Tu ne savais plus.

« Je suis incapable… De rester moi-même, dans ces moments. Juste… Ce beau Diable... »


Parler te coûtait, à toi, qui étais si maladroit quand tu devais parler de ce qui te tuait. Hantait. Tu ne relevais pas le visage, sous les yeux de ton pantin qui n’avait pas bougé d’un iota depuis cette étreinte dérangée.

« Elle avait raison. Je suis incapable de te protéger. »


Osais-tu parler, t’ouvrir, toi qui préférais garder tes secrets pour toi ? Morbides secrets que voilà.

Inside I'm a prisoner of my own hell.

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Qu'était-elle censée faire dans cette situation, hein ? Quelle était la réaction qui aurait le moins d'impact ? Loki avait décidé que le mieux était d'agir... normalement. Plus de question, pas de repoussement. Elle laissa Vael faire. Le seul moyen qu'elle trouva fut de ranger ses deux autres personnalités pour n'en garder plus qu'une : la seconde Loki. Automatiquement, la jeune femme se mit droite, le regard dans le vide. Ses larmes silencieuses avaient cessé, il n'y avait plus qu'un grand vide au fond de son corps. Pas de peur, pas de colère. Loki avait tout mené au second plan, plus rien n'avait d'importance. Ses pensées n'avaient aucun but, aucun chemin. La jeune femme patientait dans une immobilité latente. Elle attendait quelque chose, un mouvement, une réaction, qui lui permettrait de revenir dans le monde réel. Ce déclin se faisait attendre. Elle n'avait pas remarqué les larmes de Vael, pas non plus sa douleur débordante. Non, Loki avait la capacité de passer du monde réel au monde de ses cauchemars : un endroit au noir complet, où elle y cachait ses peurs. Elle s'y était réfugiée, enfin à l'aise parmi les siens. En tant Petit Cauchemar.

Loki bougea à peine lorsque Vael se retira brusquement. Elle tourna lentement un regard mort vers lui. Le garçon s'était recroquevillé contre le mur. C'est ce qu'attendait la quatrième Loki pour revenir, néanmoins nuancé par son précédent état. Son regard ne changea pas, mais au lieu de rester éloignée, elle se leva, s'assit à côté de Vael. Aucun pensées particulière ne traversait son esprit. Une part d'elle était restée dans son monde des ombres. Bonne ou mauvaise chose ? L'accouplement de plusieurs Loki pourrait peut-être la rendre plus.... entière. Elle écouta d'une oreille distraite ses paroles. Une petite partie d'elle réagit en se disant « n'importe quoi, tu n'as pas à me protéger comme une enfant de sept ans » mais malgré ses pensées, son visage resta de marbre. Loki ne voulait pas parler, son instinct lui soufflait que ce n'était pas le plus important. Elle sentait, tel un chien reniflant la charogne, l'odeur aigre des cauchemars. Il était encore englué dedans, englué dans le pétrole noir, gluant, assassin de ses cauchemars. Elle devait l'aider à s'en dégager. C'était son principal but. Loki déposa son attention sur les larmes de Vael. Sa souffrance explosait, il ne pouvait plus la contraindre au fond de sa poitrine. La Terrienne mit sa main sur son épaule et l'obligea, par ce geste, à la regarder. Elle scruta son visage encore humide, passa une main dessus pour en sécher ses joues. Elle ne voulait pas voir Vael dans un tel état, aussi touché. Son cœur se serra, mais Loki n'en montra de nouveau rien. Toutes ses émotions n'avaient pas encore repris leur place originelle. La gouffre persistait. La seconde Loki gardait toujours la place la plus importante malgré ses efforts pour la chasser.

Fatiguée par cette situation, Loki ferma les yeux quelques secondes, les rouvrit.

- Repose-toi, Vael, ça ira mieux demain... ça ira mieux demain, fit-elle à voix basse.

Elle n'en croyait pas un traitre mot. Loki observa sa position et déclara :

- Reste pas comme ça, mets-toi bien.

Elle se leva du lit, en abandonnant sa main qui pendit le long de son corps, reprit sa couverture, s'apprêtant à sortir de la chambre.

- Et.. Ce n'est rien, c'est... c'est rien, fnit-elle, une vaine tentative pour le rassurer, mais aussi couper la possible conversation qui se déroulerait autour de ce sujet et qu'elle ne voulait pas aborder.


Dernière édition par Loki Al'Chyaris le Ven 7 Juil - 1:00, édité 1 fois
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My thoughts were
destroying me.
I tried not to think,
but the silence
was a killer too.

Toi qui ne voulais plus penser, ne plus rien voir. Que voyais-tu, dans ton monde ? Que pensais-tu, dans ce corps tremblant, au travers ce regard hagard ? Tu ne pensais plus. Tes pensées te rongeaient. Ne plus penser et tu serais libéré ? C’était là l’idée. Elle ne disait rien. Ta chère sœur était aussi froide et immobile que cette marionnette qui vous lorgnait tous deux. D’entre elles, qui était vivante, qui était morte ? Deux mortes, deux fantômes, c’était là ce que percevait ton esprit. Tu ne pipais pas un mot de plus, accablé par le silence pesant de la tête ébène. Tu le savais, qu’elle aussi, était perdue dans son monde. Qu’elle venait d’y trouver refuge pour fuir ce que tu lui avais infligé, dans ta fuite intérieure. Pitoyable. Tu t’en blâmais mais ton visage ne montrais rien à son tour. Fermé, placide. Trois morts étaient dans cette pièce finalement.

Tu clignais légèrement des paupières quand elle décidait de te redresser le visage pour essuyer tes larmes. Pathétiques larmes. Depuis combien de temps n’avais-tu pas pleuré ? Loki t’avait-elle vu, ne serait-ce qu’une seule fois, craquer ainsi ? Non. Tu avais toujours tout caché. Toujours tout gardé pour toi, dans un coin de ta tête. Parfois quand les démons te prenaient, tu les relâchais sur tes pantins. Ils étaient bien là pour cela, en plus de ta passion morbide pour leur personne. Tu avais toujours été cette gueule souriante, familière, qui se démenait pour elle. Toujours cette personne qui essayait de la rassurer, de lui montrer que ce monde n’était pas si mauvais. Et toujours mieux que l’Enfer duquel vous proveniez.

Que faire, à présent ? Dans cet acte où la Mort semblait omniprésente ? Dans cet acte où elle ne montrait rien et que tu n’étais plus capable de comprendre ce qu’il t’arrivait ? Dans cet acte où seul, ce cadavre vivant était témoin ? Tu écoutais ses mots, muré à ton tour dans le silence, tes prunelles rubescentes la détaillant. Qui était-elle, elle ? Quelle Loki ? Ton visage restait parfaitement stoïque, se raccrochant à cette question inutile pour ne pas replonger. Était-elle ta sœur, celle-la ? Devais-tu t’en blâmer ? T’en enquérir alors qu’elle semblait bien paumée elle aussi ? Ah, qu’en sais-tu ? Si elle n’est pas celle que tu connais, pourquoi t’encombrer plus longtemps de ce poids qui t’écrase le coeur ? Tu ricanais doucement, soufflant, penchant la tête sur tes bras, un sourire enfantin prenant place sur tes lèvres.

« Ça ira mieux demain, oui ! Tu devrais te reposer toi aussi. »

Tu conservais ce sourire, l’air serein, te détendant, en tailleurs, lorgnant le ciel étoilé. Tu entonnais lentement, adaptant le masque enfantin. Quelque peu insouciant, qui ne connaissait rien aux difficultés. Pourquoi te blâmer ? Tu t’en fiche. Ce n’est pas vraiment ta sœur, cette Loki-la, si ? Pourquoi t’en faire ? Cesse de te questionner un court instant, Vael. Tu répondais uniquement un grand sourire à la suite de ses mots, te redressant de ton lit, ouvrant la fenêtre. La nuit était toujours belle et tu avais encore ce peu de temps devant toi pour oublier. T’oublier dans ton monde. Retirer ce masque et évacuer tous ces démons. Tu invitais ton pantin à te suivre tandis que tu enjambais la fenêtre, sentant l’air frais te mordre le visage. Tu posais une dernière fois ton regard sur la tête jais, souriant.

« Bonne nuit, Loki ! »

Sur ces mots et ce changement d’attitude plutôt radical, tu filais, laissant soin à ta marionnette de clore la fenêtre derrière toi. Tu allais là-bas, dans ce lieu connu de toi seul. Dans ton petit coin d’Enfer que tu avais rapporté des Terres désolées. Dans ce monde, où l’Oubli régnait. Où s’amuser était le maître mot. Un endroit, un lieu où tu pouvais redevenir toi-même, sans le risque qu’elle y soit exposée. Sans le risque de revivre cette scène étrange. Un monde salvateur, te permettant de jeter ton masque humain pour celui que tu étais véritablement. Une sorte de crypte, que tu avais dégotée en te perdant en forêt. Enfoncée dans le sol et couverte par la végétation, elle ne laissait voir d’elle que quelques pierres grossières, taillées, similaires à des débris appartenant à des ruines.

Tu avais eu la curiosité de les dégager, d’explorer le petit tunnel qu’elle cachait. Et tu avais atterri là, dans cette salle souterraine, à l’air glacé, soufflée par le vent. Sombre, sinistre, le moindre pas y résonnait. Le moindre mouvement devenait signe d’angoisse, ombre terrifiante qui te pourchassait sur chaque mur de pierre. Quelques colonnes s’élevaient, soutenant la structure, colonnes finement taillées, d’un style bien ancien. Tu l’avais aménagée au cours des années, cette crypte. Faite tienne. C’était là, qu’elles reposaient. Toutes ces âmes que tu ramenais. Tous ces pantins que tu t’octroyais. Toutes ces personnes, vivantes, devenues de simples jouets sans vies entre tes mains. C’était ici, que tu t’affairais à faire que ces pantins gardent leur splendeur humaine.

A tromper l’oeil du monde. Qui le saurais ? Quel genre de traitement tu infligeais à ces corps pour qu’ils restent si naturels et « vivants » ? Ah, même toi, tu n’y pensais pas. Tu te sentais de nouveau chez-toi et chantonnais, dansant, laissant la jeune fille qui t’accompagnait se rasseoir auprès de ses consœurs. Avec qui allais-tu t’amuser ce soir ? Avec qui allais-tu prendre du bon temps ce soir ? Oh, cela te dévorait, te prenait. Il fallait bien que tu évacues. Ton monstre intérieur n’avait plus de patience et cela urgeait. Violemment.

La nuit ne t’avait guère attendu et laissait place à l’astre lumineux, dont les quelques rayons passaient timidement entre les pierres de ta crypte. Réchauffant ton corps. Tu étais là, dans les bras de Morphée, avachi sur l’un de tes pantins, l’air tranquille. Tu entrouvrais les yeux, le regard dans le vague, pensif à peine levé. Loki. Seule elle occupait tes pensées. Tu devrais remonter et aller voir comment elle va, non ? Oui. Tu te relevais, te rhabillant, la tête encore dans les nuages, dégageant ce pantin avec les autres, pour demander à celui du jour de venir à tes côtés. Un enfant, plutôt jeune. Tu étais tombé sur son cadavre lors d’une simple routine.

Tu passais la tête hors de la crypte, plissant les yeux aux rayons assassin de l’astre. Loki, où était-elle ? Allait-elle bien… ?

I never asked for anything, I'm not asking now.

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Le caractère de Vael avait lui aussi changé. Il eut un grand sourire, une rire guilleret et son attitude changea immédiatement. Loki ne montra même pas sa surprise, elle se sentait juste... fatiguée. De tout. De vivre, d'elle, de Vael, de leur enfer, de ses cauchemars de la noirceur de la nuit. Sous son regard terne, Vael se releva, ouvrit la fenêtre et l'enjamba. La jeune femme ne chercha même pas à le retenir. Il s'éclipsa après un dernier "bonne nuit" tout joyeux, qui détonait grandement avec l'air alourdi par la scène dérangeante qui s'était déroulée. Vael descendit par le toit, et sa marionnette referma la fenêtre derrière lui. Loki observa encore un petit peu la fenêtre. Sa couverture était toujours dans sa main. Puis elle regarda la femme manipulée, et adressa un maigre sourire à l'âme qui se trouvait encore dedans. Oui, Vael avait un pouvoir très étrange. Si elle pouvait manier l'irréel à sa guise, lui maniait le corps des personnes et les ramenant à la vie. Oh, certains dons d'en bas étaient tout à fait normaux... parfois. Simplement que les leurs avaient leurs part de... De quoi ? De complexité ? De poison ? Un morceau de malédiction ? Sûrement, en voyant les conséquences des dons. C'était plus une punition pour être différents des humains qu'un vrai pouvoir. Alors ce pantin... Elle était à la fois vivante et morte, réelle et irréelle. Un paradoxe sur pattes. Loki se retourna, abandonnant le jouer de la journée là. Elle passa la porte qui menait au couloir, la referma derrière elle, et entendit au loin un faible ricanement mauvais. Finalement ses hallucinations étaient peut-être revenues plus rapidement que ce qu'elle avait imaginé.

Loki n'avait pas réussi à se rendormir. Elle s'était tourné, puis retourné, reretourné dans son lit, en vain. C'était ce qui avait fait passer son état d'esprit. Et finalement elle décida d'en sortir, d'abandonner cette idée. De toute façon les nuits incomplètes : elle connaissait. Elle était habituée aux nuits courtes, et à cette fatigue qui ne la quittait jamais. Alors pour passer le temps, elle rangea sa chambre déjà impeccable : refis son lit, arrangea les meubles, dépoussiéra. Une occupation comme une autre non ? Elle aimait que ses affaires et son lieu de vie soient propres et organisés. Après le reste elle n'en avait pas grand chose à faire. Elle fit le tour de la maison, en ignorant avec superbe les voix sardoniques dans son dos qui cherchaient à la distraire et l'embêter. Et finalement, alors que l'aube pointait, Loki s'était résolue à leur adresser la parole. Elle s'était assise à la table de la cuisine. En face d'elle, un homme plutôt âgé lui souriait. Il avait été une de ses forces. C'était grâce à lui qu'elle avait tenu, mentalement, dans cette cave. Le vieil homme, un aquakinésiste, avait été enfermé pour donner de l'eau au village. Il était leur source sûre, et avec son âge il avait cessé de prier Yang pour sortir. Ses cauchemars avaient transporté l'image de son visage, dont elle devinait les yeux bleus bien qu'il y fasse sombre. Jamais elle n'avait pu réellement le détailler. Mais sa voix... jamais elle ne l'oublierait. Rauque, lourde et grave, elle portait néanmoins des signes de vieillesses. Il l'avait poussée pour qu'elle continue de se battre, qu'elle apprenne à utiliser son don. Il lui avait fourni de l'eau fraîche lorsque ses blessures avaient été trop cuisantes. Oui, ce vieil homme avait été un miracle pour elle, et lui parler, qu'il vienne de ses cauchemars ou non ne la gênait pas du tout. Ainsi la conversation dura jusqu'au matin, l'hallucination s'évapora vers dix heures, et le silence revint. Loki monta, regarda si Vael était retourné dans sa chambre. Apparemment non. Elle sentit alors son ventre gronder. Sauf que lorsqu'elle ouvrit les placards, elle constata qu'ils étaient vides. Effectivement, les dernières courses dataient de plusieurs jours déjà. Elle leva les yeux au ciel, claqua la porte du placard avait fracas. Elle mangeait quoi maintenant hein ?! Elle n'allait pas manger des racines de la forêt ! Loki remarqua qu'elle était à fleur de peau. Elle prit plusieurs grandes inspirations et décida d'une chose toute simple : elle allait aller voler son petit déjeuner. Oh, elle le faisait souvent, et était même douée pour ça. Le vol était un acte lambda dans le monde d'en bas, le plus petit pêché sur toute la liste qu'il était possible de faire.
Loki s'habilla rapidement, des vêtements sobres qui n'attiraient aucunement l'attention, elle se coiffa du même coup pour avoir au moins l'air convenable et ne pas être fixée par tous parce qu'elle avait l'allure d'une brigand des rues. Une fois cela fait, elle sortit. Le lac reflétait déjà le soleil, comme quoi il n'était plus si tôt que ça. Bon bah dans ce cas là elle prendrait le repas de ce midi en même temps. Sauf si Vael ne revenait pas. Elle n'avait pas réellement l'intention de le chercher : s'il ne se montrait pas, c'était qu'il voulait être seul et tranquille. Loki respectait parfaitement cela, ne voulait pas empiéter sur son espace privé. Donc s'il ne pointait pas le bout de son nez, elle le laisserait en paix. Telles étaient ses règles. Pourtant, en suivant le sentier qui menait à la ville, elle tomba pile sur le garçon qui sortait de la forêt. Elle arqua un sourcil, le dévisagea, mais absolument rien dans sa posture ou ses traits ne fit allusion à ce qui c'était passé cette même nuit. Loki garda le sujet loin, très loin. Un pull couvrait l'épaule mordue, d'ailleurs.

- Je vais en ville, on a plus rien à manger, annonça-t-elle tout simplement. Tu viens avec moi ?
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No sun and too much rage.
I don't know how much I can take.
Push it down inside,
But it knows just where I hide.

Elle ne quittait guère tes pensées. Tels ces fantômes qui te hantaient, Loki avait une place toute particulière dans ton esprit. Tu n’avais eu cesse de retourner encore et encore ton petit dérapage. Que lui dirais-tu, une fois face à elle ? Peux-tu seulement rester à ses côtés sans que tu dérailles encore ? Tu n’en savais plus grand-chose. Tu avais jeté tout ceci dans la nuit, aidé de tes pantins. Pourtant le problème était toujours présent, confortablement loti dans une partie de ton crâne. Tu gardais ton sourire, traînant sur le chemin qui menait au petit lac non loin de ta crypte. Tu devais te laver, juste te réveiller. Mettre tes idées au clair. Et savoir que faire. Jouer la même comédie avec elle, faire que rien n’est jamais arrivé ? Ou lui en parler ? La deuxième solution te semblait aberrante, tant tu sentais que la tête ébène éviterait toute discussion à propos de cela.

Seul, tu l’étais. Face à tes démons. Chacun son fardeau. Elle avait son monde de rêves et de cauchemars et tu avais ton monde débauches et de vices, où l’impensable se faisait outrager chaque jour. Morale, éthique, tu n’en avais point. Que des masques tu portais pour plaire et te fondre dans la masse. Ta peau cendrée n’aidait en rien et tu étais immédiatement affiché comme l’un de ces beaux diables d’en bas qui ne mourait d’envie que de détruire l’Île d’un Dieu dont tu fichais totalement. Ying, Yang, leurs histoires, leurs soucis, leurs Gardiens et autres bagatelles du genre, tu t’en foutais bien. Tu avais mis les pieds dans ce Paradis artificiel que pour espérer une nouvelle vie. Devenir une autre personne, tuer ton démon intérieur. Et lui offrir un semblant de belle vie, à cette sœur.

Même si tu doutais que cela se ferait un jour. Le bonheur n’est pas fait pour des êtres comme vous. Vous le frôlerez et le détruirez. Vous ne savez rien faire d’autre que cela, nager en eaux troubles.

Tu sortais la tête de l’eau fraîche, inspirant longuement, tes prunelles rubis détaillant l’astre qui se levait calmement, entrecoupé par le feuillage de la forêt. Tu devais faire les courses aujourd’hui, non ? Loki allait mourir de faim sinon. Et quelque chose, au plus profond de toi, te disait qu’elle aurait la mauvaise surprise de voir les placards vides. Tu t’y prenais toujours en avance. Seulement, dès fois, tu échappais à tes propres exigences. Tu remettais ta tignasse jais en place, enfilais ta chemise et tes fringues et prenais le sentier pour quitter la forêt, accompagné de ton cher serviteur. Jeune serviteur. Tu te stoppais un instant, remarquant les poches vides de ton pantalon. Ni argent, ni clé, tu allais avoir l’air fin comme cela, sans rien sur toi.

Tu te penchais alors doucement sur ton pantin, tes lèvres proches de son oreille, lui murmurant de te ramener tes affaires. Celui-ci s’éclipsait aussitôt, trottinant, sans un mot, au gré du vent qui vous soufflait dessus. Tu continuais ton périple, restant enfermé dans ta bulle psychique, surveillant les moindre faits et gestes de ta marionnette qui revenait finalement à toi, sortant de nul part, bras tendu avec ta commande. Tu lui souriais, amusé, lui tapotant le crâne.

Lisière. A peine mettais-tu le pied en dehors, qu’une voix familière t’interpellait. Tu relevais le visage, un large sourire doux aux lèvres. Loki. Tu venais à ses côtés, invitant ton pantin à te suivre, chantonnant. Tu écoutais sa question d’une oreille, la lorgnant de la tête aux pieds. Quelque chose clochait mais tu n’en disais rien pour le moment, te contentant de lui afficher un sourire sincère, une tonalité posée.

« Volontiers ! J’avais prévu de les faire… Je sentais que tu allais criser de voir le frigo et les placards vides... »

Tu lui tirais la langue, léger, prenant les devants. Pourquoi cachais-tu ton malaise ainsi ? Derrière ton attitude habituelle avec elle ? Celle du frère tête en l’air et taquin ? Pourquoi ne lui disais-tu pas ? Que tu sentais bien que quelque chose ne tournait pas rond ? Pourquoi ? Tu restais un moment muré dans le silence, chantant toujours. Le chant, la musique, les livres… Tu étais une sorte d’artiste sur les bords, Vael ? Qui sait ?

« On va d’abord faire un tour sur la place… On devrait trouver de quoi nous ravitailler ! Et déjeuner aussi… J’ai un peu faim. »

Tu soufflais, écartant les mains d’un geste dépité. Vous finissiez par atteindre la place et dès lors tu reprenais une attitude plus calme, plus effacée, sentant les regards se braquer sur vous en ces temps de tension. Des vilains terriens sur la place, ah, que tu la connaissais celle-là. Tu restais devant Loki et ta marionnette, méfiant, aux affûts. Tu n’étais pas d’humeur au conflit en cette matinée. Uniquement à faire des emplettes avec ta petite tête sombre. Le lieu était animé et les marchands vendaient leurs étalages et produits dans un brouhaha qui allait vite te rendre sourd. Une autre raison pour laquelle tu préférais les morts aux vivants. Ils se taisent. Tu toisais chaque étale, revenant à Loki.

« Quelque chose te fait envie dans tout cela ? Que désires-tu ? »

Tu lui souriais, rendant un regard froid au vendeur qui vous détaillait de cette façon qui ne te plaisait guère. Oh, ce lieu était empli de méfiance et de mépris, quand deux êtres maudits de Yang s’y baladent. Un mépris qui te donnait bien envie de lui arracher la tête pour lui prouver ses jugements. Toi aussi, tu te sentais sur les nerfs, dans le fond. Rongé par des questions qui n’auront jamais de réponses.

I know that "normal" is hard to fake.

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Loki sourit avec naturel. Non elle n'avait pas crisé en voyant la cuisine vide. Pas du tout. Ou alors à peine, franchement, juste un peu. Un pointe d'agacement voire... Bon bon d'accord ! Elle avait juste réagi comme toute personne normalement constituée qui constatait qu'elle n'avait plus à manger. Loki avait le défaut d'être gourmande et d'aimer le sucre, depuis qu'elle l'avait découvert en montant sur l'île. Donc effectivement, le matin elle aimait bien manger, manger de bonnes choses qu'elle n'avait jamais pu connaître auparavant. Elle aimait aussi les habitudes, or ne pas pouvoir petit déjeuner le matin n'était pas dans ses habitudes. Donc, tout était là pour la contrarier. Mais surtout de ne pas pouvoir manger, en fait. Il la connaissait trop, encore une fois. Elle leva les yeux au ciel, et secoua la tête de mauvaise foi, sans répondre à ses paroles, parce qu'il lui tira la langue, en signe de pure provocation. Pffff, quel enfant. Hum.. Fallait-il préciser qu'ils étaient tous les deux, deux gamins, en fait ? Boarf, ça devait se voir suffisamment. Ils traversèrent la forêt, sans parler de la nuit, au grand bonheur de la jeune fille.

En arrivant aux abords de la ville, Loki changea immédiatement de posture et de visage. Elle n'avait plus les fins traits enfantins qui la rajeunissaient considérablement, mais des traits rudes, froids. Ses yeux se posaient sur les habitants et glissaient sur eux comme s'ils n'avaient jamais rien été d'autre que des murs. Elle se tenait droite, les mains dans les poches. Tout sourire disparut, son air sérieux laissait enfin entrevoir la bête féroce forgée par les coups, la douleur, le manque et la souffrance. Elle disait à quiconque aux alentours "n'approchez pas", elle n'avait même plus une démarche féminine. Assurée comme elle l'était, personne n'aurait pu imaginé ce qu'elle avait été quelques minutes avant. Le contraste entre le deuxième Loki et la quatrième était impressionnant, mais peu avait la chance de s'en rendre compte, car peu connaissait ses différentes natures. C'était ça, ce visage hostile qu'elle présentait aux autres, à tous les inconnus en qui elle n'avait aucune confiance, et qu'elle tuerait sans aucune pitié si le besoin se faisait sentir. Ces humains, ces pauvres habitants d'Ariesten ne savaient pas à côté de quel danger ils passaient. Mais si la troisième Loki décidait de surgir, sans prévenir, elle ferait un carnage. Surtout avec le couteau qu'elle avait toujours en sa possession sur elle, quoi qu'il arrive. Des réflexes paranoïaques qu'elle avait appris à chérir parce qu'ils pouvaient assurer sa survie. Etait-ce étonnant de la part de Loki ? Non. Si Vael le savait ? Non plus. Ce couteau, c'était son secret, ses souvenirs, ses petites habitudes, justement. Pour la foule dans laquelle elle venait d'entrer, elle ne leur prêta aucune attention, malgré le fait qu'elle se sentait épiée sous toutes ses coutures, et que cela la dérangeait sensiblement. Elle n'en montra rien, et défia uniquement quelques Ariesteniens un peu trop aventureux, un peu trop sûrs d'eux, sans plus s'occuper de leur cas.
Loki était mal à l'aise dans le monde, elle ne savait pas comment se comporter, et elle savait que n'importe quel danger pouvait sortir de n'importe où, la rendant tendue et de nouveau à cran. Il y avait des cris, les marchands faisant des promotions, les bébés hurlant à la mort parce que leur couche était sûrement trop pleine, des enfants crisant pour avoir quelque chose que leur mère refusait. Et tout ce bruit l'énervait. Il ne pouvait pas balancer leurs sales gosses dans un puit pour être tranquille ? Qu'ils la ferment un peu. Ou les bâillonner, c'était une autre solution moins radicale qui pouvait quand même porter ses fruits. Mais toutes ces petites choses qui couraient de partout, et pas que, il y avait aussi les adultes ! A s'agglutiner au point qu'ils ne puissent plus avancer, à bloquer le passage, à leur marcher sur les pieds sans même s'excuser. Les dents de Loki grincèrent. Ces humains étaient tellement... tellement imbus d'eux-mêmes, tellement heureux dans leur petit monde bien propre et poli par les Dieux. Misérables, pensa-t-elle en faisant de son mieux pour rester calme. La respiration sèche, elle fermait plusieurs fois les yeux pour calmer les battements de son coeur qui martelaient avec force sa poitrine. Elle se sentait oppressée, pas à sa place. Et pourtant, son visage ne changea pas d'expression. Jamais elle ne dévoila sa détresse croissante. Ce serait comme perdre le combat ; il en était hors de question. Quand enfin ils atteignirent les étales de nourriture, Loki se remit enfin à respirer correctement. Libérée du poids que ses poumons lui imposaient, elle respira un peu mieux et se détendit sensiblement. Plus qu'à prendre le déjeuner, le repas, et à manger pour les jours à venir. La Terrienne se demanda pendant quelques secondes si Vael avait pris de l'argent. Elle n'en savait trop rien, et au pire elle savait faire sans. Elle ramenait souvent des affaires volées histoire d'augmenter un peu le bénéfice que faisait le garçon en allant travailler. Parfois elle se sentait fautive de ne pas avoir de boulot, justement. Encore aurait-il fallu qu'elle trouve une place sérieuse dans la société et qu'elle parvienne à y rester. Ce n'était pas couru d'avance. Alors elle faisait comme elle pouvait, volait des sacs, de la nourriture, comme aujourd'hui.

Loki observa les différents expositions, et saliva d'avance en voyant les fruits qui brillaient au soleil. Elle s'y fixa une cible : les oranges qu'elle pouvait humer d'ici. C'était simple à dérober ça, elle n'aurait aucun mal à les piquer. La jeune femme s'approcha en compagnie de Vael, qui lui demanda ce qu'elle voulait. Distraite par ces questions, elle ne regarda pas trop ce qu'elle faisait, et sa fine main passa discrètement dans le stand pour chiper une orange, puis deux. Elle les glissa dans ses poches, en regardant totalement ailleurs, entre autre vers Vael pour lui répondre. Elle haussa prestement les épaules, et lui fit un signe du menton vers un autre stand, pour s'éloigner de celui-ci. Oui, c'est ça que Loki appelait "faire les courses" chacun faisait avec ses possibilités, non ? Elle n'avait pourtant pas prévu que Vael la déconcentre pile à ce moment l'empêchant de vérifier l'attention du propriétaire de ces oranges, pas non plus qu'elle se fasse choper.

- HE TOI LA ! RENDS-MOI CA ! s'écria alors quelqu'un derrière elle.

Loki ne tourna pas la tête immédiatement, faisant comme si elle n'avait pas attendu. Pour l'instant elle n'avait pas la certitude que ces mots lui étaient adressés. C'est néanmoins en entendant de soudains bruits de pas plutôt lourds derrière elle, elle se retourna. La caricature parfaite du marchant s'avança vers elle : ventre plutôt bombé, barbe mal rasée qui commençait à devenir blanche à cause de l'âge. Il la fixait maintenant dans les yeux. La jeune femme ne montra aucune émotion, elle se contenta de donner un coup de coude dans les côté de Vael poura attirer son attention. La foule autour d'elle s'était retournée et les jugeait du regard. Bientôt elle entendit les habituels murmures de ces humains si parfaits, tellement bien protégés de l'obscur monde : "des terriens ? Tu penses que c'est des terriens ?" suivis par des "t'as vu comment ils sont, ils viennent d'en bas ceux là" ou encore "tu crois qu'ils font faire un attentat ? Dans le marché ?". Les mères reprenaient les mains dans leurs enfants, les hommes bombaient leur torse. Pas un n'aurait survécu là où on était, alors vous croyez vraiment qu'on va avoir peur de vous ?, pensa Loki avec sarcasme en présentant un grand sourire mauvais, dévoilant ses dents blanches. Cela répondait à leurs questions muettes. Pendant ce temps, le marchand ne s'était pas arrêté, il avait bien l'intention de lui faire la peau. Loki le défia du regard, conserva ses deux oranges, et d'un rire cristallin, elle informa Vael :
   
- Je crois qu'il veut qu'on court un peu, et je suis sûre que d'autres gens, dans leur grande gentillesse d'Ariesten - parce que nous on est les méchants c'est vrai - nous suivrons aussi.

Loki lui fit un clin d'oeil, saisit deux autres oranges, rien que pour le plaisir,  et prit ses jambes à son cou parmi la foule. La jeune femme poussait pour se frayer un passage dans la foule, avec une aisance naturelle à la finesse et la petitesse de sa taille. Elle tournait brusquement, à droite, puis à gauche, semant ses poursuivants qui commençaient à s'essouffler alors qu'elle, elle ne commençait qu'à s'amuser. L'agacement et le malaise avait totalement disparus, remplacés par une joie euphorique et bienvenue. Loki avait besoin d'adrénaline pour vivre, d'un peu de mouvement. C'était exactement ce qu'elle avait maintenant.
Ariesten était un labyrinthe pour qui ne connaissait pas ses rues. Loki ne les connaissait pas justement, mais elle n'en avait pas granc chose à faire. Elle courait, zigzaguait, fuyait, riait, sautait au dessus des caisses, faisait tomber de pauvres petits habitants innocents et ne s'excusait même pas. Tout ça en tenant ses deux oranges dans les mains, les deux autres étaient cachées dans les poches de son pull. Les rues se clairsemèrent d'habitants, et bientôt plus personne ne suivit la petite Loki. Toute contente, elle ria encore un long moment en reprenant sa respiration, puis elle observa son environnement Des rues sombres, voire carrément des petites ruelles noires qui ne menaient nulle part, d'après elle. Sa joie fut vite digérée, et la jeune femme fronça les sourcils en jouant avec sa chaîne, signe d'inquiétude. Merde, elle était où encore ? Un rat s'échappa d'une caisse qui traînait là, lui passa entre les jambes avant de s'enfuir vers une fissure dans un mur. Habituée à ce genre de bestioles, elle ne sursauta même pas, et se demanda plutôt - après avoir remonté la rue - si elle venait de la droite ou de la gauche. Mh mh. Elle prit la gauche, au hasard, et d'une main toucha le couteau qu'elle avait dans sa poche. Toujours rassurant.

- Vael ? Vael t'es là ?, tenta-t-elle.

Elle avait peur qu'en criant trop fort elle n'attire les voyous les plus proches. Y avait-il des voyous en fait, à Ariesten ? Aucune idée, mais elle préférait faire attention, le marchant aurait pu être borné et chercherait encore ses quatre pitoyables oranges. Loki sortit de la première rue, croisa des personnes qui la dévisagèrent. Elle les foudroya du regard et continua sa route.

- Vaeeeeeeel ? Vaaaaaaaaaaaaeeeeeeeeeel ? Si t'es là mais que tu viens pas c'est pas drôle du tout !, continua-t-elle envers et contre tout.
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Until you make one out of spite.
I'll give you hell and
Consequences for trying.

Certaines manies ne pouvaient-être contrées. Et tu le comprenais que trop vite quand, une fois l’étale d’orange dépassée, la voix du marchand résonnait puissamment derrière vous. Tu ne montrais pas la moindre surprise, détaillant celui-ci froidement, pensant qu’il devait se tromper de personnes. Si seulement. Loki en avait encore fait à sa tête et avait chipé quelques oranges. Tu soupirais longuement alors que celle-ci plaidait l’innocence, avançant comme si de rien n’était. Tu lui emboîtais le pas, suivi de ton pantin, mettant en marche ta matière grise. Tu savais la suite. Tu savais ce qui allait vous tomber dessus. Tu sentais déjà tous ces regards, pas moins hostiles, qui vous fusillaient, vous assassinaient silencieusement dans leurs esprits. La foule s’ouvrait, l’inquiétude montant. Comme si vous étiez des dangers. Oh, que vous l’êtes, vous maudits de Yang. Vous, êtres indésirables.

Un léger coup dans les côtes te ramenait dans le présent, offert par ta petite tête ébène, qui te tirait un fier sourire, t’annonçant qu’elle était bien décidé à faire courir le marchand. Ah, cela ne t’arrangeait pas, vraiment pas… Tu restais de marbre, tes prunelles rubescentes pour seule réponse. Qu’elle fasse. Tu n’allais pas changer tes plans pour elle. Elle en était une pièce, après tout. Tu la laissais filer, alors que d’autres poursuivants surgissaient, se lançant à sa suite. Tu n’étais point inquiet, tu connaissais ta sœur, elle saurait s’en tirer. Toi, tu allais juste réparer les pots cassés avant que les choses ne s’empirent. Tu restais un instant immobile, détaillant chacun des poursuivants de la tête jais, retenant leurs courbes, leurs visages. Un fin sourire prenait place sur tes lèvres, continuant ton analyse.

C’était ironique, à quel point le marchand t’avait oublié, toi, complice de la vilaine voleuse. C’était ironique, tous ces visages qui te défiguraient, hésitants, faisant que tu restes coincé ici, incapable de la moindre échappatoire. Croyaient-ils ? Tu passais une main sur le crâne de ton petit pantin qui avait décidé d’être un ourson aujourd’hui. Il était particulier, celui-ci. Tu avais tendance à lui accorder son libre-arbitre. T’étais-tu entiché d’un cadavre ? Loin de là. Uniquement de son utilité et de la pureté innocente qu’il possédait encore. Ce n’était qu’un gosse. Un gosse qui semblait s’être raccroché à toi dans ses moments de conscience. Un gosse qui avait vu son monde si pur tourner au rouge à chaque pas à tes côtés. Tu lorgnais la petite tignasse brune, puis les passants autour de vous, figés, vous crachant leur venin au visage. Tu restais droit dans tes pompes, arborant un sourire amical.

« Mes chers, je ne compte rien faire… Alors pouvez-vous cesser de me tuer ainsi du regard ? C’est effrayant… ~ Et je doute que cela plaise à cet enfant. Que vous me tuiez, soit. Mais épargnez-le, vous pouvez comprendre cela, non ? »

Tu prenais une mine contrite, calant ton dos contre l’étalage, ton pantin étant venu trouver refuge contre toi. Si Loki avait vu cela, elle serait verte de jalousie. Tu en riais intérieurement, observant la réaction de la foule qui commençait dès lors à débattre sur le fait qu’un enfant t’accompagne. Sur le fait qu’il était lui aussi peut-être un des affreux monstres d’en bas et qu’il ne méritait pas clémence. D’autres encore voulaient te le retirer, l’invitant à venir avec eux. L’Homme est si stupide. Une jeune femme s’était accroupie, tendant les bras à Ljus, le prénom de ton cher petit pantin. Celui-ci ne démordait pas et restait fermement accroché à tes jambes. Tu te baissais à ton tour, le tournant face à toi, un sourire doux au visage, chuchotant avant de le pousser vers la jeune femme.

« Ljus, tu veux bien rendre un petit service à ton frère ? Peux-tu tout mettre sur pause ? »

Un nouveau jeu, pour lui et toi. Le gamin t’affichait un large sourire, ravi, claquant des doigts. Le son se mourait encore dans l’air, décrivant une scène étrange. Figée. Le temps avait pris sa pause, littéralement stoppé. Le vol des oiseaux restait bloqué, pris dans un immobilisme éternel, tandis que tout ceux autour de vous n’étaient plus que de vulgaires statues, hors du temps, inconscientes que vous n’étiez plus que tous deux ; les seuls encore capables de se mouvoir dans cette bulle temporelle. Une bulle qui s’exposait sur un rayon d’une quarantaine de mètres. Pour l’ordre de vingt minutes. Tu allais devoir agir vite. Et bien. Attrapant Ljus par la main et le remerciant d’une caresse affectueuse, tu te dirigeais vers les quelques hommes qui poursuivaient ta sœur quelques instants plus tôt.

Ils n’étaient pas tous présents. Tant pis, qui irait croire le récit d’une tête qui poursuivait une gamine pour des oranges ? Une gamine qui semblait parfaitement humaine ? Vraiment. Tu riais doucement, ramenant une de tes chaussures à toi, ces fameuses rangers dans lesquelles tu avais pour habitude d’y cacher une lame. Sait-on jamais. Tu lorgnais Ljus, un sourire joyeux.

« Ljus, soit gentil. Tournes-toi et compte jusqu’à cent. Et interdiction de te retourner avant la fin du décompte ! Tu es partant ? ♥ »

Celui-ci acquiesçait d’un « oui » jovial, se mettant de dos, mains sur les yeux, commençant le décompte. Décompte pour ta danse macabre, te faufilant entre la foule. Un coup sec, agile et le pourpre se répandait délicatement le long de ta lame. Gouttes par gouttes, lignées par lignées. Tu exécuterais chacun des poursuivants de ta sœur. Pas de traces, pas d’indices, tu ne permettrais jamais cela. Des entailles précises, aux artères. Ils auront la joie d’expérimenter la mort une fois revenus dans le monde vivant. Tu continuais ta danse, chronométrée par Ljus, pour qui les choses devaient être parfaites. Tu ne cessais de penser, accordant les pièces du puzzle entre elles. Tu n’avais guère laissé de traces de ta personne et les lames comme les tiennes étaient monnaie courante… Aucun témoin, si ce n’est que toi-même.

Tu devrais être tranquille un temps. Tu arrivais finalement à la hauteur du marchand, ce même marchand qui avait bien failli causer du tord à ta protégée. Et cette envie qui te tordait l’estomac. De réitérer ce que tu lui avais fait, cette nuit, à cette chère sœur. Bien trop risqué. Tu te contentais de l’égorger d’un coup vif, te décalant pour éviter de prendre la douche carmin qui se dégageait de sa jugulaire. Bien que l’envie t’eus titillé l’esprit. Un bon bain de sang ne se refusait jamais. Néanmoins pour l’instant le temps filait et tout allait bientôt redevenir animé. Tu te permettais de laper ta lame avant de la ranger dans son étui, revenant vers le gamin, le pas léger, lui chatouillant les côtes, railleur.

« BOUH ! On y va, Ljus, Loki doit nous attendre ! »

Tu l’entraînais alors à ta suite, esquivant les morts que tu venais de faire. Quelle drôle de vue. Ils se tenaient là, debout, encore pris dans cette boucle temporelle, inconscients de leur propre existence. Inconscients, qu’une fois revenus, ils étaient condamnés. Les plaies étaient là, marquées, béantes, pourpres. Ta lame, bien que tu t’étais permis de passer la langue dessus, en étaient aussi marquée. Un sombre tableau, pris en réel et irréel. Ton chemin frayé hors de la foule et entonnant avec Ljus, le temps reprenait ses droits, laissant de nombreux cris affolés s’élever derrière vous. Intrigué, l’enfant regardait ce qui se déroulait et tu lui disais de ne pas s’en faire. Loki était à présent la priorité. Vous aviez pris un certain temps à la retrouver, au point que tu en avais fait tes emplettes, dans le plus grand des calmes.

Une ruelle portuaire, sombre, plutôt malfamée. Tu entendais sa voix au loin et avant même que tu puisse réagir, Ljus se dégageait de ton emprise, courant à toute jambes vers la provenance de la voix de la jeune femme. Tu arrivais calmement, sachets en main, riant, un sourire sardonique aux lèvres.

« Eh bien, ça ne te ressemble pas de crier au loup comme tel, Loki ! »

Tu agitais les sacs des mains, intimant l’ordre à Ljus de lâcher la tête ébène à qui il venait de se cramponner, tout inquiet qu’il était.

« Le souci est réglé. La prochaine fois, fait ça plus discrètement. Les faire taire n’est guère pour me déplaire mais tout de même ! J’aimerais que l’on puisse faire nos courses en paix ! »

Tu riais, cristallin, une tonalité dérisoire et sarcastique. Tu observais les alentours sur tes gardes, sentant la présence de quelques individus. Des restes de ce que tu avais fait ? Non, impossible. Tu les avais tous mémorisés. Et vu leurs têtes, ils devaient juste se dire que vous étiez de méchants terriens pas beaux et qu’il leur serait favorable de vous tuer. Tu soufflais, haussant les épaules, posant tes pupilles écarlates sur Loki.

« Eh bien, je crois que l’on est populaires, ma chère… ~ »


Ou comment dire d’une façon presque trop polie que vous allez prendre soin d’eux à votre manière. Et que tu étais tout à fait partant pour rire une fois encore.

I won't hand over what is mine.

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Il y eut des bruits des pas, et quelque chose se jeta soudainement contre la jambe de Loki, qui le regarda, effarée. C'était le petit pantin de Vael ; Ljus. ça qui voulait dire que, de un : il n'était pas loin, de deux euh... en fait il n'y avait pas de deux. ça voulait juste dire qu'il l'avait retrouvée et point final. Elle caressa distraitement les cheveux de l'enfant, et sourit en voyant Vael revenir, armé de plusieurs sacs de courses. Bah au moins elle aurait à manger ce soir et demain, même si elle avait toujours ses quatre misérables oranges avec elle. Et tout de suite, il l'embêta. Certes, elle n'avait pas du tout réussi son coup tout à l'heure, et voilà où ça l'avait menée, mais d'habitude elle le faisait sans aucun souci ! Pff. Elle s'apprêtait à bouder comme une enfant, et elle l'aurait fait, c'était Loki après tout, mais finalement se dit juste qu'il valait mieux changer de sujet, parce que après tout : il n'avait pas tord. C'était plus simple de faire les courses dans le calme et au pas, qu'en courant dans toutes les rues pour échapper à une foulée enragée. Bien que la jeune fille se soit fortement amusée... Le rire cristallin de Vael lui réchauffa le coeur plus qu'elle ne l'aurait avoué, et cela contribua à la détendre un peu plus.
Après ces quelques secondes passées, le garçon énonça une chose suspecte, que Loki finit par remarquer à son tour après réflexion. Ils n'étaient plus seuls dans cette rue. C'était exactement ce qu'elle avait craint en l'appelant trop fort tout à l'heure. Comme quoi, ses doutes à elle aussi pouvaient se réaliser. Bientôt, ils firent face à quatre hommes, un petit gang des basses rues. La jeune femme eut un grand sourire amusé, et ses pupilles brillèrent face à cette nouvelle rencontre.

- On nous a toujours désiré, rétorqua-t-elle.

Loki observa un à un les quatre hommes qui leur faisaient face. Ils n'étaient pas vieux, non c'était plutôt les petits adolescents des rues qui marquaient leur territoire de la même manière qu'un chien errant. Mangeaient-ils les poubelles aussi ? Dans tous les cas, ils ne devraient pas avoir beaucoup de mal à les renvoyer dans les jupons de leur mère. Et quand bien même ce petit gang était composé d'humains à dons ou d'hybrides (ce qui était sûrement le cas) la jeune femme ne s'en faisait pas trop : qu'importe la personne, les peurs avaient toujours un effet plus au moins similaire. Qu'importe le don en face d'elle, qu'importe l'animal dérivé qu'elle rencontrait. C'était pratique au moins. Loki prit de l'avance et chercha à sonder les esprits de ses ennemis. Elle ne rencontra qu'un mur. Non, même pas, elle n'atteint pas les esprits de ces hommes. Immédiatement, elle fronça les sourcils, son petit sourire se déforma, et elle les toisa méchamment. Lequel ? Elle les fusilla, un à un du regard, en ayant envie de les tuer juste parce qu'ils lui avaient repris son don. La colère flamba dans son coeur, elle se retint de leur sauter dessus pour les égorger. Ok ok ok, calme Loki, caaaaalme. Ne pas les tu... Oh puis merde ! Menaçante, les yeux de Loki étincelèrent. Elle parut plus grande en quelques secondes. Elle n'en avait plus rien à faire d'avoir son don à disposition ou non, tout ce qu'elle voulait c'était leur faire la peau et s'en servir comme paillasson sur lequel elle s'essuierait les pieds en rentrant de la maison. Une dernière chose la retint. Ljus. Elle tourna le tête vers le petit bonhomme, lui tendit les deux oranges qu'elle avait dans ses mains. Subitement, elle eut de nouveau un grand et franc sourire.

- Je vais te faire monter sur le toit, tu y seras en sécurité, surtout tu n'en descends pas, d'accord ?

Sans plus lui demander son avis, elle monta sur les vieilles caisses qui traînaient là, et souleva le petit homme. A la fin, elle le jeta presque parce qu'ils avaient décidé de ne pas l'attendre, et qu'un des garçons s'était avancé armé d'un vieux couteau rouillé pas du tout accueillant. Objection, les trois s'étaient avancés vers elle, et Loki n'aimait pas du tout ce qu'elle voyait dans leur pupille. Où était Vael ? Elle trouva sa tignasse sombre un peu plus loin, il fixait avec calme son assaillant, comme à son habitude. Bon... Se concentrer sur sa propre situation, avec tout ça elle avait quand même plusieurs ennemis qui voulaient... J'avoue, ils voulaient quoi ceux là ? Ses oranges ? Nan, sans rire, ils voulaient vraiment lui voler ses quatre oranges ? Loki fronça le nez. Ouais, ses origines terriennes, et alors ? Ils pouvaient pas être tranquilles ? Elle ne demandait que ça, un peu de paix. Est-ce qu'elle leur avait fait du mal, excepté d'être présente ici et maintenant ? Aux dernières nouvelles non. C'était même eux qui lui avaient retiré son don, et ça elle ne l'acceptait pas. Qui était en tord maintenant ?
Loki eut un ricanement sinistre. N'avait-elle pas été une gamine des rues elle aussi, avec toute sa fratrie adoptive ? Et les gamins des rues de cette île contre ceux du bas... Ils ne tiendraient pas très longtemps. Même à dix ans, elle aurait sûrement pu leur mettre la misère. Alors qu'ils soient trois contre elle ne l'effrayait pas. Elle mourrait, dans le pire des cas. Loki n'avait pas peur de la mort. Elle sortit les deux dernières oranges de ses poches, les tendit à Ljus, et sans prévenir elle pivota brusquement dans leur direction en balançant son pied dans la tête du gamin le plus proche qui s'apprêtait à lui tirer la jambe pour qu'elle tombe. Il y eut un horriblement claquement, et Loki constata avec désagrément les marques rouges sur sa chaussure. D'après le craquement, elle estima que c'était les dents cassées. A peine douloureux. Sans attendre que les autres ne réagissent, elle se lança sur sa cible, et ils tombèrent tous les deux au sol. Loki ne ressentit pas réellement le choc de la chute, elle utilisa le voyou comme un matelas, et à peine furent-ils au sol qu'elle sortit sa lame et plaça son couteau sous sa glotte. Sa proie l'empêcha de justesse de lui trancher la gorge sans plus de considération en attrapant ses mains. Il essaya de les repousser, mais Loki avait plus de force que ce qu'elle en avait l'air, et il ne parvint à la déconcentrer uniquement grâce à l'aide d'un de ses compagnons, qui vint donner un méchant coup de pieds dans les côtes de la jeune fille. Elle gémit, de vieux souvenirs remontant à la surface, et sa respiration se fit plus hachée. Il fallut plusieurs coups dans les côtes pour que la jeune femme se décide à changer de tactique. Elle donna un violent de genou entre les jambes de son matelas humain. Il l'insulta sans se retenir, mais déconcentré de la sorte, elle put se séparer de ses mains qui la bloquaient et plonger la lame de fer dans son cou, au même instant ils l'attrapèrent et la tirèrent par les cheveux. Hors d'elle, Loki se retourna en criant et lança son couteau dans le vide. Il ne trancha que de l'air. Mais ce n'était pas grave. Elle hésita à s'en servir pour se couper les cheveux avant de se dire qu'elle aurait l'air maligne après. Non, elle écrasa le pied de celui qui la tenait quand on la prit en passant un bras autour de son cou. Elle fut soudainement plaquée contre un torse beaucoup plus grand qu'elle. Celui-ci avait beaucoup beaucoup plus de force qu'elle, aussi, et elle sentit, après s'être débattue pendant un moment, que l'air allait commencer à lui manquer. L'autre avait pris son couteau, elle était désarmée, et coincée. Le dernier humain s'approcha déjà d'elle et posa l'arme sur son plexus solaire, il riait d'elle, en lui disant que de toute façon elle n'aurait jamais su les battre. Le visage de Loki se déforma en une horrible grimace et elle parvint, en coupant sa respiration, à se plier pour donner un coup de pied dans le coude de l'homme qui lui faisait face. Celui-ci ramena son bras contre lui en jurant. Mais le voyou qui le tenait ne fit que resserrer sa prise autour de son cou. Loki étouffa. Elle cherchait désespéramment de l'air, sans en trouver. Dernière solution. En bougeant dans tous les sens, elle attrapa les bras de celui qui l'emprisonnait, et parvint à crier d'une voix devenue rauque :
   
- Ljus ! Temps !

Le garçon obtempéra, et durant cinq secondes, la pression cessa. Brusquement, Loki se libéra de son étreinte malveillante, et elle toussa en reprenant de l'oxygène. Elle se retint de tomber, mais ses jambes tremblaient toujours. En un même mouvement, elle reprit son couteau, pile quand le temps reprit son cours. Elle l'arracha des mains de son ennemi, en ayant la vague pensée que si Ljus avait pu utilisé son don, c'était que l'antimagie était celui qui était au sol depuis tout à l'heure. Donc... Cette pensée s'accompagna d'une soudaine gerbe de feu qui lui brûla le dos. Même avec la douleur, elle parvint à planter son couteau dans le torse du truand, et tout en tombant à quatre pattes, elle le déchira de haut en bas avant de s'effondrer dans une marre de sang. Son dos, sa peau grésillait, mais plus aucun feu n'y brûlait. Les larmes aux yeux, Loki essaya de rester consciente. Elle tremblait, à cause de la douleur, de l'adrénaline et d'une sourde colère qui menaça d'exploser. Son pull avait lui aussi flambé dans le dos, il ne tenait plus que fragilement. La jeune femme serra les dents, et resta dans cette posture de vulnérabilité. Juste pour attendre qu'il approche. Juste en attendant qu'il...
Une main se posa sur son épaule. Loki serra un peu plus sa main sur son couteau, et on la força à se redresser. Ses yeux se plantèrent dans ceux verts de jade de son dernier adversaire, et elle sentit son esprit s'infiltrer dans ses peurs avec satisfaction. Presque tout de suite, Loki n'eut plus la forme de la jeune fille qu'elle était mais... Quoi sérieusement ? C't'homme là avait peur... des trous ? Loki arqua un sourcil devant ses propres mains criblées de trous. Elle devinait aisément qu'elle en avait aussi sur tout le corps, elle ne préférait pas le voir. Déjà que visualiser sa propre peau criblée de marques, c'était... écœurant. L'homme en face d'elle pâlit sérieusement, fit quelques pas en arrière. Avant qu'il ne puisse partir en courant, la Loki transformée se releva tant bien que mal, et approcha, approcha... Elle brandit son couteau glissant de sang et l'enfonça lentement dans la poitrine du dernier brigand. Son expression changea à peine, ses traits retombèrent juste un peu, et elle le laissa s'écrouler au sol, dans le sang de son ancien partenaire. Essoufflée, Loki regarda Ljus pour vérifier qu'il allait bien. C'était le cas, mais elle ne préférait même pas imaginer ce que pouvait provoquer la vue de tout ce sang sur son jeune esprit. Tremblante, et grimaçante, elle essaya son couteau dans les vêtements d'un des cadavres et le rangea dans sa poche. Son dos la lançait, elle ne pouvait pas le voir, mais au fond, elle ne voulait pas le voir.
Loki remonta sur les caisses, et porta Ljus pour l'aider à descendre tout en gémissant entre ses dents. Elle ne voulait pas l'inquiéter, alors elle sourit avec un visage qui se voulait rassurant. Puis elle se tourna vers Vael, et son visage se décomposa. Elle serra un peu plus la main du petit garçon dans la sienne, et elle blanchit un peu.

- Vael ..?
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I breathe. I bleed. I see
What's become of me.
All these thoughts have bought
The evil out in me.

Désirés, vraiment ? Tu restais de marbre, détaillant les quatre individus qui s’étaient avancés vers vous. Pas plus âgés que vous deux, probablement des jeunes qui cherchaient à survivre dans les rues en faisant la peau aux moindres personnes qui oseraient mettre le pied dans leur territoire. N’était-ce pas ce que vous veniez de faire ? Peut-être bien, tu t’en moquais à vrai dire. Muré dans ton silence, tu détaillais chacun d’entre eux et un, plus que d’autres, attirait ton attention. Une sorte de colosse, à l’ossature marquée et aux muscles secs. Tu connaissais Loki, elle saurait gérer les trois autres qui avaient tout l’air de brindille face à leur ami le géant. Il était préférable que tu discutes avec le géant et laisse ta petite tête ébène enfoncer la tronche des trois autres à coups de pavés. Celui-ci te tiquait d’ailleurs, s’avançant vers toi, bandant ses muscles. Aucune arme. Voilà qui te perturbais, voyant que les trois autres en étaient munis et commençaient déjà à faire danser Loki. Il était peut-être temps que tu danses, toi.

Ce fût ce violent coup droit qui te ramenait sur Terre ; que tu avais esquivé de justesse, pas plus surpris, posant tes pupilles carmins sur ton copain du jour. Précis, rapide, puissant. Il n’était en rien un bleu et sa force allait te poser bien des soucis. Tu te mettais en garde, imperturbable dégainant ta lame, l’invitant à une prochaine valse. Sans plus attendre et ignorant ses mots sur le fait que tu faisais bien pâle allure comparé à lui, tu esquivais habilement son crochet, bloquant avec tes avants-bras pour remonter vivement ton autre jambe, visant son épaule. Celui-ci obtempérait et se décalait, suivant ton mouvement pour ne guère recevoir le coup. Vraiment, il allait être compliqué celui-là. Tu tournais alors la lame dans ta main, ramenant celle-ci fluidement vers son visage, ne lui laissant pas le temps de respirer. Tu n’étais pas un bon combattant pour ta force, bien que bonne. Ton agilité et ta précision étaient tes atouts. Tu n’allais pas lui laisser une minute, voilà tout.

Lui aussi, était bien décidé à te faire danser, de se sourire fier. Tu le savais, qu’un coup comme les siens ne pardonneraient point si tu en encaissais plusieurs. Tu arrêtais son poing, lui tordant le poignet, élançant ta jambe vers sa tempe, dans un calme des plus déconcertant. Etais-tu encore là ? Tu étais là, à t’adapter à lui, à ses mouvements, le visage stoïque, le regard éteint. Une attitude qui dérangeait visiblement ton cher adversaire, qui devait bien avoir la sensation de faire une valse avec un macchabée. Pourquoi ne te laissais-tu pas aller ? Pourquoi te restreignais-tu ? Qu’en savais-tu ? Une violente douleur te fit néanmoins réagir. Perdu dans ton monde, ton instinct avait pris son envol un court instant. Un court instant qui avait permis au colosse de te briser probablement une ou deux côtes de son poing. Le craquement te fit comprendre que oui et d’un réflexe, tu rabattais ta lame, entaillant longuement son visage, celui-ci lâchant un râle de douleur. Tandis qu’il se tenait le visage ensanglanté entre ses mains, tu tâtais tes côtes, l’air froid, le souffle court. S’il l’une d’entre elle venait de te percer l’un des poumons, ce combat allait vite prendre fin. Pourquoi es-tu si distrait, Vael ? Toi qui analyse tout. As-tu donc oublié que dans un combat, rien n’est pardonné ?

Pardonné. Le colosse grognait, proliférant contre toi alors que son corps prenait une forme plus imposante, se couvrant de fine écailles verdâtres, laissant apparaître une dentition monstrueuse pour des prunelles ambrées, en fente. Il ne te manquait plus que cela. Que le gros colosse soit un vilain crocodile pas content. Tu n’eus guère le temps de réagir que celui-ci te happait à une vitesse phénoménale, t’envoyant valser dans les caisses de bois, éraflant tout ton corps. Tu sentais quelques échardes s’enfoncer dans ta peau. Peu importe, il fallait que tu te réveilles, toi aussi. Le souffle saccadé, tu te redressais, tes doigts fermement agrippé sur ta lame. Tu attendais que celui-ci revienne à la charge, t’écrasant brusquement au sol pour remonter rapidement, lame suivant le trajets. Une lignée rouge se dessinait dans les airs, son bras marqué d’une longue plaie béante. Il ne pourrait plus en user si aisément. Tu allais devoir la jouer précise et écourter avant de t’écrouler au sol. Celui-ci pas plus gêné que cela, tentait une nouvelle fois de te happer de ses griffes, te forçant à te reculer, agile.

Il avait un sacré coffre, le sac à main. Et malgré les blessures que tu lui infligeais, ses écailles étaient de véritables boucliers ambulant. Il ne te restait plus qu’un endroit à viser. Tu tentais de minimiser tes mouvements et le colosse, pas si bêta, comprenait parfaitement, augmentant la cadence. Tu plissais des yeux, attendant ce moment opportun pour lui enfoncer ta lame dans la gorge. Ses griffes frôlant de nouveau ton visage, t’arrachant un peu de chair, tu en profitais à lui asséner un violent coup de lame vers la nuque. Seulement avais-tu pensé à cela ? Que sa mâchoire était ton plus gros souci. Dans un réflexe inattendu, celui-ci avait tourné le visage, refermant sa gueule sur ton bras. Tu retenais un hurlement de douleur, sentant tes os ploient sous la force monstrueuse de sa mâchoire. Des craquement secs, qui se répandaient tout le long de ton bras alors que tu cherchais un moyen de te dégager de ton emprise.

Tu sentais tes propres os de traverser la chair et chacun d’entre eux se faire réduire au vulgaire état de poudre. Tu serrais les dents, refusant de montrer le supplice qu’il te faisait endurer. Celui-ci satisfait, en oubliait de t’immobiliser. Par chance, le temps pris une pause. Ljus. Aussitôt tu réagissais, mettant la douleur en boîte et enfonçant violemment ta lame dans l’oeil du reptile. Celui-ci relâchait dès lors ton bras, se tordant de douleur, fou de rage. Tu en profitais à lorgner le morceau de chair morte qui te servait de bras, méconnaissable. Inutilisable, il ne te restait plus qu’un bras tout comme il ne restait plus qu’un œil au sac à moins. Furieux, celui-ci te fonçait de nouveau dessus. Tu peinais à esquiver, sentant ta conscience te filer des mains. Qu’est-ce qu’il t’arrivait ? Déconnectais-tu ? Allais-tu tourner de l’oeil en plein combat ? Hors de question. Tu te retrouvais acculé contre un mur, l’hybride prêt à te décapiter de sa mâchoire. Dans un dernier réflexe, tu te baissais, enfonçant brutalement ta lame dans son estomac, y mettant tout ce que tu pouvais. Tu remontais alors celle-ci, dégageant les viscères de ton adversaire, la bile te coulant sur la main et au sol.

Peu importe. Ne t’arrêtes pas. Celui-ci se brisait les cordes vocales à hurler, essayant de t’attraper le crâne. Tu ne te laissais pas faire, continuant jusqu’à ce que la totalité de ses tripes soient au sol et que tu en sois entièrement couvert. Tu tremblais, ton expression si impassible vendue pour un expression vide, un sourire creux aux lèvres. Le reptile tombait au sol, pris de spasmes, crachant du sang. Ton sourire n’en devenait que plus carnassier alors que tu te mettais à califourchon sur lui, haletant, le sang coulant de tes plaies et de tes lèvres, tenant à peine debout. Tu pouvais le faire, non ? De l’achever comme il se devait ? Alors pourquoi ? A ton tour devenais-tu cet animal ? Pourquoi à ton tour lui arrachais-tu l’œsophage avec tes crocs, dans cette mer de cris inhumains ? Pourquoi trouvais-tu cela fort plaisant ? Sur les terres désolées, les combats n’étaient en rien glorieux. Pas plus que des combats de chiens. De loups enragés. Tu en faisais parti, de ces loups. Tu finissais par te stopper, le voile écarlate se levant de ta conscience.

Tu revenais à toi, tremblant, le sang glissant le long de ton menton, la chair encore présente. Le reptile avait fini par passer l’arme à gauche. Tu clignais des yeux, l’esprit dans le vent, enfonçant mécaniquement ta lame dans la plaie béante de son cou, commençant à le décapiter. Ne laisser aucune traces. Tu pouvais encore penser à cela, dans ton état actuel. Ta sombre besogne faite, tu te redressais, maladroitement, manquant de chuter, tes jambes peinant à te porter. Ton souffle manquait et ta respiration se faisait lourde. Ce sourire restait gravé sur tes lèvres, tel de la cire. Sourire macabre que voilà, alors que tu avançais vers le lieu du combat où était Loki, titubant, la tête de ton adversaire en main. Tu t’arrêtais, la détaillant, alors que celle-ci t’interpellait, le visage déconfit. Ah, n’avait-elle pas l’habitude de te voir ainsi, tout de rouge dégoulinant, poisseux ? Tu jetais la tête au sol, dans un bruit mou, t’avançant vers elle, ta vue s’assombrissant. Range ta lame,inspire un coup. Le sang commençait à se tasser dans tes poumons et tu crachais celui-ci du mieux que tu pouvais, ton regard vide pointé sur ta sœur.

« Allons-y. Il me tarde de me poser… Ce genre de courses… Est… Fortement… Agaçant. »

Tu ne l’attendais guère et reprenais le chemin du retour, tout devenant obscur à chaque pas. Tu toisais alors ton pantin, lui intimant l’ordre de faire ce qu’il ferait d’habitude quand tu étais dans cet état. Tu avais un autre jouet, capable de puissants soins, qui attendait assis, dans la crypte. Tu ne le sortais jamais pour l’unique raison que tu ne tenais pas à ce qu’il se retrouve abîmé. Son don de guérison était bien trop important pour que tu te risques à cela. Risque… Tes jambes te lâchaient et tu t’écroulais sèchement, sous la voix affolé de Ljus, ta conscience filant, peu à peu. Une sensation d’engourdissement, lourde, si lourde. Chère inconscience, que lui veux-tu ?

What’s lost is tomorrow.

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Vael était dans un état lamentable. Couvert de boyaux, Loki remarqua seulement en cet instant que ces intestins provenaient d'un cadavre de crocodile, ou d'alligator, une espèce dans ce genre parce qu'elle ne savait pas faire la différence. Et puis elle s'en fichait. Ses yeux se posèrent sur le bras décharné du garçon qui, même avec tout le sang, laissait voir apparaître l'os. Il lui avait traversé la chair, sans aucune pitié. Loki grimaça, et s'inquiéta. Elle s'approcha, sans lâcher la main de Ljus qu'elle avait recouverte de sang, et, comme si de rien n'était, Vael prit un air tout à fait naturel, en se plaignant de ces courses "agaçantes". Il s'effondra au sol. Ljus cria à la place de Loki. Elle, elle se contenta d'écarquiller les yeux, de lâcher l'enfant, bien qu'ils se soient précipités d'un même mouvement vers le jeune homme. Elle grimaça à cause de la douleur, mais la jeta au second plan, tout en retournant Vael pour saisir son visage entre ses mains. Elle put vérifier s'il respirait toujours, et soupira. Ok, pas de souci, elle savait quoi faire. Elle n'y avait pas encore réfléchi, mais elle savait quoi faire. Oui, Loki fonctionnait au jour le jour, voire minute à la minute. Elle n'imaginait jamais de quoi demain serait fait, préférant le présent au futur. Or, là, elle savait qu'ils devaient fuir, partir et surtout cacher les cadavres. Peut-être devait-elle les jeter à l'eau ? Après tout ils étaient près du port, elle entendait le bruit des vagues d'ici, mais c'était trop simple, trop facile à retrouver, ça laissait trop de trace.
Loki joua avec sa chaîne, pensive en fixant le visage inconscient de Vael, quand soudain, elle sut ce qu'elle devait faire. Rapidement, elle chercha parmi ses cauchemars la forme adéquate, et ressortit de très vieux souvenirs de ses frères et soeurs. Ils avaient peur, tous, de celui qui battait les femmes et les enfants. Loki se souvenait parfaitement qu'ils avaient une fois compté combien de petits bras comme les leurs devaient-ils mettre pour obtenir le même bras de cet homme. Il s'appelait Ash, d'après ses souvenirs. A moins qu'elle confonde avec un autre ? Oh, tant pis, ce n'était pas le plus important. En tous cas, ils y avaient mis cinq bras, ou peut-être plus... C'était il y a des années, sa mémoire lui faisait défaut, mais pas l'image qu'elle avait de lui, il restait nette grâce à son don. En une fraction de seconde, l'homme apparut. Il n'était pas forcément grand, mais sa carrure imposante et musculeuse ne laissait aucun doute sur la force qu'il avait. La jeune femme frissonnait en se remémorant les coups de fouet qu'elle avait subis de sa main. Son dos était aussi brûlant qu'en cet instant. Elle s'obligea à ne pas y penser, et fronça les sourcils. Ok, pour le moment il n'était qu'une illusion incapable de porter Vael. Elle allait vite y remédier. Loki sentit son corps s'effacer, tandis qu'Ash (ouais on allait l'appeler comme ça, même s'il aurait pu se nommer Bob qu'elle ne s'en serait pas souvenue) prenait des couleurs. D'une peau terne, presque grise, ses teintes devinrent d'un beige clair. Ses vêtements étaient aussi sales que dans son souvenir, mais ça elle ne pouvait pas y faire grand chose, c'était comme ça qu'était fait son cauchemar. Sa respiration s'était un peu accélérée, à cause de la vision de l'homme ou de l'utilisation de son don ? Aucune idée. Sûrement un peu des deux. La douleur s'atténua un peu, preuve que son corps ne devenait qu'un mirage, elle put bouger plus librement. Ash prit le corps de Vael dans ses bras avec toute la douceur que lui inspira Loki, et il le soutint dans aucun problème. Celle-ci invita Ljus à l'accompagner un peu plus loin en lui disant qu'il allait l'aider pour quelque chose. La jeune femme traîna les quatre cadavres, dont le crocodile contre le mur d'une bicoque de bois, sans oublier la tête et les boyaux qu'elle poussa du bout des pieds (y'avait pas un balet dans le coin ?). Elle ne chercha pas à vérifier s'il y avait des occupants dedans, ils auraient dû réagir lors de la baston, saisit les vieilles caisse sèches qu'elle brisa en les projetant contre les murs. Oui, bon, la discrétion et Loki laissait à désirer parfois. Elle ramassa les morceaux de bois, les amassa contre les corps, et garda un petit bout de bois avec elle. Elle s'assit à même le sol, avec son morceau de bois.
Elle ne savait pas si son idée allait fonctionner. Mais qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ? Allait-elle tenir en ayant créé un cauchemar juste avant ? Elle verrait bien. Loki apporta la peur du feu jusqu'à elle, et dût se concentrer pour perdre un peu plus de sa réalité. Sa peau pâlit encore, on aurait dit une poupée de porcelaine. Le bois tomba de ses mains. Elle jura et décida de le laisser au sol, de toute façon il ne tiendrait plus entre ses doigts pour le moment. Une faible flamme apparût sur le haut de la planche, et Loki fronça les sourcils en constatant que le feu ne prenait pas. Elle voulut alors reprendre le bois pour le jeter rageusement au sol, mais ses doigts ne purent entrer en contact avec ma matière. "Bordel ! jura-t-elle entre ses dents. Elle essaya de shooter dedans, et elle n'eut que le même résultat : son pied passa en travers sans le toucher. Ok, rester calme, ne pas s'énerve. Loki soupira et se frotta l'arête du nez. Ok, se concentrer, et ça devrait aller, pas vrai ? Elle grommela toute seule.

- Ljus, arrête un peu le temps, je vais en avoir besoin.

Elle n'était pas d'humeur pour un "s'il te plait", elle voulait juste se dépêcher pour s'occuper de Vael, histoire qu'il ne se vide pas de son sang sur la route. C'était compréhensible, non ? Elle mit presque dix minutes (dans le temps réel) en étant devenue réellement un cauchemar. Sa réalité laissait à désirer, au point qu'elle puisse regarder au travers de sa main pour voir ce qu'il y avait derrière. Elle dût néanmoins s'y reprendre à trois fois pour réussir à saisir le morceau enflammé et s'avancer vers les cadavres. Loki attendit et vérifia que son tas de chair prenne, lui et la charpente de la petite cabane. Et c'est fatiguée, qu'elle se retourna vers Ljus et Ash (même lui paraissait plus existant qu'elle, pour vous dire). Elle posa un regard fatigué sur le garçon, sans plus réagir à la douleur : son corps n'était plus palpable, donc la douleur qui l'accompagnait, Loki ne la ressentait plus. Tant mieux, non ? Les flammes montèrent dans le ciel, la fumée aussi. Il était temps de partir.

Comment porter Ljus ? Il fallait courir, mais Loki doutait qu'il parvienne à conserver la même vitesse que deux adultes. Surtout qu'elle l'avait fatigué tout à l'heure. Vue le mal qu'elle avait eu pour attraper un petit bout de bois, elle ne voulait même pas essayer de porter un enfant. Bon, Ash hein, tant pis. Elle dirigea le cauchemar vers le petit garçon, qui s'agenouilla, lui laissant ainsi le plaisir de s'asseoir sur le Vael évanoui qu'il soutenait toujours. Loki se retourna, fit un état des lieux, donna les courses au cauchemar, et s'encouragea toute seule. Aller, encore quelques efforts et vous serez sortis d'affaire. De nouveau, la jeune femme fit appelle à toute sa volonté pour pousser une poubelle le long d'un mur. Elle dépêcha le cauchemar d'y monter, et rejoint le toit à son tour en se hissant de ses mains opalescentes. Ash s'était déjà mis à courir, passant de maison en maison pour fuir le feu. Loki fit plus au moins pareil, avec plus de difficultés cependant. Elle n'était plus au summum de sa force, c'est pourquoi elle faillit tomber un bon nombre de fois.

Ils arrivèrent à la frontière entre la forêt et le village. Ash sauta du toit sans aucune difficulté, Loki, elle, se rattrapa très mal, mais ne ressentit toujours pas la douleur, que ce soit dans ses chevilles ou genoux. Derrière eux, s'élevait la fumée grise de l'incendie qui serait très prochainement arrêté par les pompiers d'Ariesten. Normalement, personne ne comprendrait l'origine du feu, et cette affaire serait vite classée. Elle reprit sa course, haletante, de plus en plus à la traîne sur le sentier qui menait à la maison.
Ce fut d'ailleurs une délivrance quand la jeune femme vit le toit sortir des arbres. Le cauchemar passa le petit portail, Loki aussi. Elle ouvrit la porte, et ils pénétrèrent dans leur demeure, en se retenant de s'effondrer là, sur le bas de la porte. Elle mena Ash au canapé, où il déposa avec Vael avec toujours autant de douceur, en même temps que Ljus. Par contre, les courses furent déposées à la va vite sans plus de considération. Le spectre disparut alors ; Loki retrouva un peu de tangibilité, et de la souffrance aussi. Elle se tordit un peu, et gémit en serrant les dents une nouvelle fois, le plus discrètement possible. Ses nerfs atteignaient la limite du supportable, elle avait juste avant de s'effondrer et de dormir, elle était morte de fatigue. Mais malgré ça, elle devait s'occuper de Vael. Tout plutôt que de le laisser dans cet état. Elle put reprendre le visage du garçon entre ses mains et tapota ses joues, hésitante. C'était pas forcément la meilleure des choses à faire, mais elle n'avait que ça en stock pour le moment.  

- Vael ? Vael aller réveille toi ! Faut que t'appelles un de tes pantins, je sais pas faire ça moi !
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I don’t need much to show you,
Only enough to control you.
Bury your head inside this
And gather the darkness that binds it.
Give me a way to be
The agony that knew you all along.

Crépitements. Une odeur de brûlé. Une fumée qui obstruait tes poumons. La chair brûlée. Étais-tu au purgatoire ? De retour en enfer ? Ta conscience se baladait, récoltant les quelques vagues informations qu’elle recevait de ton environnement. Une odeur de souffre, qui te prenait la gorge, te secouant de quelques spasmes, ton esprit toujours prisonnier de ses sombres méandres. Tu te déplaçais, sans savoir où tu allais. Des voix que tu connaissais résonnaient comme de lointains échos, incompréhensible. Tes oreilles bourdonnaient. Ton corps était si lourd, si absent. Tu voyageais. Dans ton monde des rêves, lorgnant un incendie. Un gigantesque incendie. Le premier que tes yeux d’enfant avait connu. Tu le toisais, laissant la fumée rougeâtre et les cendres dessiner un de tes vieux souvenirs enfouis.

Comment en étais-tu arrivé là, petit enfant que tu étais ? Comment t’en étais-tu trouvé là, à fixer cet énorme brasier, le regard perdu dans les flammes ondulantes ? Ton visage dépeignait un sourire sordide, arrêté. Recouvert de cendres, tu sentais pourtant encore le contact du sang séché sur ta peau, tes fines mains tenant fermement ce qui devait rester d’un corps décharné, immolé en partie. Ce feu, il était de toi, n’est-ce-pas ? Tu n’en pouvais plus, de ces traitements, de ce que tu subissais. De cette voix qui te dictait tes actes jours et nuits. De cette voix qui abusait encore et encore de ton esprit. Puis de ton frêle corps. Si elle n’était que la seule. Tu n’étais qu’un bout de chair, dans ce monde. Un bout de chair avec une utilité. Ramener les morts des précédentes expériences. Maintenir en vie ces batteries humaines que cet enfer contenait. Abusé et abusé. Brisé et brisé. Ta réalité tournait qu’un peu plus au cauchemar à chaque mort que tu ranimais. Ceux-ci te blâmant, t’insultant de les ramener en Enfer.

Le voulais-tu toi, petite âme souillée ? Non, tu n’avais point ton mot à dire, juste ce collier de fer serré au cou. Un vulgaire chien. Tu n’avais même pas de vie, pas moins d’existence. Un simple objet. Bon à subir tous les déboires de ces hommes viciés. Bon à être ouvert, violé, battu. Ah… Tu préférais encore être attaché sur cette table, à voir ton propre corps se faire trancher. A voir ton esprit se fissurer à chaque plaie, à chaque douleur atroce qui te traversait. Tu avais tant pleuré, là-bas. Tant crié. Au point d’oublier qui tu étais. Tu étais mort là-bas. Et tu avais revu le jour dans ce même endroit. Une âme effacée. Une âme contrainte de s’adapter à ce qu’elle voyait et vivait. Une âme pure qui abandonna tout espoir pour le monstre qu’elle se devait d’être. La survie n’était guère possible autrement. Oh cela, non. Une âme qui se demandait ce qu’elle devenait, pendant que toi, tu t’enfonçais un peu plus en enfer. Que devenait-elle, cette fille ?

Que tu avais rencontré lors de votre arrivé en ce-bas monde ? Vivait-elle ? Subissait-elle les mêmes horreurs que toi ? L’avaient-ils brisée, elle aussi ? Pourquoi quelqu’un comme toi s’était entiché d’un visage que tu ne reverrais jamais ? Y avais-tu pensé, quand dans un excès de folie, tu avais mis à sac ce lieu ? Quand tu ne désirais plus que tout cela ne soit qu’un océan écarlate, aux tripes et membres flottants ? Avant de tout purifier par le feu ? Dans une chorale de cris et d’agonie ? Douce mélodie… Si douce mélodie.

« Pourquoi s’est-elle arrêtée… ? »

Murmurais-tu à toi-même, dans cet état à demi-conscient. Les mouvements avaient cessés et tu sentais une surface douce et confortable frôler ta peau. Une chaleur connu. Un lieu connu. Rêvais-tu encore ? Probablement. Ce genre de choses… N’existent pas. Pas dans ton monde. Pas dans ta réalité. Ce n’est qu’un rêve. Ce genre de choses futiles… Ne sont point pour toi. Tu ne les mérites pas, toi, habitant du bas. Toi rejeton du purgatoire.

Une voix.
Connue.
Des mots.
Ton prénom ?

Qui ?
Qui te demande ?
Pourquoi cette sensation de chaleur sur ton visage ?

Impossible. Pas encore. Non Pas encore. Tu ouvrais brusquement les yeux, saisissant de ton bras valide la main qui te tapait la joue, d’une poigne ferme. La douleur revenait brutalement, te pliant en deux, grinçant d’agonie. Le souffle court, saccadé, tu scrutais tes alentours, tes prunelles longues à s’ajuster. Ses formes, ses couleurs… Chez-toi ? Tu redressais le visage, reconnaissant celui de ta petite tête ébène. Immédiatement tu lâchais son poignet, serrant les crocs, ton tourment physique te rappelant une fois encore à l’ordre. Tes lippes laissaient s’échapper quelques gouttes carmins, l’esprit dans le brouillard. Pantin. Pantin. Soigner. Vous soigner. Ton regard venait trouver celui de Ljus, rongé d’inquiétude. Dans une grimace douloureuse, tu soufflais, tes poumons encore emplis de sang.

« Ljus… Va chercher Plej, je te prie… Tu sais où elle se trouve... »


Tu toussotais, pris de tremblements soudains, te forçant à te rallonger. Tu détaillais Loki, un léger sourire aux lèvres.

« Ils ne t’ont pas raté aussi… Merci. »

Alors que ton souffle se faisait moins présent, le petit garçon ; qui s’était éclipsé aussitôt, revenait, accompagnée d’une jeune femme aux traits asiatiques. Un visage de porcelaine, sans la moindre émotion mais d’une beauté de glace. Une Statue de glace, à la beauté figée. Ljus tirait sur ses manches, lui montrant vos deux corps, loin d’être beaux à voir, eux. Tu gratifiais l’enfant d’un regard doux, lui intimant de prendre congé et de se reposer. Sa journée était finie, son âme retournerait de là où elle venait. La jeune fois se penchait alors sur vous deux, apposant ses mains au-dessus de vos plaies. Plej avait ce don, de guérir n’importe quelle blessure physique, au coût de ses années de vie. Morte, le souci ne se posait plus. Mais son utilisation restait maladroite et souvent imparfaite. La douleur se taisait alors, envolée, emplissant ton corps d’un sentiment d’apaisement vif. Tu voyais les blessures de Loki s’effacer, soufflées, comme si de rien n’était.

Vos blessures grandement guéries, tu renvoyais Plej auprès de Ljus, fermant les yeux, ta conscience bien décidée à reprendre une pause. Épuisé. Tenir tes pantins dans cet état relevait de la folie. Ah, que tu l’aimes. A en mourir.

« Je suis… Vanné Loki… Je vais juste… Prendre une pause, me permets… Tu ? »

Parler était un supplice. Blessures soignées, la douleur latente restait encore. Rien n’est parfait. Et sentir tes os retrouver leurs places n’était pas la chose la plus amusante du monde. Tu tirais un fin sourire à la tête jais, n’attendant aucunement sa réponse pour clore les yeux et te laisser aller aux pays des rêves. Rêves. Quelle douce ironie. Cela n’existe guère, pour toi qui a pêché. Une désillusion, que tu avais appris à aimer.

This is all the pain a man can take.

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Vael revint soudainement à lui, et saisit la main de la petite Loki qui sursauta de surprise avant de se demander si elle avait fait quelque chose de mal. Ouais, elle avait sûrement fait quelque chose de mal pour qu'il réagisse de la sorte, et elle s'en inquiéta tout de suite, en retirant sa main avec lenteur pour ne plus le gêner. De nouveau seuls, Loki n'avait plus le même aplomb que dans la rue, elle était de nouveau fragile et incertaine. Le garçon était dans un sale état. Elle ne l'avait remarqué que maintenant qu'elle pouvait enfin se poser. Il s'était soudainement mis à trembler, elle voyait bien qu'il avait du mal à respirer. Loki voulait le prendre dans ses bras, le soigner elle-même si elle en avait eu les capacités. Ce n'était malheureusement pas le cas, et elle n'osa pas approcher de nouveau sa main de son visage, au cas où. Par conséquent, elle ne le lâcha pas des yeux une seule seconde, tout en refoulant son coeur qui se pinçait et une forme de peur qu'elle ne parvenait pas à analyser. Il sourit, et cela eut comme effet de rassurer un petit peu la petite Loki, qui parvint avec quelques efforts à lui rendre la pareil. Elle haussa les épaules quand il énonça son état à elle. Boarf, tant qu'elle n'y pensait pas trop... Qu'elle ne bougeait pas trop non plus : se pencher aurait été un calvaire pour elle, si elle ne se serait pas effondrée, tout simplement. Son ventre la faisait souffrir aussi, elle devinait aisément de magnifiques bleus ayant violacés à certains endroits. Normalement pas de noir, ce n'était que des coups de petits gamins d'Ariensten. Ceux qu'on distribuait, là, en bas, étaient mille fois pire, et avec raison. Vael semblait avoir de plus en plus de inspirer puis expirer, lorsque revint Ljus accompagné du fameux pantin guérisseur, apparemment. Elle laissa la place à l'humaine à don, lui intimant du même coup de commencer par Vael. Elle le fit, en tant que bonne marionnette, elle obéit parfaitement aux ordres, et ce fut, à la fin, le tour de Loki. Elle grimaça lorsque la jeune asiatique posa ses mains sur son dos brûlé, mais aucun son ne s'échappa de ses fines lèvres. Loke garda sa douleur pour elle, ses plaintes aussi. Personne n'en ferait rien avec, n'est-ce pas ? Donc personne n'avait besoin de les entendre. A la place, ses ongles se plantèrent dans le canapé, et elle prit plusieurs inspirations pour refouler la douleur. Sa peau de tout son corps retrouva une teinte normale, ses plaies se refermèrent, seule persistait une intense fatigue due à l'utilisation de son don. En plus, elle se sentait en proie à une migraine qui risquait de s'intensifier d'ici peu de temps si elle ne forçait pas un peu son corps et son esprit à se reposer. Il n'était que dix heures, onze maximum, certes, et alors ? Les dons demandaient rarement à leur propriétaire s'ils acceptaient, dans leur grande noblesse, d'aller se reposer, et ils regardaient encore moins l'heure pour savoir si l'heure permettait le sommeil. Loki se reconcentra sur le garçon, dont le mine avait retrouvé son habituel teint gris pâle qui témoignait - bizarrement - qu'il était en bonne santé. Elle en fut rassurée. Les deux pantins furent renvoyés... euh, Loki ne savait pas où, en fait, mais ils partirent de la pièce, et elle n'y fit pas plus attention que ça. Elle s'assit sagement sur le canapé et sous son sourire innocent, Vael lui demanda s'il pouvait se permettre une pause. Loki ne chercha même pas à répondre que ses yeux s'étaient déjà refermés, épuisés par les récents événements.

Loki le regarda, sans aucune expression particulière sur le visage. Elle se sentait mieux, comme si elle était propre, que le pantin l'avait nettoyée de toutes les saloperies telles que le sang, la boue et les cailloux, bien que cela ne soit pas le cas. Les deux terriens étaient toujours lamentablement dégueulasses. Mais cela ne gênait pas Loki. Ce n'était pas pire que dans ses souvenirs, lorsqu'elle dormait à même la terre et les pavés de la cellule, dans les excréments et le sang. A voir le pire, on s'habituait à l'horreur. Elle reprit sa chaîne argentée entre ses doigts, douta de ses choix, et finalement, avec lenteur, elle s'approcha du garçon. Comment il le prendrait, ça n'en en avait aucune idée, mais elle s'allongea sur Vael en posant sa tête dans son cou. Elle ne savait pas trop pourquoi elle faisait ça, comme d'habitude, mais son coeur gros lui avait soufflé qu'elle trouverait une forme de réconfort en se mettant ainsi. Alors elle avait accepté sans se débattre. Et, ma foi, elle trouvait cette place tout à fait confortable. Loki sentait le coeur du garçon battre contre sa poitrine, et sa chaleur venait l'envelopper dans une douce couverture dont elle n'était pas habituée. En parlant de ça... Elle se redressa un peu pour saisir le plaid qui était de l'autre côté, elle l'ouvrit et le déposa sur eux avant de se lover une nouvelle fois contre Vael. Même l'odeur de sang séché ne la gênait pas. Mais d'où donc venait-elle franchement ?
Loki ferma à son tour les yeux, et se raccrocha au jeune homme comme s'il pouvait éloigner les malheureux cauchemars qui viendraient peut-être perturber son sommeil une nouvelle fois. Mais pourtant, le repos vint plutôt rapidement qu'à l'accoutumé, sûrement un facteur dû à son don qu'elle avait beaucoup utilisé en à peine une heure. Et c'est ainsi qu'elle s'endormit, épuisé, sale, mais au moins guérie de ses blessures et paisible.
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All you've forsaken,
And all that you've done,
So that I could live out.
This undying dream.

Sombre. Calme, si calme. Ton esprit voyageait dans ces brumes que te montrait ta psyché. Toi, petite lumière perdue dans un néant profond, si obscur que cela en devenait presque apaisant. Pas le moindre son ne passait, pas la moindre pensée ne te traversait. Le silence. Le plus absolu. Sérénité. L’avais-tu enfin trouvée, dans ces ténèbres réconfortantes ? Ta respiration perdait lentement en intensité et tes traits, douloureux, se radoucissaient avec le temps. Tu continuais ton épopée, jeune lumière que tu étais dans ton mental, voguant au gré de tes envies, parcourant l’abysse dans laquelle tu te trouvais. Chaleur soudaine. Une étoile, montante, éclairait brusquement tes ténèbres. Tu restais immobile, irradié par l’agréable chaleur qu’elle dégageait. Tu ne sentais aucune brûlure, aucun mal. Juste un bien-être étrange.

Un poids sur ton torse, une chaleur connue. Ta petite tête ébène était venue trouver refuge contre toi et même plongé dans un demi-sommeil, tu fronçais les sourcils, levant doucement pour le poser contre elle. Tu voulais la garder à tes côtés. Tu refusais qu’elle parte. Tu voulais la rassurer, même amoché que tu étais. Tu entrouvrais lentement les yeux, constatant ton impression. Celle-ci s’était calée contre toi, plaid sur vous et dormait du sommeil du juste. Tu étirais un sourire doux, passant affectueusement ta main libre dans ses cheveux, avant de déposer un baiser sur son front. Tu oubliais l’état lamentable dans lequel vous étiez. Tu en oubliais toute la douleur qui vous rongeait. Tu gardais juste ce sourire bêta, soufflant doucement. Tu resserrais ton étreinte, remontant le plaid sur vous deux.

Cela était étrange, cet élan de délicatesse pour elle. Cette douceur qui ne te ressemblait guère. Pourquoi ? Tu cherchais encore le pourquoi ? Tes paupières se refermaient, lourdes et tu tentais de souffler un « Reposes-toi bien, crétine. » à ta petite tête adorée. A demi-soufflé. Tu sombrais de nouveau, retrouvant cette étoile qui illuminait tant ton monde ombreux, s’approchant d’elle, voulant capter sa chaleur. Pourquoi ? Pourquoi te sentais-tu si vivant à ses côtés ? Pourquoi te sentais-tu si humain, quand elle était là ? Pourquoi… ? Tu n’as jamais su, toi, être dénudé de sincérité réelle. Tu ne sauras probablement jamais. Un mirage. Doux mirage dans lequel tu pouvais trouver réconfort. Éphémère mirage.

I need to see your face to keep me sane.

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